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Ébréché, vaincu, soumis
MessageSujet: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyMer 8 Mai - 12:08





 
Palais de Lancehélion
S1 M7A1


Le soleil frappait fort la ville. J’avais chaud, alors même que ma tenue était légère et que j’étais à l’ombre des remparts. Il n’y avait pas de vent, mais l’air était étouffant. Je plaignais les gardes même s’ils ne se gênaient pas de me reluquer et de balancer des blagues salaces que j’ignorais. Deux d’entre eux débattaient sur l’utilisation qu’ils pourraient faire de mes cheveux qu’ils avaient qualifié plus tôt d’exotiques. Le soleil les avait éclairci là où il avait fait se haler un peu plus ma peau. Elle n’était plus aussi albâtre qu’à mon arrivée, et même si elle restait plus claire que celles des femmes Dorniennes, elle avait pris une nouvelle teinte. Cela rendait mes cheveux encore plus tranchant, encore plus blond. J’avais pensé à sortir avec une cape mais la température m’en avait dissuadé. De plus cela aurait parut encore plus suspect ma demande. Si j’attendais devant les portes du château ce n’était pas par plaisir. J’avais dû patienter beaucoup de temps avant qu’un garde ne daigne finalement prendre la ceinture  de danse à sequins rouge que je lui tendais pour aller l’apporter au Prince Anders Matell. Et je n’avais aucun doute sur le fait qu’il allait d’abord profité du fait d’avoir été relevée et de pouvoir se reposer avant d’accéder à ma requête. Je n’étais pas naïve au point de penser qu’il s’exécuterait rapidement. J’étais là depuis le milieu de matinée après tout et sans doute encore pour un bon bout de temps. J’espérais simplement que l’homme aurait la décence de me rendre mon précieux bien. Cela ne vaudrait pas grand-chose pour lui, mais énormément à mes yeux. Je l’avais depuis tellement d’année maintenant. C’était la seule chose que j’avais pu récupérer dans le Bief, le dernier vestige de mon passé. Elle était vieille, mais en très bonne état, bien que recousue à quelques endroits. J’en avais pris grand soin et si j’avais eu plusieurs fois l’opportunité d’en racheter une, je n’avais pas pu m’y résoudre. Même si cela datait, je savais qu’Anders s’en rappellerait, et saurait que j’étais celle qui demandait à le voir. J’avais donné mon nom, mais la ceinture attestait de véritable identité. A moins qu’il n’ait offert ce genre de chose à d’autre, auquel cas, cela ne servirait à rien. Mais j’en doutais. Ce cadeau avait été trop personnel et surtout, même si j’avais aucun doute quand au fait qu’il avait dû avoir de nombreuses amantes danseuses, je ne pensais pas qu’il aurait été jusqu’à leur offrir cela. Surtout si ces femmes auraient été dorniennes. Elles en auraient possédé des tas, puisqu’elle était typique de ce royaume.

J’avais hésité un instant à m’adosser au mur, mais j’avais finalement opté pour rester sur le côté à attendre. Pour passer le temps, je répétais quelques mouvements de bras ou de jambes, mettant de côté les figures pour ne pas me fatiguer ni avoir encore plus chaud. Je buvais de l’eau de temps à temps, me félicitant d’avoir pensé à en ramener. C’était bien la seule chose que j’avais désormais sur moi. Je n’avais rien pris de précieux, en dehors du bout de tissu cela s’entend. J’avais finis par nouer mes cheveux en une longue tresse, nouée avec un morceau de ficelle, enroulée ensuite en un chignon pour dégager ma nuque. Ma robe jaune et orangé était très simple, mais typiquement Dornienne, faite d’un tissu fin adapté aux chaleurs du royaume. Elle laissait entrevoir bien trop de peau à mon goût, et je la portais normalement pour danser mais c’était la dernière qui me restait et j’avais préféré opter pour elle plutôt qu’une tenue plus étrangère. Je faisais déjà tâche dans le décor, je n’avais pas voulu en rajouter plus. Je répétais encore quelques mouvements de bras, selon un rythme qui n’était audible que dans ma tête quand les gardes se mirent à s’agiter. Enfin à s’agiter un peu plus que précédemment. Je m’arrêtais pour me tourner vers eux, en attendant de voir si j’allais récupérer mon bien, si on me demanderait de rentrer chez moi, ou si on me conduirait jusqu’à la personne que j’avais demandé à voir. Beaucoup de semaines s’étaient écoulées depuis, et il était arrivé tant de choses, à commencer par cette paix signée entre le Bief et Dorne. Et ce serait mentir de dire que ce n’était pas en partie pour cela que j’étais ici...





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Solvej

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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptySam 11 Mai - 6:10





 
Palais de Lancehélion
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Il ne cessait de faire rouler le tissu entre ses doigts, avec une fébrilité qu'il avait des difficultés à contenir. Cela faisait plusieurs semaines qu'il avait revu Solvej totalement par hasard... Et qu'elle lui avait filé entre les doigts, sans répondre à ses interrogations. Il n'avait pas su la retenir. Il avait essayé, mais la fluette et gracieuse danseuse avait réussi à se frayer un chemin dans la foule, là où ce n'était pas aussi aisé pour lui et il avait fini par renoncer, en serrant les poings de frustration et de colère. Il l'avait sentie si près de baisser sa garde, si près de revenir vers lui malgré tout, alors qu'il avait réussi à ébranler ses certitudes, à la convaincre de sa sincérité... Parce que malgré ce qu'elle pensait, même si elle le taxait d'être un beau parleur et de se jouer d'elle, de sa naïveté, tout ce qu'il avait pu lui dire avait été spontané et sincère. Comment lui prouver ? Comment lui faire comprendre qu'il tenait vraiment à elle ? Qu'il n'était pas indifférent à cette femme et à son sort, même si il n'avait pas été là quand elle avait eu besoin de lui, s'éclipsant comme il pensait qu'elle le souhaitait. il avait compris de travers à priori... Comme quoi, on pouvait vivre avec des femmes et ne pas comprendre leurs messages subtils. Anders soupira, conscient qu'il n'avait jamais compris ses soeurs de toutes façons. Que ce soit Deria ou Arianne... Il s'était mépris sur les sentiments de la seconde, bien plus sage que lui concernant l'avenir d'une quelconque relation d'ordre charnel entre eux. Ce n'était pas possible... Et elle l'aimait comme un frère, peut-être même davantage que ça, mais était trop raisonnable pour oublier où était son devoir. Et le fait qu'il lui faudrait épouser qui Deria choisirait.

