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Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Dim 5 Juil - 0:16


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

J’attendais tranquillement en dessinant sur le balcon de la chambre que j’occupais à Goeville. Plus tôt, j’avais fait demandé Daena par l’un de mes gardes, lui indiquant bien que si elle était occupée, je pouvais attendre sans soucis. Je venais tout juste de finir un repas tardif, n’ayant pas eu le temps de me rendre dans la salle de banquet pour diner avec tout le monde. J’avais eu bien du travail dont j’avais voulu absolument m’acquitter avant de recevoir la jeune Velaryon. Je rentrais dans la pièce en entendant plusieurs coups frappés à ma porte. Je posais mon carnet de croquis sur le bureau, ainsi que mon crayon de dessin. J’enfilais une robe de nuit par-dessus la tenue légère que je portais, puis allais ouvrir la porte. Je remerciais le garde d’un signe de tête et fis entrer la jeune femme. Sans attendre, je lui désignais d’un regard sévère l’un des fauteuils présents. Je m’installais en face de lui et attendis quelques minutes avant de rompre le silence. Lady Velaryon. J’ai ouï dire que vous avez été vu sans escorte hors de ce château Je pris une voix et une posture intransigeante, lui faisant comprendre que j’étais fâchée contre elle et son attitude. . Non seulement vous vous êtes mis en danger, mais Peyredragon également. A quoi avez-vous pensé ? Il aurait pu vous arriver n’importe quoi ! Vous avez eu beaucoup de chance de croiser Messire Roward Martell et qu’il ait pris soin de vous. Je me levais et m’approchais d’elle. Je me mis à sa hauteur et posa ma main sur sa joue. Nous ne sommes pas à Peyredragon. S’il était arrivé quelque chose… Comprends-tu ? Je ne le supporterais pas Daena. Je n’étais pas fâchée contre elle. Ce n’était que du cinéma pour qu’elle comprenne combien elle avait agis inconsciemment. Je déposais un baiser sur son front, avant de la regarder de nouveau droit dans les yeux. Ne prends plus de tels risques Daena s’il te plait. Plus jamais. Tu ne dois pas mettre ta vie en péril. Si tu as besoin de sortir, ne le fais pas seule, sous aucun prétexte. Nous sommes en guerre et notre ennemi peut frapper à chaque instant. Je savais que mes paroles risquaient de lui faire peur, mais il n’était pas question de lui mentir. Elle était grande et il était temps qu’elle soit consciente des dangers qui nous entouraient. Nous. Elle était elle aussi en danger au vu de l’affection que nous nous portions. Je pris sa main et l’entrainais jusqu’à mon lit, sur lequel nous prîmes place. Un sourire aux lèvres, je lui fis alors Il semblerait d’ailleurs que notre cher soleil a été charmé par Peyredragon bien avant ma rencontre avec lui.  Il m’a parlé de toi, et cela semblait lui évoquer de très bons souvenirs. Dis moi Daena, que penses-tu de Roward Martell ? Je ne lui posais pas la question juste par curiosité. J’avais besoin de savoir ce qui avait pu se passer entre eux.






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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Dim 5 Juil - 13:07

Daena était intriguée. La soirée était déjà bien avancée quand on lui avait demandé de se rendre dans les appartements de Rhaenys. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'elles ne s'étaient pas retrouvées seules toutes les deux, la Reine étant particulièrement occupée et Daena se faisant un plaisir de découvrir le château et ses environs.
Après le diner, elle avait fini par rejoindre sa Reine, suivie de près par sa nouvelle ombre, une pomme dans sa main qu'elle croquait distraitement, curieuse des raisons qui l'avaient fait mander jusqu'ici. Le large sourire qu'elle arborait se fana sous le regard de Rhaenys alors qu'elle s'installait en silence sur l'un des fauteuils qu'elle lui désignait, se retenant à grand-peine de gigoter sur place tant elle se sentait soudain nerveuse.

En entendant qu'elle l'appelait Lady Velaryon, la jeune fille se figea, piquant du nez et regardant ses pieds alors que la voix de Rhaenys tranchait de ce ton qu'elle prenait habituellement pour lui parler. Son escapade était donc bien remontée à ses oreilles, il avait fallu plus de temps qu'elle ne l'avait supposé et, l'espace d'un instant, elle se demanda qui l'avait mise au courant. Orys l'avait déjà copieusement sermonnée et depuis, un garde ne la quittait plus mais, visiblement, il ne lui en avait pas parlé. Se demandant l'espace d'un instant ce qu'elle devait lui dire ou non, les mots qu'elle prononçait se gravaient dans son esprit au fer rouge. Elle avait fait du tort à Peyredragon en agissant de la sorte, voilà qui ne l'avait pour le coup pas du tout effleuré. Laissant échapper un profond soupir, la jeune fille finit par lever les yeux, fixant Rhaenys qui se relevait de son fauteuil avec une mine désolée de circonstance.

Au contact de sa main sur sa joue, elle sursauta et hocha doucement la tête, cherchant ses mots.

"Je comprends. Je n'aurais pas du faire ça je sais. Je ne pensais pas qu'ils pourraient essayer de t'atteindre toi de la sorte. Je voulais juste profiter de la liberté que je pensais encore avoir. Je me disais que tu aurais adoré être avec moi et te promener comme je l'ai fait. Mais je ne suis plus seule maintenant, j'ai toujours un garde avec moi. Il attend dehors d'ailleurs."

Le mort guerre l'avait frappée plus qu'elle ne l'aurait cru. Daena n'avait pas réalisé qu'ils en étaient déjà là, que les choses se passaient si mal, toute occupée qu'elle était à profiter des festivités. Oh bien évidemment, elle savait la situation tendue, elle avait eu l'occasion de le voir de ses propres yeux lorsqu'elle était partie avec Orys et il lui arrivait encore de se réveiller en pleine nuit, paniquée, les souvenirs refluant sans qu'elle puisse y faire quoi que ce soit. Mais le mot guerre avait quelque chose de définitif, comme s'il était impossible de revenir en arrière une fois qu'il avait été prononcé.

Le ton de Rhaenys changeait alors qu'elle continuait de lui parler et qu'elle l'embrassait même sur le front. Elle ne lui en voulait pas, elle avait juste été inquiète pour elle. Et Daena avait été assez sotte pour être une nouvelle fois une source de tracas supplémentaire alors que ce n'était pas du tout le moment, quand bien même il y aurait pu avoir un moment pour ce genre d'idioties.

C'est alors qu'elle réalisa qu'elle avait parlé du Prince de Dorne. Voilà visiblement comme elle avait appris pour son escapade mais, il ne lui avait pas tout raconté, ou alors il avait occulté les détails les plus gênants pour Daena. Sinon Rhaenys n'aurait jamais réagi de la sorte. Réprimant un soupir de soulagement, elle se figea tout de même à ses derniers propos et, sans qu'elle n'arrive à s'en empêcher, son visage prit une teinte écarlate.

"Ce que je pense de lui ? Oh euh… il m'a paru très … gentil ?"

Contrairement à son habitude, la jeune Velaryon semblait buter sur les mots et il était flagrant qu'elle était plus que mal à l'aise.

"Et avenant aussi. Et prévenant. Et amusant."

Puis, prenant une petite inspiration, elle réussit à faire enfin une phrase complète.

"Oh, il m'a dit qu'il t'avait déjà rencontré, il y a longtemps. C'était vrai ?"

Si Daena se demandait pourquoi Rhaenys lui avait posé cette question, elle n'osait pas l'interroger à haute voix. Elle avait peur de la réponse. Peut-être avait-elle outrepassé les convenances et fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Elle disait qu'il avait été charmé mais c'était peut-être juste pour voir sa réaction. Sans s'en rendre compte, la jeune Velaryon s'était mise à gigoter sur place, nerveuse.
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mer 29 Juil - 0:33


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Daena & Rhaenys, the sisters

En faisant venir Daena dans ma chambre ce soir, je ne pensais pas uniquement à la réprimander sur son attitude désinvolte. J’avais bien d’autres projets en tête, même si je me devais de passer par là avant. Elle avait été imprudente et cela aurait pu avoir de graves conséquences, pas seulement pour moi, mais pour Peyredragon tout entier. La jeune femme était d’une innocence rafraichissante et je m’en voulais de l’obliger à grandir de la sorte seulement il était important qu’elle se rende compte de son importance. Je n’aurais pu rester de marbre si quelque chose lui serait arrivé. Je m’en serais voulue bien plus qu’elle ne pouvait se l’imaginer et j’aurais remué tout Westeros et Essor pour la retrouver. Elle n’avait vraiment pas conscience de ce tout ce qu’elle représentait pour moi, et j’espérais qu’une petite conversation lui en ferait prendre conscience. Je lui fis alors la moral et bien qu’elle m’affirmait comprendre, je préférais ajouter, toujours sur un ton sévère mais plus doux que le précédent Tu es aussi libre que tu le désires sur nos terres et tes gardes peuvent te laisser la distance dont tu as besoin. Mais n’oublie pas à quelle maison tu appartiens, et qui est ton Père. Tu es la fille aînée du seigneur de Larmarck. Connais-tu l’arbre généalogique de ta famille Daena ? Que sais-tu donc sur la famille de ton Père, sur sa fratrie plus précisément ? Je ne la questionnais pas par hasard, ni pour le plaisir de le faire. Je voulais lui faire comprendre ce que j’avais découvert il n’y a que quelques années, en me penchant d’un peu plus près sur mes origines. Je savais très bien qu’elle connaissait la branche de son Père. Elle n’avait tout simplement jamais fais le rapprochement. En l’orientant de la sorte je savais qu’elle le ferait, même si jamais on ne lui avait parlé de ce lien familial que nous partageons. Mère était bien plus âgée que son Père, et ils n’avaient dû se connaitre que très peu, avant qu’elle ne soit donné en épousailles au seigneur de Peyredragon. C’était là quelque chose qu’elle n’avait pas voulu pour nous et comme Père, elle nous avait poussés à être soudés entre frère et sœur, favorisant les temps passés ensembles, même si elle nous avait élevé différemment de son fils, de son héritier.

Je laissais Daena à ses réflexions, orientant le sujet vers un point bien plus léger, mais qui m’intéressait grandement. Elle aurait tout le temps pour réfléchir à cette branche de famille que nous avions en commun. Je savais qu’elle vérifierait avant de me donner ses résultats, afin d’être certaine de ce qu’elle m’avancerait. Je lui avais appris à toujours se fier aux faits avant de tirer des conclusions qui pouvaient s’avérer hâtives. Avec le temps, elle avait parfaitement compris cette leçon, et je n’en étais pas peu fière. Elle était peut-être jeune, mais elle n’en était pas moins rusée et intelligente, bien plus qu’elle ne pouvait se l’imaginer.
Je questionnais la jeune Lady sur le second héritier de Dorne dont j’avais su le regard s’illuminer en parlant de la douce et innocente Daena. Etrangement, elle semblait en perdre tout son vocabulaire. Il était rare qu’elle parle si peu et son trouble me fit rire et sourire. Sa réserve était tellement… Rafraichissante et touchante. Pour sûr je n’avais pas l’habitude de la voir aussi peu bavarde. Je ne pouvais que m’en amuser. En la voyant gigoté de nervosité, je me décidais à la rendre bien moins sérieuse qu’elle l’était en cet instant. Je pris l’un des coussins de mon lit et lui envoyais, un grand sourire aux lèvres. Ne soit pas aussi sérieuse ! Je ne suis pas ton Père, rassures-toi ! Je suis simplement curieuse voilà tout. Mais si tu ne veux pas m’en parler, tu n’es pas obligée. Je lui fis un sourire tendre et rassurant avant d’ajouter Et tu as raison. Je l’ai rencontré alors que nous étions enfant. J’ignorais qui il était. Il combattait un pantin dans un jardin à Lancéhelion et il m’a beaucoup rappelé Orys et Aegon. Je n’ai pas pu m’empêcher de le dessiner. Mais lorsqu’il s’est retourné vers moi complètement essoufflé et le regard colérique, j’ai eu peur et je me suis enfuis dans demander mon reste. Je suis arrivée à le semer, et d’après ce qu’il m’a dit, j’avais entaché sa fierté en faisant cela. Je pense que c’était la première fois qu’une fille arrivait à le battre… La pauvre, il ne pouvait pas savoir que j’avais de l’expérience dans le domaine de la fuite. Je lâchais un rire, ne pouvant le retenir plus longtemps. Pauvre Roward. Cela était joué d’avance. Jamais le garçonnet qu’il était n’aurait pu me rattraper. J’avais laissé plus d’une garde derrière moi si souvent que je ne pouvais plus compter. Même Aegon était incapable de m’attraper si je ne le désirais pas. Orys lui avait bien vite compris qu’il ne fallait pas essayer de m’arrêter dans ma course, mais qu’il était plus simple de me rejoindre ensuite dans l’une de mes cachettes favorites. Cela lui avait toujours valut d'éviter de faire des efforts physiques qui s'avèreraient finalement inutiles.




