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Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Dim 5 Juil - 0:16


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

J’attendais tranquillement en dessinant sur le balcon de la chambre que j’occupais à Goeville. Plus tôt, j’avais fait demandé Daena par l’un de mes gardes, lui indiquant bien que si elle était occupée, je pouvais attendre sans soucis. Je venais tout juste de finir un repas tardif, n’ayant pas eu le temps de me rendre dans la salle de banquet pour diner avec tout le monde. J’avais eu bien du travail dont j’avais voulu absolument m’acquitter avant de recevoir la jeune Velaryon. Je rentrais dans la pièce en entendant plusieurs coups frappés à ma porte. Je posais mon carnet de croquis sur le bureau, ainsi que mon crayon de dessin. J’enfilais une robe de nuit par-dessus la tenue légère que je portais, puis allais ouvrir la porte. Je remerciais le garde d’un signe de tête et fis entrer la jeune femme. Sans attendre, je lui désignais d’un regard sévère l’un des fauteuils présents. Je m’installais en face de lui et attendis quelques minutes avant de rompre le silence. Lady Velaryon. J’ai ouï dire que vous avez été vu sans escorte hors de ce château Je pris une voix et une posture intransigeante, lui faisant comprendre que j’étais fâchée contre elle et son attitude. . Non seulement vous vous êtes mis en danger, mais Peyredragon également. A quoi avez-vous pensé ? Il aurait pu vous arriver n’importe quoi ! Vous avez eu beaucoup de chance de croiser Messire Roward Martell et qu’il ait pris soin de vous. Je me levais et m’approchais d’elle. Je me mis à sa hauteur et posa ma main sur sa joue. Nous ne sommes pas à Peyredragon. S’il était arrivé quelque chose… Comprends-tu ? Je ne le supporterais pas Daena. Je n’étais pas fâchée contre elle. Ce n’était que du cinéma pour qu’elle comprenne combien elle avait agis inconsciemment. Je déposais un baiser sur son front, avant de la regarder de nouveau droit dans les yeux. Ne prends plus de tels risques Daena s’il te plait. Plus jamais. Tu ne dois pas mettre ta vie en péril. Si tu as besoin de sortir, ne le fais pas seule, sous aucun prétexte. Nous sommes en guerre et notre ennemi peut frapper à chaque instant. Je savais que mes paroles risquaient de lui faire peur, mais il n’était pas question de lui mentir. Elle était grande et il était temps qu’elle soit consciente des dangers qui nous entouraient. Nous. Elle était elle aussi en danger au vu de l’affection que nous nous portions. Je pris sa main et l’entrainais jusqu’à mon lit, sur lequel nous prîmes place. Un sourire aux lèvres, je lui fis alors Il semblerait d’ailleurs que notre cher soleil a été charmé par Peyredragon bien avant ma rencontre avec lui.  Il m’a parlé de toi, et cela semblait lui évoquer de très bons souvenirs. Dis moi Daena, que penses-tu de Roward Martell ? Je ne lui posais pas la question juste par curiosité. J’avais besoin de savoir ce qui avait pu se passer entre eux.






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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mer 29 Juil - 0:33


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

En faisant venir Daena dans ma chambre ce soir, je ne pensais pas uniquement à la réprimander sur son attitude désinvolte. J’avais bien d’autres projets en tête, même si je me devais de passer par là avant. Elle avait été imprudente et cela aurait pu avoir de graves conséquences, pas seulement pour moi, mais pour Peyredragon tout entier. La jeune femme était d’une innocence rafraichissante et je m’en voulais de l’obliger à grandir de la sorte seulement il était important qu’elle se rende compte de son importance. Je n’aurais pu rester de marbre si quelque chose lui serait arrivé. Je m’en serais voulue bien plus qu’elle ne pouvait se l’imaginer et j’aurais remué tout Westeros et Essor pour la retrouver. Elle n’avait vraiment pas conscience de ce tout ce qu’elle représentait pour moi, et j’espérais qu’une petite conversation lui en ferait prendre conscience. Je lui fis alors la moral et bien qu’elle m’affirmait comprendre, je préférais ajouter, toujours sur un ton sévère mais plus doux que le précédent Tu es aussi libre que tu le désires sur nos terres et tes gardes peuvent te laisser la distance dont tu as besoin. Mais n’oublie pas à quelle maison tu appartiens, et qui est ton Père. Tu es la fille aînée du seigneur de Larmarck. Connais-tu l’arbre généalogique de ta famille Daena ? Que sais-tu donc sur la famille de ton Père, sur sa fratrie plus précisément ? Je ne la questionnais pas par hasard, ni pour le plaisir de le faire. Je voulais lui faire comprendre ce que j’avais découvert il n’y a que quelques années, en me penchant d’un peu plus près sur mes origines. Je savais très bien qu’elle connaissait la branche de son Père. Elle n’avait tout simplement jamais fais le rapprochement. En l’orientant de la sorte je savais qu’elle le ferait, même si jamais on ne lui avait parlé de ce lien familial que nous partageons. Mère était bien plus âgée que son Père, et ils n’avaient dû se connaitre que très peu, avant qu’elle ne soit donné en épousailles au seigneur de Peyredragon. C’était là quelque chose qu’elle n’avait pas voulu pour nous et comme Père, elle nous avait poussés à être soudés entre frère et sœur, favorisant les temps passés ensembles, même si elle nous avait élevé différemment de son fils, de son héritier.

Je laissais Daena à ses réflexions, orientant le sujet vers un point bien plus léger, mais qui m’intéressait grandement. Elle aurait tout le temps pour réfléchir à cette branche de famille que nous avions en commun. Je savais qu’elle vérifierait avant de me donner ses résultats, afin d’être certaine de ce qu’elle m’avancerait. Je lui avais appris à toujours se fier aux faits avant de tirer des conclusions qui pouvaient s’avérer hâtives. Avec le temps, elle avait parfaitement compris cette leçon, et je n’en étais pas peu fière. Elle était peut-être jeune, mais elle n’en était pas moins rusée et intelligente, bien plus qu’elle ne pouvait se l’imaginer.
Je questionnais la jeune Lady sur le second héritier de Dorne dont j’avais su le regard s’illuminer en parlant de la douce et innocente Daena. Etrangement, elle semblait en perdre tout son vocabulaire. Il était rare qu’elle parle si peu et son trouble me fit rire et sourire. Sa réserve était tellement… Rafraichissante et touchante. Pour sûr je n’avais pas l’habitude de la voir aussi peu bavarde. Je ne pouvais que m’en amuser. En la voyant gigoté de nervosité, je me décidais à la rendre bien moins sérieuse qu’elle l’était en cet instant. Je pris l’un des coussins de mon lit et lui envoyais, un grand sourire aux lèvres. Ne soit pas aussi sérieuse ! Je ne suis pas ton Père, rassures-toi ! Je suis simplement curieuse voilà tout. Mais si tu ne veux pas m’en parler, tu n’es pas obligée. Je lui fis un sourire tendre et rassurant avant d’ajouter Et tu as raison. Je l’ai rencontré alors que nous étions enfant. J’ignorais qui il était. Il combattait un pantin dans un jardin à Lancéhelion et il m’a beaucoup rappelé Orys et Aegon. Je n’ai pas pu m’empêcher de le dessiner. Mais lorsqu’il s’est retourné vers moi complètement essoufflé et le regard colérique, j’ai eu peur et je me suis enfuis dans demander mon reste. Je suis arrivée à le semer, et d’après ce qu’il m’a dit, j’avais entaché sa fierté en faisant cela. Je pense que c’était la première fois qu’une fille arrivait à le battre… La pauvre, il ne pouvait pas savoir que j’avais de l’expérience dans le domaine de la fuite. Je lâchais un rire, ne pouvant le retenir plus longtemps. Pauvre Roward. Cela était joué d’avance. Jamais le garçonnet qu’il était n’aurait pu me rattraper. J’avais laissé plus d’une garde derrière moi si souvent que je ne pouvais plus compter. Même Aegon était incapable de m’attraper si je ne le désirais pas. Orys lui avait bien vite compris qu’il ne fallait pas essayer de m’arrêter dans ma course, mais qu’il était plus simple de me rejoindre ensuite dans l’une de mes cachettes favorites. Cela lui avait toujours valut d'éviter de faire des efforts physiques qui s'avèreraient finalement inutiles.




