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Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]
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MessageSujet: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 30 Juin - 11:49

J'avais détesté ces transactions, ce déjeuner auprès des Lannister afin de sceller mon union avec Lyman. Ni lui, ni moi, n'avions eu voix au chapitre. Nous étions là pour être présentés l'un à l'autre, et encore... Nous n'avions eu aucun moment d'intimité pour pouvoir vraiment discuter et au moins savoir si notre union serait... profitable. Pas au sens profit de nos familles. Si nous pouvions au moins ne pas être malheureux ensemble. Père m'avait certifié que je trouverais l'épanouissement au Roc, que je saurais devenir une reine là bas. Et que je pourrais faire un mariage à peu prêt heureux. Mais il avait assuré cela sans même savoir qui était l'héritier Lannister. Un jeune homme de belle apparence, c'était certain. Qui avait su accélérer les battements de mon cœur l'espace d'une heure volée au creux de la nuit et d'un baiser surprise qui m'avait laissée pantoise. Je lui en voulais toujours d'ailleurs. Quel genre d'homme était-il pour embrasser ainsi une jeune inconnue ? Serait-il infidèle, comme son père ? Je savais que je n'avais aucun droit d'exiger de lui d'être fidèle... Et qu'en me montrant revêche et mal aimable, je ne ferais que le pousser à l'être. J'étais jeune, mais je n'étais pas totalement naïve. J'avais grandi dans un milieu d'hommes, même si j'étais accompagnées de demoiselles bien nées qui en savaient souvent plus que moi et n'hésitaient pas à parler de certaines choses de la vie que je connaîtrais avec Lyman si le mariage se faisait.

J'étais encore surprise de la façon dont sa mère l'avait confié au Nord. Qu'en pensait-il ? Il n'avait pas bronché. Moi qui pensais que je serais exilée au Roc, j'étais heureuse de savoir que je retournerais chez moi, même pour un court moment. Et que c'était déjà Lyman qui devait s'habituer à une contrée inconnue. Quelque part, je me disais qu'en passant par là, il serait plus à même de me comprendre quand viendrait mon tour de le suivre. Pour toujours cette fois... Je fermais les yeux en songeant à cela. Je n'avais pas envie de quitter ma patrie. Mais je n'avais pas le choix... Quitter tout ce qui était familier pour l'inconnu. Une part de moi vibrait d'excitation de découvrir autre chose, de tenter cette aventure. Une autre part se raccrochait désespérément à tout ce qu'elle avait connu.

Je m'arrêtais brusquement en voyant au loin des boucles blondes. Mes demoiselles de compagnies firent de même, surprises, avant que Cara n'avise le prince et se mette à rire.

« Oh tiens, le fiancé. »

« J'ai deux mots à lui dire. »

Elles se regardèrent un peu incertaines, avant de sourire, se faisant sans doute de fausses idées.

« Ce n'est pas très convenable. »

« Vous êtes là non ? »

Je souris, pour les rassurer. Je savais aussi qu'elles seraient au supplice de pouvoir nous voir, mais pas nous entendre.

« Il est temps que je discute un peu avec celui qui est censé partager ma vie. Puisque nos parents ne nous en laissent pas l'occasion, je vais prendre les devants. »

« Votre père risque de ne pas apprécier. »

« Tant pis. De toutes façons, je serais sage. »

Je dédiais un grand sourire innocent, avant de me diriger vers le prince d'un pas décidé. Il était adossé contre un arbre et semblait occupé. Le temps était toujours aussi clément. Et mon ombre se dessina sur lui, lui voilant la lumière du soleil.

« Prince Lyman ? »

Je ne tardais pas à m'asseoir en face de lui, sans attendre qu'il ne m'y invite d'ailleurs. Autant qu'il apprenne maintenant à me connaître.

« J'aurais aimé parler avec vous de ce mariage. Entre autres. Sauriez-vous délaisser votre activité pour quelques minutes ? »

Malgré moi, je lorgnais sur les colonnes de chiffres et les annotations. Il travaillait apparemment. Drôle d'endroit pour le faire. Mais... j'aimais bien l'idée qu'il préfère le calme de la nature à l'enfermement d'un bureau pour cela.



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 30 Juin - 12:47

D'aucun dirait qu'il fallait être légèrement dérangé pour travailler durant une période aussi festive. Ils auraient sans doute raison, mais j'avais reçu ce matin même des corbeaux me portant quelques chiffres concernant une cargaison vendue voici un mois. Une belle plus value d'ailleurs. Je ne m'occupais pas de toute la gestion du Castel et fort heureusement d'ailleurs, mais Mère avait tenu a ce que je prenne en charge une partie de nos flottes commerçantes. A moi de les faire fructifier. Cela étant tout neuf, je n'avais guère de résultats probants, surtout que l'ombre de Mère planait sur le restant du commerce. Difficile de lui faire indirectement concurrence.

Trempant ma plume dans un petit bol d'encre, j'annotais dans une colonne les profits qu'avait rapporté quelques denrées revendues du côté de Dorne. Ce n'était pas une mine d'or mais c'était satisfaisant et encourageant pour la suite si je pouvais en juger par les résultats donné par les chiffres que je venais de calculer.

J'allais établir une prévision lorsqu'une ombre se profila sur mon parchemin. Un peu surpris, je levais les yeux pour distinguer a contre jour la silhouette de Lady Jeyne. Un léger froncement de sourcil se fit sur mon visage en avisant sa solitude. Si au cœur de la nuit, sans même savoir qui nous faisait face, je n'y avais pas vu d'inconvénient, ici nous étions tout de même en plein jour et dans un lieu ouvert. Me penchant légèrement sur le côté, j'avisais la suite de ma promise un peu plus loin. Les jouvencelles ne cessaient de nous jeter des coups d'oeil amusé tout en chuchotant aux oreilles voisines. Amusé, je les saluais légèrement de la tête avant de reporter mon attention sur Lady Jeyne déjà assise et installée face à moi. Il aurait été fortement discourtois de lui refuser cette entrevue.

Je repliais donc mon parchemin en le roulant sur lui même avant de le déposer à mes côtés :

« Bien sûr Lady Jeyne. Vous avez toute mon attention. »

Amusé, un coin de mes lèvres se recourba et je ne pouvais nier l’existence d'une lueur rieuse dans mes iris. Repliant une jambe, je laissais mon bras reposé sur celui ci et mon dos se plut a s'appuyer sur l'écorce de l'arbre qui me surplombait. Je ne pouvais que deviner quel était le sujet qu'elle brûlait de réellement aborder avec moi et, comme on me l'avait si bien appris, l'honneur était aux dames.

« Je vous écoute. »

Ajoutais je avec un sourire angélique pour parachever mon œuvre.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 30 Juin - 13:16

Je n'aurais pas du ressentir ce pincement au cœur en songeant à la différence notable qu'il existait entre cette entrevue, si formelle et notre première rencontre, mâtinée de légèreté et de rires étouffés. Il n'avait pas changé pourtant. Il était simplement plus richement habillé et je distinguais mieux ses traits qu'à la lueur de quelques bougies. Il était aussi blond que j'étais brune. Ses boucles donnaient envie d'aller y remettre un peu d'ordre. Cela m'avait déjà démangé dans la cuisine faiblement éclairée. Il avait la blondeur distinctive de sa famille. Après avoir vu le roi Loren et la reine Jordane, je devais admettre qu'il était un subtil mélange des deux. Ses traits étaient plus fins que ceux de son père, il était aussi moins solidement charpenté. Je l'imaginais aisément davantage diplomate que guerrier à porter lourde cotte de maille et épée. J'avais pourtant eu un aperçu de mon... fiancé, en grande tenue de guerre. Et les riches tissus qu'il portait aujourd'hui, lui allaient bien davantage que l'armure lourde et inconfortable. Mais il ne devait pas son air princier à ses seuls tissus. Quand nous nous étions rencontrés la première fois, qu'il ne portait qu'une chemise, j'avais déjà deviné qu'il n'était pas un simple valet, sans pour autant deviner que c'était un prince.

Mais ce qui me frappait davantage encore, c'était son regard. En pleine lumière et à seulement un mètre ou deux, je voyais son regard bleu et profond, terriblement expressif et joueur en cet instant. Il était amusé de la situation. J'ignorais encore comment j'allais aborder le sujet du baiser volé sans lui donner l'impression d'y accorder trop d'importance et surtout d'avoir aimé cela. Il avait tout de même eu la délicatesse de ne pas ébruiter notre rencontre nocturne, ce qui m'aurait valu pas mal d'ennuis, alors que j'y avais fait allusion moi-même. J'étais encore fâchée du tour qu'il m'avait joué aux joutes en demandant mes couleurs, sans me montrer son visage, sans doute amusé de constater que j'étais l'inconnue des cuisines... et celle qu'il devait épouser.

Et je ressentis de nouveau le regret me pincer le cœur en songeant à la complicité naturelle qui avait été la notre alors que nous accomplissions notre forfait, comme deux enfants. Sans rang, sans responsabilités. C'était si... agréable. Mais la réalité nous avait rattrapé et voilà qu'on me l'imposait comme mari. Un mari dont je ne savais rien, sinon quelques généralités banales à pleurer. Père n'avait pas su me renseigner. Lady Aléinor m'avait compté quelques défauts et qualités. Se montrant assez évasive et surtout désespérément nulle pour me parler de son physique. Parce que physiquement, il me plaisait, je ne pouvais pas dire le contraire. Et il avait su éveiller quelque chose en moi, quelque chose d'inconnu, d'effrayant et pourtant de délicieux, que je brûlais de connaître de nouveau. Mais pas avant d'avoir eu quelques éclaircissements.

« Merci. »

Je n'étais pas aussi détendue que cette fameuse nuit. Ni totalement chaleureuse et ouverte. Mais je n'étais pas non plus aussi fermée et ombrageuse que lors de la joute ou du repas entre nos deux familles. Le fait d'être en tête à tête devait jouer également. Le temps qui avait passé aussi, permettant à ma fureur de redescendre un peu. J'étalais mes jupes autour de moi alors qu'il m'invitait à parler, et me décochait un grand sourire angélique. J'essayais de me donner une contenance et de trouver par quoi commencer.

« Sans doute allez-vous me trouver un peu trop directe et bien inconvenante de venir m'entretenir avec vous ainsi, seule à seul, mais... lors de ce repas, il ne nous a pas été donné l'occasion de vraiment parler, alors que tout se décidait sans nous et... je déteste que l'on décide de mon avenir sans moi. Il me semble que ce mariage nous concerne tous les deux, bien plus que nos familles. C'est nous qui allons vivre ensemble, partager nos vies et... d'autres choses. »

Je passais ma langue sur mes lèvres en faisant allusion aux autres choses. Notre couche par exemple. Et oui, cela me rendait évidemment nerveuse. Je pris une ample inspiration :

« Je me suis renseignée à votre sujet, bien avant de pouvoir mettre un visage sur votre nom. Mais je pense qu'il vaut mieux directement prendre les informations à la source. Et comme je n'ai pas envie d'être épiée et que j'aime parler librement, j'ai donc prit la liberté de venir auprès de vous. »

Allez Jeyne, arrête de tourner autour du pot. Jette toi à l'eau.

« Depuis ma plus tendre enfance, je sais que je ne choisirais pas mon mari. J'ose espérer que mon père a fait un choix judicieux. Qu'au delà d'une alliance pour ma famille et la votre, il aussi décidé de choisir un homme qui puisse ne pas me rendre malheureuse... »

Et j'étais en train de m'emmêler et de me perdre là. Ce n'était pas mon genre. Autant être franche. Il me semblait qu'il avait apprécié cela la première fois.

« Oh et puis zut. J'aimerais savoir si je peux espérer respect et fidélité de votre part, ou si je risque de devoir m'étrangler de rage de vous voir déserter ma couche pour vous perdre dans des bras plus accueillants. Pardonnez ma franchise brutale, mais... vous avez embrassé une parfaite inconnue cette nuit là. Ce qui me plonge dans une interrogation tout naturelle concernant un possible libertinage de votre part. »

Voilà. Le pavé était jeté dans la mare. Je soutenais son regard, fièrement, bravement, alors même que mon cœur tambourinait un peu trop fort dans ma poitrine. Ma façon d'aborder le sujet n'était ni subtile, ni bienséante, mais qu'importe, je n'allais pas lui mentir sur la marchandise.



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 30 Juin - 13:56

C'était tout de même un vilain coup bas que j'étais en train de lui faire. Oh, cela ne partait pas d'une mauvaise intention, loin de là. Disons que c'était plus de la taquinerie qu'autre chose, mais je laissais Lady Jeyne s'enferrer dans ses explications, buter sur les mots voir rougir un peu alors que je pouvais littéralement suivre le cheminement de ses pensées sur son visage. Ce n'était pas charitable, effectivement. Mais j'avouais, à ma décharge, vouloir connaître cette facette là que je ne connaissais pas. J'avais rencontré une jeune femme joueuse, légère et détendue. Puis un reflet du Nord dans toute sa colère et son mépris et voici ce que se présentait à moi, la jeune fille bien élevée. C'était des côtés d'elle qui m'interpellait et m'intriguait bien évidement. Seul un fou ou un égoïste ne saurait s'intéresser un tant soit peu à sa future épouse.

Je retenais un rire un peu mal venu alors qu'elle peinait a m'expliquer exactement de quoi il retournait. Les coins de ma bouche devaient d'ailleurs en trembler. Elle était absolument touchante, il n'aurait pas été grand prince que de rire devant elle, même si, en l'occurrence, ce n'était pas de la moquerie. Quel homme se gausserait des angoisses somme toute normales, d'une jeune fille sur le seuil d'un mariage arrangé ? Pas moi dans tous les cas. Néanmoins, je regrettais son petit côté frondeur et arrogant en cet instant. C'était des faces d'elle qui avait su stimuler mon esprit de rhétorique et mon intérêt. Cela étant, je pouvais comprendre qu'elle prenne plus de gant pour me parler. Mais si elle faisait preuve de franchise envers moi, c'était de bon augure. Néanmoins, je fus tout de même surpris par son honnête...Déserter sa couche, rien que cela, elle anticipait déjà une potentielle infidélité de ma part...Certes, les rumeurs me concernant n'étaient pas toute très flatteuse et même mes actes pouvaient porter du crédit a ces rumeurs j'en convenais. Une seule erreur et ce fut avec ma promise. De quoi asséner sur ma nuque le couperet d'un jugement définitif.

