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Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Ven 10 Juil - 22:18

« Ta sœur est une fiotte nan Pyke ?! »

La réponse, un poing fermé. Yoren ne s'embarrassait pas de paroles inutiles. On insultait sa sœur, il ripostait aussi sec. Bon, autant le dire, il n'était pas heureux des résultats des joutes. Sa sœur s'était faite littéralement écrasée. Et par un bâtard en prime.

« Va me rafistoler la voile arrière au lieu de cracher sur ton commandant, rat de cales. »

Tirant sur le pourpoint de cuir matelassé qu'il portait, Yoren enfila sa hache dans sa ceinture et toisa un instant les murailles de Goeville. Grommelant il s'avança. Par le Dieu Noyé ! Il était en retard ! Normalement, il aurait dût être présent et même participer aux joutes. Une perte de temps mais Eren avait insisté. Mais une houle en pleine mer, au large de la Baie des Crabes l'avait forcé a s’éloigner des côtes. Résultat ? Et bien sa sœur adorée avait perdue et lui avait été déclaré absent. Il n'osait imaginer dans quel état de fureur elle devait se trouver. Il franchit les portes de Goeville accompagné d'une troupe de marchands. Il serait arrivé plus tôt qu'il aurait pu appuyer son sang mais manque de chance, le Dieu Noyé n'avait pas été avec lui. Il rabattit sa capuche sur ses traits. Comble de la poisse, il était évident que les Fer-nés étaient bien la dernière engeance que l'on avait envie de voir sur ces terres. M'enfin avouons le, ça avait tendance a faire rire le bâtard. De toute façon, il entrait, voyait sa sœur et repartait. Il aurait pu faire un crochet histoire de saluer son géniteur mais honnêtement, il n'avait pas envie de se perdre en courbettes inutiles, et ça puait un peu trop la couronne et le nobliau pour qu'il s'attarde plus que de raison.

Sa haute stature lui permettait de se déplacer sans trop de problème dans la foule des marchants, de même on avait tendance a s'écarter lorsqu'il arrivait. C'était instinctif mais ça flattait son égo. Il passa devant l'échoppe d'un vendeur de bière et s'arrêta net. Il resta immobile un instant, perdu dans ses pensées avant de renifler d'un coup sec et de faire machine arrière. Il ne pouvait pas se pointer chez Eren les mains vides et si d'autres adoraient les colifichets et les bijoux, Eren préférait quelque chose de plus corsé ou une pleine malle de fourrure.Il n'avait pas la seconde ce serait donc la première. Il fit rapidement affaire et fourra la bouteille dans son sac de cuir qu'il jeta sur son épaule.

Il n'avait pas fait trois pas qu'un petit obstacle se dressa devant lui et refusait d'en bouger. Agacé, Yoren leva les yeux et en croisa d'autres. Très reconnaissables. Un instant figé, il se contenta de la fixer sans rien dire mais son esprit turbinait. Qu'est ce qu'elle foutait là ?! Si il y avait bien un personne qu'il ne pensait pas voir là, c'était bien elle. Il laissa échapper un rire cynique. Le Dieu Noyé avait un humour de merde.

« Si j'me souviens bien, tu n'as pas aimé être sur mon chemin la dernière fois. Tu veux remettre ça Princesse ?»

Yoren utilisait toujours ce mot comme une insulte et de fait, dans sa bouche, elle l'était sans nul doute.
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Ven 10 Juil - 23:01

Arianne était plutôt sereine, ce matin là. Anders avait gagné beaucoup, pour lui, pour Dorne, pour eux, les négociations entre Dorne et les autres contrées allaient bon train, et l’aînée des Martell avait su retrouver un peu de l’entente privilégiée qu’elle avait nouée dès l’enfance avec son frère bâtard. Les quelques jours passés depuis les joutes avaient été chargés en festivités organisées par Sa Majesté Arryn, aussi n’avait-elle pas eu le temps de mettre à exécution l’idée qu’elle avait eue, qui était d’offrir un présent à Anders, pour le récompenser de sa bravoure. Et se faire excuser de sa distance, bien qu’elle ne l’avoue pas, et avoue encore moins s’en sentir coupable. Toujours est-il qu’elle avait prévu de chercher le cadeau parfait, en cette matinée, restait à trouver quoi. Sa garde l’entourant à distance respectueuse, elle évoluait au sein de la population enjouée et grouillante, qui l’amusait. Elle pourrait sans aucun doute être victime des rapines qui avaient lieu du fait de la concentration de gens insouciants, mais peu lui important. Ses protecteurs auraient tôt fait d’attraper le vaurien. Et s’il parvenait à leur échapper… Eh bien, il aurait surement mérité son gain.

Elle s’avançait auprès des étals, jetant un regard, ne voyant rien de bien alléchant, papillonnant de l’un à l’autre. Elle voulait bien croire en la frivolité et la coquetterie des femmes, mais on ne lui ferait pas croire que les hommes étaient eux-même dépourvus de ces travers. Il suffit de voir les différents Rois, Princes, Seigneurs, quelques Ser même. C’était à qui serait le plus étincelant, noyé sous différentes pierreries, à qui marquerait le plus les esprits. C’en était presque risible. Arianne ne recherchait de toute façon pas de telles babioles, qui n’auraient jamais convenu à Anders. Il n’était pas un de ces bouffons m’as-tu-vu, ployant sous les poids des richesses qu’il portait.

