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Winds of Winter
MessageSujet: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyMer 5 Juin - 22:43

Demande auprès de Lord Forel. Je n’avais jamais régné en prenant des conseils avant chaque décision. Ce n’était pas ma manière de faire. Je ne déconsidérais jamais la valeur des avis des gens qui s’étaient élevés, mais nous avions tous notre domaine de compétences, et notre rang. Forel était le protecteur de Rhaenys. Avec Orys, ils avaient formé un trio qui avait ravi Harren le Noir dans un premier temps, avant de le flanquer en panique. Avec une petite armée, ils avaient mis le feu à la Néra, et avaient offert la diversion dont j’avais besoin pour disloquer les dispositifs ennemis depuis l’OeilDieu. L’armée de Peyredragon avait manqué plusieurs fois de se retrouver massacrée, depuis. Ils avaient tenu, souvent de justesse. Plus de soldats habitués à se battre en mer ou sur les côtes, et qui ne connaissaient ni les charges de cavalerie lourde, ni la férocité des fer-nés. Ils avaient tenu, toutefois. Ce n’était pas tellement pour cela que je voulais voir Forel, aujourd’hui. L’armée de Peyredragon ne devait pas représenter plus du dixième des forces que nous étions capables de mobiliser, et elle était bonne dans des configurations de défense et d’opportunité, comme à Beurlieu, ou Paege. La conduite de cette armée à la guerre allait bien dépendre de Forel, mais je n’avais rien à voir avec lui concernant la tactique employée.


Je n’avais pas non plus vraiment besoin de le voir pour des armées familiales. Si Rhaenys s’en sentait proche depuis longtemps, ce n’était pas mon cas. Il était une sorte de figure paternelle pour elle, mais j’avais du mal à le considérer comme un beau-père, ou comme un grand-père de substitution pour mes nouveaux-nés. J’imaginais que Rhaenys le tenait déjà au courant de l’évolution de l’état de santé de notre petite Athynéa, ou de chaque mimique ou action d’Aeden. Finalement, si je connaissais Baal Forel pour son lien avec Rhaenys ou pour sa conduite intelligente d’une guerre avec des moyens limités, c’était pour une troisième raison que je souhaitais le voir. Il y avait eu beaucoup de nouvelles ces derniers temps. Déjà, l’élaboration du plan de Printemps en Collège impérial. La stratégie pour le Conflans et l’Orage, la protection de nos rivages et tout le reste, du plus insignifiant geste politique à la préparation de mobilisations en bonne et due forme. Il y avait eu cet attentat subi par le Roi de l’Ouest, dont on nous avait dit qu’il avait été fomenté soit-disant par l’Empire, ce que nous avions publiquement et officiellement nié. Cette affaire de croisade réprimée dans le sang, de putsch, au sein du Val d’Arryn. Le cas de Kevan Gardener, qui avait ébranlé quelques principes de l’Empire au passage. Et enfin, l’arrivée de nouveaux ennemis en Terres de l’Orage, ennemis qui partaient renforcer apparemment les Hoare. J’avais demandé à Forel de me rejoindre dans mon bureau dominant de haut le port naissant de Fort-Darion, pour échanger sur plusieurs sujets. J’avais besoin de son avis, non pas sur la politique à mener pour l’Empire, mais pour savoir où un homme de cette expérience se sentirait le plus utile. En attendant la reprise des hostilités, ‘javais quelques idées.


J’avais quitté Rhaenys en l’embrassant sur le front et la joue, alors qu’elle dormait encore. Dure nuit, avec les enfants dans la pièce d’à côté. La nourrice, Yesaminda, nièce de Forel, avait été elle aussi beaucoup sollicitée.


Ma toilette avait duré un moment, j’avais du mal à me réveiller même avec l’eau glacée pour me laver le visage et le haut du corps. Puis, j’étais allé retrouver ma garde pour l’entraînement matinal. Je peinais toujours, depuis la blessure qu’Harren m’avait laissé en guise d’adieu, ce vieux pourri. Arrivant finalement dans mon bureau que des aides peinaient à réchauffer en activant le feu, la Garde fit entrer Forel, vers qui je me tournais, mince sourire étirant ma face ravagée depuis Buron ; énorme balafre courant du front côté gauche au coin droit de mes lèvres. Le coin de celle-ci, déchiqueté, n’avait été recousu et refermé qu’avec maints efforts, mais la balafre remonté de la commissure de mes lèvres à ma pommette, marquant ma joue toute entière. J’incline un rien la tête en guise de respect, présentant un siège à côté du feu, car le froid était vif dans ce château ouvert à la neige et au vent venu de la mer.



| Lord Forel, merci à vous d’avoir répondu à ma demande. Au regard des derniers événements, il me semblait important d’échanger avec vous. Tout d’abord, comment allez-vous ? |


Rhaenys allait probablement partir rapidement avec son dragon…


| Avez-vous pu voir l’Impératrice ? Elle devrait prendre la route avec Meraxès, si le temps se maintient. Pour retrouver les navires qui ont déposé la horde de mercenaires sur les côtes de l’Orage. Je crois qu’elle m’a dit vouloir vous croiser avant son départ.




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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyMer 5 Juin - 23:32

Elle était bien affûtée. Tenant son épée par la garde, l’inspectant de part et d’autre, Baâl se perdait dans ses pensées, retraçant la macabre histoire de cette lame et des peaux qu’elle avait tranchées. Après avoir perdu l’arme léguée par son père le jour de son départ de Braavos, Baâl avait longtemps combattu avec des rapières de fortune, que lui prêtaient les seigneurs et maisons dans lesquelles il servit un temps comme maître d’armes. Peu avant le décès d’Aerion, ce dernier lui fit un cadeau en lui donnant l’opportunité de commander une arme au forgeron royal, sans se soucier de son prix. Baâl ne savait alors pas que ce cadeau marquerait un adieu. Quelques jours plus tard, le Roi Dragon disparut. Semblable à un espadon – notamment par sa taille – celle-ci était toutefois moins lourde que ses cousines. Pour le natif d’Essos, dont l’art du combat reposait davantage sur la vitesse et la dextérité que sur la puissance de frappe, le poids d’une lame était un paramètre crucial. Sur le bas de la lame, juste avant la garde, l’on pouvait y lire une gravure : « L’esprit pour commander, l’épée pour vaincre ». Cette phrase, c’était le credo du Forel. Dans la droite lignée de son héritage, Baâl s’était toujours évertué à cultiver son savoir autant que son bras. Sous son aile, ses disciples se voyaient dispenser autant d’enseignements intellectuels que de techniques martiales pointues. Personne en Westeros n’eut un jour été capable de dire d’un élève de Baâl qu’il était inculte, ou dénué de sens.