Tout comme pour lui... Il se rembrunit, alors que son regard se posait sur la ceinture si précieuse et symbolique... Les choses n'avaient pas changé en définitive. Il ne pouvait rien offrir à Solvej, qu'une relation sans avenir. Qu'attendait-elle de lui ? Pourquoi se présentait-elle au palais de Lancehélion pour le voir au juste ? Vue la façon dont leur dernière conversation s'était passée, il s'était résigné à ce qu'elle le fuit... Et voilà qu'elle venait jusqu'à lui, donnant sa ceinture en gage de son identité, prenant Anders au dépourvu, avant qu'il ne se reprenne et ne demande aux gardes de la faire venir... Dans quelques minutes. Il la ferait attendre un peu, petite vengeance mesquine de mâle blessé. Un coup, elle n'en avait que faire de son statut social et un coup, elle le brandissait comme rempart infranchissable. Il ne savait plus sur que pied danser avec elle. Alors, pour cette fois, il lui rappelait qu'il était quelqu'un d'important malgré tout. Et un homme blessé également, même si elle ne le croirait pas. Blessé par elle. Blessé aussi par ses responsabilités, par les sacrifices de Dorne... Par les secrets qu'il conservait précieusement.

Finalement, on frappa à la porte et son coeur se mit à battre plus vite, plus fort... Il retrouvait les mêmes sensations que lors de son adolescence. Sauf qu'il n'était plus ce gamin naïf à la tête farcie de rêves... Il était devenu un homme, forgé par la guerre, par le sang, par les cris d'agonie de ses hommes, de ses amis... Par le malheur s'abattant sur les membres de sa famille, par la trahison... Sol avait vécu des choses terribles. Mais ce n'était pas parce qu'il n'était pas un miséreux que sa vie était plus dorée et protégée. Il n'avait pas pu lui en parler... Le ferait-il cette fois ? Serait-elle prête à écouter et à comprendre ? Il ne cherchait pas à se dédouaner de sa part de responsabilité, ni à se faire plaindre... mais peut-être qu'elle émette un jugement moins sévère à son encontre. Il se contraint à rester assis, alors qu'il permettait d'entrer. Les deux gardes escortant Solvej la laissèrent entrer avant de refermer la porte. Il imaginait sans mal ce qu'ils avaient en tête en voyant une jeune femme entrer dans les appartements du prince bâtard. Il se plut à la détailler du regard. Elle était ravissante dans cette tenue typiquement dornienne qui laissait voir les courbes féminines de sa silhouette. Il posa sa main dans sa main, coude sur le siège, ne rompant le silence qu'au bout de longues secondes. "Solvej, je ne m'attendais pas à te revoir..." Sur ses genoux, il y avait la fameuse ceinture, soigneusement étalée. "Que me vaut le plaisir de ta visite . Es-tu venue voir Anders ou un membre de la famille princière de Dorne ?" Il l'épingla du regard. Cela faisait toute la différence en vérité et il espérait vraiment qu'elle répondrait Anders. Sauf que les choses ne se passaient jamais comme il l'espérait avec elle... Et que son accueil était plutôt froid et formel, alors qu'il demeurait sur ses gardes avec elle... Si prompte à malmener son cœur.


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Anders Martell

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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptySam 11 Mai - 10:08





 
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J’avais toujours appris à faire preuve de patience. Au fond, l’attente ne fut pas ce qui me déstabilisa le plus. Non. Ce fut d’être menée dans les quartiers de la famille princière de Dorne. Ce palais, j’y étais déjà rentrée… Mais par l’entrée accordée aux artistes. Je n’avais jamais entrevu le magnifique jardin. Je n’avais pas contemplé les différentes œuvres d’art ou de décoration. Plus d’une fois les gardes avaient dû me rappeler d’avancer car je m’arrêtais devant des fresques murales ou des objets que je trouvais particulièrement beau La chaleur qui en ressortait, le luxe aussi, même si ce dernier m’impressionnait moins qu’on pouvait se l’imaginer. Le château de Haut Jardin était lui aussi magnifique. J’avais été logée dans des beaux quartiers, et ceux de Manfred tenaient amplement la comparaison avec ceux devant lesquels on finit par demander d’attendre. La garde était bien moins nombreuse et je ne pus m’empêcher de trouver les failles dans la sécurité du lieu. Cela avait été plus fort que moi. Mon demi-frère avait été un très bon instructeur.

Les gardes frappèrent à la porte avant de l’ouvrir quand une voix les autorisa à le faire. Je les remerciais, puis entrais dans la pièce alors qu’ils refermaient aussitôt derrière moi pour ne pas importuner l’homme. Anders se tenait assis dans l’un des fauteuil présent dans la pièce. Etais-je dans sa salle ou dans une autre ? Allez savoir. Je ne poserai de toute façon pas la question. Mon regard trouva tout d’abord ma ceinture qu’il avait étalé sur ses genoux avec un certain soin. Je fis naturellement un premier pas et tendais la main pour la récupérer, mais m’arrêtais. Je pouvais avoir des doutes le concernant, mais je savais qu’il me la rendrait. Il devait se douter qu’elle était précieuse à mes yeux. Cela faisait maintenant des années que je l’avais et si elle avait souffert du temps et des danses que j’avais pu effectuer avec, je l’avais gardé en très bon état. Je ne l’aurais échangé pour rien au monde. Je m’inclinais devant lui avec grâce et respect. Ma mère m’avait appris cela très jeune, et Manfred et ses « professeurs » m’avaient aidé à rectifier mes quelques erreurs. Puis mon regard remonta vers le sien. Sa posture était sévère et sans doute recherché. Il se tenait de telle manière à me rappeler qui il était. Comme si je pouvais l’oublier. Je gardais le silence comme je le devais. Puisqu’il voulait quelque chose de conventionnel, je n’irais pas contre. Un instant, je doutais même de ma venue ici. Avais-je prise la bonne décision ? Il rompit le silence, me demandant qui je voulais voir. Je fronçais légèrement les sourcils. Vraiment ? Il me demandait cela ? Je pris soin de choisir mes mots avant de lui répondre Je ne connais le membre de la famille princière de Dorne que de vue, de nom, de réputation. Jamais  l’opportunité de m’adresser à lui ne m’a été donné. Et jamais je ne lui aurai fait l’affront de lui imposer ma présence. J’étais tout à fait honnête en lui répondant. A notre première rencontre, si j’avais su qui il était dès le départ, je ne lui aurais jamais parlé. Je ne me serai pas lié d’amitié avec lui non plus. Même s’il n’était pas légitimé, même s’il ne portait pas encore le nom de famille des Martell, je ne me serai pas adressée à lui. Je connaissais la place qui était la mienne depuis toujours, même si les années l’avait changé. Restant bien droite, je lui dis ensuite. Ma venue ne vaut guère de plaisir… Maintenant que la paix a été signée, ce matin, j’ai envoyé une missive à mon demi-frère. J’ai pensé que, s’il désirait que je revienne à ses côtés, avant de partir, sans doute devrais-je venir te trouver. Encore une fois, je faisais preuve d’honnêteté à son égard. Et de confiance aussi. Car je risquais gros. Je pris une inspiration puis finissais par lui dire. Permets-moi de me présenter… Je suis Solvej Flower, fille batarde et orpheline  d'Ardent Hightower et d’une danseuse du nom de Gaïa, qui a été séquestrée, torturée et violée avant d'être laissée pour morte dans l'un des fossés des bas quartiers de Vieilleville. Je suis la demi-sœur cadette de Tricia Gardener ancienne reine du Bief, et de Manfred Hightower actuel grand roi du Bief. Les dés étaient désormais jetés. Au fond je n’étais finalement pas aussi différente qu’il le pensait, que nous le pensions de lui.



