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Un marché est un marché [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 14:29

Pourquoi avoir accepté ? À quoi s’attendait-il, en exigeant la présence d’Arianne, à la vue de tous, comme si elle n’était qu’une vulgaire péronnelle qui ne pouvait résister à retrouver un amant ? Il n’avait même pas conscience de l’indécence de sa demande, ou peut-être en avait-il que trop conscience, justement, et s’en amusait-il. Cela n’aurait absolument pas surpris la jeune femme, qui cherchait pourtant le meilleur moyen de semer sa garde. Elle aurait pu mettre Perle dans la confidence, bien sûr, mais jamais son amie ne l’aurait laissée partir. Ou alors elle l’aurait suivie, et cela, Arianne ne pouvait le risquer. Elle envisagea un instant de ne pas s’y rendre, et de le laisser faire usage comme bon lui semblait de la chevalière aux armoiries de sa famille, mais elle savait qu’elle ne pouvait s’y résoudre. Il l’avait démontré, hier encore et de nombreuses fois avant cela, il était intelligent, et ne tarderait pas à trouver un moyen discret de bénéficier de cela, s’il y pensait.

Elle considéra de sortir par la fenêtre, avant de prendre conscience que les courtisans et diverses personnes qui déambulaient à proximité ainsi que la décence l’en empêchaient. Elle n’avait plus qu’une solution, qui justifierait par ailleurs qu’elle ne se présente nulle part au courant de la journée, se faire porter malade. Elle manda la suivante qui venait lui installer un bain de prévenir ses gardes, puis de partir elle-même, après lui avoir délivré un message pour sa sœur lui disant qu’elles déjeuneraient ensemble le lendemain dès qu’elle serait remise, mais qu’elle supporterait difficilement la moindre présence à ses côtés aujourd’hui. Deria se poserait assurément des questions, mais elle respecterait les volontés de sa sœur. Arianne l’espérait, du moins.

Elle laissa passer un moment, avant de revêtir la robe la plus sobre qu’elle avait, et une cape foncée, qui la dissimulerait suffisamment pour que l’on ne la reconnaisse pas, avant de sortir par l’entrée, soulagée que ses gardes se soient dispersés. Ça ne durerait pas, sans doute étaient-ils allés demander à Deria que faire, aussi Arianne pressa le pas, froissant dans sa main le papier indiquant où elle devait se rendre. Inutile de laisser de telles preuves derrière elle. Une inquiétude pulsait, tout de même, à l’idée qu’il n’ait pas été honnête avec elle. Mais elle ne pouvait rien y faire. Elle passait inaperçue, et aurait même pu goûter à ce bonheur, si elle n’était pas attendue. Elle s’approcha doucement du fer-né, seul, ne s’attendant pas à le surprendre comme ça, et encore moins à ce que sa lame ne frotte sa gorge. Déglutissant, elle se figea.

« Aurais-tu préféré que j’ameute toute la masse grouillante de gens, et qu’ils me suivent ? Pardonne moi de me faire discrète, pour une rencontre qui est tout sauf normale. Tu ne m’as pas laissé le temps de m’annoncer, et tu n’avais qu’à être plus concentré. »

Elle aurait pu, dû peut-être, ne pas le provoquer ainsi, mais il devait savoir qu’elle avait raison. Il n’avait pas été attentif, auquel cas il ne se serait jamais laissé surprendre comme ça. Mais peu importait.

« Et arrête avec ce titre stupide, je n’ai jamais été une princesse, et je ne le suis qu’encore moins maintenant. Et sois assuré que tu ne me sèmeras pas, je ne tiens pas à me faire violenter et couper la gorge de quelque manière que ce soit ; ni à disparaître à tout jamais. Et tu fais ce que tu veux, tes passe-temps et l’endroit où ils prennent place m’importe peu. Mais qu’il m’arrive la moindre chose, et tu ne me reverras pas. Et j’espère bien pour toi récupérer mon bien, si cela devait arriver. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 18:19

Pas apprécier sa manière de la faire taire ? Très bien, elle ne dirait plus un mot, si c’était ce qu’il souhaitait. Elle sera insipide et fade, tellement qu’il la renverrait chez elle plus tôt. Mais si cela se passait, elle ne se leurrait pas, elle ne récupèrerait jamais sa chevalière. Elle ne répondit malgré tout pas, alors qu’il la menaçait. Quelle importance ? Il ferait comme bon lui semblerait. Aussi suivit-elle, complaisante, deux pas derrière lui. Que pouvait-il bien chercher, ici, qu’il n’aurait pu trouver ailleurs ? Les prix étaient très certainement moins importants, les lieux n’étant pas fréquentés par les riches voyageurs conviés aux festivités, mais cela intriguait quand même Arianne, que de savoir les particularités qu’il espérait dégoter ici.

Elle posait son regard un peu partout, l’œil attiré par les merveilles plus humbles qui se présentaient sur les différents étals. Belles, à n’en pas douter, mais moins tape-à-l’œil que beaucoup de ce qui se présentait sur le marché temporaire qui avait pris place dans les rues de Goëville, grâce aux nombreux commerçants qui s’étaient déplacés. Elle se rappelait presque avec nostalgie les moments passés avec sa mère, aux Météores, alors qu’elle essayait de la convaincre de laisser sa fille lui offrir là un bijou, ici un châle… Elle n’était pas ingrate et était consciente de la chance qu’elle avait eue d’être arrachée au bordel, en était même très reconnaissante, elle se languissait simplement de la simplicité de sa vie d’avant. Simplicité qu’elle retrouvait lorsqu’elle était en compagnie de ses frères et sœur, ou de Perle, mais qui ne faisait plus réellement partie de sa vie.

La jeune femme curieuse et enjouée qu’elle était ne pouvait donc s’empêcher de papillonner, et de vouloir s’approcher de tout, mais elle ne ferait pas subir sa curiosité à Yoren, qui avançait d’un pas décidé, devant elle. Elle lui jeta même un regard surpris, alors qu’il l’enjoignait de marcher à ses côtés. Elle n’avait pas volontairement gardé cette cadence qui lui permettait d’être derrière lui, elle était juste bien trop absorbée par ce qu’elle voyait. Ce qu’elle se garderait bien de lui dire. Qu’il pense qu’elle craigne qu’il puisse attenter à sa pudeur, il sera ainsi plus enclin à ne pas le faire… peut-être. Bien que l’idée n’ait pas traversé l’esprit d’Arianne, qui le pensait suffisamment honnête, dans la toute relativité de la chose, pour ne pas faillir à la parole qu’il lui avait donné la veille.

Elle lui sourit bien malgré elle, en l’entendant parler de marchandage, toutefois. Il était vrai qu’elle avait appris à négocier assez férocement. Elle en était même plutôt fière. Mais encore une fois, elle n’évoquerait pas ça à nouveau. Elle lui jeta un œil surpris. Un tissu qui lui plaisait tant ? Quelle importance ?

« Je ne suis qu’une jeune femme alitée aujourd’hui, je ne peux subitement posséder de tels tissus, si différents de ce qui se fait chez nous, sans que l’on s’interroge sur leur provenance. Et je suis, de toute façon, sans le sou. Il aurait été dommage de risquer que l’on me vole ma bourse, n’est-ce pas ? »

Elle était presque amusée, en disant ça, malgré l’éclair fugace de colère qui l’avait prise, en repensant à la mésaventure de la veille qui l’obligeait à jouer cette grotesque comédie. Et à, lui soufflait une petite voix qu’elle ignorait, presque apprécier ce rappel de cette indépendance qu’elle avait pu légèrement gagner, malgré les inconvénients de son enlèvement, et le fait que sa liberté soit étouffée dans l’œuf depuis.

« Mais que viens-tu donc chercher ici, que tu ne trouverais pas ailleurs ? »
Sans être ouvertement avenante, Arianne était sans même en prendre conscience bien moins renfermée qu’elle ne l’avait voulu, galvanisée par cet ersatz de liberté retrouvée, loin de sa garde, loin de l’inquiétude constante. Paradoxalement en présence de celui qui en était la cause…



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 20:32

Elle le regarda, intriguée, avant de se fendre d’un sourire moqueur.