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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 6 Aoû - 14:35


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

Je me doutais bien que Daena n’avait pas regardé attentivement l’arbre généalogique du côté de son père. Elle serait venue me trouver si cela avait été le cas. Je l’orientais dans cette direction pour qu’elle comprenne d’elle-même que, dorénavant, elle devait bien faire attention à elle et à ne plus sortir sans escorte. Je ne voulais pas que de mauvaises personnes puissent lui faire du mal et lui nuire simplement pour m’atteindre. Ou pire, demander une rançon à Peyredragon contre sa vie. Parce que cette rançon, je ne pourrais accepter de la verser, même si cela signifiait condamner la vie de Daena. Oui, je l’aimais, seulement cela n’avait aucune importance lorsqu’il s’agissait de Peyredragon. Je n’étais non plus Rhaenys, mais la Reine, devant prendre des décisions pour sa nation. Il était donc plus que temps que Daena se penche sur la question et se rendre elle-même compte. Il aurait été plus simple de lui dire, oui, mais je préférais quand même qu’elle le découvre par elle-même, comme je l’avais fait il y a de cela plusieurs années. Ma mère était l’aîné de la famille Velaryon, et n’a que très peu connu et côtoyé ses cadets, qui eux non plus, n’ont pas pensé que mettre en avant leur ascendance soit important. J’imaginais sans mal qu’il y avait dû avoir de nombreuses tensions entre eux pour que cela soit passé autant sous silence. Allez savoir.

Je n’avais pas fait venir Daena pour lui parler de notre héritage commun. C’était un sujet bien plus léger, que je voulais aborder avec elle. Je me doutais bien qu’elle serait gênée. Ce n’était pas le genre de choses qu’une jeune femme de bonne famille doit parler, pas même avec les autres jeunes femmes de son rang. J’avais eu beaucoup de chances d’avoir Visenya et Aegon dans ma fratrie. Ils m’avaient parlé de tous ses secrets d’adultes avant que je m’y intéresse personnellement, sans leur concours. Je devais bien l’avouer, cela m’avait toujours passionnée et j’aimais toujours autant pouvoir profiter de compagnie dans ma couche. Depuis que nous étions au Val, je ne pouvais guère m’y adonner aussi souvent que je le faisais à Peyredragon et cela était... Déplaisant. Si je ne comptais pas aborder le sujet de la sexualité et de la luxure avec la jeune innocente, je voulais tout de même lui parler des hommes en règle générale. Sa mère ne le fera pas et après sa rencontre avec Roward, et bien je considérais qu’il était grand temps que ce soit fait.

Daena était mal à l’aise et cela m’amusait. Ce n’était pas pour me moquer d’elle, mais on aurait dit un cheval face à un dragon, s’apprêtant à le dévorer tout cru. J’essayais de détendre un peu l’atmosphère, mais elle restait… Timide ? Pudique ? Je la laissais parler, ne l’interrompant pas une seule fois. Je décortiquais chacune de ses phrases, afin d’être certaine de bien comprendre. J’éclatais franchement de rire lorsqu’elle eut finit, incapable malgré tout de mettre des mots sur des faits. Je la frappais doucement avec l’oreiller, avant de déposer un baiser sur sa joue et me lever du lit. Je servais deux verres de vin, avant de venir reprendre place en face d’elle, assisse sur les genoux. Bois, ça te détendra. Je levais mon verre, frappa contre le sien et avala tout le contenu, avant de poser la coupe vide par terre. Tu n’as jamais parlé d’amour ou de garçon avec personne ? Pas même avec ta… Demi-sœur ? J’imagine sans mal que ta Mère n’a jamais aborder le sujet avec toi. Dans la majorité des familles nobles, on estime qu’avant le mariage, une jeune fille ne doit s’intéresser à ce sujet, et surtout ne jamais en parler. Si tu veux mon avis c’est bien dommage. Comment veux-tu faire un mariage serein si tu ne sais pas ce qui t’attend ? Dis moi Daena, as-tu déjà aimé quelqu’un ? Je laissais passer quelques secondes, avant d’ajouter   Aimer quelqu’un c’est à la fois être forte et faible. Notre cœur s’emballe  rien qu’en pensant à cette personne. Nous espérons sans cesse le revoir, même si cela ne mènera jamais à rien. La nuit, nos rêves nous conduisent vers lui, vers ses baisers, ses caresses que nous imaginons tendre et aimantes. Dès qu’il est question de cette personne, nous ressentons une joie immense même si la peur nous tiraille les entrailles. Nous aimera-t-il un jour ? Ressent-il la même chose que nous ? Va-t-il nous repousser et nous éconduire ? Ces questions ne nous quittent jamais. Je parlais avec passion et expérience de tout cela. Je ne m’avançais pas, je savais parfaitement ce que cela était d’aimé. J’aimais depuis toujours Orys, et j’avais sincèrement aimé Aegon. Être amoureuse était quelque chose de merveilleux, même si cela m’apportait bien des soucis et de la peine. Je ne pouvais que souhaiter que Daena puisse un jour connaitre cela. Toute femme devrait ressentir cela ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, et même si cela n’est qu’à sens unique. Ce genre de sensations… Cela ne s’oublie pas, et aussi douloureux que cela puisse finir, ils nous permettent de grandir et de nous épanouir.

Je posais une main sur la joue de Daena, la regardant droit dans les yeux avec tendresse. Elle n'avait pas besoin de se cacher avec moi. Elle pouvait m'ouvrir son coeur, et me poser les questions qu'elle voulait. J'y répondrais, comme avait pu le faire Visenya et Aegon avec moi. Je ne lui cacherais rien. Il n'y avait aucune honte à parler de ce genre de sujets. Je préférais que la jeune Velaryon sache ce qui l'attendra plutôt qu'elle vive mal une union à venir. Elle avait dix-sept ans et plus que l'âge d'être unie à un homme. Je ne pourrais intervenir si son père décidait de la donner en épousailles. Je pouvais simplement la rassurer et l'aider dans ce rôle d'épouse à venir.


