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Stayin' up until we see the sun
MessageSujet: Stayin' up until we see the sun    Stayin' up until we see the sun  EmptyLun 10 Juin - 17:43



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Emmitouflée dans une tonne de capes qui pesaient lourd sur mes épaules, je reprenais la direction du château. La neige tombait en petits flocons du ciel, m’étonnant toujours par leurs fraîcheurs. La neige crissait sous mes pieds bottés. En marchant ainsi apprêtée, j’avais l’impression d’être… Un ours. Peu habituée à être aussi couverte, cela était… déconcertant et gênant aussi. Pourtant, je devais m’y habituer. L’hiver venait tout juste de commencer et personne ne pouvait dire combien de temps il durerait. Et, ce serait mentir d’affirmer que l’envie ne me prenait pas de me rendre à Peyredragon et profiter de son soleil, ou de ses orages. Parfois mes terres me manquaient énormément. D’autres fois moins. Moins mon esprit était occupé et plus je sentais la nostalgie m’envahir. Pourtant, mes terres étaient désormais ici. Je n’étais plus une insulaire depuis la fondation de l’Empire. Et pourtant, son appel était si fort parfois…

Je secouais la tête alors que ma garde se mit en place autour de moi. Elle m’attendait toujours lorsque j’allais rendre visite à ma sœur. J’avais laisser Ebryon en sa compagnie, et avait volé un petit temps avec elle avant de revenir les pieds sur terre. A peine étais-je dans la neige qu’ils s’étaient tous deux envolés. On pouvait voir leurs silhouettes se tourner autour, se chercher, jouer, disparaître dans les nuages bas, avant d’en ressortir. C’était un spectacle magnifique dont je ne me lassais jamais. Le dragonneau grandissait chaque jour un peu plus et l’idée de ne plus l’avoir aussi souvent avec moi me serrait le coeur. A l’instar de Meraxès, il finirait par ne plus passer les portes des châteaux et ne plus le vouloir d’ailleurs. Je devrais alors m’habituer à son absence, ce qui ne serait pas facile. Cela ne l’avait pas été avec ma sœur, et cela ne le sera pas non plus avec Ebryon.

Quand Gawain fit signe à ma garde de s’arrêter, ma main se porta immédiatement sur le pommeau de Noire-Soeur. Mes yeux fixèrent la silhouette qui s’approchait, à une allure que je ne connaissais que trop bien. Si la neige était un problème pour moi, elle ne semblait pas franchement l’être pour le maitre d’arme de Peyredragon. Mon capitaine le reconnu tout aussi rapidement que moi et relâcha son épée dans son fourreau. A l’unisson le reste des soldats en firent de même. S’ils ne pouvaient pas encore voir le visage de Baâl, ils faisaient confiance en leur capitaine. Et quand ce sera le cas, ils sauront eux aussi que je ne risquais rien. Jamais ô grand jamais le peyredragonnien ne serait un danger pour moi. Car s’il avait voulu me nuire, il aurait pu le faire bien avant.

Nous nous avançâmes jusqu’à arrivée à sa rencontre. Un geste de l’ancien Peyredragonnien servant désormais l’empire, et les soldats s’éloignèrent légèrement, nous laissant l’intimité que nous pouvions désirer, sans nuire pour autant à ma sécurité. Baâl. Que me vaut le plaisir de ta venue ? Il n’y a pas de problème avec Orys au moins ? lui demandais-je immédiatement. Il était rare qu’il vienne me trouver et si j’avais été enthousiaste et heureuse, d’un coup, j’avais peur mon frère. Ce matin, pendant notre entraînement, il ne m’avait rien dis, pas demandé de venir le voir après alors je craignais que quelque chose ne se soit passé.











Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Perzys Ānogār sōnar. I'm not a Queen, I'm a Empress
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Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
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MessageSujet: Re: Stayin' up until we see the sun    Stayin' up until we see the sun  EmptyLun 10 Juin - 20:04

