Tumblr  Discord  AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]
MessageSujet: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] EmptyJeu 9 Mai - 23:26

« Par les dieux, vos gâteaux sont toujours aussi délicieux, Bethany. Quel est donc votre secret ? Non, ne me dites rien, ce serait certainement un péché que de révéler pareil don des dieux à un simple mortel épris de sucreries. »

Tandis que Bowen se délectait, achevant de se pourlécher les babines tel un loup repu, la cuisinière d’un certain âge, matrone rondelette et rousse sous son fichu arrangé à la mode de Winterfell, arbora un sourire un peu rougissant, dévoilant une dentition déjà gâtée par l’âge mais qui ne la rendait que plus touchante, à enfoncer ses larges pognes dans le tablier devant sa robe de laine et à regarder ses sabots. Puis elle regarda le jeune homme et finit par marmonner, cherchant manifestement ses mots :

« Arrêtez, M’sire Bowen … euh, M’sire Sénéchal. Pardon, je … enfin, merci Vot’ Seigneurie. J’voulions pas trop rougir, et pis à chaque fois, vous m’le faites quand même, et d’puis qu’vous êtes tout p’tit en plus. »

Le Glover observa la brave femme qui lui avait si souvent préparé des petites douceurs, quand il était encore un gamin avec un peu de duvet au-dessus de la lèvre et qu’il trouvait du réconfort au milieu de sa relative solitude au sein des cuisines. Là, avec les petites mains du château, il trouvait une forme de foyer dont la chaleur lui rappelait le sien, à Motte-la-forêt. Il aimait rester dans un coin, à observer la vie des simples gens, à écouter leurs histoires. Vu son rang de l’époque, et sa discrétion, ils avaient fini par prendre l’habitude de voir ce gringalet longiligne se glisser parmi eux et attendre, ou le voir parfois donner ses vêtements à repriser aux lavandières, avant d’apprendre à le faire lui-même, au bout d’un moment. Quelque part, celui qui n’était alors qu’un héritier et aide de camp royal aimait côtoyer ces personnes, plutôt que les autres nobles, car il n’avait pas l’impression d’être de trop. Là, il se contentait d’humer joyeusement les odeurs, d’écouter, sourire aux lèvres et rouge aux joues, les valets compter leurs dernières conquêtes parmi les servantes. Et puis, il voyait aussi les petites joies et les grands chagrins. Maintenant qu’il était devenu une sorte de figure lointaine pour eux, qu’il arrivait avec ses honneurs et ses titres, une part de lui regrettait cette proximité passée, et il appréciait, l’espace d’un instant, voire que malgré les années passées et les insignes qu’il portait, Bethany et les autres voyaient encore, parfois, l’éclat du garçon qu’ils avaient connus.

« Allons, ma dame … vous ai-je jamais fait rougir ! Ce serait plutôt l’inverse, car j’ai souvenir du temps où vous me gourmandiez pour ma mise. »

« Ah ben, c’est qu’vous finissiez toujours crotté, après qu’m’ssire Omble vous avions corrigé à vos entraînements. Sauf vot’respect, vot’ Seigneurie. »

Un rire se forma dans la gorge du nouveau Sénéchal à l’évocation de son prédécesseur, et après avoir calmé son hilarité alors que les souvenirs lui revenaient et en voyant l’expression presque chagrine de la brave femme, ce dernier admit :

« Vous aviez entièrement raison, Bethany. Bon, je dois m’en aller, la Reine doit m’attendre. »

« Attendez, M’ssire ! »

La femme lui mit alors, sans se démonter, un plateau dans la main avec le reste de sa fournée de douceurs en tous genres, avant de s’expliquer :

« C’est-y bon pour les femmes grosses ça. C’une recette familiale, et toutes mes filles ont eu de bons garçons bien robustes en mangeant ça. D’not’ part à tous, ici. Si c’est possible. Si euh … si vous voulez bien, M’ssire Bowen ? »

Imperceptiblement, le jeune homme sentit que toute la cuisine avait les yeux rivés sur lui, pour voir comment le Sénéchal allait réagir. Trouvant l’attention touchante, Bowen laissa un joli sourire s’épanouir sur son visage, puis il déclara doucement :

« Bien sûr. Cela lui fera plaisir. »


D’aucuns auraient considéré, à raison sans doute, que ce n’était pas la place du bras droit du Roi. Mais lui considérait qu’il n’allait pas non plus changer du tout au tout d’une part, et que ceux qui considéraient comme indignes d’eux d’apporter une corbeille de petites gâteries avaient une bien haute opinion d’eux-mêmes. Il prit donc l’ensemble et salua l’ensemble, qui lui répondit avec chaleur, puis l’un des commis se prit une tape pour avoir laissé son regard de môme un peu trop réveillé traîner dans un corsage, et le petit bazar reprit joyeusement derrière lui.