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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyDim 12 Mai - 12:18





 
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La réponse de Sol surprit le bâtard princier. Insinuait-elle qu'il ne s'était jamais comporté comme Anders Martell avec elle, mais simplement comme Anders ? Devait-il y voir quelque chose d'encourageant concernant leur relation ? Avait-elle pardonné et lui accordait-elle une chance ? Il aimait le penser, mais il préférait ne pas se faire trop d'illusions, surtout alors qu'il avait tendance à se tromper dans les intentions des femmes. Pourtant, cela faisait du sens. Solvej n'aurait jamais osé aborder Anders si elle avait su qui il était dés le départ. Et il n'avait jamais changé d'attitude avec elle. Même quand ils s'étaient revus des années plus tard et qu'elle avait fait une révérence à toucher ses pieds avec son nez alors qu'il était passé de Sand à Martell. Même alors, il s'était montré familier avec elle et la distance qu'il y avait pu avoir était du fait de la jeune femme qui se pensait indigne de lui adresser la parole. Cette gêne avait fini par disparaître et elle était redevenue sa Sol entre temps. Et elle envoyait voler toute notion de rang entre eux quand elle était en colère contre lui... C'était troublant. "D'après ce que j'ai cru comprendre, sa réputation n'est guère glorieuse à tes yeux." Ne l'avait-elle pas taxé d'être devenu ce à quoi il aspirait ? Un noble arrogant et égocentrique, qui écrasait les petits sans s'en soucier ? Qui avait profité de l'innocence et la naïveté d'une jeune femme pour mieux l'abandonner ensuite ? Elle avait eu des mots très durs envers lui et ce jugement à son égard l'avaient réellement blessé.

Quant à la raison de sa visite... Il était déçu d'apprendre qu'elle n'était pas venue le voir par plaisir... Il l'avait espéré, forcément. Il se raidit en entendant parler de paix... Entre le Bief et Dorne. Une paix signée dans une amertume certaine, alors que Dorne était vaincu et devait faire bien des concessions. Le regard noir d'Anders se mit à briller de colère. Pas envers Solvej, mais envers la situation, mais il plissa les yeux quand elle mentionna une missive à son demi-frère. Et son départ possible... Il était perdu, ne sachant pas comment traiter ces informations. Il était déçu d'apprendre qu'elle risquait de partir... Et de ne pas avoir pu profiter de sa présence au cours des dernières semaines. Mais également, il y avait un aspect bien plus politique qui se mettait en place alors qu'il flairait quelque chose de vraiment déplaisant. Il se redressa sur son siège, avant de se lever d'un bond quand elle déclina son identité. Flower... Bâtarde du Bief donc. Et surtout... Surtout... De la famille des la maison régnante du Bief actuellement. Anders la dévisagea, soudain plus pâle. Il avait bien entendu ce qui était arrivé à sa mère, mais il restait bloqué sur l'identité de Sol et ce que cela impliquait... Loyale au Bief. A l'ennemi... S'était-elle fichue de lui durant tout ce temps ? Espionnait-elle pour le compte de son beau-frère ? Mais dans ce cas, pourquoi le lui dire alors qu'elle était totalement à sa merci et qu'il pouvait décider de la faire taire ? A quel point avait-elle confiance en lui... ou se jouait-elle de lui ?

La situation ne manquait pas de piquant en tous les cas. Tous les deux des bâtards de familles régnantes ennemies... "Et qu'as-tu dit dans ta missive ? As-tu fait un compte rendu précis de la situation à Dorne pour qu'il puisse mieux nous dépouiller ?" Il y avait de l'amertume dans sa voix. "Es-tu venue à Lancehélion pour espionner à son compte ?" Il s'approcha à pas vifs de la jeune danseuse, la ceinture tombant au sol alors qu'il se saisissait de son bras pour l'attirer jusqu'à lui, lui prenant le menton pour la regarder bien en face, sonder ses beaux yeux bleus. "Pourquoi tu me dis tout ça maintenant, Sol ?" Qu'est-ce qu'elle voulait de lui maintenant ? Son regard quitta celui de la danseuse, pour s'attarder sur ses lèvres. Du pouce, il les lui effleura... Était-ce donc dans cette situation qu'Arianne s'était retrouvée avec Yoren ? A savoir qu'il était dangereux, qu'il était l'ennemi et à pourtant choisir de se taire et le laisser partir en toute impunité ? Sauf que lui, il avait voulu la perte de Dorne... Solvej était-elle aussi fourbe ? Était-elle devenue son ennemie finalement ?


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Anders Martell

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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyDim 12 Mai - 16:43





 
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Avais-je bien fait de venir ici ? Je ne le savais pas et je ne le saurais pas avant de partir. Mais j’étais là désormais et je devais prendre mon courage à deux mains. Alors, debout devant lui, je lui indiquais ce qui m’avait poussé à venir. Et, je lui révélais aussi qui j’étais… Qui j’étais réellement et ce que j’avais appris dans le Bief. Je me présentais comme je ne l’avais jamais fais, en m’appropriant un nom de famille, mais surtout en donnant des noms bien précis, les noms de mon géniteur, de ma mère qu’il connaissait déjà, celui de cette demi-sœur mais aussi du demi-frère qui était désormais le mien. Je savais l’animosité qu’il avait à l’égard du Bief. Mais il était désormais mon royaume et Manfred était le roi que je servais. Il ne prendrait surement pas bien la nouvelle. Pas avec calme ni neutralité. Il n’était pas ainsi fait. Mais je ne m’étais pas pour autant attendue à ce qu’il me pose les questions qui résonnèrent dans cette pièce dans laquelle nous nous trouvions. Il se leva et s’approcha de moi, laissant tomber à terre sans aucune délicatesse ce à quoi je tenais tant. Sa main saisit mon bras pour me ramener près de lui. Je ne lui répondais pas. Pas immédiatement. Il força mon regard à plonger dans le sien, juste là tourné vers ma ceinture qui, je l’espérais, n’avait pas été abîmée. Je ne craignais nullement pour moi. Même si je ne répondais pas ce qu’il voulait, il ne me ferait pas enfermer. Pas s’il pensait tout ce qu’il avait pu me dire précédemment. Et s’il le faisait et bien, n’avais-je pas connu pire un temps ? Je finirais par tirer mon épingle du jeu. Je l’avais toujours fais après tout. Mais je ne ferais pas appel à Manfred non, jamais. J’étais là pour l’aider, le soutenir et non le contraire. Il était bien trop important et moi si peu.