Baâl avait tourné en rond une paire d’heures. Et au sens propre. Ne sachant trop comment chasser cette colère qui lui rongeait les pensées depuis plusieurs jours, l’homme déambulait dans ses appartements, sans but apparent. Sa mine était fermée, ses traits durs et ses sourcils froncés. Le natif d’Essos n’était pas du genre colérique. Bien au contraire, il était de ceux qu’on définit comme une force tranquille, davantage mû par la constance de la réflexion que par les soubresauts des émotions. Pourtant, il ne parvenait pas à les contenir, et les jours passés n’y faisaient rien. Lorsqu’il y songeait, Baâl devait à peu près tout au Roi Dragon, Aerion Targaryen. Ce dernier avait fait de lui l’homme respecté et influent qu’il est aujourd’hui, en même temps qu’il lui avait offert une famille d’adoption – et non des moindres, la sienne. Derrière un tempérament impassible et un sang-froid de toutes circonstances, Baâl cachait en son for intérieur des blessures qui ne guériraient jamais. Parmi celles-ci, la mort d’Aegon et Visenya, les frère et sœur aînés de Rhaenys, fut un véritable traumatisme, duquel l’homme ne s’était toujours pas remis.

Sur le lit de mort d’Aerion, Baâl avait pourtant juré à ce dernier qu’il protégerait et veillerait sur ses enfants, coûte que coûte. Et pourtant, ce jour-là, il avait failli. Pendant longtemps, Rhaenys avait donc été tout ce qui restait à Baâl et ce ne fut que très récemment, à la naissance de ses deux jumeaux, que l’homme se sentit empreint d’une nouvelle sérénité, l’âme plus légère. Au fond de lui-même, il savait que désormais la descendance des Targaryen était assurée et que Rhaenys n’en était plus l’ultime héritière.

Cela n’empêchait pas Baâl de considérer la jeune femme comme sa propre fille. D’ailleurs, la relation entre Rhaenys et le Forel avait tout l’air de quelque chose de très familial. Si bien qu’aujourd’hui, parmi les dizaines de milliers de sujets que comptait l’Empire des Royaumes fédérés, lui seul pouvait se permettre de sermonner Rhaenys. Quelques jours auparavant, la jeune Impératrice au sang de feu – et qui pouvait le lui reprocher, héritière du Dragon – avait chevauché Méraxès afin de rattraper Kevan Gardener, alors en fuite de Fort-Darion, à la suite de déconvenues politiques. Autrement dit, l’Impératrice avait pris seule la décision d’engager sa propre personne et son dragon, arme stratégique de l’Empire, afin d’aller résoudre un conflit avec l’héritier exilé de Hautjardin. Cet acte, aux yeux de Baâl, n’était ni digne d’une Impératrice, ni digne de ce qu’il avait transmis à Rhaenys.

Bien renseigné, et au fait de la plupart des déplacements des personnes notables de Fort-Darion, Baâl savait exactement où Rhaenys se dirigeait. Il en avait assez d’attendre, et assez de réfléchir. Il fallait qu’il ait avec elle cette discussion, même si elle l’affligeait. Le Forel engagea quelques raccourcis dans les couloirs de cette place forte qu’il connaissait si bien. Au loin, à la faveur de quelques éclaircies dans la muraille, il reconnut la chevelure dorée de Rhaenys et la démarche fière de Garlan. Baâl, se dirigeait vers eux, masqué dans les ombres du château. Lorsque la troupe s’arrêta et rompit la garde, sur ordre de Rhaenys, tous ne tardèrent pas à le reconnaître. Sa silhouette faisait, de fait, partie des murs de Fort-Darion. Baâl dévisagea Garlan, et chacun des gardes rapprochés de l’Impératrice, faisant attendre quelques longues secondes avant qu’enfin il prenne la parole.

[Baâl] « Soyez tranquilles, jeunes hommes. Je protégeais déjà le sang du Dragon quand vous étiez encore dans le ventre de vos mères. »

Le Forel fixa Rhaenys, d’un regard qu’elle connaissait parfaitement.

[Baâl] « Bonjour Rhaenys, je souhaiterais vous parler, de vous à moi. »

Le Forel indiqua une direction, qui était celle de sa grande tente de commandement installée au pied du petit castel qu’était à ce jour Fort-Darion. A l’intérieur, s’y trouvaient victuailles, breuvages fins et même quelques gourmandises venues d’Essos que Baâl faisait spécialement acheminer pour son plaisir. Une fois que tous deux furent entrés dans la tente et que la garde resta à l’extérieur, l’homme reprit la discussion.

[Baâl] « Orys va bien, ne vous en faites pas. »

Il marqua une courte pause.

