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Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Ven 10 Juil - 23:01

Arianne était plutôt sereine, ce matin là. Anders avait gagné beaucoup, pour lui, pour Dorne, pour eux, les négociations entre Dorne et les autres contrées allaient bon train, et l’aînée des Martell avait su retrouver un peu de l’entente privilégiée qu’elle avait nouée dès l’enfance avec son frère bâtard. Les quelques jours passés depuis les joutes avaient été chargés en festivités organisées par Sa Majesté Arryn, aussi n’avait-elle pas eu le temps de mettre à exécution l’idée qu’elle avait eue, qui était d’offrir un présent à Anders, pour le récompenser de sa bravoure. Et se faire excuser de sa distance, bien qu’elle ne l’avoue pas, et avoue encore moins s’en sentir coupable. Toujours est-il qu’elle avait prévu de chercher le cadeau parfait, en cette matinée, restait à trouver quoi. Sa garde l’entourant à distance respectueuse, elle évoluait au sein de la population enjouée et grouillante, qui l’amusait. Elle pourrait sans aucun doute être victime des rapines qui avaient lieu du fait de la concentration de gens insouciants, mais peu lui important. Ses protecteurs auraient tôt fait d’attraper le vaurien. Et s’il parvenait à leur échapper… Eh bien, il aurait surement mérité son gain.

Elle s’avançait auprès des étals, jetant un regard, ne voyant rien de bien alléchant, papillonnant de l’un à l’autre. Elle voulait bien croire en la frivolité et la coquetterie des femmes, mais on ne lui ferait pas croire que les hommes étaient eux-même dépourvus de ces travers. Il suffit de voir les différents Rois, Princes, Seigneurs, quelques Ser même. C’était à qui serait le plus étincelant, noyé sous différentes pierreries, à qui marquerait le plus les esprits. C’en était presque risible. Arianne ne recherchait de toute façon pas de telles babioles, qui n’auraient jamais convenu à Anders. Il n’était pas un de ces bouffons m’as-tu-vu, ployant sous les poids des richesses qu’il portait.

Se désintéressant du marché improvisé qui naissait grâce aux nombreux voyageurs venus assister aux célébrités, elle finit par entrer chez un joailler. Peut-être pourrait-elle trouver là quelque chose digne de son frère. Elle trouva ce qu’elle désirait assez rapidement. Une chevalière, qu’elle demanda d’orner des armoiries des Martell, famille régnante de Dorne. Elle se garda bien de mentionner qu’elle n’était que la sœur bâtarde de la Princesse. Elle ressortait de là, bien déterminée à retourner dans ses appartements, quand son regard se trouva confronté à un visage, une silhouette, qu’elle se serait bien gardée de voir. Qu’elle aurait souhaité ne plus jamais voir, à vrai dire. Et encore moins côtoyer d’aussi près. N’eusse été les enfants qui se tenaient entre elle et lui et autour d’elle, qu’elle aurait déguerpi avant même qu’il ne puisse lui adresser la parole, mais toute retraite était impossible pour le moment. Et elle ne pouvait se risquer à faire intervenir ses gardes.

« La Princesse dont vous parlez tenterait bien de crever les yeux d’une écrevisse de rempart comme vous, mais cela ne semble pas avisé au sein d’une foule aussi compacte. Je m’étonne qu’elle ne se fende pas sur votre passage, les gens tombant comme des mouches, tant la forte odeur de votre rafiot s’est déposée sur vous. »

Arianne n’aurait jamais du revoir celui qui l’avait séquestrée, trois mois durant, et encore moins ici. Pourquoi n’était-il pas en mer, avec les êtres peu fréquentables dont il faisait partie, plutôt que de l’importuner ici ?

« Sans doute devriez-vous y retourner, vous devez avoir le mal de terre, ici. »

Elle cachait bien mal la fureur qui l’habitait à l’idée de le voir ici, mais encore plus suite à l’appellation qu’il lui avait donnée.



             
"The arms of House Martell display the sun and spear, the Dornishman's two favored weapons, but of the two, the sun is the more deadly."      