« Je vois. »

Et je laissais un silence planer. Bien conscient que je la mettais ainsi sur des charbons ardents des plus inconfortables. Ah...Ce n'était pas charitable du tout !

« En vérité, j'ai embrassé une jeune fille capable de me charmer en quelques heures, si cela est un défaut, veuillez me pardonner voulez vous ? J'imagine sans peine que cela a dût conforter ce que l'on aurait pu murmurer a vos oreilles. Néanmoins, souffrez que je ne ressente aucun regret pour mon acte. Cela étant, je vous interpelle sur le fait que cette nuit, justement, ne peut se porter en base de jugement étant donné que nous ne sommes pas encore mariés. Se baser sur de tels faits pour anticiper quelque chose qui demeure relatif n'est guère judicieux. Ne croyez vous pas ? »

J'esquissais un sourire en coin, laissant mon index porteur de ma chevalière frapper paresseusement mon tibia. Puis je repris, cette fois la lueur de rire disparaissant de mes iris :

« Je peux comprendre vos inquiétudes, Lady Jeyne, alors j'userais de la même franchise que vous. Il ne me plaît pas d'être ainsi marié ou même donné en otage dans des jeux politiques des plus instables. Il ne me plaît pas non plus de devoir épouser une parfaite inconnue sans même avoir un mot à dire a ce sujet. Néanmoins, je savais, au même titre que vous, que cela arriverait. J'avoue avoir eu un avantage certain sur vos pensées actuelles et même m'être réjouis de ne point unir ma vie a une femme laide, insipide et acariâtre. Mais je suis conscient aussi que cela n'est pas suffisant. Je déserterais la couche conjugale uniquement si vous m'y poussez, Lady Jeyne, nous ne nous aimons sans doute pas, du moins pas comme on l'entend dans les masures du peuple, mais j'ai cru entrevoir une possible entente des plus plaisantes, tout comme je ne nierais pas ressentir une certaine attirance charnelle vous concernant. Je ne vous manquerait pas de respect, ni ne vous blesserait sciemment si telle est votre peur. Je ne veux guère d'un porc épic en épouse, ni même d'une marâtre et je mettrais en œuvre tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela n'arrive pas. Mais je ne saurais y arriver seul. »


Je penchais légèrement la tête sur le côté, posant un regard franc sur son charmant visage :

« Comprenez vous ce que j'attends de vous ? »
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 30 Juin - 15:24

Il semblerait que ma façon d'amener les choses soit très amusante pour le prince qui avait la fâcheuse tendance à se retenir de sourire, voire de rire, alors que je m'empêtrais dans mes propres paroles pour amener le vrai cœur du problème. Qu'il s'amuse donc. C'était si facile pour les hommes de parler de ce genre de choses... Pour moi, c'était nouveau et j'oscillais entre l'envie de tout lui dire directement, sans prendre de gants et avec la franchise brutale de la fille de Torrhen Stark et mon éducation de princesse du Nord qui m'interdisait ce genre de comportement. Finalement, après avoir lutté, je finis par laisser tomber mon éducation princière pour lui dire ce que j'avais sur le cœur concernant son comportement volage. Je ne voulais pas d'un époux qui me soit infidèle. Je n'étais pas de celles qu'on délaisse. Autant le lui dire tout de suite, même si je risquais de passer pour une casse pied jalouse qui allait faire de sa vie un enfer. Autant qu'il soit fixé tout de suite. Je n'étais pas une petite souris timide, et je ne serais pas une épouse effacée.

Après tout ce baratin, il se contenta de deux mots et me laissa ainsi mariner un peu. J'avais envie de le secouer alors qu'il restait désespérément calme. Je devais faire des efforts pour demeurer immobile et ne pas me mettre à jouer avec ma robe pour apaiser ma nervosité. Néanmoins, je le fusillais du regard. Et quand enfin il consentit à se montrer un peu plus volubile, je demeurais coite. Voilà qu'il me répondait juste qu'il m'avait embrassé parce que je l'avais... charmé ? Se moquait-il de moi ? J'étais incertaine quant à la façon dont je devais prendre cette réponse. Compliment ? Moquerie ?

« Cela demeure un indicateur de votre tendance à lutiner les servantes ou non. Mais je vous accorde  que ce n'est pas forcément le reflet de votre comportement une fois engagé. J'ose même espérer que c'est le cas... Je ne suis pas totalement naïve, j'ai deux frères et si le cadet est encore trop jeune pour avoir goûté aux femmes, ce n'est pas le cas de mon aîné, qui a sensiblement le même âge que vous. Néanmoins, vous pouvez concevoir que j'ai quelques inquiétudes après cet épisode. »

Et là, il perdit tout amusement ou toute légèreté, alors qu'il reprenait avec sérieux et mettait lui aussi les choses au point. Si nos parents avaient établi un contrat de mariage, il me semblait que nous étions en train de faire de même, pour la future entente de notre couple. Il avoua qu'il n'appréciait pas davantage que moi d'être ainsi marié ou livré au Nord. Au moins, cela me rassurait et répondait à quelques interrogations le concernant. Tout comme je notais sa joie de ne pas épouser une femme laide, insipide et acariâtre... Cela signifiait-il qu'il le trouvait belle, intéressante et de bonne composition ? C'était le cas la plupart du temps, sauf quand j'étais contrariée, comme dernièrement avec lui. De même, j'étais soulagée que le prince me plaise physiquement, qu'il ai de la conversation et soit capable de légèreté. Même s'il avait une pointe d'arrogance et de moquerie qui risquaient de m'exaspérer de temps en temps. Je notais aussi qu'il pensait qu'on pouvait bien s'entendre (notre complicité lors de cette nuit là, tendait à me le faire penser aussi) et qu'il ressentait de l'attirance... charnelle pour moi... Oh par les dieux... Je lui plaisais vraiment ? Je ne le pensais pas en train de me complimenter vainement. Ni de réfléchir à chaque parole qu'il proférait en cet instant. Mais je n'avais pas vraiment l'occasion de saisir toute la portée de ses paroles.

Concernant son infidélité, il fut là aussi très clair. Il me serait fidèle, si je faisais ce qu'il fallait pour le retenir à mes côtés. Ce qui ne m'aidait pas spécialement, n'ayant guère d'idée de la façon de contenter un homme. Enfin, si, je savais quel était le devoir d'une épouse mais... sans les détails. Il me promit qu'il serait relativement prévenant avec moi et me respecterait, mais ne voulait pas d'une épouse acariâtre sur le dos. Et d'un porc épic. Je souris malgré moi, alors qu'il concluait qu'il ferait des efforts de son côté, mais que je devrais aussi en faire du mien.

« C'est limpide. Vous avez oublié intelligente dans la liste de mes qualités. Et pour votre gouverne et contrairement à un sordide bruit de couloir colporté par quelques mécréants, je peux vous assurer que les femmes du Nord ne sont pas aussi poilues que les hommes, n'ayez crainte pour le côté porc épic, je suis certaine que je ne saurais irriter votre peau si délicate. »

Je luttais contre l'envie de rire alors que ma bouche tremblait sous l'effort. J'avais entendu des chansons idiotes sur les barbares du Nord. Autant le rassurer de suite.

« Bien sûr, il va falloir me croire sur parole pour le moment. »

Mais trêve de plaisanteries.

« Pour être tout à fait honnête et puisque la discussion est ouverte et encline à cela, je n'ai pas apprécié davantage que vous demandiez mes couleurs en sachant qui j'étais quand j'ignorais qui vous étiez. C'était là une farce à mes dépends que je n'ai absolument pas goûté. Cela dit, je pense également que nous pouvons vivre en bonne harmonie, nonobstant quelques heurts au vu de nos caractères différents. Vous êtes jeune, séduisant, plein d'esprit, intelligent... je suis consciente de ma... chance. »

Si on oubliait le fait que je ne voulais pas me marier, bien évidemment.

« Si je comprends bien, nous sommes en train de discuter des termes du contrat de notre futur mariage ? »

J'étais de nouveau malicieuse et plus souriante.

« Je n'ai pas envie d'être à couteaux tirés avec mon époux. L'amour s'invite parfois dans les unions de raison et parfois pas. Je préfère ne pas fonder de grands espoirs, mais le respect est déjà une bonne façon de commencer. »

Que c'était triste de parler aussi raisonnablement... Je voulais que mon cœur vibre, je voulais de la passion dans ma vie...

« Mais je préfère être claire : je ne suis pas femme à être mise de côté ou négligée. Pas davantage que je ne saurais me contenter d'être une jolie plante d'apparat. Je suis princesse, peut-être amenée à devenir reine un jour et je ne souffrirais pas d'être mise à l'écart. Je vous propose un partenariat. La confiance ne sera pas incluse dans le mariage, mais se gagnera. Et j'espère sincèrement qu'en plus de me respecter, vous saurez vous confier à moi. Sommes-nous d'accord ? »



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 30 Juin - 19:47

Un de mes sourcils se haussa lorsqu'elle enfonça le clou. Ma tendance à lutiner les servantes...Ou autres. Mmmh... Très gratifiant.

« Alors devrais je y voir un indicateur de vos propres travers ? Il est rare qu'une princesse s'aventure la nuit venue au cœur d'un palais inconnu, Lady Jeyne. Il se trouve que vous m'avez plut, tout simplement. Le respect que vous m'avez inspiré a retenu mes désirs cependant...Du moins dans une moindre mesure. Je ne m'excuserais pas, si c'est là ce que vous attendez de moi. De même je ne me défendrais pas d'un passé qui n'est pas celui d'un moine. Cela étant, depuis l'annonce de mes fiançailles, j'ai fais mon possible pour respecter votre nom sans même vous connaître. Il est ironique que ce fut vous qui me fassiez trahir une promesse faite envers votre ombre n'est ce pas ? »

Je voulais bien prendre un blâme, mais il n'était pas question que celui ci régisse notre union. J'étais on ne peut plus franc avec elle, a l'image du Nord, laissant de côté la bienséance que l'on m'avait inculqué pour satisfaire ma fiancée.

« J'ai choisis de ne pas être inquiet a ce sujet. Vous êtes une femme qui a besoin de respirer, je l'ai vu rapidement. Je ne peux pas vous reprocher le désir d'échapper un instant à la lourdeur d'une charge alors ne me reprochez pas la faiblesse d'avoir regretté, un instant, qu'une inconnue ne sois ma fiancée. »

Je savais que je risquais de la perdre en conjoncture. Il était évident que j'étais plus que ravi de découvrir ma fiancée sous les traits de cette inconnue qui m'avait marquée. Mais elle pouvait le prendre de travers. Néanmoins, je ne lui épargnais pas ces mots, faisant honneur a sa franchise. Je fus ravi de la voir sourire à la suite de mon discours. Et je ris même devant son trait d'humour.

« Je ne louerais pas ce qui me paraît évident, Lady Jeyne...Quand au reste... »

Ce fut plus fort que moi, je la caressais d'un regard...Non, en apparence, elle n'avait rien d'un porc épic. J'avais déjà gouté ses lèvres, serré sa taille contre moi. Elle n'avait rien de ces barbares que l'ont chantait.

« Je ne saurais mettre votre parole en doute. »

Finis je avec un sourire en coin des plus canailles. Cela étant dit, il n'était plus l'heure des rires et de la légèreté. Nous posions les bases de ce que nous serions ensemble. Unis non par choix mais par obligation. Je l'avais affirmé a son père, je voulais une partenaire. Aimante ou non, qu'importe. Je ne voulais pas d'une ennemie dans mon lit. Je voulais pouvoir me reposer sur quelqu'un. C'était peut être aveu de faiblesse mais lorsque je voyais mes parents, j'imaginais mon union de la même façon. Jordane se reposait sur son époux pour les questions militaires. Père se reposait sur sa femme pour les relations diplomatiques et les traités commerciaux. Ils ne s'aimaient pas, du moins de mon point de vue, mais leur partenariat était parfait.

« En vérité, ce n'était pas les vôtres que je voulais demander en premier lieu, mais celle de ma mère. C'est en voyant dans les tribunes que j'ai compris. Effectivement, c'était une farce a votre encontre, mais vous apprendrez bien assez tôt que je suis coutumier de cela. Beaucoup vous donneront de moi une image quelconque. Ils ne vous donneront que ce que je veux qu'ils voient. Veuillez cependant accepter mes excuses pour cela, j'avais bien compris que cela ne vous avait guère plut. Le vent du Nord est plutôt revigorant lorsqu'il naît de vos yeux. »

Je souris avec un rien de complicité lorsqu'elle parla de chance :

« Je suis conscient de la mienne également. »

La suite me fit rire avec plus de gaîté. Oui, c'était plus ou moins l'idée. Je ne voulais pas partir sur des non dits ou des idées biaisées dans cette union. Nos parents avaient réglés les questions diplomatiques, nous, nous réglerions les bases d'un mariage solide. Un sourcil moqueur vibra sur mon visage :

« Mince, vous ne serez pas un délicat pot de fleur ornemental ? Quelle déception.... »

Je me redressais néanmoins et volais sa main droite au creux de la mienne, mon autre main venant les recouvrir. Le sérieux s'invitant dans mes iris. Je gardais le silence un instant, les yeux posés sur l'union de nos mains avant d'inspirer pour répondre :

« C'est ainsi que je le vois. Je ne veux guère d'une femme se contentant de recevoir mes hommages et de faire mes héritiers. La charge de roi est lourde, bien plus qu'il n'y paraît. Je veux pouvoir me reposer sur un foyer solide et savoir mon royaume entre de bonnes mains lorsqu'il me faudra quitter Castel Roc. J'aimerais votre terre mais j'ose espérer que vous aimerez l'Ouest. Nos éducations sont diamétralement opposées, je vous l'accorde, mais dans ses différences peut se trouver le ciment de notre alliance. »

Un sourire vint nager sur mes lèvres. Finalement, ce mariage n'avait plus rien de rebutant. J'osais espérer une union féconde et solide. J'osais espérer amener une reine digne de Jordane sur les terres de l'Ouest. Certes, l'amour pouvait venir jouer les troubles fêtes, mais pour l'heure, j'étais rassuré. Ma promise ne semblait pas encline aux coups sournois des femmes que je connaissais. J'imaginais assez facilement la voir éructer de colère devant moi. Elle ne me craindrait pas mais il me faudrait sans aucun doute gagner son respect.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mer 1 Juil - 12:04

Je devais paraître butée avec cette bête histoire de baiser. Pour lui, cela ne devait être rien. Juste une façon de dire au revoir à une inconnue qui lui avait plu et qu'il ne reverrait jamais. Manque de chance, il allait épouser cette inconnue. Une inconnue troublée par ce tout premier baiser, ainsi volé. Je n'arrivais pas à exprimer clairement ce qui me fâchait tant là dedans. Je n'étais même pas certaine de le savoir moi même. Mais quand il pointa du doigt ma propre faute à me promener ainsi toute seule la nuit, je sentis la colère flamber de nouveau. Ah non ! Je ne tolérais pas qu'il rejette ainsi ses torts sur moi. Je n'avais rien fait de mal. Certes, si j'avais été surprise par un garde, cela aurait été assez mal vu que je me promène toute seule la nuit, mais je n'étais pas en tenue indécente et je n'allais pas m'acoquiner ! Et je n'étais sûrement pas la seule personne du château à avoir des fringales nocturnes ! Sauf que... Mince, mais comment faisait-il pour m'insulter et la seconde d'après me flatter et ainsi souffler le chaud et le froid au point de me déstabiliser ? C'était agaçant. Après avoir insinué que je pouvais passer pour une fille légère, il m’assénait que je lui avais plu... Et que c'était parce que j'avais gagné son respect d'alors qu'il... qu'il n'avait pas tenté davantage ? J'écarquillais les yeux en comprenant ses paroles. J'étais outrée. Et flattée.