[Baâl] « Le jour de sa mort, votre père m’a confié une tâche bien particulière. Une tâche que je vis comme un honneur. Celle de protéger ses enfants lorsqu’il ne serait plus là pour le faire. Et parfois, je vis cette tâche comme un fardeau, car je suis dois lutter contre l’inconscience et le manque de jugement des enfants du Dragon, que je ne peux protéger contre leur propre sottise. »

L’homme marqua ces derniers mots d’un ton ferme. Puis, aussitôt, sa mine devint l’avatar de la tristesse, autant que le ton de sa voix. Il ne regardait même plus Rhaenys, plongé dans les images qui remontaient de son esprit.

[Baâl] « Aegon et Visenya, eux, n’avaient pas votre inconscience. Ils se savaient menacés. Et pourtant, ils sont morts. »

Il reprit d’un ton plus ordinaire, mais non sans une certaine froideur.

[Baâl] « Que dois-je exactement penser d’une Impératrice qui se décide arbitrairement à s’élancer à la poursuite d’un fugitif à dos de Dragon, en risquant sa vie et celle de Méraxès ? Vous n'avez plus l’âge des sermons, Rhaenys, et votre place m’interdit aujourd’hui de vous dispenser le fond de ma pensée, comme lorsque vous étiez petite. Mais sachez toutefois que j’ai été profondément déçu. Autant que j’ai eu peur… »
Baâl Forel

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Titre de Noblesse ou Métier: Main d'Orys Baratheon, Général des Armées du Dragon, Chevalier de Peyredragon, Maître d'armes du Dragon, Représentant de Peyredragon au Conseil Impérial
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MessageSujet: Re: Stayin' up until we see the sun    Stayin' up until we see the sun  EmptyMar 25 Juin - 22:48



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Un léger sourire se dessine sur mes lèves en voyant mon maitre d’arme toiser les gardes dont une partie avait été formée par lui, alors que nous étions encore tous à Peyredragon et loin de nous douter de ce que le destin nous réservait. Gawain salua d’un bref signe de tête celui qui avait été son mentor, et qui avait fait de lui, après la perte des miens, capitaine de ma garde personnelle. J’imaginais sans mal que Baâl ne se doutait pas du lien luxurieux qui avait pu nous unir plus jeune. Personne ne le pouvait en dehors de nos compagnons de jeu. C’était là l’une des plus grandes qualités du jeune homme. Il savait se montrer discret. Ce n’était pas pour rien qu’Aegon l’avait introduit dans notre cercle restreint. Connaissant mon grand frère il avait dû plus d’une fois tester sa fidélité. Il s’était toujours montré très prudent et consciencieux quant à ses choix de nos « compagnons » comme il les appelait.

Mon sourire se fana sur mes lèvres et mon regard se fit interrogatoire quand l’essossien, général des armés de Peyredragon m’interpella par mon prénom. Il ne l’avait fait qu’une fois par le passé, juste avant que je n’épouse Torrhen, m’assurant que c’était la meilleure chose à faire. Il avait toujours tenu, d’aussi loin que je me souvienne de s’adresser à moi en utilisant mon titre de noblesse, quant bien même je lui répétais de m’appeler « Rha – e – nys » quand j’étais encore une enfant – en lui décomposant mon prénom, puis « Rhaenys » quelques années plus tard. Il s’était toujours contenté de me répondre par l’un de ses sourires mystérieux et un « Oui princesse » ou encore « comme vous le désirez votre altesse »… Ce qui me faisait à chaque fois lever les yeux au ciel. C’était devenu une sorte de jeu de mon côté, d’essayer en vain qu’il laisse tomber le protocole. Qu’il le fasse ici, devant des témoins ne pouvait que m’étonner.

Je le suivis jusqu’à sa tente de commandement. Fort-Darion n’étant encore qu’un petit bourg de pêcheur et le « château » assez petit, il avait très vite décidé, dans la lignée d’Orys, de rester à portée de ses hommes. Ils avaient raison, car c’était ce qui des deux hommes de bons généraux. Mais je craignais parfois – à tord – qu’ils manquent de quelque chose ou qu’ils puissent avoir froid. Cependant Torrhen était un nordien de naissance et cet hiver ne l’avait pas surpris. Il avait équipé tous nos hommes en conséquence, moi y compris. Je m’habituais tout juste à ces lourds manteaux de fourrure et à ses robes si épaisses. La sudienne que j’étais préférait ses tenues plus légères, plus maniables, moins… encombrantes. Je n’osais imaginer à quoi devait ressembler la taille des placards d’une nordienne aimant avoir plusieurs toilettes différentes dans ses quartiers. Ses servantes devaient s’en mordre les doigts pour les préparer et pour laver toutes ses couches… Encore plus pour les faire sécher.