Le regard et le pouce d’Anders dévièrent vers ma bouche qui restait close. J’attendais qu’il se calme, que passe sa surprise et son amertume première. Je posais ma main sur celle qui m’enserrait le bras pour le forcer à me lâcher. Ma peau marquait vite et je voulais m’éviter des questions, surtout que, sans le vouloir, l’homme me serrait fort. Je ne le quittais pas du regard, et je ne reculais pas d’un pas pour ne pas qu’il pense que je voulais le fuir. J’étais là après tout. Et de mon plein grès Je ne te répondrais pas. Parce que si tu ne connais pas les réponses, alors peut-être devrais-tu appeler ta garde pour qu’elle m’envoie au fond d’un cachot, puis qu’elle en perdre la clef. lui dis-je simplement avant d’ajouter. Pourquoi ? Parce que tu me l’a demandé. Tu m’as demandé de te dire la dernière fois que nous nous sommes vu. Parce que tu as parlé de destin. Et maintenant parce que si Manfred me rappelle à ses côtés, je rentrerais. Dans quelques jours s’il reçoit rapidement ma missive. Dans quelques semaines ou même plusieurs mois selon sa décision, que sais-je ?  A mon tour, je le faisais relever la tête pour qu’il se concentre sur mes yeux. Je suis déjà partie une fois de Dorne sans tout te dire et avec des regrets. Et tu es parti du Bief sans tout me dire non plus. J’ai changé. Les évènements m’ont changé. Ma famille m’a changé. Je me suis fait la promesse d’apprendre de mes erreurs. Je ne fuyais plus. Jamais. Si je m’écartais ensuite de lui, c’était uniquement pour récupérer ma ceinture. Cela était plus fort que moi, et je ne pouvais pas la laisser choir plus longtemps par terre, comme un vulgaire vêtement sans la moindre importance. Je me baissais et la pris dans mes mains avec délicatesse. L’un des sequins s’était détaché et d’autres s’étaient emmêlés. Je les remettais en ordre, avant de plier la ceinture et la poser sur la table et juste dessus, le bijou qui s’en était détaché. Puis, cela fait, je revins vers lui, moins proche que nous venions de l’être à son initiative et plus que je ne l’aurais été avec une personne inconnue. Le choix te revient. Tu peux décider de me faire emprisonner, ou tuer, maintenant que tu connais ma lignée. Ou tu peux décider que, comme tu te fiches bien de savoir quel est le nom de mon père, et que mon demi-frère soit Roi, car ce n’est pas cela que me définit. Je ne le disais pas à voix haute mais il savait parfaitement que le fait qu’il soit un enfant illégitime, et que sa sœur soit Princesse de Dorne m’avaient jamais eu la moindre importance à mes yeux. Je lui avais dis plus tôt, c’était Anders que j’étais venue voir, l’homme et non le frère, le fils, ou le coureur de jupons le plus en vue de la ville. Si tu décides de m’enfermer alors puisses-tu au moins m’accorder quelques minutes supplémentaires avant de faire ton devoir. Je ne lui en voudrais pas s’il préférait la loyauté qu’il avait envers sa sœur. Cela était normal. Mais au moins aurais-je pu lui dire ce que j’avais à lui dire avant. Et lorsque sera venu pour moi le temps de partir, je le ferais sans plus de regrets. Nous éclairons la voie. C'était la devise des Hightower et... Je tenais à l'appliquer, mais cette fois ci à ma propre personne, à mon propre chemin.




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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyLun 10 Juin - 9:25





 
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Il était sidéré par la nouvelle. En son for intérieur, se disputaient l'affection qu'il portait à Solvej et son devoir de citoyen de Dorne. Il aurait aimé se raccrocher à l'idée que jamais sa jolie danseuse ne lui nuirait, ne vendrait ce royaume qu'il aimait tant, mais comment en être certain au juste ? L'espoir n'était rien face à l'argent. Ou la loyauté. Car après tout, à qui allait celle de Solvej ? A son roi, c'était assez évident d'après ses propos. Seulement... Quel était pour elle l'intérêt de lui avouer tout cela maintenant ? Il pouvait très bien la retenir, en faire un otage. Peut-être que Hightower plierait pour la récupérer. Ou qu'il la sacrifierait. C'était presque tentant de tenter le coup alors qu'il n'avait rien à perdre et tout à gagner : soit il extorquait quelque chose à ce félon en échange de sa demi-sœur, soit il l'abandonnait et Solvej serait tout à Anders. Si il était vraiment si dévoué à sa principauté, il ne se serait même pas posé la question et aurait agi ainsi. Mais c'était Sol... Et il l'avait toujours considéré comme une amie... Et davantage. Comme un être qui entrait et sortait de sa vie, de façon naturelle. Quand elle partait, il était certain de la revoir, qu'importe le temps. Et elle semblait si... innocente. Inoffensive... Avait-elle pu changer à ce point ? Avait-elle été façonnée par Manfred pour devenir une vicieuse menteuse et manipulatrice au visage d'ange ?

Il la laissa se dégager de sa prise, crispé. Il ne s'était pas rendu compte qu'il serrait si fort. "Il n'est pas question que de moi Sol. Il est question de la sécurité de mon royaume. Et si mes sentiments pour toi biaisaient mon jugement à ton égard ? Et si je te pensais inoffensive et faisais une grave erreur ?" Autant le lui dire. Elle devait être capable de comprendre cette méfiance naturelle alors qu'ils ne jouaient pas du tout dans le même camp. Peut-être cela la blesserait-elle d'ailleurs. Pourtant, le fait qu'il énonce cela et ne donne aucun ordre contre elle prouvait bien qu'il avait très envie de suivre son intuition et son cœur. Il cilla quand elle répondit à sa question. Il ne pensait pas qu'elle le ferait, alors que cette question datait de plusieurs semaines. Il grimaça pourtant alors qu'elle évoquait le fait de rentrer dés que son maître sifflerait, tandis qu'une lueur ombrageuse passait dans ses yeux sombres.