Se désintéressant du marché improvisé qui naissait grâce aux nombreux voyageurs venus assister aux célébrités, elle finit par entrer chez un joailler. Peut-être pourrait-elle trouver là quelque chose digne de son frère. Elle trouva ce qu’elle désirait assez rapidement. Une chevalière, qu’elle demanda d’orner des armoiries des Martell, famille régnante de Dorne. Elle se garda bien de mentionner qu’elle n’était que la sœur bâtarde de la Princesse. Elle ressortait de là, bien déterminée à retourner dans ses appartements, quand son regard se trouva confronté à un visage, une silhouette, qu’elle se serait bien gardée de voir. Qu’elle aurait souhaité ne plus jamais voir, à vrai dire. Et encore moins côtoyer d’aussi près. N’eusse été les enfants qui se tenaient entre elle et lui et autour d’elle, qu’elle aurait déguerpi avant même qu’il ne puisse lui adresser la parole, mais toute retraite était impossible pour le moment. Et elle ne pouvait se risquer à faire intervenir ses gardes.

« La Princesse dont vous parlez tenterait bien de crever les yeux d’une écrevisse de rempart comme vous, mais cela ne semble pas avisé au sein d’une foule aussi compacte. Je m’étonne qu’elle ne se fende pas sur votre passage, les gens tombant comme des mouches, tant la forte odeur de votre rafiot s’est déposée sur vous. »

Arianne n’aurait jamais du revoir celui qui l’avait séquestrée, trois mois durant, et encore moins ici. Pourquoi n’était-il pas en mer, avec les êtres peu fréquentables dont il faisait partie, plutôt que de l’importuner ici ?

« Sans doute devriez-vous y retourner, vous devez avoir le mal de terre, ici. »

Elle cachait bien mal la fureur qui l’habitait à l’idée de le voir ici, mais encore plus suite à l’appellation qu’il lui avait donnée.



             
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Dernière édition par Arianne Martell le Sam 11 Juil - 9:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 4:55

Yoren n'avait pas vraiment besoin de grand chose pour être agressif. Mais la surprise ne l'aidait certainement pas a se faire un peu plus civilisé que l'ordinaire.Dire qu'il n'était là que pour sa sœur et que les dieux avaient décidés de lui coller des bâtons dans les roues. Il ne savait pas vraiment quoi en penser. Son arrêt au Val ne devait pas durer longtemps mais quelque chose lui disait qu'il allait mouiller plus de deux jours. Il vit les prunelles sombres d'Arianne se chargé d'orage et ce fut plus fort que lui, il esquissa un demi sourire narquois. On ne pouvait pas dire que la belle manquait de répartie, c'était un fait, mais elle était loin de posséder les griffes nécessaire pour lui couper la peau.

« Je vois que tu as bien retenu le parlé des mers. J'en serais presque flatté si ce n'est qu'il sort d'une aussi adorable bouche. Je l'ai toujours préférer occupée à d'autre... palabre. »

Un rapide coup d'oeil lui permit de repérer la garde postée plus loin et qui posait sur eux des regards peu amènes. Ah l'amour que l'on portait aux Fer-Nés était parfois si lourd a porter, songea-t-il avec ironie avant de reporter son attention sur la dornienne.

« Tu as toujours aimé que j'te fasse plaisir Princesse, mais, pardonne moi, je ne pourrais pas combler ton désir dans l'immédiat. »

C'était sans doute mesquin autant de sous entendu dans une phrase, mais on ne pouvait pas dire qu'elle ne le provoquait pas. A vrai dire, il s'était toujours demandé ce qu'elle avait ressentit lorsqu'elle avait quitté le Requin Noir sans même un regard de sa part. Yoren avait brutalement mit fin au semblant de liaison qu'ils avaient eu, sans égard pour la jeune femme. Il avait empoché l'or dornien et claqué la porte d'une relation devenue un peu trop dévorante à son goût. Et voilà que le destin la replaçait sur son chemin quelque mois après l'avoir sortit de son existence sans délicatesse.

« Ah j'avais oublié a quel point la colère te rendait désirable. Mais tu me vois étonné de la provoquer, je pensais que tu aurais eu tôt fait d'oublier jusqu'à mon visage et de revenir à ta petite vie ennuyeuse. Comme je n'aurais pas pensé te voir échanger une cage pour une autre. »

Ajouta-t-il avec un mouvement du menton bien explicite en direction des gardes posté plus loin. Il opposait une stature de géant face  à la fragilité de la dornienne et l'éclat de ses iris bleue était d'une nature bien différente que celle qui nageait dans les ténèbres de la jeune femme. Ah...Il avait adoré les voir chavirer de plaisir. Mais bon, il allait faire semblant d'un peu de noblesse en évitant de le lui dire. Quoique, si elle continuait à le chatouiller comme un moustique qui ne vous lâche pas, il risquait de glisser sur une mauvaise pente assez rapidement. Un mouvement rapide attira son attention. Fronçant les sourcils, il avança la main avec la vélocité d'un requin et attrapa un petit poignet fragile, frôlant la taille de la dornienne qui eut un sursaut.