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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mar 4 Aoû - 21:17

Daena s'était attendue à se faire sermonner. Elle l'avait su dès son retour d'escapade, même si Orys avait fait en sorte de ne pas en parler à Rhaenys. Tout finissait par arriver aux oreilles de sa grande sœur de cœur d'une façon ou d'une autre et cet épisode ne faisait que le confirmer, si elle avait encore eu des doutes.

Mais le reste des propos de la Targaryen la laissa passablement perplexe. La jeune Velaryon n'avait jamais été passionnée par la généalogie familiale. Si sa bonne mémoire l'avait bien aidée à retenir les noms et les différentes branches des hippocampes, elle ne s'était pas appesantie plus que nécessaire au cours des différentes leçons, préférant retenir les blasons que de savoir que la cousine maternelle de sa mère s'était mariée à un obscur baronnet des terres de l'Orage et qu'ils étaient morts sans descendance.
Finalement, elle avait retenu l'histoire mais avec suffisamment de difficultés pour qu'elle n'ait pas particulièrement de replonger son nez dedans.

Elle laissa alors filer, sourcils froncés et d'un ton précautionneux, ne sachant pas du tout où Rhaenys voulait en venir.

"J'ai brièvement étudié mon arbre généalogique oui. Enfin plus du coté de Mère. Du coté Velaryon c'est Père qui m'a dit ce que… comment m'avait-il dit cela déjà ? Ah oui, ce que j'avais à savoir. Et que le reste n'avait pas d'importance. Je t'avoue que je n'ai pas tout saisi quand il m'a dit ça mais tu le connais, j'ai vu que c'était une de ces fois où il était inutile de songer à discuter avec lui."

Elle se savait un lointain lien de parenté avec les Targaryen. Ils étaient tous descendants de la grande Valyria. Son Père en tirait suffisamment de fierté pour qu'elle ne risque pas de l'oublier. Se demandant l'espace d'un instant si c'était de ça dont elle voulait parler, Daena la fixa sans rien dire, une moue pensive sur le visage. Ses paroles sibyllines avait tout de même réussi à éveiller la curiosité de la jeune fille qui, tout en continuant d'arborer la moue penaude que demandaient les circonstances, se promit intérieurement d'aller fouiner dans les livres dès qu'elle en aurait l'occasion.

Avant qu'elle n'ait le temps de trop réfléchir la question, Rhaenys aborda un sujet autrement plus gênant pour la jeune fille, sa rencontre avec le prince de Dorne. A bien y réfléchir, si elle avait voulu en parler d'elle-même à quelqu'un, elle se serait tournée vers la jeune femme sans hésiter. Mais c'était quelque chose qui la gênait, sans bien qu'elle n'arrive à saisir pourquoi. Malgré tout, à la réaction de Rhaenys, Daena laissa échapper un sourire contrit, arrêtant le coussin des deux mains et le serrant contre elle avant de lâcher, à mi-voix.

"Heureusement que tu n'es pas Père, il m'aurait probablement enfermée à double tour dans ma chambre sans même chercher à savoir ce qui se serait passé. Et il se serait inquiété de l'image que j'aurais pu donner face aux Martell."

Elle n'ajouta rien pour le moment, l'écoutant avec attention parler de sa rencontre avec le dornien, un rire lui échappant alors qu'elle imaginait la scène. Elle laissa filer quelques secondes de silence avant de rétorquer, retrouvant l'espace d'un instant sa mine malicieuse habituelle.

"Il est vrai que s'il n'était pas au courant, il a du être vraiment surpris le pauvre. D'autant que tu as toujours été très douée pour disparaitre en un clin d'œil sans qu'on sache où tu pouvais bien te trouver. Mais j'avoue que j'ai du mal à l'imaginer pouvoir t'effrayer, même si tu étais plus jeune qu'aujourd'hui."

Les quelques mots qu'elle prononça furent suffisants pour que la jeune fille pique de nouveau du nez, serrant de plus belle le coussin, les joues écarlates. Se mordillant la lèvre inférieure, elle finit par se décider après avoir poussé un profond soupir.

"A dire vrai, ce n'est pas que je ne souhaite pas en parler. C'est juste que… et bien je ne sais pas trop par où commencer ou même s'il y a vraiment quelque chose d'intéressant à raconter. Je ne suis pas habituée à ce genre de… situations."

Elle jeta un regard en coin à Rhaenys, espérant qu'elle comprendrait ce qu'elle voulait dire sans arriver à trouver les mots justes. La comportement du dornien l'avait décontenancée, Daena n'ayant jamais été habituée à se retrouver aussi proche de quelqu'un, même pour quelques instants et encore moins à être taquinée de la sorte.
Et elle n'arrivait pas encore à trouver la façon de lui en parler. Peut-être que la Targaryen arriverait à l'orienter sans qu'elle n'ait l'impression d'être une petite sotte.
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 6 Aoû - 14:35


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Daena & Rhaenys, the sisters

Je me doutais bien que Daena n’avait pas regardé attentivement l’arbre généalogique du côté de son père. Elle serait venue me trouver si cela avait été le cas. Je l’orientais dans cette direction pour qu’elle comprenne d’elle-même que, dorénavant, elle devait bien faire attention à elle et à ne plus sortir sans escorte. Je ne voulais pas que de mauvaises personnes puissent lui faire du mal et lui nuire simplement pour m’atteindre. Ou pire, demander une rançon à Peyredragon contre sa vie. Parce que cette rançon, je ne pourrais accepter de la verser, même si cela signifiait condamner la vie de Daena. Oui, je l’aimais, seulement cela n’avait aucune importance lorsqu’il s’agissait de Peyredragon. Je n’étais non plus Rhaenys, mais la Reine, devant prendre des décisions pour sa nation. Il était donc plus que temps que Daena se penche sur la question et se rendre elle-même compte. Il aurait été plus simple de lui dire, oui, mais je préférais quand même qu’elle le découvre par elle-même, comme je l’avais fait il y a de cela plusieurs années. Ma mère était l’aîné de la famille Velaryon, et n’a que très peu connu et côtoyé ses cadets, qui eux non plus, n’ont pas pensé que mettre en avant leur ascendance soit important. J’imaginais sans mal qu’il y avait dû avoir de nombreuses tensions entre eux pour que cela soit passé autant sous silence. Allez savoir.

Je n’avais pas fait venir Daena pour lui parler de notre héritage commun. C’était un sujet bien plus léger, que je voulais aborder avec elle. Je me doutais bien qu’elle serait gênée. Ce n’était pas le genre de choses qu’une jeune femme de bonne famille doit parler, pas même avec les autres jeunes femmes de son rang. J’avais eu beaucoup de chances d’avoir Visenya et Aegon dans ma fratrie. Ils m’avaient parlé de tous ses secrets d’adultes avant que je m’y intéresse personnellement, sans leur concours. Je devais bien l’avouer, cela m’avait toujours passionnée et j’aimais toujours autant pouvoir profiter de compagnie dans ma couche. Depuis que nous étions au Val, je ne pouvais guère m’y adonner aussi souvent que je le faisais à Peyredragon et cela était... Déplaisant. Si je ne comptais pas aborder le sujet de la sexualité et de la luxure avec la jeune innocente, je voulais tout de même lui parler des hommes en règle générale. Sa mère ne le fera pas et après sa rencontre avec Roward, et bien je considérais qu’il était grand temps que ce soit fait.

Daena était mal à l’aise et cela m’amusait. Ce n’était pas pour me moquer d’elle, mais on aurait dit un cheval face à un dragon, s’apprêtant à le dévorer tout cru. J’essayais de détendre un peu l’atmosphère, mais elle restait… Timide ? Pudique ? Je la laissais parler, ne l’interrompant pas une seule fois. Je décortiquais chacune de ses phrases, afin d’être certaine de bien comprendre. J’éclatais franchement de rire lorsqu’elle eut finit, incapable malgré tout de mettre des mots sur des faits. Je la frappais doucement avec l’oreiller, avant de déposer un baiser sur sa joue et me lever du lit. Je servais deux verres de vin, avant de venir reprendre place en face d’elle, assisse sur les genoux. Bois, ça te détendra. Je levais mon verre, frappa contre le sien et avala tout le contenu, avant de poser la coupe vide par terre. Tu n’as jamais parlé d’amour ou de garçon avec personne ? Pas même avec ta… Demi-sœur ? J’imagine sans mal que ta Mère n’a jamais aborder le sujet avec toi. Dans la majorité des familles nobles, on estime qu’avant le mariage, une jeune fille ne doit s’intéresser à ce sujet, et surtout ne jamais en parler. Si tu veux mon avis c’est bien dommage. Comment veux-tu faire un mariage serein si tu ne sais pas ce qui t’attend ? Dis moi Daena, as-tu déjà aimé quelqu’un ? Je laissais passer quelques secondes, avant d’ajouter   Aimer quelqu’un c’est à la fois être forte et faible. Notre cœur s’emballe  rien qu’en pensant à cette personne. Nous espérons sans cesse le revoir, même si cela ne mènera jamais à rien. La nuit, nos rêves nous conduisent vers lui, vers ses baisers, ses caresses que nous imaginons tendre et aimantes. Dès qu’il est question de cette personne, nous ressentons une joie immense même si la peur nous tiraille les entrailles. Nous aimera-t-il un jour ? Ressent-il la même chose que nous ? Va-t-il nous repousser et nous éconduire ? Ces questions ne nous quittent jamais. Je parlais avec passion et expérience de tout cela. Je ne m’avançais pas, je savais parfaitement ce que cela était d’aimé. J’aimais depuis toujours Orys, et j’avais sincèrement aimé Aegon. Être amoureuse était quelque chose de merveilleux, même si cela m’apportait bien des soucis et de la peine. Je ne pouvais que souhaiter que Daena puisse un jour connaitre cela. Toute femme devrait ressentir cela ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, et même si cela n’est qu’à sens unique. Ce genre de sensations… Cela ne s’oublie pas, et aussi douloureux que cela puisse finir, ils nous permettent de grandir et de nous épanouir.

Je posais une main sur la joue de Daena, la regardant droit dans les yeux avec tendresse. Elle n'avait pas besoin de se cacher avec moi. Elle pouvait m'ouvrir son coeur, et me poser les questions qu'elle voulait. J'y répondrais, comme avait pu le faire Visenya et Aegon avec moi. Je ne lui cacherais rien. Il n'y avait aucune honte à parler de ce genre de sujets. Je préférais que la jeune Velaryon sache ce qui l'attendra plutôt qu'elle vive mal une union à venir. Elle avait dix-sept ans et plus que l'âge d'être unie à un homme. Je ne pourrais intervenir si son père décidait de la donner en épousailles. Je pouvais simplement la rassurer et l'aider dans ce rôle d'épouse à venir.


Hj ; désolée c'est pas top top




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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mar 11 Aoû - 21:37

Le temps de la tempête était passée. Rhaenys lui avait fait comprendre qu'il était aussi dangereux que stupide de s'aventurer seule dans les rues de la ville et, si la jeune fille ne s'était pas le moins du monde sentie menacée lorsqu'elle avait rencontré le Prince de Dorne, elle ne pouvait que se fier au jugement de son aînée. Après tout, la Targaryen ne faisait pas cela uniquement pour le plaisir de la contrarier, elle le savait pertinemment. Et, de toute façon Orys lui avait déjà fait la leçon, le fait d'entendre plus ou moins la même chose d'une autre personne à qui elle tenait tout autant ne pouvait que la faire réellement réfléchir.

Laissant de coté cette sombre histoire d'arbre généalogique et se promettant de s'y pencher dès que l'occasion se présenterait, le véritable sujet de discussion, celui qui mettait la jeune Velaryon encore plus mal à l'aise que sa sortie sans escorte.