Dernière édition par Arianne Martell le Sam 11 Juil - 9:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 21:56

Pour sa santé mentale, et pour la vive colère qu’Arianne sentait naître du fait de cette rencontre impromptue, la jeune femme aurait probablement du faire signe à ses gardes qu’il était temps de rentrer, et venir chercher un coffret qui pourrait renfermer la chevalière plus tard. Mais c’était plus fort qu’elle, elle ne souffrait pas ce sourire narquois sur son visage, qu’elle aurait aimé lui faire ravaler. N’eut-elle pas été consciente qu’elle ne pourrait rien en faire physiquement, qu’elle lui aurait déjà lacéré le visage. Et les choses auraient-elles alors très certainement empiré, sa garde commençant une échauffourée peu aisée, au sein de la foule compacte, et dévastatrice. Arianne ne voulait pas ça, quand bien même elle souhaitait faire payer son audace à ce maudit fer-né, le droit qu’il s’octroyait de l’interpeller et la tutoyer, comme s’ils étaient proches. Si elle avait partagé sa couche, ça n’était que pour s’assurer de sa propre sécurité, en dépit du calvaire que ça avait été. Il lui était difficile de garder son sang-froid, malgré tout, alors qu’il continuait avec ses remarques exaspérantes.

« Je n’ai retenu que les infamies que tu mérites, qui auraient du t’être adressées plus souvent, toi qui n’est rien de plus qu’un rat. Et si tu as pris goût à ces… palabres, comme tu dis, qui n’étaient destinés qu’à endormir ta méfiance, tu es en ce cas plus stupide que je ne le pensais. »

Si elle s’emportait, sa voix restait égale, résultat d’années à avoir du se contenir, pour ne pas attirer le fiel destiné aux bâtards sur elle, mais elle aurait voulu déverser sa colère de manière bien moins discrète. Mais tant pour la bienséance que pour son honneur, elle ne le pouvait pas, et devait se contenter de ruminer ainsi. Déjà qu’être entendue des gens les plus proches était trop… Elle s’apprêtait à se détourner, et à partir, quand il raviva encore le brasier de sa colère. Sans même réfléchir, sans envisager les conséquences ou les problèmes que ça pourrait causer, elle se retourna vers lui, elle fit claquer sa main contre sa joue, avec toute la force de sa rage. Il voulait jouer ? Elle n’était pas d’humeur à le faire. Encore moins quand il parlait d’un désir inconvenant.

« Si j’avais le moindre désir à assouvir, sois assuré que les prétendants ne seraient pas ce qu’il me manque. Et tu ne suscites en moins rien d’autre que le dégoût, et la haine que tu m’aies privée de ma famille si longtemps, la haine de savoir que tu les as blessés. La haine de savoir qu’un rat comme toi a pu causer tant de peine. N’imagine pas que tu vaux plus que ce qu’il en est. Que la haine me consume ou non, tu n’es qu’insignifiant. Et je ne suis pas en cage, mais bel et bien protégée pour la tranquillité de ma famille, et la mienne. Mais tu ne peux surement pas comprendre cela, entouré d’hommes rustres et qui ne pensent qu’à prendre femme, qui ne voudra jamais d’elle tant ils sont moches, quand ils ne sont pas trop avinés pour cela. L’amour n’est pas une chose dont tu as été entouré, et que tu peux comprendre. »

Elle jouait avec le feu, elle le savait, mais elle était incapable de s’en empêcher. Elle sursauta, en voyant, en sentant, sa main se rapprocher d’elle, pensant un instant qu’elle avait été trop loin. Quelle importance ? Elle ne ploierait pas. Elle le regarda effrontément, en l’entendant.

« Quel dommage, elle serait bien plus belle, brandie sur une pique, ou simplement séparée de ton corps, si peu harmonieux qu’ils se défigurent mutuellement. Tu devrais y songer. »

Elle se figea cependant, en le voyant ouvrir et inspecter le contenu de la bourse. Faisant fi de toute raison, elle se rapprocha, un peu trop près pour sa quiétude, bien déterminée à rattraper et sa bourse, et le présent qu’elle cachait. Elle n’hésiterait pas à attaquer bassement, pour récupérer son bien.