En arrivant sous sa tente, il finit par me répondre que cela n’était pas lié à Orys. Mon interrogation ne fut que plus importante, surtout quand il évoqua notre passé et mon père. Je l’écoutais attendant de voir où il voulait en venir. Et lorsque cela se profila de plus en plus mes sourcils s’arquèrent de plus en plus de mécontentement. J’avais toujours été honnête avec le maitre d’arme et je ne mentirais pas, ne me cacherais pas aujourd’hui. Pas plus que je ne l’aurais fait hier. Pas plus que je ne le ferai demain. Un fardeau ? Inconscience ? Manque de jugement ? Et que devrais-je alors penser d’un homme usant de ses mots pour me qualifier, un homme que j’ai pourtant crû compter parmi mes proches, ma famille ? Rassures-toi Baâl. Le fardeau que je suis ne le sera désormais plus. En est-il d’ailleurs de même avec Orys ? Que je puisse le prévenir avec plus de délicatesse et de respect, afin qu’il n’ait pas envie de te renvoyer sur le champ à Peyredragon. lui répondis-je aussi sèchement qu’en colère. Un fardeau ? J’étais donc cela à ses yeux ? Un fardeau ? Tu m’as très bien dispensé le fond de ta pensée. Le message a été très bien reçu, rassures-toi donc. Vous avez été déçu ? Que devrais-je dire alors à votre égard et vous concernant ? Heureusement pour vous, Père n’est plus. Ni Aegon. Ils vous auraient fait pendre, ou dans le meilleur des cas, mis dans un bateau en exil. mon ton était devenu froid et d’ailleurs j’étais passée du tutoiement au vouvoiement sans même m’en rendre compte, mettant une grande distance dans cette familiarité que j’avais toujours eu à son égard. IL m’avait blessé et je lui répondais comme le dragon que j’étais. L’impératrice comme vous le dites si bien n’a de compte à rendre à personne et n’a pas à se justifier auprès de vous. Vous étiez là au conseil. Vous savez ce qui a guidé cette décision qui n’était ni injustifiée ni imprudente. Pensez-vous vraiment que je mettrais ma sœur en danger pour un couard ? Que je laisserais derrière moi mes deux enfants pour me jeter dans un piège mortel ? Je ne suis pas Aegon. E ne suis pas Visenya. C’était dur envers mes ainés mais c’était réaliste. Je les avais suppliés de ne pas partir, que c’était une mauvaise idée. Ils m’avaient répondu avec un sourire, ce genre de sourire qu’on adresse à un enfant qui ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde des adultes.  Ma décision était parfaitement arbitraire en effet. Et je le referais, de la même manière si je devais retourner dans le passé. J’ai fais ce qui était juste pour mon peuple, pour sa sécurité. Vous plus que quiconque devrait le savoir. Soyez en colère parce que je m’en suis allée sans escorte comme je le faisais jadis à Peyredragon. Mais je vous pensais plus réfléchi avant d’émettre un jugement sur ma décision et mes actes. A croire que vous n’êtes pas le seul à être déçu ce jour.














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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Stayin' up until we see the sun    Stayin' up until we see the sun  EmptyDim 30 Juin - 20:12

Baâl n’était pas quelqu’un d’impulsif. Il était même le contraire d’un sanguin. Pourtant, après avoir entamé la conversation avec Rhaenys, il sentit au fond de lui-même que ses mots avaient dépassé sa pensée. La peur est un sentiment bien traître. Lorsqu’on y succombe, on finit bien souvent par provoquer ce que l’on redoutait pourtant. Seulement, à l’instar de l’amour, la peur ne se contrôle pas. Tout juste peut-on apprendre à composer avec, à la tempérer, pour la transformer en un redoutable facteur de réussite. S’agissant de Rhaenys, qui était tout ce qu’il restait de cher à Baâl, celle-ci était sa faiblesse. Cette peur qui lui avait gelé l’échine lorsqu’elle s’était envolée à l’improviste chercher Kevan Gardener se confondait certainement aussi avec une frayeur plus profonde, bien moins perceptible et très paternelle : celle de voir la jeune femme qu’il avait élevée comme sa propre fille s’envoler aujourd’hui de ses propres ailes.