« Si je vous comprend bien, vous auriez été prêt à me voler davantage qu'un baiser ? »

J'avais parlé calmement. Un peu trop calmement d'ailleurs, articulant bien chaque syllabe alors que je le fusillais d'un regard noir.

« Et bien, il est heureux que j'ai su vous inspirer davantage de respect que de désir alors. Cela dit, vous avez eu l'avantage de la surprise. Seriez-vous resté auprès de moi quelques secondes de plus que vous auriez pu découvrir toute l'intensité de la fureur du Nord étalée en marque rouge sur votre joue. »

Ou d'un coup de genou bien placé, mais je tins ma langue à ce sujet. Il ajouta cependant qu'il se tenait tranquille depuis l'annonce de ses fiançailles, trouvant ironique que ce soit moi qui l'ai détourné de son serment.

«  Ironique sans doute. Dois-je me sentir flattée ? »

Je soupirais, détournant le regard pour reprendre d'une voix un peu plus posée.

« Je m'étais toujours dit que l'homme que j'épouserais serait le premier à m'embrasser. Vous avez failli en décider autrement. Le destin est en effet bien joueur et tourmenteur. »

Oui, je lui avouais que ce baiser volé était mon premier. Ce qui semblait logique au vu de mon rang n'est-ce pas ?

« Jamais je ne me serais imaginée que cela se passerait ainsi, à la sauvette dans une minuscule alcôve... »

Ce n'était pas du regret qu'il y avait dans ma voix. Juste... Juste que je n'avais pas pu savourer ce baiser, trop prise de stupeur. Qu'il avait éveillé des choses en moi. C'était comme si Lyman avait entrouvert une porte, laissé jeter un œil, avant de la refermer sans que j'ai pu voir ce qui se cachait derrière. Il avoua ne pas être inquiet concernant cet épisode, ne me reprochant pas de vouloir parfois échapper à mon rang. Et me priant de ne pas lui reprocher de... pardon ? Lui avais-je donc plu cette nuit là, au point de susciter ce genre de sentiment chez lui ? Troublé,e je l'observais, avant de finalement répondre, incertaine :

« Il faudra m'expliquer comment vous faîtes pour être tout à tour irritant et charmant, lâchant des compliments l'air de rien pour les laisser se perdre dans la conversation. Et je ne sais pas comment je dois prendre ces compliments... »

Je m'étais fait moi-même de la concurrence. Je pouvais être jalouse de moi-même ! Fantastique... Il allait me rendre folle. Néanmoins, j'étais moins énervée contre lui et je me permis même un petit trait d'humour concernant la pilosité des femmes du Nord, le rassurant à ce sujet, non sans faire une petite allusion à notre première rencontre, quand je m'étais moquée de sa peau délicate. Je fus récompensée d'un rire et je retrouvais le jeune homme des cuisines. De nouveau sous le charme. Et je ne pus m'empêcher de rougir quand il me détailla du regard, laissant sa phrase en suspens un instant. Je lui plaisais. Du moins, c'était ce qu'il disait. C'était... agréable. Même de se faire caresser ainsi du regard quand j'aurais du être outrée.

Mais ce petit interlude n'était là que pour amorcer nos propres négociations. Il me fit part de ses desiderata, je lui confiais les miens. Restait à voir si nous avions à peu près la même vision de la vie de couple. Je lui reprochais de s'être moqué de moi à la joute, vidant ainsi mon sac pour la dernière fois. Il savait maintenant tout ce que je lui reprochais. Je grimaçais quand il m'avoua aimer ce genre de tour, avant de me confier que les gens avaient une image morcelée de lui. Il s'excusa pourtant, non sans un petit trait concernant le regard glacial que je lui avais jeté.

« Prenez garde, je ne suis pas certaine que vous disiez la même chose en affrontant le blizzard. »

Néanmoins, je devais reconnaître que Père aurait pu trouver pire parti. Même alors que je lui reprochais des choses, que nous discutions de notre avenir, il y avait une certaine entente entre nous. Et il savait désamorcer mes colères. Je lui confiais ma vision des choses, lui avouant que je ne serais pas une ravissante poupée, ce qui le fit rire, avant de se moquer gentiment de cet état de fait.

« Et oui. Autant vous faire à l'idée dés maintenant. »

Ou supplier ses parents d'annuler le mariage avec cette Nordienne trop franche et qui en plus, voulait jouer un rôle. Il quitta alors le dossier de l'arbre pour approcher de moi, prit ma main et l'enveloppa des siennes. Mon cœur se décrocha de nouveau à ce contact alors que je le regardais, troublée. Encore. Décidément, j'étais bien démunie face aux jeux de séduction. Il suffisait qu'un bel homme se montre charmant avec moi pour que je m'emballe comme une enfant rêveuse... Il me confirma pourtant que nous avions les mêmes envies. Qu'il voulait pouvoir compter sur moi dans ses moments de lassitudes ou lors de ses absences. Qu'il ai eu Jordane Lannister en mère devait sans doute jouer en ma faveur pour avoir ce rôle. Si j'en étais digne. Il ajouta qu'il aimerait mes terres, mais qu'il aimerait que j'apprécie également les siennes. Que nos différences pouvaient être une force. Je hochais la tête, essayant de retrouver ma voix.

« L'Ouest doit être bien différent du Nord. Même si je crains de quitter tout ce qui m'est familier, je ne peux nier ressentir de la curiosité devant l'inconnu. Et de la peur... Mais... Je pense que cela sera plus aisé si je suis entourée de personnes bienveillantes. Et accompagnée d'un époux qui comprendra ce que je ressens après avoir découvert lui aussi l'inconnu. En des temps troublés qui plus est... J'ignore comment nos parents en sont venus à cette proposition de vous faire découvrir le Nord afin que nous y célébrions nos noces. Je pensais sincèrement que je ne quitterais le Val que pour me rendre dans l'Ouest, mon père m'éloignant ainsi des conflits. Et finalement, je vais m'en approcher de nouveau et vous y plonger. Je suis ravie que vous découvriez ma terre, je pense que cela vous aidera à me comprendre. A tous nous comprendre. Vous allez vous apercevoir de la menace constante qui règne au Nord. Que les légendes sont vraies. Mais sans vouloir remettre en doute vos talents de guerrier, je ne trouve pas cela très judicieux de vous envoyer dans la tourmente, dans une guerre qui ne vous concerne en rien... »



   
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Dernière édition par Jeyne Stark le Jeu 2 Juil - 19:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Jeu 2 Juil - 16:55

Ah. Elle avait l'art de poser des questions. Je devais en convenir. Elle était sans doute trop franche pour son propre bien. Il y avait certaines choses qu'il ne fallait pas soulever ou souligner. Et ma fiancée y allait gaiement. Et bien il était peut être temps qu'elle apprenne a assumer les réponses qu'elle réclamait si fort.

« Sans aucun doute. »

Affirmais je avant de reprendre quant a sa menace, une étincelle rieuse dans les yeux :

« Je n'en doute pas. »

C'était une provocation légèrement moqueuse. Cela étant, je me doutais bien qu'elle n'était pas vraiment dame a taire ce qu'elle ressentait. Que ce soit colère ou tendresse. C'était un défaut dans les sphères où nous évoluions, pas tellement dans un cadre plus intime. Je ne voulais pas d'une épouse plus occupée a fomenter ma mort qu'a soutenir son peuple. J'avouais aisément espérer une utopie mais cela n'empêchait rien n'est ce pas ? Néanmoins, même si je n'avais aucun regret quant à lui avoir chiper un baiser, je tenais tout de même à m'en expliquer. Et évidemment, comme toutes les représentes du beau sexe, elle trouvait des choses à y redire ou voulait bien comprendre ce qu'elle souhaitait. Je haussais légèrement une épaule :

« Cela, je ne saurais le dire. »

La suite lui attira un regard un peu surpris, mais compréhensif. Un coin de ma bouche dessina un sourire amusé et désolé en même temps. Soit, je n'avais pas songé que je risquais d'aller a l'encontre de ses vœux ou de ses souhaits. J'avouais aisément avoir été égoïste dans cette alcôve.

« Mmmh...Je le conçois, néanmoins ce n'était pas ce que j’appellerais un baiser, Lady Jeyne. Tout au plus une caresse. »

Elle pouvait aborder des sujets qu'aucune demoiselle ne pourrait le faire sans en rougir jusqu'à la racine des cheveux, je me sentais donc en droit de faire de même. Sans rougir cela étant. Que je possède plus d'expérience charnelle qu'elle était tout à fait normal et le contraire m'aurais contrarié, cela était vrai. C'était idiot mais nous, homme, bénéficions d'une liberté à ce sujet beaucoup plus folle que celle des femmes. Mais c'était ainsi et je n'avais pas été le dernier a en profiter mais je n'allais tout de même pas m'étendre sur le sujet auprès de ma future femme. Ce serait inconvenant. Mais effectivement, au regard de beaucoup de chose, je ne l'avais pas réellement embrassée. Non pas que l'envie ai manqué, bien au contraire, mais je savais pertinemment avoir fait fi de sa permission. Évidemment, je pouvais comprendre qu'elle soit contrariée. Par elle même d'une certaine façon. Sa façon de voir les choses me laissa quelque peu pantois. A vrai dire, je n'avais pas vraiment cherché a la flatter. La séduire sans doute mais pas vraiment à la flatter et les deux étaient parfaitement dissociables n'en doutez pas.

« Il faudra m'expliquer les méandres de l'esprit féminin dans ce cas, parce qu'il y a toujours quelque chose qui m'échappe. »

Ce n'était pas vraiment une critique, juste un fait. Mais au moins, j'évitais la colère de ma fiancée et c'était prometteur pour la suite. La seule question qui se posait était, aimait elle les compliments ou était ce plutôt ma sincérité qui l'avait touchée ? Le temps m'apportera certainement cette réponse un jour n'est ce pas. Elle réussissait à me faire rire, tout comme cette fameuse nuit et j'avouais aimé retrouver cette ambiance beaucoup plus légère même si notre sujet de conversation ne l'était pas en lui même. Qu'importe. J'eus même le plaisir de la voir rougir à la lumière du jour et c'était adorable. Bien que canaille de ma part évidemment, mais que voulez vous, qu'elle soit devenue ma fiancée ne lui avait pas fait perdre son charme à mes yeux. Je plissais légèrement les paupières de rire contenu lorsqu'elle me mis en garde contre ses colères. Vraiment ?

« Il est bon, parfois, que quelqu'un vous rafraîchisse les idées. »

Mais je doutais de craindre ses colères, cela étant, je me gardais de le lui dire, elle le découvrirait bien assez tôt de toute manière. De mon côté, je n'étais pas enclin à la colère, sans doute trop réfléchit pour cela, mais cela pouvait m'arriver. Et dans les cas comme celui là, j'avais plutôt une colère hautaine et arrogante, à l'image de ma maison sans doute. Affronter la colère de Mère était comme frapper sans cesse contre un mur qui ne tremblait même pas.

Mais au moins, j'étais heureux. Heureux de pouvoir espérer autre chose de cette union qu'une compagne terne et futile. Certes, la jeune femme ne semblait pas être au fait des délices de subtilités mais cela se travaillait. Et puis, a titre personnel, c'était une qualité que j'appréciais, vivant depuis l'enfance dans le sein de courtisans tous plus ambitieux les uns que les autres. Je ne parle pas de la voracité de certains voisins en prime. Cependant mon esprit fut vite accaparé par les nouvelles craintes qu'elle m'exposait et je souris légèrement devant ses doutes.

« A vrai dire, votre père m'en avait parlé bien avant que le sujet ne sois évoqué au cours de cette collation. Votre père est un guerrier et réfléchit en tant que tel tout simplement. Pour lui, je ne suis digne du Nord qu'en ayant fait mes preuves. L'Ouest vit en paix depuis ma naissance et même si je n'ai pas été épargné des dégâts que la guerre peut faire, il semble que ce ne soit pas assez pour votre Père. Cela étant, ce n'est pas une épreuve insurmontable, ni totalement étrange de sa part. Et je ne serais pas d'accord pour affirmer que ce qui menace votre contrée ne me regarde en rien. Votre lignée nous protège depuis des lustres des Sauvageons. C'est le dernier rempart avant qu'ils ne déferlent sur nos terres. Il n'y a rien de honteux a verser un sang pour cette cause, tout Ouestien soit il. »
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 3 Juil - 11:41

Je frissonnais quand il me répondit sans sourciller que oui, effectivement, il serait sans doute allé plus loin... Et ce n'était pas tout à fait un frisson de peur. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. J'aurais du être furieuse qu'il me considère comme une vulgaire fille de fermer, prête à être troussée sans rien dire, heureuse même de l'être. J'étais une princesse, je méritais le respect et... Et si j'avais reçu bon nombre de compliments, je devais admettre qu'il s'agissait là d'un genre nouveau qui m'excitait. C'était terrible d'osciller ainsi entre colère et plaisir. Il me trouvait désirable. Assez pour vouloir me lutiner moi aussi. Il ne savait alors rien de mon rang. Il avait été charmé par la jeune fille que j'étais. Et n'aurait sans doute pas prit ce genre de liberté en sachant que j'étais une princesse. Mais nous n'aurions pas davantage pu avoir cette complicité si nous avions su qui était l'autre. Parce que j'étais plein d'a priori vis à vis de ce mariage et parce qu'on ne se permettait pas ce genre de privauté avec un prince...