Rapidement, le Glover remonta les escaliers et traversa les couloirs de Winterfell à pas pressé, avant de se retrouver, finalement, devant les appartements royaux. Les deux gardes en faction s’inclinèrent devant lui avant de le laisser passer, non sans l’annoncer d’une voix forte. Une fois entré, Bowen attendit, avant de se voir accueillir par la Reine. S’inclinant devant elle, du moins, autant que son fardeau le lui permettait, il déclara :

« Ma Reine. »

Il lui montra ce qu’il avait apporté, s’expliquant :

« Je suis passé par les cuisines, pour saluer les serviteurs que je connais et qui y travaillent, et ils m’ont prié de vous remettre ceci, de leur part. Il paraît que ce sont des recettes de famille pour vous assurer une belle et heureuse grossesse.

Accessoirement, c’est délicieux. Il se peut que j’en ai goûté quelques-uns, pour vérifier leur qualité. J’espère que vous saurez me pardonner. »


Le sourire plaisant aux lèvres, Bowen attendit de voir si la jeune femme serait un peu déridée par sa plaisanterie. La pauvre avait eu l’air bien accablée par la fatigue, à leur retour, et le Sénéchal s’inquiétait de la voir ainsi. Il avait promis à sa mère qu’il saurait tendre une main secourable à Eleanor, et il entendait remplir cette promesse, si elle voulait bien de sa compagnie, en tout cas.



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.


Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Glover10

Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Maewen


Spoiler:
 


Awards:
 
Bowen Glover

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Sénéchal du Nord, Lord de la maison Glover
Âge du Personnage: 22 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Bowen Glover
Nous levons le poing.
Messages : 691
Membre du mois : 20
Célébrité : Richard Madden
Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
Nous levons le poing.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] EmptyMer 26 Juin - 21:23


WINTERFELL EST DOUCE A QUI SAIT L'AIMER
ELEANOR & BOWEN
Vous devriez ouvrir une fenêtre, Majesté. C’est lugubre ici.

La voix de Cordelia avait rompu le silence qui planait sur la chambre royale. Les volets fermés, la pièce était presque complètement dans l’obscurité. Certes, le temps à l’extérieur était loin d’être clément. Et pourtant, un peu du froid mordant du Nord n’aurait guère fait de mal à Eléanor. La Reine lisait des lettres de ses bannerets, alitée. Elle se devait de garder le lit mais cela lui pesait de plus en plus. Le bien de l’héritier était à ce prix et elle faisait contre mauvaise fortune bon cœur. Elle se contenta d’un haussement d’épaule.

Tu sais bien que je ne peux me permettre de prendre foi, Cordelia. Et ne m’appelle pas comme ça, s’il te plaît. Pas quand nous sommes seules !

Eléanor était Reine du Nord depuis plusieurs mois à présent. Et si elle avait fini par s’habituer à être appelée Reine ou Majesté par ses sujets, elle ne parvenait pas à se faire à cela avec Cordelia. Les deux femmes avaient grandi ensemble, elles étaient cousines. Mais au-delà de leur lien du sang, elles avaient toujours eu une relation privilégiée. Ainsi, lorsque Eléanor avait demandé à Cordelia de venir avec elle dans le Nord en tant que dame d’honneur, la jeune Nerbosc avait-elle accepté. Cela la coupait des siens, de sa famille mais elle avait fait cela par amour pour Eléanor. Elle ne voulait pas la laisser seule. La jeune Reine avait déjà perdu ses parents, son frère et sa jeune sœur, elle ne voulait pas tout perdre. Perdre Cordelia aurait été de trop. Elle mettait de la joie dans ses journées. Elle et Maedalyn. L’épouse du sénéchal avait eu la fortune de lui plaire et au vu de son caractère, rien n’était plus logique. Le jeune Torrhen avait grandi et il était devenu un beau bébé. Maedalyn venait souvent la visiter et elles échangeaient sur leur grossesse respective et sur la maternité toute récente de lady Glover.

A présent que les hommes étaient rentrés, Eléanor devait trouver sa place aux côtés de Jon. Rien ne serait plus compliqué. Gouverner semblait presque aisé en comparaison. Ils n’avaient pas la même façon de fonctionner, de réfléchir ou de ressentir les choses. Eléanor ne doutait pas que Jon soit un homme de bien. Mais sa froideur et la façon qu’il avait de la rabrouer n’arrangeait pas les choses. Si quelqu’un pouvait lui expliquer la façon dont pensait son époux dans certaines circonstances, elle lui en aurait été fort reconnaissante.