Après avoir réussi tant bien que mal à aligner deux mots sans trop bafouiller, Daena se tut, fixant Rhaenys du regard et écarquillant les yeux à mesure qu'elle parlait et qu'elle lui posait des questions. Elle tenait toujours la coupe de vin pleine dans ses mains, la serrant avec forces entre ses doigts, la mine visiblement perdue alors qu'elle cherchait ses mots.

Prenant alors une profonde inspiration, elle finit par répondre, d'un ton pensif.

"Non, je n'ai jamais parlé avec personne de ce genre de choses. C'est à peine si Evaenys ose me parler et elle n'a de cesse de me répéter que mon avenir sera merveilleux et que je serais choyée par tout le monde. Nous avons parlé une fois des hommes, quand elle m'a dit qu'elle était persuadée que j'étais courtisée de toute part. Ce qui est faux bien entendu. Mais l'idée était vraiment… étonnante. Quant à Mère…"

Fronçant les sourcils, elle porta la coupe à ses lèvres et but à son tour le vin d'une traite avant de toussoter, s'étouffant à moitié.

"Je pense que je ne te surprendrais pas si je te dis qu'elle ne m'en a que très peu parlé. Elle m'a juste dit que les hommes étaient des rustres, que mon devoir une fois que mon père m'aurait choisi un mari serait de faire des héritiers mais qu'après cela, personne ne pouvait m'obliger à rien. Et que ce ne serait guère agréable de toute façon."

Le mariage de leur parents était certes un piètre exemple d'entente conjugale pour Daena mais c'était bien le seul qu'elle avait. C'était peut-être pour ça qu'elle n'avait jamais fait preuve de curiosité dans ce domaine, elle qui pourtant était réputée pour poser des questions à tout le monde sur le moindre sujet sans s'arrêter avant d'être pleinement satisfaite de la réponse.

"Je ne savais même pas qu'un mariage serein était possible à dire vrai. Tout ça me parait juste tellement… abstrait. J'ai parfois l'impression que mon entourage me voit toujours comme une petite fille qu'il faut protéger et je ne sais pas vraiment comment me situer par rapport à … tout ça. A part toi. Et Orys aussi. Ca ne fait pas beaucoup."

Esquissant une moue, elle lui tendit son verre.

"Je peux en ravoir dis ?"

Avant de reprendre, la mine un peu moins gênée, visiblement soulagée de pouvoir parler.

"Je n'ai jamais ressenti… tout ce que tu dis. Cette rencontre avec le Prince de Dorne a été étrange. J'ai eu l'impression qu'il me regardait comme une femme et pas comme une petite fille… et c'était… agréable."

Elle avait piqué du nez en parlant, jetant un regard sur ses boucles de cheveux et esquissant un sourire un peu timide, différent de ceux qu'avait pu voir Rhaenys.

"Ce n'était peut-être pas le cas, je n'en sais trop rien et, à dire vrai, ce n'est même pas important. C'était même un jeu pour lui j'ai l'impression. Et… c'est le genre de choses appréciable... je crois... enfin… tu vois ce que je veux dire ?"

Au reste des propos de Rhaenys, elle avait rougi de plus belle, se mordillant la lèvre, comme si elle n'osait pas lui répondre.

"Tu as déjà aimé quelqu'un n'est ce pas."

Ca ne sonnait pas comme une question et ce n'en était pas une. C'était une affirmation. Les mots qu'avait employés sa sœur de cœur étaient emprunts d'expérience. Elle posa sa main sur la sienne et lui rendit son sourire, réalisant que, si elle n'avait encore jamais trouvé à qui parler de ce genre de choses, c'est qu'elle n'avait juste jamais vraiment cherché. Elle était juste là, devant ses yeux.
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mar 11 Aoû - 23:02


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Daena & Rhaenys, the sisters

Je souris en voyant Daena boire d’une traite son vin et éclata franchement de rire en voyant sa réaction. Cela devait vraiment être l’une des rares fois où on lui proposait de boire comme toutes les autres jeunes femmes de son âge. Il est vrai qu’en connaissant la jeune Velaryon, on avait tendance à oublier qu’elle était autre chose qu’une jeune innocente pleine d’enthousiasme et toujours souriante. L’enfant qu’elle était jadis avait bien grandis et si elle n’avait que peu changé, elle avait tout de même changé. J’avais fait moi aussi l’erreur de ne pas le voir plus tôt, mais mieux valait tard que jamais non ? Egoïstement j’avais voulu la garder rien que moi, sans la partager avec le monde. Ce n’est pas juste pour elle, et il était temps que je répare cela. Ce dont je lui parlais, j’aurais dû l’aborder bien plus tôt avec elle. Je savais que sa Mère avait du lui mettre des idées saugrenues dans la tête et qu’elle n’aurait personne avec qui en parler. Tous ses secrets autour du plaisir charnel… je ne pouvais le comprendre. On rendait un acte agréable et empreint de plaisir si mauvais, si déprimant. On résignait les femmes à n’être que des porteuse d’héritiers, dans même leur enseigner qu’elles pouvaient ne pas seulement se résigner à cela, qu’elle pouvait être aussi des femmes. Elles avaient le droit d’avoir aussi du plaisir et du désir. Ce n’était pas simplement réserver aux hommes bien au contraire. J’étais persuadée que plus une femme était épanouie plus elle pouvait donner du plaisir à son tour. Quel gâchis vraiment que peu le sache. Je me rendais bien compte de la chance que j’avais eu de naitre dans ma famille. Daena ne l’avait pas eu, mais je pouvais rattraper le coup. Avec moi tu peux en parler. Poses-moi toutes les questions que tu veux et j’y répondrais. Et saches que ta Mère a tort sur toute la ligne. Cela n’est pas obligatoirement désagréable. Les hommes adorent s’y adonner après tout. Il faut simplement apprendre, c’est comme tout. J’haussais les épaules avant d’ajouter La question est de savoir avec qui tu préfères apprendre. Je la regardais droit dans les yeux en lui disant cela avant de me lever pour récupérer la cruche de vin. Elle allait en avoir besoin et je comptais bien lui laisser l’occasion de boire de tout son saoul si elle le désirait. Tant qu’Elle était en ma présence, elle pouvait se le permettre. J’étais là pour veiller sur elle après tout. D’ailleurs j’avais une idée qui me trottait dans la tête mais je la gardais pour plus tard.

Je l’écoutais me répondre, la resservant lorsqu’elle me le demanda, et remplissant un peu ma propre coupe. Je lui laissais quelques secondes avant de lui répondre C’est possible Daena. Mais il faut faire des efforts pour cela. Mes parents n’avaient pas un mariage parfait, mais ils se respectaient et leur mariage était serein. Mon père n’avait pas eu la chance d’être amoureux de sa femme. Il l’avait été de la Mère d’Orys, de ça, je n’en doutais pas. Il avait pris soin d’elle et avait fait venir au château son second fils lorsque Morgane était décédée. Il aurait pu l’abandonner et le traiter différemment mais il ne l’avait pas fait. Il nous avait longuement expliqué qu’Orys était notre frère au même titre qu’Aegon et que nous lui devions la même affection. Il nous avait poussés à être proches et à être toujours soudés tous les quatre. Il nous avait tous aimé de la même manière et c’était bien là la preuve de son affection pour la poissonnière. C’était pour cela d’ailleurs que si ma Mère tolérait Orys, elle ne pouvait l’aimer. Malgré cela elle n’en avait jamais voulu à mon Père et jamais je ne les avais vu se disputait. Alors oui, ils ne s’aimaient pas, mais leur mariage était quand même calme. Et tu as raison. On a tendance à oublier que tu n’es plus une enfant. Je te fais la promesse qu’à partir de maintenant je te traiterais comme la femme que tu es. Et si tu me fais confiance, nous le montrerions à tout le monde. Et cela commencera par ta posture puis ta garde robe. Si Daena voulait apparaitre comme une jeune, je l’aiderais à le devenir. Je ne pouvais pas l’empêcher de s’envoler et de s’épanouir en tant que telle. Plutôt que de la regretter, je préférais l’accompagner et l’aider dans cela. Elle le méritait, et cela me tenait à cœur. J’avais toujours pris soin d’elle, à la fois comme une sœur et une mère. Je refusais de ne plus l’être à ses yeux. De toute façon, nous parlions de Daena. Peu importe où la vie pouvait la conduire, nos sentiments l’une pour l’autre ne pouvaient pas changer.
Je riais une nouvelle fois en la voyant gênée. Si je trouvais cela distrayant, j’allais devoirs l’habituer à ne plus être embarrassée par le sujet. C’était cela aussi grandir. Elle devait gagner en assurance. Elle en possédait, même si elle l’ignorait. Il fallait simplement qu’on lui montre le chemin et qu’on la guide. . Tu le ressentiras un jour peut-être. Je te le souhaite en tout cas même si je dois te prévenir que si cela apporte beaucoup de bonheur, cela peut faire aussi énormément de mal. Ne donnes pas ton cœur à m’importe qui Daena. Soit sage et réfléchie dans ton choix… Et c’est normal d’avoir apprécié qu’un homme puisse te regarder comme une femme. Il n’y a rien de mal à vouloir plaire à la gente masculine. Tu verras lorsqu’on te fera la cour… Même s’il pourra t’arriver de douter de la sincérité de ton interlocuteur, cela restera quand même agréable. Ne te sent pas coupable d’en retirer du plaisir Je lui fis un sourire tendre, posant ma main sur son visage. Elle était encore si jeune, si naïve, si ignorante. J’avais peur pour elle, mais j’étais heureuse que sa rencontre avec le Prince de Dorne ait pu avoir été une telle révélation pour elle. Je souris tristement à son affirmation, et bus une bonne gorgée de vin avant de lui répondre. Je n’ai pas aimé quelqu’un, je les aime, même si cela n’a rien d’un conte de fée. Je te l’ai dit, aimer, c’est aussi souffrir Daena. Je t’en parle par expérience. Eela est compliqué et… Douloureux par moment, même si j’ai pu en retirer beaucoup de bonheur. Les choses n’auraient pas dû finir ainsi. Je bus une autre gorgée et me levais de mon lit, pour me rapprocher du balcon. J’écartais un pan du rideau, pour regarder vaguement le ciel étoilé. Aegon a été le deuxième homme que j’ai aimé, et Le Noire me l’a enlevé. Il devait être mon époux et le père de mes enfants. Je ne cesserais jamais de l’aimer même si n’est plus à mes côtés. Et personne ne pourra jamais le remplacer… personne. soufflais-je doucement, avant de finir ma coupe et de me retourner vers la jeune femme. Mais, tu vois aussi douloureux que cela soit-il, je ne regrette pas une seule seconde toute l’affection que j’avais pour lui. Je chérie chacun de nos souvenirs et j’y trouve la force d’avancer. Je lui fis un sourire tendre pour qu’elle ne s’inquiète pas. Je faisais petit à petit mon deuil, et je n’étais plus aussi fragile qu’avant. Quant à mon premier amour… Je ne l’ai jamais intéressé, même si jamais je n’ai cessé de l’aimer. Aujourd’hui encore il a ce pouvoir sur moi. Pour lui, je serais prête à me damner Je me rapprochais de nouveau de la jeune femme et déposais un baiser sur son front. Alors Daena, promets-moi. Promets-moi que tu ne donneras pas ton cœur à n’importe qui.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mer 12 Aoû - 11:35

Le rire de Rhaenys avait le don d'apaiser et de calmer Daena qui, sans cela, aurait fini par sautiller sur son siège sans pouvoir s'en empêcher. Une part d'elle, toute petite, était un peu vexée, se demandant si la Targaryen ne se moquait pas d'elle, mais la légèreté avec laquelle elle semblait prendre les choses était rassurante. Et les propos qu'elle laissa échapper une fois qu'elle eut recouvré un semblant de calme ne firent que rasséréner un peu plus la jeune fille, même si cela soulevait bien plus d'interrogation qu'elle ne l'aurait cru au premier abord. Elle ne put s'empêcher de pouffer de rire avant de souffler, à la fois curieusement penaude et malicieuse.

