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Cradle to the Grave
MessageSujet: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyLun 26 Aoû - 20:57



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RESULTATS PRE-TIRAGES
L’armée royale a mis six jours pour remonter les monts en direction de Silverhill, sur les versants sud de la Route de l’Argent. La colonne, bien éclairée par son avant-garde, a ainsi pu déboucher au pied du promontoire rocheux sur lequel le bourg de Godric’s Hall est sis, dominé par son castel.

A l’arrivée, la cavalerie légère note que le paysage n’est pas tel que l’a décrit Lord Potter. Godric’s Hall est fortifiée, mais juste sur son sommet. Cette fois, une double tranchée dominée d’une palissade en défend les accès. Les murs et le château quant à eux portent des traces de dégâts sans doute liés à un incendie ; la pierre paraît noircie. Les cavaliers ne poussent pas plus loin faute de courage.

Au loin, le tocsin sonne quand la troupe se présente. La population ferme les volets de bois des bâtisses. Nulles acclamations, aucun signe, rien. Des gardes armées se trouvent sur la palissade et des groupes munis d’arcs et d’armes de poing montent sur le parapet défensif. Aucune bannière, rien, à part un ruffian qui domine les chariots tirés en travers de l’ouverture pratiquée dans la palissade.



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyLun 26 Aoû - 23:10

Les journées étaient passées lentement. Le plus souvent, à cheval en tête de colonne. Les bêtes étaient vite épuisées en montée, aussi j’avais aussi beaucoup marché en tenant les rênes de ma monture, conversant par moments avec Lord Marpheux et les capitaines de la piétaille. A intervalles réguliers, il y avait les messagers de la colonne de cavaliers envoyés en avant. Ils étaient nombreux, les sergents montés que l’on nous avait donnés. Mais légèrement équipés. En dehors d’une piétaille peu au fait de la guerre et mal équipée, ils n’auraient aucune chance en cas de contact frontal. Quoiqu’il en soit, leurs petites montures, bien que plus habituées à connaître le soc que la selle, se montraient étonnamment agiles et endurantes. Elles ne ressemblaient en rien aux poneys que les montagnards utilisaient, ainsi que les mineurs pour tirer des flancs de la montagne les chariots emplis de terre et de charbon. Ces montures-là semblaient plus rustaudes. En me montrant curieux auprès d’un des hommes de la troupe, l’homme m’avait répondu qu’il s’agissait d’un croisement très usité plus au nord du Royaume, vers la Dent d’Or notamment, là où le fourrage était plus rare et les températures encore plus froides en hiver. Il n’en restais pas moins qu’elles l’étaient bien assez à mon goût à cette altitude.


Les journées étaient vraiment longues. Marpheux était d’une conversation intéressante et cultivée, mais il n’en restait pas moins un vieil homme relativement austère. J’espérais que mes efforts pour prendre en main la troupe, à grands renforts d’ordres brefs et de moments où je passais dans les rangs en journée et en soirée pour voir si tout se passait bien, et m’inquiéter de la situation de la troupe. J’essayais d’entretenir la conversation. Parfois, ça marchait, et nous échangions à plusieurs. Sur les tournois du passé. Les plus vieux officiers de la roture parlaient de leurs anciennes guerres, auxquelles faisaient écho les expériences de Lord Marpheux, et ses récits de temps anciens que mon père avait connu dans sa propre jeunesse. Le froid engourdissait les sens et les esprits ; le vin de la troupe partait vite. J’avais prévu entre trois et cinq jours de marche, mais nous avions pris plus de vivres au cas où nous serions amenés à faire machine arrière. Toutefois, je n’avais jamais anticipé que nous pourrions être bloqués des semaines sans renforts sur place. S’il devait y avoir siège bien malgré moi, alors je devrais envoyer les cavaliers et les chariots chercher du ravitaillement dans les patelins alentours.


Nous avions pris du retard. C’était me semble-t-il la faute de personne compte tenu de l’épaisse couche de neige qu’il restait encore en hauteur ; une succession de menus impondérables nous ralentit parfois considérablement ; la chute d’un cavalier dans un ravin, un chariot qui perd deux roues et en coince un autre contre la paroi, ce genre de contretemps était souvent imprévisible….


Enfin, au sixième jour, nous arrivions sur place. La colonne continuait de progresser, écrantée par les cavaliers qui jaugaient de loin les défenses. Traces sur les murs, abîmés. Le toit du château semblait avoir été rafistolé de brics et de brocs. Peu de gens dans les rues, mais des gardes sur des fortifications sommaires qui n’existaient pas quand j’étais parti d’ici. On continuait d’avancer alors que l’appréhension des troupes commençait à se faire sentir. Plus personne ne parlait et on n’entendait plus que le bruit des équipements ; mailles, boucliers, étendards royaux au vent. Nous arrivions à deux cent mètres des palissades, largement hors de portée utile d’un arc commun. Je regardais les maisons du bourg, si hermétiquement claquemurées, et les casques des gens en armes sur la palissade. Difficile d’en évaluer le nombre avec certitude.


J’ordonne au capitaine derrière moi de déployer face aux palissades la totalité de nos deux cents archers, et des deux cents hommes d’armes juste derrière pour s’interposer en cas de besoin. Je lance les cavaliers dans les sous-bous des massifs de l’est et du nord, pour aller y abattre quelques arbres, lancer quelques feux de camp, et faire le plus de remue-ménage possible pour faire croire à l’arrivée de l’avant-garde, et à la préparation d’engins de siège pour une armée plus vaste.



| Quel accueil triomphal que le nôtre, Lord Marpheux. Qu’en pensez-vous ? Ces rustres ont fortifié le village. Le prendre d’assaut nous coûterait cher, mais nous avons semble-t-il beaucoup plus d’archers… Si je peux éviter des pertes civiles, alors qu’on ne semble déjà pas tant m’attendre, ce serait mieux. Pensez-vous que je puisse aller parlementer sans risquer de prendre une flèche? |



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyMar 27 Aoû - 19:22


La route était une corvée, comme toujours. Mais malgré cela le vieux général était chez lui. Le bruit de centaines d'hommes marchant ensemble. Le bruit de la maille, des armes et des chevaux au pas. La troupe autour de lui n'avait rien à voir avec la grande armée Lannister qu'il avait jadis connu. Mais c'était plus proche de ce que lui aussi avait commandé jadis. Une petite expédition, faite pour abattre des bandits. Des gueux, des rebelles. Qu'importe, ils paieront ou fuiront. Il n'y a guère plus d'alternative pour ceux qui refuse l'ordre. La plupart du temps Edwin était en tête du convoi, aux côtés du jeune Seigneur de Godric's Hall. Le jeune homme se détendait, ou plutôt prenait en assurance, au fur et à mesure de leur progression. Le Seigneur de Cendremarc avait passé pas mal de temps à discuter avec lui, battant sans trop de difficulté son agacement du premier jour. Jeune, timide, le nouveau Seigneur de la maison Potter n'avait pourtant rien à envier à certains jeunes fous. Humble, il serait sans doute plus utile au royaume que les jeunes coq pullulant à la cour. Ceux qui font de leur orgueil personnel une priorité. S'il parvient à vaincre ses démons il sera probablement un atout pour la prochaine génération du royaume.