Moi, ce que j’en dis, c’est pour toi. Je ne suis pas septa mais rester ainsi dans le noir déprimerait la plus joyeuse des femmes…. Ce temps…. Le Nord est tellement…. Froid. Le Conflans me manque…. Ses fleuves et ses collines verdoyantes…

Cordelia s’arrêta soudainement en jetant un coup d’œil de côté à sa Reine. Elle ne voulait pas la déprimer encore plus mais sa nostalgie avait jailli sans prévenir. La Reine poussa un soupir. Oui, ses parents devaient se trouver à Vivesaigues en cet instant. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas envoyé de corbeau. Pas depuis le retour du Roi du Nord. Elle se promit de le faire dès le soir venu. Alors qu’elle en était là de ses pensées, on frappa à la porte. Les gardes annoncèrent le sénéchal du Nord. Cordelia se leva rapidement et jeta un coup d’œil à Eléanor. Elle hocha la tête.

Tu peux nous laisser, Cordelia.

Son amie acquiesça avant de faire volte-face et de saluer d’une révérence le sénéchal en même temps qu’elle sortait. Eléanor se redressa dans son lit, rangeant les lettres sur lesquelles elle avait passé une bonne partie de la matinée. Bowen se fendit d’une révérence et elle lui adressa un profond sourire. Il était devenu un ami sincère et fidèle, un ami sur qui elle pouvait compter et cela, dès Vivesaigues. C’était toujours un plaisir de le voir et Eléanor tenta de se redresser davantage. Alors qu’il lui montrait l’énorme fardeau qu’il avait monté jusqu’à elle, la Reine éclata d’un rire enfantin.

Mon cher ami, que c’est aimable à vous d’avoir donné de votre personne pour vous assurer que ces gâteaux étaient dignes de votre Reine. Oh, les braves gens… Je les remercierai personnellement si maître Roshar ne me houspillait pas en permanence dès que je pose un orteil hors de cette chambre, voire de ce lit… Pourrez-vous leur transmettre mes remerciements sincères, je vous prie ? Cela vous donnera une excuse, mon cher, pour goûter une autre fournée je suppose. Bien que vous n’ayez sûrement plus besoin d’excuse !

Elle tendit la main et attrapa un des gâteaux qu’elle croqua. Elle ferma les yeux, savourant la texture moelleuse et le goût sucré de la pâtisserie.

Hum…. Ils sont délicieux ! Je compte sur vous pour m’aider à les terminer. Avec ce genre de traitement, je vais gonfler encore plus ! Mais asseyez-vous, je vais faire apporter de quoi boire pour accompagner cela.

Le sourire ne quittait pas les lèvres d’Eléanor.

Alors, comment vous portez-vous ? Et votre petit Torrhen ? Vous devez être un homme comblé, je suppose.          
code by bat'phanie


LONG LIVE THE QUEEN  
Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c'est nos vies ©️ okinnel.
Eléanor Stark

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine du Nord, épouse de sa Majesté Jon Stark, fille de Lyham Tully, Suzerain du Conflans Libre
Âge du Personnage: 15 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Eléanor Stark
L'hiver vient
Messages : 296
Membre du mois : 24
Célébrité : Sophie Turner
Maison : Stark, née Tully
L'hiver vient
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] EmptyVen 5 Juil - 22:57

Voir la jeune fille sourire en croquant dans les pâtisseries rendit Bowen heureux. Il était au fait de la discordance régnant au sein du couple royal, et savait que la grossesse de la reine ne se déroulait pas sous les meilleurs auspices. Le temps devait lui sembler terriblement long, dans cette chambre, alors que le château bourdonnait de vie certes, mais d’une vie éloignée, et qu’Eléanor ne connaissait pas. Certaines dames nordiennes avaient fait le déplacement vers Winterfell pour voir plus tôt leurs époux, fils, pères de retour, et lesdits mâles étaient encore nombreux à demeurer dans la forteresse, attendant les futures fêtes et réjouissances, même si plusieurs familles avaient pris leur congé. Cependant, cet ensemble avait ses codes, ses familiarités. Il ne doutait pas que certaines ladys étaient passées par courtoisie, mais d’autres s’en étaient probablement abstenues, pour ne pas déranger la future parturiente. Le Glover ignorait si la née Tully avait eu le temps de se faire quelques amies en dehors de son épouse, et l’espérait, pour lui rendre l’existence plus plaisante, au cours des futures semaines, car il n’oubliait pas qu’il se trouvait face à une damoiselle d’à peine seize printemps, esseulée dans un royaume qui n’était pas le sien, enceinte. Il avait promis à sa mère de prendre soin d’elle, en plus. Pour autant, une part de lui se souvenait aussi, tout simplement, de ses propres débuts dans la capitale du Nord, et des difficultés associées. Il éprouvait une sorte de camaraderie, de compassion envers la jeune fille parce qu’il savait que la demeure des Stark pouvait paraître bien intimidante, bien froide au premier abord. Mais lui, à l’époque, avait la possibilité de se réfugier dans les recoins du château, auprès des petites gens, ce qu’Eleanor, évidemment n’était pas en capacité ni en position de faire. Bien sûr, il n’avait que peu de moyens de l’aider, surtout en ces tâches féminines, mais offrir galamment de petites attentions, comme à n’importe quelle amie … n’était-ce pas un devoir ? Amusé de la voir croquer dans les douceurs, il sourit donc de concert et déclara :