« Tiens donc, tu te retrouves souvent à devoir passer pour une pauvre jeune femme alitée, trop souffrante pour te présenter à la cour ? »

Elle riait, intérieurement, à l’idée du Capitaine Fer-né qui ne rendait de compte à personne, obligé de feindre une incapacité, pour être tranquille. Se rendait-il seulement compte de ce qu’impliquait ses paroles, quand bien même il ne devait surement jamais recourir à un tel stratagème, mais plutôt dire à tout le monde d’aller se noyer ailleurs et de le laisser en paix. En plus crument, peut-être. Très certainement.

Elle haussa à son tour les épaules, alors qu’il lui signalait que lui avait de quoi payer. Et lui être redevable, alors qu’elle attendait déjà de lui qu’il lui rende son bien ? Elle aurait préféré s’en noyer. Mais cela, elle se garderait bien de le lui dire. Si elle n’en pensait pas moins, elle était bien consciente que c’était l’un des sujets qui pouvaient dériver de manière à ce qu’il finisse par vouloir la faire taire… et cela lui déplairait, assurément. Alors autant ne rien dire, garder sa place. Pour le moment. Elle aurait sûrement bien d’autres occasions de s’emporter.

Elle le dévisagea, curieuse, en l’entendant. Tomber malade, sans vivres frais ? Pourquoi donc ? Elle prit l’orange, surprise de le voir la mordre comme ça.

« Aurais-tu un couteau ? Non, elle n’était pas capable de déguster l’orange, comme il le faisait. D’autant qu’elle devait être amère, plus que celles que l’on trouvait en Dorne, qui étaient gorgées de sucre. Non, je ne savais pas. Pourquoi ça ? »

Elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de faire attention à ce qu’elle mangeait, à bord, ni même à la nourriture disponible, étant donné qu’elle ne sortait pas de la cabine. Elle prenait ce qu’on lui donnait. Elle haussa les sourcils, en l’entendant. Charmant, ses gardes apprécieraient. Si elle prenait la peine de leur rapporter cette remarque, ce qu’elle ne ferait pas.

« Plein de choses folles, voyons. Je me montre, et montre la puissance de Dorne, qui protège même ses enfants illégitimes légitimés. Un programme chargé, et complexe à respecter, tant les journées sont petites. »

Le ton de la dornienne était sarcastique, mais à quoi s’attendait-il ? Voulait-il savoir qu’elle se livrait à des exercices de flatteries, à des tâches féminines, à bien des choses, peu passionnantes assurément ? Elle en doutait. Elle aurait pu lui dire, peut-être, qu’elle s’échappait parfois dans le désert dornien, seule, sur une monture qui lui appartenait. Mais elle n’était pas certaine de vouloir le partager. Elle sentit son cœur se serrer, alors qu’il la sortait de ses pensées, et son regard se voiler, troublée. Elle aurait préféré qu’il n’aborde pas le sujet. Elle avança légèrement, qu’il ne remarque pas son changement d’humeur, feignant regarder un étal.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 22:02

Son sourire s’élargit un peu plus, en l’entendant. Elle était persuadée qu’il ne renoncerait jamais à son devoir, pour une simple envie de dormir. D’autres envies, peut-être, et encore bien temporairement, mais ne pas effectuer ses tâches par sommeil… Non, elle n’y croyait pas.

« Il me semblait en effet que tu étais un fainéant, qui mettait ses obligations de côté dès qu’il t’en prenait l’envie. »

Oh, sa voix n’avait plus rien de l’ardeur mordante qu’elle avait, quand elle l’avait rejoint quelques instants plus tôt. Qu’elle s’en rende compte ou non, Arianne avait décidé de ne pas se gâcher la journée, à être de mauvaise compagnie et en mauvaise compagnie, parce qu’elle ne désirait pas se trouver ici. Malgré sa colère latente à son encontre quand il l’avait enlevée, elle ne pouvait ignorer quelques bons moments, et un caractère parfois plaisant de son ravisseur. Quand bien même elle niait toute appréciation de celui qu’il était. Elle ne faisait cependant que plaisanter, en l’instant, reprenant tout son sérieux en l’écoutant parler des maladies qui pouvaient frapper un équipage.

Loués soient les Sept, elle n’aurait jamais à être confrontée à telle épreuve. Elle l’espérait, du moins. Ne pouvant cacher l’air horrifié qu’elle avait du prendre, elle essaya de se redonner contenance en le questionnant.

« Par les Sept… Avez-vous déjà été confronté à une telle horreur ? Avez-vous, vous-même, failli y succomber ? Peut-on seulement échapper à ce funeste destin ? »

Elle se montrait bien ignorante, et sans doute la jugerait-il pour cela, mais elle n’avait pas à avoir honte de ce qu’elle était. Elle n’était pas coupable de son statut de femme, et de tout ce qu’on leur cachait, pour épargner leur nature sensible. Pouvait-on blâmer les femmes de leur ignorance, ou les hommes d’agir ainsi, quand ils avaient face à eux des Lady prêtes à tomber en pamoison au moindre désagrément ? Probablement pas, mais Arianne n’appréciait pas pour autant son ignorance.

Saisissant le coutelas, elle commença à découper doucement la peau de l’orange, pour en rendre la dégustation plus aisée, tout en l’écoutant. Ce qu’elle faisait pour elle ? Faisait-elle vraiment beaucoup pour elle ? Elle n’en était pas certaine. Mais là encore, il ne serait pas convenable qu’elle avoue cela. Elle n’était pas à plaindre.

« Pour moi ? Es-tu seulement conscient que le moindre de mes actes est scruté ? Je ne suis pas la bâtarde des rues des Météores que j’étais, j’ai tour à tour été Arianne Sand, première enfant et bâtarde du Prince Martell, petite-fille de la Princesse Meria Martell, outrage aux yeux de Lady Martell et de la Cour, je suis maintenant Lady Arianne Martell, sœur illégitime légitimée et potentielle erreur de la part de la nouvelle Princesse de Dorne. Tout ce que je fais pour moi, je le fais pour les autres. Mais on peut supposer que la vie à la Cour est divertissante. Parfois. La seule chose que je ne fais que pour moi, bien que je sois contrainte de la partager, est ma musique. Et cavaler, dans les plaines arides de Dorne. N’en déplaise à mon entourage, que je sème dès que je le peux. Et je passe du temps avec mes frères et sœur. »

Pourquoi se confier, alors qu’elle avait prévu de se taire ? Pourquoi lui avouer que l’amusement n’était que rarement part de sa vie ? Pourquoi aussi lui confier son attachement à sa famille ? Et comment lui cacher le désarroi qu’elle ressentait, alors qu’il évoquait son père ? Elle en était bien incapable. Si elle s’était forgée une armure, au fil des années, il n’était pas impossible qu’elle ait quelques imperfections, et permette de voir clair dans le jeu d’Arianne. Si elle avait voulu que ça ne soit pas le cas en l’instant, elle se rendit bien compte qu’elle était transparente, en sentant cette main sur sa tête, puis passer doucement dans ses cheveux, alors qu’elle relevait la tête, incapable de dire un mot. Prenant un instant pour se calmer, elle finit par s’avancer vers lui, et vers les trouvailles qu’il lui montrait.

« Montre-moi. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Mar 14 Juil - 3:20

Elle mentait, bien sûr. Mais elle n’avait pas besoin de le lui dire pour qu’il sache ce qu’il en était. Peu importait, de toute façon. Elle lui lança un regard interloqué, en l’entendant rire, se renfrognant un peu. Elle se savait peu avertie de tout ce genre de choses, mais cela ne nécessitait pas qu’il se gausse d’elle de cette manière. Elle pourrait aisément mettre en évidence certaines de ses lacunes à lui. Elle écarquilla toutefois grand les yeux, en l’entendant. Huit ans ? Quel genre de monstre faisait cela à un enfant ?

« Quel être cruel a pu infliger ça à un enfant, si jeune ? Je dois paraître bien naïve, j’en ai conscience, et je sais que la vie est bien plus dure quand on est rien, mais un enfant ne devrait-il pas être mieux traité ? Comment cela a été ? »

Elle aurait pu demander quel calvaire cela avait été, mais elle était certaine que le fer-né n’en dirait rien. Ou peut-être bien que si. Peut-être était-il trop franc et le lui avouerait. Elle n’en savait pas la plus petite chose, à vrai dire, et cela la dérangeait, mais elle se garderait bien de se confier à ce sujet. « As-tu eu peur ? D’y succomber ? » Elle posait des questions évidentes, mais elle était quelque peu effrayée par ce portrait de la maladie, qu’il dépeignait. Peut-être l’exagérait-elle, mais cela ne semblait être le cas.