Brisant le silence de la scène, un homme vint taper à la porte de la pièce. C’était un garde impérial, et Baâl était demandé par l’Empereur en personne. Aussi curieux que cela puisse paraître, les occasions d’échanger avec Torrhen Stark – ou devrait-on dire Braenaryon, désormais – s’avérèrent assez rares. Bien sûr, les deux hommes combattirent côte à côte lors de la plupart des batailles déterminantes de ces derniers mois. Cependant, Baâl n’avait jamais vraiment discuté avec l’Empereur, appris à le connaître davantage, ou conversé sur d’autres sujets que la tactique d’un champ de bataille.

Lorsqu’il pénétra dans la salle du trône, surplombant le grand port de Fort-Darion – encore en chantier – Baâl se fit la réflexion que ces mois passés dans l’acier et le sang avaient marqués Torrhen, moralement et physiquement. Très certainement, ces expériences avaient d’abord contribué à faire de lui ce souverain à la fois ferme et juste, qualités qui s’étaient illustrées dernièrement au moins à deux reprises : avec Kevan Gardener, et Lord Racin. Plus encore, cette guerre avait laissé une trace indélébile sur le visage de Torrhen.

[Baâl] « Votre Altesse… Je vais bien, je vous remercie. Et vous-même ? Habituellement, l’hiver est une saison que je redoute. Mais je dois avouer qu’il fige les combats et nous permet de reprendre des forces. J’imagine que Rhaenys, passera me voir avant son départ. Meraxès grandit, et un dragon ne tient pas en cage… vous le savez autant que moi désormais. »

A ces dernières paroles, Baâl esquissa un rictus. Probablement connaissait-il plus que quiconque le caractère de feu de Rhaenys, qu’il avait vu grandir depuis sa naissance. Certes, l’héritière du Dragon avait beaucoup grandi et énormément mûri, parfois sous l’épreuve de la souffrance et de la perte des siens. Mais au fond d’elle, la jeune femme conservait certains traits et certaines mimiques proprement identiques à celles qu’elle avait toujours adoptées.

Baâl rejoint Torrhen jusqu’au bord de l’ouverture donnant sur le port. Tandis qu’il s’approchait et contemplait l’immensité des travaux engagés à Fort-Darion, Baâl posa ses deux mains sur la rambarde, et lâcha un soupir profond. Plusieurs secondes passèrent avant qu’il ne reprenne la parole, de sa propre initiative.

[Baâl] « Nous n’avons jamais vraiment discuté, vous et moi. Discuté comme deux hommes dont les destins sont inexorablement liés doivent pourtant le faire. Je dois dire, sans flagornerie de ma part, que j’admire ce que vous avez accompli. Et c’est avec fierté que Peyredragon marche avec vous. »

Sa mine se fit plus grave.

[Baâl] « Je rêvais que la victoire à Harrenhal ouvre la voie à des temps de paix ou, au moins, à des jours meilleurs. Je crains pourtant que le printemps qui approche ne soit encore plus belliqueux que les mois passés. Le Bief sera prêt. La Foi, quant à elle, nous condamne à être à moitié prisonniers dans nos propres royaumes, comme l’a illustré le récent épisode dans le Val. Qui plus est, l’omniprésence des fidèles des Sept garantit à Vieilleville des flux d’informations constants et précis sur l’état de nos puissances. Je ne suis même pas en mesure d’affirmer avec certitude que nos plus hauts conseils ne sont pas infiltrés. Je n’ai pas confiance en Dorne, pas plus qu’ils n’ont confiance en nous. Et la recrudescence des armées venues d’Essos n’annonce rien de bon. Etant natif de ce continent, je sais de quoi ils sont capables. Le Tigre cherchera certainement à accaparer Dorne, dont il considère qu’il fait partie intégrante de son héritage. Mais une fois cela fait, ses instincts de conquête le pousseront vite à voir plus grand. »

Il regarda Torrhen.

[Baâl] « Nous ne survivrions pas un double front dans le Bief et contre le Tigre. En tout cas pas en l’état. Quelle est votre vision des choses, Torrhen ? »
Baâl Forel

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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyLun 10 Juin - 17:54

Je ne savais pas très bien comment me comporter avec Forel en privé, pour la simple et bonne raison que nous n’avions encore jamais eu nos propres conciliabules. Il était représentant du Collège pour le compte de Peyredragon, et n’était impliqué qu’au sein de ce Royaume de façon directe. De plus, les rigueurs d’une campagne certes commune ne nous avaient pas laissé d’occasions spécifiques pour échanger en dehors des conseils stratégiques de pré-campagne, ou au moment du départ des troupes pour Buron ou pour Eysines. Je décidais donc de me comporter avec lui comme je le ferais avec n’importe quel officier supérieur de l’armée d’un royaume fédéré, ne marquant pas de proximité spécifique pour un homme que je ne connaissais que pour ses états de service. Cela ne m’empêchait absolument pas de lui vouer le plus profond respect. L’homme ne me dévisage guère de façon qui puisse être dérangeante, mais je vois son regard se promener sur mon visage défiguré par la défaite de Buron, qui aura laissé à jamais son empreinte sur mon aspect comme sur mon âme. Il m’appelle par mon titre, et je hoche la tête quand il parle du dragon de mon Impératrice.


| C’est un fait, mais Meraxès est déjà un vieux dragon. La croissance rapide d’Ebryon m’inquiète autrement plus ; bientôt l’Impératrice ne pourra plus le garder à l’intérieur, et il devra prendre l’habitude de rester dehors avec son aîné. |