Le soir, dans le camp, le vieux général aimait à chercher la solitude. Tandis que Lord Potter voyait ses hommes, se faisait connaître et apprécier, Edwin restait en retrait, un sourire nostalgique au lèvre. Il lui était arrivé de passer une soirée à contempler l'étendard du Lion planté au sol, volant avec le vent. Au sol quelques brins de neige rappelaient un hiver passé depuis peu, l'air encore un peu frais, transportait quelques grains à travers l'espace. Ces points blancs ne faisaient que sublimer l'intense rouge du drapeau de la maison Lannister. Le Marpheux avait passé tant de temps aux côtés des lions qu'il avait apprit à apprécier de ce drapeau tout autant que le sien. Le voir claquant triomphalement au vent lui rappeler les meilleurs moments de ses jeunes jours. La gloire et la puissance rayonnante de Castral-Roc. La poigne si imposante du défunt Lion. Des détails que les jeunes ne pourront qu'imaginer par les livres d'histoires. L'âge avait affaibli le vieux guerrier. Il n'était plus aussi, plus aussi rapide, plus aussi endurant. Mais il avait l'esprit empli d'histoires que certains qualifieront de conte dans quelques années. L'expérience dont il était le porteur forgeait la sagesse et l'intuition. Un vieillard austère, mais conscient. Car si le corps avait subit le poids de l'âge, il n'en était rien pour l'esprit. Edwin Marpheux avait conservé ses capacités et ses souvenirs. Il était même plutôt en forme pour son âge. Il parvenait à s'entraîner régulièrement avec son maître d'arme et voyait le monde autour de lui se demander pourquoi continuer un train de vie qui n'avait plus de raison d'être.

Mais probablement était-ce simplement l'esprit combatif du vieux soldat qui ressurgissait. Il était un homme de guerre, même si la paix régnait. Si on lui enlever ces petites choses qui ont fait de lui le bras vengeur d'Arwin Lannister, probablement aurait-il simplement perdu toute raison d'être encore. Il n'a jamais vraiment pensé au futur de sa maison, sa loyauté envers la maison régnante et son royaume ayant guidés le moindre de ses pas depuis près de 40 ans. Edwin avait vu grandir le Roi actuel, il avait conseillé le précédent et l'avait vu mourir. Il représentait un âge résolu, presque éteint finalement. Mais peut-être qu'au final les Lions Rugissant avaient encore un besoin de quelqu'un brûlant vivement.

Le temps avait ralenti le convoi armé. Le trajet fut un peu plus long que prévu par le commandant de la troupe. Dans les montagnes divers petits incidents furent à déplorer. Dommages, mais c'est là le quotidien d'une troupe en campagne. Edwin ne s'y intéressa pas réellement, laissant le commandant se charger de régler ces petits problèmes. La route jusqu'à Godric's Hall se termina le sixième jour. Lorsque l'horizon laissa apparaître la demeure de la famille Potter, les bruits de discussion s'arrêtèrent et une certaine tension naquit. Une tension que le vieil homme trouvait bien plus chaude que le vin qui avait tant descendu chez les soldats. L'adrénaline avait bien plus de pouvoir sur lui que les breuvages alcoolisés des hommes. Devant eux une forteresse en mauvais état, Lord Potter avait raison. Mais malgré cela quelques fortifications primaires venaient augmenter le danger. Des palissades, avec quelques hommes en arme pour les garder. Ils avaient prit le soin de fortifier leur prise, gredins qu'ils sont. Les maison étaient closes et il était compliqué de trouver un nombre précis à nos assaillants. Tandis que Lord Potter donnait les ordres et que l'armée se déployait Edwin observait le terrain. Le vieux soldat n'aimait pas les maisons ainsi fermées. Qui sait ce qui se cache dedans. Le jeune William Potter finit par rejoindre le vétéran, à quelques 200 mètres des murs érigés par les bandits. Il commenta un peu la situation, puis chercha à avoir l'avis du vieux Général, devait-il aller négocier sans craindre une flèche.

« Sacré accueil oui, visiblement vos gens sont heureux de nous voir. »

Il fit une pause, scrutant à nouveau les maisons fermées autour de lui.

« On craint toujours de prendre une flèche, qu'elle vienne de la palissade ou des maisons fermées autour. Envoyez donc quelqu'un demander une entrevue avec le chef de ces scélérats, s'ils en ont bien un. En espérant qu'ils soient suffisamment raisonnable pour éviter la confrontation. »


Edwin tourna la tête vers la forêt lointaine, dans laquelle le reste des hommes s'attelaient à faire du boucan pour bien plus qu'ils ne le sont.

« Même si l'avant-garde suffirait à remporter ce combat. »


Si bataille il devait avoir, cela serait meurtrier, malgré l'avantage numérique des loyalistes à la maison du Roc.


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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyJeu 29 Aoû - 21:41

Le vieil homme semblait en tout cas dans son élément. Au moins un. C’était déjà ça. Il fallait compter sur un certain nombre de paramètres pour que les choses se mettent sur de bons rails et avoir un général expérimenté qui avait l’air de se trouver comme un poisson dans l’eau. L’épreuve déjà, ne semblait pas spécialement l’effrayer, loin de là. Il ne devait pas être très apeuré à l’idée de combattre potentiellement des soldats en rupture de ban, des individus qui ne pouvaient probablement pas opposer un défi inédit à un individu avec un palmarès comme le sien. Pour moi, j’avais peur. C’était évident. Pour des tas de raisons. La première était que je misais toute ma vie sur cette action. La seconde, c’était que j’avais peur de ce que j’allais récupérer, en victoire comme en défaite. En supplément, je craignais aussi des conséquences d’une action violente de notre part. Comment serais-je perçu en revenant avec une troupe arborant la livrée Lannister ? Et comment le serais-je si l’incendie se répandait, si des habitants du bourg prenaient des flèches. Ou si la soldatesque ne se tenait pas, et que je devais regarder la troupe de libération reprendre ce qu’elle voulait sur la population, femmes et biens par exemple ? Ce serait une catastrophe. Je me rappelais très bien des histoires de guerre de Père, qui avait raconté qu’aucune armée n’avait su se tenir dans l’Ouest durant la dernière guerre, et que les combats très durs avaient poussé tant les Rois que la Noblesse à assister aux extrêmités des hommes. Qu’importe pour l’instant. On n’en était pas encore là.


Je ne savais pas à quel point mon autorité serait suffisante pour retenir les hommes, quoiqu’il arrive. Je ne savais pas encore quel était l’impact de ce que j’avais pu faire auprès d’eux. Timide, j’avais essayé le plus possible de passer un peu de temps parmi eux. Avec la distance que je pensais nécessaire mais… Ca devait aller. Je l’espérais. Il le fallait. Je trépignais d’impatience, maintenant que j’avais Godric’s Hall sous les yeux.


Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer, quand je voyais dans quel était le tout se trouvait. Entre le castel qui semblait avoir pâti des combats et se faire passer à la torche, et le bourg qui semblait fortifié comme le serait un cloaque sauvageon, ça me pinçait le coeur de voir la demeure de mes ancêtres dans un état pareil. Malheureusement il n’y avait pas grand-chose à y faire. Je devais prendre les choses en main maintenant. Les premières paroles de Marpheux ne firent rien pour me rassurer ou me donner confiance, quand il me confirma ce que je pensais sur la fraîcheur de l’accueil. D’un autre côté, ça ne semblait pas être le genre de personne à mentir juste pour faire plaisir à qui que ce soit.


Je fis signe à l’un des hommes derrière nous, qui déplia une bannière Potter, dans l’espoir qu’en nous signalant bien comme il faut ça puisse réveiller un peu le peuple du bourg.



| Espérons alors que mes couleurs puissent réchauffer quelques coeurs. |


Allez savoir si ça allait fonctionner, c’était un coup de dé, mais ce n’était pas le genre de choses que je souhaitais laisser au hasard. L’homme me dit alors que la crainte d’une flèche était toujours vivace, mais qu’il fallait aussi se méfier des maisons alentours. Je réfléchissais un instant avant d’appeler un autre homme muni d’un drapeau blanc.


| Est-ce que cela vous agréerait de faire le héraut ? C’est une tâche peu ragoûtant j’en conviens, mais si le Sire de Cendremarc me présentait en personne après avoir déclamé son propre nom, il est possible que votre renommée n’achève de décider le chef des soudards aux pourparlers, que je mènerais alors en personne. |


Je ne voulais pas qu’il me prenne pour un lâche. Et bien sûr, ma proposition servait la stratégie que nous avions partagée ensemble… Mais elle me permettait encore de rassembler mes esprits.



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyJeu 29 Aoû - 22:48

Face aux tensions autour des hommes de l'Ouest il n'y avait que peu des réponses appropriées. Entamer le dialogue avec ces brigands était important, surtout en connaissant la soif de paix du seigneur de Godric's Hall. Au fil des ans le Marpheux avait vu nombre de châteaux. La plupart avaient bien meilleur mine que celui-ci face à eux, signe d'un entretien fébrile et de combats récents. Ou plutôt d'une attaque. Les croisés avaient ravagé la terre des Potter, sans s'occuper des habitants. Si l'idée de prendre par surprise son ennemi est bonne, le vieux Général n'avait jamais pu accepter cet acte. Il avait envoyé sur les roses les croisés lorsqu'ils étaient passés à Cendremarc, preuve qu'il était devenu plus assagi. Dans le temps il aurait probablement demandé des explications à ces sois-disant combattant de la foi. Mais ceux face à eux n'étaient plus vraiment des croisés, ou n'en avaient jamais été. Des hommes à la solde d'une maison déchue. Des ennemis de la couronne. Des traîtres. Ces hommes étaient des soldats, mais s'ils avaient une once de bon sens, alors ils se rendraient.

Lord Potter donna l'ordre de déployer une bannière frappée de l'éclair de la maison Potter. Edwin acquiesça doucement tandis que flottaient enfin la couleur de la maison de Godric's Hall. Derrière elle le symbole de la maison Lannister. Cette vue pouvaient en pousser certain à se réjouir, voir le seigneur légitime revenir. D'autres à craindre la fureur du Roc. Ou encore d'autres à se demander s'il est vraiment bon de voir revenir ici le seigneur qui a perdu sa demeure. Qu'importe. C'était avant tout un acte fort de la part du seigneur légitime de ces terres. Edwin plissa les yeux observant les lointaines barricades à la recherche de mouvement, ou d'un signe qu'il pourrait considérer comme encourageant, ou de son inverse.

Il fut tiré de son observation par la voix du jeune seigneur à ses côtés. Celui-ci avait appelé avec eux un homme portant un drapeau blanc. Puis il demanda au seigneur de Cendremarc de faire le héraut, de parler en son nom pour demander des pourparlers, qu'il mènerait lui-même. Ce n'était pas une première pour le vieux général, la différence est toutefois grande. Il était jadis émissaire des Lions de Castral-Roc. Mais soit, il n'avait aucune raison de refuser la demande, si ce n'est un quelconque honneur personnel mal placé. Le poids que son nom avait pouvait jouer en leur faveur. Après une brève réflexion Edwin accepta. Il partit peu de temps après, avec deux autres cavaliers portant le drapeau blanc. Le risque de voir la riposte était présent, pour autant le Cornelion ne tremblait pas. Il était né pour les combats alors pourquoi en avoir peur ?

Tandis qu'il arrivait à proximité des palissades érigeaient par les brigands il ralenti l'allure, jusqu'à stopper sa monture de flanc face aux palissades, prêt à se diriger à pleine vitesse vers un couvert au premier problème de taille. Durant les premiers instants il chercha à évaluait un peu la force des hommes gardant la garnison. Derrière lui le drapeau blanc flottait. Finalement il prit la parole. D'une voix certaine il se présenta.

« Je suis Lord Edwin Marpheux, Sire de Cendremarc. Je viens ici au nom de Lord William Potter, Sire de Godric's Hall. Nous souhaitons une entrevue avec le responsable de cette troupe, afin d'éviter que cette rencontre ne se finisse dans un bain de sang. Vous savez aussi bien que nous pourquoi nous sommes ici. Inutile de perdre plus d'hommes et de temps. Sortez donc. Lord Potter vous attend pour des pourparlers. »

Il s'immobilisa, guettant du mouvement en haut de cette palissade. Edwin n'était pas l'homme le plus patient au monde, alors il priait que ceux-ci ne répondent rapidement, afin qu'il ne s'emporte pas plus que cela.


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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyLun 2 Sep - 20:13



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RESULTATS TIRAGES
Déplier les bannières impressionne, en face. Une sourde rumeur vient des palissades où les défenseurs échangent entre eux. Déjà, qu'il y a bannière Potter en surprend plus d'un, et la vue de l'étendard Lannister achève de flanquer la frousse aux défenseurs.
Personne ici ne semble connaître Marpheux; soit les combattants sont trop vieux, soit ils sont étrangers, soit sa renommée ne les impressionne pas. Le titre claque dans le silence comme un coup de fouet, mais le lien n'est pas fait avec ses exploits.
La proposition recueille un long moment de silence. Avant que le chariot traversé d'épieux ne soit tiré sur le côté pour laisser passer quelqu'un.

| Vous entrez! S'il y a bien un sire de Godric's Hall parmi vous, qu'il se montre! Juste lui et vous, vos hommes restent dehors. | lâche un vieux guerrier fauchard au ceinturon, qui se tient près de ce qui tient lieu de corps de garde.