Elle se figea, en l’entendant. Que voulait-il qu’elle lui dise ? Qu’elle aussi, regrettait sa liberté de mouvement d’antan, de faire comme bon lui semblait, sans inquiéter de trop sa famille. Mais qu’attendait-il, à dire une telle chose ?

« Comment pourrait-il en être autrement, quand j’ai été enlevée, puis que mon père et ma grand-mère m’ont été enlevés, pris par le poison ? Tu ne m’as certes pas étouffée, mais la situation n’est pas comparable. Les choses s’aplaniront, il faut laisser du temps. Et j’aurai dépéri, à ne jamais retrouver ma famille. Comment aurais-je pu vivre, sans revoir mon père avant qu’il ne meure ? Je t’en aurai voulu, encore plus que je ne t’en veux parfois, et je t’aurai crevé les deux yeux ou au moins l’un des deux, quand bien même tu m’aurais ôté la vie après cela. Et je ne suis plus une bâtarde insignifiante, grâce à ma sœur. Les choses ont changé, même si je n’ai pas changé. »

J’acquiesçais à sa remarque, désireuse de ne pas m’appesantir sur ce sujet qui m’était plus que douloureux et pesant. Faisant abstraction du regard cupide du marchand, elle observa le bijou dans les mains du fer-né, délicatement travaillé, adoptant une teinte splendide, par le mélange des alliages.

« Il est magnifique. Mais je pense que monsieur surévalue son bien. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Jeu 16 Juil - 23:52

Pourquoi sourire ainsi ? Comment énoncer avec une telle légèreté le sort qu’on lui avait infligé ? Arianne ne comprenait pas cet air désinvolte, quand bien même lui rappelait-il celui de son frère, quand il se faisait frapper pour sa bâtardise.

« Peut-être ais-je eu de la chance, mais quel père traite ainsi son enfant ? Il pouvait, sans te reconnaître, te confier à une famille qui t’aurait soigné, plutôt que de t’envoyer ainsi à ta mort. De te condamner, peut-être, à une mort des plus atroces, même. Tu ne peux croire que c’était un sort généreux qu’il t’a réservé. »

Comment considèrerait-il l’effroi d’Arianne, qui s’offusquait ainsi de ce qu’il avait subi ? Et pourquoi aurait-il pu être assassiné ? Quelle menace pouvait représenter un bâtard ? À part prétendre à une place légitime auprès de son père ?

« Es-tu donc si dangereux ? Le fils d’un important Seigneur des Îles de Fer ? Du Conflans ? Qui pourrait menacer des enfants plus légitimes ? Les connais-tu ? Connais-tu seulement ton père ? »

Sans doute aurait-elle mieux fait de se taire, de ne pas le questionner sur ce qui n’avait surement aucune importance à ses yeux, mais elle ne pouvait comprendre de tels actes. Il ne servait cependant très probablement à rien d’insister à ce sujet. Elle ne savait que peu, de la vie des fer-nés, de leurs coutumes, de leurs croyances, de tout ce qui pouvait les motiver. Même après ce temps passé en compagnie de Yoren.

Elle l’affronta du regard, en l’entendant. Elle avait vu, senti même, son dos. Senti les ravages subis, la douleur qui avait du précéder ces marques ineffaçables. S’arrêtant un instant, elle passa sa main dans son dos, pour sentir encore les stigmates à travers le tissu. Elle l’en retira aussi soudainement, comme si elle l’avait brûlée, la gêne de leur intimité partagée, la honte aussi, peignant ses joues. Elle s’obligea à lui sourire malgré tout, comme pour dissiper son embarras. Elle acquiesça, à ses paroles. Plutôt sensées. Elle le savait ne pas être dépourvu d’intelligence, mais l’arrogance, par moment, surpassait cela. Elle n’aurait pu gager que ça n’était pas son cas. Pouvait-elle dire qu’il s’agissait d’un bon capitaine ? Elle n’en savait rien.

« Et votre équipage… Malgré votre soin de leur éviter cette maladie, porte-t-il les mêmes stigmates que… toi ? De ton fait ? »

Il était franc, elle savait, simplement, qu’il ne mentirait pas. Pas pour l’épargner. Peut-être n’aurait-elle pas du demander. Mais n’en étaient-ils pas aux confidences ? Ne lui avouait-elle pas ce poids, qui pesait-elle et dont elle n’avait même pas conscience, ou pas réellement du moins ? Soupirant, elle se retourna vers lui.

« Ce poids était déjà sur mes épaules, il n’était simplement pas officialisé. Tu as peut-être eu à faire tes preuves, comme n’importe quel fer-né, sur un bateau, mais je n’ai pas eu cette chance. Même avant d’être une Martell. Tu n’as jamais vécu à la Cour. Si tu as de grandes responsabilités, ta liberté est liée à elle. Ma liberté est liée à mes gestes. Ça a toujours été le cas, même si cela varie. Je ne renoncerai pas à ma famille, pour ma liberté. Ça n’est pas une possibilité. Ça n’a jamais été mon avenir. »

Elle était certainement résignée, mais elle ne le vivait pas mal.

« Que pour avoir tenté de nous duper, il n’en mérite pas plus que la moitié. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Mar 21 Juil - 23:32

La Dornienne se tut, l’écoutant attentivement. Peut-être un jour ? Pourquoi faire preuve de tant de secret ? Etait-ce une pensée douloureuse, que celle qui concernait ce père qui l’avait sorti des galères, mais ne l’avait pas reconnu. Arianne, en tout cas, ne comprenait pas ce qui pouvait le pousser à se taire, mais il avait surement de bonnes raisons. Elle l’espérait, du moins. Elle n’avait toutefois pas l’intention de le questionner. Elle ne quémanderait pas de réponses qu’on lui signalait explicitement ne pas vouloir lui donner. Son orgueil primait sur sa curiosité. En tout cas, quoi qu’il puisse en dire, quelles que soient les justifications qu’il donnait à son père, il restait qu’elle ne pouvait tolérer une telle attitude. Le sortir des misères de la rue était peut-être honorable, mais pour le soumettre à d’autres, dans l’optique de faire de lui un homme, l’était nettement moins. Même s’il était plus important qu’il n’aurait jamais pu l’être en grandissant dans la rue, il en avait fait les frais, avait subi plus qu’un enfant ne devrait jamais subir. Elle ne pouvait se résigner à accepter cela, c’était tout. Quand bien même il l’imputait à son cœur généreux, ou qu’il en soit fier. C’était pour elle presqu’intolérable, et elle ne pouvait pas prétendre ne pas juger les fers-nés pour cela. Bien que certains Dorniens ne valaient pas mieux, à frapper les gens, les enfants, qu’ils jugeaient indignes. Arianne ne voulait tout simplement pas légitimer ces comportements. Elle garda malgré tout le silence. Autant se taire, plutôt que d’insister sur une opinion qu’il connaissait déjà.

Elle fronça les sourcils, en l’entendant la questionner. Qu’attendait-il ? Qu’elle l’embrasse à pleine bouche, touche ses cicatrices sous ses vêtements, plutôt qu’à peine les effleurer et en ressentir de la gêne, qu’elle se blottisse contre lui ? Elle ne pouvait bien évidemment pas. Pas en public, pas alors même qu’elle était en compagnie d’un seul homme, ce qui était déjà inconvenant, pas alors qu’elle aurait du le fuir et le haïr, elle n’aurait pas du, pour un nombre certain de raisons.