« Tout doux Princesse, bien que ce soit tentant, je ne te toucherais pas, je tiens à ma tête ne t'en déplaise. »

ricana Yoren avec un coup d'oeil sur les gardes. Ces derniers avaient fait trois pas dans leur direction avant de se rendre compte qu'il n'agressait pas leur princesse mais tenait dans ses mains un petit rat d'environ 9 ans qui éructait de rage en tenant entre ses doigts sales une bourse de cuir. Il croisa le regard farouche de l'enfant et lui sourit avec cruauté avant de récupérer la bourse. L'enfant détala dès qu'il le lâcha et Yoren haussa une épaule. Sans gêne il ouvrit tranquillement la bourse et versa dans sa paume une superbe chevalière frappée des armes des Martell. Tiens tiens. C'était loin d'être un bijou féminin ça.

« C'est a toi ça ? Un peu massif non ?»

Amusé, il l'agita entre le pouce et l'index, prenant bien garde à la garder hors de porter de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 21:56

Pour sa santé mentale, et pour la vive colère qu’Arianne sentait naître du fait de cette rencontre impromptue, la jeune femme aurait probablement du faire signe à ses gardes qu’il était temps de rentrer, et venir chercher un coffret qui pourrait renfermer la chevalière plus tard. Mais c’était plus fort qu’elle, elle ne souffrait pas ce sourire narquois sur son visage, qu’elle aurait aimé lui faire ravaler. N’eut-elle pas été consciente qu’elle ne pourrait rien en faire physiquement, qu’elle lui aurait déjà lacéré le visage. Et les choses auraient-elles alors très certainement empiré, sa garde commençant une échauffourée peu aisée, au sein de la foule compacte, et dévastatrice. Arianne ne voulait pas ça, quand bien même elle souhaitait faire payer son audace à ce maudit fer-né, le droit qu’il s’octroyait de l’interpeller et la tutoyer, comme s’ils étaient proches. Si elle avait partagé sa couche, ça n’était que pour s’assurer de sa propre sécurité, en dépit du calvaire que ça avait été. Il lui était difficile de garder son sang-froid, malgré tout, alors qu’il continuait avec ses remarques exaspérantes.

« Je n’ai retenu que les infamies que tu mérites, qui auraient du t’être adressées plus souvent, toi qui n’est rien de plus qu’un rat. Et si tu as pris goût à ces… palabres, comme tu dis, qui n’étaient destinés qu’à endormir ta méfiance, tu es en ce cas plus stupide que je ne le pensais. »

Si elle s’emportait, sa voix restait égale, résultat d’années à avoir du se contenir, pour ne pas attirer le fiel destiné aux bâtards sur elle, mais elle aurait voulu déverser sa colère de manière bien moins discrète. Mais tant pour la bienséance que pour son honneur, elle ne le pouvait pas, et devait se contenter de ruminer ainsi. Déjà qu’être entendue des gens les plus proches était trop… Elle s’apprêtait à se détourner, et à partir, quand il raviva encore le brasier de sa colère. Sans même réfléchir, sans envisager les conséquences ou les problèmes que ça pourrait causer, elle se retourna vers lui, elle fit claquer sa main contre sa joue, avec toute la force de sa rage. Il voulait jouer ? Elle n’était pas d’humeur à le faire. Encore moins quand il parlait d’un désir inconvenant.

« Si j’avais le moindre désir à assouvir, sois assuré que les prétendants ne seraient pas ce qu’il me manque. Et tu ne suscites en moins rien d’autre que le dégoût, et la haine que tu m’aies privée de ma famille si longtemps, la haine de savoir que tu les as blessés. La haine de savoir qu’un rat comme toi a pu causer tant de peine. N’imagine pas que tu vaux plus que ce qu’il en est. Que la haine me consume ou non, tu n’es qu’insignifiant. Et je ne suis pas en cage, mais bel et bien protégée pour la tranquillité de ma famille, et la mienne. Mais tu ne peux surement pas comprendre cela, entouré d’hommes rustres et qui ne pensent qu’à prendre femme, qui ne voudra jamais d’elle tant ils sont moches, quand ils ne sont pas trop avinés pour cela. L’amour n’est pas une chose dont tu as été entouré, et que tu peux comprendre. »

Elle jouait avec le feu, elle le savait, mais elle était incapable de s’en empêcher. Elle sursauta, en voyant, en sentant, sa main se rapprocher d’elle, pensant un instant qu’elle avait été trop loin. Quelle importance ? Elle ne ploierait pas. Elle le regarda effrontément, en l’entendant.

« Quel dommage, elle serait bien plus belle, brandie sur une pique, ou simplement séparée de ton corps, si peu harmonieux qu’ils se défigurent mutuellement. Tu devrais y songer. »

Elle se figea cependant, en le voyant ouvrir et inspecter le contenu de la bourse. Faisant fi de toute raison, elle se rapprocha, un peu trop près pour sa quiétude, bien déterminée à rattraper et sa bourse, et le présent qu’elle cachait. Elle n’hésiterait pas à attaquer bassement, pour récupérer son bien.