Sur son intimation, il la regarda droit dans les yeux alors qu'elle avouait avoir déjà eu des regrets en quittant cette contrée et avoir appris de ses erreurs, tout en prenant la décision de ne plus prendre la fuite. Voilà qui était incongru. Et bienvenu quelque part. Il la préférait battante que soumise. Il préférait voir son menton fièrement relevé et ses yeux flamboyants de détermination, que sa nuque courbée. Quand elle alla récupérer sa ceinture, il sentit monter le remord de l'avoir ainsi malmenée sous le coup du choc, alors que j'en avais pris grand soin jusque là. Il ne dit rien alors qu'elle la remettait en ordre avec précaution et probablement tendresse. "Cela ne te définit peut-être pas, mais tu es à son service... Peux-tu ainsi osciller entre deux loyautés ?" Entre celle qu'elle éprouvait pour son demi frère et celle qu'elle éprouvait envers lui ? Mais quels sentiments entretenait-elle pour lui au juste ? Évidemment qu'il se fichait bien de sa naissance. Qu'elle soit paysanne ou reine, peu lui importait. Il l'avait aimé simple danseuse. Il pinça les lèvres : "Comme si je pouvais te faire exécuter... Ou ne serait-ce que lever la main sur toi..." Aveu de sa propre faiblesse la concernant. Il ne pouvait envisager d'être cause de sa mort... Même si cela revenait à trahir sa sœur. Ce dilemme était terrifiant. Il ne répondit rien concernant le fait de la faire emprisonner... Il jugerait après leur entretien. Si son cerveau lui disait de le faire, sans tarder, il en allait autrement de son instinct. Et puis, elle ne pouvait pas s'enfuir et ne pouvait pas non plus vraiment lui échapper. Il était apte à maîtriser une frêle danseuse... Si il ne baissait pas trop sa garde au point de se faire avoir, évidemment. Il s'éloigna un peu, vers la table où était posée la ceinture et effleura le tissu du bout des doigts, avec douceur. "Je t'écoute." Et son regard sombre épingla Solvej, alors qu'y brillait une lueur... d'envie.


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Anders Martell

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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyLun 10 Juin - 10:44





 
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Certains penseraient que je jouais avec le feu… Et ils n’auraient sans doute pas tord. Je savais que Manfred n’aurait pas été d’accord avec ma décision de parler à Anders. Cela comportait de très nombreux risques. Comme je venais de lui dire, il pouvait me livrer à sa garde, m’enfermer et oublier jusqu’à mon existence dans son cachot. Ou me tuer s’il estimait que j’étais un danger. Mais je ne l’étais pas. Je ne l’avais jamais été le concernant tout du moins. Mes mains étaient sales. J’avais causé la mort sur mon sillage à la demande du Roi du Bief. Je l’avais fais en toute connaissance de cause, et jamais je ne lui amputerais mes actes. Je les avais fais délibérément et je les recommencerai si cela était nécessaire.

En venant à Dorne, je n’avais cependant pas réaliser l’impact que cela aurait sur moi. Anders était, est et restera toujours ma plus grande faiblesse. Ses mots m’avaient touché plus qu’ils ne l’auraient sans doute dû pour ma propre sécurité. Je le savais et pourtant, ils tournaient en boucle en moi, dans mon esprit. Je ne pourrais partir sans avoir pu lui dire ce que j’avais à lui dire. C’était pour cela que j’étais venue. Mon but était clair et cela me rendait sereine. Je n’appréhendais pas ses réactions. Je les accepterais comme j’avais accepté d’arrêter de me montrer lâche et de fuir à chaque obstacle lié à lui. J’étais honnête avec lui, dans mes actes, dans mes propos. Et si je refusais de lui répondre c’était uniquement parce que, comme je venais de lui annoncer s’il ne savait pas y répondre par lui même alors je n’avais rien à faire ici. Il n’a pourtant toujours été question que de cela, que de toi. ajoutais-je simplement à ses nouvelles interrogations. Aujourd’hui, en ce lieu, en cet instant, il ne courait aucun danger. Mais moi si. Je risquais tout à lui parler, à m’être présentée ainsi. J’étais celle qui mettait sa vie dans la balance pas lui. Je lui donnais tout ce que j’avais, ce que je possédais : mon identité, ma confiance, mon honnêteté. Et si je ne dévoilerai jamais des choses pouvant nuire à Manfred, ce qui me concernait uniquement c’était différent. Parce que, comme je ne serai pas un problème pour Anders, je ne le serais pas non plus pour mon demi-frère. Il m’avait offert une nouvelle chance, une nouvelle vie, une famille dont je n’avais jamais rêvé. Ce n’était sans doute pas parfait, mais je tenais à ses attaches. Elles m’étaient chères, tout autant que celles que j’avais envers le Dornien.

Je note chacune de ses expressions qu’il ne me cache pas, qu’il ne peut sans doute pas cacher. Je le prends sans aucun doute par surprise, mais s’il avait pu s’y préparer, je doutais qu’il n’agisse pas de la même manière. Ne l’avait-il pas dit la dernière fois que nous nous étions vus ? N’avait-il pas affirmer qu’à ses yeux, nous finirions toujours par être réunis par le destin ? Je le laissais digérer mes paroles pour ramasser ce présent qu’il m’avait fait et dont je prenais un soin certain. J’adorais cette ceinture, et elle représentait tant de chose à mes yeux que je ne pouvais la laisser choir sur le sol. Elle avait une valeur affective bien plus importante que commerciale et cela m’allait très bien. Lorsque je reviens en face de lui, laissant des pas de distance entre nous, je l’écoute et secoue la tête Comme tout le monde, toi y compris... Mais tu te trompes sur un point, je ne suis pas à son service. Il a ma loyauté oui, mais je ne le sers en rien. Manfred n’exigeait rien de moi. Il me demandait et j’acceptais de moi même de l’aider. Il ne m’imposait rien. Il n’était pas un maître, ni un tyran. Et, je n’aurais pu supporter qu’il en soit autrement.  Ses lèvres se pincent comme s’il veut retenir quelque chose, en vain. Ce qu’il laisse échapper est un aveu. Je le sais très bien car j’en avais fais de même en venant ici. Il est tiraillé comme j’avais pu l’être avant aujourd’hui. Plus tard sans doute tremblerais-je, mais pour l’instant, j’étais sereine comme je ne l’avais jamais été depuis longtemps. Je faisais ce qu’il fallait. Pas pour les autres, mais pour moi même.