Dernière édition par Le Cyvosse le Lun 2 Sep - 20:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyLun 2 Sep - 20:13

Le membre 'Le Cyvosse' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 20' : 17, 5, 12
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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyMer 11 Sep - 21:21

Le vieil homme semblait déjà bien concentré sur sa tâche, sur ce qu’il devait faire. Il semblait toujours avoir une idée derrière la tête, ce lord Cendremarc. Il avait l’expérience des vieux lions, alors forcément il avait quelque chose à faire quoiqu’il se passe autour de nous. Je n’avais aucune idée très précise sur la façon dont les choses se passaient dans ce genre de situation et l’improvisation me rendait encore plus malhabile et hésitant. Je ne voulais pas me retrouver con et naïf devant une situation potentiellement dangereuse, voire mortelle, pour des centaines de gens. Je devais avoir un rien de recul, un peu de distance avec le reste de la mêlée. Pour aller chercher la meilleure solution. J’envoyais le vieux seigneur alors, pas par couardise, même si je devais bien avouer que je devais me retrouver soulagé de ne pas initier le premier contact. J’avais encore besoin de temps et de voir, de vivre les événements, pour que je puisse m’aguerrir. Je le regardais donc faire, avec cavaliers qui portaient le drapeau blanc.


Je doutais qu’ils puissent ouvrir le feu sur des plénipotentiaires, non pas que je doute qu’ils aient le moindre honneur, mais ce serait folie. S’en prendre à des envoyés diplomatiques pour la quasi-totalité des peuples libres était un crime impardonnable. Alors de là à dire qu’ils oseraient abattre un homme envoyé par les Lannister… Cela ferait beaucoup. Cela ne m’empêchait pas d’avoir peur pour le vieux guerrier, de craindre qu’il ne lui arrive quelque chose de quelque manière que ce soit. Je le vois aller se présenter, réclamer le droit qui est le mien et solliciter une entrevue.


Tout le monde est suspendu à la réaction. Les hommes sont anxieux, mais moins que moi. Ils sont déjà résolus à se battre, sans doute. Et déjà convaincus qu’ils vont pouvoir gagner. Le temps passe… Mais un de ces ruffians finit par apparaître sur les palissades et laisse apparaître la volonté de vouloir engager des pourparlers. La demande qu’il fait ne me rassure guère. Pourparlers, juste lui, moi et Marpheux ? Je me retrouve forcément à avoir un regard pour le vieil homme, vers lequel je finis par m’approcher. Murmures qui parcourent les rangs des hommes. Main sur le pommeau de l’épée. Casque au côté, dévoilant mon visage. Je monte à nouveau à cheval, et rejoins Lord Marpheux et ses deux cavaliers en quelques instants. Je les dépasse un rien. Contemple les fortifications de fortune. Puis me retourne vers le vieil homme.



| Il en va de mon devoir et de mon honneur, j’imagine. Vous avez le choix, Messire Edwin. C’est moins votre combat que le mien. |


Je ne lui dis pas que ce serait un honneur de l’avoir à mes côtés. Chacun nos décisions. Si nous y allions et que nous mourrions tous les deux, je serais bien avancé. Mais je me tournais maintenant vers les deux hommes qui l’accompagnaient.


| Si je ne revenais pas tout de suite, indiquez au capitaine d’attendre le point du jour. Et de lancer l’assaut demain à l’aube pour reprendre cette place au nom du Roy. Autrement, attendez que je reparaisse. |


Je me retournais à nouveau vers le vieil homme, attendant sa décision.



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyVen 13 Sep - 17:42


Le silence répondit d'abord au Seigneur de Cendremarc. Le vieux guerrier attendait une réponse, pas vraiment patiemment, tant le Cornelion n'était pas doué pour cela. Il avait hâte que ces brigands acceptent, ou rejettent, la proposition du Seigneur de Godric's Hall. Le calme était présent, les rues étaient vide et les chevaux étaient les seuls à briser cet air monotone. Edwin commença à ruminer, à maudire l'idée d'attendre encore longtemps une réponse de ces bandits cachés derrière des palissades de fortune. Le vieil homme avait plutôt hate de terminer cette épopée, par le sang ou la plume, qu'importe. Ce silence pesant manque de peu d'être brisé par le vieux général, près à tirer des conclusions de l'absence de réponse.

Il est devancé de quelques instants par un chariot. Tiré sur le côté il révèle un passage jusque derrière la barricade de fortune. De cette brèche un vieux soldat apparaît, le seigneur de Cendremarc se tourne, fixant l'autre vieillard devant lui. Un roturier, probablement vétéran, mais un roturier quand même. Si cet homme fait office de commandant de cette place improvisée, Edwin était confiant dans leurs chances de faire plier le genou à ces paysans en arme. Le capitaine improvisé propose au Seigneur de la Maison Marpheux de rentrer, puis appel le légitime Sire de Godric's Hall à faire de même. Edwin tourne son regard vers la troupe un peu en retrait. Lord Potter était déjà en train de le rejoindre. Connaissant l'étrange spécimen qu'est ce jeune garçon, probablement se questionne-t-il sur si cela est, ou non le bon choix. Probablement doute-t-il de ses propres capacités et de son efficacité dans ces négociations à venir.

Lorsque la monture du seigneur de la maison Potter rejoignit la sienne Edwin se tourna, laissant le Seigneur des lieux passer devant. Edwin reste en retrait et jauge comme il peut le vieux capitaine de ces brigands. Si il avait un peu de jugeote il acceptera de se rendre et ne tentera rien de fou. Le petit contingent de cinquante hommes tenant ces murs de bric et de brac n'avaient pas pour option d'être une force qui allait s'installer dans le temps. Le nom du Vieux général n'avait eu aucun effet réel, mais certains d'entre eux connaissaient probablement au moins le nom de sa maison. Sans soutien ils se retrouvaient seul face à un jeune Seigneur soutenu par le Roc et par un seigneur d'une grande maison. Ils étaient sur une corde tendue et toute erreur pourrait être fatale. Bien entendu le jeune seigneur des lieux accepta la demande, puis se tourna vers Edwin, cherchant à connaître l'opinion du vieux général sur cette proposition, ainsi que s'il souhaitait ou non se joindre à ces négociations. Edwin était plus un soldat qu'un diplomate, mais négocier une reddition pouvait encore être dans son domaine de compétence. Il acquiesça.

« Je vous accompagne Lord Potter. Je n'ai jamais visité Godric's Hall, autant y remédier tant que je suis là. »


Et puis il considérait cela comme son devoir, le Prince lui avait ordonné d'aider Lord Potter à reconquérir son fief, il allait mettre à exécution cette demande. Lord Potter continua en donnant des directives aux hommes, si jamais les commandant ne revenaient pas. Edwin resta stoïque. Si les négociations dégénéraient, il n'avait aucune chance de vaincre les hommes faisant office de garnison. Mais contre ces brigands, deux chevaliers pourront bien en emmener un ou deux et causer quelques premiers dégâts à cette force d'occupation si impressionnante. Tandis que les cavaliers repartaient, les deux nobles avaient désormais une porte ouverte vers des négociations. Edwin poussa son canasson vers l'entrée, une main sur le pommeau de son arme. Le dos droit et le regard rivé devant lui. La situation n'était pas ce qui aurait put être de meilleur. Mais malgré tout il avait confiance.