L’Impératrice sembla estomaquée par les mots du Forel. Au-delà de la dureté de sa réponse, ses expressions corporelles vinrent dire à Baâl qu’il avait peut-être été trop brutal. Certes s’attendait-il à ce que le ton monte entre Rhaenys et lui, cependant il ne se figurait pas que celle-ci n’en vienne aussitôt à remettre en question son statut de Main et son service à Peyredragon. Cette remarque qu’elle venait de lui infliger lui transperça le cœur. A son énonciation, le natif d’Essos esquissa une grimace, comme si l’on venait de le piquer au foie ou qu’une amertume infâme lui parcourait le palais. Il dévisagea Rhaenys, cherchant à sonder dans ses yeux draconiques si, à son tour, elle s’était emportée outre mesure.
Après avoir laissé passer un long temps de silence, Baâl commença à faire les cent pas, le regard plongé vers le sol. Le ton résolument colérique qu’il avait employé jusqu’alors laissa la place à davantage de retenue. Il resta toutefois incisif, et ne pouvait masquer un certain énervement.

[Baâl] « Pardonne-moi de m’être emporté. Et pardonne également ce que je vais te dire. Mais sache que la position qui est la mienne est certainement la plus dure à endosser. Crois-tu seulement que c’est de bon cœur que je te dis cela ? Crois-tu que je n’aie pas pesé mille fois les conséquences d’une telle discussion avant de m’y résoudre ? Mes mots ont été très durs, trop durs je l’avoue. Mais tu devais les entendre, car si je ne te mets pas face à tes erreurs, personne n’osera le faire. »

L’homme se rapprocha ensuite de Rhaenys, et poursuivit lorsqu’il fut à un ou deux mètres de celle-ci. Il revint sur ce que Rhaenys venait de remettre en cause : son rôle de Main auprès d’Orys.

[Baâl] « Je ne mendie pas ma position, ni jamais aucune de mes fonctions. Si ton choix est de me démettre de mon titre de Main ou de Général tu es libre de le faire et je n’y opposerai strictement aucune résistance. Que t’imagines-tu, Rhaenys ? Que me menacer de la sorte est susceptible de faire taire ce que je dois pourtant te dire ? Je l’ai peut-être mal exprimé, j’en conviens, mais c’est bien la crainte de te perdre un jour qui m’a fait provoquer cette discussion, et non la crainte de perdre un quelconque titre honorifique. »

Il s’interrompit, le temps de chercher ses mots, et reprit.

[Baâl] « Cette absence de danger qui justifie, d’après toi, ta décision de partir seule avec Meraxès trahit pourtant un choix aussi impulsif que les mots que je viens d’avoir à ton égard. L’Empire est un nourrisson. Hormis Peyredragon et le Royaume du Nord, à quels Royaumes et quels souverains loue-t-on une confiance pleine et entière ? Quels sont ceux dont la fidélité, ou celle de leurs peuples, nous semble acquise et incontestable ? Précisément aucuns. Nous avons su bâtir une position de force en Westeros, mais en coulisses tu n’es pas sans savoir que notre contre-espionnage s’active plus que jamais pour déjouer les complots et tentatives d’assassinats. Et tu fais partie des cibles stratégiques. »

Plongé dans ses souvenirs, Baâl sembla quitter mentalement leur discussion.

[Baâl] « Ne va pas t’imaginer qu’Aerion m’aurait puni ou exécuté. Nos discussions étaient parfois rudes et plus d'une fois nous nous sommes disputés sur la chose militaire. La relation que j’avais avec ton père était fraternelle. Bien sûr, je lui ai toujours voué un respect total et inconditionnel. Mais si j’ai choisi de rester à son service c’est justement parce qu’il ne m’a jamais fait sentir, d’aucune façon, comme un malheureux subalterne. Aerion fut mon Roi, mon frère d’armes et mon ami. Si tu souhaites me démettre de mes fonctions aujourd’hui, fais-le en ton propre nom. Pas au nom de ton père, qui m’a demandé de veiller sur vous sur son lit de mort. Pas au nom d’Orys, que j’ai élevé comme mon fils après avoir convaincu Aerion de lui donner une chance de revendiquer son héritage. »

Relevant le visage, non sans une certaine tendresse dans les yeux, Baâl se rapprocha de Rhaenys.