Hj ; désolée c'est pas top top




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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mar 11 Aoû - 23:02


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Daena & Rhaenys, the sisters

Je souris en voyant Daena boire d’une traite son vin et éclata franchement de rire en voyant sa réaction. Cela devait vraiment être l’une des rares fois où on lui proposait de boire comme toutes les autres jeunes femmes de son âge. Il est vrai qu’en connaissant la jeune Velaryon, on avait tendance à oublier qu’elle était autre chose qu’une jeune innocente pleine d’enthousiasme et toujours souriante. L’enfant qu’elle était jadis avait bien grandis et si elle n’avait que peu changé, elle avait tout de même changé. J’avais fait moi aussi l’erreur de ne pas le voir plus tôt, mais mieux valait tard que jamais non ? Egoïstement j’avais voulu la garder rien que moi, sans la partager avec le monde. Ce n’est pas juste pour elle, et il était temps que je répare cela. Ce dont je lui parlais, j’aurais dû l’aborder bien plus tôt avec elle. Je savais que sa Mère avait du lui mettre des idées saugrenues dans la tête et qu’elle n’aurait personne avec qui en parler. Tous ses secrets autour du plaisir charnel… je ne pouvais le comprendre. On rendait un acte agréable et empreint de plaisir si mauvais, si déprimant. On résignait les femmes à n’être que des porteuse d’héritiers, dans même leur enseigner qu’elles pouvaient ne pas seulement se résigner à cela, qu’elle pouvait être aussi des femmes. Elles avaient le droit d’avoir aussi du plaisir et du désir. Ce n’était pas simplement réserver aux hommes bien au contraire. J’étais persuadée que plus une femme était épanouie plus elle pouvait donner du plaisir à son tour. Quel gâchis vraiment que peu le sache. Je me rendais bien compte de la chance que j’avais eu de naitre dans ma famille. Daena ne l’avait pas eu, mais je pouvais rattraper le coup. Avec moi tu peux en parler. Poses-moi toutes les questions que tu veux et j’y répondrais. Et saches que ta Mère a tort sur toute la ligne. Cela n’est pas obligatoirement désagréable. Les hommes adorent s’y adonner après tout. Il faut simplement apprendre, c’est comme tout. J’haussais les épaules avant d’ajouter La question est de savoir avec qui tu préfères apprendre. Je la regardais droit dans les yeux en lui disant cela avant de me lever pour récupérer la cruche de vin. Elle allait en avoir besoin et je comptais bien lui laisser l’occasion de boire de tout son saoul si elle le désirait. Tant qu’Elle était en ma présence, elle pouvait se le permettre. J’étais là pour veiller sur elle après tout. D’ailleurs j’avais une idée qui me trottait dans la tête mais je la gardais pour plus tard.

Je l’écoutais me répondre, la resservant lorsqu’elle me le demanda, et remplissant un peu ma propre coupe. Je lui laissais quelques secondes avant de lui répondre C’est possible Daena. Mais il faut faire des efforts pour cela. Mes parents n’avaient pas un mariage parfait, mais ils se respectaient et leur mariage était serein. Mon père n’avait pas eu la chance d’être amoureux de sa femme. Il l’avait été de la Mère d’Orys, de ça, je n’en doutais pas. Il avait pris soin d’elle et avait fait venir au château son second fils lorsque Morgane était décédée. Il aurait pu l’abandonner et le traiter différemment mais il ne l’avait pas fait. Il nous avait longuement expliqué qu’Orys était notre frère au même titre qu’Aegon et que nous lui devions la même affection. Il nous avait poussés à être proches et à être toujours soudés tous les quatre. Il nous avait tous aimé de la même manière et c’était bien là la preuve de son affection pour la poissonnière. C’était pour cela d’ailleurs que si ma Mère tolérait Orys, elle ne pouvait l’aimer. Malgré cela elle n’en avait jamais voulu à mon Père et jamais je ne les avais vu se disputait. Alors oui, ils ne s’aimaient pas, mais leur mariage était quand même calme. Et tu as raison. On a tendance à oublier que tu n’es plus une enfant. Je te fais la promesse qu’à partir de maintenant je te traiterais comme la femme que tu es. Et si tu me fais confiance, nous le montrerions à tout le monde. Et cela commencera par ta posture puis ta garde robe. Si Daena voulait apparaitre comme une jeune, je l’aiderais à le devenir. Je ne pouvais pas l’empêcher de s’envoler et de s’épanouir en tant que telle. Plutôt que de la regretter, je préférais l’accompagner et l’aider dans cela. Elle le méritait, et cela me tenait à cœur. J’avais toujours pris soin d’elle, à la fois comme une sœur et une mère. Je refusais de ne plus l’être à ses yeux. De toute façon, nous parlions de Daena. Peu importe où la vie pouvait la conduire, nos sentiments l’une pour l’autre ne pouvaient pas changer.
Je riais une nouvelle fois en la voyant gênée. Si je trouvais cela distrayant, j’allais devoirs l’habituer à ne plus être embarrassée par le sujet. C’était cela aussi grandir. Elle devait gagner en assurance. Elle en possédait, même si elle l’ignorait. Il fallait simplement qu’on lui montre le chemin et qu’on la guide. . Tu le ressentiras un jour peut-être. Je te le souhaite en tout cas même si je dois te prévenir que si cela apporte beaucoup de bonheur, cela peut faire aussi énormément de mal. Ne donnes pas ton cœur à m’importe qui Daena. Soit sage et réfléchie dans ton choix… Et c’est normal d’avoir apprécié qu’un homme puisse te regarder comme une femme. Il n’y a rien de mal à vouloir plaire à la gente masculine. Tu verras lorsqu’on te fera la cour… Même s’il pourra t’arriver de douter de la sincérité de ton interlocuteur, cela restera quand même agréable. Ne te sent pas coupable d’en retirer du plaisir Je lui fis un sourire tendre, posant ma main sur son visage. Elle était encore si jeune, si naïve, si ignorante. J’avais peur pour elle, mais j’étais heureuse que sa rencontre avec le Prince de Dorne ait pu avoir été une telle révélation pour elle. Je souris tristement à son affirmation, et bus une bonne gorgée de vin avant de lui répondre. Je n’ai pas aimé quelqu’un, je les aime, même si cela n’a rien d’un conte de fée. Je te l’ai dit, aimer, c’est aussi souffrir Daena. Je t’en parle par expérience. Eela est compliqué et… Douloureux par moment, même si j’ai pu en retirer beaucoup de bonheur. Les choses n’auraient pas dû finir ainsi. Je bus une autre gorgée et me levais de mon lit, pour me rapprocher du balcon. J’écartais un pan du rideau, pour regarder vaguement le ciel étoilé. Aegon a été le deuxième homme que j’ai aimé, et Le Noire me l’a enlevé. Il devait être mon époux et le père de mes enfants. Je ne cesserais jamais de l’aimer même si n’est plus à mes côtés. Et personne ne pourra jamais le remplacer… personne. soufflais-je doucement, avant de finir ma coupe et de me retourner vers la jeune femme. Mais, tu vois aussi douloureux que cela soit-il, je ne regrette pas une seule seconde toute l’affection que j’avais pour lui. Je chérie chacun de nos souvenirs et j’y trouve la force d’avancer. Je lui fis un sourire tendre pour qu’elle ne s’inquiète pas. Je faisais petit à petit mon deuil, et je n’étais plus aussi fragile qu’avant. Quant à mon premier amour… Je ne l’ai jamais intéressé, même si jamais je n’ai cessé de l’aimer. Aujourd’hui encore il a ce pouvoir sur moi. Pour lui, je serais prête à me damner Je me rapprochais de nouveau de la jeune femme et déposais un baiser sur son front. Alors Daena, promets-moi. Promets-moi que tu ne donneras pas ton cœur à n’importe qui.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 13 Aoû - 23:08


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Daena & Rhaenys, the sisters

En parlant ainsi de la mère de Daena, je ne voulais pas lui manquer de respect, loin de là. Sa Mère était une femme agréable et les rares fois où je m’étais entretenue avec elle, cela c’était toujours bien passé. Elle était une femme admirable qui avait bien élevée sa fille. Certes, elle n’était pas parfaite, mais qui pouvait se vanter l’être ? Simplement, et bien elle se trompait au sujet des hommes et de la teneur des informations à donner à sa fille. Elle répétait sans doute le même schéma que le sien, ne se rendant pas compte que ce n’était pas saint. Plus Daena appréhendera ce moment et moins les choses se passeront bien pour elle. Elle n’aimerait sans doute jamais son époux, comme je risquais ne pas aimer celui à qui je saurais promise. Pour autant, elle n’avait pas à le craindre et à seulement donner et mettre au monde des descendants. Elle pourrait trouver du réconfort, du bonheur et du respect C’était tout le mal que je lui souhaitais, et que je me souhaitais également. Les choses ne sont pas faciles pour tout le monde. La majorité des femmes te diront que c’est quelque chose de désagréable, un mauvais moment à passer. C’est ce qu’on leur a enseigné et leurs époux n’ont jamais essayé de changer cela. C’est dommage, vraiment dommage. Elles ne se rendent surement pas compte qu’elles peuvent changer cela. j’haussais les épaules face à cette évidence que je venais de lui donner. J’arquais un sourcil avant de rigoler doucement aux balbutiements de la jeune noble. Je venais sans doute de la choquer avec les mots, et cela ne m’étonna pas vraiment. Ce que je lui proposais n’était pas « convenable », mais franchement si cela pouvait la faire se sentir mieux, alors pourquoi s’en priver ? Personne en dehors de nous deux peut être au courant. Ce n’est pas conventionnel, mais si cela peut t’apporter plus d’assurance alors nous pouvons nous arranger. Je peux te trouver un premier amant qui sera doux et attentif à toi Daena si tu le désires. Il pourra t’apprendre. Ou tu peux te préserver pour ton époux. C’est à toi de décider. Ce choix-là, je l’avais eu aussi. Aegon ne m’avait pas une seule fois forcée la main et quand je lui avais dit que je le désirais, il m’y avait fait réfléchir des jours durant pour que je sois certaine de moi. Cela avait été le cas, mais ce petit répit m’avait certifié dans mon choix. Il avait été un amant exceptionnel et un très bon professeur. Je ne regrettais pas une seule fois d’avoir rejoint sa couche. Et vu comment les choses avaient tournée, j’étais heureuse d’avoir eu l’opportunité de partager toute cette proximité avec lui.

Par expérience, je pouvais parler d’union sereine à Daena. N’avais-je pas été moi-même dans une relation sereine et épanouie ? Le trio que nous formions Vis, Ae et moi était loin d’être conventionnel, c’était indéniable et pourquoi, nous y trouvions tous du plaisir, du bonheur, du respect et beaucoup de paix. J’aimais Aegon pour ce qu’il était, sans me faire d’illusion. Et je savais qu’il m’aimait. De cela, je n’en avais douté. De la même manière, je savais parfaitement que j’étais sa favorite et que s’il ne pouvait se contenter d’une seule femme – comme je ne peux me contenter d’un seul amant – je restais celle qu’il aimait le plus. Au début, j’avais redouté la blessure que cela pourrait être pour Visenya, mais je m’en étais fait pour rien. Mon aînée avait bien des défauts, mais la jalousie n’en faisait pas partie. Ce qui faut retenir Daena, c’est que dans une union, toutes les personnes concernée doivent se mettre d’accord sur la nature de leur union et s’accepter. Si ton époux n’est pas un homme à pouvoir se contente de rester dans ta couche, tu dois l’accepter et ne pas te torturer pour cela. Rien ne t’empêche d’en faire pareil par exemple. Il suffit simplement d’en parler, mais beaucoup oublie que cela est aussi simple. Tous les époux ne pouvaient être tolérants, mais j’étais certaine qu’ils pouvaient l’être malgré tout. Mon Père se fichait que ma Mère puisse avoir d’autres hommes. Je l’avais déjà surpris surprendre justement ma Mère avec un autre homme, et cela ne l’avait pas dérangé. C’était quelque chose que tous deux toléraient venant de l’autre. Ils avaient surement parlé de cela le jour où Orys était venu vivre au château. Oh j’imaginais bien que Père n’aurait pas permis à ma Mère d’avoir des enfants avec un autre que lui, mais au moins ne lui avait-il pas interdit ce que lui se permettait. Ils se montraient discrets et cela allaient bien à l’un et à l’autre.

Daena me confia qu’elle avait adoré se sentir femme dans le regard d’un homme, et cela m’avait fait rire et sourire tendrement. Si elle voulait plaire, je pouvais l’aider à y arriver. Elle était déjà très belle, et la nature l’avait très bien gatée. Certes elle n’était la plus pulpeuse des femmes, mais elle possédait quand même quelques formes discrètes qu’elle pourrait mettre un peu plus en avant. Un homme, ce n’est pas difficile. Ils aiment les femmes bien faites, agréables au regard. Comment leur en vouloir alors que nous fonctionnions de la même manière ? Certes nous étions plus discrète, mais par les sept, je ne m’étais jamais privé de regarder un bel homme et le détailler. Je rigolais plus franchement lorsqu’elle me demanda s’il y avait tant à changer, lui faisant un signe négatif de la tête Tu veux dire si peu, plutôt. Tu es une belle jeune femme Daena. Il ne te faut que peu de choses pour tous les éblouir. Tu te tiens comme une Lady, et non comme une femme se voulant séductrice. Et tu t’habilles normalement, sans mettre en avant les atouts que tu possèdes. Si tu veux te sentir belle dans le regard des hommes et désirables, il faut que tu te mettes tout simplement un peu plus en avant. Mes tenues ne sont jamais indécentes, mais sont certainement plus attrayantes que les tiennes. Elles suggèrent, sans dévoiler. Il n’est pas question de s’habiller comme des prostituées, simplement se mettre en avant Sur ce point j’avais eu beaucoup de chance d’avoir la mère que j’avais. Visenya n’était pas vraiment féminine, si bien que Mère avait reposé tous ses espoirs sur moi et m’avait apprise à être belle sans être vulgaire. Cela, je pouvais l’enseigner à Daena si elle le désirait. Elle n’en saurait pas moins une Lady respectable. Simplement elle passerait du statut de jeune fille à jeune femme. Lorsqu’il me dit qu’elle voulait que je l’aide, je me levais pour aller ouvrir la male contenant mes robes. J’en sortais une soulignant parfaitement les courbes d’un corps, échancré sur les côtés, mais pas trop, laissant simplement entrevoir une peau clair et parfaite. Elle serait trop grande pour la jeune femme et il faudrait l’ajuster avec une ceinture. Mais déjà, elle pourrait se rendre compte du changement qu’il y aurait entre sa tenue actuelle et celle que je lui proposais. Je la posais sur le lit Prends là. Je demanderais à Korra de venir l’ajuster le jour où tu voudras la porter. Tu verras, cela changera tout. lui dis-je en lui souriant. Cette tenue était neuve, ainsi personne ne se douterait qu’elle viendrait de ma garde-robe. Daena ne se retrouverait donc pas dans une position délicate en portant une toilette que j’avais déjà exhibée le jour où elle décidera de l’enfiler. Je lui laissais le choix de quand elle le ferait. Un pas après l’autre.

Je n’étais pas étonnée que la jeune lady se sente ridicule à aimer être complimentée. Je la connaissais extrêmement bien et ce n’était pas, tout comme moi, le genre de pratiques auxquelles elle était habituée. Je n’avais été un exemple ni un modèle sur ce point là. La personne courtisée au château, jadis, était Visenya et non moi. Les hommes ne m’avaient jamais vraiment fait la cour, ni même complimenté. J’imaginais sans mal que la présence de Père, Meraxès, d’Aegon, d’Orys ou de Baâl avait tendance à intimider la gente masculine. J’avais été particulièrement surveillée au château après que j’eu été agressée dans les couloirs de notre demeure lorsque j’étais jeune et cela m’avait toujours allé. Au moins me sentais-je en sécurité en toute circonstance. Ne cherche pas à savoir si cela est intéressé ou non et acceptes les. N’est-ce pas agréable de s’entendre dire que nous sommes jolies ? Si tu y réfléchies, tu te rendras compte que ce n’est pas non plus le genre de pratiques dont je suis habituée. Je l’avoue c’est gênant de s’entendre dire que l’on est belle alors que ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude d’entendre. Ca n’en reste pas moins appréciable, même si on peut en douter. Est-ce que la nature m’avait bien faite ?oui. En étais-je aussi irrésistible et magnifique comme Visenya ? De ça, je n’en étais pas convaincue. Les hommes s’étaient toujours retournés sur mon aîné et non sur moi. Il était indéniable que si je me savais jolie, je ne m’en trouvais pas moins banale. Souvent je m’étais demandée pourquoi Aegon avait un jour décidé de poser ses yeux sur moi, se détournant légèrement de Visenya. Encore aujourd’hui, je n’avais pas la réponse à cette question, et je ne l’aurais jamais plus dorénavant.

Daena ne me posa pas de question sur les personnes que j’aimais et pour qui je me damnerais sans aucune hésitation. Elle était bien trop polie pour me questionner et ne voudrait jamais me mettre dans l’embarra. Si je lui confiais cela, c’était parce qu’elle avait ma confiance et que cela me faisait aussi du bien d’en parler un peu, de pouvoir dire tout haut ce qui pouvait me tourmenter constamment. Je souffrais de l’absence d’Aegon, et de tous mes rêves d’avenir brisés. Et je souffrais de cette distance que nous imposait Orys. Je m’attendais pas de lui qu’il m’aime de la même manière que je l’aimais, simplement qu’il redevienne ce frère à qui je pouvais tout dire et qui me réconfortait quand j’en avais besoin. Je saurais respecter les limites qu’il désirait. Simplement, plus que jamais, j’avais besoin de retrouver mon Valonqar. Si tu y penses ne serait-ce qu’un peu, tu te rendras compte que, cela tu l’as compris depuis bien longtemps Daena. Ce n’est pas quelque chose que nous avons cachés. Lui répondis-je un sourire triste aux lèvres. Si elle repensait aux regards d’Aegon posaient à chaque fois sur moi et à la manière dont je lui souriais en retour, elle y verrait tout l’amour que nous nous portions. Et, en lui disant cela, je n’avais pas peur qu’elle soit choquée ou qu’elle puisse me regarder d’une autre manière. Daena m’aimait, et me connaissait. Qui j’aimais n’avait aucune importance, tant que j’étais heureuse. Je soupirais à sa question concernant Orys. S’il savait ? Oui. Ou du moins l’avait-il su à une époque, cette même époque où m’avait repoussé assez durement, mettant entre nous un gouffre et de nombreux murs. Cela avait ma réponse à cette question muette. Il l’a su. Mais qu’importe qu’il partage ou non mes sentiments. Cela n’a pas d’importance. Tant qu’il est heureux, je serais heureuse pour lui. Je ne veux que son bonheur même si cela n’est pas avec moi. C’est ça aussi aimer lui confiais-je avant de l’embrasser sur le front. Je rigolais doucement à sa dernière question, dont elle possédait déjà la réponse, vu qu’elle me l’avait annoncé juste avant. En effet. Mais sache aussi qu’aime quelqu’un s’apprend et vient avec le temps. Comment veux-tu sincèrement aimer une personne si tu ne la connais pas finalement ? Tu ne feras qu’aimer une apparence, et non véritablement l’âme de cet être, qui serait, crois-moi sur parole, plein de défauts, des défauts que tu apprendras à accepter et à aimer lui soufflais-je, ne pouvant m'empêcher de penser à Orys. Lorsqu'on le voyait, on tombait d'abord d'admiration sur tout ce que la nature lui avait donné ;ensuite, on se rendait compte qu'il était plutôt froid, distant, et souvent colérique ; avant de comprendre qu'il possède un coeur pur, courageux, protecteur et aimant. Tout cela n'était qu'une façade cachant qui il était vraiment. Ce n'était pas la personne qu'il semblait être que j'avais toujours aimé, mais celui qu'il était réellement.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Jeu 20 Aoû - 23:39


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

Je souriais à la réponse de Daena. Sa manière de voir les choses était franchement mignonne, et innocente au possible. Il y avait tant que choses qu’elle ne savait pas. J’étais contente qu’elle puisse en parler avec moi et qu’elle en soit de plus en plus à l’aise. C’était important à mes yeux qu’elle puisse me confier ses peurs, ses doutes et ses incompréhensions. Je n’avais pas la prétention de penser tout savoir sur le sujet mais je pouvais cependant l’aider et l’orientais. Elle aura tôt fait de le découvrir par elle-même et de se faire sa propre idée des choses. Tu t’en rendrais compte Daena, mais cela dépend avant tout de l’amant qui partage ta couche. Bien souvent les maris ne s’encombrent pas du plaisir de leur épouse. Ils prennent et s’en contentent, sans rien donner en retour. Tous les hommes n’agissent pas ainsi Daena. Ils sont rares, je ne dis pas le contraire, mais ils existent tout de même Aegon l’était. Il ne m’avait pas brusqué et il avait été d’une douceur incomparable. La première fois que j’avais partagé sa couche, il ne m’avait pas violé, il m’avait fait l’amour. Et il avait renouvelé cela un bon nombre de fois jusqu’à ce que je me sente prête à apprendre d’autres choses. Il avait laissé de côté ses désirs et son plaisir pour se consacrer uniquement au mien. Jamais il ne m’avait contrainte, et jamais il n’avait essayé de le faire. Il m’aimait bien trop pour cela et je lui en serais éternellement reconnaissance. Ce que j’avais connu, je ne pouvais pas le proposer à Daena, mais je pouvais lui trouver une autre solution, un échappatoire quelque part et je savais vers qui me tourner si elle le désirait, même si cela signifiait lui permettre d’avoir ce que je n’avais pu avoir. La décision te revient Daena, comme elle m’est revenue jadis. Je ne te propose pas de te donner au premier inconnu, mais ne t’orienter vers un homme qui saura se montrer tendre et affectueux avec toi, un homme que tu connais déjà. Ce n’est pas à moi de te dire quoi faire Daena. Peu importe ta décision, je te soutiendrais quoi qu’il puisse arriver de toute manière La jeune femme avait encore un peu de temps avant de se décider. Son père ne l’avait pas encore donné en fiançailles. Pour autant, elle devait savoir qu’une autre solution pouvait s’offrir à elle et qu’elle n’était pas obligée d’être soucieuse à ce propos. Une mauvaise chose si cela se sait Daena. As-tu entendu une seule fois parler à Peyredragon de mes frasques ? Et pourtant elles ont été nombreuses. As-tu déjà surpris Visenya en compagnie d’un homme dans un lit ? Et pourtant elle aussi y a passé un temps fou. Ce n’est pas quelque chose que tu devras crier sur tous les toits et… Tu devras prendre garde à te montrer discrète. Ton futur époux n’en saurait jamais rien. lui répondis-je doucement, relevant son visage vers le mien. Elle n’avait pas à avoir honte. Ce par quoi elle passait, je le comprenais parce que j’étais moi-même passée par là. A l’époque, je ne m’imaginais pas épouser Aegon. J’avais beaucoup hésité, ayant peur des conséquences… Et il n’y avait en avait eu aucune parce que nous nous étions montrés prudents. Oh bien sûr Orys s’en était rendu compte. Rien nous concernant ne pouvait lui échapper. Il était le seul à l’avoir compris, le seul assez proche de nous pour le voir. Ah si, il y avait eu Père, cependant il n’avait jamais vu le mal en cela. Tant que nous étions heureux et épanouis, il s’en fichait bien. Notre bonheur avait toujours été sa priorité et il n’aurait jamais essayé de nous empêcher de nous aimer. Mère elle… Elle n’en avait jamais rien su. Cela n’aurait pas été « convenable » à ses yeux, et c’est pour cela qu’elle ne l’avait jamais appris. Nous avions bien pris garde à ce qu’elle ne s’en doute pas. D’ailleurs si elle s’imaginait des choses, c’était entre Orys et moi, vu que pendant des années, je le rejoignais régulièrement la nuit. Une crainte infondée que Père avait tôt fait d’écarter en nous convoquant tous deux à des moments différents pour nos interroger sur les raisons qui me poussaient à rejoindre mon frère et qui se résumait en deux mots  «  peur » et « cauchemar ». Orys avait toujours été mon port d’ancrage et cela avait d’ailleurs toujours rendu Aegon jaloux.

Je me reconcentrais sur Daena, lui offrant l’une de mes robes. Elle aurait besoin d’être réajustée, mais elle lui irait ensuite à ravir, je n’en doutais pas. Pour l’instant . Pour l’instant tu n’y arrive pas. Mais tu verras, cela viendra naturellement avec le temps. Cela s’apprend Daena. je lui fis un sourire rassurant et maternelle. La jeune Velaryon avait tout pour plaire à un homme. Elle avait juste besoin qu’on lui indique comment s’y prendre, rien de plus. J’étais certaine que si elle demandait à sa Mère, cette dernière se ferait un plaisir de lui apprendre. J’avais beaucoup hésité avant de demandé à la mienne et je me rappelle la gêne que j’avais ressentie, une gêne qu’elle avait bien vite chassé. Même si cela lui faisait peur de me voir grandir, elle n’avait toujours voulu que mon épanouissement. Elle avait eu les larmes aux yeux en me voyant porter ma première toilette de femme, et alors même que je ne voulais pas sortir avec, elle m’avait donné le courage de le faire.  Oui j’en suis certaine. Il faut l’ajuster à ta taille, mais elle t’ira très bien et non tu ne ressembleras pas à une idiote. Tu sais, à ton retour Daena, tu devrais aller l’essayer avec ta Mère et lui dire combien la robe qu’elle t’a envoyée pour le bal était magnifique. Fais moi confiance. Dis-lui que tu as adoré ta robe et que tu serais heureuse qu’elle t’en fasse faire d’autre aussi belle. Elle le fera, et cela vous rapprochera. Je pouvais l’aider oui, mais je ne pouvais ni ne voulais remplacer sa Mère. Elle avait de la chance de l’avoir encore à ses côtés et elle devait en profiter. Elle n’était peut-être pas parfaite, mais elle l’aimait. Toute mère aime ses enfants. Il fallait que Daena fasse le premier pas, oui, mais cela se passerait bien. J’en étais certaine. Et si ce n’était pas le cas, et bien j’irais m’expliquer en personne avec elle. Si mon statut de Reine pouvait aider Daena, je n’hésiterais à pas à en user.  Je souriais en la voyant se relever pour apercevoir comment lui irait la tenue que je lui avais laissée. Elle ne s’en apercevait surement pas, mais elle ne dégageait pas la même prestance. Sa posture avait d’ailleurs changé. Je me gardais bien de lui dire. Si cela venait naturellement il aurait été stupide de lui faire remarquer et changer d’attitude. Elle était née noble, elle avait cela dans le sang.

En la voyant froncer des sourcils, j’en arquais un. Elle trouvait cela « improbable » que je ne sois pas habituée aux compliments et pourtant c’était bel et bien le cas. Visenya était courtisée, et non moi. D’une part, je n’étais que la cadette de la famille, celle qui avait le moins d’importance. Ensuite… Et bien je passais bien trop de temps ou sur le dos de Meraxès, ou en compagnie de Daena, ou à dessiner mes frères. Et les rares voyages que j’avais fait, il y avait toujours eu non loin Aegon ou Orys. Une fois un noble était venu me parler, mais étrangement il s’était ensuite bien tenu à distance de moi, et était parti précipitamment lorsque j’avais voulu m’entretenir avec lui de nouveau. Je n’avais compris que bien plus tard que cela était dû à mes frères. Cela tient en deux noms Daena : « Aegon » et « Orys ». De plus n’oublie pas que celle dont la main était à donner appartenait à Visenya. lui précisais-je un peu tristement. Avant de la perdre, je n’avais intéressé aucun homme. Soyons réalistes, ils espéraient tous se marier avec elle. Je n’aurais été qu’un second choix et je doutais que Père ait reçu de demande de fiançailles convenable me concernant. VIsenya avait été fiancée un temps. Moi jamais. Je m’étais faites à l’idée et puis, j’avais Aegon, cela me suffisait. Je l’aimais, et c’était le plus important. A présent qu’il n’était plus là et bien, les choses étaient bien différentes. Je ne me faisais pas d’illusion. Dorénavant je n’épouserais plus quelqu’un que j’aimerais même si c’était toujours ce que je m’étais imaginée. Je fis part de cela à Daena et passé sa première surprise, en y réfléchissant bien elle vit les choses sous une nouvelle perspective. En effet. Cela n’a toujours concerné qu’Aegon et moi. Continue Daena à ne pas te mêler de ce genre de choses, sauf si on te demande ton opinion. Je la mettais doucement en garde. Il y avait bien des choses pour lesquelles elle pouvait prendre part mais les histoires d’amour ou de luxure de son entourage n’en faisaient pas parties. J’acceptais de lui en parler, parce que je lui faisais confiance et que je me sentais prête à le faire. Je ne l’aurais pas fait si elle n’en avait parlé d’elle-même. J’aurais pris cela pour une offense d’ailleurs et nous n’aurions pas la même relation.

Je soupirais lorsqu’elle me demanda si Orys était heureux, et si nous ne pourrions pas l’être tous les deux, oui souriais tristement à sa conclusion. Aimer n’est pas simple en effet. Ce n’est pas quelque chose que tu peux contrôler non plus. Tu obtiendras les réponses à tes questions lorsque le temps sera venu. Je posais ma mains sur sa joue, avant d’ajouter Je ne pense pas qu’il le soit pour l’instant. Et si nous le pourrions. Simplement Daena, cela ne dépend pas de moi, mais de lui. Il n’a jamais répondu positivement à mes sentiments et je ne vais pas le forcer à m’aimer. Là n’est pas le plus important à mes yeux, je te l’ai dit. Je préfère me contenter de sa présence et cette distance qu’il nous impose, aussi difficiles peuvent-elles être par moment que de ne plus l’avoir à mes côtés. Et je ne peux pas attendre éternellement ce qui n’arrivera jamais. C’est triste, mais je ne suis plus simplement Rhaenys. Je suis désormais Reine, et je dois prendre un époux. Je la regardais droit dans les yeux, mon regard lavande s’ancrant dans ses saphirs, guettant sa réaction. Et je pense le faire avec Roward Martell. Je ne l’avais pas questionné sans raison sur le dornien. Je ne voulais pas que cette décision que je comptais prendre puisse la blesser d’aucune manière. C’était d’ailleurs pour cela que je voulais savoir si elle ne s’était pas éprise de lui. Les choses auraient alors été bien plus compliquées.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Dim 13 Sep - 12:43


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

Daena commençait à comprendre doucement ce que je lui disais au sujet de l’amour et de la sexualité. Cela ne m’étonnait pas, car elle était loin d’être stupide. Naïve et innocente oui, mais stupide non. Personne ne lui avait parlé de ce genre de choses, alors comment aurait-elle pu le savoir ? Je me doutais bien que sa mère n’était pas du genre à évoquer ce sujet avec elle. Et Heureusement la batarde de son père ne l’avait pas fait. Je n’osais imaginer ce que la servante aurait pu lui mettre dans la tête. Ce role me revenait finalement naturellement. J’étais sa grande sœur et j’avais de l’expérience dans le domaine. Je lui parlais en connaissance de cause, comme l’avait fait avec moi Visenya et Aegon. Grace à nos discussions j’avais appris à ne plus avoir peur de ce genre de choses et j’espérais provoquer ce même genre de sentiments à la jeune Velaryon. Je voulais qu’elle soit à l’aise avec cela, et qu’elle puisse m’en parler si elle en ressentait le besoin. Je pouvais l’aider et c’était d’ailleurs ce que je lui proposais. Si elle appréhendait le sexe avec l’homme à qui elle serait donnée en épousailles, nous pouvions remédier à cela. Je connaissais de nombreux bons amants qui sauraient se montrer tendres et doux avec elle. Ou je pouvais l’orienter vers un homme qu’elle aimait beaucoup et qui saurait être patient et prévenant avec elle. Je n’y ai pas vraiment réfléchi. Cela m’est apparu simplement comme une évidence. Si tu ne désires pas te tourner vers un inconnu, je suis certaine qu’Orys ferait parfaitement l’affaire. Mais en effet, cela implique de nombreuses choses te concernant. Prend le temps qu’il te faut pour y penser Daena. Cette décision te revient. Si elle était parfaitement en âge de connaitre les plaisirs de la chair, psychologiquement, elle n’était pas encore prête, cela ne faisait aucun doute. Elle avait besoin de temps pour se faire à l’idée qu’elle n’était plus une enfant désormais, mais une femme, qui pouvait avoir la maitrise de sa sexualité si elle le désirait. Ce n’était pas qu’une affaire d’homme ou de progéniture. Il était aussi question d’épanouissement et de plaisir. Ce n’est pas pour heurter les gens qu’il faut faire preuve de discrétion, mais pour sauvegarder ton honneur et celui de ta famille. Si les hommes sont initiés très tôt au sexe, ils exigent que leurs épouses soient pures. Cela est stupide et injuste, mais c’est malgré tout la réalité. Alors Daena, si tu décides de ne pas attendre ton futur époux, vient me trouver. Elle ne pouvait pas se lancer seule, sans couvrir ses arrières. Elle n’avait pas le choix de se montrer prudente et discrète s’il elle ne voulait pas jeter de déshonneur sur les siens. Elle pouvait faire ce qui lui plaisait et prendre du bon temps oui, mais elle ne devait pas le faire stupidement, sans prendre aucune précaution. Et au-delà de la discrétion, elle devait prendre garde à ne pas tomber enceinte en dehors des liens du mariage. Elle faisait partie d’une maison noble, elle ne pouvait engendrer enfant d’un autre que son époux. Ou du moins en apparence. Rien ne l’empêcher de porter l’enfant d’un autre, tant qu’elle pouvait le faire passer pour celui qu’elle avait épousé.

Je la laissais réfléchir à tout cela et revenir vers moi lorsqu’elle se sentirait prête pour cela. Lorsqu’elle me parla de son envie d’être un peu plus considérée comme une femme, je sautais sur l’occasion pour lui offrir une robe et lui indiquer d’en parler avec sa propre mère. Même si cela me ferait plaisir de l’aider, ce rôle revenait à celle qui l’avait mise au monde. Il était important qu’elle puisse partager avec elle ces instants de complicités. Cela lui ferait autant de bien qu’à Lady Velaryon. J’avais adoré passer des heures avec la propre mère, à écouter ses conseils et quelques fois, essayer des tenues qu’elle-même avait confectionné. Cela nous avait énormément rapprochés, malgré toutes nos différences. Lorsque je repensais à elle, je me souvenais de tous ses bons moments passés, sans en ressentir le moindre regret. J’avais profondément aimé mon père et j’avais été très proche de lui. Mais j’avais aussi aimé ma mère et pu partager avec elle des instants qui m’étaient précieux. C’était tout le mal que je souhaitais à la jeune Velaryon.

Je rigolais doucement aux propos de la jeune femme qui semblait étonnée que je n’ais jamais été courtisée. Et pourtant, elle mieux que quiconque pouvait le savoir, vu tout le temps qu’elle passait en ma compagnie à Peyredragon. Elle était vraiment mignonne et sa sincérité naïve me touchait énormément. Je déposais un baiser sur sa joue avec affection, lui répondant Tu es vraiment adorable Daena. Et moi aussi je suis heureuse que nous ayons pu passer autant de temps ensembles. Et rassures-toi, je ne suis pas vraiment attristée. Au moins ais-je été libérée de toutes ses pressions. Je n’étais pas obligée de me comporter comme une parfaite lady. Je pouvais être tout simplement Rhaenys. Ce qui n’était plus le cas dorénavant. J’avais de lourdes chaines qui m’étouffaient bien souvent. Le poids des responsabilités, et du devoir, je m’en serais passée. Je comprenais cependant bien mieux mes deux aînés qui avaient dû les porter toute leur vie et la dureté dont ils avaient pu faire preuve jadis face à ma naïveté et ma vision idyllique du monde et des choses qui nous entreraient. J’avais vécu dans un cocon protecteur qui n’avait été offert qu’à moi. Je ne pouvais pas regretter cela et j’avais conscience de la chance que j’avais eue, même si elle s’était accompagnée de son lot de problèmes et de malheurs. J’avais eu la possibilité d’aimer les hommes qui faisaient battre mon cœur, sans avoir peur d’un mariage malheureux, avec un parfait inconnu. Je m’étais épanouie, le cœur léger à l’idée de ne pas être contrainte à obéir uniquement aux devoirs de ma maison, au détriment de mes sentiments. Je n’avais peut-être pas eu de retour de celui que j’avais toujours aimé sincèrement, mais j’avais pu aimer Aegon, d’une manière certes différente, mais tout aussi intensément. Je me rendais réellement compte de la chance que j’avais pu avoir. Tu as compris Daena. lui répondis-je avec un sourire sincère. Oui elle avait compris ce qu’aimait un homme pouvait réellement signifiait. Cela ressemblait énormément à l’amour que l’on pouvait porter à tous ses êtes qui nous étaient chers et dont elle faisait partie pour moi. Je savais qu’un jour, elle ne serait plus à mes côtés. Cela serait douloureux de la voir avancer sans mon aide, mais si elle était heureuse et épanouie, alors je serai heureuse pour elle.

Je l’avais interrogé sur le prince de Dorne pour être certaine que ma décision ne la heurterait pas. Je ne voulais pas sacrifier son cœur en même temps que le mien. Son silence fit montrer d’un cran mon appréhension. Ces paroles me rassurèrent, car elle m’indiquait qu’elle s’inquiétait pour moi, et pour mon bonheur. J’étais rassurée de voir qu’elle n’avait eu aucune attente ni espérance vis-à-vis de Roward Martell. Je serrais ses mains à mon tour, tout en lui répondant Ce serait une bonne chose pour notre royaume et c’est là le plus important. Et, en effet, il m’est sympathique et j’ai pu un peu le côtoyer. Au moins, n’épouserais-je pas un parfait inconnu. Roward ferait-il un bon époux ? Je n’en avais aucune idée, et cela n’avait aucune importance de toute façon. J’accomplirais mon devoir, et je mettrais mon peuple à l’abri. C’était là ce qui comptait, et uniquement ce qui comptait. J’étais Reine, et je devais agir en conséquence.





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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   Mer 7 Oct - 19:38


Parle tout bas si c'est d'amour


Daena & Rhaenys, the sisters

J’arquais un sourcil à la réaction de Daena lorsque je lui parlais d’Orys. Ses yeux s’étaient écarquillés, comme si ce que je venais de lui dire était la chose la plus insensée du monde. Pourtant, ça ne l’était pas, loin de là même. Mais comme je lui avais dit, c’était à elle de faire ses propres choix, surtout sur ce sujet. Je ne répondais rien à ses propos. Comme elle dit si bien après, si elle changerait d’avis, elle savait où me trouver après tout. Elle avait le temps d’y repenser et de me revenir vers moi si cela était nécessaire après tout. J’avais pour l’heure fait le tour du sujet avec elle et l’avais bien mise en garde contre les dangers qui pourraient se produire si jamais elle venait à passer le cap. Elle devait bien faire attention et à présent qu’elle en était consciente, mon rôle s’arrêtait là sur ce sujet. Pour le reste, elle devait en parler à sa mère et y réfléchir. Je pouvais l’aider oui, mais je n’étais pas celle qui l’avait mise au monde, celle dont elle avait véritablement besoin finalement.

J’évoquais ensuite avec elle le sujet de Roward afin d’être certain qu’aucun problème n’arriverait si je l’épousais. Je ne voulais pas qu’elle se sente mal, gênée, ou d’être la cause de sa première peine de cœur. Je tenais bien trop à elle pour ça, même si, si je n’avais pas le choix, le bien de notre royaume passerait avant ses états d’âme. J’étais désormais Reine, et ce que je désirais ne pesait pas lourd sur la balance. Ce qui importait, c’était nos sujets, et leurs devenirs. Dorne m’apparaissait, en cela, la meilleure option, le meilleur parti auquel je pouvais me lier. Il y avait aussi le Val, mais j’avais bon espoir qu’Orys puisse placer nos pions de ce côté-là, même s’il n’avait aucune obligation. Comme je lui avais dit, le choix lui revenait finalement. Je ne voulais pas le voir avec une autre femme, mais j’avais conscience que Peyredragon n’avait que très peu de parti dorénavant à proposer. Et pour consolider notre position, nous avions besoin d’union maritale. Rien ne nous empêcher ensuite d’écarter l’autre parti plus tard. Mais en attendant, notre géopolitique n’était pas assez stade. J’allais répondre à Daena, mais on frappa à ma porte. Encore. Je me levais et écoutais mon garde. Il restait encore des détails à régler et ma présence était nécessaire. Je leur indiquais que j’arrivais tout de suite, et me tournais vers Daena. Je suis désolée, je dois y aller. Je déposais un léger baiser sur son front avant de m’éloigner et de la laisser.




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MessageSujet: Re: Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]   

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Parle tout bas si c'est d'amour [Tour I - Terminé]
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