Je lui assurais donc que s'il avait tenté quoique ce soit de plus, il se serait souvenu longtemps de cette rencontre mais pas pour les mêmes raisons. Je lui aurais chèrement fait payer son outrage ! Pensait-il que je me serais laissée faire, quitte à perdre mon honneur ? Je n'étais pas de ces filles légères qui se compromettaient pour un beau minois. Il ne semblait pas vraiment prendre au sérieux ma menace. Je plantais mon regard dans le sien.

« Je suis une princesse. Même si vous pourriez douter de mon intégrité au vu de ce qu'il s'est passé cette nuit là et comme vous l'avez vous même souligné, je n'avais rien à faire la nuit dans les couloirs, mais je peux vous assurez, que j'ai une conscience aiguë de mon rang et que jamais je ne vous aurais laissé prendre davantage, qu'importe que vous soyez séduisant et agréable alors. Certains trésors se doivent de rester réservés à mon futur époux. »

Même si techniquement, cela l'aurait été puisqu'il était le mystérieux fiancé. Mais je tenais à mettre les choses au point. Je ne pouvais le laisser douter de mon honneur. C'était celui des Stark qui était en jeu malgré tout. Il semblait amusé de constater qu'il avait été séduit par la jeune fille que j'étais, mais s'était montré raisonnable par respect pour la princesse qu'il devait épouser. Alors que nous n'étions qu'une seule et même personne. Je lui demandais si je devais être flatté et il s'abstint prudemment de répondre.

« Vous biaisez. »

Je lui expliquais toutefois ce qui m'avait contrarié dans ce baiser. Un baiser volé par un inconnu, c'était certes romanesque, mais pas vraiment ce que j'avais prévu. Il semblait comprendre, mais je sentis mon ventre se tordre quand il me répliqua que ce n'était pas vraiment un baiser, juste une caresse, laissant ainsi mon imagination s'enflammer... Si ça, ce n'était pas un baiser, alors qu'est-ce que c'était ? Ce contact m'avait déjà chaviré... J'hésitais mais... Je brûlais de curiosité. Je m'enhardis, après tout, il me poussait à être sincère et j'étais curieusement à l'aise avec lui, malgré les griefs.

« Vos lèvres se sont saisies des miennes. N'est-ce pas là la définition d'un baiser ? »

Enhardie et pourtant, je jouais l'ingénue. Même si j'étais naïve quelque part, car je me demandais quels délices autres pouvaient bien renfermer un baiser digne de ce nom. J'étais totalement inexpérimentée. Pas lui. Ce n'était pas un mal. Il me guiderait... Je ris alors qu'il exprimait son incompréhension de l'esprit féminin, rétorquant avec malice :

« Vous avez grandi sous la coupe d'une des plus grandes reines que Westeros ai eu, entouré de sœurs. Je crains que si vous n'avez toujours pas compris, cela demeure à jamais un mystère pour vous... »

Et j'ajoutais en un murmure :

« Et c'est sans doute mieux ainsi. »

Je soupirais, me mordillant la lèvre avant d'ajouter, sans le regarder :

« Vous m'avouez que je vous plais, que vous seriez bien allé plus loin avec moi. Vous me trouvez donc attirante et j'oscille entre l'envie de vous giflez pour avoir eu ce genre de pensée et... le plaisir de pouvoir vous plaire... »

Pour quoi allais-je passer avec ce genre d'aveu ? Je l'ignorais. Mais le climat était à la sincérité et il semblait disposé à répondre à mes interrogations. Des interrogations de jeune fille bien née et naïve quant aux jeux amoureux et de séduction. Je lui avouais également ce qui m'avait déplut lors de la joute, alors qu'il se maquait gentiment de ma colère d'alors. Je le mis en garde contre des colères bien plus violentes à venir s'il me contrariait de la même façon. Il avait eu de la chance que nous soyons en public ! Il se contenta d'approuver, disant qu'il était bon que quelqu'un sache le remettre en place. Je haussais un sourcil délicat. M'accorderait-il ce rôle ? De pouvoir lui dire ses quatre vérités ? M'écouterait-il seulement ? J'avais l'impression que oui, si j'avais raison...

Ses mains autour de la mienne, nous abordâmes les termes du contrat de mariage selon nos parents, alors qu'il irait dans le Nord, ce qui me comblait personnellement de joie, mais m'inquiétait également, car la guerre était à nos portes. Nous étions loin de nous focaliser sur les prétentions des Hoare ou des Targaryen. Nous avions des guerres plus importantes à mener. Pour le bien de Westeros. Et il aurait été stupide de prendre à la légère la menace sauvageonne en imaginant des barbares dépenaillés et peu dangereux.

Lyman n'avait pas été surpris par l'échange à ce sujet, déjà mis au parfum par mon père. Alors cette idée venait de lui ? Je comprenais mieux maintenant. Il fallait que Lyman fasse ses preuves auprès de lui, qu'il puisse confier sa fille à un homme de valeur. Malgré moi, je ressentis une bouffée d'amour pour ce farouche guerrier qui cachait son amour des siens derrière des airs bourrus. Je souris aux paroles du prince.

« Bonne réponse. »

J'ignorais s'il le pensait ou était tout simplement assez intelligent pour savoir quoi dire, mais en attendant, il avait gagné un point. Je jetais un regard vers mes amies, qui nous observaient en chuchotant. Ah oui, nos mains étaient toujours unies... Je ne songeais pourtant pas à retirer la mienne.

« Parlez-moi de l'Ouest... »



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 3 Juil - 15:41

Je haussais un sourcil quelque peu moqueur devant la tirade toute princière de ma promise. Elle était délicieuse dans son agacement, ce qui me donnait encore plus envie de la titiller. Sans doute parce que je savais qu'elle avait du répondant et qu'il était plaisant de jouter avec elle sur ce terrain.

« Ais je seulement dit le contraire ? Vous n'avez pas a vous justifier savez vous. Je ne vous ai pas jugé légère. »

Ce qui était vrai au demeurant. La surprise m'avait permis de profiter durant quelques secondes de ses lèvres mais cela ne voulait pas dire qu'elle aurait consentit a bien plus. Je m'étais montré audacieux mais pas totalement idiot. Cela étant, elle m'amusait a détourner mes paroles sans cesse, y voyant ce qu'il n'y avait pas. Même lorsque je répondais avec diplomatie :

« Tout à fait. »

Effectivement, j'esquivais et je ne m'en cachais absolument pas. Cela étant je ne pus me retenir de préciser avec amusement que ce que j'avais pu lui faire était loin d'être un baiser. Tout au plus une caresse légère ce qui eu l'heure de l'interpeller. Cette fois je ris avec discrétion, du moins, tentais je de le faire mais ces réactions étaient si sincères, si naturelles et naïves, il était difficile de rester sérieux.

« Non, vous êtes loin du compte. »

J'aurais pu sans doute satisfaire sa curiosité a ce sujet dans l'instant si la présence de sa suite ne m'avait retenu. Allons ce ne serait pas raisonnable ! Combien même était elle ma fiancée, il y avait certaines limites a ne pas enfreindre...Du moins en public dirons nous.

« C'est justement cela qui est excitant. Quel ennui cela serait si je comprenais immédiatement les pensées qui agitent les femmes. »

Répondis je a sa gentille rebuffade. A vrai dire, je pouvais prévoir les humeurs ou les réactions de Mère et de mes sœurs, mais dans le cas de Lady Jeyne, c'était quelque chose qu'il m'était impossible de faire. Du moins pas encore. Après tout, la connaissance vient avec le temps. Néanmoins, je pouvais louer le courage de ma fiancée pour oser aborder ce genre de sujet avec moi. D'autres auraient sans doute fuit au mot baiser. Ou fait semblant de le faire. Les Princesses n'étaient pas toujours des modèles de vertu. Il ne fallait pas se leurrer. Je la regardais, presque rougissante, martyrisant sa lèvre comme si elle m'avouait un énorme mensonge. Je penchais légèrement la tête sur le côté. Ah ! Comment vouliez vous que je ne la taquine pas !.

« Me feriez vous des avances Lady Jeyne ? »

glissais je dans un rire amusé avant de légèrement secouer la tête. Cette conversation était quelque peu étrange mais en même temps naturelle. Je retrouvais un peu de la jeune fille que j'avais connu dans cette cuisine. Qui m'avait permis de respirer un peu, qui m'avait enchanté par un esprit aiguisé. C'était plaisant, alors oui, j'avais de bons espoirs pour notre union future. Et il semblait qu'en plus elle soit d'accord avec moi. Et qu'elle s’inquiète de notre départ pour le Nord était plaisant. Evidemment, je n'étais pas ravi, seul un fou le serait de partir au devant de la guerre, mais si il fallait en passer par là...Je pouvais bien satisfaire les désirs d'un vieux loup du Nord. Ce qui, apparemment eu l'heure de plaire a ma promise. Une étincelle de malice traversa mes iris :

« Etait ce donc un test ? »

Passé avec succès apparemment. Cela étant, je n'avais guère mentit, même si je taisais le fait que je doutais franchement des raisons réelles du Roi Torrhen pour ma venue. Outre le mariage s'entend. Le guerrier était mon père, pas moi. On me disait plus facilement digne héritier de Jordane. Pourtant, je ne désespérais pas d'atteindre un jour la renommée de mon père.

Un large sourire s'épanouit lorsqu'elle me demanda de lui conter ma région. Il était évident que j'étais fier de mes terres.

« Ah...Que dire, il y a tellement...Les terres de l'Ouest sont magnifiques, verdoyantes, montagneuses et giboyeuses. Le climat est doux la plupart du temps. Castral Roc s'érige sur un flanc de montagne et surplombe les plages de la mer du Crépuscule. Port-Lannis regorge de vie et est sans cesse en ébullition. On peut y trouver tout ce que Westeros possède en richesse.Le Fief de ma mère, Crakehall est une place de toute beauté, plus brute mais fascinante bien que je sois de parti pris évidemment. Je pense que vous aimerez Castral Roc. Père y a construit une ménagerie ainsi qu'une volière. Il y vit quantité d'animaux et d'oiseaux aux pelages et ramages magnifiques. La vie y est douce grâce a mon père, parce qu'il a sut maintenir la souveraineté de l'Ouest et de la maison Lannister. Vous serez dépaysée, cela est vrai tant mes terres sont différentes des vôtres, mais j'espère qu'elles sauront vous charmer par leur beauté. »
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 3 Juil - 20:07

« Tant mieux, mais je préférais que les choses soient claires. »

J'avais répondu un peu... hautaine. Il avait quand même laissé entendre que j'étais bien prompt à le juger libertin alors qu'il aurait pu également se tromper à mon sujet. Cela dit, ce n'était pas moi qui l'avait embrassé ! Et il ne me semblait pas avoir eu une attitude qui puisse lui faire penser qu'il pouvait se me permettre... Je m'étais montrée naturelle et spontanée, un peu complice, mais pas séductrice et je ne m'étais pas montrée inconvenante... Si ? Non sans doute pas, ou bien il n'aurait pas hésité à m'en accuser pour se défendre de mes propres griefs. Il évita de répondre à une de mes questions, sagement, et ne s'en cacha même pas. Et quand je m'étonnais qu'il ne qualifie pas cet acte comme un baiser, il me confirma que je me trompais bien sur ce que pouvait être un vrai baiser, faisant naître curiosité et frisson de plaisir au creux de mon ventre... C'était totalement inconvenant mais... Je mourrais d'envie qu'il me fasse découvrir ce qu'était ce fameux baiser puisque que ce que j'avais goûté n'en était pas un ou une pâle copie... Mais jamais je n'aurais pu le lui avouer. Et... J'étais venue à lui dans l'optique de lui faire part de ma colère, de mon désarroi de me retrouver fiancée et voilà qu'il m'amadouait et que j'en venais à imaginer qu'il m'embrasse de nouveau. A l'espérer même. Il me charmait. Je n'étais pas assez naïve pour ne pas voir que je cédais à son charme. J'ignorais s'il était en phase de séduction, ou s'il ne le faisait pas sciemment.

Il regretta de ne pouvoir comprendre les femmes et je n'hésitais pas à me moquer gentiment de lui, en lui rappelant qu'il avait quand même grandi parmi des femmes. Jordane, Megara, Nymeria et même Aléinor. Toutes différentes. De quoi lui apporter quelques éléments de réponse sur la complexité de la gente féminine non ? Mais je conclus que c'était sans doute une cause perdue tandis qu'il ajoutait que c'était bien là ce qui était plaisant, de ne pas savoir à quoi s'attendre. Mais c'était aussi là la source de nombreux désaccords et de beaucoup de méprise. Alors j'osais parler de cette... séduction. De la façon dont il me considérait. De ce que cela faisait naître en moi et il accueillit cette confidence avec malice, me demandant si je lui faisais des avances. Je souris à mon tour :

« Loin de moi cette idée, ce serait inconvenant de la part d'une princesse, non ? »

Et pourtant... Oui peut être que j'essayais de le séduire moi aussi, maladroitement car c'était là un exercice dans lequel je n'étais pas à l'aise. J'étais totalement novice. J'avais vu des servantes faire avec des gardes, bien sûr, mais je ne me voyais pas faire la même chose. Je ne me sentais pas... à l'aise. Ce fut plus facile de parler de son futur départ pour le Nord, avec nous. De l'étrangeté de cette décision, expliquée par la demande de mon père et à laquelle les Lannister se pliaient malgré tout. Je me demandais pourquoi. Pourquoi ils offraient leur fils en pâture au Nord alors qu'il y avait d'autres princesses pour Lyman avec moins d'exigences. Il me semblait que c'était le Nord qui aurait du ramper devant l'Ouest, tant ils étaient riches et puissants et pourtant, non... La politique m'échappait encore. Mais je fus ravie que Lyman me réponde que les affaires du Nord concernaient tout Westeros, le taquinant en disant que c'était une bonne réponse.