[Baâl] « Voir grandir une jeune femme comme toi n'est pas chose facile. Reine, puis épouse et Impératrice, tout est allé si vite. Au fond de toi, je suis convaincu que tu sais que j'ai raison, et que ton action était irréfléchie. Ce que je te demande, chère Rhaenys, c'est simplement de faire plus attention. Un grand pouvoir oblige à une grande responsabilité. Et quiconque s'envole toujours trop haut finit par se brûler les ailes... »
Baâl Forel

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MessageSujet: Re: Stayin' up until we see the sun    Stayin' up until we see the sun  EmptyDim 18 Aoû - 12:15



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Je n’avais pas été tendre dans mes mots avec Baâl mais les siens m’avaient froissé comme jamais encore ils ne l’avaient fait. Je n’étais pas femme à cacher mes sentiments ni même mon ressentiment. J’avais toujours été ainsi, impulsive, entière. Et lorsque je me sentais attaquée, comme à l’instant, je mordais. Férocement. J’étais Dragon, bien plus que ne l’avait été Aegon ou Visenya. A moins que cela vienne de la différence d’éducation que nous avions eu ? Ils avaient appris à se réfréner, à bien paraître. Moi non. J’avais toujours été bien plus libre qu’eux, et Père n’avait jamais jugé bon de m’enchaîner à des manières que j’exécrais toujours d’ailleurs. Même après sa mort, mon aîné n’avait jamais eu rien à redire sur mon attitude, sur ce caractère qui été, est et sera toujours le mien. Il faisait parti intégrante de cette force, de cette passion qui m’animait. Ce n’était pas la dernière fois que j’entrais en conflit avec l’Homme mais jamais aussi férocement.

Il m’avait blessé, et il n’y a rien de plus dangereux qu’un dragon blessé et furieux. Je ne suis pas tendre, à l’image du comportement qu’il avait eu à mon égard. Mes mots sortent d’eux même de ma bouche, sans filtre, si bien qu’il lui faut laissé quelques minutes de silence avant de me répondre. Je le connaissais assez pour savoir qu’il serait encore en colère mais alors qu’il reprends la parole, son ton est plus… retenue. Ce n’est pas un homme impulsif. Baâl m’a toujours fait penser à un vieux sage, que rien ne semble pouvoir énerver. Ou du moins en apparence. Là où j’ai toujours laissé mes émotions s’exprimaient, lui les contient en lui. Et cela explique sa position particulière. Calme, patient, attentif, sans pour autant être dénué de caractère. Aucun autre homme que lui n’aurait convenu comme proche conseiller des Dragons. Il avait toujours su nous ramener à la raison, même si cela prend du temps. On ne dompte pas à Dragon, jamais. Mais s’apprivoiser, c’est tout autre chose.