"Entendre dire que Mère a tort sur toute la ligne est quelque chose de vraiment curieux. Pourtant, je ne suis pas étonnée. Dans ce domaine en tout cas. Quand elle m'en a parlé, je me suis doutée qu'il y avait une raison pour qu'elle réagisse de façon aussi virulente, elle qui est toujours calme et posée. Mais je n'ai pas osé chercher plus loin, j'avoue que j'avais un peu peur de ce que je pouvais trouver, si ce n'était même pas pire que ce qu'elle disait."

Au reste de ses propos, elle cilla quelques secondes, fixant la jeune femme avec curiosité et, sans bien comprendre pourquoi, une certaine inquiétude.

"C'est la vrai question ça ? Réellement ? Avec qui je… je quoi ? Enfin euh… comment…"

Heureusement pour elle, Rhaenys avait de nouveau rempli sa coupe et elle y trempa de nouveau les lèvres, évitant tout de même de la boire d'une traite une nouvelle fois. La jeune fille ne buvait guère de vin, si ce n'est lors des grandes occasions. Certes, ces derniers temps, avec toutes les réjouissances auxquelles elle avait pu assister, elle avait bu bien plus que de coutume, mais c'était loin d'être devenu une chose à laquelle elle était habituée.

Elle hocha brièvement la tête quand elle lui évoqua la possibilité d'une union sereine, se demandant ce qu'aurait été la vie de Mère si elle avait pu vivre mieux son propre mariage. Fronçant légèrement les sourcils alors qu'elle réalisait que de son jeune âge elle avait peut-être parfois jugé trop durement le comportement maternel, elle laissa échapper un soupir avant de lâcher, d'un ton pensif.

"Ca m'a l'air bien compliqué. Mais en même temps, c'est comme pour le reste. Une telle union est sensée durer une vie entière, on ne peut pas ne rien faire pour que ça fonctionne. Non ?"

La promesse de Rhaenys lui arracha un sourire un peu contrit. Daena ne voulait pas lui faire le moindre reproche, bien au contraire. Elle était déjà bien aise de pouvoir lui dire les choses aussi facilement, oubliant totalement que c'était sa Reine qu'elle avait en face d'elle. Cet aspect de la Targaryen avait été totalement oublié au premier rire qui lui avait échappé et la jeune fille ne voyait que celle qu'elle essayait de rendre fière depuis des années maintenant.
Le reste n'avait aucune importance et le monde extérieur non plus en cet instant.

"Bien sûr que je te fais confiance. Mais… La posture ? La garde-robe ? Il y a donc tant que ça à changer ?"

Elle laissa échapper à nouveau un profond soupir, se demandant l'espace d'un instant si finalement elle n'aurait pas mieux fait de s'abstenir et de préférer quand tout le monde la considérait comme une enfant. Mais, alors elle qu'elle baissait les yeux, elle remarqua une boucle blonde et son sourire réapparut comme par enchantement, alors qu'elle enroulait une mèche de cheveux entre ses doigts, se rappelant à quel point elle avait pu être étonnée et flattée des remarques du dornien à ce sujet.

Hochant alors doucement la tête, elle souffla, à mi-voix.

"J'aimerais beaucoup que tu m'aides oui."

Elle écouta alors le reste de ses propos avec attention, tenant toujours sa coupe entre les mains et sirotant sagement des gorgées à mesure que Rhaenys parlait.

"Je t'avoue que je suis ridicule à avoir apprécié qu'on me complimente. C'est comme quand j'entends dire que j'ai un joli sourire. Je ne sais pas si c'est sincère ou simplement pour me faire plaisir ou que sais-je encore. Et les sentiments que j'éprouve sont alors tellement embrouillés qu'au final, je finis pas être maladroite ou gaffeuse. Dans les deux cas, je te laisse imaginer la scène. Et ma gêne…"

Levant les yeux au ciel avec une grimace comique, son attention fut pourtant de nouveau rapidement captée parce que Rhaenys lui racontait, son sourire se fanant quelque peu alors qu'elle comprenait enfin quelle avait été sa relation avec Aegon.

"Oh je n'avais pas compris que tu l'aimais… de cette façon."

La Velaryon ne s'était jamais posé de question quant aux relations qui pouvaient exister entre les membres de la fratrie Targaryen, ne prêtant aucune attention à ce qui pouvait se chuchoter dans les couloirs. Elle n'avait jamais été vraiment proche des ainées et tant que Rhaenys était heureuse, le reste ne lui importait pas vraiment, son propre code de valeurs n'étant pas réellement défini dans ce domaine.

Elle la suivit du regard alors qu'elle se levait et qu'elle regardait par la fenêtre, laissant filer quelques secondes avant de répondre, d'un ton doux.

"Je… merci de m'en avoir parlé, de partager ça avec moi. C'est quelque chose qui t'appartient et tu n'étais pas obligée de me le dire. Et je suis encore plus désolée, si c'est vraiment possible, qu'on te l'ait arraché de la sorte. Mais ça me permet de comprendre… enfin d'avoir une petite idée… à quel point ça peut être quelque chose de fort."

Elle lui rendit son sourire malgré tout, même si, l'espace d'un instant, son cœur s'était fait plus lourd en écoutant ce qu'elle lui disait. Au reste de ses propos, elle fronça les sourcils, la fixant avec curiosité, n'osant pas demander de qui elle pouvait bien parler. Elle finit par souffler, guettant la réaction de Rhaenys.

"Et il le sait ?"

Puis, alors qu'elle s'approchait d'elle et qu'elle lui embrassait le front, Daena continua, pensivement.

"Je veux bien te promettre mais j'ai comme l'impression que je ne vais pas vraiment pouvoir en décider de moi-même non ?"
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 13 Aoû - 23:08


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En parlant ainsi de la mère de Daena, je ne voulais pas lui manquer de respect, loin de là. Sa Mère était une femme agréable et les rares fois où je m’étais entretenue avec elle, cela c’était toujours bien passé. Elle était une femme admirable qui avait bien élevée sa fille. Certes, elle n’était pas parfaite, mais qui pouvait se vanter l’être ? Simplement, et bien elle se trompait au sujet des hommes et de la teneur des informations à donner à sa fille. Elle répétait sans doute le même schéma que le sien, ne se rendant pas compte que ce n’était pas saint. Plus Daena appréhendera ce moment et moins les choses se passeront bien pour elle. Elle n’aimerait sans doute jamais son époux, comme je risquais ne pas aimer celui à qui je saurais promise. Pour autant, elle n’avait pas à le craindre et à seulement donner et mettre au monde des descendants. Elle pourrait trouver du réconfort, du bonheur et du respect C’était tout le mal que je lui souhaitais, et que je me souhaitais également. Les choses ne sont pas faciles pour tout le monde. La majorité des femmes te diront que c’est quelque chose de désagréable, un mauvais moment à passer. C’est ce qu’on leur a enseigné et leurs époux n’ont jamais essayé de changer cela. C’est dommage, vraiment dommage. Elles ne se rendent surement pas compte qu’elles peuvent changer cela. j’haussais les épaules face à cette évidence que je venais de lui donner. J’arquais un sourcil avant de rigoler doucement aux balbutiements de la jeune noble. Je venais sans doute de la choquer avec les mots, et cela ne m’étonna pas vraiment. Ce que je lui proposais n’était pas « convenable », mais franchement si cela pouvait la faire se sentir mieux, alors pourquoi s’en priver ? Personne en dehors de nous deux peut être au courant. Ce n’est pas conventionnel, mais si cela peut t’apporter plus d’assurance alors nous pouvons nous arranger. Je peux te trouver un premier amant qui sera doux et attentif à toi Daena si tu le désires. Il pourra t’apprendre. Ou tu peux te préserver pour ton époux. C’est à toi de décider. Ce choix-là, je l’avais eu aussi. Aegon ne m’avait pas une seule fois forcée la main et quand je lui avais dit que je le désirais, il m’y avait fait réfléchir des jours durant pour que je sois certaine de moi. Cela avait été le cas, mais ce petit répit m’avait certifié dans mon choix. Il avait été un amant exceptionnel et un très bon professeur. Je ne regrettais pas une seule fois d’avoir rejoint sa couche. Et vu comment les choses avaient tournée, j’étais heureuse d’avoir eu l’opportunité de partager toute cette proximité avec lui.

Par expérience, je pouvais parler d’union sereine à Daena. N’avais-je pas été moi-même dans une relation sereine et épanouie ? Le trio que nous formions Vis, Ae et moi était loin d’être conventionnel, c’était indéniable et pourquoi, nous y trouvions tous du plaisir, du bonheur, du respect et beaucoup de paix. J’aimais Aegon pour ce qu’il était, sans me faire d’illusion. Et je savais qu’il m’aimait. De cela, je n’en avais douté. De la même manière, je savais parfaitement que j’étais sa favorite et que s’il ne pouvait se contenter d’une seule femme – comme je ne peux me contenter d’un seul amant – je restais celle qu’il aimait le plus. Au début, j’avais redouté la blessure que cela pourrait être pour Visenya, mais je m’en étais fait pour rien. Mon aînée avait bien des défauts, mais la jalousie n’en faisait pas partie. Ce qui faut retenir Daena, c’est que dans une union, toutes les personnes concernée doivent se mettre d’accord sur la nature de leur union et s’accepter. Si ton époux n’est pas un homme à pouvoir se contente de rester dans ta couche, tu dois l’accepter et ne pas te torturer pour cela. Rien ne t’empêche d’en faire pareil par exemple. Il suffit simplement d’en parler, mais beaucoup oublie que cela est aussi simple. Tous les époux ne pouvaient être tolérants, mais j’étais certaine qu’ils pouvaient l’être malgré tout. Mon Père se fichait que ma Mère puisse avoir d’autres hommes. Je l’avais déjà surpris surprendre justement ma Mère avec un autre homme, et cela ne l’avait pas dérangé. C’était quelque chose que tous deux toléraient venant de l’autre. Ils avaient surement parlé de cela le jour où Orys était venu vivre au château. Oh j’imaginais bien que Père n’aurait pas permis à ma Mère d’avoir des enfants avec un autre que lui, mais au moins ne lui avait-il pas interdit ce que lui se permettait. Ils se montraient discrets et cela allaient bien à l’un et à l’autre.

Daena me confia qu’elle avait adoré se sentir femme dans le regard d’un homme, et cela m’avait fait rire et sourire tendrement. Si elle voulait plaire, je pouvais l’aider à y arriver. Elle était déjà très belle, et la nature l’avait très bien gatée. Certes elle n’était la plus pulpeuse des femmes, mais elle possédait quand même quelques formes discrètes qu’elle pourrait mettre un peu plus en avant. Un homme, ce n’est pas difficile. Ils aiment les femmes bien faites, agréables au regard. Comment leur en vouloir alors que nous fonctionnions de la même manière ? Certes nous étions plus discrète, mais par les sept, je ne m’étais jamais privé de regarder un bel homme et le détailler. Je rigolais plus franchement lorsqu’elle me demanda s’il y avait tant à changer, lui faisant un signe négatif de la tête Tu veux dire si peu, plutôt. Tu es une belle jeune femme Daena. Il ne te faut que peu de choses pour tous les éblouir. Tu te tiens comme une Lady, et non comme une femme se voulant séductrice. Et tu t’habilles normalement, sans mettre en avant les atouts que tu possèdes. Si tu veux te sentir belle dans le regard des hommes et désirables, il faut que tu te mettes tout simplement un peu plus en avant. Mes tenues ne sont jamais indécentes, mais sont certainement plus attrayantes que les tiennes. Elles suggèrent, sans dévoiler. Il n’est pas question de s’habiller comme des prostituées, simplement se mettre en avant Sur ce point j’avais eu beaucoup de chance d’avoir la mère que j’avais. Visenya n’était pas vraiment féminine, si bien que Mère avait reposé tous ses espoirs sur moi et m’avait apprise à être belle sans être vulgaire. Cela, je pouvais l’enseigner à Daena si elle le désirait. Elle n’en saurait pas moins une Lady respectable. Simplement elle passerait du statut de jeune fille à jeune femme. Lorsqu’il me dit qu’elle voulait que je l’aide, je me levais pour aller ouvrir la male contenant mes robes. J’en sortais une soulignant parfaitement les courbes d’un corps, échancré sur les côtés, mais pas trop, laissant simplement entrevoir une peau clair et parfaite. Elle serait trop grande pour la jeune femme et il faudrait l’ajuster avec une ceinture. Mais déjà, elle pourrait se rendre compte du changement qu’il y aurait entre sa tenue actuelle et celle que je lui proposais. Je la posais sur le lit Prends là. Je demanderais à Korra de venir l’ajuster le jour où tu voudras la porter. Tu verras, cela changera tout. lui dis-je en lui souriant. Cette tenue était neuve, ainsi personne ne se douterait qu’elle viendrait de ma garde-robe. Daena ne se retrouverait donc pas dans une position délicate en portant une toilette que j’avais déjà exhibée le jour où elle décidera de l’enfiler. Je lui laissais le choix de quand elle le ferait. Un pas après l’autre.