« Je ne doute pas qu’un rustre comme toi ne soit pas au courant des nouvelles tendances, ne trouves-tu pas que cela m’irait parfaitement, constamment sur moi, comme preuve de ma noblesse ? À ma main ou bien sur une chaîne à mon cou. Bien sûr, tu ne peux pas prétendre à cette fierté, tu ne comprendras donc jamais. Rends la moi. »



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 22:20

Yoren haussa un sourcil surpris. Soit, il l'avait enlevée. Soit, il avait défoncé la moitié de sa garde. Soit, il l'avait gardé enfermée une bonne partie de la traversé vers Braavos. Mais a ce qu'il en savait, il ne l'avait pas forcé, c'était elle qui avait décidé de sauver sa vie d'une manière tout à fait consentit. Rha, ces femelles manquaient de fessée. Surtout elle d'ailleurs, il aurait dut y songer. Las, elle ne pourrait certainement jamais lui reprocher une quelconque violence parce que vu le portrait qu'elle dressait de lui, il ne manquait plus que cela pour qu'il devienne pire qu'un Sauvageon.

« Oh j'ai toujours su, mais ça m'amusait de te voir te lancer dans une tentative de séduction digne de l'oie blanche que tu étais. Une bonne distraction. Pourquoi te forcer a quelque chose que tu m'offrais avec autant d'enthousiasme ?. »

Cette fois son sourire se creusa de manière parfaitement perfide. Non il ne fallait pas non plus qu'elle arrange tout à sa convenance ! Si il devait lui rafraîchir les souvenirs, il n'allait pas se gêner !

« Tu sais ma belle...Généralement, on ne ressent rien pour quelque chose d'insignifiant... Là ça fait beaucoup de haine tu ne trouve pas ?»

C'était une réponse qui condensait assez bien ce qu'il pensait après son discours. Et bien ! Il lui avait laissé un souvenir impérissable apparemment.  D'autant plus qu'il avait traité sa Femme -Sel avec un minimum de respect. Bien qu'ils se soient affrontés plus d'une fois, il n'avait jamais levé la main sur elle, combien même cela avait pu le démanger. Combien ça le démangeait maintenant alors que sa joue le cuisait. Un éclair de colère brute traversa ses yeux bleus et en une fraction de seconde tout son corps se tendit. Ils auraient été seuls qu'elle se serait retrouvée aussi sec sur ses genoux, jupes par dessus tête et deux monts jumeaux devenu écrevisse. Mais ils n'étaient pas seuls. Yoren expira lentement, très lentement, se forçant a décrisper ses doigts. Il se pencha en avant, la surplombant sans peine et lorsqu'il parla, les mots perçaient entre ses dents :

« Dis moi Arianne, elle vient d'où ta colère en fait ? Ce ne serait pas plutôt parce que tu n'as que rarement pensé a ta famille avec moi ? Dois je te rappeler comment tu m'as supplié de rester plus longtemps dans les criques d'Essos ? Où tu préfère te fourrer la tête dans un tonneau de sable ? »

Puis il lui cracha un sourire aimable au visage avant de chiper le poignet fin d'un gamin des rues. Il reconnaissait le regard qu'il lui jeta pour avoir eu le même durant des années. C'est sans doute aussi pour ça qu'il se contenta de lui arracher la bourse qu'il venait de voler. Il haussa une épaule désinvolte devant les menaces de la Dornienne. Oui, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Et ce n'était pas comme si il avait déjà maintes fois entendu les même choses et surtout aussi peu crédible venant d'elle et ça, il le lui fit comprendre d'un coup d'oeil. Oh non ma belle, tu avais adoré ce corps là, songea-t-il avec un sourire en coin explicite. Non, il était soudainement plus intéressé par ce qui vint couler dans sa paume. Et bien...

Yoren leva le bijoux devant ses yeux et le fit rouler entre ses doigts.

« Tu oublie un peu vite que je tire ma richesse de ce genre de babioles, Princesse... »

Il lui sourit avec un rien d'angélisme lorsqu'elle lui intima de la lui rendre, refermant soudainement le poing sur le bijou.

« Non....Sauf si tu arrive a me convaincre de te la rendre évidemment. Tu peux toujours héler ta garde aussi et m'accuser de rapine, je doute qu'ils arrivent à me mettre la main dessus avant que je ne les attire dans un coin peu fréquenté. Il serait dommage d'avoir leur mort sur ta conscience Princesse. »

Le tout proféré avec un sourire bon enfant. Elle voulait jouer ? Il était plus que partant.
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 23:13

Il avait toujours ? Grand bien lui en face. Autant d’enthousiasme ? Il se complaisait à se croire irrésistible, alors qu’il n’était que répugnant, aux yeux de la Dornienne. Une ordure, comme elle en avait rarement vue, et comme elle espérait ne plus en revoir. Et pourtant, les clients de sa mère n’étaient pas tous honorables, loin de là, et le niveau était même assez haut, pour certains. Elle se garda bien de répondre, toutefois. Qu’il pense ce qu’il lui chantait, elle savait pertinemment qu’il était en tort, et cela ne lui apporterait rien, de le lui démontrer. Pas la moindre chose, non. Il n’aurait que sa colère, en réponse. Car si elle aurait voulu que ce soit de l’indifférence, elle était incapable de le feindre. Ce qui, par ailleurs, l’énervait encore plus.

Elle savait qu’elle devait se retenir d’avoir un geste comme la gifle dont elle avait ornée sa joue, à nouveau. Elle n’était pas stupide, il ne tolèrerait pas un affront comme celui là à plusieurs reprises. Or, si elle embrayait sur la haine qu’elle lui vouait à nouveau, elle n’était pas certaine de garder la tête froide, comme elle le devait. Aussi se garda-t-elle d’y répondre, haussant les épaules avec autant d’indifférence qu’il lui était possible de le faire, la colère froide qu’elle ressentait brillant toutefois dans ses pupilles.

Lui non plus n’était pas impassible. Il suffisait de voir ses traits bien moins amusés, bien moins détendus, et surtout ses mains, ses poings, blanchis d’être ainsi serrés. Oh, elle aurait au moins réussi cela. Il comprendrait qu’il ne se jouerait pas d’Arianne indéfiniment, qu’il ne jetterait ni son honneur ni sa fierté dans la boue, comme il le faisait. Elle recula, quand il se pencha sur elle, l’affrontant malgré tout du regard. Elle se refusait à lui permettre le moindre ascendant. Même si la… perfidie ? à peine dissimulée qui perçait dans sa voix lui enlevait beaucoup de sa bravoure. Peut-être désirait-il lui tordre le cou, là, en l’instant. Peut-être. Elle murmura, à peine plus aimable, à son attention :

« Seule une imbécile aurait dédaigné ces trésors que j’ai eu la chance, dans mon malheur, de découvrir. Si je pouvais prolonger le temps passé dans tous ces endroits plus attirants les uns que les autres, alors je n’allais pas refuser cette opportunité. Et crois-tu vraiment que je n’ai pas pensé à ma famille un seul instant, alors qu’elle me manquait cruellement ? J’aurai mille fois préféré faire ces découvertes avec eux, ou pouvoir leur ramener quoi que ce soit de beau, qui leur aurait plu. Seulement, les Sept en ont décidé autrement. Tu te fourres la tête dans un tonneau de sable, si tu penses que la tête m’en a tourné au point de les oublier. »

Qu’il y croit ou non, peu importait à Arianne. Elle était, elle, intimement convaincue de ce fait, elle se rappelait les longues heures, à prier intérieurement pour qu’elle leur soit rendue saine et sauve. Intacte. Oui, sa famille lui avait bien trop manqué. Elle fronça les sourcils, contrariée de le voir ainsi manipuler ce qui ne lui revenait pas, ce qu’il n’aurait pas du souiller ainsi. Une lueur froide passa dans ses yeux, bien plus affirmée que jusqu’à présent.

« Si seule la richesse t’intéresse, tu peux avoir mes boucles et mes bracelets, je te ferai parvenir d’autres parures à ton navire, je doute qu’il soit difficile à reconnaître. À moins que tu ne préfères de l’alcool. Mais tu ne toucheras pas à mes gardes. »



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Sam 11 Juil - 23:37

Yoren n'était pas décidé a la laisser s'en tirer a si bon compte. Il n'était pas un saint, encore moins un noble, mais l'entendre tourner ce qu'il y avait pu avoir sur le navire a sa sauce avait le don de l'agacer. Et cela se voyait, cependant contrairement à elle, il ne cherchait pas a nier quoique ce soit.

« Oh dans les premiers temps, très certainement. Mais tu sais aussi bien que moi que ça n'a pas duré. Tu te leurre toi même, ma belle et venant de toi c'est pathétique. J'ai admiré ton courage et ta détermination, mais je me demande si ce n'était, au final, qu'un feu de brindilles quand je te regarde te voiler dans tes propres convictions et choisir la facilité d'une mauvaise foi très bien appliquée. Tu as peur de quoi ? De ne pas aimer ce que tu verrais dans le miroir ?  Tu peux me traiter de tous les noms qu'il te plaira Princesse, même penser que je n'ai pas la moindre importance à tes yeux mais moi au moins, j'assume chacun de mes actes. Ta sois disant Noblesse ne veut même pas ma bâtardise en vérité.»

Yoren pouvait être blessant. Il ne se gênait pas pour le faire. Cependant il se demanda un instant pourquoi il perdait autant de temps avec cette donzelle aussi lâche qu'un bans de poulpe poursuivit par une bande d'hippocampes. Ni même pourquoi il prenait la peine de la titiller en lui volant cette chevalière. Sûrement un cadeau pour un amant complaisant. Il fallait croire qu'elle était tombée tellement bas qu'elle préférait la facilité dorénavant. Ouais, c'était totalement pathétique. Mais pour autant, Yoren ne lâcha rien. Il lui explosa de rire au visage.

« Tu as vécu avec moi durant trois mois, Princesse et c'est tout ce que ton intelligence a trouvé pour m'appâter ? Tu es sûre que c'est moi l'idiot ? Ou alors tu ne tiens pas tant que cela a cette babiole. Donc tu ne verras pas d'inconvénient a ce que je la garde n'est ce pas ? »

A peine cela fut il dit que la chevalière disparu dans son pourpoint.

« Je suis sûr que ta précieuse famille adorera la voir au cou d'un Fer-Né, qu'en penses tu ? »

Le Fer-né était né dans un bordel, avait grandit dans les rues crasseuses de Pyke avant d'être jeté sur un boutre de son géniteur avec juste son ingéniosité pour survivre. Plus tard sa puissance. Mais il n'avait rien oublié. Il savait sans doute à peine lire et écrire mais son intelligence compensait ce défaut. Défaut qu'il n'avait jamais pu combler mais du moment qu'il pouvait déchiffrer une carte, le reste lui importait peu.
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 0:06

Si elle avait été la seule à manifester sa colère aussi froidement, jusqu’à présent, elle l’avait visiblement transmise à Yoren, qui la manifestait de manière bien plus franche qu’elle. Ou reconnaissait aisément ce qui l’animait, du moins.

« Que veux-tu que je fasse, alors, si je te semble lâche ? Quelle importance, et pourquoi donc t’attarder, si je ne suis que l’ombre de ce dont tu te souviens ? Sache que je ne t’appartiens pas, et que peu m’importe ton arrogance, quand tu estimes savoir mieux que moi ce que je pense. Si je n’ai pas vécu un malheur, sur un rafiot empli de rustres qui auraient saisi la première occasion de me ravir toute fierté, si j’avais seulement mis un pied dehors en n’étant pas escortée par toi ? Tu peux donner toute l’importance que tu veux au plaisir qui a résulté de ce malheur, tu ne eux m’enlever d’avoir pensé à ma famille chaque jour qui passait, malgré tout ça. Et ne me jette pas à la figure une noblesse que tu te plais à voir en moi et à discréditer, estimant que j’ai été bien mieux nantie que toi. Ce n’était pas Arianne Martell, que l’on t’a sommée de rendre, mais Arianne Sand. Crois-tu que je te juge parce que ton géniteur n’a pas daigné te concevoir légitiment ? Peu m’importe, au final. Juge, sois méprisant. Estime que je ne suis qu’une Princesse, comme tu te plais à le dire, ce que je n’ai jamais été. Je vis en paix avec mes décisions, quoi que tu en penses. Crois-tu réellement que le dégoût de m’être souillée quand j’aurai du rester intacte ne surpasse pas le plaisir que tu as su me donner ? Ou veux-tu seulement entendre, par arrogance, que je n’ai pas été indifférente ? Je ne t’en apprécie pas pour autant. »

Une chose était certaine, en tout cas, ses propos dérangeaient Arianne, et pas parce qu’ils la mettaient hors d’elle. Elle savait qu’il y avait un fond de vérité dans ce qu’il disait, mais jamais elle n’admettrait plus que ce qu’elle venait de lui donner, qui était déjà beaucoup. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi, alors qu’il venait de lui faire comprendre qu’il la méprisait, il persistait à parlementer avec elle. Elle ne le laisserait sûrement pas partir, pas avec le trésor qu’il avait dérobé, mais rien ne l’empêchait de le tenter, rien ne le retenait. Elle se retint, elle, de se jeter sur lui, alors qu’il faisait disparaître l’objet.

« Ma famille n’adorera rien davantage que l’idée de vous trancher la tête, pour vous ôter cet anneau du cou. Vous savez que ça n’est là pas une menace de ma part, mais bel et bien une vérité de ce qu’ils essaieront de mettre en place. Ni vous ni moi ne voulons ça, aussi sentez-vous libre de partager avec moi ce que vous souhaitez, pour me restituer mon bien. Sachez toutefois que je ne rejoindrai pas votre cabine, pas plus que je ne vous délesterai de votre pourpoint, pour le récupérer. Vous n’êtes pas idiot, comme vous le signalez, aussi réfléchissez à une proposition équitable. »



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 0:40

Yoren haussa un sourcil. A l'évidence, Arianne avait perdu une bonne partie de son intelligence. Il n'avait jamais détesté être un bâtard. Par contre ouais, elle commençait a lui courir sur le pont avec ses pathétiques petites défenses digne d'une princesse qui n'a jamais vu la mer. Cependant, il était tout aussi doué qu'elle pour entendre ce qu'il voulait bien entendre.

« Vis tu vraiment en paix avec toi même Arianne ? Ce permet moi dans douter au vu de ta colère un peu trop bouillonnante pour quelqu'un qui n'a rien a se reprocher, rien a prouver. Quant a ton propre jugement il est obsolète, et je te conseille de laisser mon géniteur là où il se trouve, je n'ai pas besoin de sa reconnaissance pour savoir qui je suis. Je suis un Pyke et je le vis très bien. »

Cela étant il fut presque surpris de la voir admettre qu'elle avait pu éprouver du plaisir avec lui et jouir entre ses bras. C'était quelque chose qu'elle niait jusqu'à présent. Il était même étonné qu'elle ne lui ai pas encore balancé dans la tête qu'elle avait simuler. Ce qui au demeurant l'aurait fait mourir de rire. Cependant, si lui ne cédait pas d'un pouce, elle faisait de même et Yoren retrouva un peu de la flamboyante captive qu'il s'était approprié. Il plissa les paupières. Evidemment que sa famille adorerait le voir pendu. Il 'était pas naïf du tout, mais un point pour lui, aucun des Martell n'avait vu son visage. Seule Arianne le connaissait. Et pas que le visage d'ailleurs. Mais passons, il avait déjà une victoire a son actif, il ne fallait pas être trop gourmand d'un seul coup. Cependant il la tenait et il le savait. Elle aussi en l'occurrence. Il croisa les bras sur sa poitrine, tendant le cuir sur ses angles et considéra durant un temps la petite fougueuse qui lui faisait face. A peine 5 minutes avec elle et il trouvait finalement ce voyage pas si ennuyeux que ça. Il n'était pas bien certain de savoir ce que ça signifiait mais d'un autre côté dans deux jours, il devrait de nouveau lever l'ancre et croiser au large en attendant d'autre instructions du Roi son géniteur. Finalement, il prit sa décision assez rapidement..

« Donne moi ta main Princesse. »

Je laissais un sourire ironique se peindre sur mes traits :

« Ne me regarde pas comme ça, je ne te demande pas en mariage et je te la rendrais entière. »

Mais c'était amusant de voir avec quelle méfiance elle lui tendit ses doigts. Dos vers le haut. Yoren s'en saisit sans lui laisser la possibilité de la retirer. Il serrait mais pas au point de lui faire mal. Cela étant, elle ne dut pas s'attendre a ce qu'il l'attire vers lui, ni a ce qu'il lui baise le front.

« Ta colère m'a manqué ma douce. »

Puis, il la lâche avant de se redresser, un léger sourire aux lèvres. Puis il leva une main, index et majeur levés.

« Ta compagnie pendant deux jours. Pas de cabine, ni...et bien je ne te laisserais pas m'ôter mon pourpoint même si tu demande gentiment. Au terme de ses deux jours, tu pourras offrir ta babiole au gentil chienchien qui doit soupirer après toi. C'est équitable. »
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 1:54

Rien à prouver ? Avais-je seulement jamais prétendu ça ? J’étais certaine que non. J’avais tout à prouver, tout à me reprocher.

« Rien à me reprocher, rien à prouver ? Ais-je seulement prétendu que c’était le cas ? J’ai beaucoup à prouver, pour ma famille, pour Dorne. Quoi que tu en dises ou en penses. Et le comportement de ton géniteur n’a aucune importance, je ne disais rien de plus. »

Arianne le dévisagea, perplexe. Pourquoi cette précision, sur un fait sans aucune importance ? Elle haussa les épaules, plus pour elle-même que pour lui. Elle était de toute façon déjà bien trop perdue, preuve en étant de ses pensées qui s’enchainaient sans queue ni tête, et qu’elle lui disait telles quelles. Elle le dévisagea avec curiosité, en le voyant croiser ses bras. Que manigançait-il ? Elle avait déjà cédé à ses existences, de monnayer son bien, contre une chose de son souhait. Elle n’aimait pas particulièrement l’air sur son visage, qu’elle ne savait définir, ni même l’inflexibilité dont il semblait faire preuve.

Elle le dévisageait, l’air sombre, dans l’expectative. Elle était relativement patiente, en temps normal, mais elle désirait là savoir à quelle sauce elle serait mangée ; et surtout de quelle manière. S’il refusait l’or, elle ne pouvait s’attendre à rien d’autre que quelque chose lié à elle. Quelque chose qu’elle ne voudrait peut-être absolument pas faire. Peut-être pourrait-elle négocier de lui fournir une prostituée, pour les plans qu’il avait. La Dornienne rougit légèrement, à l’idée d’aller payer une prostituée et de l’envoyer sur le Requin Noir, de se compromettre dans un tel lieu, pour éviter un désagrément plus important. L’humiliation serait bien maigre, contre celle qu’il pourrait chercher à lui imposer.

Elle fut encore plus perdue, en entendant sa requête. Et tout aussi méfiante. Croyait-il qu’elle avait oublié l’avoir giflée peu de temps avant, l’avoir mécontenté et mis en fureur ? Si la situation semblait désamorcée, Arianne savait qu’il ne faudrait qu’une seconde, pour que tout s’embrase à nouveau. Et elle n’était pas à l’aise, à l’idée de le laisser avec cette emprise sur elle. Elle savait qu’il avait une poigne forte, et qu’elle était incapable de s’en libérer s’il désirait de la maintenir captive, ou même de lui faire mal. Sa garde réagirait, Arianne s’étonnait d’ailleurs qu’elle ne se soit pas encore rapprochée, mais elle se retourna vers eux, leur faisant signe de rester où ils étaient. Si réel danger il y avait, ils ne manqueraient pas d’intervenir, de toute façon. Elle ne manqua d’ailleurs pas de voir que Dorian était légèrement plus avancé que les autres, légèrement isolé aussi.

Et si elle tendit sa main en présentant le dos au Fer-né, elle savait pertinemment qu’il ne lui demandait pas pour la lui baiser, bien qu’elle ne sache pas son but. Elle se recula instinctivement, de très peu, maintenue comme elle l’était par Yoren, en sentant leur rapprochement, et son baiser sur son front. Voulait-il lancer ses gardes à ses trousses ? Il était évident qu’un tel comportement était incorrect, envers elle. Elle le foudroya du regard, encore plus en l’entendant. Que croyait-il ? Qu’un simple contact de ses lèvres sur son front, et l’affirmation qu’il s’était à sa manière languie d’elle alors qu’il l’avait lui-même laissée sans un regard, suffirait à la faire tomber en pamoison devant lui ? Ignorant volontairement l’envie de plus qu’elle avait ressentie, elle se recula réellement, maintenant une distance raisonnable, le dévisageant le visage fermé. Elle ne répondrait pas à sa provocation.

« Très bien. Deux jours, pas un de plus. Si ma sœur me demande auprès d’elle, tu devras me laisser m’y rendre. Et ne pas exiger compensation. Je veux mon bien sur moi, durant la journée. Je te le rendrai au soir du premier jour. Ou avant, si je suis appelée ailleurs. Que des endroits où l’on peut être vus, mais pas suffisamment populaires pour que mes gardes m’y recherchent. Aucun geste inconvenant. Et sois assuré que le beau dornien qui a mes faveurs sera satisfait de ce présent. Tu peux être sur, par ailleurs, qu’il va répéter à ma sœur tes faits et gestes – et les miens. Il se trouve parmi ma garde. »

Arianne le dévisageait, perplexe. S’attendait-il réellement à ce qu’elle offre les armoiries des Martell sur une chevalière, à un soupirant quelconque ? Jamais personne ne pourrait y prétendre, sans être un Martell. Son futur époux, peut-être, s’il portait son nom. Sinon, personne. Yoren n’était pas un imbécile, pourtant, contrairement à ce qu’elle lui avait dit.



             
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   Dim 12 Juil - 9:27

Le Fer-Nés jeta un coup d'oeil sur le type qu'elle avait désigné. Il le balaya d'un regard, jaugeant des forces comme des faiblesses.

« C'est bien ce que j'ai dis, ma belle, un gentil petit chienchien qui n'ira jamais contre toi et qui remuera la queue tout prêt a te satisfaire. Ca doit être d'un ennui phénoménal.. »

Un garde ? Et bé, elle était tombée plus bas qu'il ne le pensait. Il garda pour lui le fait que ce type là devait sûrement la sauter dans l'espoir d'obtenir autre chose d'elle que son cul. Bien qu'en autre temps il ne se serait pas gêné, là il tenait a avoir quelque chose d'elle. Et dans un cas comme celui là, il savait se retenir. Même si ça le démangeait. Légèrement contrarié, il sétait permit, autant pour narguer l'autre sot du village que pour elle, de lui baiser le front, affichant un sourire amusé a l'idée que le petit caniche rentre ventre à terre faire son rapport. Il haussa les épaules devant la liste de conditions qu'elle lui asséna. Bon, c'était plus ou moins ce qu'il attendait d'elle, il pouvait le faire sauf pour un détail :

« Non, chérie, ton bijou reste avec moi et ce pendant deux jours entiers. Ca c'est non négociable. Pour le reste bah, j'y vois pas de problème, j'ai mes propres occupations. »

Comme passer quelques temps avec sa sœur. Eren lui manquait, cela faisait des lunes qu'il ne l'avait pas vu. Evidemment, il préféra taire ce fait. Il était un bâtard oui, mais pas le bâtard de n'importe qui. Si il avait la stature de son père, il ne lui ressemblait pas autant que son frère et c'était tant mieux. C'était déjà une gageur d'être dénoncé pirate dès qu'il mettait un pied sur la terre ferme, manquerait plus qu'ajouter qu'il était le cadet non reconnu du Noir et on pouvait être sûr qu'il était condamné a vivre perpétuellement en mer. Yoren s'en fichait d'une certaine façon mais si il pouvait éviter de se dresser des obstacles inutiles sur son chemin, autant le faire. Il posa une paume lâche sur la tête de sa hachette pendante a sa taille et afficha un petit air satisfait.

« Et ben finalement, mon arrêt ici ne sera pas si ennuyeux que ça. Ne fait pas cette tête, Princesse, si toi tu as décidé de ne garder que de mauvais souvenirs de ton séjour sur le Requin Noir ce n'est pas mon cas et je ne parle pas que de ta...fougue. »

Il sourit avec amusement avant de faire un léger mouvement de la tête vers ses gardes.

« Allez cours vite les rassurer, le grand vilain Fer-Né ne t'a pas tuée. Et si tu tiens a garder ton étalon préviens le que je n'aime pas vraiment son regard, qu'il me laisse tranquille, je ferais pareil.»

Sur ce, il fit un pas de côté avant de s'enfoncer dans la foule en direction des tentes de sa sœur.
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MessageSujet: Re: Y en a qui doivent se marrer [Tour I - Terminé]   

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