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Edwin Marpheux

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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyDim 15 Sep - 16:06



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RESULTATS TIRAGES
Les mercenaires respectent leur parole. Ils vont correctement accueillir les deux hommes. On ne les touchera pas, on ne leur demandera rien. Ils pourront juste entrer, et rejoindre un groupe d'officiers des mercenaires en rupture de ban derrière le "portail" de la palissade. La population se met aux fenêtres des masures ou aux entrées et certains font des saluts de reconnaissance à Lord Potter à son passage, de loin.
Les mercenaires réclament une compensation en or pour leur départ. Leur contrat précédent les liant aux Malefoy pour protéger la ville, conquise certes mais pas par eux, n'a pas été honoré. Si on les paie pour avoir assuré la sécurité de tous, ils partiront, et semblent inflexibles. Ils attendent la décision ou les arguments des deux hommes.
Dehors, l'armée s'impatiente et des hommes sont envoyés vers les poternes à flanc du mont rocailleux.



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyDim 15 Sep - 16:06

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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyDim 15 Sep - 16:39

Le vieil homme accepte de me suivre. Je suis rassuré, car si c’est mon devoir premier que de négocier pour ma propre ville je sais que l’homme est encore une bonne lame malgré son grand âge pour l’époque, et qu’il a aussi un charisme important, qui peut largement détourner les ruffians de leurs funestes desseins s’ils en ont effectivement. L’homme me dit qu’il m’accompagne et m’arrache un sourire quand il me dit qu’il n’a jamais visité mon bourg et mon château et qu’il peut y remédier. Je hoche la tête, réjoui par la nouvelle, mais tout en m’efforçant de rester concentré.


| Je compte aussi sur vos yeux messire, car vous avez plus l’habitude que moi de devoir estimer des défenses. Ils ne semblent pas trop nombreux là-haut mais ne doivent pas avoir tout misé sur ces fortifications sommaires. |


En sus, pourquoi défendre une simple palissade et un fossé quand on avait des murs, certes abîmés mais plus présents et construits en dur derrière ? Ils devaient avoir des intérêts à conserver le bourg en leur possession, sinon pourquoi prendre un tel risque ? Nous avançons donc tous les deux à cheval vers le portail, et je ne peux pas m’empêcher de laisser mon regard se promener sur les fortifications alentours et les hommes qui les tiennent. Ceux ci ont l’air revêche, et lorsque je mets pied à terre je suis ravi de sentir le poids réconfortant de la lame de ma famille au côté. Un groupe d’officiers, ou de types mieux équipés que les autres en tout cas, s’avance vers nous une fois le portail refermé. Ils ne se présentent pas. Et sous leurs modestes armures, visiblement récupérées sur des champs de bataille avec un patchwork de couleurs à demi effacées à force d’être patinées.


Je leur demande ce qu’ils veulent négocier, avec politesse et en me forçant au calme alors que je vois aux fenêtres et aux portes quelques signes discrets de mes gens, hochements de tête, ou légers signes de la main. Ils me reconnaissent. Ils savent qui je suis, et ce que je fais ici. Je le garde en tête. Ils n’ont pas l’air d’être maltraités mais à cette distance, comment en être sûrs ? Les hommes nous font face. Ils sont respectueux aussi. Ils veulent de l’or, beaucoup d’or. Ils parlent de contrat, et de leurs efforts pour protéger l’endroit. Je coule un regard vers le seigneur de Cendremarc. Je suis assez peu décidé à faire un effort financier. Mais si ce qu’ils disent est vrai… Que faire ? Je cherche l’assentiment de Lord Marpheux avant de reprendre d’une voix décidée.



| Je veux d’abord interroger mes gens pour savoir comment ils vont, s’ils ne manquent de rien. Et je veux savoir aussi ce qu’il s’est passé depuis mon départ de leur propre bouche. Je ne bougerais pas tant que je ne me serais pas assuré d’eux. Quant à la rétribution, je rappelle que l’occupation du fief était illégale, la Reine en personne a condamné votre employeur au Mur après que je l’ai vaincu en duel judiciaire. |



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyMar 17 Sep - 19:26


Le regard du vieux soldat se promène sur la palissade devant eux. William Potter a raison, tant qu'ils sont derrière les « murs » de cette place « forte » il est bon d'en profiter pour jauger un peu les défenses locales. Les hommes gardant ces murs improvisés ne sont pas de jeunes gens en recherche de gloire, ce ne sont pas des petits nobliaux n'ayant eu que la lame d'entraînement du maître d'arme pour ennemi. Edwin est certain de lui, certains ont déjà eu de véritables combats, ont déjà fait couler le sang d'un autre homme. Des vétérans peut-être même pour certains. Voir d'anciens mercenaires. Toujours est-il que leurs ennemis sont, pour le moment, un danger que le vieux général reconnaît. Mais bon. Cinquante hommes. Edwin grimace, comment cinquante roturiers osent-ils s'imaginer tenir face à une force portant haut le blason des Lions.

Alors qu'ils rentrent dans ce camp le Cornelion reste silencieux, petite demeure que celle-ci, mais le regard heureux de certains villageois pousse Edwin à se dire qu'ils ne sont pas opposés au retour du légitime seigneur de ces terres. Mais qu'est-il arrivé durant le temps d'absence du Seigneur de la Maison Potter. Les hommes gardant ce fort avaient le champ libre pour agir à leur guise. Si d'ici le peuple de Godric's Hall ne semble pas avoir trop souffert des actes vils dont les soldats ont le secret, rien ne peut garantir ce simple fait. Mais peu importe, les négociations commencent. Les soldats exigent, pour quitter les lieux, que compensation en or leur soit versé. Edwin plisse les yeux. Quel culot. Réclamer quelques chose ? Comment osent-ils ? Lord Potter cherche l'approbation du Seigneur de Cendremarc dans cette affaire. Il n'a pas l'air d'avoir beaucoup envie de payer ces bougres, choix normal. Le seigneur des lieux demande à voir son peuple, à parler avec eux avant toute chose. Puis rappel aux soldats que cette occupation était illégale, que la Reine a condamné Lord Malefoy au mur pour ces exactions. Edwin ne dit rien, laissant le Seigneur de la Maison Potter faire son point. Tandis qu'il termine de parler Edwin s'avance un peu, puis prend à son tour la parole. Fixant celui qui semble plus ou moins être le capitaine de la place.

« La Couronne tout autant que les dieux ont reconnu coupable votre Seigneur déchu, ont condamnés cette prise illégale de château. »

Edwin fait une pause, se perd un instant à observer les hommes autour de lui.

« Pour autant je comprends vos mots. La loyauté avec laquelle vous avez accompli votre tâche est admirable et vous demandez compensation pour cela. Mais n'en avez vous pas déjà eu ? Avez-vous payé pour votre eau et votre viande durant tout ce temps ? Pour vos lits et votre vin ? J'en doute. »


La somme est probablement dérisoire à côté de ce que les soldats réclament, mais cela est sans compter d'éventuels dommages, ou vils actions contre la population de Godric's Hall. Edwin s'approche ensuite de Lord Potter et prend à nouveau la parole, d'un ton plus bas pour que seul le seigneur des lieux ne l'entendent.

« Faites attention Lord Potter. Ne libérez pas 50 hommes armés ainsi. Une fois hors de vos murs que pensez-vous qu'ils feront ? Probablement deviendront-ils mercenaires, ou pire. Certains regagneront peut-être leur logis, mais s'ils ne l'ont pas encore fait c'est que l’appât du gain les attire. 50 hommes ont connus la vie de château pendant quelques temps, sans Seigneur derrière eux, seul les dieux savent jusqu'où ils pourront aller. Et si vous les laisser partir ainsi, cela sera votre responsabilité. »


Les soldats ne sont pas les personnes les plus éthiques que le vieux Cornelion ait vu durant sa vie. Sans maître le vol, le meurtre, le pillage et le viol sont des activités qu'un homme en arme aime à faire tant elle lui apporte beaucoup.


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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyJeu 19 Sep - 21:49



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RESULTATS TIRAGES
Les soudards n'obtempèrent pas directement à la demande de Potter. En revanche, le soutien de Lord Marpheux permet de faire se regarder entre eux les chefs des mercenaires. Ils finissent par se rendre compte qu'ils doivent lâcher du lest. On fait venir plusieurs habitants, mais pas tous, loin de là. Une demie-douzaine de gens triés sur le volet. Ils disent avoir été bien traités, globalement, mais dans leur attitude on sent que s'il n'y a pas eu carnage, l'occupation de Godric's Hall n'est pas du goût des habitants.

Ils n'en démordent pas, toutefois. Ils veulent leur or.


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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyJeu 19 Sep - 21:49

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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyJeu 19 Sep - 23:05

Rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu. C’est un fait évident aux yeux de n’importe qui qui vit dans ce pays depuis un an maintenant. Entre la tornade de l’Ogre de Falwell, la croisade, les Frondeurs et les Réclamants, attentats contre le pouvoir royal et autres procès, il y avait eu beaucoup d’événements hors de tout contrôle de qui que ce soit. Cette réalité qu’on ne contrôlait rien s’imposait à nous à chaque instant, mais plus encore quand il était question de la chose militaire. Le vieil homme ne semble en tout cas pas trop s’en faire sur la situation. Il semble considérer, pour moi qui le côtoie maintenant depuis un rien de temps, que l’adversaire du jour est bien arrogant. Je ne sais pas encore très bien comprendre ce qu’il y a derrière les sentiments qui se peignent sur son visage selon les instants. Mais j’ai bien vu la grimace. Le problème, c’est que si mon instinct me dit qu’il n’est pas convaincu par la défense, il est aussi possible qu’au contraire il trouve leur position un peu forte, soit tout l’inverse. Ce n’est pas dit toutefois. Et c’est bien moi qui ouvre les hostilités.


Le visage des officiers d’en face reste fermé. L’homme à mes côtés garde un temps le silence, alors qu’il finit par me soutenir en soulignant bien dans quelle direction l’arbitraire royal avait été rendu. Il passe son regard d’acier sur l’assistance et semble aller dans le même sens que moi en faveur de l’apaisement. Edwin Marpheux ne semblait pas plus que moi attendre que la situation dégénère et qu’on en vienne aux mains. Toutefois, son raisonnement nous amène maintenant à voir qu’en effet, ces gens avaient bien profité de la situation des mois durant… Et s’ils ont construit un mur face à mes arguments, l’impact des mots du Marpheux fissure leur bel argumentaire. Ils hésitent, tergiversent, et pendant ce temps le vieil homme vient souffler près de moi pour que je sois le seul à entendre. Il me dit de ne pas libérer les cinquante hommes. Mercenaires ? Ils l’étaient déjà par nature, apparemment. Mais il avait raison sur le fond de sa mise en garde. Libérer ces hommes pour se faire rançonner après… C’était vrai.



| Vous avez raison, Lord Marpheux. Il ne faudrait pas que je devienne le captif de ces gens laissés libres de revenir quand Godric’s Hall ne dispose plus de murs en état ni de garnison. A tout le moins, il s’agirait de les désarmer… |


Mais les revoilà, et ils ont l’air un rien plus ouvert. Ils disent qu’ils vont me rassurer, tout en continuant de sous-entendre qu’ils ne partiront pas sans argent. Une demie-douzaine de mes gens arrivent, yeux rivés sur le sol. Ils expliquent que oui, ils sont bien traités, et ne manquent de rien. Mais ce sont de maigres mots de réconfort, bien peu affirmés, qui sortent de leur bouche. Je repense aux mots de Marpheux, quand on me demande si cela m’agrée. J’inspire. Je rougis, légèrement, et tousse dans mon gantelet alors que j’évite le regard de mes gens. J’expire, et redresse le regard vers leur capitaine, main sur le pommeau de mon épée. Je me sens à la croisée des chemins, comme trop souvent depuis un an.


J’ai mal à la tête rien qu’à me forcer à ne pas buter sur mes mots, aussi parlais-je lentement, d’un ton péremptoire.



| Pas d’or pour vous. Comme le dit Lord Marpheux, vous avez déjà vécu sur le dos de mes gens. Si vous l’avez fait par pur esprit de maintien de la paix, ce dont je ne doute pas, votre récompense vous l’avez eu par le gruau de mes gens et quelques autres menus avantages, n’est-ce pas ? |


Alors je secoue la tête.


| Donc non, messires. Vous avez eu le nez de vivre sur le dos de Godric’s Hall trop longtemps. Vous voulez prendre ces gens en otage, ou moi-même ? Allez-y. Les soldats dehors ne sont pas les miens. Vous connaissez la Lionne du Roc ? Moi oui. J’aurais pu conchier mes chausses lors de notre rencontre. Et je ne doute pas un seul instant qu’elle a donné l’ordre à ses capitaines de reprendre le château, avec ou sans moi. Soit vous déposez les armes, soit dix fois plus d’hommes vont enfoncer vos rangs, et vous pendre aux créneaux. Et si vous voulez vous venger sur nous, et bien, soit. Lord Marpheux a décimé les rangs du Bief quand ni vous ni moi n’étions de ce monde. Et j’ai déjà prouvé ma valeur, moi aussi. Choisissez votre destin, alors. Mais choisissez le vite. |


La colère n’avait fait que monter depuis que j’avais commencé à parler. Et elle avait fini par voir le jour, vertement. J’étais décidé. Je n’avais pas buté. J’étais trempé de peur, mais j’étais trop en colère que mes gens subissent quelques méfaits depuis mon départ pour me calmer. De toute façon, je n’avais plus rien à perdre. C’était plus facile d’être courageux quand vous étiez au pied du mur.



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyMer 25 Sep - 19:24


Les soldats veulent leur or. Ils insistent pour être payé pour ce service qu'ils ont rendus. Les hommes apprécient depuis toujours les richesses qu'ils voient mais ne possèdent pas. L'avarice de certains donnait naissance à l'envie des autres. Dans le Royaume des Terres de l'Ouest cet or était une denrée importante, la puissance des Lannister rayonnait grâce à l'or de Castral-Roc et certains ne se trouvaient que plus envieux de cette richesse inatteignable. Ces paysans avaient dans l'espoir que le retour d'un Potter pourrait leur rapporter gros.

Le jeune seigneur de Godric's Hall plussoie les dires du vieux Marpheux, laisser en liberté ainsi ces hommes pourraient être un grand danger. Cet élément prit en compte, la discussion continua. Les paysans de Godric's Hall ne semblaient pas avoir été particulièrement maltraité, mais les gardes ne voulaient pas que le Seigneur des Lieux se balade librement de suite, si bien qu'ils ne firent venir que quelques personnes triées sur le volet. Ce simple fait rendait suspect l'acte. Les paysans ne sont pas heureux de la présence des gardes, bien évidement, mais aucun désastre n'est à noter. Ce doute subsistant et le danger de laisser ces hommes quitter les lieux ainsi ne pouvaient mener qu'à peu de résultats. Leur accorder leur or tel qu'ils le demandaient était non seulement dangereux, mais également irresponsable, on ne pouvait accorder à ces hommes de la confiance, il était trop tard pour cela.

Le jeune Seigneur de la Maison Potter semblait avoir gagné un peu d'assurance. Peut-être était-ce l'urgence de la situation qui révélait un potentiel jusque là invisible en ce jeune homme. Main sur le pommeau de son arme il reprit la parole. Edwin resta stoïque, patientant. Il se devait de soutenir le jeune homme et de le conseiller, mais en cet instant il scrutait autour d'eux. Si ces scélérats décidaient de prendre pour captifs les deux Seigneur ils allaient devoir réagir rapidement. Mais s'ils tentaient cet acte, alors leur sort serait scellé dans le sang. Dans tous les cas, le dénouement approchera rapidement. Lord Potter refuse rapidement la demande des brigands. Il avance plusieurs arguments et montre un certain talent à l'oral, pour exposer son point de vue et forcer les bandits à se rendre, ou autre décision. Dans tous les cas ils allaient bien vite savoir comment cette rencontre allait se terminer. Ce courage et cette détermination ne manquèrent pas de surprendre le seigneur de Cendremarc, jusqu'à lui décrocher un maigre sourire au terme de la tirade du Potter. La colère du jeune noble était palpable, mais ses dires étaient vrai. Edwin avança puis, à son tour, prit la parole.

« Comme l'a dit Lord Potter, la bannière que vous voyez dehors est celle du Roc. Les hommes aux pieds de ce tas de bric à brac des soldats du Roi. Vos actes ne sont pas appréciés par les Lannister. Pour faire les choses plus simples, vous avez énervé les Lions. Un Lannister paie toujours ses dettes. Devant vous se trouve votre seule et unique chance de quitter Godric's Hall sans payer le prix du sang. Réfléchissez, mais faites le vite. Car de votre choix dépendra la couleur du sol à la fin de ce jour. »


Edwin balaya du regard les hommes devant lui, calmement. Sa voix était froide et inquisitrice. Il parlait en appuyant les mots les plus violents de son discours, afin qu'ils saisissent bien la menace face à eux.

« Je crois que vous avez mal compris la raison de notre venue. Ces pourparlers ne sont pas pour négocier votre petite retraite. Nous vous présentons là un ultimatum. »

La main du vieux soldat monta jusqu'à son épée, il restait bien droit. Sa main gauche était ballante, prête à bouger si un de ces paysans décidaient de briser cette entrevue de manière violente. Même si Edwin aurait bien vu cette entrevue se terminer autrement, il se devait de soutenir et d'appuyer le jeune homme. De le seconder, comme l'avait demandé le prince.


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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptySam 28 Sep - 19:34



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RESULTATS TIRAGES
La menace de Potter fait mouche. Les officiers se regardent. L'un d'eux, vindicatif, demande au jeune chevalier de baisser d'un ton, et essaie d'haranguer les autres à se battre. Mais les doutes s'installent chez chacun et Marpheux enfonce le clou. Le chef des mercenaires finit par calmer les autres après un conciliabule de plusieurs minutes, et les voilà qui acquiescent, et sortent leurs épées pour les jeter au sol. Le reste de la garnison les imite, et le cor sonne.


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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptySam 28 Sep - 19:34

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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptySam 28 Sep - 22:53

Les choses pourraient plus mal se passer mais je sentais bien qu’on était à un point de basculement. Soit les gens d’en face se rendaient et l’affaire allait mieux tourner, soit ils ne se rendaient pas et les choses allaient bien mal tourner. Ca ne manquerait pas d’être violent, dans ce cas précis, et je ne souhaitais vraiment pas que les choses dégénèrent à ce point. J’avais pu avoir un certain aperçu de la mentalité de ces soldats et ils ne semblaient clairement pas du genre à laisser s’échapper les civils sans leur causer de problèmes. Ils pouvaient même tout passer à la torche le temps que l’on puisse prendre d’assaut le premier cercle de fortification. Je comprends toutefois que ça ne serait pas cher payé de donner l’argent donné par les Lannister pour pouvoir récupérer ma place intacte. Mais comment cela pourrait-il seulement se passer ? Si je leur donnais de l’or, il n’y aurait peut être pas de bonne fin pour tout le monde. Ils pourraient prendre des otages pour assurer leur sauf-conduit ; je savais que ça se faisait dans des sièges de places prises par un premier ennemi. J’étais angoissé, et sous mes mailles j’étais totalement trempé de sueur. Je ne pouvais pas dire que j’étais à l’aise avec la décision que j’avais prise. On ne pouvait pas non plus me dire que je faisais preuve d’un aplomb de dingue. Mais je voulais avant tout  rester droit dans mes bottes et éviter que ma tentative d’intimidation ne tourne au ridicule.


Je suis en tout cas très content de l’association avec Lord Marpheux. Si je donne le tempo et la direction des négociations qui permettent d’incliner la voix que j’aimerais tracer pour récupérer mon domaine. Le vieux guerrier s’adapte tout à fait à mes demandes et au niveau de ce que je réclame. Il arrive à trouver les bons arguments pour souligner la stratégie et pense aussi bien à mobiliser le militaire que le pouvoir politique qui l’anime. Il est bon, et encore affûté. Mon respect pour cet homme, déjà grand, se renforce encore de par la sagesse qu’ils instille avec des arguments clairs et posés.


Ca passe. Je vois leurs doutes. J’étais fier de moi, je ne bégayais pas. Comme si à chaque fois qu’il y avait du danger, je ne réfléchissais plus, je parlais d’instinct et que mon instinct lui, n’était pas un peu bègue. L’homme souligne les couleurs hissées au dehors, l’appartenance aux troupes royales, ce qui ne peut que les intimider plus encore. Le choix de ses mots annonce littéralement les couleurs et il insiste sur l’urgence de la situation.