« Qui sait ? En tous les cas, votre réponse me ravit qu'elle soit sincère ou que vous soyez juste diplomate. Naturellement, je préférerais que vous soyez honnête. »

Il ne semblait pas pressé de retirer ses mains de la mienne et je n'osais bouger pour rompre le contact tant il était agréable. Je lui demandais de me parler de sa terre et je me laissais transporter par ses paroles. Les paroles de quelqu'un de peu objectif, comme je l'aurais été en parlant du Nord. Mais je fus surprise d'entendre parler d'une ménagerie. Mon regard s'alluma.

« Oh, je pense que j'adorerais découvrir ces animaux des quatre coins de Westeros ! Et d'Essos ? Vous vantez avec virtuosité votre royaume. »

Je souris, avant de continuer, après tout, nous étions tranquilles pour discuter, autant en profiter, non ?

« Qu'aimez-vous faire, prince Lyman ? Quels sont vos passe temps ? Je sais trop peu de choses de vous, de vos goûts et dégoûts... »



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Sam 4 Juil - 22:18

« Elles le sont. »

Bien que j'avouais assez aisément savoir passer outre son titre tant sa personne pouvait être charmante. Elle était un contraste vivant. Intriguant bien évidemment et je préférais cela. Une épouse insipide, terne...Non, je n'osais l'imaginer et je savais déjà qu'elle ne le serait pas. Elle était aussi franche et tranchante que le Nord, même si elle tentait parfois de noyer sa brusquerie ou son audace de douceur. C'était un mélange terriblement attirant pour moi. Autant de franchise venant d'une dame aurait pu me choquer mais ce n'était pas le cas, bien au contraire. J'aimais cette hardiesse teintée de timidité. J'esquissais un sourire matois :

« Mais très efficace de la part d'une femme. »

Je ne m’embarrassais pas. Je l'avouais. Ce n'était certes pas digne de mon rang mais j'avais déjà avouer sans honte qu'elle me plaisait. Et puis nulle règle n'empêchait un fiancé de tenter séduire sa promise. Ah....Peut être le fait que rien n'était autorisé sans l'aval des dieux. Mais je m'égarais. Il était évident qu'il me faudrait garder dressées les frontières de la bienséance. Notre union était certes engagée mais rien n'était jamais joué avant la bénédiction des Dieux. Je ne prendrais pas le risque de laisser échapper un tel joyaux par trop d'empressement. Tout comme il me déplairait d'outre passer les limites et compromettre son avenir. Ah j'étais sans doute bien trop tendre avec les femmes comme le disait si bien Aléinor. Les prémices de la galanterie sans doute. Mais au delà de cela, je sentais qu'il me serait dérangeant d'ombrer le front de Lady Jeyne de la marque dévoyée des princesses déchues.

Le sujet devint plus sérieux et je m'étonnais de sa réponse précédente tandis qu'elle approuvait ma réflexion.

« Elle l'est. Je peux paraître terriblement superficiel, Lady Jeyne mais je sais exactement de quels dangers doit se méfier l'Ouest. Ou du danger qui nous menace tous. »

Effectivement, je l'avais déjà exprimé a son père. Je faisais de même avec elle. Je savais exactement ce qui m'attendait au Nord et j'affronterais les épreuves. Parce que j'étais le fils du Lion et qu'il ne saurait approuver un fils lâche et peureux. Et puis je me perdis dans les louanges de ma propre terre, avec partialité c'était vrai, mais que voulez vous, Père m'avait apprit a aimer ma contrée, a me dévouer pour elle. Même a tuer pour elle...Mais pour l'instant mes mots semblaient plaire a ma fiancée qui laissa transparaitre son intérêt pour la ménagerie qu'abritait Castral Roc.

« Essos également. J'avoue avoir déjà été grandement surpris par la nature et ce qu'elle pouvait faire naître. Merci Jeyne, mais je n'ai rien a envier a votre façon de parler du Nord. Je suppose que nous aimons tous deux nos contrées. »

Ce qui était plus que normal bien évidemment. L'avanlanche de question dont elle me gratifia me fit rire avec gaité.

« Allons ! Ne souhaitez vous pas garder quelques mystères a découvrir ? Dois je me dévoiler comme au jour de ma naissance ? »

Puis l'éclat de mes prunelles prit une teinte canaille. Hardi, je levais sa main a mes lèvres, en baisant le dos avec une attention particulière.

« J'aime l'impétuosité. La hardiesse matinée de retenue. Les traits d'esprit qui fusent avec aisance et le rire clair rivalisant avec le chant d'une harpe. J'aime la volonté et la détermination subtile d'une femme qui sait ce qu'elle veut. J'aime la lueur arrogante et moqueuse au cœur d'un regard velouté. »

Et cela, je l'avais dit en la regardant. Sans fard, presque crûment. Plongeant le bleu de mes yeux dans le sombre des siens. Mes lèvres caressant a chaque mot la peau fine de sa main. Je n'aurais sans doute pas dût mais qu'importe, nul n'y verra offense puisque mes mots ne sont que pour elle. Un éclair malicieux traversa mes iris alors que je lui rendait sa liberté en même temps que sa main :

« Je hais vos suivantes qui gloussent avec envie. »

Conclus je avec un sourire angélique et innocent.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Lun 6 Juil - 20:17

Bien, maintenant que je lui avais assuré que je n'étais pas une gourgandine, j'étais un peu plus sereine. Je supposais que j'avais plutôt intérêt à me montrer également plus clémente à son égard. Il m'avait embrassé quand même et il avouait sans honte qu'il aurait même pris davantage... Et pourtant, il m'assurait qu'il avait tout fait pour se montrer fidèle à mon nom depuis qu'il le connaissait. Devais-je le croire sur paroles ? J'étais tentée de me montrer moins sévère, surtout que lui, ne pensait pas de mal de moi. Mais ce n'était pas moi qui lui avais volé un baiser, et je ne pensais pas l'avoir aguiché. Enfin, les choses avaient été mises à plat. Nous nous étions expliqués, nous pouvions passer à autre chose.

Et la discussion fut bien moins houleuse que je ne l'avais pensé au départ, en avançant vers lui, furieuse. Si nous avions discuté le jour même des joutes, quand j'avais découvert son visage, les choses ne se seraient sans doute pas aussi bien passées. Mais là... Quelques jours avaient passé. Et je découvrais un prince abordable, charmant, même drôle, bien que je le devinais capable de causticité à mon égard. Cela ne le faisait pas peur. Le pire aurait été que je suscite de l'indifférence. J'étais davantage rassurée concernant cet homme qui risquait de partager ma vie et ma couche... Rassurée, intriguée, apeurée aussi. Il me déstabilisait, se montrant sincère et me faisant des compliments sans en avoir l'air. Et je me surpris à faire de même, ce qu'il releva naturellement, en me demandait que je tentais de le séduire. Je biaisais en rétorquant que cela serait inconvenant de ma part... Il ne se démonta pas en me répondant que c'était pourtant très efficace de la part d'une femme.

« Et de ma part ? »

Je ne réfléchissais pas avec lui. Je ne faisais pas spécialement attention à ce que je devais dire. Il trouvait cela efficace de la part d'une femme, mais étais-je n'importe quelle femme ou pouvais-je espérer qu'il soit davantage sensible encore si je le charmais ? Même si je ne le faisais pas sciemment, ne sachant pas trop comment m'y prendre. Je me montrais juste moi-même. Comme je l'étais avec mon père, mon oncle ou mes frères. Spontanée. Cela m'avait joué des tours, m'en jouerait encore et j'ignorais ce que penserait mon père de mon initiative s'il l'apprenait... Et je me doutais qu'il l'apprendrait bien un jour. Mais je me découvrais séductrice, du moins, c'était lui qui trouvait que je me conduisais comme telle et... j'aimais beaucoup cela.

J'en vins forcément à parler des termes du contrat de mariage, alors qu'il se devait de venir avec nous au Nord, avec sa mère, afin de découvrir un peu le pays, sans doute de me comprendre davantage et de pouvoir permettre à Père de se faire une idée à son sujet. Je savais qu'il ne me laisserait pas entre les mains d'un incapable. Il voulait que je sois en sécurité et plutôt heureuse. Lyman Lannister était-il l'homme qui réussirait cet exploit loin des miens ? Réussirais-je à trouver un nouveau foyer au Roc, contrée si différentes de mes chères terres du nord ? Je fus heureuse qu'il me réponde que les problèmes au delà du mur étaient aussi ceux de tous. Et il semblait le penser sincèrement. Sa précision concernant son aspect superficiel me fit sourire.

« Nous portons tous des masques, devant composer avec ce que l'on attend de nous et ce que nous sommes. Pourtant, je ne vous aurais pas qualifié de superficiel. »

J'avais penché un peu la tête, comme pour le jauger, amusée. Je ne le connaissais pas assez pour en juger, mais pour le moment, je le voyais plutôt comme léger, aimant aussi échapper au poids de notre rang, soucieux d'être digne de son nom. Nous avions des points communs. Mais il était plus cinglant que moi. Plus réfléchi. Plus diplomate que guerrier. C'était là qu'était notre principale différence.

« Et parfois, nous sommes un autre pour dissimuler ce que nous valons vraiment. »

Pour endormir la méfiance, paraître moins dangereux... Je lui demandais alors de me conter ses terres et l'écoutais en parler avec passion, imaginant un peu ce qu'il me décrivait, enchantée d'apprendre qu'il y avait un ménagerie royale. Mais alors qu'il me répondait, je fus saisie de l'entendre m'appeler simplement Jeyne. Sans aucun titre. Jeyne tout simplement... Et a priori, sans même le faire exprès. Cela semblait lui être venu naturellement. Me considérait-il autrement après cette petite discussion ? Accordais-je trop d'importance à ce détail ? Et je me pris à sourire comme une idiote.

« Non sans doute pas, je suppose qu'il faut garder quelques surprises, ou nous nous ennuierons... »

Je m'étais faite malicieuse, lui rendant son sourire... S'ennuyer... Non, je doutais de laisser cela arriver. Je n'étais pas du genre à m'ennuyer, à ne pas chercher à pimenter ma vie. Mon père le savait. Lyman l'apprendrait. Pour le moment, je me devais d'être sage. Nous n'étions pas mariés. Mais si le mariage se faisait... Et je trouvais l'idée moins rebutante au fur et à mesure de notre discussion... Il leva alors ma main jusqu'à ses lèvres, en baisant le dos, de façon un peu plus appuyée que d'ordinaire. Soufflée, je l'écoutais alors me dire ce qu'il aimait... Et je rougis jusqu'à la racine des cheveux alors qu'il me semblait l'entendre me décrire. Mon cœur s'était mit à battre plus fort à mes oreilles.

« Je dois vous reconnaître un don certain pour la séduction, Lyman. »

J'avais volontairement fait abstraction de son titre. A égalité.

« A vous entendre, vous m'aimez déjà. Sans même me connaître. »

J'avais répliqué avec un détachement que j'étais loin de ressentir. Je sentais qu'il pouvait susciter le bien être et la joie chez moi, comme piétiner mon cœur s'il se jouait de moi. Je n'étais pas prête à lui accorder ma confiance et prendre tout ce qu'il me disait comme argent comptant. Même si c'était tentant. Ses lèvres sur ma peau faisaient naître des frissons délicieux. J'avais chaud. Beaucoup trop. Comme dans l'alcôve. Et puis le charme fut rompu et je paillonnais des paupières alors qu'il maudissait mes suivantes. Je leur jetais un coup d’œil, essayant de reprendre contenance. Je répondis, taquine :

« Avec envie ? Vous êtes bien présomptueux. »

Mais je soupirais malgré tout, frottant doucement la main qu'il avait saisit, inconsciemment.

« Je hais le fait qu'il ne me soit pas permis de vous parler en tête à tête, sans chaperon, sous prétexte que cela n'est pas convenable. Cela dit, c'est peut être plus sage, il semblerait, au vu de vos confessions, que ma vertu soit en danger avec vous... »



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mar 7 Juil - 15:05

Mon sourire en coin s'accentua:

« Trop efficace. »

Ah et bien elle voulait de la franchise, j'étais tout prêt a satisfaire son vœux. On ne pourra pas me taxer de mensonge, bien que j'en sois capable. Mais c'était une facette qu'elle ne connaissait pas. Quelque chose qu'elle apprendrait certainement parce que parfois, il fallait le faire tout simplement. Je mentais très bien. J'en usais rarement mais si il le fallait je n'hésitais pas. Quelque chose me disait que Lady Jeyne n'allait pas apprécier ce fait. Mais elle était encore un peu naïve, elle comprendrait assez vite que le choix n'était pas toujours donné. Cela étant nous avions l'air d'être assez semblables. Bien que là n'était que la surface évidement. Mais nous avions des souhaits communs pour notre avenir ensemble. C'était déjà cela de gagné. Je ne voulais pas d'une femme amère comme avait put l'être ma mère, déçue par le comportement de mon père. Pour autant, elle n'était jamais devenue acariâtre, ni même cruelle. Non, elle avait gagné en majesté et c'était sans doute ce qui faisait d'elle la reine qu'elle était désormais.

Les yeux rivés sur le visage de ma promise, je grimaçais intérieurement. Évidemment, j'espérais tout de même que cela n'arriverait pas. Pas qu'elle ne soit une reine grandiose, juste les raisons pour lesquelles ma mère l'était devenu. Mais nous n'étions à l'abri de rien. Je revins a la conversation et esquissai un sourire amusé :

« Sois vous êtes plus fine que la moyenne, sois...Et bien je n'ai guère porté de masque en votre présence. »

Une lueur étrange passa rapidement dans mes yeux alors qu'elle ajouta avec pertinence que parfois, nous étions tout autre pour tromper. Elle avait raison bien évidemment. Et si elle n'avait pas forcément besoin de porter de multiples masques, ce n'était pas mon cas. Je n'étais pas roi mais l'on me jugeait déjà. Digne ou non de mon père. C'était parfois difficile mais je le supportais.

Elle était curieuse de savoir qui j'étais. Ce que j'étais. C'était quelque chose de terriblement plaisant et flatteur. Je le savais. J'en plaisantais parce que, qu'importe mes mots, ils ne seront pas son avis, c'était ainsi. Elle me connaissait trop peu pour pouvoir prétendre me croire sur parole.

« Encore un point commun ? Décidément... »

répliquais je avec la même mutinerie qu'elle avant de finalement accéder a sa demande. Mais je ne fus pas totalement honnête quant a ma manière de le faire. Bien que sincère dans mes paroles, je n'étais guère chaste en geste. Un éclair d'amusement traversa mes yeux. La séduire. Oui, c'était une idée de plus en plus tentante. Dangereuse aussi parce qu'il ne s'agissait pas de la première servante venue. Combien même étais je appelé a devenir son époux et que ce que je faisais maintenant ne provoquerait aucun scandale d'ici notre mariage, il y avait tout de même certaines limites que je devais respecter. Certaines seulement...Songeais je alors que des pensées un peu plus canailles me traversaient l'esprit.