« Je ne doute pas qu’un rustre comme toi ne soit pas au courant des nouvelles tendances, ne trouves-tu pas que cela m’irait parfaitement, constamment sur moi, comme preuve de ma noblesse ? À ma main ou bien sur une chaîne à mon cou. Bien sûr, tu ne peux pas prétendre à cette fierté, tu ne comprendras donc jamais. Rends la moi. »



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 23:13

Il avait toujours ? Grand bien lui en face. Autant d’enthousiasme ? Il se complaisait à se croire irrésistible, alors qu’il n’était que répugnant, aux yeux de la Dornienne. Une ordure, comme elle en avait rarement vue, et comme elle espérait ne plus en revoir. Et pourtant, les clients de sa mère n’étaient pas tous honorables, loin de là, et le niveau était même assez haut, pour certains. Elle se garda bien de répondre, toutefois. Qu’il pense ce qu’il lui chantait, elle savait pertinemment qu’il était en tort, et cela ne lui apporterait rien, de le lui démontrer. Pas la moindre chose, non. Il n’aurait que sa colère, en réponse. Car si elle aurait voulu que ce soit de l’indifférence, elle était incapable de le feindre. Ce qui, par ailleurs, l’énervait encore plus.

Elle savait qu’elle devait se retenir d’avoir un geste comme la gifle dont elle avait ornée sa joue, à nouveau. Elle n’était pas stupide, il ne tolèrerait pas un affront comme celui là à plusieurs reprises. Or, si elle embrayait sur la haine qu’elle lui vouait à nouveau, elle n’était pas certaine de garder la tête froide, comme elle le devait. Aussi se garda-t-elle d’y répondre, haussant les épaules avec autant d’indifférence qu’il lui était possible de le faire, la colère froide qu’elle ressentait brillant toutefois dans ses pupilles.

Lui non plus n’était pas impassible. Il suffisait de voir ses traits bien moins amusés, bien moins détendus, et surtout ses mains, ses poings, blanchis d’être ainsi serrés. Oh, elle aurait au moins réussi cela. Il comprendrait qu’il ne se jouerait pas d’Arianne indéfiniment, qu’il ne jetterait ni son honneur ni sa fierté dans la boue, comme il le faisait. Elle recula, quand il se pencha sur elle, l’affrontant malgré tout du regard. Elle se refusait à lui permettre le moindre ascendant. Même si la… perfidie ? à peine dissimulée qui perçait dans sa voix lui enlevait beaucoup de sa bravoure. Peut-être désirait-il lui tordre le cou, là, en l’instant. Peut-être. Elle murmura, à peine plus aimable, à son attention :

« Seule une imbécile aurait dédaigné ces trésors que j’ai eu la chance, dans mon malheur, de découvrir. Si je pouvais prolonger le temps passé dans tous ces endroits plus attirants les uns que les autres, alors je n’allais pas refuser cette opportunité. Et crois-tu vraiment que je n’ai pas pensé à ma famille un seul instant, alors qu’elle me manquait cruellement ? J’aurai mille fois préféré faire ces découvertes avec eux, ou pouvoir leur ramener quoi que ce soit de beau, qui leur aurait plu. Seulement, les Sept en ont décidé autrement. Tu te fourres la tête dans un tonneau de sable, si tu penses que la tête m’en a tourné au point de les oublier. »

Qu’il y croit ou non, peu importait à Arianne. Elle était, elle, intimement convaincue de ce fait, elle se rappelait les longues heures, à prier intérieurement pour qu’elle leur soit rendue saine et sauve. Intacte. Oui, sa famille lui avait bien trop manqué. Elle fronça les sourcils, contrariée de le voir ainsi manipuler ce qui ne lui revenait pas, ce qu’il n’aurait pas du souiller ainsi. Une lueur froide passa dans ses yeux, bien plus affirmée que jusqu’à présent.