Ce qui ne se fera certainement pas sans heurts, couvé comme il l’avait été par Rhaenys elle-même depuis son éclosion. Et le dragon développait déjà un certain caractère, faisait preuve d’une grande intelligence que l’on pouvait aisément confondre avec de la ruse espiègle d’une jeune créature… Mais Ebryon n’avait juste rien d’un chiot. Un coup de dents pouvait sans aucun doute vous mettre sérieusement à mal, et il crachait déjà des flammèches impressionnantes pour une créature si petite. Bientôt, Rhaenys en fera sans doute une monture de guerre, sans aucun doute possible…


Forel me tire de mes rêveries devant le port, alors qu’il convient que nous n’avions jamais réellement échangé l’un avec l’autre.



| Vous avez raison, Lord Forel. Il était plus que temps de réparer ce manquement. J’aime connaître les hommes à qui je demande d’aller se battre. Et vu votre lien personnel avec ma Dame, nous avons double intérêt à nous connaître un peu mieux. C’est aussi une fierté pour moi que de vous compter dans nos rangs, Peyredragoniens et membres de votre famille. Votre nièce a contribué à sauver mon épouse d’empoisonnements, vous avez participé à plusieurs batailles, et Peyredragon a été le premier royaume à se tenir aux côtés du Nord dans l’histoire récente de ma patrie d’origine, au moment où Harren le Noir nous attaquait à revers alors que nous avions des dizaines de milliers de sauvageons sur les bras. Le Nord se souvient, comme on dit chez nous. |


Courte pause, le temps de nous servir deux coupes de vin, de lui tendre la sienne. Je ne disposais jamais d’échansons pour des raisons de prudence et de confidentialité ; nous avions mis en place une police pour surveiller les espions éventuels mais la construction de l’Empire s’était faite sur la base de quantité de secrets militaires ou politiques qu’il n’aurait pas fallu éventer aux pires moments. J’étais globalement d’accord avec son jugement de la situation, mais j’apportais quelques précisions.


[HJ je passe sous balises hide pour masquer la suite]








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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyLun 10 Juin - 23:53

Baâl apprécia les compliments de son Empereur, et vit d’un œil positif le fait que ce dernier remercie le Royaume de Peyredragon pour tout ce qu’il avait accompli pour ce vaste idéal, désormais dénommé l’Empire des Royaumes fédérés. De fait, Torrhen avait raison. Le Nord et Peyredragon étaient probablement les peuples qui avaient payé le plus lourd tribut en vies humaines, durant la guerre contre Harren Le Noir. Leurs armées avaient été de tous les fronts, de toutes les batailles et, en définitive, de toutes les victoires. Lorsque Torrhen termina son premier propos en citant le célèbre credo propre aux Nordiens, Baâl ne manqua pas d’esquisser un sourire. Même s’il n’était pas de Winterfell, lui aussi se souviendrait.

Parmi les qualités du Forel, la fidélité était sans nul doute la plus caractéristique. L’homme était forgé dans l’honneur et la droiture et incarnait, dans une certaine mesure, le parangon de ce que devait être un chevalier. Il avait toujours placé l’engagement et le respect de ses compagnons d’armes au-dessus de toute autre considération. L’alliance nouée entre Peyredragon et le Nord puis la matérialisation politique de l’Empire des Royaumes fédérés lui avaient son allégeance sans faille et Torrhen pouvait sentir qu’il avait à ses côtés un homme prêt à donner sa vie, sans la moindre hésitation, pour la cause de son Empereur. Mais sa vie était chère à prendre. Et celui qui lui ôterait ne s’était pas encore présenté.

Baâl écouta Torrhen lui exposer sa vision stratégique pour les mois à venir. Il acquiesça et, une fois que l’Empereur eut terminé, poursuivit à son tour.

Baâl Forel

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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptySam 15 Juin - 2:57

Je ne flattais jamais gratuitement les gens qui m’entouraient. J‘avais compris depuis longtemps que la flatterie ne permettait pas d’obtenir des choses des gens, du moins pas à long terme. Ils étaient toujours si vifs à attendre quelque chose… Non, le seul moyen d’avoir une relation avec des vassaux qui soit stable dans le temps, et équilibrée, c’était d’élever un fort niveau d’exigence, de ne jamais conditionner son aide, à moins qu’elle soit empreinte de miséricorde… Mais ce n’était en réalité pas si souvent. L’exigence… C’était bien là la principale leçon donnée par mon père, sinon la seule. L’exigence, d’abord envers soi-même, et ensuite envers les autres. Cela permettait d’avoir une relation de réciprocité qui poussait à l’émulation des uns et des autres. Ce n’était jamais une mauvaise solution que d’attendre beaucoup des gens, si on était prêt à leur rendre leurs faveurs. Quoiqu’il en soit, si j’appréciais les compétences de Lord Forel je ne serais certes pas le genre à lui accorder des passes-droits, même si j’appréciais et respectais ses connaissances. Il pouvait encore apporter beaucoup, j’en étais persuadé, car il n’était certainement pas le genre à attendre de passes-droits, ni de Rhaenys, ni de moi. Il était d’une sagesse réputée.


Je comprenais que Rhaenys se soit sentie proche de cet homme. Bien plus âgé qu’elle, il devait représenter une sorte de père, comme elle avait perdu le sien il y a un moment où les jeunes femmes comptent encore sur la protection et l’entourage de leur famille. Elle avait grandi avec Aegon, mais surtout avec Baal, finalement. L’homme prend le temps de mesurer ses paroles, avant de me répondre, surtout concernant les ordres que je lui donne pour son positionnement dans le conflit à venir. J’opine du chef, tout en faisant la moue quand il évoque le dragon.







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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyMar 18 Juin - 9:33

Torrhen exposa son analyse sur les différentes questions que Baâl venait de soulever. D’après lui, l’engagement de Méraxès n’était pas d’opportunité. Le Forel était un meneur d’hommes, avant toute chose. Il voyait principalement, dans la capacité à mobiliser un dragon et son feu destructeur, la possibilité de sauver de nombreuses vies, notamment celles de ses propres soldats. D’un autre côté, Baâl avait pleinement conscience qu’une bête n’est jamais aussi dangereuse que lorsqu’elle est blessée et que les Hoare, acculés dans leur dernier bastion continental, étaient bien capables de faire chuter un dragon des cieux

Autre problème de taille, le Tigre. D’après les renseignements – et ce que disait Torrhen – le Royaume de Dorne se contentait de servir de pied à terre à l’armée d’Essos, plus que de rejoindre sa marche. Cependant au fond de lui Baâl ne croyait pas en cette neutralité. Il la percevait comme une position de façade, destinée à faire gagner du temps au Martell, jusqu’au jour où ces derniers asséneraient leur coup de poignard. Il fallait se rendre à l’évidence : le simple fait qu’une armée étrangère dispose d’un droit de circulation sur les terres de Lancehélion était un aveu objectif d’une alliance en demi-teinte.