« Cela me semble tellement incongru, déplacé, et dérangeant. Je ne peux, ne veux pas te toucher. Encore moins devant autant de témoins. »

La vérité ne lui plairait surement pas, mais Arianne le pensait sincèrement. Elle n’était certes plus vertueuse, tant par le fait de Yoren que par celui d’autres hommes, mais elle ne comptait pas entailler son image déjà ternie. Par ses origines, mais aussi par son enlèvement, et par l’importance qu’elle avait pour sa sœur. Elle se ferma, se crispa presque, en voyant son sourire disparaître, le sien suivant le même chemin. Elle savait à quoi s’attendre, elle savait déjà sa réponse, mais pouvait-elle l’accepter pour autant ? Non. Elle ne pouvait comprendre, tolérer, une telle violence. C’était bien trop lui demander. Elle avait tendu l’autre joue, quand elle avait elle-même été la cible d’injures et de coups, bien que peu souvent pour ces derniers, par respect pour sa famille, et bien qu’elle ait été traversée de bouffées de haines et ait même en son fort intérieur encouragé Anders quand il se battait pour les défendre tous les deux, elle n’avait jamais assumé. Et n’assumerait surement jamais. Répondre par la violence à la violence n’aiderait jamais.

« Je crains que nous soyons contraints de ne pas nous accorder à ce sujet, en effet. Que le monde ne soit pas fait de belles pensées, de compassion et de gentillesse. Tout comme nous ne nous entendrons pas sur ma famille. Je les sais imparfaits, n’en doute pas, mais j’ai aussi décidé de les accepter ainsi. Comme eux m’acceptent, sans condition. Avec tous mes défauts, et tout ce qui peut les déranger. N’est-ce pas là la définition même de la famille ? On s’accepte, et c’est bien l’essentiel. Les désagréments n’en sont que maigres. Et je ne suis pas ingrate, qui plus est. »

Pour elle, cette discussion était close, elle espérait qu’il en serait de même pour lui. Inutile de s’appesantir sur des divergences d’opinion, qui persisteraient. Elle sourit, en voyant le marchand s’écraser, devant la carrure de Yoren. Tout n’était pas que déplaisant, de ses souvenirs de son enlèvement, et elle avait assurément été impressionnée par ses talents. Elle lui sourit, devant son exagération. Elle n’était pas redoutable, tout au plus maladroite, mais elle était tout de même flattée. Elle saisit le bracelet, se reculant un instant, pour se prémunir de toute action de sa part.

« Qu’est-ce que ça va me couter, d’accepter ? Que vais-je devoir t’offrir en retour ? Je ne suis plus aussi naïve. Je suis certaine que ce cadeau ne vient pas sans rien. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Ven 24 Juil - 23:17

Encore une fois, Yoren la déconcertait. À quoi bon la questionner sur une réaction qu’elle ne maîtrisait pas, et pour laquelle elle n’avait aucune réponse à fournir ? Qu’attendait-il ? Qu’elle lui dise qu’elle était perturbée par le naturel avec lequel elle avait posé sa main dans son dos, effleuré les cicatrices à travers le tissu ? Qu’elle l’était tout autant de ne pas avoir ressenti ni la honte ni la gêne qu’elle devrait ressentir à faire revivre ainsi partie de la proximité qui les avait liés pendant sa captivité ? Elle aurait en tout cas voulu faire disparaître ce sourire suffisant, à ses yeux. Elle n’appréciait pas qu’il s’amuse, à ses dépends. Elle inspira cependant, et ravala la parole acerbe qui menaçait de percer. D’abord car ce serait un mensonge, et ensuite parce que malgré la contrainte, elle savait pouvoir passer un moment agréable, si elle ne se laissait pas aller à tout ce qu’elle ressentait.

Elle ne put s’empêcher malgré tout de froncer les sourcils, en l’entendant rire ainsi à gorge déployée. De se fermer, aussi, légèrement vexée. Si elle avait pu passer outre son sourire clairement moqueur, comment nier qu’il se gaussait de son attitude, de ce rire ouvertement railleur qui lui était destiné ? Si elles l’avaient pu, ses pupilles auraient clairement lancé des éclairs en direction du fer-né, tant l’amour propre d’Arianne était froissé. Elle garda pour autant le silence un instant, son visage parlant pour elle.

« Comment croire à un cadeau, alors que tu achètes ma compagnie par le chantage ? Et ne crois pas que je persiste à dire que la tienne est déplaisante, cela n’a rien à voir. Mais avoue que tu es contradictoire. Tu me laisses aller, il y a plusieurs mois de cela, contre une somme certaine, surement un dédommagement pour tes dépenses et bien plus, et ne crois pas pour autant que je m’en plaigne, puis tu nous imposes à l’un et l’autre notre compagnie mutuelle, et enfin tu m’offres un cadeau. La contrepartie était évidente, sur ton bateau, elle l’est bien moins maintenant. À moins qu’il ne te plaise de m’imaginer portant un objet qui vient de toi, qui t’appartient en quelque sorte. Toujours est-il que je ne comprends pas ce qui te motive. »

Perdu dans son dialogue, elle avançait sans réellement prêter attention à l‘agitation ni même à ce qu’il se passait dans la rue, aussi se figea-t-elle en se sentant aspergée par un liquide à l’odeur douteuse, et au toucher absolument écœurant. Elle dut se contenir, pour ne pas laisser un haut le cœur la dévaster. Elle écarquilla les yeux, à peine suffisamment pour voir la fautive détaler. Elle aurait voulu se noyer en l’instant, alors que la honte la consumait, et que son estomac protestait du fumet qu’elle dégageait. Elle ne réagit même pas alors que Yoren enlevait elle ne savait quoi – et ne voulait pas savoir -, de ses cheveux. Elle luttait de toutes ses forces pour rester impassible, de toute façon.

« C’est mieux que rien. Je ne vais, évidemment, pas rentrer comme ça. Allons-y. »

Elle emboita le pas à l’homme, se contentant de retenir sa respiration pour ne rien sentir, et le laissa négocier, avant de prendre la direction de la chambre qu’on mettait à leur, à sa disposition.

« Merci… Je compte sur toi pour vaquer à tes occupations, boire je ne sais quel alcool que tu jugeras suffisamment bon pour ton gosier, pendant que je fais au mieux pour nettoyer et moi et ma tenue au mieux, pour dissimuler l’odeur suffisamment longtemps. »

Si tant est que la laisser seule dans une chambre, dans ce qui pouvait être un coupe-gorge soit intelligent.

« Ou pour t’assurer que personne n’entre, si tu le veux bien… »

Serait-elle plus rassurée de le savoir derrière la porte ? Partiellement, oui. Mais d’un autre côté, elle aurait préféré le savoir loin. Peut-être aurait-elle mieux fait de lui demander de lui trouver une tenue, qu’elle lui rembourserait bien évidemment, que de lui demander de guetter. Elle ne parvenait pas réellement à déterminer l’option la plus intelligente, ou même la plus nécessaire.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Sam 25 Juil - 23:53

Yoren énervait Arianne, et elle s’énervait encore plus de cet état de fait, bien incapable de prétendre qu’il n’en était rien. De toute façon, elle l’aurait surement regretté, d’exprimer la vexation qu’il faisait naître en elle. Et elle était bien trop fière pour ça.

« Certainement pas, je t’aurai fuit comme je fuirai un bieffois, ou Le Noir. Tu n’es pas un menteur, mais je n’en suis pas une non plus. Excuse moi de ne pas croire à l’unique envie de passer un moment en ma compagnie. Mais j’ai bien compris, je suis présomptueuse et m’accorde plus d’importance que je n’en ai, en croyant que tu as des motifs autres. Merci pour le cadeau. »

Si elle était quelque peu acerbe, elle restait sincère dans ses remerciements, que cela se voit ou non. Sauf qu’il semblait désireux de la mettre hors d’elle. Il savait pourtant bien comment elle était. Un peu plus, et elle lui ferait ravaler son sourire, son rire, et son bijou avec. Et s’il pouvait s’étouffer par-dessus tout ça, elle lui en serait reconnaissante. Sauf qu’elle n’eut même pas le temps de le penser entièrement, qu’elle se retrouva enduite d’une matière visqueuse, nauséabonde et franchement écœurante. Elle devait avoir l’air complètement et absolument horrible. Sa colère fut bien vite oubliée, au profit de l’inconfort, du dégoût et de la honte qu’elle ressentait. Ou plutôt déportée, sur l’imbécile qui l’avait ainsi aspergée. Heureusement pour elle, elle fut plus prompte à réagir qu’Arianne, qui l’aurait assurément fustigée.