Je n’étais pas étonnée que la jeune lady se sente ridicule à aimer être complimentée. Je la connaissais extrêmement bien et ce n’était pas, tout comme moi, le genre de pratiques auxquelles elle était habituée. Je n’avais été un exemple ni un modèle sur ce point là. La personne courtisée au château, jadis, était Visenya et non moi. Les hommes ne m’avaient jamais vraiment fait la cour, ni même complimenté. J’imaginais sans mal que la présence de Père, Meraxès, d’Aegon, d’Orys ou de Baâl avait tendance à intimider la gente masculine. J’avais été particulièrement surveillée au château après que j’eu été agressée dans les couloirs de notre demeure lorsque j’étais jeune et cela m’avait toujours allé. Au moins me sentais-je en sécurité en toute circonstance. Ne cherche pas à savoir si cela est intéressé ou non et acceptes les. N’est-ce pas agréable de s’entendre dire que nous sommes jolies ? Si tu y réfléchies, tu te rendras compte que ce n’est pas non plus le genre de pratiques dont je suis habituée. Je l’avoue c’est gênant de s’entendre dire que l’on est belle alors que ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude d’entendre. Ca n’en reste pas moins appréciable, même si on peut en douter. Est-ce que la nature m’avait bien faite ?oui. En étais-je aussi irrésistible et magnifique comme Visenya ? De ça, je n’en étais pas convaincue. Les hommes s’étaient toujours retournés sur mon aîné et non sur moi. Il était indéniable que si je me savais jolie, je ne m’en trouvais pas moins banale. Souvent je m’étais demandée pourquoi Aegon avait un jour décidé de poser ses yeux sur moi, se détournant légèrement de Visenya. Encore aujourd’hui, je n’avais pas la réponse à cette question, et je ne l’aurais jamais plus dorénavant.

Daena ne me posa pas de question sur les personnes que j’aimais et pour qui je me damnerais sans aucune hésitation. Elle était bien trop polie pour me questionner et ne voudrait jamais me mettre dans l’embarra. Si je lui confiais cela, c’était parce qu’elle avait ma confiance et que cela me faisait aussi du bien d’en parler un peu, de pouvoir dire tout haut ce qui pouvait me tourmenter constamment. Je souffrais de l’absence d’Aegon, et de tous mes rêves d’avenir brisés. Et je souffrais de cette distance que nous imposait Orys. Je m’attendais pas de lui qu’il m’aime de la même manière que je l’aimais, simplement qu’il redevienne ce frère à qui je pouvais tout dire et qui me réconfortait quand j’en avais besoin. Je saurais respecter les limites qu’il désirait. Simplement, plus que jamais, j’avais besoin de retrouver mon Valonqar. Si tu y penses ne serait-ce qu’un peu, tu te rendras compte que, cela tu l’as compris depuis bien longtemps Daena. Ce n’est pas quelque chose que nous avons cachés. Lui répondis-je un sourire triste aux lèvres. Si elle repensait aux regards d’Aegon posaient à chaque fois sur moi et à la manière dont je lui souriais en retour, elle y verrait tout l’amour que nous nous portions. Et, en lui disant cela, je n’avais pas peur qu’elle soit choquée ou qu’elle puisse me regarder d’une autre manière. Daena m’aimait, et me connaissait. Qui j’aimais n’avait aucune importance, tant que j’étais heureuse. Je soupirais à sa question concernant Orys. S’il savait ? Oui. Ou du moins l’avait-il su à une époque, cette même époque où m’avait repoussé assez durement, mettant entre nous un gouffre et de nombreux murs. Cela avait ma réponse à cette question muette. Il l’a su. Mais qu’importe qu’il partage ou non mes sentiments. Cela n’a pas d’importance. Tant qu’il est heureux, je serais heureuse pour lui. Je ne veux que son bonheur même si cela n’est pas avec moi. C’est ça aussi aimer lui confiais-je avant de l’embrasser sur le front. Je rigolais doucement à sa dernière question, dont elle possédait déjà la réponse, vu qu’elle me l’avait annoncé juste avant. En effet. Mais sache aussi qu’aime quelqu’un s’apprend et vient avec le temps. Comment veux-tu sincèrement aimer une personne si tu ne la connais pas finalement ? Tu ne feras qu’aimer une apparence, et non véritablement l’âme de cet être, qui serait, crois-moi sur parole, plein de défauts, des défauts que tu apprendras à accepter et à aimer lui soufflais-je, ne pouvant m'empêcher de penser à Orys. Lorsqu'on le voyait, on tombait d'abord d'admiration sur tout ce que la nature lui avait donné ;ensuite, on se rendait compte qu'il était plutôt froid, distant, et souvent colérique ; avant de comprendre qu'il possède un coeur pur, courageux, protecteur et aimant. Tout cela n'était qu'une façade cachant qui il était vraiment. Ce n'était pas la personne qu'il semblait être que j'avais toujours aimé, mais celui qu'il était réellement.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Sam 15 Aoû - 18:05

Daena laissa filer un silence pensif, réfléchissant visiblement aux propos de Rhaenys. Elle n'avait jamais songé aux relations qu'elle pourrait avoir avec un potentiel futur époux. L'idée était de toute façon trop irréelle pour songer qu'un jour elle pourrait y être réellement confrontée. Mais, avec les récents évènements, elle savait que son père ne tarderait guère à lui trouver un parti qui permettrait d'assoir les alliances de Lamarck et servir au mieux les intérêts des Targaryen. La jeune fille lui faisait une entière confiance, même si elle appréhendait grandement ce jour lorsqu'il viendrait.

"Mais si elles disent toutes ça ou presque c'est que, d'une certaine façon, ça doit être désagréable non ? Enfin, en tout cas, au début ou je ne sais pas… Pourquoi personne ne songe à changer ça ? Parce que ce n'est pas… convenable ?"

Le rire de Rhaenys ne fit qu'accentuer son incompréhension et, elle finit par la fixer alors qu'elle lui expliquait un peu plus clairement sa proposition. Il fallut tout de même quelques instants pour que la jeune Velaryon conçoive clairement ce à quoi songeait la Targaryen et, elle finit par lâcher, sourcils froncés.

"C'est stupide mais, si ça doit arriver, j'aimerais que ça… enfin que ça soit naturel. Je ne sais pas comment dire. Si ça ne doit pas être mon mari, ce serait bien qu'il ne vienne pas vers moi parce que tu lui as demandé…  mais que… enfin tu vois ce que je veux dire ? Ce serait mieux non ?"

Elle n'était vraiment pas sure de ce qu'elle était en train d'affirmer et elle était bien évidemment devenue écarlate, piquant une fois de plus du nez et regardant le bout de ses chaussures avant d'ajouter, à mi-voix.

"Mais si je ne suis pas intacte au moment du mariage, ça ne risque pas d'être… une mauvaise chose ?"

Cette question la tracassait presque plus que le reste. Elle ne voulait pas que ses parents risquent d'avoir honte d'elle, de lui reprocher quoi que ce soit, sans bien savoir si ce genre de choses pourrait faire partie des griefs qu'ils pourraient avoir contre elle, même si, pour l'heure, mis à part ses capacités à se nourrir comme quatre à table et la fréquentation d'Evaenys, Mère ne lui avait jamais vraiment rien reproché. Quant à Père, une fois qu'il s'était fait à l'idée qu'elle n'était pas née garçon, il n'avait jamais rien dit ou fait qui pouvait lui donner l'impression de ne le décevoir, bien au contraire.
L'écoutant avec attention, elle laissa filer un sourire aux propos de Rhaenys, finissant par répondre, la mine pensive.

"A t'entendre, on dirait qu'il ne suffit que de discuter pour tout se passe bien, pour que les choses s'arrangent. Ce serait aussi… facile que ça ?"

Sa grande sœur semblait particulièrement sereine en parlant de ce genre de choses. C'était dans de tels instants que Daena pouvait sentir le gouffre qui les séparait, l'expérience de la Targaryen étant de loin supérieure à celle de la jeune fille. Ca n'enlevait en rien l'affection qu'elle éprouvait pour elle, bien au contraire mais, une fois de plus, la Velaryon se sentait bien jeune et bien inexpérimentée, se demandant, l'espace d'un instant, si les choses changeraient un jour et si elle perdrait enfin cette sensation d'être plus empotée qu'autre chose.

Avouer à Rhaenys ce qu'elle avait pu ressentir en présence du dornien avait eu quelque chose de libérateur. Si elle était toujours particulièrement mal à l'aise à ce propos, elle se sentait déjà un peu mieux et pouvait se confier un peu plus, même si elle avait encore du mal à vraiment savoir ce qui allait changer. La réaction de la Targaryen lorsqu'elle demanda s'il y avait tant de choses que ça à changer lui arracha un sourire, la jeune fille étant agréablement surprise d'entendre tout ça.

Elle souffla, presque à contrecœur.

"Merci. Mais je t'avoue que j'ai un peu de mal à voir ce qui pourrait être mis en avant. Ou comment il faudrait que je me tienne."

Tout en parlant, la jeune femme bougeait d'avant en arrière, essayant de voir quelle posture adopter, avant de s'arrêter de pouffer de rire, trouvant la scène particulièrement ridicule. Reprenant alors un tant soit peu de sérieux, elle fixa Rhaenys et sa tenue, hochant doucement la tête.

"Je vois ce que tu veux dire pour les vêtements. Je pense en tout cas. Je n'y avais jamais vraiment prêté attention, même si la robe que m'avait envoyé Mère pour le bal était vraiment magnifique. Et changeait vraiment de l'ordinaire. Non pas que je n'aime pas mes tenues mais… ça changeait."

Elle la suivit du regard alors que la Targaryen se levait et piochait dans sa malle. Se redressant un peu, comme si elle pouvait mieux voir de cette façon et assouvir un peu sa curiosité, elle fixa alors la robe, son sourire se faisant incertain alors qu'elle l'effleurait du bout des doigts.

"Elle est magnifique. Tu penses vraiment que ça m'ira ? Que je n'aurais pas l'air idiote avec ?"

Rien qu'en admirant la robe, la posture de la jeune fille avait changé, sans même qu'elle ne s'en rende compte, bougeant comme pour s'adapter aux contours de la tenue. Elle essayait de s'imaginer avec et, si l'idée l'effrayait quelque peu, elle n'était pas totalement pour lui déplaire.

Reportant son attention sur Rhaenys alors qu'elles abordaient plus précisément l'effet que pouvaient avoir les compliments sur la jeune Velaryon, elle fronça des sourcils à ses propos, visiblement peu convaincue.

"Toi, pas habituée des compliments ? C'est totalement… improbable oui, voilà, c'est le mot que je cherchais."

Et pourtant, à bien y réfléchir, elle n'avait guère vu d'hommes faire la cour à Rhaenys. Elle pensait simplement ne jamais avoir été là au bon moment mais, maintenant qu'elle en parlait ce n'était peut-être pas aussi simple que cela.

"Mais oui c'est appréciable. Rien que de t'entendre me dire que je suis jolie avait quelque chose d'agréable alors qu'il n'y aucune arrière-pensée dans ce que tu me dis. Et j'espère que j'aurais l'occasion de l'entendre de nouveau, que ce soit entièrement sincère ou pas."

Daena était à ce niveau-là une jeune fille des plus normales. Elle aimait qu'on la complimente depuis toujours, ayant en plus sa petite fierté qui ne la quittait pas depuis sa plus tendre enfance. Mais, les choses évoluaient subtilement et, si elle appréciait toujours que l'on complimente ce qu'elle pouvait faire ou dire, elle réalisait peu à peu qu'elle pouvait aimer tout autant une autre forme de louanges, venant aussi de personnes bien différentes.

Lorsque Rhaenys évoqua l'amour qu'elle avait pu partager avec Aegon, Daena hocha une nouvelle fois la tête. Elle ne voulait pas trop la pousser dans ses retranchements, lui demander trop de choses à ce sujet de peur de réveiller des souvenirs trop douloureux pour elle. Mais, tant qu'elle en parlait, elle se permettait de glisser quelques mots sur eux, espérant qu'elle n'irait pas trop loin.

"C'est certain que, maintenant que tu me le dis, bien des choses étaient évidentes. Mais je n'ai jamais voulu vous importuner à essayer de trop en savoir. Vous étiez proches et heureux, c'était évident, mais on m'a rapidement fait comprendre que je n'avais pas à me mêler de ce qui ne me regardait pas."

Même si le sujet évoqué n'était pas des plus heureux, Daena n'avait pu s'empêcher de sourire à ses derniers mots. Rhaenys devait se douter que la toute jeune fille qu'elle était à l'époque avait rongé son frein et n'avait pas cherché à s'en savoir plus et, de toute façon, si elle avait compris ce qui se passait, au final, cela n'aurait pas changé grand-chose, une part d'elle continuant à envier cette proximité que Rhaenys pouvait avoir avec les siens. Et quand Rhaenys évoqua celui qu'elle aimait visiblement depuis toujours, la jeune Velaryon, fronça les sourcils. Elle n'était pas idiote et, si elle l'aimait depuis aussi longtemps elle devait bien le connaitre non ? Sauf si elle l'avait rencontré avant que Daena n'arrive à Peyredragon, c'était tout à fait possible. Secouant brièvement la tête, elle se contenta alors de souffler, avec précaution.

"Et tu penses qu'il est vraiment heureux ? Que vous ne pourriez pas être heureux ensemble ?"

Et, à ses derniers propos, elle poussa un profond soupir.

"L'amour m'a l'air d'être quelque chose de passablement complexe. C'est difficile de connaitre réellement quelqu'un, même avec le temps. J'ai déjà parfois l'impression de ne pas me connaitre moi-même quand je vois ce que je suis capable de ressentir aujourd'hui alors qu'il y a quelques années ce genre de choses ne me serait jamais venu à l'esprit. Alors comment je pourrais arriver à connaitre quelqu'un d'autre ?"
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 20 Aoû - 23:39


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

Je souriais à la réponse de Daena. Sa manière de voir les choses était franchement mignonne, et innocente au possible. Il y avait tant que choses qu’elle ne savait pas. J’étais contente qu’elle puisse en parler avec moi et qu’elle en soit de plus en plus à l’aise. C’était important à mes yeux qu’elle puisse me confier ses peurs, ses doutes et ses incompréhensions. Je n’avais pas la prétention de penser tout savoir sur le sujet mais je pouvais cependant l’aider et l’orientais. Elle aura tôt fait de le découvrir par elle-même et de se faire sa propre idée des choses. Tu t’en rendrais compte Daena, mais cela dépend avant tout de l’amant qui partage ta couche. Bien souvent les maris ne s’encombrent pas du plaisir de leur épouse. Ils prennent et s’en contentent, sans rien donner en retour. Tous les hommes n’agissent pas ainsi Daena. Ils sont rares, je ne dis pas le contraire, mais ils existent tout de même Aegon l’était. Il ne m’avait pas brusqué et il avait été d’une douceur incomparable. La première fois que j’avais partagé sa couche, il ne m’avait pas violé, il m’avait fait l’amour. Et il avait renouvelé cela un bon nombre de fois jusqu’à ce que je me sente prête à apprendre d’autres choses. Il avait laissé de côté ses désirs et son plaisir pour se consacrer uniquement au mien. Jamais il ne m’avait contrainte, et jamais il n’avait essayé de le faire. Il m’aimait bien trop pour cela et je lui en serais éternellement reconnaissance. Ce que j’avais connu, je ne pouvais pas le proposer à Daena, mais je pouvais lui trouver une autre solution, un échappatoire quelque part et je savais vers qui me tourner si elle le désirait, même si cela signifiait lui permettre d’avoir ce que je n’avais pu avoir. La décision te revient Daena, comme elle m’est revenue jadis. Je ne te propose pas de te donner au premier inconnu, mais ne t’orienter vers un homme qui saura se montrer tendre et affectueux avec toi, un homme que tu connais déjà. Ce n’est pas à moi de te dire quoi faire Daena. Peu importe ta décision, je te soutiendrais quoi qu’il puisse arriver de toute manière La jeune femme avait encore un peu de temps avant de se décider. Son père ne l’avait pas encore donné en fiançailles. Pour autant, elle devait savoir qu’une autre solution pouvait s’offrir à elle et qu’elle n’était pas obligée d’être soucieuse à ce propos. Une mauvaise chose si cela se sait Daena. As-tu entendu une seule fois parler à Peyredragon de mes frasques ? Et pourtant elles ont été nombreuses. As-tu déjà surpris Visenya en compagnie d’un homme dans un lit ? Et pourtant elle aussi y a passé un temps fou. Ce n’est pas quelque chose que tu devras crier sur tous les toits et… Tu devras prendre garde à te montrer discrète. Ton futur époux n’en saurait jamais rien. lui répondis-je doucement, relevant son visage vers le mien. Elle n’avait pas à avoir honte. Ce par quoi elle passait, je le comprenais parce que j’étais moi-même passée par là. A l’époque, je ne m’imaginais pas épouser Aegon. J’avais beaucoup hésité, ayant peur des conséquences… Et il n’y avait en avait eu aucune parce que nous nous étions montrés prudents. Oh bien sûr Orys s’en était rendu compte. Rien nous concernant ne pouvait lui échapper. Il était le seul à l’avoir compris, le seul assez proche de nous pour le voir. Ah si, il y avait eu Père, cependant il n’avait jamais vu le mal en cela. Tant que nous étions heureux et épanouis, il s’en fichait bien. Notre bonheur avait toujours été sa priorité et il n’aurait jamais essayé de nous empêcher de nous aimer. Mère elle… Elle n’en avait jamais rien su. Cela n’aurait pas été « convenable » à ses yeux, et c’est pour cela qu’elle ne l’avait jamais appris. Nous avions bien pris garde à ce qu’elle ne s’en doute pas. D’ailleurs si elle s’imaginait des choses, c’était entre Orys et moi, vu que pendant des années, je le rejoignais régulièrement la nuit. Une crainte infondée que Père avait tôt fait d’écarter en nous convoquant tous deux à des moments différents pour nos interroger sur les raisons qui me poussaient à rejoindre mon frère et qui se résumait en deux mots  «  peur » et « cauchemar ». Orys avait toujours été mon port d’ancrage et cela avait d’ailleurs toujours rendu Aegon jaloux.

Je me reconcentrais sur Daena, lui offrant l’une de mes robes. Elle aurait besoin d’être réajustée, mais elle lui irait ensuite à ravir, je n’en doutais pas. Pour l’instant . Pour l’instant tu n’y arrive pas. Mais tu verras, cela viendra naturellement avec le temps. Cela s’apprend Daena. je lui fis un sourire rassurant et maternelle. La jeune Velaryon avait tout pour plaire à un homme. Elle avait juste besoin qu’on lui indique comment s’y prendre, rien de plus. J’étais certaine que si elle demandait à sa Mère, cette dernière se ferait un plaisir de lui apprendre. J’avais beaucoup hésité avant de demandé à la mienne et je me rappelle la gêne que j’avais ressentie, une gêne qu’elle avait bien vite chassé. Même si cela lui faisait peur de me voir grandir, elle n’avait toujours voulu que mon épanouissement. Elle avait eu les larmes aux yeux en me voyant porter ma première toilette de femme, et alors même que je ne voulais pas sortir avec, elle m’avait donné le courage de le faire.  Oui j’en suis certaine. Il faut l’ajuster à ta taille, mais elle t’ira très bien et non tu ne ressembleras pas à une idiote. Tu sais, à ton retour Daena, tu devrais aller l’essayer avec ta Mère et lui dire combien la robe qu’elle t’a envoyée pour le bal était magnifique. Fais moi confiance. Dis-lui que tu as adoré ta robe et que tu serais heureuse qu’elle t’en fasse faire d’autre aussi belle. Elle le fera, et cela vous rapprochera. Je pouvais l’aider oui, mais je ne pouvais ni ne voulais remplacer sa Mère. Elle avait de la chance de l’avoir encore à ses côtés et elle devait en profiter. Elle n’était peut-être pas parfaite, mais elle l’aimait. Toute mère aime ses enfants. Il fallait que Daena fasse le premier pas, oui, mais cela se passerait bien. J’en étais certaine. Et si ce n’était pas le cas, et bien j’irais m’expliquer en personne avec elle. Si mon statut de Reine pouvait aider Daena, je n’hésiterais à pas à en user.  Je souriais en la voyant se relever pour apercevoir comment lui irait la tenue que je lui avais laissée. Elle ne s’en apercevait surement pas, mais elle ne dégageait pas la même prestance. Sa posture avait d’ailleurs changé. Je me gardais bien de lui dire. Si cela venait naturellement il aurait été stupide de lui faire remarquer et changer d’attitude. Elle était née noble, elle avait cela dans le sang.

En la voyant froncer des sourcils, j’en arquais un. Elle trouvait cela « improbable » que je ne sois pas habituée aux compliments et pourtant c’était bel et bien le cas. Visenya était courtisée, et non moi. D’une part, je n’étais que la cadette de la famille, celle qui avait le moins d’importance. Ensuite… Et bien je passais bien trop de temps ou sur le dos de Meraxès, ou en compagnie de Daena, ou à dessiner mes frères. Et les rares voyages que j’avais fait, il y avait toujours eu non loin Aegon ou Orys. Une fois un noble était venu me parler, mais étrangement il s’était ensuite bien tenu à distance de moi, et était parti précipitamment lorsque j’avais voulu m’entretenir avec lui de nouveau. Je n’avais compris que bien plus tard que cela était dû à mes frères. Cela tient en deux noms Daena : « Aegon » et « Orys ». De plus n’oublie pas que celle dont la main était à donner appartenait à Visenya. lui précisais-je un peu tristement. Avant de la perdre, je n’avais intéressé aucun homme. Soyons réalistes, ils espéraient tous se marier avec elle. Je n’aurais été qu’un second choix et je doutais que Père ait reçu de demande de fiançailles convenable me concernant. VIsenya avait été fiancée un temps. Moi jamais. Je m’étais faites à l’idée et puis, j’avais Aegon, cela me suffisait. Je l’aimais, et c’était le plus important. A présent qu’il n’était plus là et bien, les choses étaient bien différentes. Je ne me faisais pas d’illusion. Dorénavant je n’épouserais plus quelqu’un que j’aimerais même si c’était toujours ce que je m’étais imaginée. Je fis part de cela à Daena et passé sa première surprise, en y réfléchissant bien elle vit les choses sous une nouvelle perspective. En effet. Cela n’a toujours concerné qu’Aegon et moi. Continue Daena à ne pas te mêler de ce genre de choses, sauf si on te demande ton opinion. Je la mettais doucement en garde. Il y avait bien des choses pour lesquelles elle pouvait prendre part mais les histoires d’amour ou de luxure de son entourage n’en faisaient pas parties. J’acceptais de lui en parler, parce que je lui faisais confiance et que je me sentais prête à le faire. Je ne l’aurais pas fait si elle n’en avait parlé d’elle-même. J’aurais pris cela pour une offense d’ailleurs et nous n’aurions pas la même relation.

Je soupirais lorsqu’elle me demanda si Orys était heureux, et si nous ne pourrions pas l’être tous les deux, oui souriais tristement à sa conclusion. Aimer n’est pas simple en effet. Ce n’est pas quelque chose que tu peux contrôler non plus. Tu obtiendras les réponses à tes questions lorsque le temps sera venu. Je posais ma mains sur sa joue, avant d’ajouter Je ne pense pas qu’il le soit pour l’instant. Et si nous le pourrions. Simplement Daena, cela ne dépend pas de moi, mais de lui. Il n’a jamais répondu positivement à mes sentiments et je ne vais pas le forcer à m’aimer. Là n’est pas le plus important à mes yeux, je te l’ai dit. Je préfère me contenter de sa présence et cette distance qu’il nous impose, aussi difficiles peuvent-elles être par moment que de ne plus l’avoir à mes côtés. Et je ne peux pas attendre éternellement ce qui n’arrivera jamais. C’est triste, mais je ne suis plus simplement Rhaenys. Je suis désormais Reine, et je dois prendre un époux. Je la regardais droit dans les yeux, mon regard lavande s’ancrant dans ses saphirs, guettant sa réaction. Et je pense le faire avec Roward Martell. Je ne l’avais pas questionné sans raison sur le dornien. Je ne voulais pas que cette décision que je comptais prendre puisse la blesser d’aucune manière. C’était d’ailleurs pour cela que je voulais savoir si elle ne s’était pas éprise de lui. Les choses auraient alors été bien plus compliquées.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Dim 23 Aoû - 18:42

Jamais la jeune Velaryon n'aurait imaginé interrogé qui que ce soit de cette façon. Autant parce que ce genre de questions ne l'avait encore jamais effleurée que parce qu'elle ne se serait guère vue comment les formuler à haute voix sans se sentir ridicule. Oh, elle se sentait un peu idiote, ça n'allait d'ailleurs pas vraiment en s'arrangeant mais, au moins, elle pouvait sortir tout ce qui lui passait par la tête sans chercher la meilleure des formations possibles.

Et les révélations que pouvait bien lui faire Rhaenys sur l'intimité entre mari et femme n'étaient guère pour la rassurer quant à son propre avenir. Si elle ne se faisait pas d'illusions quant à ce qui pouvait s'apparenter à l'amour, elle espérait tout de même que, lorsqu'elle rencontrerait son futur époux, ils s'entendraient suffisamment pour qu'elle ne soit pas malheureuse le reste de sa vie.

"Peut-être qu'ils seraient plus nombreux si leurs épouses osaient leur parler. Enfin, c'est un sujet tellement délicat de toute façon que je n'arrive même pas comment je pourrais un jour l'aborder si je finis par me marier."

Elle laissa échapper une grimace à cette idée et un profond soupir, sachant que ce jour ne faisait que se rapprocher et, maintenant qu'elle discutait avec Rhaenys, elle se rendait compte à quel point elle ne se sentait absolument pas prête et à quel point elle ne voulait pas que son existence change. Mais elle n'y pouvait rien, c'était aussi inéluctable que le jour qui se lèverait une nouvelle fois le lendemain alors, autant essayer d'écouter les conseils de sa grande sœur de cœur pour avoir la sensation de ne pas rester les bras croisés en attendant le moment fatidique.

Fronçant les sourcils, brusquement perplexe à ses derniers mots, elle souffla, jetant un bref regard à la Targaryen.

"Quelqu'un que je connais déjà ? On dirait que tu as bien plus réfléchi à ce sujet que moi non ? Enfin, ce ne serait pas vraiment difficile vu que je n'y ai jamais vraiment pensé avant aujourd'hui. Quant à ce que tu proposes…"

Elle se mordilla la lèvre, le regard pensif.

"Je ne sais pas. Ca implique tellement de choses que je dois probablement y réfléchir. Ca semble pourtant tellement simple vu la façon dont tu en parles mais je ne veux pas avoir à regretter quoi que ce soit. Que j'accepte ou que je refuse d'ailleurs. Je ne sais pas si je suis claire."

Ca ne l'était encore pas du tout dans son esprit et elle n'était même pas sûre que de prendre le temps de songer à tout cela à tête reposée servirait vraiment à quelque chose. Mais ça valait la peine d'essayer en tout cas. Ecoutant ce que lui disait Rhaenys avec la même attention, elle hocha doucement la tête, comprenant ce qu'elle voulait lui dire.

"C'est vrai, c'est le genre de choses dont je n'avais jamais vraiment entendu parler. Donc, quoi que je décide, il faudra rester discrète. Pour ne pas heurter les gens c'est bien cela ?"

Et probablement surtout pour éviter que sa mère ne fasse un malaise si elle venait à apprendre que sa chère fille aurait perdu sa vertu sans être mariée. Ce serait probablement signer son retour directement pour Lamarck et un mariage avec le premier prétendant venu, ça, elle pouvait en être sure. Cette idée lui déplaisait fortement et elle laissa filer quelques instants de silence, perdue dans des pensées peu agréables.

Fort heureusement pour elle, Rhaenys la dérida presque instantanément en lui offrant une de ses robes. Elle était véritablement splendide et le visage de Daena s'éclaira alors qu'elle l'admirait, écoutant toujours les apprentissages de la Targaryen.

"J'espère que j'aurais les capacités pour retenir cet apprentissage. Je m'en voudrais de ne pas être à la hauteur de cette magnifique tenue. Et j'irais demander à Mère alors. J'ai été vraiment étonnée de la robe qu'elle m'avait envoyée pour le bal, c'était peut-être un message à mon attention."

L'idée lui plaisait. Peut-être que, pour une fois, elle arriverait à trouver un véritable terrain d'entente avec cette Mère si distante. Daena n'arrivait pas à comprendre la retenue qu'il y avait entre elles et elle aurait souhaité qu'il y ait une véritable affection plutôt que d'avoir l'impression de ne la voir que pour être sermonnée sur son comportement encore et toujours. A bien y réfléchir c'était peut-être la seule façon qu'avait sa Mère de la guider, d'essayer de l'orienter sur le chemin qu'elle jugeait le meilleur pour la jeune femme. Elle n'y avait encore jamais songé et, à cette pensée, elle fronça les sourcils, se demandant si elle n'était pas passée à coté de quelque chose durant toutes ces années.

Alors qu'elle s'était relevée pour essayer de deviner comment pourrait lui aller la tenue, elle resta sceptique quand Rhaenys lui expliqua qu'elle n'avait jamais été réellement courtisée. Elle la fixa quelques instants, comprenant mieux qu'elle ne l'aurait supposé quand elle évoqua les raisons avant de laisser filer, d'une voix douce.

"Pourtant, la personne qui aurait pu avoir ta main aurait été bien chanceuse. Ce que je vais dire est égoïste mais au moins, je suis heureuse que tu sois restée auprès de nous même si cela semble t'avoir attristée."

Au reste de ses propos concernant le fait de se mêler ou non de ce qui la regardait, elle hocha la tête, la mine sérieuse. C'était quelque chose qu'elle avait toujours fait et elle ne comptait pas changer.
Elle était curieuse c'était indéniable, mais elle avait depuis longtemps compris qu'il y avait des sujets dont elle ne devait pas parler. Comme venait de le dire Rhaenys, elle pouvait le savoir mais attendre qu'on vienne l'aborder avant de donner son avis sur la question.

Son soupir fit alors écho au sien. Elle n'aimait pas l'idée de savoir la Targaryen malheureuse, enfin, encore plus qu'à cause de tous les évènements survenus ces derniers mois. L'espace d'un instant, Daena eut l'impression de comprendre de qui pouvait bien parler Rhaenys mais elle avait du mal à le croire. C'était à la fois improbable et tellement évident qu'elle préféra se focaliser sur le reste de ses propos que de songer à l'identité de cet homme plus longtemps.

"Je comprends. C'est ce que tu disais. Aimer c'est aussi accepter de voir ceux qu'on aime être heureux sans nous c'est ça ?"

Quand elle lui annonça son possible mariage avec le Prince de Dorne, elle resta figée, comprenant alors un peu mieux pourquoi elle l'avait interrogée à son propos. Ne sachant pas quoi répondre alors qu'elle essayait de comprendre ce qu'elle pouvait ressentir à cette information, elle laissa filer un instant de silence, son regard accrochant alors celui de Rhaenys.

"Je… c'est une bonne chose non ? Tu avais l'air de l'apprécier et il a l'air fort sympathique."

Après l'avoir entendue parler d'amour avec autant de ferveur, il lui était difficile de l'imaginer épousant quelqu'un pour qui elle ne ressentait rien. Malheureusement, elle avait raison, elle n'était plus simplement Rhaenys mais la Reine et elle ne pouvait écouter son cœur autant qu'elle le souhaitait. Mais elle ne savait pas comment lui dire qu'elle espérait que les choses se passeraient bien, que Roward serait un bon époux et qu'elle pourrait peut-être trouver le bonheur, alors elle attrapa ses mains pour les serrer, sans la quitter des yeux.


Dernière édition par Daena Velaryon le Jeu 24 Sep - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Dim 13 Sep - 12:43


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

Daena commençait à comprendre doucement ce que je lui disais au sujet de l’amour et de la sexualité. Cela ne m’étonnait pas, car elle était loin d’être stupide. Naïve et innocente oui, mais stupide non. Personne ne lui avait parlé de ce genre de choses, alors comment aurait-elle pu le savoir ? Je me doutais bien que sa mère n’était pas du genre à évoquer ce sujet avec elle. Et Heureusement la batarde de son père ne l’avait pas fait. Je n’osais imaginer ce que la servante aurait pu lui mettre dans la tête. Ce role me revenait finalement naturellement. J’étais sa grande sœur et j’avais de l’expérience dans le domaine. Je lui parlais en connaissance de cause, comme l’avait fait avec moi Visenya et Aegon. Grace à nos discussions j’avais appris à ne plus avoir peur de ce genre de choses et j’espérais provoquer ce même genre de sentiments à la jeune Velaryon. Je voulais qu’elle soit à l’aise avec cela, et qu’elle puisse m’en parler si elle en ressentait le besoin. Je pouvais l’aider et c’était d’ailleurs ce que je lui proposais. Si elle appréhendait le sexe avec l’homme à qui elle serait donnée en épousailles, nous pouvions remédier à cela. Je connaissais de nombreux bons amants qui sauraient se montrer tendres et doux avec elle. Ou je pouvais l’orienter vers un homme qu’elle aimait beaucoup et qui saurait être patient et prévenant avec elle. Je n’y ai pas vraiment réfléchi. Cela m’est apparu simplement comme une évidence. Si tu ne désires pas te tourner vers un inconnu, je suis certaine qu’Orys ferait parfaitement l’affaire. Mais en effet, cela implique de nombreuses choses te concernant. Prend le temps qu’il te faut pour y penser Daena. Cette décision te revient. Si elle était parfaitement en âge de connaitre les plaisirs de la chair, psychologiquement, elle n’était pas encore prête, cela ne faisait aucun doute. Elle avait besoin de temps pour se faire à l’idée qu’elle n’était plus une enfant désormais, mais une femme, qui pouvait avoir la maitrise de sa sexualité si elle le désirait. Ce n’était pas qu’une affaire d’homme ou de progéniture. Il était aussi question d’épanouissement et de plaisir. Ce n’est pas pour heurter les gens qu’il faut faire preuve de discrétion, mais pour sauvegarder ton honneur et celui de ta famille. Si les hommes sont initiés très tôt au sexe, ils exigent que leurs épouses soient pures. Cela est stupide et injuste, mais c’est malgré tout la réalité. Alors Daena, si tu décides de ne pas attendre ton futur époux, vient me trouver. Elle ne pouvait pas se lancer seule, sans couvrir ses arrières. Elle n’avait pas le choix de se montrer prudente et discrète s’il elle ne voulait pas jeter de déshonneur sur les siens. Elle pouvait faire ce qui lui plaisait et prendre du bon temps oui, mais elle ne devait pas le faire stupidement, sans prendre aucune précaution. Et au-delà de la discrétion, elle devait prendre garde à ne pas tomber enceinte en dehors des liens du mariage. Elle faisait partie d’une maison noble, elle ne pouvait engendrer enfant d’un autre que son époux. Ou du moins en apparence. Rien ne l’empêcher de porter l’enfant d’un autre, tant qu’elle pouvait le faire passer pour celui qu’elle avait épousé.

Je la laissais réfléchir à tout cela et revenir vers moi lorsqu’elle se sentirait prête pour cela. Lorsqu’elle me parla de son envie d’être un peu plus considérée comme une femme, je sautais sur l’occasion pour lui offrir une robe et lui indiquer d’en parler avec sa propre mère. Même si cela me ferait plaisir de l’aider, ce rôle revenait à celle qui l’avait mise au monde. Il était important qu’elle puisse partager avec elle ces instants de complicités. Cela lui ferait autant de bien qu’à Lady Velaryon. J’avais adoré passer des heures avec la propre mère, à écouter ses conseils et quelques fois, essayer des tenues qu’elle-même avait confectionné. Cela nous avait énormément rapprochés, malgré toutes nos différences. Lorsque je repensais à elle, je me souvenais de tous ses bons moments passés, sans en ressentir le moindre regret. J’avais profondément aimé mon père et j’avais été très proche de lui. Mais j’avais aussi aimé ma mère et pu partager avec elle des instants qui m’étaient précieux. C’était tout le mal que je souhaitais à la jeune Velaryon.

Je rigolais doucement aux propos de la jeune femme qui semblait étonnée que je n’ais jamais été courtisée. Et pourtant, elle mieux que quiconque pouvait le savoir, vu tout le temps qu’elle passait en ma compagnie à Peyredragon. Elle était vraiment mignonne et sa sincérité naïve me touchait énormément. Je déposais un baiser sur sa joue avec affection, lui répondant Tu es vraiment adorable Daena. Et moi aussi je suis heureuse que nous ayons pu passer autant de temps ensembles. Et rassures-toi, je ne suis pas vraiment attristée. Au moins ais-je été libérée de toutes ses pressions. Je n’étais pas obligée de me comporter comme une parfaite lady. Je pouvais être tout simplement Rhaenys. Ce qui n’était plus le cas dorénavant. J’avais de lourdes chaines qui m’étouffaient bien souvent. Le poids des responsabilités, et du devoir, je m’en serais passée. Je comprenais cependant bien mieux mes deux aînés qui avaient dû les porter toute leur vie et la dureté dont ils avaient pu faire preuve jadis face à ma naïveté et ma vision idyllique du monde et des choses qui nous entreraient. J’avais vécu dans un cocon protecteur qui n’avait été offert qu’à moi. Je ne pouvais pas regretter cela et j’avais conscience de la chance que j’avais eue, même si elle s’était accompagnée de son lot de problèmes et de malheurs. J’avais eu la possibilité d’aimer les hommes qui faisaient battre mon cœur, sans avoir peur d’un mariage malheureux, avec un parfait inconnu. Je m’étais épanouie, le cœur léger à l’idée de ne pas être contrainte à obéir uniquement aux devoirs de ma maison, au détriment de mes sentiments. Je n’avais peut-être pas eu de retour de celui que j’avais toujours aimé sincèrement, mais j’avais pu aimer Aegon, d’une manière certes différente, mais tout aussi intensément. Je me rendais réellement compte de la chance que j’avais pu avoir. Tu as compris Daena. lui répondis-je avec un sourire sincère. Oui elle avait compris ce qu’aimait un homme pouvait réellement signifiait. Cela ressemblait énormément à l’amour que l’on pouvait porter à tous ses êtes qui nous étaient chers et dont elle faisait partie pour moi. Je savais qu’un jour, elle ne serait plus à mes côtés. Cela serait douloureux de la voir avancer sans mon aide, mais si elle était heureuse et épanouie, alors je serai heureuse pour elle.

Je l’avais interrogé sur le prince de Dorne pour être certaine que ma décision ne la heurterait pas. Je ne voulais pas sacrifier son cœur en même temps que le mien. Son silence fit montrer d’un cran mon appréhension. Ces paroles me rassurèrent, car elle m’indiquait qu’elle s’inquiétait pour moi, et pour mon bonheur. J’étais rassurée de voir qu’elle n’avait eu aucune attente ni espérance vis-à-vis de Roward Martell. Je serrais ses mains à mon tour, tout en lui répondant Ce serait une bonne chose pour notre royaume et c’est là le plus important. Et, en effet, il m’est sympathique et j’ai pu un peu le côtoyer. Au moins, n’épouserais-je pas un parfait inconnu. Roward ferait-il un bon époux ? Je n’en avais aucune idée, et cela n’avait aucune importance de toute façon. J’accomplirais mon devoir, et je mettrais mon peuple à l’abri. C’était là ce qui comptait, et uniquement ce qui comptait. J’étais Reine, et je devais agir en conséquence.





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Caractère : Ambitieuse ● Combattante ● Sans compromis ● Intègre ● Libertine ● Déterminée ● Non conventionnelle ● Charismatique ● Vengeresse ● Passionnée ● Violente avec ses ennemis
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 24 Sep - 20:31

Dire toutes ces choses à haute voix avaient au moins le don de les rendre moins effrayantes. Tout était loin d'être réglé bien évidemment, et Daena savait pertinemment que tout ne serait pas évident en un clin d'œil. Mais elle savait vers qui se tourner en cas de questions dans ce domaine, quand bien même Rhaenys semblait vouloir également la pousser pour parler à sa mère. Cette idée la laissait passablement perplexe même si elle ne préférait pas trop la développer à haute voix. Après tout, elle avait la chance de pouvoir se confier à elle, peut-être devrait-elle la saisir et essayer avant de se dire que c'était l'idée la plus saugrenue qu'elle n'avait jamais entendue. Et puis, en attendant, elle avait sa grande sœur de cœur qui lui donnait l'impression que rien de ce qu'elle pouvait dire en cet instant n'était grave ou déplacé.

Lorsqu'elle évoqua l'idée de lui trouver un amant pour qu'elle connaisse les choses de l'amour, la jeune Velaryon sentit le rouge lui monter aux joues, d'autant que Rhaenys semblait exactement savoir à qui elle pensait pour elle. Elle prononça alors le nom d'Orys et l'hippocampe la fixa, les yeux écarquillés et la bouche légèrement entrouverte, essayant d'être bien sûre qu'elle avait compris ce que Rhaenys lui disait. Et puis, sans bien savoir pourquoi, elle laissa échapper un fou rire nerveux, incapable de se contrôler. Il lui fallut de longues secondes pour arriver à reprendre une contenance et à retrouver son calme, prenant de profondes inspirations.

"Oh non pas Orys. Ce serait… enfin… non. Je ne sais même pas comment dire ça mais ce serait vraiment la dernière personne qui me serait venue à l'esprit pour ce genre de choses."

Oh elle avait une affection profonde et sincère envers le Baratheon et une part d'elle s'était probablement amourachée de lui comme les jeunes damoiselles s'amourachent des chevaliers blancs en armure. Mais de là à songer à autre chose avec lui… C'était tout simplement inconcevable et l'idée même la fit rougir de plus belle alors qu'elle prenait une profonde inspiration, retrouvant tout de même son sérieux.

"Je viendrais te trouver si je change d'avis. Enfin, je ne changerais pas d'avis en ce qui concerne Orys mais si je ressens le besoin de… enfin, tu vois ce que je veux dire ? J'imagine que tu ne t'es pas posé autant de question toi non ?"

Elle se mordilla pensivement la lèvre au reste de ses propos et hocha doucement la tête, la mine un rien plus sérieuse.

"Je ne voudrais pas que ma famille ait à subir les conséquences si finalement j'ai envie de découvrir ce genre de choses. Et je voudrais encore moins que Peyredragon ait à pâtir de ce genre de choses. Si ça doit arriver donc, je serais discrète."

Daena était tout de même peu convaincue que ce genre d'occasion se présenterait. Elle se sentait bien trop gauche pour s'imaginer plaire à un homme de la façon dont parlait Rhaenys. L'idée la troublait pourtant et elle hésita quelques instants avant d'en faire part à la Targaryen.

"Tu sais, ce n'est de toute façon pas près d'arriver je pense. Si Roward m'a prêté quelque attention, ce n'était pas sérieux et je ne suis pas persuadée d'être à même d'intéresser un homme de cette façon… pour de vrai."

Elle était tout de même heureuse de parler de ses envies de ne plus être considérée comme une enfant. C'était pour elle la première étape avant de se voir elle-même réellement comme une femme. Il lui faudrait un peu de temps, c'était certain mais, avec l'aide de Rhaenys et peut-être celle de sa propre mère, peut-être les choses changeraient plus simplement qu'elle ne l'aurait supposé. Laissant la robe de coté après avoir montré des remerciements plus que sincères à l'attention de la Targaryen, Daena l'écouta avec une attention mêlée de scepticisme quand elle lui avoua n'avoir jamais été réellement courtisée. L'idée avait quelque chose de tellement saugrenu qu'elle n'arrivait toujours pas à l'admettre, quoi qu'en dise la jeune femme.

"Je suis heureuse que tu aies pu être toi pour de vrai. Même si je sais que ce n'est plus vraiment le cas, au moins tu sauras ce que c'est de ressentir ce genre de choses."

A la réflexion, Daena se demandait si c'était vraiment une bonne chose. Rhaenys ne savait qu'encore plus cruellement ce qu'elle avait perdu en devenant Reine, en plus de son frère et de sa sœur.
Elle effleura sa joue doucement avant de hocher doucement la tête lorsqu'elles se mirent toutes les deux à parler d'amour. L'idée était particulièrement abstraite mais, à mesure qu'elle parlait avec la dragonne, elle commençait enfin à avoir l'impression de saisir ce qui se passait. A sa réponse, elle fronça les sourcils, soufflant, d'un ton pensif.

"Mais, ça doit être particulièrement compliqué à faire non ? Ca demande de s'oublier complètement soi-même et ses propres sentiments."

Rhaenys lui expliqua alors pourquoi elle avait parlé de Roward en premier lieu. L'idée qu'ils se marient avait quelque chose d'abstrait et le resterait probablement tant qu'elle ne le verrait pas de ses yeux. Mais, avant tout, c'était le bien-être de la Targaryen qui la préoccupait avant tout le reste.

"Ce sera vraiment une bonne chose pour le Royaume ? Et enfin… si on oublie un instant que tu es la Reine, juste une seconde, ça te fait quoi à toi ?"

La question était délicate, elle le savait et il était possible qu'elle lui dise que ça n'avait pas d'importance, qu'elle ne cesserait jamais d'être la Reine, même l'espace d'un instant. Pourtant, elle se rappelait leur conversation avant qu'elles ne quittent Peyredragon et quand la jeune hippocampe s'était promis de tout faire pour qu'elle n'oublie pas qu'elle était encore et toujours Rhaenys.
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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mer 7 Oct - 19:38


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

J’arquais un sourcil à la réaction de Daena lorsque je lui parlais d’Orys. Ses yeux s’étaient écarquillés, comme si ce que je venais de lui dire était la chose la plus insensée du monde. Pourtant, ça ne l’était pas, loin de là même. Mais comme je lui avais dit, c’était à elle de faire ses propres choix, surtout sur ce sujet. Je ne répondais rien à ses propos. Comme elle dit si bien après, si elle changerait d’avis, elle savait où me trouver après tout. Elle avait le temps d’y repenser et de me revenir vers moi si cela était nécessaire après tout. J’avais pour l’heure fait le tour du sujet avec elle et l’avais bien mise en garde contre les dangers qui pourraient se produire si jamais elle venait à passer le cap. Elle devait bien faire attention et à présent qu’elle en était consciente, mon rôle s’arrêtait là sur ce sujet. Pour le reste, elle devait en parler à sa mère et y réfléchir. Je pouvais l’aider oui, mais je n’étais pas celle qui l’avait mise au monde, celle dont elle avait véritablement besoin finalement.

J’évoquais ensuite avec elle le sujet de Roward afin d’être certain qu’aucun problème n’arriverait si je l’épousais. Je ne voulais pas qu’elle se sente mal, gênée, ou d’être la cause de sa première peine de cœur. Je tenais bien trop à elle pour ça, même si, si je n’avais pas le choix, le bien de notre royaume passerait avant ses états d’âme. J’étais désormais Reine, et ce que je désirais ne pesait pas lourd sur la balance. Ce qui importait, c’était nos sujets, et leurs devenirs. Dorne m’apparaissait, en cela, la meilleure option, le meilleur parti auquel je pouvais me lier. Il y avait aussi le Val, mais j’avais bon espoir qu’Orys puisse placer nos pions de ce côté-là, même s’il n’avait aucune obligation. Comme je lui avais dit, le choix lui revenait finalement. Je ne voulais pas le voir avec une autre femme, mais j’avais conscience que Peyredragon n’avait que très peu de parti dorénavant à proposer. Et pour consolider notre position, nous avions besoin d’union maritale. Rien ne nous empêcher ensuite d’écarter l’autre parti plus tard. Mais en attendant, notre géopolitique n’était pas assez stade. J’allais répondre à Daena, mais on frappa à ma porte. Encore. Je me levais et écoutais mon garde. Il restait encore des détails à régler et ma présence était nécessaire. Je leur indiquais que j’arrivais tout de suite, et me tournais vers Daena. Je suis désolée, je dois y aller. Je déposais un léger baiser sur son front avant de m’éloigner et de la laisser.




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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   

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