Il s’éloigne et ses doigts vinrent caresser le tissu que j’ai replié et posé sur la table. Puis ses yeux se pose sur moi avant que je n’ai eu le temps de répondre à ses précédents mots. Son intensité me trouble, comme cela avait été si souvent le cas lorsque nous étions des enfants. Pas lorsque tu me regardes ainsi... lui soufflais-je dans un murmure. J’hésite un instant, un court instant pendant lequel mon souffle se fait court. Mais me montrant raisonnable, je tourne le regard vers la vue s’offrant chaque jour au Dornien. Je me devais avoir les idées claires et je ne pouvais pas les avoir quand ses yeux brillaient ainsi Je me répète Anders, mais tu possèdes déjà toutes les réponses à tes questions. Tu les as toujours eu. soufflais-je avant de lui dire mon regard dans le sien.  Le temps n’a jamais su les effacer, ni même tout ce qui a bien pu se passer. Le garçons que tu étais, l’homme que tu es, et celui que tu seras demain ont toujours été ma plus grande faiblesse. Je t’ai donné mon coeur et tu ne me l’as jamais rendu. Je n’ai jamais désiré qu’il en soit autrement. Pas même lorsque tes silences se faisaient pesants, brutaux, violents, me faisant comprendre combien j’avais si peu d’importance dans ce monde, et combien j’étais seule avant. Pas même lorsque je savais parfaitement que tu ne serais jamais mien comme je suis tienne. Je ne suis plus la naïve jeune fille que j’étais. J’ai conscience de la noirceur et de la brutalité du monde. J’ai toujours su quelle était ma place. Et qu’importe mon père, ce nom qui est désormais mien, et cette famille à qui j’appartiens. Cela ne change rien. Je repris mon souffle avant de lui dire Tu es promis à bien des choses Anders et je n’attends rien en retour. Et puisque le destin le veut ainsi, je t’aiderai toujours dans la mesure de mon possible. Cela doit sans doute être pour cela que je suis ici, pour aider les miens. Je ne serai qu’une goûte d’eau dans vos océans, mais au moins aurais-je pu y contribuer. Non je ne servais pas Manfred, mais je l’aidais, dans la mesure de mon possible. Et j’en ferais de même avec Anders. Je l’avais toujours fais. Je ne m’étais jamais jouée de lui, ne lui avais jamais menti. J’avais fui oui, plus d’une fois, mais c’était désormais fini. J’en avais assez, et il était tant que j’embrasse ce destin qui était le mien. Voilà tout ce que je voulais te dire avant de partir... de ton palais, en femme libre, ou escortée par ta garde dans un cachot.



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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyLun 1 Juil - 11:31





 
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Avait-il tort de vouloir encore se fier à elle alors qu'elle était désormais clairement identifiée comme ennemie du royaume . C'était une espionne du Bief, de ce foutu Hightower qui les avait dépossédé de leurs terres, qui avait fauché tant de vies de braves dorniens... Il était peut-être de sa famille, et Anders se doutait qu'elle attachait énormément d'importance à ce sentiment d'appartenance, mais ce n'était pas une raison pour le suivre aveuglément. N'était-elle pas déchirée entre ses diverses loyautés ? Entre son affection pour ce frère providentiel et roi, qui se servait d'elle comme un outil, et son ancien amant pour qui elle conservait quelques sentiments ? Mais pouvait-il vraiment la réduire à un instrument entre les mains de son demi-frère sans hypocrisie ? N'était-il pas au service de sa sœur lui aussi ? Les récents événements avaient prouvé qu'il lui était dévoué et était prêt à bien des sacrifices pour elle... Et le royaume. Mais ce n'était pas pareil. Il connaissait Deria depuis son enfance et il avait grandi à Dorne. Solvej était une itinérante, sans réelle attache et elle ne connaissait Manfred que depuis quelques mois... Elle le détrompa d'ailleurs, en disant lui être loyale mais sans le servir. Elle le faisait par plaisir et envie et n'était pas son jouer. C'était ainsi que le dornien le comprenait en tous les cas et cela ne lui plaisait pas. Lui plaisait encore moins que si il avait appris qu'elle était forcée. Pourtant, malgré ses paroles... Il savait bien qu'il ne lui ferait jamais rien qui puisse lui nuire. Il ne la ferait pas enfermer dans un cachot et encore moins exécutée, comme il ne la retiendrait pas dans ses appartements si elle décidait de partir. Il était face à une impasse. Et il avait tellement envie de croire qu'il n'était question que de Sol et Anders, comme il y avait 7 ans, qu'ils étaient deux adolescents un peu inconscients et rêveurs, qui avaient profité de quelques moments volés...

Il finit par lui laisser la parole, prêt à écouter ce qu'elle avait à dire, mais sans pouvoir dissimuler la lueur d'envie qu'il avait d'elle. Comment l'aurait-il pu quand sa robe soulignait si parfaitement la grâce de ses courbes, que les voiles laissaient peu de place à l'imagination. Il connaissait ces déliés, mais il avait envie de les explorer de nouveau, alors qu'elle avait gagné en maturité et était plus femme que lors de leur dernière réelle étreinte. Comme il était bien plus homme d'ailleurs, forgé par les entraînements de soldat et les derniers affrontements. Il battit des paupières quand elle lui fit remarquer son regard intense, mais se résolut à ne pas baisser les yeux ou les détourner d'elle. Ce fut elle qui rompit le contact visuel en première, laissant ainsi au dornien tout le loisir de l'observer. Jusqu'à ce qu'elle l'affronte de nouveau avec aplomb. Elle était toujours amoureuse de lui. C'était ce qu'il comprenait. Ce n'était pas une simple question de désir ou d'affection. C'était bien davantage. Quand à lui... S'il n'était pas amoureux, il était tout de même très attaché à elle. Elle l'obsédait, elle l'avait toujours obsédé et il ne l'avait jamais oublié, contrairement à toutes les autres. Elle n'avait pas été une conquête de plus sur son tableau de chasse. Il avait appris à la connaître avant de voler sa virginité. Ils étaient devenus amis. Ils avaient parlé pendant des heures, échangé leurs ambitions et leurs espoirs, mais aussi leurs désillusions.