« Je le leur dirai, Majesté, c’est promis. Et vous avez tort, Dame Bethany est très à cheval sur la tenue de sa cuisine, et un peu trop habile de la louche à mon goût. Je ne suis même pas sûr qu’elle me pardonnerait un nouvel emprunt de gâteaux ! »

Inutile de préciser que Bowen n’avait absolument rien de sérieux en disant cela, et avait le plus grand mal à empêcher le fou rire qui le taraudait. Le pire ? Il n’était même pas certain d’avoir tort, et se demandait très sérieusement si la redoutable matrone n’oserait pas lui tirer les oreilles comme quand il avait douze ans. Ou au moins, lui lancer un regard assassin. Le jeune homme préférait presque repartir affronter le Noir plutôt qu’encourir la fureur des cuisines. Avoir toutes ses soupes trop salées pendant des semaines risquait d’être un peu gênant … Ah, et puis, toutes ses bêtises distrairaient peut-être la jeune fille, ce qui était tant mieux. Acquiesçant à son invitation, le Sénéchal attrapa une chaise et la cala près du lit de sa souveraine avant de s’y asseoir, non sans avoir répliqué galamment :

« Voyons ma Reine, vous avez la beauté des dames enceintes, quelques friandises n’y changeront rien. »

Le compliment était facile, dans la tradition de ceux adressés à toutes les femmes qui s’inquiétaient de leur apparence pendant leur grossesse, chose aussi vieille que le monde. Bowen n’avait jamais compris ce genre d’inquiétudes à vrai dire, considérant que les époux devaient trouver charmant de voir le fruit de leurs œuvres de la sorte. Honnêtement, il regrettait sincèrement de n’avoir pu voir Maedalyn enceinte, et espérait que, pour leurs prochains enfants, il aurait la chance d’en profiter un peu plus. Et puis, il s’agissait d’un signe de vitalité, de fertilité, c’était à célébrer pour lui, quelque chose de beau, de pur, le symbole de la nature, de la perpétuation d’une famille, la réalisation d’un mariage … Il avait du mal à ne pas y voir un symbole honorable, appréciable. Souriant avec bonhommie, il consentit à s’appesantir sur son propre compte, non sans plaisir. Après tant de mois à parler des malheurs de sa famille, il appréciait enfin pouvoir se glorifier de sa bonne fortune, appréciant le changement avec la gourmandise de celui qui a été affamé trop longtemps, et qui se complaît dans son bonheur retrouvé.

« Je doute de pouvoir jamais me porter mieux, Votre Grâce. Comblé semble … presque trop faible pour décrire ma félicité, je dois le confesser. J’ai retrouvé mon épouse et … ma présence ne lui déplaît pas, ce qui est plus que je n’espérai au départ.

Et mon fils … oh, je pourrai passer des heures à en parler je le crains. J’ai l’impression de découvrir un nouveau trait de son visage chaque jour, j’y vois … tant de choses des Glover, c’est … »


Légèrement étranglé par l’émotion, Bowen hésita, avant de terminer sa confession :

« Enormément de choses que je peine à décrire, surtout par rapport à l’année dernière. Je foulais les dalles de ce château en me disant que ma famille était vouée à disparaître. Et maintenant … tout est différent, pour le mieux. Alors, je remercie les dieux pour leurs bontés. »

Reportant son attention sur la jeune fille, le Glover détourna la conversation vers son interlocutrice, un rien embarrassé :

« Et vous ? L’attente n’est pas trop longue ici ? Avez-vous besoin de compagnie ? Je suis sûr que je peux demander à quelques dames de ma connaissance de venir vous faire la conversation, elles sont un peu intimidées à l’idée de vous déranger, mais un mot bien placé les convaincrait sans nul doute. »



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.


Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Glover10

Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Maewen


Spoiler:
 


Awards:
 
Bowen Glover

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Sénéchal du Nord, Lord de la maison Glover
Âge du Personnage: 22 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Bowen Glover
Nous levons le poing.
Messages : 691
Membre du mois : 20
Célébrité : Richard Madden
Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
Nous levons le poing.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] EmptyLun 22 Juil - 21:31


WINTERFELL EST DOUCE A QUI SAIT L'AIMER
ELEANOR & BOWEN
Eléanor, en voyant le visage amical de Bowen sentit un immense soulagement. Le Sénéchal avait toujours été un soutien infaillible, depuis qu’elle l’avait rencontré à Vivesaigues. Non pas qu’ils se soient côtoyé souvent. Mais Eléanor avait ressenti une sympathie immédiate envers Bowen. Il avait une galanterie et une joie de vivre qui lui mettait du baume au cœur. En ces moments compliqués pour elle, voir son visage jovial était d’un grand réconfort. Durant l’absence des hommes, elle avait pu rencontrer nombre de dames de la cour qui étaient venu lui présenter leurs hommages. Certaines n’étaient pas venu mais Eléanor leur laissait le bénéfice du doute. Tout le château s’était vite rendu compte que la grossesse de la Reine était délicate et certaines dames avaient sûrement voulu lui épargner la fatigue de recevoir trop de monde. Et d’autres avaient peut-être saisi ce prétexte pour ne pas voir l’étrangère, cette Conflanaise devenue Reine. Eléanor ne se faisait aucune illusion. Le Nord était un endroit froid et ses gens étaient ainsi également. Le retour des soldats avait signé le retour de son époux. Elle en avait ressenti une immense joie. Mais la joie était très vite retombée lorsqu’elle s’était faite vertement rabroué par son époux de sa présence dans la Cour. Il n’avait exprimé que son inquiétude profonde mais Eléanor qui souhaitait lui montrer qu’elle était une Reine digne de ce nom avait été blessé de sa réaction, surtout au vu de celle de Maedalyn. Elle avait bousculé toutes les conventions et avait bondi au cou de Bowen. Eléanor avait trouvé ce geste touchant mais elle avait, bien malgré elle, ressenti une jalousie certaine. Elle aurait aimé faire cela. Et elle en avait eu l’envie. Mais Jon l’avait suffisamment repoussé pour qu’elle se garde bien de se laisser aller à pareilles familiarités en public. Voire même dans la sphère privée.

Je ne vous savais pas homme à reculer face à un combattant déterminée, Ser Glover ! Auriez-vous trouvé adversaire à votre taille ?

Elle tentait de conserver son sérieux mais un immense sourire parcourait son visage. Bowen était une bouffée d’air frais, un rayon de soleil qui avait pénétré dans la pièce. Il est vrai que les cuisinières avaient un tempérament affirmé qui promettaient des représailles salées si lord Glover tentait encore quoi que ce soit contre les réserves du château. Eléanor continua de grignoter avec bonheur les douceurs qui étaient tout bonnement délicieuses. Elle n’avait jamais mangé des gâteaux aussi bons, aussi rassasiants. Nul doute que le climat du Nord poussait les cuisinières à élaborer des recettes copieuses et riches qui vous tenaient chaud. Suite à l’invitation de la Reine, Bowen s’installa sur une chaise qu’il rapprocha au maximum du lit dans lequel restait étendue Eléanor.

Oh, mon ami ! Vous êtes un vil flatteur !

La jeune fille ne put s’empêcher de rosir légèrement mais elle se reprit rapidement. Elle n’était plus une jouvencelle effarouchée qui rougissait au moindre compliment sur son teint. Elle était une femme faite à présent. La jeune femme, à 7 mois de grossesse, arborait un ventre rebondi qui commençait tout juste à la gêner dans ses mouvements. Mais cela ne lui déplaisait pas. Elle n’avait pris du poids que dans le ventre et quasiment nulle part ailleurs. Elle demanda des nouvelles de la famille Glover et Bowen s’exécuta de bonne grâce. Elle écouta avec une grande joie l’expression du bonheur de cet homme cher à son cœur.

Dans toutes les horreurs de la guerre, je suis tellement ravie que vous ayez votre part de bonheur. Vous le méritez plus que quiconque. Maedalyn m’a tellement parlé de vous durant votre absence. Elle la regrettait amèrement et espérait votre retour avec ardeur. Comme elle l’a montré à votre arrivée à Winterfell d’ailleurs !

Un sourire tendre éclaira le visage de la future mère.

Votre fils vous ressemble, d’aussi peu que je puisse en juger… Il est magnifique et c’est un fier gaillard. Il sera votre digne héritier.

Elle avait eu le plaisir de voir le petit Torrhen de nombreuses fois quand lady Glover lui rendait visite et s’était attachée à cet enfant.

Il est vrai que l’évolution de votre situation a été extraordinaire. Vous êtes la preuve vivante qu’il ne faut jamais abandonner et baisser les bras. Je suis tellement heureuse pour vous, mon ami, si vous saviez !

Bowen, naturellement, avec la gentillesse qui le caractérisait, lui retourna les questionnements sur son état. Elle eut un petit sourire.

