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Learning
MessageSujet: Learning   Learning EmptySam 11 Mai - 22:47



Fort-Darion, An 1, mois 4, semaine 1


Il avait neigé toute la nuit. Les températures chutaient doucement mais surement. Je n’étais pas habituée, et là où Torrhen était à l’aise, je ne l’étais pas. Les paysages étaient magnifiques, je le reconnaissais sans mal mais ce froid… Meraxès n’aimait pas cela non plus et si Ebryon pouvait rester au chaud pour sa part, ce n’était pas le cas de ma dragonne. Elle était d’humeur assez… Massacrante et elle mangeait bien plus qu’à son habitude. J’hésitais à la renvoyer à Peyredragon mais me séparer d’elle… Je ne pouvais pas le concevoir. Surtout que là bas, personne ne pourrait l’approcher. Pour l’instant, elle pouvait le supporter, tout comme je pouvais supporter qu’elle soit ronchon. Pour la calmer, je passais plus de temps avec elle, à voler en sa compagnie et en celle du dragonneau qui grandissait de jour en jour. Ebryon était de plus en plus magnifique, de plus en plus rusé, de plus en plus dangereux aussi. Mon entourage le savait, plus que jamais, ils devaient faire attention avec lui. Car lui ne le ferait pas. À la moindre occasion, il mordrait, ou brûlerait. Je le canalisais oui, mais un dragon était, est et restera toujours une créature indomptable. Penser le contraire, ce serait une erreur monumentale.

Il était plus tard qu’à l’accoutumée quand je rejoignais les gardes qui s’entraînaient autour du castel. Leurs pas avaient dégagé un chemin gadoueux dans la neige. J’ôtais l’une de mes fourrures pour gagner un peu en souplesse et surtout parce que je n’en aurais pas besoin. Ma garde sur les talons, je commençais à courir tout autour de la bâtisse en compagnie d’autres gardes. j’avais pris cette habitude depuis peu et si je peinais à les suivre, chaque jour cela allait mieux. Je voulais regagner en endurance, et en souplesse. Ma grossesse avait laissé des traces que je voulais effacer. Sans grand étonnement Baâl finit par arriver à ma hauteur. Sans un mot, il se mit à courir à mon rythme, sans paraître spécialement fatigué alors qu’il s’entraînait toujours avec ses hommes. C’était l’une des choses qu’il m’avait apprise et que Torrhen n’avait fait que confirmer. Suer, manger, dormir avec ceux qui seraient ensuite sur un champ de bataille, cela créait une proximité. Je ne voulais pas être de ceux qui regardaient au loin. Je n’étais pas ainsi faite et ce serait contre ma nature.

Les tours s’enchaînèrent jusqu’à ce que je ne puisse plus continuer, mes jambes me tirant bien trop pour cela. Je me stoppais et acceptais de bonne grâce l’eau que Kora m’avait apporté. Je m’essuyais le front avec le tissu qu’elle me tendit ensuite, avant de la remercier chaleureusement. Je m’accordais une toute petite pose avant de tirer de son fourreau noire sœur. Je courrais avec elle. Son poids me rassurait et surtout, je devais m’entraîner à le faire « au cas où ». C’était aussi l’une des choses que m’avait enseigné le Grand général de Peyredragon. Ce dernier m’attendait d’ailleurs un peu plus loin, s’échauffant les poignets et les bras en faisant différents mouvement avec une lance et une épée. J’avais toujours admiré le talent qu’il avait avec des armes. Il ne combattait pas, il dansait avec. L’expression « l’art du combat » prenait tout son sens lorsqu’on prenait le temps de l’observer. J’allais le rejoindre mais ma garde se resserra aussitôt autour de moi. Je savais ce que cela signifiait et je cherchais du regard celui ou celle qui s’approchait en ma direction… Garlan Goldwyne. Que venait-il faire ici ? c’était bien la première fois que je le voyais un matin. J’indiquais à Gawain de le laisser passer. Quand il fut à distance respectable, je lui demandais alors Lord Goldwyne. Que nous vaut votre visite matinale?










Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Perzys Ānogār sōnar. I'm not a Queen, I'm a Empress
Messages : 2854
Membre du mois : 2
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
Caractère : Ambitieuse ● Combattante ● Sans compromis ● Intègre ● Libertine ● Déterminée ● Non conventionnelle ● Charismatique ● Vengeresse ● Passionnée ● Violente avec ses ennemis
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MessageSujet: Re: Learning   Learning EmptyJeu 20 Juin - 22:22

La nuit avait été courte pour Ser Goldwyne, il s’était couché tard, il faut croire que c’était cela de vouloir faire connaissance avec les hommes placés sous son commandement et tout cela au détour d’un godet. Enfin un. Disons qu’il y en avait eu plusieurs…Pourtant le jeune homme n’était pas tombé dans un traquenard ! Il connaissait ses limites et savait quand il devait s’arrêter, alors qu’il y en avait d’autres qui avaient continués. Pourtant il les avait tous prévenu, qu’ils auraient tout intérêt à assumer demain et d’être opérationnels, sinon ils risquaient d’amèrement le regretter. En tout cas, Garlan était presque sûr que certains auraient bien dû mal à assurer le coup, c’est pour cela qu’aux aurores, il s’était extirpé de ses draps. Il se levait toujours tôt, ce n’était pas du genre à flemmarder dans sa couche. A part si Yesaminda aurait été avec lui… Mais elle n’était pas là, elle se trouvait au château, lui ici dans l’auberge où il avait sa chambre, ils étaient liés désormais, mais leurs obligations faisaient qu’ils ne pouvaient passer que de (très) rares nuits ensemble.

Mais soit, le principal était qu’ils pouvaient se voir de temps à autre et vivre leur amour, rien d’autre ne comptait. Il s’équipa d’une demi-armure, mangea un bon morceau de miche de pain que l’aubergiste lui servit et suite à cela il quitta le bâtiment. Où se rendait-il donc ? Il prit la direction d’une des portes de la capitale qui le mènerait vers le camp de l’armée. Garlan pouvait bien s’entendre avec les hommes placés sous son commandement, c’est ce qu’il souhaitait, peut-être que certains d’entre eux deviendraient également. Mais malgré tout, il devait entretenir l’autorité qu’il possédait, qu’ils n’oublient pas qu’il était leur supérieur afin qu’ils respectent ses commandements une fois sur le champ de bataille. Le Bieffois arriva aux abords des tentes de son escadron, à part quelques personnes, la majorité était encore levée. Le commandant alla tout d’abord tirer des bras de Morphée ses officiers subalternes, ces derniers avaient été bien plus modéré dans leur consommation d’alcool la veille au soir et ils s’extirpèrent de leur couche suite à sa demande.

Inspection du matériel et du camp, il distribua ses ordres et aida ses officiers subalternes à prendre tout le monde au pied du lit. Réveil assez brutal que voilà, mais même si avec l’hiver, les hostilités semblaient loin, il fallait entretenir la prudence et un excellent niveau de préparation. Sinon, au Printemps, ils se feraient démontés par le premier choc avec la cavalerie adverse. Le réveil fut on ne peut plus difficile pour certains, ils obéirent aux ordres, ils étaient encore aptes à cela. Mais dans leur démarche, cela ne transpirait carrément pas la fraîcheur. Certains eurent dû mal à faire place net tout de même, mettant du temps à mettre à disposition leur matériel et Garlan en comprit la raison. Le manque d’entretien. Soit ils étaient honteux de cela et craignaient de se faire sabrer, soit pensaient-ils que Garlan passerait à autre chose s’ils faisaient durer la chose. Mais ce ne fut pas le cas.

Pour la grande majorité, le matériel était bien entretenu et l’état de leur partie du camp était correct, voir satisfaisant. Cependant, il prit la peine de rassembler tout le monde afin de faire entendre ce qu’il attendait d’eux sur ce qui était de l’entretien de l’équipement et du camp de l’escadron. Et afin qu’ils assimilent bien la leçon, surtout les fautifs, ils enchaînèrent sur un exercice physique. Une course à pied dans les alentours de Fort-Darion avec leur équipement, sauf leur lance, afin d’augmenter la difficulté. Il y participa bien entendu, c’était important qu’ils voient que leur commandant suait à leur côté et endurait les mêmes épreuves. Il aurait pu simplement prendre les fautifs à part pour cet exercice, mais l’effet de groupe ferait que tout le monde saurait à quoi s’en tenir et se montrerait plus rigoureux à l’avenir.