« Dans tous les cas, j'aime beaucoup votre façon de prononcer mon prénom. »

Je haussais un sourcil faussement étonné :

« Diantre ! Ne vous envient-elles pas ? Je suis diablement outré ! »

Mais le rire qui éclata juste après disait assez bien que je me fichais de savoir si je faisais naitre la convoitive ou non dans les yeux de ses suivantes. Mais je savais que c'était le cas, ne serait que pour la puissance que je représentais. Ces dames de compagnis ne pourrait jamais atteindre la notoriété de leur maitresse. Même si certain y réussissait parfois.

« Me doutez vous incapable de respecter votre vertu même seul avec vous ? Vous me brisez le cœur et me poussez a devoir vous prouver le contraire. »

Je me levais souplement, glissant dans le mouvement mon rouleau de lin dans ma courtepointe. Ce n'était pas un secret d'état mais autant éviter que cela ne traine n'est ce pas. Puis, je tendis une main à ma jeune fiancée.

« Allons nous promener un instant voulez vous. Ne craignez rien, votre virginité sera aussi présente à votre retour qu'a votre départ. Il en va tout de même de mon nom n'est ce pas ? »

Je savais que les suivantes nous emboîterait le pas. A distance mais elles le feraient. Malheureusement pour elle, je connaissais assez bien les jardins de la Reine Sharra pour m'y être perdu un nombre incalculable de fois. Aussi profitais je d'un virage nous cachant durant quelques secondes pour entraîner Lady Jeyne dans un petit passage dissimulé dans la végétation,ma main posée sur sa taille. Il donnait sur une petite fontaine, comme une perle cachée par un écrin de verdure.

« Vous devriez tout de même éviter de me lancer de tel défi, j'ai la sale habitude de les relever. »

Riais je avec amusement. Après tout, nous étions dorénavant seuls.

« Mais il vous suffit de crier le nom de l'une de vos suivantes pour qu'elle accourt aussitôt. »

Précisais je avec un sourire malicieux.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mer 8 Juil - 0:22

Il me semblait que je rougissais de plaisir alors qu'il me répondait. Etait-il séduit par moi ? Peut-être. Je me contentais de sourire, un peu timidement. J'étais plus hardie que je n'aurais du, mais c'était contrebalancé par mon inexpérience totale. Nous devisions à bâtons rompus, abordant beaucoup de sujets. Notamment celui du rôle que nous jouions. J'étais persuadée que la plupart d'entre nous ne se comportait pas de la même façon en fonction de ses interlocuteurs. Je n'étais pas la même dans l'intimité et face à une délégation. La preuve en était que Lyman m'avait connue malicieuse et légère lors de mon escapade dans les cuisines, puis cérémonieuse et distante lors des joutes... Colérique quand j'avais découvert la supercherie. Et là, je redevenais la demoiselle des cuisines, alors que nous étions face à face, loin des oreilles indiscrètes. Et de la même façon, il avait un comportement différent en fonction de la personne avec laquelle il se trouvait. C'était même plus violent encore chez lui, de par son statut d'héritier. Il devait être digne de sa mère, une grande reine et de son père, un grand guerrier. Un poids qui devait être lourd à porter... Étouffant. Il parut décontenancé quand je lui avouais ne pas l'avoir trouvé si superficiel que cela.

« Peut-être est-ce un mélange des deux. N'oubliez pas que nous nous sommes rencontrés dans des circonstances bien particulières et qu'alors, nous ne portions aucun masque, étant juste des inconnus qui n'étaient pas destinés à se revoir... Du moins, j'étais alors moi-même. Jeyne, tout simplement. Sans que j'ai à me soucier du poids de mes actes et de la portée de mes paroles. Sans que je n'ai à craindre que vous me jugiez. »

Je vis de nouveau que j'avais touché un point sensible en parlant de ce que nous devions dissimuler, pour notre bien, pour endormir la méfiance des autres. Aurais-je eu raison le concernant ? C'était probable. Sa façon de parler de sa feinte frivolité me faisait penser que le prince jouait un rôle en attendant de se révéler. Je voulais en apprendre davantage sur lui, mais il préférait ne pas m'en révéler trop, pour ne pas gâcher la surprise. J'approuvais sa réponse. Il n'avait pas tort. Il s'amusa que nous ayons un nouveau point commun et je répliquais avec malice :

« Voilà qui est encourageant, non ? »

Pour la suite. Pour notre future entente. Et alors qu'il me faisait la liste de ce qu'il aimait, soit beaucoup de traits de mon caractère qu'il avait pu voir jusqu'à maintenant, je lui rétorquais qu'il était doué pour séduire les jeunes filles. Pour me séduire alors qu'il semblait déjà m'aimer, omettant sciemment son titre. Avec finesse, il ne répondit pas à cela, se contentant de me glisser qu'il aimait ma façon de prononcer son nom. Je penchais légèrement la tête, taquine :

« Ah oui ? »

Malheureusement, il détourna la conversation en parlant de mes suivantes qui se délectaient de la scène et je ne pus m'empêcher de le reprendre, lui répondant qu'elles n'avaient peut-être rien à envier et qu'il était bien présomptueux de penser qu'elles puissent vouloir être à ma place. Même si en toute honnêteté, c'était probablement le cas. Lyman était riche, beau, et serait un jour roi. C'était un très bon parti. Il joua les outrés, avant d'éclater de rire et je ne pus m'empêcher de rire de concert. Il avait un rire franc et communicatif. Sa bonne humeur me faisait du bien. Et je ne résistais pas à l'envie de lui rappeler ses paroles concernant ce qu'il aurait voulu me prendre cette fameuse nuit. Je n'avais pas peur qu'il dérape. Pas en sachant qui j'étais et les enjeux. Il était trop avisé pour cela. Mais quand il me demanda si je le pensais incapable de respecter mon innocence et conclut qu'il devait me prouver le contraire en se levant, je sentis mon cœur s'emballer alors que le jeu prenait un autre tournant.

Il me tendit sa main, me proposant de nous promener en me promettant que ma vertu serait intacte. Le regard levé vers lui, j'hésitais une fraction de secondes, avant de glisser ma main dans la sienne.

« Et je ne doute pas que vous soyez un homme d'honneur. Et que vous ayez à cœur de faire les choses dans les règles. »

Soit me déflorer dans un lit plutôt que dans un jardin... Je me relevais souplement, emboîtant le pas à Lyman, jetant un regard en arrière alors que les filles nous suivaient à leur tour. Je sentis de nouveau l'euphorie me gagner, comme dans notre fuite des cuisines. J'adorais cette sensation de fuite pour quelque chose auquel je n'avais pas le droit normalement. J'adorais échapper à ce poids qui me courbait l'échine. Je suivais aveuglément Lyman, surprise quand il m'attira dans un recoin, gardant le silence, avant qu'il ne me fasse découvrir une toute petite place avec une fontaine. Bien dissimulés. Je n'étais que trop conscience de sa main sur ma taille et de notre soudaine solitude. Loin des regards. Il plaisanta sur sa propension à relever les défis et je hochais la tête.

« Je saurais m'en souvenir... »

J'étais un peu perdue. J'étais de nouveau seule avec lui et la seule chose à laquelle je pensais, c'était à ce fichu baiser et surtout à la sensation que me ferait un second, consenti cette fois. Il me précisa qu'il suffisait que je crie pour que mes suivantes me retrouvent.

« Les appeler au secours signifierait que je suis en danger avec vous. Est-ce le cas, Lyman ? »

Je levais les yeux vers lui, me mordillant inconsciemment la lèvre inférieure.

« Et si c'était vous qui étiez en danger avec moi ? Personne pour vous porter secours si vous criez... »

Je m'étais rapprochée de lui, jusqu'à le coller. Mon cœur battait à tout rompre à mes oreilles, si bien que je n'entendais que lui et que ma propre voix me paraissait assourdie.

« Si vous avez la fâcheuse tendance à relever les défis, j'ai celle d'aimer assouvir ma curiosité... Et détester perdre. »

Je cessais de réfléchir alors que mes mains encadraient le visage de Lyman et que je l'attirais à moi pour m'emparer de ses lèvres. Ce baiser me hantait. Et qu'il m'ait assuré que ce n'en était même pas vraiment un me tracassait. De quoi parlait-il donc ? Un point chacun, je lui rendais la monnaie de sa pièce, mais j'espérais vraiment que cette fois, il ne fuirait pas et me ferait part de son expérience...



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mer 8 Juil - 9:49

Je devais admettre bien évidemment qu'elle avait raison. Nous nous étions rencontrés dans des circonstances toute autre. Nous n'avions pas, alors, à nous soucier de notre nom ou de notre réputation. Nous n'avions qu'à vivre cette rencontre avec la liberté relative que nous permettait ces circonsctances. Ensuite, la couronne de nos fonctions respectives étaient venue couvrir nos fronts. Dès lors, nous n'étions déjà plus les même. Néanmoins, dans ce jardin, sous le regard attentif de garde chiournes en jupon, nous retrouvions une peu de cette soirée là. Bien sur le sujet de la conversation n'en perdait pas de son importance, loin de là, mais il semblerait que nous étions d'accord. Certes on nous mariait contre notre gré, mais autant faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Et je dois dire que je ne m'attendais pas au badinage de ma fiancée. C'était bel et bien du flirt ! Mais diable ! Où était la jeune fille rougissante ? Non je ne me plains pas, mais j'ai tendance à me laisser facilement entrainer dans ce genre de divertissement voyez vous.

Bien sur elle hésita. Le contraire aurait été étonnant, mais ses doigts se glissant au creu de mes miens furent récompensés par un sourire angélique.

"Mais tout à fait ! Disons qu'il suffit juste de savoir fixer les règles."

Répliquais je taquin avant de l'entrainer avec moi dans les jardins. Avec une idée précise en tête. Ah, ce n'était guère convenable j'en convenais parfaitement, mais c'était tellement drôle et frais que je ne résistais pas. En quelques pas, je nous mis à l'abri du regard de ses suivantes. D'ailleurs, il me semblait même entendre la chanson de jupon qui s'affolent.Cela étant, je la rassurais en lui promettant que ses cris seraient tous à fait audible.

Avec surprise, je la vis se mordiller les lèvres tout en me demandant si elle devait se sentir en danger. Je n'étais pas sûr que ce soit la peur qui la taraudait en cet instant. J'aurais pu la lâcher, reculer, comme il sied. Mais je n'ai pas bougé. Il y avait de l'amusement dans mes iris, mais aussi un certain plaisir de la voir prendre les devants. Ce n'est jamais dans l'ordre des choses, mais c'était plaisant de se voir séduit. Je baissais légèrement la ête, tandis qu'elle m'attirait vers ses lèvres. Ce fut un baiser chaste. Parce que c'était elle qui me le donnait. Mais je savais aussi qu'elle attendait bien plus que cela. Ah....Ce serait sans doute dépasser certaines limites non ? Mais comme je l'avais dis...Les limites étaient parfois bien mouvantes.

Je souris contre ses lèvres avant de poser ma main sur sa nuque, de la serrer plus fort contre moi. Si elle voulait savoir, je n'allais pas la décevoir comprenez vous ? Mais il me fallait aller doucement pour ne pas l'effaroucher. Alors je m'écartais légèrement pour pouvoir lui taquiner les lèvres de la pointe d'une langue mutine, l'incitant a les entrouvrir pour moi, mon pouce caressant sa joue comme pour l'apaiser. Je n'étais pas un rustre bien évidemment mais lorsqu'elle m'offrit ce que je lui demandais, je dois dire que je n'attendis pas longtemps pour appronfondir ce baiser. Non celui là ne serait pas volé dans une alcôve. Celui là, il serait offert au coeur d'un jardin. Il me faudra sans doute me faire violence pour me souvenir des règles je crois...
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mer 8 Juil - 11:46

Je m'étonnais de mon audace. Accepter de le suivre, c'était risquer gros, malgré sa promesse. Mais après tout... S'il me prenait ma virginité dans le jardin, qui le saurait ? Puisque c'était lui mon futur époux... Techniquement, qu'importe l'endroit, c'était lui qui me prendrait ce trésor. Mais si le mariage ne se faisait pas ? S'il mourrait à la guerre avant que je ne porte son nom ? Je serais alors déshonorée et mon père serait humilié... Non, je ne pouvais me laisser aller à pareille folie. Il me fallait être mariée pour cela. Et cette idée se faisait de plus en plus séduisante. Parce que Lyman n'avait pas l'air d'être quelqu'un de tyrannique qui m'étoufferait. Même si je me doutais qu'il pouvait me reprendre de volée si ma conduite n'était pas exemplaire ou lui portait préjudice. Ce qui me dérangeait le plus était de devoir quitter mon Nord bien aimé et ma famille que j'aimais plus que tout.

Mais surtout, alors que nous étions désormais seuls, je mourrais d'envie de découvrir ce qu'était un vrai baiser. Il n'avait pas lancé cela par hasard, j'en était convaincue. Et je ne pensais qu'à ça depuis. J'avais mordu à l'hameçon, sans doute comme il le désirait, mais tant pis. Cette petite caresse comme il l'avait nommée m'avait déjà chamboulée. Alors qu'est-ce que cela donnerait avec un vrai baiser ? Une nouvelle fois, je fis taire toute mon éducation, toutes ces voix qui me hurlaient combien cela ne se faisait pas, combien je pouvais passer pour une fille légère, et je me saisis de ses lèvres, cachant cette envie qui me rongeait par un jeu. Je n'aimais effectivement pas être en infériorité. Il m'avait volé un baiser, je lui en volais un, juste retour des choses. Sauf que mon inexpérience était flagrante et prouvait bien que ce n'était que le second de toute mon existence, malgré mon air de défi et ma façon de me saisir de son visage pour avoir ce que je désirais.

C'était mal ce que je faisais. Qu'importe qu'il soit mon fiancé, j'aurais du me montrer plus réservée. Plus distante. Je tombais dans ses filets trop facilement. Il me plaisait de plus en plus et j'avais l'impression de me rendre sans me battre. J'allais mettre fin à ce chaste baiser et plaisanter sur le fait que nous étions à égalité, mais il ne m'en laissa pas l'occasion alors que je sentis son sourire contre ma bouche, et sa main sur ma nuque, m'empêchant toute retraite. Et je n'en avais pas envie. Je n'avais pas envie de reculer ou de fuir, alors que de nouveau mon cœur battait la chamade et que je sentais qu'il allait enfin me montrer de quoi il parlait quand il évoquait un vrai baiser. Ce que j'attendais depuis de longues minutes. Pourtant, il ne se saisit plus de ma bouche, mais joua avec de sa langue, ce qui me fit frissonner alors que j'entrouvrais la bouche. Cela faisait naître des sensations inconnues et délicieuses dans tout mon corps. J'avais l'impression qu'un feu couvait au creux de mon ventre. Et je perdis totalement la tête quand il s'empara de nouveau de mes lèvres. Ce n'était pas un simple bisou, non, c'était bien plus profond que cela. Mes mains délaissèrent ses joues pour se saisir de son pourpoint. Mes doigts en chiffonnèrent le riche tissu alors que je m’accrochais à lui, pour ne pas défaillir, pour ne pas tomber, mais également pour l'empêcher de m'échapper.

C'était là un tourbillon de sensations exquises et je sentais s'éveiller en moi un désir que je n'avais jamais ressenti, qui prenait naissance au creux de mon intimité et semblait l'appeler de ses vœux. J'étais étourdie, mais fiévreuse, alors que j'explorais sa bouche comme il explorait la mienne, délicieusement consciente de cette main ferme et pourtant délicate sur ma nuque. Finalement, le souffle me manque et je m'arrachais à ce délice pour reprendre mon souffle, les lèvres presque douloureuses alors que je le regardais, un peu hébétée par ce qu'il venait de se passer.

« Vous aviez raison. Ce n'était qu'une légère caresse cette nuit là. »

Je fermais un instant les yeux, avant de les rouvrir, souriant avec malice :

« De ce fait... est-ce moi qui vous ai finalement volé un baiser aujourd'hui ? »

Si c'était lui qui avait transformé ce baiser chaste en tornade de sensations, c'était quand même moi qui avais eu l'initiative, non ?



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Mer 8 Juil - 19:43

Ah parfois je haïssais les règles. Evidemment, je n'avais jamais été un saint. Plusieurs femmes, des dames même, avaient visités ma couche. Je dois dire que je n'en conservais pas de regrets ou de remords. Mais là, il ne s'agissait plus de potentielle princesse. C'était celle qui m'était fiancée. Un pas que les autres n'avaient pas franchit, je devais bien l'avouer. Il aurait été facile de se laisser aller a quelque chose de bien plus impudent qu'un baiser. D'autant plus qu'il lui semblait aussi plaisant qu'il pouvait l'être pour moi. Las, c'était déjà un pas de franchit dans l'inconvenance.

Je fus déçu et soulagé qu'elle s'éloigne de moi. Toute inexpérimentée soit elle, ses réactions demeuraient spontanées, franches et c'était quelque chose de terriblement excitant pour moi. Les femmes qui m'approchait trichaient, jouait, feignaient d'être de petite oie blanche. Ce qu'elle n'était pas. Mais Jeyne elle, ne mentait guère et cela aurait tout de même l'insulter que de le croire.

Je me redressais donc, croisant les poignets sur mes reins. Il me fallut tout de même un certain temps pour reprendre contenance. Je l'avouais. Et une pensée pernicieuse me souffla que la nuit de noce serait très loin d'être un calvaire. Jeyne serait volcanique a n'en pas douter. C'était sans doute une pensée choquante mais il fallait être réaliste. La base d'un bon mariage passe aussi par la couche conjugale. Et au vu de la douleur qui me vrillait l'aine...Nul doute que je n'aurais guère envie de fuir sa couche si elle se montrait aussi...vraie.

« Vous apprendrez qu'il m'arrive rarement d'avoir tort. Etes vous satisfaite ? »

Puis je ris. Elle rendait véritablement coup sur coup, ses yeux luisaient encore de son trouble et il me fallut bander une bonne partie de ma volonté pour ne pas remettre les compteurs à mon avantage. Non un baiser était déjà de trop. Surtout celui que je lui avais donné. Il n'avait pas été chaste. Loin de là. Il était fait pour éveiller le désir ni plus ni moins.

« Je vous accorde ce point, Jeyne. Mais ne doutez pas que je saurais reprendre mon avantage. »

Puis, je lui présentais mon coude.

« Venez, je ne peux vous subtiliser aux regards de vos suivantes trop longtemps. Je les entends déjà paniquer. Quelle excuse allons nous trouver ? Avez vous une idée pertinente ? »

Le rire de mes iris était encore teinté de la saveur de cet épisode langoureux. Il me serait difficile de la cacher. Mère me disait toujours que mes iris parlaient pour moi. C'était un défaut que je corrigeais le plus souvent. Mais pas en cet instant. Pas avec elle du moins.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 10 Juil - 16:49

Je reprenais doucement mes esprits, oscillant entre la honte née de mon éducation de m'être laissée aller à l'embrasser et avoir adoré cela et... la satisfaction de découvrir des choses interdites et pourtant naturelles. Je ne faisais que prendre un peu d'avance sur le mariage, non ? Je détestais cela... Être tiraillée entre ma nature et mon éducation. Ces règles m'étouffaient. Souvent, j'avais rêvé d'être plus libre. Et ensuite, je me raisonnais en me rappelant que j'avais de la chance d'être une princesse, ainsi mise à l'abri de la faim, de la pauvreté... Même si je savais aussi que tout pouvait changer, qu'il suffisait que le Nord tombe pour que je ne sois plus rien. Je décidais de plaisanter pour alléger l'atmosphère qui me semblait terriblement tendue alors que... le désir ? Flottait dans l'air. Etait-ce cela le désir ? Ces sensations qui me creusaient le ventre ? Cette pulsion dans min intimité ? J'en voulais encore. Mais je ne pouvais pas. Pas davantage que je ne pouvais questionner Lyman à ce sujet. Il était patient avec moi, mais j'avais un peu honte de parler ainsi de mon inexpérience avec lui. Et de ce genre de choses. Non, je ne pouvais pas. Mais je dus convenir qu'il avait raison, avouant ainsi que j'avais goûté ce baiser. Je souris à sa réponse, taquine :

« J'apprends également que la modestie n'est pas votre qualité première. Mais oui, je suis satisfaite. »

Enfin, oui, ma curiosité était satisfaite, mais cela faisait naître davantage de questions encore. Je ne me sentais pas apaisée, bien au contraire. Etait-ce normal ? Ah, que c'était frustrant d'avoir autant d'interrogations et de ne pouvoir les poser à personne ! Et lui ? Que ressentait-il ? Il avait l'air détendu. Pas dans tous ses états comme moi. Mais il avait l'habitude. Je n'étais qu'une jolie distraction, il avait du connaître quantité de femmes plus attirantes et lui offrant plus qu'un pauvre baiser... il avait croisé les mains derrière son dos et je ne savais comment interpréter son attitude. Je m'amusais alors à lui dire que finalement, c'était moi qui lui avais volé ce fameux baiser, puisque l'autre ne comptait pas, ce qui l'amusa.

« Vous êtes trop bon. »

Mon sourire s'effaça légèrement alors qu'il me promettait qu'il saurait reprendre son avantage. Mon imagination s'emballa alors que de nouveau, je ressentais une envie violente de le toucher, d'être touchée. Je croisais les mains devant mon ventre, tortillant mes doigts en tous sens pour me donner une constance.

« Vous avez un avantage certain sur moi dans ce domaine, quelle gloire alors de me battre à ce jeu ? »

Il me présenta alors son bras, m'enjoignant à sortir de là et rejoindre les autres. Sauf que je n'en avais pas envie. Je me saisis de son bras, mais le tirais plutôt vers la fontaine que vers le petit passage.

« Je doute vraiment qu'elles paniquent et je gage que je serais harcelée de questions sitôt qu'elles me retrouveront mais... Je n'ai pas envie d'être retrouvée tout de suite. »

Je le lâchais pour m'asseoir sur le bord, plongeant la main dans l'eau fraîche.

« Je me trompe ou bien vous connaissez ce dédale de jardins ? »

Voilà une perspective intéressante.



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 10 Juil - 17:22

Je plissais les yeux avec amusement :

« La modestie n'est guère princière. »

Ah par les Sept ! Si elle pouvait ne serait ce qu'un instant, cesser de m'envoyer autant de signaux je me sentirais certainement mieux dans mes chausses. Je voyais bien son visage, la rougeur de ses joues et surtout l'éclat particulier de ses yeux. C'était une tentation immonde et terrible. Elle n'aurait été qu'une simple demoiselle ou une servante que je n'aurais pas autant tergiversé mais elle n'était rien de cela. Je me mordis l'intérieur de la joue, il serait tout de même bien mal avisé de pousser mon avantage malgré ma fanfaronnade. Tout comme une petite voix pernicieuse me susurrait que j'aurais sans doute mieux fait de me pendre a une potence plutôt que de lui promettre l'intégrité de sa vertu. Inexpérimentée...Et pourtant c'était là un aphrodisiaque des plus efficaces.

« Aucune sans aucun doute mais vous désiriez en faire un jeu je ne fais que vous agréez. »

Alors prudent, je préférais sagement l'enjoindre a revenir vers ses servantes. Je m'attendais a ce qu'elle glisse sa main au creux de mon coude et que nos pas nous ramènent vers la réalité mais elle en décida autrement, me prenant a contre pied. Arguant que ces suivantes ne la chercherait pas maintenant. Argumentant de leur curiosité pour me faire céder. Je n'aurais sans doute pas dût le faire et ce n'était pas l'idée la plus lumineuse que je pouvais avoir dans l'instant. Je fermai un instant les yeux tandis qu'elle se dirigeait vers la fontaine. Croisant de nouveau les mains sur mes reins, je devais avouer une cuisante défaite en la suivant.

J'ignorai sa question. La clouant d'un regard assombri qui n'était ni condamnation ni jugement, loin de là, mais j'allais tout de même lui remettre les idées en place.

« Jeyne. Ne jouez pas avec le feu. Je tiendrais ma promesse quoiqu'il m'en coûte mais ne me tentez pas plus que je ne le suis déjà. »

Cette fois, il n'y avait plus de trace d'amusement dans ma voix. Je voulais qu'elle comprenne véritablement ce a quoi elle s'exposait. Je n'étais certes pas aussi lisible qu'elle, les dieux m'en garde, mais je n'en étais pas pour autant moins affecté qu'elle. Je soupirais lourdement avant de me passer une main légèrement agacée dans les cheveux.

« Croyez moi, il vaut mieux rejoindre vos suivantes avant que je ne cède a l'envie de repousser encore un peu plus les limites de la convenance. »

Je me montrais assez franc, elle même l'avait été avec moi. Je ne lui mentirais donc pas. Bien que je savais que je pourrais respecter ma promesse, rien n'était garantie pour le reste. Je muselais mon esprit a cette pensée d'ailleurs. Ah...Elle me mettait réellement sur des charbons plus qu'ardents.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 10 Juil - 20:17

« Et pourtant, je trouve cela plus charmant que l'arrogance, vous vous démarqueriez ainsi du lot de tous ces paons qui font la roue devant de jeunes princesses. »

Je ne le blâmais pas, je me contentais de répondre en plaisantant. Il était plus que réceptif à l'humour en général et au mien en particulier, autant en profiter. Il était agréable de voir un homme me suivre dans mes plaisanteries. Ce n'était malheureusement pas souvent que je croisais des hommes vifs d'esprit et taquins. Je le charriais d'ailleurs concernant sa vantardise de me damer le pion la prochaine fois. C'était aisé pour lui, il n'y avait nulle gloire à retirer de pouvoir surprendre et dépasser une demoiselle de 16 ans totalement novice dans les jeux de séduction, n'est-ce pas ? Cependant, je ris quand il me répondit que c'était moi qui avais décidé d'en faire un jeu. Il n'avait pas tort. Encore une fois.

« J'aime apprendre et me dépasser... Et les choses passent plus facilement sous forme de jeu. »

Je penchais doucement la tête sur le côté, avant de décider de ne pas encore écourter ce moment, le traînant vers la fontaine, plutôt que de retrouver mes suivantes et d'ainsi rompre le charme. Il y avait encore un sentiment d'inachevé et... j'appréciais sa compagnie. Je ne m'étais pourtant pas attendue à ce que cela engendre une telle réaction chez lui. Abasourdie, je relevais les yeux vers lui alors que toute trace de légèreté et d'amusement avait déserté sa voix. Son visage était fermé et je devinais le jeune prince conscient de ses responsabilités qu'il pouvait être. J'eus l'impression soudaine qu'il me refermais violemment la porte au visage et j'en fus blessée.

Ma main s'immobilisa dans l'eau. L'incompréhension devait se lire dans mon regard alors qu'il me... mettait en garde ? Contre la tentation que je lui inspirais ? Mais... Qu'avais-je fait à cet instant précis, sinon simplement lui demander encore un peu de temps en sa compagnie ? Je m'empourprais soudainement alors qu'il enfonçait le clou en me priant de plutôt rejoindre mes dames de compagnies et amies, au risque qu'il n'aille trop loin. Je retirais ma main de l'eau. J'étais abasourdie. Aurais-je prit un seau d'eau glacée en plein visage que je n'aurais pas été davantage saisie.

« Vous me voyez désolée que passer encore un peu de temps avec moi soit un tel supplice. »

J'étais piquée au vif, oui. Je me levais alors, le visage à mon tour fermé, blessée de m'être laissée aller avec lui, à avoir penser que... non rien. Rien du tout.

« Je n'aurais pas du me comporter ainsi avec vous. Ce n'était effectivement pas convenable. J'espère que vous me pardonnerez cet excès de curiosité malvenue. Cela ne se reproduira plus. »

Mes joues me chauffaient, comme mes oreilles, alors que je prenais conscience de la situation. Je m'étais pendue à son cou comme la dernière des catins. Quelle déplorable image je devais offrir au prince ! Voilà qu'il n'étais même plus capable de discuter avec moi sans avoir envie de davantage ! Et si cela pouvait être flatteur de discuter son désir, je ne me sentais pas honorée le moins du monde de le voir me congédier de la sorte.

« Je trouverais mon chemin toute seule, je ne voudrais pas vous importuner davantage Prince Lyman. »

J'insistais bien sur le prince. Je devais m'en aller, aller me réfugier dans ma chambre et pouvoir déverser la tristesse qui venait soudainement de s'emparer de moi... Je commençais à m'éloigner, passant à côté de lui, la tête haute, malgré la terrible désillusion...



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Ven 10 Juil - 20:57

Ah j'avais oublié, durant quelques instants que ma promise n'était pas a même de comprendre ce que je voulais dire. Je soupirai :

« Il l'est effectivement. »

Mais elle n'en était pas consciente. Je le savais, du moins je le devinais. Je retins un juron fort peu princier devant l'océan d'incompréhension qui s'étalait entre nos pieds.Je me massai un instant l'arête du nez. Je n'aimais guère son air pincé mais j'avouais l'avoir quelque peu chercher. Moi qui d'ordinaire réfléchissais a mes mots, il semblerait que j'ai fais preuve d'un peu trop de franchise. Et que dire de la suite ? Elle s'attira un regard surprit. La voilà qui s'accusait de tous les maux ! Diantre, je ne lui avais rien reproché pourtant. Ce n'était pas de sa faute. Je n'aurais pas dût initier ce jeu sans en mesurer toutes les conséquences, c'était un fait.

Elle me passa devant le nez avec la prestance d'une reine et je levai les yeux au ciel avant de, vivement, attraper son bras pour la retenir et la forcer à me faire face. L'azur de mes yeux s'adoucit devant l'air blessé qu'elle arborait, tout en restant d'une dignité parfaite. Ma paume glissa de son coude à sa main et je l'attirais vers moi. Contre moi même. On pourrait presque me penser versatile et je me demandais un instant si je ne l'étais pas. Néanmoins, je ne pouvais la laisser se penser coupable de quoique ce soit. Glissant ma main sous ses cheveux, je posais sa tête contre ma poitrine, déposant mon menton sur le sommet de son crâne.

« Je crains que vous ne vous mépreniez totalement, Jeyne. »

Je desserrais l'étreinte de mes doigts pour les glisser le long de sa chevelure d'ébène.

« Je n'ai pas caché vous désirer, c'est exact. Et être seul avec vous maintenant est difficile pour moi effectivement. Mais ce n'est pas quelque chose dont vous devriez avoir honte ou vous sentir blessée. Sans le vouloir vous êtes terriblement séduisante à mes yeux tout simplement et votre innocence est quelque chose de naturel bien sur, mais de douloureux pour moi. Je ne vous rejetais pas, loin de là »

Je relevai son menton vers moi, et souris, avec quelque chose de triste sur les lèvres d'ailleurs.

« Je voulais tout simplement vous protéger de moi. Un peu maladroitement je vous l'accorde. J'aime votre esprit et votre curiosité, mais vous voir me désirer revient à décupler ce que je m’efforce de retenir. J'ai mes propres limites, tout simplement. »

Malgré moi, la pulpe de mon pouce caressa un instant la ligne charnue de sa lèvre. Ah....Aurais je dut la laisser partir ? Cela aurait sans doute été plus sage, mais la blessure dans ses yeux...Je n'étais pas cruel et je ne voulais pas l'être. Je n'avais tout simplement pas pu la laisser le penser.
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Sam 11 Juil - 20:00

Je pinçais les lèvres alors qu'il approuvait mes premières paroles et me confirmait que c'était un supplice d'être en ma compagnie. Et bien, au moins, c'était très clair. Et terriblement blessant au demeurant. J'aurais espéré un peu plus de délicatesse de sa part, mais c'était trop demandé apparemment. Et cela faisait mal. C'était une vraie désillusion. Je m'étais plu en sa compagnie, j'avais baissé ma garde, j'en venais à l'apprécier. Et bien, c'était bien fait pour moi, je m'étais montrée trop naïve, trop ouverte, trop spontanée. Père avait assuré que j'apprendrais encore, que je saurais développe les armes qu'il fallait pour me jeter dans le monde. J'en doutais. Ce cuisant échec en était la preuve. Et par les Dieux, mais que m'était-il passé par la tête de jouer à un jeu de séduction avec lui, comme la dernière des prostituées ? Je n'étais pas une lâche et j'appréciais la franchise. Il venait d'en faire montre avec moi, je ne pouvais pas le blâmer. Mais là, j'avais juste envie de fuir. De panser mon orgueil blessé. Et s'il n'y avait eu que ma fierté... Il y avait autre chose, de beaucoup plus douloureux.

Je le dépassais, résistant à l'envie de me mettre à courir. J'avais mal dans la poitrine, le souffle coupé mais pas de la même façon que lorsqu'il m'avait chaviré de son baiser... Et pourtant, je sentis soudainement ses doigts se refermer autour de mon poignet, me stoppant dans mon élan alors que je me retournais vers lui, prête à l'agonir de me retenir ainsi.

« Qu'est-ce que v... »

Je m'interrompis quand sa main remonta telle une caresse le long de mon bras. Mais que voulait-il à la fin ? D'abord il se faisait taquin, semblant prendre plaisir à notre petit badinage, il m'embrassait profondément, réveillant je ne savais trop quoi en moi, ensuite, il me parlait avec distance, m'enjoignant de quitter sa compagnie parce qu'il était trop soumis à la tentation et maintenant, il me retenait ! Mon regard se para de nuages de fort mauvaises augures et j'ouvris la bouche pour exprimer mon mécontentement, prête à ôter mon bras, mais il me prit de cours alors que sa main glissait derrière ma tête et qu'il m'attirait de nouveau à lui. Je me retrouvais prisonnière de ses bras... Et je savais que j'aurais pu pourtant très aisément m'arracher à cette étreinte, car il ne me retenait pas vraiment. Il me dominait d'une tête et nous nous retrouvions totalement collés l'un à l'autre. Et derrière ma déception et ma colère, il y avait autre chose qui se réveillait. Encore.

Il reprit alors la parole et me redonna un semblant de liberté, ses doigts glissant dans mes cheveux en une caresse qui me fit doucement frissonner. Je fermais les yeux, retenant des larmes. C'était stupide ! Je n'allais pas me mettre à pleurer quand même ! Une dame ne fondait pas en larmes aussi facilement. Mais j'étais totalement déboussolée, ne comprenant pas son attitude. Il semblait... rechercher le contact avec moi. Cette façon de me tenir contre lui en était la preuve. Mais ne venait-il pas de me laisser comprendre que j'étais une tentation trop grande ? Ce qu'il confirma, expliquant la dureté de ses paroles précédentes. Il me désirait... C'était troublant de susciter ce genre de sentiment chez un homme. C'était la première fois que j'y étais confrontée. Ou du moins que j'en avais conscience. Il me disait séduisante... et innocente. Je sentis la blessure infligée un peu plus tôt se refermer alors que je comprenais que je m'étais méprise sur ses paroles et sa soudaine froideur.

Je relevais la tête vers lui, à son instigation, croisant son regard bleu limpide, consciente d'une certaine mélancolie dans sa façon de me sourire, ou même de me regarder. Il m'avoua qu'il avait simplement voulu me protéger de ses envies. Mais la surprise remplaça la compréhension quand il me parla de mon propre désir. J’entrouvris la bouche, étonnée, alors qu'il passait son pouce sur ma lèvre et que mon regard s'agrandissait. Je m'étais de nouveau accrochée à son pourpoint... Il serait dans un sale état après cet intermède à force de le froisser entre mes doigts. Mais j'avais de nouveau le vertige, alors que j'avais terriblement envie de l'embrasser encore et de me faire embrasser. Je pris une ample respiration.

« Alors comme ça je... je vous désire ? Vous êtes de nouveau bien présomptueux... »

J'avais voulu accorder un ton léger à ma voix, mais elle me paraissait bien faible. Et incertaine. Impossible de paraître arrogante ou moqueuse alors que je ne savais même pas que je le désirais. Alors c'était cela ? C'était grisant. Et frustrant.

« Et... comment est-ce qu'on arrête... ça ? »

Ce feu qui me consumait, cette façon de vouloir de tous mes vœux qu'il m'embrasse, qu'il me touche. Mon corps se tendait vers lui malgré moi...



   
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Sam 11 Juil - 23:12

Je frôlais de prêt une tempête de giace. Je le sentais. Et, en tout honnêteté, j'étais tout prêt a l'affronter. Cela étant rien n'explosa. Mes mots étaient autant d'excuses que de vérités. Je ne voulais pas non plus qu'elle se pense coupable de chose qu'elle ne comprenait pas, qu'elle faisait inconsciemment. Mais il était difficile de le lui faire comprendre. D'ordinaire, je ne manquais jamais de mot et je savais bien évidemment, les manier avec intelligence mais là, je me trouvais tout de même un peu démuni. Je décidai d'être franc avec elle, mais plus doux. Oui sa présence était difficile mais pas parcequ'elle n'avait aucune conversation ou que sa compagnie était désagréable, loin de là. Juste qu'il me semblait penser un peu trop a certaines choses dont elle était totalement innocente. Quelque part, j'étais presque honteux de la mettre face à mon désir de cette façon. Cela étant je ne voulais pas que nous partions sur de mauvaises impressions.

Elle était tellement innocente qu'elle ne se rendait même pas compte a quel point elle pouvait être réactive à la moindre caresse. Comme maintenant alors que mon pouce effleurait ses lèvres. Comme si cela lui était naturel, elle entrouvrit la rose de sa bouche et son regard gagna en profondeur. Par les Dieux ! Je toussai. Cherchant à m'éclaircir la gorge :

« Vous êtes terriblement transparente, Jeyne. Beaucoup trop pour mon propre bien.. Vos yeux vous trahissent, »

Et par les Sept, c'était terriblement tentant. Surtout quand ses mains s'accrochaient a moi de cette façon, comme si elle cherchait à m'arracher mon pourpoint. Tout en sachant qu'elle n'y songeait même pas en réalité. Cependant, je dois dire qu'elle avait l'art et la manière d'asséner un coup de grâce sur un ennemi déjà à terre. Elle me posa une question de façon totalement ingénue et je fermai les yeux en laissant échapper un rire incrédule :

« Vous allez me tuer Jeyne. »

Voilà qu'elle me demandait avec un visage angélique comment on pouvait apaiser ce tourment là. Je pouvais lui faire plusieurs réponses mais je n'étais même pas sûr qu'elle les comprennent. Ou plutôt qu'elle les comprenne de trop.

« Vous l'apprendrez à notre nuit de noce. Il y a plusieurs façons de faire mais de toutes, c'est celle ci la plus enivrante. »

Je me trouvais soudainement aussi emprunté qu'un jouvenceau. Ce n'était pas croyable de se retrouver dans une telle situation et d'avoir une telle conversation avec son innocente fiancée. Ah...Peut être aurais je dûs la laisser me fuir...Enfin ce qui était fait était fait, il était inutile de revenir là dessus.. Quand le vin est tiré...
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   Lun 13 Juil - 14:08

« Oh... »

Alors comme ça, j'étais aussi facile à lire qu'un livre ouvert ? Et le... désir se lisait facilement sur mes traits et dans mon regard ? C'était fâcheux en effet. Parce que là encore, nous n'étions que tous les deux, mais si j'étais aussi facilement déchiffrable même en public, je risquais de ne plus savoir où me mettre, morte de honte d'être si esclave de mes sens. Je me mordillais la lèvre, embarrassée.

« Beaucoup trop pour mon bien également. C'est... terriblement gênant de savoir que n'importe qui peut deviner ceci. »

J'allais sans doute devoir apprendre à mettre un masque. Je savais être fermée, peu commode, mais je ne savais pas jouer la comédie. Quand j'étais fâchée, cela se voyait tout de suite. Quand j'étais heureuse également. Je n'avais pas vraiment apprit à dissimuler et je me doutais que cela allait s'avérer problématique une fois lâchée à Castral Roc, dans une Cour bien plus expérimentée que moi. Lyman, bien que jeune, savait déjà dissimuler une partie de ses émotions. Même si, en cet instant, il était bien aussi transparent que moi, et son contrôle mis à mal. C'était presque glorifiant pour moi. Presque. Si cela n'était pas aussi intenable par bien des côtés. Alors forcément, je lui demandais comment éteindre cet incendie qui me ravageait et fis naître un éclate de rire chez lui alors qu'il assurait que j'allais le tuer.

Je le regardais sans comprendre.

Avant de m'empourprer violemment quand il consentit à me répondre. Lors de la nuit de noce... Soit en... en... couchant ensemble ? Je devais être rouge jusqu'à la racine des cheveux. Je le lâchais soudainement, reculant de quelques pas en croisant les bras sur ma poitrine, gênée comme jamais.

« Oh je... je vois... Mais... Cela va s'apaiser tout seul en attendant, n'est-ce pas ? Parce que sinon, je vais devenir folle... »

Je retournais près de la fontaine, m'y asseyant de nouveau et plongeant la main dans l'eau fraîche. Ou plutôt les mains, me rafraîchissant alors le visage. J'avais beaucoup trop chaud. J'avais même l'impression que l'eau allait devenir vapeur tellement j'étais brûlante. C'était presque douloureux de ne pouvoir apaiser ce tourment. Mais... Il était hors de question que je perde ma virginité ici. Il me faudrait donc attendre. Et ce qui me terrifiait revêtait soudainement un tout autre attrait. J’ignorais comment cela se passait entre un homme et une femme. Mais si c'était dans la continuité de ce baiser... Alors cela n'avait rien de terrifiant.

Je fermais les yeux et me massais un instant la nuque, sentant les gouttes d'eau glisser sur ma peau nue. Cela allait un peu mieux. C'était définitivement une mauvaise idée de venir lui parler en tête à tête. Même si j'étais rassurée concernant certains aspects. Angoissée sur d'autres. Et impatiente sur la plupart.

« Je suis désolée. Je ne pensais pas qu'il pouvait être si éprouvant de se retrouver seule avec un homme... Qu'il pouvait y avoir autant de tension... C'est... la première fois. »

Il devait s'en douter, mais autant être sincère jusqu'au bout. Il était le premier à m'éveiller et à me faire sentir femme après tout. Sans doute en serait-il heureux et satisfait. Peut-être touché. Sans doute amusé de ma candeur.

« Vous ne ressemblez en rien aux hommes que j'ai l'habitude de côtoyer. »

Naturellement, j'étais habituée à la rudesse du Nord. Pas à la douceur suave de l'Ouest.



   
Lannistark
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MessageSujet: Re: Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]   

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Il parait que nous allons nous marier |TOur I - Terminé]
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