Et elle lui renouvelait sa fidélité... Malgré ce qui les séparait, malgré ses griefs à son encontre, son amertume... même s'il l'avait déçu, qu'il l'avait abandonné, elle lui assurait être là. Mais que pouvait-elle bien faire pour l'aider ? Elle n'était qu'une ravissante danseuse... Et une espionne de Hightower. A moins de lui demander d'assassiner son frère par vengeance... Ce qu'il ne ferait jamais. Ce serait la perdre pour toujours. "Tu es libre. Même si je le désire, tu ne seras jamais à moi." Il ne pouvait pas exiger cela d'elle. "J'ignore comment tu peux m'aider. Je pense que rien ne peut me secourir désormais." Il eut un sourire un peu désabusé, avant de se rapprocher de la danseuse et d'effleurer sa joue du dos de la main. "Reste." C'était une supplique. Elle était libre de partir. Mais il voulait qu'elle reste à ses côtés. Il s'empara de son menton, avant de faire de même de ses lèvres, pressant les siennes avec douceur, puis avec davantage de passion, révélant la faim dévorante qu'il avait d'elle alors qu'il tentait de se contenir. Il l'avait revue bien des fois depuis leur jeunesse, ils s'étaient souvent opposés et chamaillés, ils s'étaient frôlés, mais ils ne s'étaient jamais abandonnés. Et comme son corps et sa douceur lui manquaient. Sa main libre se glissa dans le dos de Sol pour la plaquer fermement contre lui alors qu'il se faisait plus avide.


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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyVen 5 Juil - 13:37





 
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Je regardais Anders, et attendais sa réaction. Je ne l’appréhendais pas. Non. J’avais imaginé toutes les manières dont il pourrait réagir à mes paroles. Toutes. J’étais prête à affronter ce qui suivrait, quelques soient ses choix, quelque soit la direction qu’il désirerait prendre. J’en avais assez de fuir, et de mentir au Dornien. Après tout ce qui s’était passé, je n’en étais plus capable. Cela ne servait à rien et ne faisait que me faire du mal. J’avais fini par m’en rendre compte. Et j’étais persuadée que, contrairement à ce que pensait ma Mère, rien n’était jamais gravé dans la roche. Il n’était jamais trop tard. Et puis, j’avais bien trop souffert de ses silences pour continuer à les imposer à Anders. Je ne doutais pas qu’Elle m’avait aimé à sa manière. Elle avait fait du mieux qu’elle le pouvait, avec ce rappelle constant que j’étais pour elle de toutes ses nuits de violence. En voyant Tricia de plus près, je n’avais pas manqué de remarquer que nous partagions des traits communs. Nous avions les mêmes yeux, et je tenais la blondeur de mes cheveux des hightower. Certains de mes traits de visage l’étaient également. Apprêtée et au côté de Manfred et de sa sœur, notre lien familial serait visible et il serait impossible de le nier. Si j’avais attaché en chignon mes cheveux et m’étais habillée en haillon quand j’étais à leur château, ce n’était pas pour anodin. Et mon frère était trop malin pour ne pas s’en être aussi rendu compte. Si Tricia aurait pu peut-être en émettre l’envie, ni le Roi du Bief, ni moi même ne voulions qu’on apprenne ma véritable affiliation.

En dehors de nous trois, et désormais Anders, personne ne le savait. Je doutais même que la Reine du Bief n’ait eu vent de mon existence. Et c’était mieux ainsi. Je n’étais pas fait pour marcher parmi eux. La moitié de mon sang s’était avéré noble, mais j’étais et resterais toujours une fille du peuple. Je n’avais pas ma place dans la lumière, mais dans l’ombre. Et, je m’y plaisais. Vraiment. Je n’avais besoin de rien de plus que ma danse et savoir que je n’étais plus seule. J’avais appris à connaître Manfred. Il n’était pas un homme parfait – qui l’était d’ailleurs ? - mais je l’appréciais pour ce qu’il était. Il avait été dur avec moi. Il m’avait bousculé aussi. Mais j’étais devenue plus forte et surtout j’avais fini par devenir moi même et non plus ce que d’autres voulaient que je sois.

Connaissant Anders, je savais qu’il y avait une forte chance qu’il me fasse conduire jusqu’à sa sœur, ou dans un cachot. Je connaissais l’importance qu’il attachait à sa famille et à son royaume. Et, j’appartenais à un camp qu’il estimait ennemi. Le fait qu’il ne le fasse bien était à mes yeux révélateurs, si révélateur. Il renouvelait sans le dire sa pensée, cette pensée que, selon lui, tout nous ramenait inlassablement l’un vers l’autre. Il me souffle que je ne serai jamais sienne après m’avoir assuré que j’étais libre. J’ouvre la bouche pour lui répondre mais il ne m’en laisse pas le temps. Sa main effleure ma joue avec cette délicatesse que je lui avais toujours connu, et, j’osais le penser, dont j’étais l’une des rares personnes à lui connaître. Il ne jouait pas avec moi, face à moi. Il me supplie de rester même s’il se pense perdu. Quand ses lèvres se posent sur les miennes, je me perds avec lui. Comment pourrais-je en faire autrement. Certains de mes doigts se perdent dans ses cheveux, et les autres serrent son vêtement,t dans son dos. Nos corps se rencontrent, avides de contacts, de ces retrouvailles que nous désirions l’un comme l’autre. Je lui avais dis, je n’étais désormais plus une jeune femme naïve et inexpérimentée. Je n’avais peut-être eu que deux amants, mais j’avais appris. Mathie avait été une bonne enseignante – le contraire aurait été étonnant au vu de son métier – et Colyn n’avait jamais caché le plaisir qu’il pouvait éprouver. Les yeux emplis de passion, je m’écartais pourtant légèrement de lui pour lui dire Je suis tienne… Et je resterai jusqu’à ce que le vent ne guide mes pas ailleurs… Ou que tu sois las de moi. Il aurait toujours le choix de me demander de partir s’il le voulait. Jamais je ne m’imposerai à lui, n’essayerai d’obtenir plus que ce qu’il pouvait me donner, ce qu’il voulait bien me donner. C’était un compromis que mon coeur acceptait. Scellant cette promesse, mes lèvres retrouvaient les siennes alors que mains se faisaient plus aventureuses. Je tirais sur sa chemise pour pouvoir glisser mes doigts sur sa peau. Je frissonnais, grisée de retrouver ces sensations si semblables et pourtant si différentes du passé. Je l’avais connu à l’aube de sa vie d’homme, qu’il était désormais pleinement. Son corps s’était endurcie, et abîmé aussi. Je connaissais assez bien la physionomie des corps, des peaux pour remarques les cicatrices sous mes doigts, qu’il n’avait pas avant. Il avait changé, mais restait quand même le même. C’était étrange… Étrangement grisant. Je voulais découvrir ce qui était nouveau chez lui. Tout.

Je m’échappais de cette étreinte en reculant gracieusement. Malicieusement, je le regardais avant de tourner sur moi même, faisant voler les voiles transparents de cette tenue domienne que j’avais acheté avec mes maigres économie. Mes pieds effleuraient à peine le sol que déjà, ils prenaient une nouvelle direction. Mes bras se mouvaient en cadence, s’arquaient, s’ouvraient, se refermaient. Je tournais, virevoltais, tout en détachant quelques voiles, les uns après les autres. Ils dévoilaient beaucoup de mon corps mais restaient quelque part des barrières que je laissais tomber alors que mon âme s’exprimait à travers la danse. Elle avait toujours été un exutoire, et les années n’avaient pas changé cela, ne faisant que le renforcer. Je voulais qu’Anders comprenne que chaque mots que je lui avais dis était sincère. Je m’étais mise à nue devant lui, comme j’étais en train de le faire. J’occupais l’espace de sa chambre, m’éloignant, me rapprochant, guidée par cette musique que j’étais la seule à entendre. Effeuillée, ne portant plus que deux maigres morceaux de tissus blanc jurant désormais sur ma peau qui s’était halée, je finissais par sauter dans ses bras. Je savais qu’il me rattraperait, que mes bras se noueraient sans problème autour de son cou, et mes jambes autour de sa taille. J’avais assez confiance en lui pour me jeter ainsi sans filet, comme j’avais pu le faire au cours de plusieurs danses en public avec Colyn. Le dornien n’était peut-être pas danseur, mais je savais qu’il ne me laisserait pas tomber. Je l’avais laissé lire en moi, et ses yeux m’avaient lire en lui. Ce tourbillon qui faisait rage en moi, je le voyais aussi en lui, ravageant tout. Peut-être n’en avait-il pas pleinement conscient ? C’était là à lui de le comprendre, comme j’avais eu besoin de le faire, à lui et à lui seul. Qu’importe, cela ne m’empêchait pas de n’avoir aucun doute le concernant. J’avais fait un acte de foi plus tôt et j’en refaisais de même. Si je tombais, je me faisais mal dans le meilleur des cas, me casserais un bras ou une jambe dans le pire des cas. Mais cela n’arriverait pas. Il ne me ferait jamais aucun mal. Jamais.



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MessageSujet: Re: Ébréché, vaincu, soumis   Ébréché, vaincu, soumis EmptyMar 16 Juil - 5:07





 
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Une fois de plus, la raison céda devant le désir. Cette femme avait beau être une ennemie, il ne pouvait pas la considérer ainsi. Alors, à moins qu'elle soit une fabuleuse comédienne, il préférait croire que le cœur de Solvej n'avait pas été gangrené par les manigances du Hightower. Qu'elle venait de lui confier sa vie, aveuglément. Il pouvait en faire ce qu'il voulait. Il pouvait la dénoncer comme espionne si cela lui chantait. Mais au lieu de cela, il l'embrassa. Il voulait juste qu'elle soit de nouveau à lui, comme lors de leur adolescence. La retrouver. Il n'y avait plus rien qui les en empêchait. Solvej était de nouveau libre et pouvait bien faire ce qu'elle voulait de son corps. Et lui... Il n'avait jamais été pris par qui que ce soit, sinon son devoir et ses responsabilités. Et quel délice de sentir la danseuse répondre avec une égale voracité. Ses mains sur lui affolaient ses sens et son contrôle bien fragile menaçait de voler en éclats. Il sentit la frustration quand elle s'écarta de lui... Bien vite balayée par les paroles de la belle. "Peut-être te lasseras-tu avant. Sol, la situation n'a pas changé, je ne peux rien t'offrir de plus que des étreintes passionnées. La maîtresse du bâtard Martell. Le supporteras-tu ?" Ce n'était pas très glorieux pour elle. Ils pouvaient se montrer discrets bien sûr, mais les murs avaient des oreilles et on finissait toujours par savoir qui couchait avec qui dans ce palais. On ne manquerait pas d'ajouter la danseuse exotique au palmarès du dornien. Saurait-elle subir les regards complaisants ? et les chuchotements sur son passage ? Il se trouvait un peu trop sage et prévenant de parler de ça, au risque qu'elle n'arrête tout et ne parte... Il aurait alors gâché, une fois de plus, sa chance.

Ses doutes s'envolèrent alors que Sol repartait à l'assaut de ses lèvres et de son corps, le faisant frissonner. Sentir ses mains se perdre sur les déliés de son torse lui procuraient une excitation palpable. Il avait envie de plus... tellement plus. Depuis qu'ils s'étaient revus, jamais il n'avait pu aller au bout avec elle. la situation ne s'y était jamais vraiment prêtée et elle était une femme mariée et fidèle, malgré les élans traîtres de son cœur. Et il la respectait trop pour faire d'elle une infidèle qui aurait regrettée d'avoir cédée à la passion. Déjà qu'il lui avait ravi son innocence alors que c'était un bien précieux pour une femme... Il avait réellement lutté contre cela. Mais Solvej ne l'avait pas beaucoup aidé dans cette bataille. Et il n'était qu'un gamin impulsif et passionné. Alors était arrivé ce qui devait arriver. Puis Sol était partie.

Sans prévenir, elle s'échappa de son étreinte, une lueur amusée dans le regard. Statufié, hypnotisé, il l'observa se mettre à danser, tout en se dévêtant, trouvant la scène terriblement érotique. Il n'y avait pas à dire, Solvej avait apprit à jouer de ses charmes et pris confiance en elle. Et ce n'était pas pour lui déplaire. Il avait toujours adoré la regarder danser. Il lui avait dit à l'époque qu'elle avait l'étoffe d'une grande danseuse et qu'elle n'avait rien à envier à sa mère. Qu'il y avait une flamme en elle que sa mère ne possédait pas. Ou plus. Et il s'était montré prophétique. Bientôt, Sol fut presque nue. Et quelle vision divine... Il ne manquait pas le moindre de ses mouvements et s'il fut surpris de la voir se jeter dans ses bras, il ne manqua pas de la rattraper, la serrant contre lui alors qu'elle l'enlaçait totalement. Elle lui semblait bien menue ainsi agrippée. Il ne put résister au plaisir de s'emparer voracement de sa bouche, alors qu'il avançait simplement jusqu'à sa couche, l'y déposant et l'observant, son regard accrochant les quelques morceaux de tissus qui cachaient encore sa peau. Avec précaution, il s'empara de l'un d'eux, tirant dessus avec une extrême lenteur, malgré son désir. "Tu es tellement belle Sol... Et cela fait si longtemps... Laisse-moi te regarder. T'apprendre par cœur." Il imprimait ce corps magnifique sur ses rétines, avant d'y goûter, avec un art consommé. Il savait comment faire monter le plaisir chez une femme. Et il avait bien envie de sentir Sol se tortiller sous l'exquise torture et le supplier d'y mettre fin.


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