Certains vidèrent leur estomac pendant la course, l’arrêt ne leur fut pas permis, autant dire qu’ils s’en souviendraient pour les prochaines fois. La longue course finie, tout le monde était en sueur. Garlan était bien chaud physiquement avec cela, bien qu’il ressentait de la fatigue pour avoir peu dormi pendant la nuit. Il signifia à l’escadron qu’ils effectueraient des manouvres dans l’après-midi avec d’autres unités et que d’ici-là  l’équipement avait intérêt à être remis d’équerre et le camp remit en ordre. Sur ces mots, il quitta son escadron en retournant lentement, mais surement, vers Fort-Darion. Il reprenait son temps, reprenant convenablement sa respiration. Il fallait qu’il aille prendre des informations auprès du chef de corps de la cavalerie pour cette après-midi, histoire d’être prêt au besoin. Son supérieur se trouvait au castel généralement, c’était donc dans cette direction qu’il se rendait.

Aux alentours immédiats du château, alors qu’il était presque arrivé, il vit un attroupement de gardes Demalion et n’eut pas de mal à reconnaître la personne qu’ils escortaient. L’impératrice. Cela faisait un petit moment qu’il ne l’avait pas aperçu, il fallait dire qu’avec ses enfants et ses responsabilités, c’était totalement compréhensible. Il se souvient de la dernière fois qu’il l’avait croisé, il y avait alors son épouse et également Lady Chelsted. Cela avait soulevé beaucoup d’interrogations en lui, mais surtout une volonté qui entraînait une demande. Et cette dernière n’était pas évidente, car un bon sujet ne fait pas de demande à son souverain. C’est pour cela qu’il hésita. Cependant, il devait tout de même essayer, s’il y mettait les formes, même si c’était un refus, on ne lui en tiendrait peut-être pas rigueur. Il s’avança donc vers la troupe armée et les gardes impériaux ne tardèrent pas à l’intimer de s’arrêter, Garlan obtempéra immédiatement. Posant genou à terre, il présenta ses respects :« Votre majesté impériale.» Il attendit qu’on lui fasse signe de se relever et s’avança légèrement vers la mère des dragons et s’arrêta à une certaine distance. Elle vint à lui demander ce qui l’amenait ici.

« Des manœuvres doivent avoir lieues cette après-midi et je suis donc venu voir si le chef de corps de la cavalerie avait des directives quelconques concernant mon escadron afin que je les fasse appliquer pendant l’exercice.» C’était la raison officielle qui l’avait poussé vers le château, pas celle pour il s’était dirigé vers l’impératrice, il enchaîna donc sans la faire plus attendre. « Cependant, lorsque je vous ai aperçu, votre majesté impériale, cela m’a fais souvenir que la dernière fois que nous nous sommes croisés, vous étiez alors en grande discussion avec Yesaminda et Lady Chelsted. La discussion est partie sur une langue autre que la langue commune que je pense être du haut-valyrien si je ne me trompe guère ? » Il essayait vraiment de bien amener ce qui allait suivre, il ne s’adressait pas à n’importe qui après tout. « Depuis lors je suis véritablement intrigué par cette langue que je ne connais guère, la vôtre, celle de Yesaminda .Je pourrai demander certainement demander à ma femme si elle souhaiterait bien me l’enseigner. Mais dans un sens, je souhaiterai la surprendre, je préfère donc qu’elle n’en sache rien… »

Il se gratta doucement l’arrière du crâne, l’air visiblement gêné et effectua sa demande : « Si bien que lorsque je vous ai aperçu, je me suis lancé afin de vous faire humblement une demande, votre majesté impériale. Bien que je conçois qu’un bon sujet n’effectue pas de demande à son souverain… Je sais également votre temps fort pris et que vous avez certainement mieux à faire, cependant si vous avez un peu de temps à me consacrer dans vos journées fortes remplies, pourriez-vous m’enseigner les bases de cette langue que je souhaiterai apprendre s’il vous plait ? » termina-t-il en la regardant dans les yeux.



“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

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