Résignée, elle suivit Yoren dans une auberge non loin, non sans dévisager d’un air méprisant, et dégouté, l’aubergiste franchement répugnant, avec son regard absolument déplacé. Pour peu, elle en aurait presque souhaité jeter ce dont elle avait été aspergée sur lui. Sauf que Yoren fut plus prompte à réagir, et la dirigea vers la chambre libre qu’on leur avait indiquée. Peut-être était-ce mieux ainsi. Acquiesçant, elle prit la clé des mains du fer-né, ignorant tant son sourire que son refus de s’occuper à boire, et ouvrit, surprise lorsqu’il la poussa. Elle ferma la porte, vérifiant par trois fois qu’elle était bien fermée, et recommençant son manège avec la fenêtre. Elle pouvait avoir demandé à Yoren de rester dehors, elle n’était aucunement rassurée. Elle sursauta d’ailleurs en entendant un bruit fort provenant du couloir, résistant à l’impulsion de vérifier ce qu’il se passait. Mieux valait qu’elle reste sagement enfermée.

En attendant de l’eau, elle prit un drap, hésitant un moment à se frotter avec, tant il semblait respirer la saleté, mais elle n’avait de toute façon rien d’autre à disposition. Dévêtue, elle s’efforça d’essuyer au maximum, s’enveloppant dans un autre drap, presque pire que le premier en entendant un bruit contre la porte. L’eau, peut-être. Elle avait déjà déplacé un baquet, pas très grand, qu’elle comptait remplir. Elle rouvrit pour demander davantage d’eau, tout en récupérant le seau, mais il n’y avait déjà plus personne. Elle prit et vida le seau, réprimant un cri tant l’eau était gelée pour elle, et sursauta en entendant la porte s’ouvrir dans son dos, laissant s’échapper le seau et le drap, rattrapant ce dernier alors qu’il était presque déjà entièrement tombé. Elle n’osa se retourner, avant d’entendre la voix de Yoren.

Elle se retourna lentement, pas encore remise de sa frayeur, sûrement visible sur son visage. Elle s’efforça de réagir comme si la surprise n’avait pas manqué de l’achever.

« Merci. Et je n’ai pas pensé ça. Tu es peut-être fourbe, vil et retors, mais j’ose croire que tu tiens ta parole, et tu m’as dit que tu ne tenterais rien d’inconvenant. »

Ou du moins l’avait-elle compris ainsi, bien qu’il ne l’ait pas réellement dit explicitement. Il n’en ferait de toute façon qu’à sa tête, s’il ne voulait pas obéir à ce qu’elle lui avait demandé. Mais elle croyait fermement qu’il avait un certain honneur, et qu’il lui vaudrait de respecter ce qu’il lui avait dit. Ou ce qu’il avait implicitement accepté. Elle soupira, cependant, en l’entendant. Évidemment, il comptait pas lui faire plaisir de la laisser se dénuder en tournant le dos. Grimaçant en touchant l’eau, elle leva le regard vers l’homme.

« C’est pas ça, c’est qu’il n’y a rien comme eau… Et elle n’est pas froide, elle est gelée. Je vais attraper la Mort. Et je n’exagère pas, et ça n’est pas uniquement parce que je suis habituée à des eaux plus chaudes, à Dorne. »

Elle lui sourit légèrement, en le voyant se lever et sortir dans le couloir, en profitant pour entrer dans le baquet, tressaillant malgré tout légèrement en l’entendant hurler. Heureuse, aussi, qu’elle n’ait pas provoqué sa colère. Même si c’était un risque.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Mar 28 Juil - 0:11

Arianne leva presque les yeux au ciel, en l’entendant. Yoren, rougir, quelle évidence. Elle aurait du parier là-dessus.

« Pardonne moi, il est vrai que j’ai tort. Je te juge bien mal, je suis prête à subir le châtiment que tu jugeras adapté. »

Si Arianne plaisantait, et c’était le cas que son ton légèrement railleur laisse l’entendre ou non, elle n’envisageait nullement se soumettre à un châtiment quelconque, pas plus qu’elle n’avait conscience de la portée de ses paroles. Ce qu’elle n’avait pas manqué de remarquer, en revanche, était le regard de Yoren sur son corps, presque dérangeant, et du drap qui épousait ses formes. Regard qu’elle avait déjà vu animé ainsi, et qui lui rappelait des souvenirs dont elle ne souhaitait pas se souvenir. Pas en sa compagnie, du moins.

Elle profita malgré tout de son éloignement temporaire pour se glisser dans le baquet, goûtant à la libération d’être soustraite même pour peu de temps à son regard. Bien qu’elle sache pertinemment qu’il n’avait pas besoin qu’elle ôte le drap, pour que son imagination le fasse voir plus… ou moins, selon. Elle soupira, puis tourna le regard vers lui, alors qu’il lorgnait sans la moindre réserve, perplexe à l’écoute de sa question. Maigri ? Elle n’en savait franchement rien… Elle n’avait pas eu cette impression.

« Je n’en sais rien… »

Elle avait fait mieux, niveau informations nécessaires et éloquence, mais que pouvait-elle dire de plus, si ce n’est la vérité ? Ça n’était pas le cas à ses yeux, en tous les cas. Elle se figea en sentant l’eau glaciale l’asperger, d’un coup, laissant échapper un juron que la présence de Yoren lui avait remémoré, presqu’instinctivement. Elle n’en avait par ailleurs jamais dit, mais cela devrait lui suffire pour comprendre qu’elle n’appréciait pas le traitement. Et si ça n’était pas le cas, le regard noir qu’elle lui dédiait à l’instant, lui, ferait l’affaire.

« De toute évidence. Je finirai réellement faible et alitée parce que j’aurai attrapé froid, mais ça m’aura ‘fouetté le sang’. Merveilleuse idée. »

Arianne disait presque ça en plaisantant. Elle n’était, en tout cas pas, pas désagréable, maintenant que le choc de l’eau bien trop froide à son goût était passé. Elle fronça les sourcils, cependant, en l’entendant, soupirant à son tour.

« Arrête de croire que je suis sur la défensive, et que je pense que tu vas me sortir de ce baquet, m’allonger sur ce lit, et t’imposer à moi, alors que je viens de te dire que je savais que tu respecterais ta promesse. Je peux être mal à l’aise, sans croire que tu vas faire comme bon te semble. À ce niveau là, du moins. »

Elle appuya son dos contre le bord du baquet, ignorant son propre trouble autant qu’elle le pouvait, dégageant ses cheveux pour qu’il puisse les atteindre.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Mar 28 Juil - 20:47

Yoren avait une propension à rire qui dépassait la dornienne, Elle ne nierait pas que ça avait rendu plus plaisant sa captivité à ses côtés, mais elle ne comprenait pas toujours ce qui motivait son rire. Elle haussa les épaules, reportant son attention sur lui. Souriant même légèrement, en l’entendant. Il n’entendait que ce qu’il voulait, de ce qu’elle avait dit, bien évidemment. Autant prendre le parti de s’en amuser, plutôt que de s’en offusquer ou d’en prendre ombrage. Il ne reconnaîtrait pas, de toute façon, qu’elle avait raison. Simplement pour ne pas lui donner cette satisfaction. Mais cette pensée fut bien chassée de son esprit, par une remarque qui la surprit. Elle n’accordait que peu d’importance à sa silhouette, mais elle n’avait pas eu cette impression.

« Qu’est-ce qui te fait dire ça ? Je n’en ai rien vu… »

Elle ne passait en même temps pas grand temps à se contempler. Elle savait ce qu’elle valait, et n’avait pas besoin de confirmation de cela. Elle n’eut à se concentrer bien longtemps sur la question, toutefois, se tendant au contact de l’eau, auquel elle ne s’attendait pas. Tout son corps se tendant, même, bien qu’elle ne prête pas attention à cet aspect des choses, et à l’effet que cela pourrait avoir sur Yoren. Elle ne pouvait s’ôter de la tête le froid intense, trop intense pour elle, qu’elle ressentait. Elle en plaisantait peut-être, mais elle allait peut-être réellement attraper la Mort. Tant pis. Elle ne comptait pas se montrer inquiète ou faible. Non, surtout pas.

« Cherches-tu à ce que je mette fin à cette journée, et te laisse le gage de mon obéissance que tu m’as pris, en parlant ici ? En voulant mettre à mal ma volonté de ne pas te voir briser ou contourner, comme tu le dis si bien, cette promesse ? Ou même à me rappeler sans cesse ce à quoi je me refuse ? Tu m’as déjà soutiré, en plus de ces deux journées en ta compagnie, un aveu honnête sur ce temps qui s’est révélé plaisant que nous avons passé ensemble après que et malgré le fait que tu eus massacré toute ma garde, tout mon équipage et m’ait arrachée à tout ce qui comptait pour moi, que souhaiterais-tu de plus ? Que je te dise me languir de toi chaque seconde, que je voudrais que tu renverses ce baquet, et qu’au lieu de se perdre dans mes cheveux, tes mains se perdent sur mon corps bien trop froid pour le réchauffer ? »

Si elle s’était jurée de garder le contrôle, elle y arrivait bien mal. Et elle refusait la vérité qui transparaissait dans ses propos, elle combattrait le désir aussi longtemps qu’il faudrait, pour récupérer son bien, mais elle ne s’offrirait pas à lui à nouveau. Rien ne l’y contraignait, et elle ne cèderait pas à ses paroles, visant à la provoquer pour… Dans quel but, actuellement ? Fermant les yeux, elle s’abandonna au bord du taquet, préférant essayer de se couper de la sensation de bien-être qui se dégageait en elle, au contact de ses mains dans ses cheveux.

« Je ne t’ai pas obligé à t’occuper de mes cheveux, je suis née bâtarde, pas noble, j’ai eu bon nombre d’occasion de me laver seule, et j’aurai très bien pu y parvenir aujourd’hui encore. Tu es cruel envers toi-même. Ne me mêle pas à ton obstination. »

Jetant un regard en arrière, elle saisit le savon dans la main de Yoren, soupirant à l’idée qu’il ne s’éloigne pas encore. Tant pis. Elle frotta chaque partie souillée de son corps, ne s’attardant pas plus que nécessaire. Inutile qu’il ne suive ses gestes des yeux.

« Si tu ne me laisses pas me refuser à ta vue, ne compte pas sur moi pour exhiber mon corps plus que nécessaire, à travers une chemise qui sera de toute évidence mouillée, et ne laissera que peu d’imagination à quiconque portera son regard sur moi. Toi y compris. Mais si ces linges convenaient alors que j’étais couverte de ce que l’idiote m’a lancé dessus, ne compte pas sur moi pour m’y essuyer maintenant. Peux-tu, si tu le veux bien, me chercher un linge propre ? Tes dépenses, pour ça et les vêtements, te seront rendues, bien évidemment. Je fermerai à clé, et ne m’approcherai pas de la fenêtre. »

Elle aurait pu parier qu’il allait dire non. Mais elle ne comptait pas s’exposer à la crasse et la maladie que ce linge transportait probablement, pas plus qu’elle ne comptait s’exposer au regard. S’il n’en faisait rien, elle resterait ici jusqu’à être sèche. Vu le froid qu’elle ressentait, cela serait long. Mais elle voulait obtenir gain de cause. Elle regardait Yoren droit dans les yeux, affirmée, se refusant à fléchir.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Mar 28 Juil - 22:21

Arianne aurait du partir, ne pas se laisser aller comme ça. Ne pas dire ce qu’elle ne voulait pas dire. Mais pourtant, elle se confrontait à son regard, ne détournait pas les yeux, et comptait bien ne pas céder. Insoumise, invaincue, intacte. Elle était une Martell, qu’il le veuille ou non, que tout Westeros et tous ceux qui n’en voyaient en elle qu’une bâtarde insignifiante le veuille ou non. Et quoi qu’il en pense, elle n’avait pas honte de ce qu’elle était. Elle ne pouvait tolérer ce qu’elle ressentait, mais cela ne la concernait pas elle. Cela concernait bien plus les autres qu’elle.

« Je ne nie rien, j’affirme que quels que puissent être les tourments qui me prennent, ces tourments que ta personne réveillent – et ne prends pas ça pour une accusation à ton encontre -, je ne me pardonnerai jamais de les laisser se concrétiser. Plutôt être une lâche, que de me laisser aller à revivre ce plaisir, quand il a causé tant de peine à ma famille. Tu ne comprends peut-être pas ma loyauté, mais elle est toujours là. Alors oui, considère moi comme bon te semble, faible, ridicule, ce que tu souhaites, dis que je me dérobe face à toi, fort bien. Mais ne crois pas que je nie ma part dans tout cela. C’est un fait que tu m’as enlevée, un fait encore, que tu m’as fait avouer avoir apprécié ces moments en ta compagnie, hier, malgré le dégoût de moi que j’en avais, de ne pas pouvoir te haïr autant que lorsque je me suis abandonnée à toi pour ma survie. Le dégoût de moi, encore, d’apprécier de d’en redemander. La haine de moi, maintenant, de prendre le risque d’infliger à ma sœur ou mes frères, si gentils comme tu le dis, les mêmes tourments qu’alors que j’étais à tes côtés. Je suis aussi coupable que tu peux l’être, que tu crois que je fuis la responsabilité que j’en ai ou non. Alors que tu la comprennes ou non, que tu l’acceptes ou non, que tu la vois ou non, ma force est ce que tu appelles de la lâcheté. »

De cela, la dornienne en était convaincue. Qu’elle refuse d’accepter ce qu’il en était réellement, et qu’elle venait de dire à Yoren, n’était pas nécessaire à préciser. Elle luttait malgré tout pour sa famille. Elle ne pouvait les laisser entrevoir une vérité qui les briserait, qui briserait tout lien entre eux. Yoren était dérisoire, une vague un peu violente, mais destinée à se retirer de sa vie. Eux étaient l’ancre la maintenant à quai. C’était aussi simple que ça. Elle leva les yeux au ciel en l’entendant. Évidemment, maintenant, on se pliait à ses désirs. Elle se comportait de manière certes capricieuse, et comme une femme précieuse, en l’instant, mais c’était la seule façon qu’elle avait de ne pas céder à tout ce qu’il lui imposait, qu’il le voit ou non. Sans rien dire, elle attrapa le vêtement au vol, hésitant quant à le revêtir ou à réellement se sécher avec, optant pour la première option.

« Que veux-tu qu’on fasse, une fois sortis d’ici ? »

Pas d’excuse, pas de remerciement, pas de retour sur ce qui avait été dit. À quoi bon ? Rien. Elle ne portait encore que sa chemise, attendant sa réponse. Prête à protester.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Jeu 30 Juil - 21:48

La violence de sa réaction prit Arianne de court. Elle l’avait déjà vu, laissant libre court à sa fureur. Un peu contre elle, pas tant que ça. Pas si… brusquement. Pas si, paradoxalement, calmement. Il était plus effrayant encore que s’il avait explosé. Il semblait pareil à un serpent, jaugeant, attendant le moment où sa proie relâcherait son attention. L’incrédulité dans la voix du fer-né était, elle, visible sur le visage de la dornienne. Leur laisser croire qu’elle avait été violée ? Jamais. Elle leur avait dit, plusieurs fois, qu’aucun mal ne lui avait été fait. Elle se savait convaincante, était persuadée que sa fratrie l’avait crue. Était-ce cela, qui leur venait à l’esprit, en la regardant ? Qu’elle avait subi des sévices si difficiles, qu’elle n’osait pas en parler, alors que la cause de son mutisme était tout autre ? Elle était très probablement incapable de cacher à Yoren le choc de ses paroles, la fébrilité dans laquelle elle se trouvait. Comment pouvait-il la penser malhonnête, au point d’avoir agi ainsi délibérément ?

Incapable de parler, elle maintenait le silence, ne dégageant pas ses prunelles de son corps, anxieuse de son prochain mouvement, et malgré tout désireuse de savoir quel il serait. Soupirant, se raidissant, elle ne se recula pas en le voyant s’approcher, presque trop doucereusement, malgré l’envie de fuir presque irrépressible qu’elle ressentait. Elle ne réalisait même pas être à demie-nue, encore ruisselante, bien trop concentrée pour essayer de retenir les frissons, les tremblements, qui menaçaient de l’agiter à entendre cette voix, à sentir cette main qui tenait fermement ses cheveux et ancrait leurs regards l’un dans l’autre, à observer contre son gré ce sourire à en donner froid dans le dos.

Elle ne put que se raidir encore davantage, en l’entendant déverser son fiel sur ses croyances, sur l’amour qui les liait elle et sa famille, sur ses actes inconscients. Elle ne pouvait croire, elle ne voulait croire, que sa famille avait pensé ça. Qu’elle les avait torturés ainsi. Chaque mot qu’il prononçait meurtrissait davantage son âme, son cœur, comme une dose de poison visant à pervertir la première, et à empêcher le second de fonctionner. Elle ne remarqua même pas sa main qui se dirigeait vers elle, avant de la sentir sur elle, presque douloureuse. Surement une illusion due à l’effroi qu’elle ressentait. Elle entendait chacune de ses paroles, mais était bien trop abasourdie pour y songer réellement. Sans doute y repenserait-elle après. Elle ne se recula même pas en sentant ses lèvres sur les siennes, incapable d’y accorder autre chose que de l’indifférence. Elle ne goûtait même pas à l’un de ces gestes dont elle s’était tant languie, dans l’état second qui l’animait. Seul un réflexe valut que sa main se lève, sans bien même qu’elle sache ce qu’elle allait faire, entre saisir son cou et l’embrasser à nouveau, ou la faire s’échouer sur sa joue. Elle n’eut pas le temps de se questionner, qu’il bloqua sa main dans un geste rapide et assuré.

Elle resta sonné quelques longues secondes, avant de se retourner pour voir la porte se fermer. Sans se vêtir, elle s’approcha de la fenêtre, indifférente à l’agitation dans la rue, regardant à travers elle, sans rien ne voir. Avait-elle vraiment agi ainsi auprès de sa famille ? S’imaginait-il réellement qu’elle avait été blessée ainsi ? Oh, de toute évidence, elle l’avait elle-même cru, sans quoi elle ne se serait pas donnée au fer-né, mais… Sa parole n’aurait-elle pas du suffire ? Craignait-elle tant, inconsciemment, que leur regard ne change ? Indifférente à tout, de sa tenue au lieu où elle se trouvait, comme de ce que l’on apercevrait, incapable même de s’en rendre compte, elle entrebâilla la porte, cherchant à voir Yoren, incapable de savoir quoi dire.

« Jamais je ne leur ferai croire sciemment cela, jamais je ne te dépeindrai de cette façon volontairement. »



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 2 Aoû - 0:56

Si Arianne avait pu disparaître, s'envoler loin d'ici pour échapper à Yoren, et à la prise de conscience forcée qu'il lui imposait, sans nul doute l'aurait-elle fait. Seulement, elle ne le pouvait pas. Elle n'avait que le choix de se taire et d'obéir, ou de lui faire comprendre qu'elle était incapable d'agir ainsi et de causer pareille pensée sciemment. Peu importait la façon dont il prendrait ses paroles, peu importait au fond qu'elle se sente mal. Elle n'était pas l'important, en l'instant. C'est en tremblant, et hésitante, qu'elle ouvrit la porte, se soumettant à nouveau au regard de Yoren. Sans doute n'obtiendrait-elle que de la froideur. Sans doute ne méritait-elle pas plus, si elle l'avait fait passer pour un monstre, comme  il l'entendait. Elle n'avait pas la moindre explication à fournir, si ce n'est que ça n'avait jamais été ce qu'elle avait voulu.

S'éloignant de la porte, elle se déroba pour le laisser passer, incertaine de l'humeur du fer-né, et de la façon de réagir. S'il ne semblait pas prêt à la poignarder sur place, elle n'était pas prête à affirmer qu'il avait perdu toute sa colère, ou même une partie d'elle, suffisamment pour ne pas l'effrayer encore. Elle n'osait faire le moindre geste, ou en dire plus, le laissant confronter leurs deux regards, avec suffisamment de douceur pour la réconforter quelque peu, tout en la laissant perplexe quant à son humeur. Elle était bien trop déboussolée pour savoir elle même où elle en était, c'était que trop lui demander de percevoir ce qui animait Yoren, et de savoir ce qu'il voulait, où il souhaitait en venir. Elle ne se déroba pas, pourtant, malgré le danger de rester aussi proche de lui, ne fit nul geste, ne prononça nulle parole. Attendant patiemment, qu'il se décide à lui faire connaître le fond de sa pensée. Soupirant de soulagement, légèrement, et de frustration à sentir le trop bref et trop léger contact de ses lèvres sur les siennes. Le suivant du regard, ne le quittant pas des yeux, elle s'adossa au baquet, en pleine réflexion. Doutait-il encore de son innocence, de cette certitude qu'elle avait eu, quant au fait que ses frères et sœur la croyaient ? Sans doute aurait-elle mieux fait de demander. Sans doute devait-elle le faire, mais pourquoi ? Que pouvait-elle dire de plus ? Elle ne se confondrait pas en excuse, pour un fait involontaire de sa part, bien qu'elle en culpabilise. Non, elle ne le ferait pas.

Elle soupira à nouveau, secouant légèrement la tête.

« Je n'ai jamais pensé qu'ils pourraient penser que je cherchais à les préserver... Que je mentais, uniquement parce que je n'osais pas leur dire les sévices que j'avais pu subir. Je n'ai pas changé, je n'étais pas en mauvaise santé, loin de là, comment aurais-je pu croire qu'ils pensaient autrement ? Je le leur dirai... ce que je peux. Je ne peux pas les laisser imaginer le pire.

Et malgré ton comportement envers les autres, je leur dirai. Que tu m'as toujours bien traitée. Même si je n'ai pas eu mon mot à dire pour beaucoup de choses. Que tu as veillé sur moi, m'a empêché bien des désagréments. Je tairai le reste, je ne peux tout dire. Mais je ne te laisserai pas être blâmé à tort... pas pour tout. Mais ça ne changera rien, pour eux.
»

S'éloignant du baquet, elle recula jusqu'à la petite table, vermoulue, se trouvant sur place, s'asseyant dessus.

|HJ| J'espère que ça t'ira, que c'est ni trop répétitif, ni trop décousu Désolée pour les fautes, c'est galère à vérifier sur tel



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Dim 2 Aoû - 20:26

Elle se recula encore un peu sur la table, alors qu’il posait ses mains de part et d’autre d’elle. Il pourrait lui faire ce qu’il souhaitait, ainsi. Elle était entièrement à sa merci et la sensation n’en était pas vraiment confortable. Elle n’avait pas spécialement peur, pas alors qu’il semblait bien moins énervé contre elle, mais elle n’était pas tranquille pour autant, bien qu’elle préférait ne pas y prêter attention. Il était trop proche, en tout cas, bien qu’il soit encore possible pour lui de s’approcher. Combien il lui aurait été facile, de la toucher, alors qu’elle était à demi vêtue, lui exposant ses formes sans même le vouloir. En prenant conscience, elle toussa légèrement, raclant sa gorge, perturbée. Alors même que ça n’était pas une option, ni en l’instant, ni, elle l’espérait, plus tard.

Elle acquiesça, en l’entendant. Il n’était pas stupide, il avait mieux à faire que de chercher leur absolution. Comment croire l’obtenir, alors qu’il avait refusé à plusieurs reprises de la laisser repartir auprès de sa famille, ou même de leur donner plus de nouvelles que trois lignes sur un papier ? Non, c’était une certitude, il ne pouvait pas envisager ça. Et pourtant…

« Vous devriez apprendre que, parfois, nous avons nous-même les armes pour nous défendre. Quelles qu’elles soient. Et quant à moi, je t’ai déjà dit ce que j’en pensais. Tu ne m’as pas forcée, et je ne considère pas que ce soit le cas. Tu ne peux pour autant pas contrôler tout mon ressenti, tu ne peux séparer le bon du reste. C’est teinté par les circonstances et les conséquences de mon enlèvement, c’est ainsi. Je ne peux en faire abstraction. Je n’en suis pas capable. »

Comprendrait-il la nuance qu’elle essayait d’établir ? Ça n’était, au final, que peu important, de s’être donnée à lui ainsi, mais elle aurait préféré que ça ait lieu d’en d’autres circonstances. Que ça n’ait pas autant de conséquences. Réaliserait-il, au moins, qu’elle ne le prenait pas pour son agresseur ? Soupirant, elle jeta un œil à Yoren, avant qu’il ne pose sa main sur elle, la faisant glisser, alors même qu’Arianne frémissait à son contact. Maudits soient les Sept ! Pourquoi ne pouvait-elle pas être impassible ? Bien malgré elle, sa bouche s’entrouvrait au contact de son doigt, réagissait à son contact, comme il le souhaitait très probablement. Elle fronça malgré tous les sourcils, en l’entendant, en voyant un sourire malin apparaître sur ses lèvres, un éclat danser dans ses yeux lumineux. Ou peut-être imaginait-elle cela, mais elle ne put réellement feindre la surprise, alors qu’il s’approchait davantage d’elle, jusqu’à non plus éveiller les sensations de ses lèvres grâce à son pouce, mais les attiser par un contact plus poussé, à sa manière, mais nettement plus frustrant. S’il voulait amener Arianne à demander ce qu’elle lui avait refusé dès l’instant où elle l’avait revu, il était assurément en bon chemin… mais elle souhaitait encore ne pas lui céder, et malgré la légère peur qui s’empara d’elle, et l’empêcha de retenir le cri de surprise qu’elle avait au bord des lèvres, elle accueillit avec un soulagement dissimulé le bris de la table. Une fois la stupeur et l’envie décuplée qu’elle avait de Yoren dépassées, Arianne se leva, libérant ainsi le fer-né – quand bien même il aurait aisément pu se débrouiller d’eux deux pour se libérer lui-même.

« Nous devrions regagner l’extérieur, avant que l’aubergiste furieux ne nous fasse payer pour son mobilier. »

Se rhabillant, gardant sous ses nouveaux vêtements celui de Yoren sans même réfléchir, elle se retourna vers lui, hésitant. Elle ne voulait pas le froisser, en le questionnant sur son état, mais…

« Tout va bien ? Tu ne t’es pas trop blessé ? »

Mais elle était inquiète, malgré tout. Il lui avait épargné de trop grandes douleurs, hormis celle due à la rudesse du choc, mais il n’en était peut-être pas de même pour lui.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Lun 3 Aoû - 22:33

Encore ce sourire qui l’exaspérait, d’autant qu’elle ne savait jamais réellement ce qu’il pouvait penser. Soupirant, elle ne chercha même pas à répliquer, pas certaine de tout ce qu’il entendait par cette simple remarque, ce sourire. Ses sourcils se froncèrent, malgré tout, en l’entendant. Avait-il tant payé que cela ? Cela ne lui plaisait pas vraiment, qu’il dépense pour elle, pour une telle chose. Mais il ne la laisserait, assurément, pas lui redonner de l’argent de quelque manière que ce soit. Pourrait-elle lui donner, à son insu, le lendemain ? Elle essaierait, au moins.

« Crois-tu donc que je vais te jeter quelque objet léger à la tête, pour préciser cela ? Je n’y puis rien, de la qualité de sa table. Mais je le saurais, s’il m’en prend envie. Trop de bonté, mon Seigneur. »

Elle se retourna, une fois rhabillée, pour le dévisager, surprise de le voir à demi-nu. À quoi jouait-il ? Ne comptait-il pas partir, comme elle le lui avait signalé ? Elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil plus prolongé qu’elle ne l’aurait souhaité, avant de le regarder les yeux ronds. Se déshabiller ? Pourquoi donc ? Il lui fallut un peu de temps, avant de comprendre qu’il voulait sa chemise. Avant de réaliser, même, qu’elle l’avait gardée sur elle. Et qu’elle ne voulait surtout pas qu’il s’approche à demi-nu, alors qu’il avait déjà attisé son désir bien plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Qu’elle ne l’avait jamais souhaité. Non, elle ne pouvait pas le laisser s’approcher ainsi, ou s’approcher encore plus, avec ce regard empli de concupiscence. Oh, elle ne s’y trompait pas. Elle avait beau être naïve, elle ne comprenait que trop bien ses intentions. Ou peut-être les imaginait-elle.

« Et si… je voulais garder ta chemise ? Comme un souvenir de ce merveilleux incident, que nous venons de vivre ? Comme un gage de notre inestimable amitié ? »

Oh, ça n’était pas réellement le cas, mais elle préférait éviter de les remettre dans une posture qui les mettrait mal à l’aise. Qui la mettrait mal à l’aise, plus que lui ne le serait. Il lui avait bien dit, pouvoir contourner sans briser ses engagements. Non, elle ne pouvait le risquer. Elle préférait admettre une chose qui lui semblait presque scandaleuse, plutôt que de se mettre dans une situation plus compromettante encore. Le regardant, son regard l’implorait presque de la laisser ainsi, de ne pas l’obliger à se dévêtir. Sauf qu’il lui redemanda, insistant. Soupirant, elle ôta sa robe et la lui tendit, enlevant ensuite la chemise qu’il lui avait achetée, hésitant quant au fait d’enlever celle de Yoren. Soupirant à nouveau, résignée, elle finit par le faire, remettant assez rapidement sa propre chemise, qui, bien à sa taille, ne cachait que trop peu son corps, alors qu’elle tendait la main pour récupérer sa robe.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   Jeu 13 Aoû - 21:39

Un jour, elle lui ferait ravaler aussi bien son sourire que son rire. Un jour. Et pas d’une façon qu’il attendait, espérait, peut-être. Il aurait été aisé d’y mettre fin en l’embrassant, mais elle refusait de se soumettre à la plus petite raison qui pourrait la pousser à le faire, envie ou non. Au lieu de cela, elle s’esclaffa à son tour. Pudeur ? Elle ne le savait pas ainsi.

« C’est toi qui me prend pour une idiote, maintenant. Je sais pertinemment que si tu pouvais montrer à ton équipage ta supériorité, même dans la plus grande nudité, surtout dans la plus grande nudité, peut-être, tu n’allais pas te gêner pour le faire. Alors exhiber ton torse doré et musclé, porter atteinte à ta pudeur ? Je ne te savais pas si réservé. »

Elle ne s’attarda pas sur ce fait, cependant, commençant à ôter ses vêtements, pour lui rendre le sien. Que n’eut-elle pas été plus convaincante, à lui dire vouloir la garder comme gage de cette rencontre ! C’était humiliant, mais bien moins dérangeant, sous bien des points, que de se dénuder devant lui à nouveau. Même s’il n’avait pas éloigné son regard du spectacle qu’elle présentait avant, et n’allait certainement pas le faire maintenant. Soupirant fortement, elle s’apprêta assez rapidement. Inutile de mettre à mal la bonté des Sept et de se soumettre à la faute, à nouveau.

Il ne lui restait que sa robe à mettre, robe qu’il avait malheureusement en main. S’étant éloignée plus qu’elle ne le pensait, ou peut-être était-ce lui, cette dernière n’était plus à portée de main. Fermant les yeux, réprimant l’éclat léger de colère qui la prenait à l’idée de se mouvoir dans cette chemise qui ne cachait que peu lorsque l’on bougeait, elle soupira à nouveau, et tendit sa main ornée du bracelet qu’il lui avait de même offert. Elle ne vit pas le sourire qui ornait ses lèvres, ne put anticiper le tour qu’il allait lui jouer, mais ne put retenir le petit cri de surprise qui dépassa ses lèvres, alors qu’il l’attirait sans qu’elle ne s’y attende.

Pas plus qu’elle ne put retenir la gêne et la vague de désir qui l’habita, à se sentir si proche de lui. Elle ne pouvait pas l’être moins. Le regardant, perdue, elle fut de nouveau surprise alors qu’il saisissait ses lèvres. Non pas de manière impulsive et brutale, sans être violente, ou trop légère pour l’exaspérer, mais profondément, de manière à attiser encore plus son désir. Bien malgré elle, elle y répondit, y participa, l’approfondit même, allant jusqu’à mordiller sa lèvre. Avant de le repousser, perturbée par sa réaction.

« Il faut que je rentre. »

Oh, se soumettre encore davantage à la tentation ne serait qu’une erreur. Saisissant sa robe, elle la remit, cherchant à attacher tout ce qu’il convenait d’attacher correctement.



             
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MessageSujet: Re: Un marché est un marché [Tour I - Terminé]   

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