[Baâl] « Je n’ai plus aucune confiance en Dorne désormais. Certes temporisent-ils en ce moment, en profitant de la présence du Tigre, mais je perçois cela comme une manière de se renforcer pendant que cette armée étrangère gèle les velléités des ennemis de Lancehélion. Tout comme nous le sommes, beaucoup de Royaumes de Westeros doivent être sur la réserve et dans l’expectative, concernant le Tigre. Je crois qu’il faut interpréter comme il se doit le fait que le Tigre se déplace en libre circulation en Dorne. Si tous deux ne sont pas alliés, ils sont en tout cas sur la bonne voie. »

Par la suite, Torrhen lui mentionna le nombre de navires de guerre qu’il eut été positif que Peyredragon bâtisse en vue des épisodes du printemps, inévitablement belliqueux. Baâl en prit bonne note et n’y répondit rien de spécifique, se contentant d’acquiescer de la tête en signe qu’il avait bien pris l’information. L’Empire – et Torrhen le savait – relevait davantage de la confédération politique que d’une véritable fédération de royaumes. De fait, il n’avait qu’une souveraineté limitée sur les décisions qu’adoptaient les Royaumes en leur sein. Torrhen ne pouvait obliger Peyredragon à accroître sa flotte militaire mais il pouvait tout du moins l’y inciter, voire l’y exhorter. Et Baâl s’accordait avec la vision stratégique de son Empereur.

Enfin, le Braenaryon le reprit brièvement sur la liberté que Baâl s’était permise, en le tutoyant. Le Forel valida la remarque d’un nouveau signe de tête et, sans épiloguer sur le sujet, écouta Torrhen poursuivre. Son but, la finalité de son règne et de son œuvre comme Empereur, était donc d’offrir à ses enfants un héritage plus pacifique et plus viable que ne l’était aujourd’hui.

[Baâl] « Votre objectif est noble. Cependant, je crains qu’un tel idéal ne soit impossible à toucher du doigt. J’ai eu la chance d’exercer des responsabilités dans quatre cours, aux destins à la fois distincts et similaires. La plupart des souverains pour qui j’ai offert mon épée ont servi une fin salutaire telle que la vôtre, et je dois dire qu’il m’aurait été impossible de ployer devant une tête couronnée dominatrice et vile comme celle de Harren. Qu’on ne se méprenne pas sur ce que je vais dire, donc, car je vois dans vos mots la marque d’une sagesse et d’une autre vision de Westeros. »

D’un ton plus sombre, Baâl reprit.

[Bâal] « Vous savez, voici ce que l’on dit en Essos : les temps difficiles créent des hommes forts ; les hommes forts créent des périodes de paix ; les périodes de paix créent des hommes faibles ; les hommes faibles créent des temps difficiles. Cet adage se vérifie toujours. Les héritiers d’un souverain puissant font souvent pâle figure et déconstruisent très vite ce qu’un père a mis des années à édifier. Force est de constater que la paix, lorsqu’elle est recherchée comme un but, est autodestructrice. Peut-être faut-il finalement la rechercher comme un moyen, un outil au service d’une vision. Pour une lignée d’exception, au destin couronné, la seule alternative réside dans la capacité à perpétuer des hommes forts, dont je parlais auparavant. Celui qui veut la paix doit aussi être prêt à la guerre. La loi de la chose militaire n’est pas celle de la majorité, elle en est le contraire. Si neuf personnes souhaitent la paix et qu’une seule leur déclare la guerre, tous seront donc en guerre, qu’ils le veuillent ou non. »

Le natif d’Essos continua.

[Baâl] « Je n’en ai jamais parlé à Rhaenys auparavant et je n’imaginais pas le faire aujourd’hui avec vous. Cependant je souhaiterais me mettre à votre service pour assurer l’instruction d’Aeden et Athynéa. J’ai eu l’honneur et la chance de former Aegon, Visenya, Orys, Rhaenys ainsi que de nombreuses fines lames, aux patronymes moins célèbres, en Westeros. A Braavos, les premières classes des jeunes lames débute très tôt dans l’enfance et il n’y a pas d’âge, pour ainsi dire, qui soit jugé meilleur pour débuter l’apprentissage. De mon expérience, c’est dans les premières années que s’acquièrent les réflexes les plus déterminants. »

Changeant ensuite de sujet, Baâl revint sur l’actualité bouillonnante.

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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyMar 18 Juin - 17:11

Baal Forel écouta ce que je lui disais avec intérêt. Je savais qu’il y avait au moins deux postures à une démarche telle que la sienne. La première serait sans aucun doute de pouvoir jauger de mes motivations personnelles, voire ce que je valais en tant que souverain. La seconde serait au moins de pouvoir me jauger d’un point de vue plus personnel, ceci afin de voir à quel point j’étais digne, ou non, de Rhaenys. Dans les deux cas, je n’allais pas me cacher de ce que j’étais, en tout cas de ce que j’étais sûr de vouloir et de ressentir. Je savais d’ailleurs que mon Impératrice n’était pas contre le fait d’engager son dragon. Mais par le passé, ça avait déjà pu lui porter préjudice. Blessé à Paege, plus encore à Eysines, Meraxès était fragile. C’était bien le dragon qui avait fait percer les murs à Harrenhal, mais c’était un atout qui pouvait se montrer bien éphémère si les dispositions de nos ennemis étaient du style à tout sacrifier pour nous frapper ainsi en plein cœur ; ils pouvaient se douter que malgré la présence d’Ebryon, Rhaenys réagirait très mal à la mort de celle qu’elle appelait sans retenue sa « sœur ». J’opinais du chef quand on évoquait la situation de Dorne.


| Bien entendu qu’ils temporisent. Ils sont pris entre les feux de leurs alliances depuis un an et demi, les voilà en partie annexés au Bief, en partie en révolte, en partie dorniens, en partie tentés par le Tigre. De ce que l’on sait, alliance formelle il y a. Dorne est sensé aider le Tigre, mais pas d’obligation tant qu’il n’y a pas état de guerre ouverte entre lui et nous. La Princesse ne sait pas quoi faire depuis qu’elle est au pouvoir ; elle gagne du temps et essaiera de saisir les opportunités qu’elle jugera les meilleures. L’objectif pour l’instant n’est pas de pousser Dorne à la bélligérance, cela ouvrirait trop le front, mais la flotte impériale sera toujours en capacité d’interdire la Mer de Dorne au besoin, pour achever la suffocation de la Principauté. |


L’homme acceptait de pouvoir construire de nouveaux navires. Pour ce que nous en savions, nous étions encore en large infériorité numérique en mer, et ce n’était pas forcément quelque chose contre lequel nous pouvions faire quelque chose à court terme. Je pouvais faire passer des décrets, voter la contribution des royaumes à l’édification d’une nouvelle flotte impériale. Pour partie, c’était déjà réalisé par l’impôt perçu dans chaque puissance fédérée, mais je n’avais pas la volonté de me substituer à l’action des royaumes, préférant superposer à un socle d’unité les spécificités, et pour beaucoup des avantages, que chaque royaume était capable d’apporter quelque chose de particulier. L’homme parle, reconnaît la noblesse et par extension, l’utopie que je défends. Il me reprend, mais pas comme le ferait un maître à son élève, ce que je ne suis pas, mais comme un homme qui a déjà bien vécu et parle de ce qu’on doit réaliser pour atteindre pareil but.


Bien entendu, j’avais déjà pensé à ce qu’il disait. Rien que lorsque les tensions s’étaient accrues avec Jon, je m’étais demandé s’il n’allait pas essayer de pousser le Nord à la sécession, d’une façon ou d’une autre. Les choses n’avaient pas dégénéré à ce point. Mais c’était un risque bien réel, et pas que pour le Nord. Il y avait déjà le Conflans, qui pouvait chuter en cas de défaillance de Lyham, car sa dynastie n’était pas encore pérenne, beaucoup les considéraient encore pour partie pour des parvenus. Il y avait la Durrandon, qui était seule, sans enfants, et sans protection autre que sa propre épée. Il y avait Peyredragon, au main d’un bâtard, certes légitimé, qui assurait une régence qui pouvait basculer. L’homme me fait alors une proposition lourde de sens, qui me fit passer la main dans la barbe, masquant en partie les horribles traits devenus les miens depuis Buron, le temps de réfléchir à sa proposition.



| Vous avez tout à fait raison. Les forts demeurent, les faibles tombent rapidement, surtout dans un système participatif. On m’a souvent posé cette question, ce problème. Comment pérenniser l’Empire au-delà de deux ou trois générations ? Je me pose souvent la question. J’aimerais ne pas avoir à retoucher de beaucoup la constitution qui nous lie tous, qui pour l’instant a beaucoup équilibré les pouvoirs. Cela sera peut être nécessaire, mais devra se faire avec précaution. Pour le reste, c’est par l’organisation interne de la Maison Impériale que cela passera. Je suis honoré de votre demande ; vous estimez donc l’idéal autant que la maison Braenaryon que pour y consacrer de nombreuses années. Je me dois de prendre le temps d’y réfléchir, avec ma Dame. Nous avons encore le temps d’y songer ; Aeden et Athynéa ne sont encore que des nourrissons. Je suis honoré, Lord Forel. Vraiment. Je pourrais élever mes enfants comme j’ai moi-même été élevé, je pense que toute la portée de loups engendrés par mon père le Roi a montré toute la force possible. Mais aussi les limites d’une éducation vouée à la guerre, et presque uniquement à elle. Je pense qu’il faudra diversifier cette formation le plus possible. J’ai appris à tout faire pour gagner un conflit. Mais je ne sais pas gérer un royaume en paix. Je n’ai jamais eu à le faire ; le Nord a toujours été en guerre, ou menacé d’invasion. J’espère que l’Empire permettra de toucher cet avenir du |


Même si j’estimais que Rhaenys serait pour la proposition, et que je n’avais moi-même rien contre, j’avais toujours imaginé un précepteur nordien. Pour moi, les seuls à même d’enseigner les rigueurs et la discipline nécessaire pour mener quelque chose comme l’Empire. Rhaenys n’était pas moins bonne que moi à ce petit jeu, mais ses qualités étaient différentes. Il fallait y réfléchir à tête reposée, prendre le temps de la décision. Peut-être le choix s’imposerait-il finalement de lui-même ? Allez savoir. Baal Forel était qualifié, c’était un fait. Il aurait une part dans leur apprentissage, quoiqu’il arrive, car il y avait des choses que nous autres nordiens ne connaissions pas du tout, ou que nous n’appréhendions pas assez bien pour être efficaces. L’homme finit par détailler son plan d’action. Je nous ressers en vin, mais ce sera probablement la dernière coupe compte tenu du fait que la journée serait encore longue, et qu’il me fallait encore voir du monde.






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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyMer 19 Juin - 14:29

De caractère, Baâl n’était pas du genre bavard, ni même très démonstratif. Ce tempérament contrastait d’ailleurs assez avec ses origines. Cité côtière et portuaire, Braavos était une plateforme marchande et un carrefour des civilisations, au sein de laquelle s’y développent bien souvent des personnalités typiques du monde commerçant : l’exubérance, le vacarme, l’expansivité. Le frère de Baâl, bien que très semblable en apparence, lui était d’ailleurs très différent de ce point de vue. L’aîné de la lignée des Forel, resté à la cité-libre, avait appris à composer davantage avec les codes sociaux de son pays. De plus, la responsabilité à laquelle sa position d’aîné le prédestinait avec nécessairement nourri chez lui des qualités d’apparat et de société qui désintéressaient Baâl au plus haut point. Pendant que l'Empereur s'exprimait, l'homme conserva donc son visage neutre habituel, sans véritablement laisser transparaître ce qu'il en pensait.

La proposition de Baâl d’assurer l’instruction d’Aeden et Athynéa sembla résonner plutôt favorablement chez Torrhen. Ce dernier lui demanda du temps et de la réflexion, afin de se concerter notamment avec Rhaenys et ses proches à ce sujet. Baâl trouvait quoi qu’il en soit cette démarche normale. Aucun parent ne confie à la légère l’éducation de ses enfants. L’Empereur exposa d’ailleurs l’état de ses pensées sur l’enseignement qu’il souhaitait pour ses héritiers ; un enseignement complet et qui leur offrirait des bases exhaustives et solides y compris sur d’autres terrains que celui du champ de bataille. Baâl ne s’expliqua pas davantage. Torrhen parlerait à Rhaenys, et celle-ci avait justement été formée depuis son enfance par le natif de Braavos. Elle lui expliquerait certainement que le maître d’armes accordait à l’élévation de l’esprit autant d’importance qu’à la dextérité d’une lame et qu’il n’avait aucune estime pour ces chevaliers de Westeros bercés dans la vieille tradition, dont le talent au combat était inversement proportionnel aux capacités cognitives.

Le Généralissime de Peyredragon resta à l’écoute des réponses de Torrhen, à la fois calme et pensif. Homme d’esprit et de réflexion, il s’abreuvait des points de vue des autres, si tant est qu’ils furent dignes d’intérêt. L’Empereur le confirma dans son rôle concernant l’expédition sur le départ pour la Néra. Pour Baâl tout était donc bien clair et celui-ci disposait d’une quasi-carte blanche pour mener à bien la mission qui lui était confiée. Torrhen et Baâl ne se connaissaient pas beaucoup mais ils avaient cependant guerroyé ensemble, à de nombreuses reprises de surcroît. Sur le terrain strictement martial chacun savait à qui il avait à faire et sur quelles qualités l’on pouvait compter. Le Braenaryon devait le savoir : Baâl n’était jamais aussi bon stratège que lorsqu’on lui accordait une liberté d’action importante. Lui laisser le champ libre quant au mode opératoire à adopter présentait l’avantage de tirer du Général ce qu’il pouvait produire de meilleur.

Torrhen Braenaryon se versa une coupe de vin. Baâl l’accompagna, d’autant qu’il appréciait celui qui leur était servi. De mémoire, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas savouré autant de semaines de repos consécutives. Il se languissait presque de repartir en campagne, ce qui n’était pas sans susciter chez lui quelques interrogations personnelles. Était-il normal, au fond, de ne se sentir pleinement vivant qu’à l’au-devant de la mort ? Tout ceci lui posait question car ce sentiment qu’il ne pouvait se dissimuler trahissait en partie les enseignements qui l’avaient forgé : mesure, retenue, sagesse. Depuis l’hiver, celui qui le traversait était surtout une impression brûlante d’impatience et d’ennui, à zig-zaguer entre sa tente et les couloirs en chantier de Fort-Darion. Baâl était de ce genre de commandants qui ne concevait une bataille qu’en tête de ses propres soldats. Jamais il n’avait fui un combat, et toujours avait-il guidé ses hommes au front. Certains réformateurs stratégiques suggéraient pourtant que les officiers généraux cessent de se mêler aux combats, considérant que leur vision tactique ne méritait pas d’être mise en jeu dans la bataille. Mais si telle était la façon dont devait un jour évoluer l’art de la guerre, Baâl n’en serait plus.
Avec sa manche, il essuya les traces de vin rouge qui perlaient sur sa moustache brune. Il continua.

[Baâl] « Nous n’en avions jamais reparlé, mais sachez que depuis je nourris une culpabilité dont je n’arrive pas à me défaire. Ce qui s’est passé à Buron… Nous n’avons simplement pu rien faire. Encore aujourd’hui je tourne et retourne le scénario en boucle, en essayant de savoir ce que nous aurions pu réaliser pour éviter votre prise par l’ennemi. Le pire, en définitive, est que nous n’avons pas, je crois, commis d’erreur majeure. Ce jour-là j’aurais volontiers donné ma vie pour que vous en ressortiez. Mes mots n’annuleront pas ce qui s’est produit, mais sachez en tout cas que je mettrai tout en œuvre pour que jamais pareille situation ne se reproduise. »

Le Forel enchaîna sur un autre sujet, préférant ne pas s’attarder sur cet épisode qui, de manière très visible, le pesait encore.

[Baâl] « A ma connaissance, Westeros n’a jusqu’alors jamais vécu sous un Empire, en tout cas pas celui auquel vous le destinez. M’est venue l’autre jour une réflexion, dont je souhaitais vous faire part. J’ai lu dans quelques ouvrages de la bibliothèque de Braavos que jadis, à Essos, les grands empires avaient organisé leurs forces militaires d'une manière originale et qui ne semble plus exister aujourd’hui. Compte tenu du territoire impérial considérable à protéger et du nombre d’hommes à disposition, ces empires divisèrent leurs forces en plusieurs armées distinctes, disposant de l’ensemble des composantes militaires nécessaires. Chaque armée possédait donc ses navires, sa cavalerie, son infanterie, son archerie... Chacune d’entre elle était structurée par un commandement propre, répondant aux ordres d’un général en chef impérial assurant la coordination de toutes les armées et, bien évidemment, de l’Empereur lui-même. »

L’homme marqua une courte pause.

[Baâl] « Je me suis interrogé sur l’opportunité d’une telle architecture militaire, et je voulais vous en faire part. Elle sembla présenter de nombreux intérêts stratégiques, au premier rang desquels une excellente réactivité, ainsi qu'une autonomie des chaînes logistiques et des capacités opérationnelles. Un tel schéma me semblait mériter une discussion, d’autant qu’il serait susceptible de surprendre les stratèges ennemis qui n’y ont, jusque-là, jamais été réellement confrontés. Certes nous avions attaqué sur plusieurs fronts, mobilisé différentes armées faisant convergence. Mais ces dernières étaient essentiellement des armées d’opportunité, constituées en réponse aux évènements de la guerre contre Harren. Ce dont je parle ici, c’est d’armées quasi-autonomes, dirigées chacune par un Général de renom aux compétences éprouvées, capables à la fois d’une coordination parfaite comme d’une action asynchrone. Y aviez-vous déjà pensé ? »
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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyDim 23 Juin - 18:45

Avec Lord Forel, il était aisé d’évoquer des sujets pointus. L’homme avait beaucoup d’expérience et il était assez clair qu’il était du genre à anticiper ; il n’était pas dans la réaction comme pouvaient l’être beaucoup de seigneurs de Westeros. Il était clair qu’il avait envie de vaincre, qu’il voulait à tout prix faire partie du camp de ceux qui passaient toutes les épreuves qui émergeaient devant nous. Il ne fallait pas se tromper de combat ; Baal Forel et moi aurions pu être dans des camps opposés selon ce que Rhaenys aurait décidé à une époque, mais aujourd’hui nous avions des chances sans cesse renouvelées de faire de nos différences une force.


Quand je parle de l’avenir de mes enfants, il acquiesce et obtempère ; je ne sais pas fondamentalement ce que ma temporisation évoque chez lui mais il est clair en tout cas qu’il ne choisira pas la stratégie de nous brusquer, Rhaenys et moi, sur ce sujet en tout cas. Il doit avoir compris qu’il vaut mieux dans un monde aussi fragmenté que l’Empire, de conserver ses munitions pour le combat qui en vaut véritablement la peine, ce qui lui tiendra sans doute le plus à coeur. Rien sur son visage ne permet de dire si l’homme nourrit quelque passion sur le sujet, ce n’est qu’en discutant avec lui que j’ai acquis quelques faisceaux de présomption qui sont seuls susceptibles de me mettre sur la voie de ce qu’il ressent vraiment. L’homme restait quoiqu’il en soit une forme d’énigme, attaché à une maison jadis déchue et sans trop d’avenir autre que l’incidence de l’histoire, que Rhaenys avait su saisir au vol. Sans idéologie de départ que la vengeance d’un nom qui ne devait pas tant faire écho au passé de Forel que d’autres chevaliers de Westeros pouvaient se battre pour des bannières autrement plus décaties. Je ne questionnerais pour autant jamais la valeur de son engagement, que je savais plein et entier. L’homme profite du vin et nous échangeons quelques considérations qui semblaient se limiter au domaine militaire, mais qui n’en étaient pas moins fondamentalement parlant politiques.


Il parle de Buron, en premier lieu, et de sa part de responsabilité. Je le dévisage en silence. Je n’ai pas besoin d’imaginer le froid, le blanc et le rouge, la souffrance qui se rappelle à mon bon souvenir. Le regard perdu finalement dans la baie, je me reprends alors que j’effleure négligemment la profonde balafre qui me barre le visage en deux parties très approximativement égales. Je me rappelais du fracas étouffé des sabots dans la neige. Les grandes percées. Baratheon, seul et isolé. La charge et les coups reçus.



| Buron n’était pas de votre responsabilité, Lord Forel. Vous avez fait votre travail le premier jour. Le second jour également. Votre action n’aurait rien pu changer au résultat de la bataille, mais elle a eu le mérite de dégager la cavalerie comme le plan l’escompter. Il n’y a parfois rien à faire. Nous avions des renseignements assez sûrs, et avons agi en conséquence. Le plan de départ a bien fonctionné ; l’armée ciblée a été détruite. L’autre armée, qui devait être plus loin et avoir franchi la Ruffurque, était encore sur notre rive et à portée d’action. La guerre ce n’est que cela ; une partie à l’aveugle, en prenant les meilleures décisions qui soient une fois mesuré le calcul coût/bénéfice. Ni plus, ni moins. Nous avons joué et perdu, tout en maîtrisant le comportement de nos troupes et la décision de la bataille. Si au premier jour le plan s’est déroulé sans accroc, le second jour ne pouvait que voir notre défaite. Ce qui était importait était alors comment les deux forces en présence s’en seraient sorties. Et la défaite tactique n’en fut pas moins une victoire… Même s’il s’en est fallu de peu pour que je la voie. |


L’était dans lequel j’avais fini… Visage tellement gonflé sur la partie droite qu’on avait craint que l’oeil ait été crevé au milieu des boursouflures qui le masquaient presque en entier. Coups reçus dans la bastonnade d’après-bataille, roué de coups de pied et de hampes. Côtes et articulations en vrac. Cette plaie béante sur le visage, avec la mâchoire enflée et la bouche déchirée à la commissure des lèvres. L’arrête de l’os du nez à vif, comme l’arcade opposée. Sale gueule, qu’il avait fallu remettre en place pendant des semaines, entouré de soins. Je n’avais dû mon salut qu’à Mathie Rivers et sa coterie de prêtres rouges ; l’action de Forel avait sauvé des cavaliers impériaux en fuite, mais n’avait pu nous porter assistance à Baratheon et à moi-même. Cela, je ne le rappelais pas à Forel. Il en avait déjà conscience.


Je l’écoute avec attention sur le reste, quand il parle de séparation des pouvoirs pour une plus grande proximité tactique. Je notais alors quel quiproquo il y avait eu dans le dernier Collège et dans la nomination du Maréchal Omble. Je souris au seigneur de l’outre-mer, non de façon à le tancer ni à me moquer, mais il s’agissait plutôt d’un sourire poli d’excuses ; je ne voulais pas qu’il prenne ombrage de mon attitude pour aussi peu.



| C’est donc à moi de m’excuser, Lord Forel, car c’est précisément à cet objectif que répond l’organisation de la campagne de Printemps, et c’est aussi à cette vocation que le Maréchalat d’Empire, encore embryonnaire, a été constitué. Vous avez ma foi tout à fait raison sur le fait que les armées et leurs théâtres d’opération ont été essentiellement constituées ad hoc lors de la première phrase du conflit, encore que le plan a dû être réarrangé plusieurs fois ; il était clair pour nous de mener l’effort principal contre le coeur du Conflans avec la diversion nordienne par mon fils sur Les Jumeaux, et que l’Orage serait renforcé en vue de la poursuite des hostilités. Cette organisation que vous préconisez est déjà constituée. Comme vous le savez, je présiderais à la campagne de l’Orage, en compagnie de la Reine Argella. Et peut-être, de mon épouse. Le Maréchal Omble coordonnera tous nos efforts contre Pierremoutiers. Les Rois du Nord et du Conflans devront protéger leurs côtes ouest, tout comme vous le Détroit, mais pour l’essentiel, chacun des deux théâtres principaux d’action seront de la responsabilité du plus haut officier de l’Empire présent, qui devra coordonner efforts Braenaryon et fédérés, qu’il s’agisse du ravitaillement, du mouvement des troupes ou de la conduite des batailles. Vous entretenir avec le Maréchal Omble sera donc sans doute la première étape de vos préparatifs de Printemps ; il a la charge de la gestion de tout le théâtre d’opération riverain auquel vous serez rattaché, mais il sera avide de votre avis et je pense qu’il ne renoncera pas aux manœuvres engagées à Paege et Eysines, en jouant sur le tableau de plusieurs armées fédérées pour mener une campagne de manœuvre contre un ennemi qui a délibérément choisi de se cramponner à une bourgade. |



Je réfléchis un instant, avant de reprendre.


| Quelles capacités offensives reste-t-il à Peyredragon ? Je n’ai plus le détail de vos forces en tête, il me semble que les deux dernières batailles ont lourdement prélévé sur vos effectifs. |


L’attaque, toujours l’attaque, je n’avais jamais eu que ce crédo depuis des années, sauf contre le Noir en personne, qui requérait autrement plus de pincettes.




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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyMer 26 Juin - 9:38

L’accident de Buron était donc enterré. Il n’était pas nécessaire que Baâl l’évoque mais, en définitive, il lui pesait sur la conscience depuis un certain temps. Avoir pu échanger quelques mots avec Torrhen à ce sujet aurait au moins le mérite d’ôter la culpabilité de son esprit. Comme venait de le dire le Braenaryon, les remords et les plans a posteriori n’avaient pas lieu d’être. L’Empire avait pris les meilleures décisions et engagé les choix tactiques les plus opportuns en fonction de ce qu’il savait de la situation stratégique ennemie. Toutefois, la guerre est un art bien davantage qu’une science. Et l’avantage militaire revenait la plupart du temps à celui qui, précisément, savait anticiper les calculs de l’adversaire et comprendre ses biais et ses présupposés, pour mieux pouvoir le prendre à contrepieds. Quels que soient les regrets de Baâl, ce dernier n’avait pas le pouvoir de dissiper cet inexorable brouillard de la guerre qui faisait d’un champ de bataille un moment toujours incertain.

Lorsque Torrhen lui répondit au sujet de sa vision de l’architecture militaire impériale, Baâl se sentit d’abord un peu idiot. Visiblement, les plans qu’avaient le Braenaryon ainsi que son Maréchal rejoignaient exactement ce que le Forel était en train d’expliquer. Lui ne l’avait pas initialement pas compris tout à fait de cette manière. Quoi qu’il en soit, Baâl se rassura dans un second temps en se disant que sa pensée stratégique corroborait, sans qu’il l’eût su pour autant, celle de son Empereur.

Torrhen l’invita ensuite à s’entretenir avec le Maréchal Omble, Général en chef des forces armées de l’Empire des royaumes fédérés. Il est vrai que le Forel ne le connaissait pas beaucoup et qu’un échange avec ce dernier s’avérerait certainement nécessaire, en vue des prochaines échauffourées du printemps. Baâl savait en tout cas qu’il aurait, avec Lord Omble, un interlocuteur avisé en matière de stratégie et de tactique. De fait, ce dernier était l’un des principaux acteurs de la planification militaire de l’Empire. Par conséquent, le natif d’Essos marqua un signe d’approbation de la tête, en gage qu’il solliciterait une entrevue avec le Maréchal.

Baâl Forel

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MessageSujet: Re: Winds of Winter   Winds of Winter EmptyDim 14 Juil - 10:50

Je ne pourrais sans aucun doute jamais oublier Buron. C’était un carnage, une bataille sans queue ni tête et une terrible désillusion. Si j’avais ressenti le premier jour l’ivresse de la grande charge de cavalerie qui avait totalement enfoncé l’armée Hoare, je me rappelais encore d’avoir senti mon âme se glacer au moment d’entendre les trompes de guerre des hommes du Sel et du Roc qui arrivaient du sud-ouest. Il avait fallu se reformer après la plus glorieuse des charges pour y repartir, dans une nouvelle direction, contre des troupes fraîches et correctement formées pour la bataille. C’était un non-sens. Impossible de fuir, à ce moment, car l’armée était trop épuisée par les efforts de la veille. Impossible de se dérober ; dans une armée multinationale il fait mauvais genre d’abandonner une partie des troupes pour sauver le reste. Il avait fallu faire front commun, avec le risque de tout perdre, que l’armée se disloque si l’on retraite, ou que Buron soit son tombeau commun si l’ennemi se montrait bien meilleur. Heureusement encore pour nous, il avait été difficile pour nos adversaires de se montrer à la hauteur de l’enjeu, faute de cavalerie massacrée la veille contre l’infanterie du Nord et de Peyredragon, avec la Garde Régine de Rhaenys en tête. C’était cette absence de troupes montées qui avait été salvatrice pour nous, qui nous avait permis de nous échapper. De frapper fort. La grande charge dans la neige, plein centre, quand les troupes à pied ont fini par faire défaut sous la masse. Baratheon et ses chevaliers de Peyredragon et de la Néra, massacrés. La charge pour la dégager. Le grondement des Demalion en pleine course, et le fracas sur l’infanterie fer-née, pulvérisée.


Je me rappelais de la mort, et de la honte. De la meute enragée collée à mes basques, tandis qu’à pied je défendais Baratheon. Ces images en boucle dans ma tête. Cette sensation de froid, d’être transi par la neige. De mourir, frappé de toutes parts. Ce sentiment d’échec, que je n’avais jamais senti aussi fortement de toute ma vie, pas même quand j’avais été trompé ou trahi, ou que j’avais mené un royaume tout entier aux abois. Parler de Buron produisait toujours le même effet chez moi. Seule tâche sur une campagne éclatante, parsemée de victoires tactiques ou d’avancées stratégiques, parfois les deux, comme à Eysines ou Paege.


Une tâche qui à jamais me hanterait à la nuit tombée, entre bourrasques de neige, hennissements des chevaux et grondements des sabots, et cette hache qui descend sur mon visage.


Le Peyredragonien me fait l’état des forces de Peyredragon. J’avais tout le détail dans des papiers sur le bureau, et j’en connaissais les grandes lignes. Ce que je souhaitais avoir avant tout, c’était ce que ne disaient ni les parchemins ni les revues d’armes. Le moral des troupes. Leur tenue en formation, leur entraînement, leur disposition.







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