J’entends les récriminations du type qui ne veut pas se rendre sans pognon et mes joues s’empourprent aussitôt, même si je résiste au geste pulsionnel de venir poser la main sur le pommeau de mon épée ; ce n’est pas encore le moment !



| Je ne suis peut être pas le Lion du Roc en personne mais mesurez vos propos, vous êtes beaucoup contre deux mais ça ne vous permettra pas de l’emporter au paradis si vous souhaitez tirer l’épée. |


Ils continuent leurs échanges, leur conciliabule. Je les laisse faire, échange un regard avec Cendremarc, qui me paraît sur ses gardes, prêt à dégainer. Nous attendons un moment et je n’en peux plus ; je commence à avoir envie de pisser et aucun moyen ni endroit pour le faire. Pour m’éviter de craquer et esquiver de l’angoisse supplémentaire, je ne regarde rien ni personne. Jusqu’à ce que leur chef ne revienne encadré de ses hommes. Et lentement, il tire son épée. La jette à nos pieds, et nous annonce leur reddition contre notre parole qu’ils seront laissés saufs, même une fois désarmés. J’essaie d’avoir une attitude noble, reste stoïque, bien qu’empourpré toujours de colère. Bras croisés.


| Je ne crains pas pour votre avenir ; vous avez déjà montré de sacrés capacités à rebondir, n’est-ce pas? Faites sonner votre cor et ouvrez les portes. Que vous hommes rassemblent leurs armes dans un chariot non loin des palissades, puis vous serez libres de partir. |


Je me tourne tout sourire vers Lord Marpheux.


Ca y est. La victoire, et sans verser le sang. Ca n’était pas passé bien loin...



| Lord Marpheux ? Je vous propose d’aller chercher la troupe et de lui faire prendre ses quartiers sous la tente, au sein du bourg. Organisez tout cela si cela vous agrée ; et retrouvez moi aux portes du château quand les hommes seront installés. |


Je promène mon regard sur mes gens, reconnais des visages.


| Je dois commencer à panser les plaies de mes gens. |


[HJ et bien finalement, ça s’est débloqué ! Tu veux entamer un nouveau rp peut être ? Le soir de la reprise, ou quelques jours après ? A toi de me dire, je te laisse conclure peut être avec tes dispositions et me dire ce que tu pref pour la suite, y compris simplement continuer la prise de position?]



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MessageSujet: Re: Cradle to the Grave   Cradle to the Grave EmptyLun 30 Sep - 21:25


Le jeune Seigneur se tient droit, fier, le vieux se demande si le jeune est aussi fier qu'il n'en a l'air ou s'il tente simplement d'appliquer ses conseils. Qu'importe ce qu'il en est, face aux deux nobles le doute apparaît. La main sur la poignée de son arme Edwin patiente. Si la situation dégénère il y a quelques possibilités. Ils les laisse partir et se prépare à la bataille en bonne et due forme. Ou bien ils décident de garder otages deux nobles pour le conflit à venir et il y aura un premier conflit. Edwin a déjà été blessé par le passé, mais il ne subira pas l'affront d'être fait prisonnier par des gueux sans se défendre. Peut-être changeront-ils d'avis si les deux nobles parviennent à passer par l'épée quelques uns de ces bouseux. Un des bandits semble être plus... Difficile. Il vocifère, se fait menaçant envers les deux nobles. Lord Potter la parole, prévenant que le nombre ne suffira pas à leur éviter toute perte ici. Derrière lui le Cornelion reste silencieux. Il n'y a rien de plus à ajouter.

Si le débat continue le plus courageux de ces hommes a perdu sa verve. Le temps commence à être long et l'être peu patient qu'est le Seigneur de Cendremarc s'impatiente. Il jette un petit regard vers le commandant de l'armée. Lui aussi doit l'être, mais il s'efforce de faire bonne figure. Peut-être que plus tard, lorsqu'il aura définitivement vaincu sa timidité, il sera un commandant capable aussi. Dans tous les cas cette escapade aura suffit au Marpheux pour se persuader que le jeune Potter vaut mieux que d'autres jeunes nobliaux imaginant que leur nom leur offre tout et qu'ils savent ce qui est vrai ou non grâce à leur expérience tirée du papier et de l'encre.

Le temps passe et finalement le responsable de cette occupation revient voir les deux seigneurs. Avec plusieurs hommes à ses côtés. Edwin reste stoïque, mais il est prêt à dégainer, du coin de l'oeil il en surveille un, celui-là sera le premier à mourir s'ils décident de passer à l'attaque. Mais il n'en est rien. Le capitaine sort doucement son arme et finit par la lancer aux pieds du Potter. Il se rend, si tous ont la vie sauve, alors il accepte les conditions. Edwin ne bouge pas, il n'y a pas vraiment de soulagement non plus, presque un peu de déception de ne pas avoir l'adrénaline d'un combat pour la première fois depuis si longtemps. Mais soit, cette fin est la plus appropriée et la plus enviable, bien que tout cela ne soit pas passer loin. Lord Potter donne ses instructions, les bandits doivent jeter leurs armes dans un chariot non loin de là, puis seront libres de partir. Edwin reste silencieux, encore une fois il n'y a rien d'autre à ajouter. Les bandits s’exécutent et le Seigneur de Godric's Hall se tourne vers le Marpheux. Il lui demande d'amener la troupe à ses quartiers et d'organiser la montée du camp tandis qu'il s'occupe de ses gens. Edwin acquiesce.

« Bien entendu Lord Potter. »

Le jeune Potter s'en retourne vers sa population et le vieux Marpheux rejoint les hommes à la bannière du Lion. A l'annonce de leur victoire sans l'usage de l'acier les réactions sont partagées. Certains sont surpris, heureux, d'autres sont déçus, frustrés de ne pas avoir un combat. Chaque homme garde pour lui ce qu'il pense et c'est tant mieux, le vieux général se moque de ce qu'ils pensent de l'issue actuelle, car elle ne changera pas. Le camp des troupes de la Maison Lannister se monte, les hommes préparent leur camp et s'organisent. Même si le danger semble être plus loin, Edwin refuse de laisser un campement sans surveillance, des hommes sont chargés de faire les sentinelles, à leur grand regret, chacun trouve sa tâche. Cette organisation, presque naturelle, dure. L'armée met un peu de temps à monter ses tentes, à préparer ses chevaux et à ranger son matériel. Les armes sont triées et rangées, une trace est gardée du nombre d'outils, il est hors de question que certains en profitent pour ajouter à leur richesse une lame payée par la couronne. Mais finalement le camp se monte. Pour le vieux guerrier rien n'est à laisser au hasard et la paix n'est pas une excuse pour se relâcher. Finalement le campement se monte et les hommes se préparent à une nuit sur place. Lord Marpheux rejoint alors le château, pour y retrouver Lord Potter.

[HJ : Ca me va pour stopper ici celui-là, puis en reprendre peut-être le soir, pour fêter cette victoire. Si ça te va. Je te laisse ouvrir chez toi, ou préfère-tu que je le fasse ?]


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Cradle to the Grave
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