Je ne vous cache pas que l’attente est longue. SI au début les dames de la Cour sont venues me présenter leurs hommages et faire ma connaissance, seulement quelques unes sont revenues. D’autre part, Mestre Roshar est impitoyable et ne me laisse voir que quelques personnes pour m’éviter une fatigue trop importante… Je vous sais gré de vos bons soins mais Mestre Roshar ne le permettrait pas. C’est à peine s’il m’autorise à voir Jon !

Sa voix se brisa légèrement lorsqu’elle prononça le prénom du Roi.

Le… Le retour du Roi n’est pas vraiment ce que j’avais espéré… mais nous avons pu parlé un peu en privé et je commence un peu à le comprendre. Ce n’est guère aisé mais je m’y emploie autant que je le peux…

Bowen le connaissait mieux que quiconque, nul doute qu’il saurait l’aider.            
code by bat'phanie


LONG LIVE THE QUEEN  
Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c'est nos vies ©️ okinnel.
Eléanor Stark

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine du Nord, épouse de sa Majesté Jon Stark, fille de Lyham Tully, Suzerain du Conflans Libre
Âge du Personnage: 15 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Eléanor Stark
L'hiver vient
Messages : 296
Membre du mois : 24
Célébrité : Sophie Turner
Maison : Stark, née Tully
L'hiver vient
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] EmptyLun 30 Sep - 23:36

« Enervée, elle eut été de taille à faire reculer le Noir en personne. C’est pour cela que nous l’avons gardée à Winterfell : avec Dame Bethany, la lutte aurait été trop inégale pour nos adversaires. »

Galéjade après galéjade, Bowen voyait le visage d’Eleanor s’orner d’expressions plus douces à son cœur que la mine qu’elle arborait à son entrée. Il avait conscience que son existence, à cet instant précis, n’avait rien d’agréable : garder la chambre n’était facile pour personne, sa grossesse était difficile, alors qu’elle était si jeune, et tous savaient les risques supplémentaires associés à cela. Et puis, elle était dans un environnement inconnu et pas forcément chaleureux de prime abord, parce que le Nord pansait ses plaies, et qu’il n’était pas si évident à nombre de veuves et d’orphelines de venir saluer celle qui, il y a encore peu, était la fille d’un ennemi. Tous ceux ayant perdu des proches à Paege, ou même durant la première guerre contre le Noir, ne pouvaient qu’avoir des réticences et préférer se réfugier dans leurs propres douleurs. De surcroît, l’hiver battait son plein, avec ses froideurs auxquelles les peuples au sud du Neck n’étaient absolument pas habitués, ses vents violents et ses tempêtes à faire frémir les plus endurcis. Bref, il n’y avait sans doute pas grand-chose pour la réjouir, et lui-même ne pouvait qu’atténuer modérément ses peines. Quelques pâtisseries, des plaisanteries à peu de frais et de gentils compliments ne lui coûtaient rien, et n’avaient que peu de pouvoirs face aux vicissitudes du pouvoir, quand on n’y était guère habitué. Mais tout cet arsenal pouvait aider, au moins un peu, à se sentir moins seule … Et donner de son temps, le Glover en était capable, malgré ses occupations officielles nombreuses. Aussi adressa-t-il un clin d’œil complice à la jeune femme qui se récriait gentiment contre ses attentions :

« Je n’oserais dire autre chose que la vérité à ma Reine voyons, comme tout fidèle féal. »

Le rouge apparut sur les joues de la souveraine passa un peu trop vite à son goût sur les siennes, alors qu’Eleanor rappelait l’enthousiasme de son épouse à le voir, après avoir parlé du fait qu’elle s’était languie de lui. Et cette fois, ce n’était pas uniquement de honte, même s’il entendait parler de cet épisode à peu près tous les jours, puisque personne n’hésitait à le lui rappeler. Sauf qu’en effet, Maedalyn avait trouvé le temps long, sans présence, et le lui avait bien fait comprendre. Or, penser à son épouse revenait invariablement à songer à des moments qui ne regardaient qu’eux, mais qui, outre leur douceur, n’avaient rien d’avouables. Le pire était finalement que les plaisanteries à leur endroit n’étaient pas sans fondement. Heureux que sa barbe cache cette réaction peu virile, Bowen fourra une oubli dans sa bouche pour se donner une contenance, mâchonna ardemment pour focaliser à nouveau son attention et ne pas laisser son esprit dériver, avant de déclarer, une fois sa pâtisserie engloutie. Pour son plus grand plaisir, Eleanor préféra continuer, parlant de son fils, ce qui lui permis de changer de sujet :

« Vous trouvez ? J’ai tendance à penser qu’il tire davantage de Maedalyn que de moi. Même s’il semble avoir la constitution des Glover, en effet, et il est aussi grand que l’était mon cadet lorsque lui-même était nourrisson. S’il finit lui aussi à sept pieds de haut, je vais me sentir un peu petit, dans cette famille. »