Il s’excuse et si je suis encore très en colère, j’incline légèrement la tête, lui montrant que je les accepter. J’aime Baâl. Cela ne fait aucun doute pour tous mes proches. Il a toujours été une figure paternelle à mes yeux, même du temps où mon père était là. Et c’est ce que voulait ce dernier d’ailleurs. Père n’a jamais craint qu’il puisse le remplacer dans mon coeur car cela était impossible. Il avait pour autant sa place à ses côtés. Et je savais que même si l’homme avait toujours été en retenu avec nous, à nous vouvoyer, à nous appeler par nos titres, c’était uniquement une marque de respect. Même si Peyredragon était désormais sous le joug d’Orys, je savais qu’il donnerait ma vie pour la mienne. Et cela sans hésiter, sans même y réfléchir, comme un père le ferait avec ses enfants. Alors je l’écoute, je ne l’interromps pas, pas une seule fois.. Il a toute mon attention et même si je ne suis pas d’accord, je le laisse finir, ne recule pas lorsqu’il se rapproche de moi. Il a et aura toujours ma confiance et je n’avais aucune crainte quant à ma sécurité. Même si je le congédiais de toutes ses fonctions, si un assassin arrivait à passer ma garde, il s’interposerait. Et son talent pour le maniement des armes faisait de lui un robuste adversaire. Ni Père, ni Aegon, ni Visenya, ni Orys, ni même moi n’avons jamais pensé que tu étais un « malheureux subalterne ». Père peut-être les premières années à ton arrivée à Peyredragon. Oui c’était même certain. Aerion Targaryen était un roi méfiant, un dragon prudent, mais toujours juste. Baâl avait su faire ses preuves et avait non seulement gagner le respect de Peyredragon, mais aussi l’amitié de mon Père. Et naturellement, il avait eu notre respect et notre confiance, nous les rejetons du Dragon. Mon père n’aurait pas permis moins. Mère… Mère ne voyait pas toujours là d’un bon œil, mais le maître d’arme était un homme intelligent et n’avait jamais outrepassé ses fonctions, qu’elle soit présente ou non. D’ailleurs cela ne lui serait jamais venu en tête. Il n’était pas un tel homme. Pour autant, je ne te pardonne pas tes mots. je suis plus clame mais je recule quand même d’un pas. J’aurai justement pensé que toi, plus que quiconque saurait que je n’ai pas pris de risques inutiles. Orys est trop emporté comme je le suis pour s’en rendre compte tout de suite. Torrhen, qui me pourtant bien que toi l’a compris lui aussi, passé sa fureur. Je le regarde droit dans les yeux pour lui parler, faisant preuve de cette franchise qui m’a toujours caractérisé. Je ne suis plus une enfant Baâl. Je ne suis plus cette enfant naïve qui semait son escorte à Peyredragon. Cette enfant a disparu le jour où j’ai dû tuer, prendre les armes pour défendre mon royaume, mes valeurs, pour venger les miens. Je te le l’accorde, tout est allait très vite, bien plus vite que nous aurions pu l’imaginer, peut-être trop vite pour que tu puisse t’en rendre réellement compte. J’avais changé, profondément changé même. L’Empire n’en est qu’à son début, mais il est plus solide que tu ne peux te l’imaginer. L’Orage a mon entière confiance, tout comme le Conflans Fédéré. Il n’y a que Kevan Gardener qui n’est pas fiable et il nous l’a prouvé à plus d’un titre. J’avais foi en Argella et Lyham, autant qu’en Orys et Jon.Je sais ce qu’implique mon nouveau statut, ou devrais-je dire mes nouveaux statuts. Je pense qu’au contraire c’est toi qui a tord. Je n’ai jamais abandonné les miens, jamais. Et je ne le ferai jamais. Je sais ce que mes actions peuvent impliquer. Je sais combien nos ennemis peuvent être fourbes et impitoyables. Par les Dieux Valyriens, qu’imagines-tu Baâl ?Que penses-tu que je ressentes à chaque fois que je vois ma fille ? Je me fiche bien de Kevan et du sort que lui réserve nos dieux. Mais je me dois de penser à l’avenir, non seulement des miens mais aussi de nos peuples. Il a des informations, des informations qui, entre de mauvaises mains peuvent faire des ravages. Tu l’as entendu au conseil ! Il ne pense qu’avec son phallus, et qu’à son propre nombril. Il l’a dit lui même, il ne veut pas faire de mal à tous ceux qui lui ont tourné le dos. Combien de temps crois-tu qu’il lui aurait fallut pour tout dire à Manfred Hightower ? Ce dernier n’aurait eu qu’à envoyer son épouse pour qu’il leur livre tous nos secrets d’état. Eren Hoare est une belle femme et elle l’a charmé. N’a-t-il pas exiger lors du précédent conclave de lui laisser la vie sauve sans aucune raison, simplement parce qu’il a de la sympathie pour elle ? Penses-y Baâl. Ce n’était qu’une question de jours avant qu’il ne mette à mal ce que nous essayons de consolider. Je laisse échapper un soupir Il fallait agir vite, et j’étais la seule à pouvoir le faire. Et Meraxès était mon meilleur rempart.Crois-tu que je n’ai pas vu ses intentions belliqueuses ? Je ne suis pas aussi douée que toi aux maniements des armes mais tu as été un bon instructeur avec Visenya. Je l’ai vu, sa main, lorsqu’il l’a glissé sur la garde de son épée. Il voulait me défier, me tuer même s’il en aurait eu la possibilité. Mais sais-tu ce qui l’a retenu ? Meraxès. Je ne me suis pas éloignée d’elle. Et lorsqu’il l’a regardé juste derrière moi, j’ai vu dans ses yeux qu’il se savait condamné s’il agissait ainsi, s’il sortait son épée. Ma Soeur n’a pas fermé l’oeil de toute la nuit, pas alors qu’elle me protégeait dans son giron… Les hommes de Kevan ne l’aurait sans doute pas tous laissé agir de la sorte. Nombreux ont été ceux qui ont monté la garde, qui m’ont apporté leurs vivres, leurs couvertures, que j’ai bien évidemment refusé. Tu vois Baâl, je n’ai pas été aussi imprudente que tu le penses.














Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Stayin' up until we see the sun    Stayin' up until we see the sun  EmptyDim 8 Sep - 23:29

Baâl observait Rhaenys, tandis que leur discussion retrouvait peu à peu le calme de leurs habitudes. Il sentait que la native de Peyredragon restait très contrariée par ses remarques mais celle-ci avait nettement fait retomber la tension. Avec fermeté, mais aussi une certaine bienveillance, la jeune femme lui expliqua qu’il n’était plus possible que Baâl voit en elle la petite fille qu’il avait élevée comme la sienne. Il ne sentait pas de sa bouche un rejet quelconque de son affection, ni même de son instinct très paternel. Cependant, Rhaenys lui criait aujourd’hui qu’elle était une femme, pas une enfant.

Et, finalement, une étrange sensation s’empara rapidement de Baâl, quelque chose d’imprévisible et d’insaisissable qu’il n’avait jamais vraiment ressenti. L’homme se trouvait un peu idiot, sans savoir vraiment quoi dire à sa protégée. Il se rendait compte qu’il était resté figé au fond d’un temps révolu, et dans une attitude qui n’était plus entièrement d’actualité. Oui, Rhaenys serait toujours la fille d’Aerion. Oui, Orys, Rhaenys et lui entretiendraient toujours cette relation si particulière au sein de laquelle Baâl incarnait à la fois un précepteur, un homme de confiance, et le souvenir d’un père illustre, disparu trop tôt. Mais désormais, Rhaenys était Impératrice. Elle régnait, de fait, sur un territoire que son père n’aurait jamais pu imaginer dans ses rêves de gloire les plus ambitieux. Et sa protection n’était plus de la seule responsabilité de Baâl mais bien davantage celle de Torrhen, son époux, et de sa garde rapprochée.

Au fond, c’était certainement cela que Baâl sentait brûler au fond de son ventre. Ce sentiment étrange et inconnu du père qui voit grandir sa fille. Cette obligation cruelle et terrifiante de voir la personne qui compte le plus au monde s’envoler vers ses propres aventures, avec tout ce qu’elles comportent de risques et périls. Et surtout, l’accepter, la soutenir, et comprendre que nul n’aspire davantage à la liberté que celui que l’on enferme en cage. Et puis, Rhaenys avait un atout que tout Westeros redoutait : un dragon déjà puissant, capable de renverser le cours d’une bataille voire l’équilibre de la guerre.

[Baâl] « Je dois admettre que tu as raison Rhaenys. Tes explications me semblent justifiées et crédibles et ce que j’ai perçu, initialement, comme un acte de grand danger était certainement la meilleure chose à faire dans les circonstances d’alors. J’aurais dû avoir un peu plus de retenue dans mes propos à ton égard… Il est vrai, aussi, que Méraxès a bien grandi… lui aussi… »

Il marqua une pause et reprit.

[Baâl] « Tu sais, la position qui est la mienne n’est pas facile. Je n’ai pas d’enfants et Orys et toi êtes pour moi une famille. Ces derniers mois, la force des choses nous a certainement contraint à accroître nos distances toi et moi. Ton devoir t’appelle pour diriger l’Empire, ma responsabilité est celle d’une Main et d’un Général : auprès de notre peuple. Ce manque de communication a contribué à nourrir, chez moi, de grandes inquiétudes. Je te vois mûrir, gagner en aisance et en sagesse mais lorsque je te regarde je ne peux m’empêcher de voir cette petite fille à qui j’ai tout appris, et qui compte tant pour moi. L’ironie du sort, c’est que c’est probablement à moi qu’il revient de grandir aujourd’hui. Je peine à me faire à l’idée que tu es une adulte, une femme libre, avec ce que cela comporte de risques de te voir mourir. C’est pourtant le cycle normal de la vie, je l’admets. »

Baâl s’accorda un moment supplémentaire de réflexion, qui dura quelques secondes. Rhaenys saurait percevoir que ce genre d’introspection était pour lui une nécessité. Lorsqu’il quitta ses songes, il regarda de nouveau dans les yeux de l’Impératrice.

[Baâl] « Comment vont Aeden et Athynéa ? Je ne les ai pas vus depuis plusieurs semaines. Cela me ferait plaisir de passer un moment avec eux. D'ailleurs... un jour, j'aimerais beaucoup prendre la responsabilité de leur entraînement, comme leur mère et toute leur famille avant eux. Lorsque l’heure serait venue. Les enfants ont-ils un précepteur ? Si tu le souhaites, je peux commencer l’entraînement d’Aeden dès qu'il sera en âge de tenir une petite épée d'entraînement. Ce serait pour moi un honneur de leur enseigner l’art des maîtres épéistes de Braavos. »
Baâl Forel

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