« Si seule la richesse t’intéresse, tu peux avoir mes boucles et mes bracelets, je te ferai parvenir d’autres parures à ton navire, je doute qu’il soit difficile à reconnaître. À moins que tu ne préfères de l’alcool. Mais tu ne toucheras pas à mes gardes. »



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 0:06

Si elle avait été la seule à manifester sa colère aussi froidement, jusqu’à présent, elle l’avait visiblement transmise à Yoren, qui la manifestait de manière bien plus franche qu’elle. Ou reconnaissait aisément ce qui l’animait, du moins.

« Que veux-tu que je fasse, alors, si je te semble lâche ? Quelle importance, et pourquoi donc t’attarder, si je ne suis que l’ombre de ce dont tu te souviens ? Sache que je ne t’appartiens pas, et que peu m’importe ton arrogance, quand tu estimes savoir mieux que moi ce que je pense. Si je n’ai pas vécu un malheur, sur un rafiot empli de rustres qui auraient saisi la première occasion de me ravir toute fierté, si j’avais seulement mis un pied dehors en n’étant pas escortée par toi ? Tu peux donner toute l’importance que tu veux au plaisir qui a résulté de ce malheur, tu ne eux m’enlever d’avoir pensé à ma famille chaque jour qui passait, malgré tout ça. Et ne me jette pas à la figure une noblesse que tu te plais à voir en moi et à discréditer, estimant que j’ai été bien mieux nantie que toi. Ce n’était pas Arianne Martell, que l’on t’a sommée de rendre, mais Arianne Sand. Crois-tu que je te juge parce que ton géniteur n’a pas daigné te concevoir légitiment ? Peu m’importe, au final. Juge, sois méprisant. Estime que je ne suis qu’une Princesse, comme tu te plais à le dire, ce que je n’ai jamais été. Je vis en paix avec mes décisions, quoi que tu en penses. Crois-tu réellement que le dégoût de m’être souillée quand j’aurai du rester intacte ne surpasse pas le plaisir que tu as su me donner ? Ou veux-tu seulement entendre, par arrogance, que je n’ai pas été indifférente ? Je ne t’en apprécie pas pour autant. »

Une chose était certaine, en tout cas, ses propos dérangeaient Arianne, et pas parce qu’ils la mettaient hors d’elle. Elle savait qu’il y avait un fond de vérité dans ce qu’il disait, mais jamais elle n’admettrait plus que ce qu’elle venait de lui donner, qui était déjà beaucoup. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi, alors qu’il venait de lui faire comprendre qu’il la méprisait, il persistait à parlementer avec elle. Elle ne le laisserait sûrement pas partir, pas avec le trésor qu’il avait dérobé, mais rien ne l’empêchait de le tenter, rien ne le retenait. Elle se retint, elle, de se jeter sur lui, alors qu’il faisait disparaître l’objet.

« Ma famille n’adorera rien davantage que l’idée de vous trancher la tête, pour vous ôter cet anneau du cou. Vous savez que ça n’est là pas une menace de ma part, mais bel et bien une vérité de ce qu’ils essaieront de mettre en place. Ni vous ni moi ne voulons ça, aussi sentez-vous libre de partager avec moi ce que vous souhaitez, pour me restituer mon bien. Sachez toutefois que je ne rejoindrai pas votre cabine, pas plus que je ne vous délesterai de votre pourpoint, pour le récupérer. Vous n’êtes pas idiot, comme vous le signalez, aussi réfléchissez à une proposition équitable. »



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 1:54

Rien à prouver ? Avais-je seulement jamais prétendu ça ? J’étais certaine que non. J’avais tout à prouver, tout à me reprocher.

« Rien à me reprocher, rien à prouver ? Ais-je seulement prétendu que c’était le cas ? J’ai beaucoup à prouver, pour ma famille, pour Dorne. Quoi que tu en dises ou en penses. Et le comportement de ton géniteur n’a aucune importance, je ne disais rien de plus. »

Arianne le dévisagea, perplexe. Pourquoi cette précision, sur un fait sans aucune importance ? Elle haussa les épaules, plus pour elle-même que pour lui. Elle était de toute façon déjà bien trop perdue, preuve en étant de ses pensées qui s’enchainaient sans queue ni tête, et qu’elle lui disait telles quelles. Elle le dévisagea avec curiosité, en le voyant croiser ses bras. Que manigançait-il ? Elle avait déjà cédé à ses existences, de monnayer son bien, contre une chose de son souhait. Elle n’aimait pas particulièrement l’air sur son visage, qu’elle ne savait définir, ni même l’inflexibilité dont il semblait faire preuve.