Lui avait définitivement les caractéristiques Nerbosc, y compris le physique plus râblé. Cependant, le mestre lui avait affirmé que le petit était d’une belle taille, et qu’il était possible qu’il le dépasse à l’âge adulte. Si du moins, il y parvenait. Naître en hiver était certes un présage apprécié, mais aussi une difficulté supplémentaire, car le froid mordant n’épargnait pas les enfants nordiens. Sans compter les maladies, les accidents … Perdre un fils ou une fille était presque une obligation, dans les familles nordiennes, et si la nature ne se chargeait pas de réduire les familles, les hommes et leurs conflits s’en chargeaient. Il suffisait de voir l’état de son propre arbre généalogique pour s’en convaincre. Par égard pour la future mère, néanmoins, il préféra garder ces sombres certitudes pour lui. L’effrayer sur un avenir qui n’adviendrait peut-être pas n’était pas nécessaire, dans son état. Et il avait bien raison, parce que sa situation semblait lui peser, bien qu’elle ne l’exprimât pas aussi clairement. La solitude n’était guère aisée à supporter, même pour de bonnes raisons. Gentiment, néanmoins, Bowen pointa :

« Mestre Rorshar doit vouloir vous éviter les angoisses de la vie de cour, et il a sans doute raison. C’est un homme de grande sagesse, et s’il paraît un peu … draconien dans ses directives, elles sont le fruit d’années d’expérience. Quand j’étais plus jeune … je devais avoir treize ans, c’était lors d’un de nos séjours à Winterfell, j’ai passé tant de temps à m’entraîner dehors que j’en ai attrapé une mauvaise fièvre. Mestre Rorshar m’a interdit de quitter ma chambre pendant une bonne semaine, et après, m’a tellement admonesté que mes oreilles résonnent encore de sa colère. Mais il était dans le vrai, et j’ai été debout bien vite.

Je sais que cela n’a rien de comparable mais … enfin, je sais qu’il n’a que votre bien en tête. »


Il savait que la comparaison était maladroite, et en même temps, il n’avait pas trouvé de moyen pour être plus rassurant, pour lui expliquer que, sous ses airs de vieillard un peu bougon, l’homme de sciences était réellement un bon guérisseur. Bowen savait que le premier maillon de sa chaîne avait été consacré à la médecine, et que toute la famille Stark appréciait ses soins, aussi rugueux qu’ils soient. C’était aussi une manière pour son royal époux de s’assurer qu’elle soit le mieux entourée possible.

Un peu gauchement, Bowen posa une main qui se voulait rassurante sur l’épaule de la Reine qu’il pouvait atteindre, avant de se rendre compte de son geste et de battre en retraite, gêné d’avoir empiété sur l’espace privé de la jeune fille. Il n’était pas dénué de compassion, et entendre sa voix devenir plus fragile en parlant à demi-mots de ses espoirs déçus n’avait rien d’agréable, encore plus quand, comme lui, on avait en tête les impressions de l’autre moitié et qu’on se retrouvait soudainement bien ennuyé d’être partagé entre deux loyautés. Le Glover aimait les choses simples, or, rien n’était jamais simples avec les Stark, à son grand dam. Il cherchait les bons mots, pour aider sans trahir, pour encourager sans prendre parti. Finalement, il finit par opter par une vérité, certes choisie avec soin :

« Le Roi n’a cessé de s’inquiéter pour vous et l’enfant. Je vous assure, attendre de vos nouvelles fut parfois un supplice. Et il est heureux d’être de retour en ses terres, à vos côtés.

Mais c’est un homme, avec ses secrets, et qui n’a pas été habitué à les offrir, même à ceux qu’il aime. Vous ne pouvez le lui reprocher, Votre Majesté.

En revanche, vous pouvez lui donner un enfant en bonne santé, et cela, vous êtes la seule femme à le pouvoir, et la seule à pouvoir lui donner quelque chose qui le rendra plus heureux que jamais. »




Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.


Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Glover10

Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Maewen


Spoiler:
 


Awards:
 
Bowen Glover

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Sénéchal du Nord, Lord de la maison Glover
Âge du Personnage: 22 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Bowen Glover
Nous levons le poing.
Messages : 691
Membre du mois : 20
Célébrité : Richard Madden
Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
Nous levons le poing.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] EmptyLun 14 Oct - 0:18


WINTERFELL EST DOUCE A QUI SAIT L'AIMER
ELEANOR & BOWEN
L’éclat de rire qui parcourut Eléanor ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps.

Par tous les Dieux, que ne l’avez-vous emmené avec vous, au contraire ! La guerre aurait été terminée en l’espace d’une petite semaine !