Elle le dévisageait, l’air sombre, dans l’expectative. Elle était relativement patiente, en temps normal, mais elle désirait là savoir à quelle sauce elle serait mangée ; et surtout de quelle manière. S’il refusait l’or, elle ne pouvait s’attendre à rien d’autre que quelque chose lié à elle. Quelque chose qu’elle ne voudrait peut-être absolument pas faire. Peut-être pourrait-elle négocier de lui fournir une prostituée, pour les plans qu’il avait. La Dornienne rougit légèrement, à l’idée d’aller payer une prostituée et de l’envoyer sur le Requin Noir, de se compromettre dans un tel lieu, pour éviter un désagrément plus important. L’humiliation serait bien maigre, contre celle qu’il pourrait chercher à lui imposer.

Elle fut encore plus perdue, en entendant sa requête. Et tout aussi méfiante. Croyait-il qu’elle avait oublié l’avoir giflée peu de temps avant, l’avoir mécontenté et mis en fureur ? Si la situation semblait désamorcée, Arianne savait qu’il ne faudrait qu’une seconde, pour que tout s’embrase à nouveau. Et elle n’était pas à l’aise, à l’idée de le laisser avec cette emprise sur elle. Elle savait qu’il avait une poigne forte, et qu’elle était incapable de s’en libérer s’il désirait de la maintenir captive, ou même de lui faire mal. Sa garde réagirait, Arianne s’étonnait d’ailleurs qu’elle ne se soit pas encore rapprochée, mais elle se retourna vers eux, leur faisant signe de rester où ils étaient. Si réel danger il y avait, ils ne manqueraient pas d’intervenir, de toute façon. Elle ne manqua d’ailleurs pas de voir que Dorian était légèrement plus avancé que les autres, légèrement isolé aussi.

Et si elle tendit sa main en présentant le dos au Fer-né, elle savait pertinemment qu’il ne lui demandait pas pour la lui baiser, bien qu’elle ne sache pas son but. Elle se recula instinctivement, de très peu, maintenue comme elle l’était par Yoren, en sentant leur rapprochement, et son baiser sur son front. Voulait-il lancer ses gardes à ses trousses ? Il était évident qu’un tel comportement était incorrect, envers elle. Elle le foudroya du regard, encore plus en l’entendant. Que croyait-il ? Qu’un simple contact de ses lèvres sur son front, et l’affirmation qu’il s’était à sa manière languie d’elle alors qu’il l’avait lui-même laissée sans un regard, suffirait à la faire tomber en pamoison devant lui ? Ignorant volontairement l’envie de plus qu’elle avait ressentie, elle se recula réellement, maintenant une distance raisonnable, le dévisageant le visage fermé. Elle ne répondrait pas à sa provocation.

« Très bien. Deux jours, pas un de plus. Si ma sœur me demande auprès d’elle, tu devras me laisser m’y rendre. Et ne pas exiger compensation. Je veux mon bien sur moi, durant la journée. Je te le rendrai au soir du premier jour. Ou avant, si je suis appelée ailleurs. Que des endroits où l’on peut être vus, mais pas suffisamment populaires pour que mes gardes m’y recherchent. Aucun geste inconvenant. Et sois assuré que le beau dornien qui a mes faveurs sera satisfait de ce présent. Tu peux être sur, par ailleurs, qu’il va répéter à ma sœur tes faits et gestes – et les miens. Il se trouve parmi ma garde. »

Arianne le dévisageait, perplexe. S’attendait-il réellement à ce qu’elle offre les armoiries des Martell sur une chevalière, à un soupirant quelconque ? Jamais personne ne pourrait y prétendre, sans être un Martell. Son futur époux, peut-être, s’il portait son nom. Sinon, personne. Yoren n’était pas un imbécile, pourtant, contrairement à ce qu’elle lui avait dit.



             
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