L’ambiance dans la chambre s’était largement réchauffée par les galéjades de Bowen auxquelles la Reine répondait de bon cœur. Ils ressemblaient à deux enfants. Et cette légèreté était exactement ce qui manquait à Eléanor. La jeune femme ressentait une grande reconnaissance pour le Sénéchal qui prenait de son temps pour venir la distraire de ses plaisanteries et de ses douceurs dérobées aux cuisines. Il était la loyauté même, elle l’avait vu envers Jon et elle était touchée que cette loyauté se traduise à son égard également. Certes, le couple Glover remontait énormément les Nordiens dans l’estime de la Reine. Elle devrait s’y faire. L’un comme l’autre avaient été fort avenants et agréables. Bowen assura qu’il ne disait que la vérité à sa souveraine. Elle répondit à son clin d’oeil complice par un sourire amusé.

Bien sûr, cher Sénéchal, je ne saurai remettre en doute votre honnêteté !

Elle fut cependant surprise de percevoir le rouge fugacement colorée les joues de lord Glover. Bien sûr, elle avait remarqué la même réaction dans la Cour, lors de l’arrivée des hommes à Winterfell. Les gardes Loup ne s’étaient pas gênés pour tancer ouvertement le Sénéchal à cause de l’éclat de Maedalyn. Et le pauvre homme semblait encore ressentir la honte qui l’avait saisi à cet instant. Eléanor s’en voulut de son manque de tact.

Pardonnez-moi, mon ami. Loin de moi l’idée de vous mettre mal à l’aise. J’ai trouvé l’initiative de votre épouse parfaitement charmante, soyez en sûr.

Heureusement, le sujet du petit Torrhen détourna leur attention de ce sujet fâcheux. Eléanor hocha la tête.

Je lui trouve une ressemblance avec vous, en effet. Le haut du visage je dirais, peut-être les yeux également. Mais on reconnaît également votre épouse. C’est un magnifique mélange de vous deux. C’est vrai qu’il semble grand, bien que je n’ai point trop d’élément de comparaison.

Elle avait vu évidemment son frère et sa sœur nourrisson mais ne saurait dire s’ils étaient plus petits ou plus grands que le fils de Bowen. Les paroles de Bowen concernant Mestre Roshar firent écho à ce que vivait la jeune femme. Certes, garder le lit plusieurs mois était bien plus pénible que ce qu’avait vécu Bowen mais le principe restait le même. Elle eut un doux sourire.

Oh, ne vous méprenez pas ! Je sais que, malgré sa dureté, Mestre Roshar ne cherche qu’à me ménager, à préserver surtout la santé de l’enfant et la mienne, bien sûr ! Il n’en reste pas moins que le temps me paraît long. Mais c’est ainsi, je m’occupe comme je le peux. Je lis beaucoup et je fais des travaux de couture. L’air frais me manque beaucoup, quoi que je doive admettre qu’ici, il est particulièrement mordant !

Elle n’était guère habituée à pareil climat. Mais elle s’y ferait. Eléanor avait évoqué ses espoirs déçus et Bowen, dans un geste de compassion, posa gauchement sa main sur l’épaule de la Reine. Il l’éloigna cependant bien vite, comme piqué par une abeille. Eléanor se redressa légèrement dans le lit. Elle n’avait pas été gênée de ce contact, Bowen ne cherchait qu’à être un soutien. Certes, avec quelqu’un d’autre, sans nul doute qu’Eléanor aurait rappelé qu’elle était la souveraine du Nord et non pas n’importe quelle femme. Mais Bowen occupait une place à part dans son cœur et elle ne fit aucune remarque, seulement un sourire de remerciement. Les paroles de Bowen concernant Jon sonnaient vraies, bien sûr.

Vous avez raison. Racontez-moi votre rencontre avec Jon. Vous semblez tellement différents dans vos tempéraments que je me demande parfois comment vous avez construit votre amitié.

Cela pourrait lui donner des éléments utiles car, après tout, elle se sentait d’un tempérament plus proche de celui de Bowen que de celui de Jon.            
code by bat'phanie


LONG LIVE THE QUEEN  
Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c'est nos vies ©️ okinnel.
Eléanor Stark

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine du Nord, épouse de sa Majesté Jon Stark, fille de Lyham Tully, Suzerain du Conflans Libre
Âge du Personnage: 15 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Eléanor Stark
L'hiver vient
Messages : 296
Membre du mois : 24
Célébrité : Sophie Turner
Maison : Stark, née Tully
L'hiver vient
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]   Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor] Empty

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Winterfell est douce à qui sait l'aimer [PV Eleanor]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Loki sait aimer, oui.
» Douce Missive... [Shaelyss]
» La nuit est si douce en Assar | Pierrick
» A qui sait comprendre, peu de mots suffisent ▬ Charlie et Chase
» Chabrol est décédé.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: Partie Nord de Westeros :: Le Nord :: Winterfell-
Sauter vers: