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On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur
MessageSujet: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyDim 21 Avr - 23:03



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Après la réunion exceptionnelle j’avais indiqué à Torrhen que nous parlerons plus tard. En sortant de la pièce je rejoignais, mon escorte sur les talons, Méraxes pour la délester de mes affaires et pour laver ses écailles tachées et poussiéreuses de terre,  de boue, de neige. J’avais retrouvé Ebryon jouant avec elle et il m’avait sauté dessus, littéralement,  avant de mordiller ma peau à la fois par marques d’affections et par marques de mécontentement, parce que je l’avais laissé derrière moi. Je passais moins d'une heure avec eux avant de regagner, seule, le château.  Enfin, cela était tout relatif vu les gardes autour de moi. Je regagnais rapidement la chambre d’Athynea et d’Aeden tout juste réveillés. Mais Yesaminda ne me laissa pas tout de suite les prendre, pas avant qu'elle ne m’ait examiné ni que je sois propre. Pour leur sécurité, bien sur, je le savais mais je lui avais lancé un regard incendiaire du fait qu’elle m’interdise l’accès à mes enfants, un regard qui l’avait laissé de marbre. Consciente qu'elle avait raison, non sans rechigner, je m’étais rendu dans ma chambre pour me décrasser avec l’aide de Kora avant de pouvoir enfin les prendre dans mes bras, sentir leurs odeurs, coller leur peau contre la mienne. Ils m’avaient manqué et j’en voulais d’autant plus à cet imbécile de Gardener de m’avoir forcé à quitter mes petits pour des futilités et un égo mal placé.

L’avais passé le reste d’une journée déjà bien écoulée à jouer avec eux puis les bercer avant de les coucher. J’avais demandé à kora de me faire monter un repas pour deux dans le bureau que je partageais avec Torrhen. En l’attendant je feuilletai les parchemins que j’avais abandonné mais aussi les nouveaux qui s’étaient ajouté, triant les urgences et ceux qui pouvaient attendre. J’étais plongée dans un missive quand je finis par m’endormir . La chevauché avait été épuisante, le retour tout autant et la nuit avait été courte. Le loquet de la porte s’ouvrant me tira du sommeil et je sursautais, une feuille collée sur ma jour. Je pestais en Valyrien en l’enlevant avant de me tourner vers mon époux qui venait de rentrer. J’avais beaucoup de choses à lui dire et j’avais même préparé mon discours mais j’étais encore trop endormie pour arriver à me rappeler exactement de tout ce que je voulais le dire, si bien que mes propos, en valyrien de surcroit n’avait pas vraiment de sens. Je m’arrêtais très vite en m’en apercevant toute seule, avant de me passer une main sur le visage pour me réveiller un peu plus et de souffler. Si tu me cries dessus, je préfère te prévenir que tu passeras cette nuit ainsi que toutes les suivantes seul. Cela n’allait sans doute pas le même dans de bonne disposition mais si lui était en colère moi aussi j’avais de quoi l’être,












Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Rhaenys Braenaryon
Perzys Ānogār sōnar. I'm not a Queen, I'm a Empress
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Membre du mois : 9
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
Caractère : Ambitieuse ● Combattante ● Sans compromis ● Intègre ● Libertine ● Déterminée ● Non conventionnelle ● Charismatique ● Vengeresse ● Passionnée ● Violente avec ses ennemis
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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyLun 22 Avr - 12:19

Je sors du Collège, fatigué, en colère et dépité. Je ne sais pas où tout cela va nous mener. Les impairs et les impondérables arrivaient forcément, quand on essayait de fédérer un empire de puissances souvent rivales, coalition d’idéaux, mais aussi de passifs et d’égaux. Le Gardener avait accepté de faire publiquement amende honorable, et de s’entraîner à devenir meilleur. Mais il ne semblait y croire qu’à moitié, et considérer que les griefs à son encontre étaient personnels et non moraux, politiques ou stratégiques. Les griefs étaient devenus personnels à mesure qu’il ne prenait pas confiance de ce que son comportement était déplacé. Ce qui m’ébahissait le plus était qu’il était parti sans avertir personne, sans forte escorte, sans soutien avéré dans son pays. S’il était donc pris par l’ennemi et sa police secrète, il avouerait rapidement tout de nos plans, de nos dispositifs et de nos secrets. Tout Roi Fédéré qu’il était, l’ennemi n’aurait pas le moindre respect pour une tentative d’usurpation et l’homme finirait en lambeaux, non sans avoir fait chanceler l’Empire pour un gain nul ou presque, et des informations trop précieuses divulguées. Je sortais de mon côté. Pour parler à la Garde. Informer les officiers qu’il faudrait se présenter aux appartements du Roi Kevan dès le lendemain, qu’il faudrait l’escorter, le garder à l’oeil. J’allais au corps de garde, et jusque dans le campement de mes hommes les plus proches. Les rassurais sur la situation à venir, et sur ses débouchés potentiels. On ne relâche pas la surveillance de l’armée, de la ville et de ses portes, et moins encore du château.


Je rentrais très tard. Il fallait que je vois Rhaenys. Que je la fustige, mais que je lui dise à quel point elle m’avait manqué, à quel point je m’étais inquiété. Loup fier et indépendant, je n’avais jamais rendu de compte à mes compagnes, qu’elles soient de basse extraction ou de la noblesse, femmes ou maîtresses. Je n’en avais pas tant eues dans ma vie, mais aucune n’avait pris le dessus sur ma vie et sur son organisation. Personne au point de Rhaenys, en tout cas. Et quand j’entrais, elle se réveillait en sursaut, parchemin collée sur la joue. Difficile d’être en colère, alors que je n’avais qu’une envie, me coucher avec elle, et me réveiller dans trois jours. J’approche, vague sourire aux lèvres au vu de la situation. Je m’approche, et l’enlace doucement, l’encadre de mes bras. Je hume l’odeur de ses cheveux, de son cou.



| Je ne goutte guère aux menaces, femme. |


Je l’embrasse. Doucement. Puis, plus vivement, cherchant sa langue, son odeur, son souffle.


| Tu as tellement été imprudente. Tu ne peux pas partir comme ça. Pas avec Athynéa et Aeden ici. Tu as d’autres responsabilités que l’Empire, mon aimée. Tu m’as fait peur… L’homme est instable. Que ce serait-il passé s’il t’avait attaquée ? Avec ses hommes ? Si tu étais tombée dans une embuscade de l’ennemi ? Tu dois agir avec plus de discernement. |


Mes mains glissent dans son dos, épousent ses reins, l’attirent contre moi.


| Tu ne peux pas non plus t’avilir dans des défis. Même pour Argella. Même si elle semble t’aimer. Te désirer. Tu ne peux plus prendre ce genre de risques. Nous risquerions par trop la désunion. |


J’hésite. Je lâche, murmurant contre ses lèvres.


| J’ai eu très peur pour toi. Ne me fais plus jamais ça, ou je jure que je t’enchaîne. |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyLun 22 Avr - 20:15



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Je m’étais attendue à mes cris. Je m’étais attendue à une hargne visible et sonore. J’étais Dragon et les miens étaient ainsi fait. Nous ne nous taisions pas. Nous revendiquions nos sentiments, nos opinions. J’avais imaginé plein de choses mais j’étais loin de la réalité, bien loin même. Il s’approche alors que je décolle le parchemin sur lequel je me suis endormie de ma joue. Il arrive bien vite jusqu’à moi pour m’enlacer avec une tendresse certaine, une tendresse qu’il n’accorde qu’à nos enfants et qu’à moi même. Nous sommes sans doute, tous les trois, les seuls à le savoir capable d’autant de délicatesse. Hoare avait ravi cela à ses premiers enfants, et Sigyn avait fini de l’achever par ses infidélités et sa traîtrise. Je ne l’avais jamais jugé, pour autant je n’avais jamais compris son comportement. Je n’étais pas faite de mensonges et de fourberies. Les comprendre, c’était au-delà de mes forces. Mon esprit s’y refusait et je savais que c’était là ma plus grande faiblesse, même si nombreux étaient ceux qui pensaient que c’était une force. Allez savoir qui avait raison, eux ou moi. Je sens mon mari inspirer et s’enivrer de mon odeur. Il me glisse qu’il n’aime pas mes menaces, avant de m’embrasser d’abord avec douceur, puis plus urgemment. Il ne me laisse pas lui répondre que déjà, il me parle de nouveau alors que ses mains se glissent sur mon corps qui réagit aussitôt à son contact. Je me retrouve contre le sien et mes doigts glissent le long de son dos, puis jusqu’à ces cheveux. Je refermais mes bras autour de lui et nichais ma tête dans son épaule. Je comprends ta peur. Mais n’oublie pas qui je suis.Je l’embrasse à mon tour, d’abord férocement puis plus délicatement, lui répondant à ses mots physiquement avant de lui souffler. On enchaîne pas un dragon. Jamais. Mes yeux brillent de détermination et d’avertissement aussi. Qu’importe puisse être ses raisons, je ne supporterai pas être enchaînée. Si cela venait à arriver, il me perdrait. Définitivement. Mon père, mes frères, ma sœur, et ma mère ne s’y étaient jamais risqués. Même Baâl malgré toutes les sueurs froides que j’avais du lui donner en m’échappant encore et toujours l’avait compris et respecté cet état de fait. Et j’en attendais de même de Torrhen. Je lui avais dis jadis qu’on ne domptais pas un dragon, qu’on ne pouvait pas l’enfermer et qu’il restera toujours sauvage. Il ne pouvait pas l’oublier. Je ne suis pas faible Torrhen. Je ne suis pas une demoiselle en détresse qui doit être secourue. N’attends pas de moi un comportement que tu serais toi même incapable d’adopter. L’empire dépend de nous deux, autant de toi que de moi. Je pris son visage entre mes mains, caressant doucement sa joue rappeuse. Je ne suis pas imprudente. Je sais très bien qui dépends de moi désormais. Je ne les laisserai pas. Ni mon peuple, ni ma famille. Et tu fais parti de cette famille, ne l’oublie pas. Il allait de notre avenir à tous et tu sais aussi bien que moi que j’étais la seule à pouvoir le rattraper.. Ma main d’épéiste prit la sienne pour la poser sur ma plus fidèle amie, Noire-Soeur. Je suis une guerrière au même titre que toi. Et si cela n’avait pas suffit, n’oublies pas qui m’accompagnait. Si mon sang avait coulé ne serait-ce que d'une goûte, un brasier continuerait de brûler pendant plusieurs décennies encore dans le Bief. Meraxès était redoutable. Il l’avait vu en combat mais il ne se doutait pas qu’elle pouvait l’être encore plus. j’étais sa sœur, sa famille, sienne. J’étais inatteignable à ses cotés et elle donnerait cent fois sa vie pour la mienne, comme je donnerai cent fois ma vie pour la sienne. Et contrairement au mien, son corps est plus bien solide, bien plus robustes. Pour ce qui est d’Argella, j’en aurai fais de même pour chacun des Roi et Reines m’ayant prêté serment. Cela n’a rien à voir avec l’amitié qui nous lie. Si les rôles avaient été inversés, je me serai proposée Championne de Kevan Gardener. La femme est partiale, l’impératrice ne l’est pas. Et il n’était pas question de la femme tout à l’heure mais de l’impératrice. Mes raisons avaient été les miennes que les siennes. Tout aussi femme que j’étais, je me devais de défendre ceux qui avaient fait le choix de placer leur vie et leur avenir entre mes mains. Et mes liens n’avaient aucun rapport avec mes décisions. Si Orys nous trahissait… Je l’exécuterai de mes propres mains, avec l’épée de notre défunte sœur même si mon âme et mon coeur tomberaient avec lui. J’en avais fais la promesse et je tenais mes engagements.  Je ne te ferai pas de serments que je me sais incapable de tenir ñuha jorrāelagon. Pas même pour te rassurer. Tout comme lui ne le ferait pas. Nous nous étions promis de ne jamais nous mentir. Je me rapprochais de son oreille et lui glissais Gardes bien en toi cette peur que tu as ressenti pour moi, cette crainte qu’il m’arrive quelque chose. Ne l’oublie pas et multiplie la par trois. C’est ce que je ressents chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde depuis que je sais que tu t’en iras combattre sans moi, avec Argella et Orys. Rappelles en toi et reviens moi. Revenez tous les trois. finis-je par lui dire, sans pour autant lui en demander la promesse. Car comme je ne pouvais pas lui affirmer que je ne serai jamais plus en danger, il ne pouvait pas m’assurer qu’ils reviendraient tous triomphants et en bonne santé.













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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyLun 22 Avr - 22:54

Rhaenys ne changera pas. Elle ne changera jamais. Je pensais que la maternité l’avait changée. Mais c’était faux. Ni les enfants, ni le mariage n’y arrivaient. C’était comme ça… Je ne voulais pas me faire une raison, malgré tout. Parce que j’estimais qu’elle prenait bien plus de risques qu’il était possible d’en tolérer. Mais je peux difficilement lui en vouloir malgré tout, tant il est évident qu’elle a agi selon son coeur, selon ses convictions. Je ne peux pas lutter, contre le poids de ses principes. Je ne suis pas sûr de le vouloir. Alors je dois sans doute apprendre à l’encaisser, mais ça n’a rien de facile. Rhaenys réagit à l’impulsion de mon corps, quand elle m’embrasse avec passion, et qu’elle vient passer sa main dans mes cheveux. Poivres et sel, eux aussi marquent mon âge et les épreuves passés, mais elle ne semble pas se formaliser des fils blancs qui parsèment la toison noire, pas plus que les gris qui se changent et blanchissent, petit à petit. Je souris plus largement, quand elle me dit qu’on n’enchaîne pas un dragon. Et réponds à son injonction sur un ton de défi.


| Alors, cesse donc de m’en donner l’envie. Je ne suis pas dragon, mais je suis Loup, et tu ne voudrais pas je pense, que j’ai à me fâcher pour de bon. Tu ne fais aucun secret de la puissance de ta volonté ; ne doute pas plus de la mienne. |


Même si elle se devait d’être relative compte tenu des circonstances, Rhaenys serait toujours maintenue dans un cadre sécuritaire, voué à sa protection. Qu’elle le tolère ou non ferait quoiqu’il en soit mon affaire, et je me fichais bien de son avis sur la question. Toutefois, je comprenais sa précision sur l’égard que tout homme serait susceptible d’avoir à l’endroit de son sexe. Je soutiens le regard de ma femme, laisse sa main, dure et sèche, plus habituée que jamais à manier l’épée, guidait ma propre main sur la garde de Noire-Soeur, sa lame valyrienne. Je hochais la tête pour le reste, je comprenais bien sa position.


| Et il dépend plus encore de toi, sans doute. Mais tu es imprudente. Quoi que tu en dises. Des cavaliers avec notre blanc-seing auraient rapidement retrouvé une troupe en armes, même modeste. Nos fonds sont importants. Ils auraient pu acheter les complicités et témoignages nécessaires. Tu n’en as fait qu’à ta tête. Sans me consulter. Tu m’as informé, Rhaenys. |


J’embrasse sa main, puis la pose derrière moi, contre mon dos. Je l’attire à moi à nouveau.


| Je ne suis pas un laquais que l’on informe. Tu es mon impératrice, mais je suis ton Empereur. Nous ne formons pas qu’un couple ; nous formons une véritable paire. Tu as misé ta vie et celle de Meraxès sur un jeu qui n’en valait pas la chandelle. L’avenir nous le dira, mais il n’était peut être pas tellement utile de rattraper Kevan Gardener. Tu as vu comment il était, tout à l’heure ? Il ne comprend pas ce qu’on lui reproche. Pas vraiment. Il agit comme le prince favori d’un royaume prospère, l’enfant qui n’a jamais manqué de rien, qui a toujours eu ce qu’il voulait. Je lui ai laissé le bénéfice du doute. Tout le collège lui a laissé. Comprends-moi bien, mon amour. Je tolère que tu te mettes en danger. Pas que tu le fasses pour un but aussi dérisoire. |


Je reste front contre le sien, tandis qu’elle m’explique sa position, que j’avais comprise. Dont j’avais conscience depuis le début. Rhaenys régnait avec son coeur autant qu’avec sa tête, mais sans jamais oublier les intérêts de personne dans quelque affaire que ce soit. Je murmure, contre elle.


| Je ferais tout pour. |


Promesse, soufflée, murmurée, mais vibrant d’honnêteté malgré tout. Je soupire. Je suis fatigué. Comme depuis mon arrivée à Fort-Darion, Kevan Gardener n’était que le problème le plus humain que je devais gérer, mais il y avait tous les autres, plus dangereux, plus difficiles à solder.


| Ne pars plus comme ça. Promets-le moi. |




~~~
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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyMer 8 Mai - 23:29



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Jamais pas une seule fois. lui répondis-je doucement. Je savais qui il était. Je connaissais ses qualités, sa valeur. Je savais combien il pouvait être déterminé, combien il était fort aussi. Je n’avais jamais douté de lui comme je venais de lui répondre. Mais il me devait la pareille. Je n’étais pas faible. Je n’étais pas sans défense. Les miens avaient tout fait pour que je ne le sois pas. Je n’étais pas invincible oui, j’en avais conscience mais je restais malgré tout bien plus forte que les femmes présentes dans mon château, en Westeros, Argella inclus. Un feu brûlait en moi. Un dragon sommeillait en moi. Et cela me rendait bien plus forte, bien plus solide, bien plus investi aussi. Comme eux, je protégeais ce qui m’était chère et ce qui était mien. Torrhen le savait très bien même si je le connaissais assez pour espérer malgré tout que cela change. Pourtant, c’était impossible. Rien ne pourrait me changer, rien. Tout cela je lui rappelle, mais je sais qu’au fond, il considérerait toujours que j’avais agis avec imprudence. Nous ne serons pas d’accord sur ce point. Nous ne serons jamais d’accord sur un tel sujet de toute manière. Il me voulait dans un château, en sécurité, entouré d’une multitude de gardes. Et moi, je voulais me battre avec eux, avec lui, mettre mes talents et mes qualités au service de cet empire que nous représentions tous les deux. Mais là encore, il se méestime et pense que ce que nous avons fondé à deux dépend bien plus de moins que de lui. Je secoue la tête mais je sais qu’encore une fois nous ne tomberions pas d’accord sur ce point là non plus. Je n’ai pas fait preuve d’imprudence. Et cela aurait mis du temps, bien plus que je n’en ai mis. Il aurait pu tomber au main de nos ennemis. Une paire de seins, et il nous aurait trahi. Tu le sais aussi bien que moi. lui répondis-je simplement Pour ce qui est du reste, il n’a jamais été question que nous demandions la permission de l’autre Torrhen. J’ai agis comme je devais le faire. Et tu en aurais fait de même à ma place. Je t’ai tenu au courant. Peut-être aurais-je du venir te voir en personne? Oui je le reconnais, j’ai agi rapidement et je n’ai pas été correcte. Mais sois honnête Torrhen, m’aurais-tu laissé partir ? M’aurais-tu laisser agir comme je le devais? Nous savions tous deux qu’il ne l’aurait pas fait… Mais que même s’il n’aurait pas été d’accord, je serai partie malgré tout. Alors oui je reconnaissais sans mal que j’aurai du venir l’informer personnellement et non pas lui laisser une missive. Pour cela, uniquement pour cela, je m’excuse. De ne pas être venue moi même. Pas d’être partie. Parce que je reste persuadée que j’ai fais ce que je devais faire lui dis-je en toute sincérité. Je savais reconnaître mes tords et m’excuser en conséquence.  Je n’ai pas mis en danger Meraxès. Je ne le ferai jamais. Elle est ma sœur, mon sang, ma protégée. Mais ce qui Kevan, il n’en valait pas le coup en effet. Mais je ne l’ai pas fait pour lui, mais pour l’Empire. Il a tellement changé. Il n’était pas ainsi avant. Mais c’est là aussi mon erreur, et je m’en excuse une fois de plus. Je n’aurai jamais dû le couronner. J’ai vu en lui un talent certain et je n’ai pas regardé au-delà. Au fond je ne suis pas aussi douée qu’on peut le dire ou le penser. Je fais des erreurs, et celle ci aurait pu être très grave. C’était à moi de la réparer. Je suis la seule fautive de cette situation. Et cela encore, je le pensais. J’avais amené la discorde et un homme qui ne méritait pas sa couronne dans  ce que nous essayons de bâtir.  Mon corps glisse contre celui de Torrhen. Et je ressens le même besoin que lui de me trouver dans ses bras. Je me rends compte que j’ai besoin de son réconfort, de son pardon quelque part. L’échec de Kevan était le mien. Et on ne m’y reprendrait plus non. j’avais fais une énorme erreur de jugement et je m’en voulais énormément pour cela. Tous ces actes insensés, je les considérais comme étant uniquement de ma faute. Je payais très chère cette erreur, et je le continuerai jusqu’à ce que la vie ne quitte son corps. Peu importe la proposition de mon époux, Kevan allait échouer. Ces travers étaient trop grands et surtout, il ne voulait pas les regarder en face. IL se bornait à nous penser comme étant ses ennemis et même son ami proche n’avait pas su le raisonner. Tout cela allait mal finir, et cela m’angoissait.  

Son front contre le mien, je lui donne une fois de plus le fond de ma pensée, sans détour sans rien lui cacher. Je lui fais savoir combien j’ai peur, peur pour lui, pour Orys, pour Argella, pour nos hommes aussi. Je déteste l’idée de les laisser partir… Sans moi. Rester en retrait était ce que je pouvais faire de plus dur. Je préférais me tenir sur le champ de bataille, à leur côté, plutôt qu’en sécurité, seule à Fort Darion. Mais Aeden et Athynea avaient besoin de moi, et je ne pouvais pas laisser seuls. J’avais un devoir envers eux, et même si cela m’en coûtait, je devais l’honorer. Mais cela ne m’empêche pas de rappeler à Torrhen combien je détestais ça et combien cela me terrifiait. Pour autant, je ne réclamais sa promesse car comme moi, il serait incapable de m’assurer qu’il reviendrait, qu’ils reviendraient tous sain et sauf. Mais au moins fera-t-il tout pour cela, comme il me le jura. C’était tout ce que je pouvais espérer, tout ce que je pouvais exiger de lui. Il soupire, et je le serre un peu plus contre moi, contre mon cœur. Je viendrais te trouver. Je te le promets. Je ne pouvais pas lui garantir de ne pas partir, mais de venir lui parler ? Oui, cela je le pouvais et je venais de le faire. Je prends son visage entre mes mains , caresse sa joue abîmée, avant de venir l’embrasser, avec toute la tendresse dont je suis capable. Je sens qu’il est épuisé, et je sais qu’il a sans doute peu voir pas dormi les nuits précédentes. Alors je me détache de lui pour venir lui prendre la main, et nous emmener jusqu’à notre chambre, sans dire un mot. Les gardes postés se retirèrent aussitôt, tout comme Kora qui finissait de poser de la nourriture sur la table. Je m’y dirige aussitôt pour préparer quelques tartines de fromage et de viande à mon époux, que je viens lui apporter alors qu’il s’asseoit sur le lit comme je lui ai demandé. Je me baisse, et entreprends de délaisser ses chaussures, pour les lui oter, avant de venir l’embrasser une fois de plus. Je suis désolée de t’avoir inquiéter. lui dis-je en toute sincérité, mes yeux lavandes dans les siens si sombres. Je n’ai mis qu’une demi-journée à rejoindre Kevan et sa troupe. Le soleil était couché, mais Meraxès a senti leur piste, les a vu bien avant que je n’en sois capable. Quand elle s’est posée, les gardes se sont aussitôt écartés et sont allés le chercher… Je lui racontais  tout ce qu’il avait pu me dire, mon ultimatum, puis notre départ pour retourner à Fort-Darion. Je ne lui omettais aucun détail, pas même que j’avais préféré dormir dehors, sous la protection de Meraxès que dans une des tentes où je ne serai sentie vulnérable, ni encore je ne n’avais accepté aucune nourriture autre que celle que j’avais apporté. Je ne lui cachais pas non plus combien laisser Athynea et Aeden avait été douloureux, terrible et combien j’ai eu peur de ne pas retrouver notre fille à mon retour. Je finis par lui souffler. J’ai pris sur moi. Tu me penses impulsive et irréfléchie mais j’apprends tu sais. J’ai été tentée plus d’une fois de faire rouler sa tête sur le sol, ou d’ordonner à Meraxès de le brûler vif. Tu l’aurais entendu… Je crois que même toi aurait eu bien du mal à garder ton sang froid. Et c’était peu dire.














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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyVen 10 Mai - 1:18

Rhaenys me confie qu’elle n’avait jamais douté de moi. Je le savais. Mon visage, dur avec ses cicatrices et la fatigue qui l’incarnait littéralement, ne se radoucit pas pour autant. Difficile de ne pas faire une grimace permanente quand on a une gueule comme la mienne. J’étais fatigué. En ce moment, je l’étais sans arrêt, et j’étais même fatigué d’être fatigué. C’était sans doute ça de me décharger sur les autres ; prendre du recul me faisait aussi prendre conscience de nos difficultés sans forcément que ça soit à moi de les résoudre systématiquement. Etre plongé dans les problèmes jusqu’au cou, ça me gardait concentré, alerte, prêt à me battre et à tout faire pour l’emporter. Mais j’avais moins de terres à gérer aujourd’hui, et beaucoup de tâches de gestion de l’Empire n’étaient pas entre mes mains… Ce qui me laissait l’occasion de me rendre compte, réellement et pour la première fois depuis des mois, de l’ampleur de notre tâche. Devoir gérer des Kevan Gardener ou d’autres transfuges de l’autre camp n’était pas simple tous les jours. Il y avait les vieux affronts, les trahisons et la suspicion permanente, sans parler des heurts entre les différentes factions de l’Empire. J’étais persuadé que nous pouvions l’emporter, mais à quel prix ? Rhaenys en était déjà à risquer sa vie sur le coup de caprices de hauts seigneurs.


J’opinais, faisant la moue.



| Non, j’y serais allé avec toi. Mais tu as raison. J’en suis presque à me demander s’il ne faudrait pas lui envoyer quelque chaufferette pour qu’il puisse se vider à fond. Mais ce qui me fait plus peur, au-delà de son incapacité flagrante à se tenir, c’est surtout ce qu’il est prêt à sacrifier par fierté. Je vais devoir le reprendre en main… Mais il est bien différent des soldats que j’ai côtoyé toute ma vie. Je n’ai pas l’habitude de ça. Au Nord, pour avoir abandonné ses camarades, je l’aurais fait lapider par eux en guise d’avertissement pour les autres. |


Combien de mes hommes avaient subi ce genre de jugement de décimation, combien d’unités avaient été ainsi amoindries en effectif pour des questions morales, ou de principes ? Des fuyards avaient été pendus, des voleurs avaient eu la main coupée. Beaucoup avaient été envoyés au Mur. Je me fichais des aptitudes au combat, ce qui comptait avant tout, c’était le coeur du soldat, et sa capacité à marcher. Le reste venait ensuite. Marcher vers l’ennemi, sans discuter. C’était ça, la seule et unique clef de ma réussite. Rhaenys s’excuse de ne pas être venue me voir avant. Elle me dit que son dragon n’a jamais été mis en danger, et elle non plus, pas vraiment. Que Kevan avait changé, et qu’elle l’avait mésestimé. J’ai un léger sourire un peu triste ; juger le coeur des gens est indispensable quand on règne, mais ça n’a jamais rien de facile… Rhaenys l’apprenait, à ses dépends, comme ça m’était arrivé des années plus tôt. Je la serre contre moi, doucement, mais je sais ce que je dois faire ; elle n’a pas besoin d’une épaule pour pleurer. Elle a besoin d’un égal. Elle a besoin de mon expérience.


| Tu ne pouvais pas savoir. Mais quand on fait des erreurs, on doit apprendre à ne pas foncer tête baissée pour la corriger. Si je t’avais perdue, si on avait perdu Meraxès, tu crois que l’Empire aurait tenu combien de temps ? Tu aurais fait pire que mieux. Parlons. C’est cela, la clef. J’ai eu beaucoup d’ennemis, dans ma vie. Quelques supérieurs, sans doute. Des pairs, quand j’étais jeune, ou quand je mène une armée. Mais je n’ai que rarement bénéficié de la présence d’égaux. Et c’est ce que tu es, mon amour. On n’a pas beaucoup d’avantages sur nos ennemis. Mais on a celui-là. Comptons sur nous, avant de compter sur les autres. |


J’étais persuadé qu’avec elle, avec nos deux regards si différents mais aussi complémentaires, nous étions capables de renverser bien des obstacles. Et tous ceux qui s’élevaient devant nous à l’heure actuelle ; désunion, complots et autres. La politique n’est pas plus difficile qu’une campagne face à un ennemi qui ne tente pas le combat. On gagne par le même genre de moyen. Il faut amener l’adversaire à s’exposer, à se découvrir. A nous de découvrir comment, ensemble. J’étais sincère, quand je considérais Rhaenys comme une partenaire. Sans elle, je n’aurais jamais rallié l’Orage, et peut être pas non plus le Conflans. Sans elle, mon idée de l’Empire ne serait jamais née. J’avais besoin d’elle plus que de quiconque. Parce qu’elle était mon opposée en beaucoup de points… Mais d’autres, essentiels, nous rapprochaient. J’avais contemplé son regard cette nuit-là à Blancport, je m’étais plongé dans les abysses magenta de ses prunelles, et j’étais tombé sous le charme des ténèbres qui couvaient derrière, de cette manière de penser et de concevoir le monde. Elle promet. Un poids se retire de mes épaules ; j’ai toujours accordé grande importance aux serments.


| D’accord. Je t’aime, Jentys-zaldrïze |



Rhaenys m’embrasse et je réponds à sa marque d’attention, de tendresse. Et une fois dans la chambre, je la laisse m’apporter un rien à manger. Je picore, ces derniers temps. Cette fois encore ne fait pas exception à la règle. Je souris, alors qu’elle m’aide à délacer mes chausses.


| C’est gentil, mais inconvenant pour une Impératrice, non ? Ne t’inquiète pas, je ne suis pas encore impotent |


Je lui avais dit cela en avalant une lamelle de porc séché, et enroulait une nouvelle tranche autour d’un bout de fromage épais que je lui tendais. j’écoutais son récit, continuant d’avaler quelques bouchées, mais sans plus. Je hochais gravement de la tête lorsqu’elle me dit que j’aurais eu du mal à tenir, moi aussi.


| Je ne doute pas que tu apprennes. Et je suis d’accord avec toi. Il vaut sans doute mieux que ça ne soit pas moi qui lui ai mis la main dessus au final. Mais assez parlé de Gardener. Demain, tu feras tes adieux à la Reine de l’Orage, et moi, j’irais dresser ce sudien à la guerre, la vraie. |


J’hésitais à lui parler de mon entrevue avec Argella, avant de me dire que non, ce n’était une affaire qu’entre elles.


| J’aurais tellement envie que tu m’accompagnes dans le sud… Ces mois de campagne vont être longs et difficiles, loin de toi. Maintenant, j’ai une maison pour laquelle me battre. Et je n’ai pas envie de la quitter. De te laisser ici. De laisser les enfants. Je ne serais jamais allé aussi loin au sud… |


Oui, j’étais sans doute un peu effrayé à l’idée.


| J’ai défini un plan de campagne avec ton amie Argella. Elle est vive d’esprit, en plus de toutes les autres qualités que tu m’as dit d’elle. Je pense que nous avons une chance de l’emporter, malgré la force de l’ennemi. Conrad mènera la campagne du Conflans. Il aura besoin de ton soutien, de celui de Lyham et de lady Whent, qui me remplacera au conseil. Tu seras leur autorité à tous, en mon absence. |


Mince sourire, alors que je l’attire sur mes genoux.


| Ce soir, je dors ici. Fini de travailler. Dehors, il neige. Mes missives attendront bien demain. |





~~~
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Can you see the streets in blood?
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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptySam 11 Mai - 23:55



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Torrhen m’écoutait, même si cela ne lui plaisait pas. Sans doute toute sa hargne s’était envolée après avoir dû « combattre » verbalement avec Kevan Gardener. En cet instant, il était un plus grand fléau pour nous que nos ennemis, ce qui était beaucoup dire. Cet homme… Non je ne le comprenais décidément pas. J’en venais à me dire que nous devrions lui coller une femme, peu importe qui elle est, simplement pour qu’il puisse enfin de nouveau réfléchir avec son cerveau et plus uniquement avec ses hormones masculines. Cela me dépassait, totalement. Et pourtant j’avais toujours eu un faible pour les plaisirs hédonistes et je ne comptais plus mes amants et des amantes depuis bien longtemps déjà. Oui, cela me dépassait totalement. Nous aurions alors laissé tous deux nos enfants pour une durée de temps bien plus longue. Non Torrhen, je devais y aller seule… lui dis-je doucement avant d’ajouter de manière bien plus vive Oh tu sais, il m’a affirmé connaître par coeur les bordels de Fort-Darion et je ne doute pas une seule fois qu’Argella a partagé sa couche ici… Tu vas devoir te montrer plus dur que tu ne l’as jamais été. Il agit comme un enfant capricieux à qui on a osé dire non. Il va te faire sortir de tes gonds plus d’une fois, j’en suis certaine… N’hésites pas à faire appel à Conrad. Je suis sûre qu’il prendra un malin plaisir à lui apprendre la discipline nordienne, le respect de soi et d’autrui. Car soyons honnête, pour agir ainsi, pour sous-entendre qu’il préfère se suicider que d’attaquer notre ennemi, il n’a aucun respect pour sa propre personne. Kevan s’était perdu en chemin, cela ne faisait plus le moindre doute. Même l’un de ses plus fidèles amis ne le reconnaissait plus et ne voulait plus le suivre. Cela voulait tout dire. Le jour où les miens commenceront à me tourner le dos, je me remettrais pleinement en cause.

J’avoue à mon époux ce que tout cela m’inspire, et combien j’estime que ce gâchis est de ma faute. Nous nous étions fait la promesse de tout nous dire, avec la plus grande honnêteté. Je n’avais pas peur de son jugement car je savais qu’il ne me jugerait pas. Jamais. S’il n’acceptait pas, il ferait l’effort de comprendre. Notre mariage, notre entente, notre affection reposait sur cela. Il me serre doucement contre lui, me réconfortant légèrement même s’il sait que ce n’est pas ce que j’attends de lui. Je veux son avis, et son expertise. J’en ai bien plus besoin pour l’instant qu’une étreinte ou des mots de réconforts vides de sens. J’écoutais sa réponse et hochais la tête. Dans l’ensemble j’étais d’accord sur tout ce qu’il me disait, même si je me permettais d’ajouter. Je n’ai pas agis de manière irréfléchie. J’ai pesé le pour et le contre. Et le pour l’a emporté. Encore une fois, je ne risquais rien. Nous ne risquions rien., puis je concluais, plus doucement Sois assuré qu’il ne serait être autrement. Je ne te méestime pas, sois en assuré. Et je ne te considère nullement comme autre chose que mon égal. Mais ce n’était pas en soit, quelque chose d’étonnant. Un temps, Orys l’était à mes yeux. D’ailleurs, puisque nous abordons ce sujet, sache que j’apprécie à sa juste valeur ton expérience, ton expertise, ta sagesse. je déposais un léger baiser sur ses lèvres, chastes mais scellant ce que je venais de lui dire.

Torrhen attend beaucoup et à la fois peu de moi. Je ne peux lui promettre tout ce qu’il voudrait entendre pour être rassurer. Mais je peux au moins lui faire le serment que je viendrai lui parler avant de partir. Je vois sur son visage le soulagement qui se lie, un soulagement qui se confirme alors qu’il me réaffirme l’affection qu’il me porte et dont il n’a pourtant jamais attendu de retour. Il ne m’imposait rien et cela faisait notre force à l’un comme à l’autre. Nous nous acceptions comme nous étions, avec nos qualités et nos défauts. Et si je ne lui répondais pas avec des mots, ma bouche s’en chargea tout de même.

Je l’entraînais dans notre chambre, lui apportant une assiette de nourriture avant de délacer ses chaussures. Je le regarde en haussant un sourcil à ses propos et lui réponds sur un ton sans appel. Ais-je dit le contraire ? Et je ne vois d’impératrice nul part, mais qu’une femme voulant prendre soin de son époux. Je finissais ma tâche avant de m’installer à côté de lui et de lui conter tout ce qui avait pu se passer avec Kevan sans rien lui cacher. Il décide de changer de sujet et je ne trouve rien à y redire. Il sait tout et c’est le plus important. Je soupire quand il me parle cependant de ces nouvelles batailles et guerres à venir. Je prends sa main dans les miennes Je déteste encore une fois, l’idée de te laisser partir sans moi. De vous laisser partir. J’ai confiance en vous mais je me sens si tirraillée. Je ne peux pas entrainer Aeden et Athynea, et je serai incapable de me séparer d’eux. Mais vous laisser... Je secouais la tête. Je ne supporterai pas s’il vous arrivait quelque chose. Je n’y arriverai pas Torrhen. Je n’arriverai pas à continuer si je perdrais encore des membres de ma famille. lui soufflais-je. Mais je ne pouvais pas l’empêcher, les empêcher d’aller combattre. Je devais prendre sur moi comme eux devait si souvent le faire à mon égard. C’était le poids que je devais porter avec la couronne. Plus tard, plus tard, je le questionnerai sur son plan. J’en trouverai toutes les failles pour le rendre plus fort, pour qu’il puisse en résoudre un maximum. Je l’userai, oui. Il le savait comme je le savais. Mais j’aurai besoin de cela avant de le voir partir sans moi. Mais en attendant, je le laisse m’attirer sur ses genoux. Je me tourne face à lui, et noue mes jambes autour de sa taille. Deux soirs… Je l’embrasser sur la joue Tu consacres deux soirs à ta famille... sur le front. ...et les deux suivants à ton rôle d’Empereur... sur le bout du nez. ...Puis deux autres soirs pour nous,... sur la bouche ...et encore deux autres pour le chef de guerre. et enfin dans le cou, avant d’ancrer mon regard dans le sien. Cela veut dire que ce soir, et demain, tu n’es qu’à nous et à nous seuls. mon ton était féroce et sans appel. Il ne pourrait se défiler si l’envie l’en prenait. Il le savait j’irais jusqu’à aller le trouver et congédier tous ceux présents s’il le fallait pour qu’il laisse de côté son travail. L’Empire a besoin de nous oui, mais il a aussi besoin que nous soyons solides, unis. Il a besoin que nos enfants grandissent choyés, et entourés de leurs parents. Je me relevais et lui dis Commences donc par manger. en désignant l’assiette que je lui avais préparé. J’allais jusqu’à la table pour en composer une seconde pour moi, et je fis ce que je lui demandais. J’en avais besoin, autant que lui en avait besoin. Quoi que lui en avait bien plus besoin que moi. Mon repas terminé assez rapidement, je soufflais la majorité des bougies n’en gardant que deux, que je posais sur chacun des deux meubles à côté de notre lit. J’appelais Kora avant de me glisser avec elle derrière le paravent pour qu’elle m’aide à ôter ma robe. Elle noua rapidement mes cheveux avant de sortir en emportant avec elle la vaisselle que nous avions utilisé. Attends, je vais t’aider. soufflais-je à Torrhen, avant de le rejoindre. Nous ne ferions pas venir ses écuyers pour l’aider, pas alors que j’étais moi même aussi peu vêtue. Et ces habits étaient bien moins complexes que les miens qui nécessité forcément l’aide d’une personne si connaissant un minimum. Et puis, je devais l’avouer, cela ne serait pas franchement un calvaire de déshabiller le nordien. La guerre l’avait abîmé oui, mais à mes yeux, il n’en était pour autant pas rebutant.













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Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyDim 12 Mai - 11:49

Diriger l’Empire n’était pas comme diriger mes nordiens. Ceux-ci étaient bien plus obéissants, bien plus disciplinés. Vingt cinq années de règne et de guerres leur avait donné confiance en moi, et leur avait fait dire qu’il n’y avait personne d’autre de plus qualifié pour les mener à la bataille. Ce n’était pas une question d’amour ou de réciprocité des sacrifices consentis… Car finalement, j’étais surtout le seul à avoir survécu aussi longtemps tout en étant de toutes les batailles, de toutes les affreuses boucheries qui avaient parsemé mon règne. Dans tous les cas, régner sur un Empire fait de jeunes souverains n’était guère aisé. Lyham avait l’expérience, mais de la gestion de ses propres domaines, et d’armées sudiennes dans une guerre contre d’autres types d’armées. Argella avait la passion, elle avait le feu sacré en elle, mais elle manquait d’expérience, et elle était très impétueuse. Trop ? L’avenir nous le dirait. Restait Jon, qui avait été longtemps dans mon ombre. La pacification de nos relations avait requis beaucoup de volonté de part et d’autres, et même s’il semblait bon, il avait toujours beaucoup à prouver. Restait le jeune Gardener, qui s’était montré habile avec de petites troupes, ou de plus larges, mais qui semblait gouverner par son inconséquence. Il fallait vite endurcir tout le monde… Je soupirais, me massant l’arête du nez, quand mon épouse me rapporte le comportement du bieffois.


| C’est aussi le sentiment que j’ai eu. Sa naissance l’a gardé à l’abri. Il a toujours eu ce qu’il voulait, et aujourd’hui il doit composer avec des gens qui refusent ce qu’il cherche à imposer, et la recherche de la mort dans un combat qui ne la nécessite pas ne le transfigure pas en parangon de la chevalerie. Je n’en ferais sans doute jamais un vrai guerrier, qui n’abandonne jamais, mais au moins puis-je essayer de lui faire prendre conscience qu’à la moindre de ses décisions, beaucoup de gens qui n’ont rien demandé à personne risquent de mourir. Si ça ne réussit pas à le concentrer sur autre chose que son vit, alors il ne règnera jamais, je t’en fais ici le serment. |


Un homme uniquement gouverné par sa queue ne règne jamais bien longtemps. Il ouvre trop facilement sa couche aux espions, aux assassins. J’avais pris jadis des risques, pourtant modérés, à ce sujet. Et mon pire ennemi avait su m’atteindre par ce biais. Alors un homme qui compte fleurette à chaque con de femme qui croise sa route, même s’il y en avait dix différentes chaque jour ? L’homme allait nous trahir, et le pire est qu’il ne le ferait pas tant par conviction que par bêtise. Je n’allais pas brimer le bieffois. Je n’allais pas porter la main sur lui. Mais je n’allais pas le ménager pour autant. Les nordiens ont tant et tant de choses à faire pour survivre à l’hiver que nous n’entretenons jamais la tradition bien sudienne de s’entraîner et de jouer à la guerre même quand on est en paix. En revanche, la multitude de combats auxquels un nordien doit faire face dans sa vie laissent place à l’expérience, à la discipline. Nous n’avons pas de chevaliers, mais nous pallions leur expertise de la « belle » guerre par une meilleure cohésion, et une détermination à toute épreuve. C’était cette force d’âme que j’essaierais d’inculquer au bieffois. Ni plus, ni moins. Il était déjà assez bon soldat par ailleurs, d’un point de vue martial, sinon il n’aurait pas survécu assez longtemps.


Rhaenys m’embrasse, promesse silencieuse qui me suffit. J’aime ses baisers. Ils sont communicatifs ; il ne s’agit pas seulement de plaisir ou de tendresse ; elle parle sans arrêt avec son corps. Un autre que moi aurait pu être jaloux, mais je la connaissais avant de l’épouser.



| Dès que tu sors seule, même avec Méraxès, tu prends un risque, mon amour. Mais je suis ravi que tu te raccroches plus à mon expérience, mon expertise et ma sagesse… N’oublie pas le charisme, l’honneur, mes incroyables capacités en tant que soldat ou en tant qu’homme, ni ma prestance inaltérée par les années. |


Je la tance sans modestie, n’en pensant pas un mot car je savais qu’en tout cela, je n’étais pas si bon, pas le meilleur, et certainement pas « intact » comme le serait un jouvenceau. La guerre et les épreuves, toujours, avaient atteint mes forces, et ruiné certaines choses sur ou en moi. C’était ainsi. Je ne regrettais rien, même si je n’étais pas le jeune Empereur beau, fringuant et honorable, que la jeune valyrienne aurait mérité. Elle avait droit qu’à un vieux loup boiteux, mais qui avait au moins pour lui d’avoir encore toutes ses dents à ce jour.


Je lève les yeux quand elle me contredit, mais c’est plus pour la taquiner qu’autre chose. J’aimais ces moments d’attention. Paradoxalement, je n’en avais jamais eus, car je ne m’étais entouré toute ma vie que de soldats et d’aides de camp, non de jeunes et accortes servantes comme le feraient d’autres souverains. Je n’avais pas pour habitude qu’on m’aide pour m’aider. Dehors, je ne montrais jamais rien de mes difficultés.



| Peut-être pourrais-tu nous rejoindre à Accalmie, quand le danger en sera éloigné ? Ainsi, ce serait un geste fort. L’impératrice qui vient se soucier, avec ses enfants en bas âge, d’un royaume en grand danger. Je serais au front, et toi tu consoliderais l’arrière en aidant Argella. Nous pourrions vite redresser la situation… Mais pas tant qu’il y aura des forces régulières de l’ennemi trop près de la capitale. |


Je n’avais pas rebondi sur l’idée de perdre des proches. Je connaissais assez la guerre pour savoir que son vœu ne serait peut être jamais exaucé. Il y aura encore des morts. Durant tout mon règne j’avais perdu des dizaines d’amis et de seigneurs, et mes quatre frères. Tous, sans exception. D’autres gens qui nous sont proches mourront avant la fin. Mais la belle me fait vite oublier tout ça quand elle se fait lascive sur moi, m’embrasse et m’enivre d’elle. J’inspire son odeur, je profite de sa chaleur, bouillante, de cette agilité que je sens dans un corps malmené par l’accouchement, mais qui reste élancé, tendu comme des câbles d’acier, d’où pointe l’expérience de dragonnière. J’ai envie d’elle. Cela fait des mois maintenant que nous n’avons rien fait, et le travail comme nos états respectifs ont longtemps éloigné nos corps l’un de l’autre, de cette intimité si précieuse qu’elle savait réveiller, qu’elle savait si bien enflammer. Nous n’avions rien fait depuis nos retrouvailles après Eysines, et là, j’aurais pu passer la nuit à l’aimer si je n’étais pas aussi las et fatigué. J’en profite, toutefois, mon corps réagissant au sien, mes lèvres scellant les siennes, ma langue cherchant la sienne alors que mes mains, dures et calleuses, possessives et autoritaires, attirent son corps contre le mien.


| Je pourrais m’accomoder de telles obligations, ma Dame, si je n’avais pas peur de vous blesser et de vous éreinter par tant de temps passé ensemble. |


Je la taquinais, bien sûr, mais qu’importe. Je ne la quitte pas du regard, quand nous mangeons un morceau, et je la regarde encore au travers du paravent où Kora la change. Son corps a pris des formes, avec sa grossesse. Sa poitrine, autrefois menue, s’est arrondie ; la bordure de ses seins et leur volume attirent l’oeil, au moins autant que ses fesses elles aussi plus rondes. Sa silhouette est moins sèche, moins athlétique, mais elle fait aujourd’hui la part belle à sa féminité éclatante. Rhaenys est dans la force de l’âge, plus qu’il n’en faut pour me rappeler que ce n’est pas mon cas. Ambiance tamisée, maintenant, nous sommes seuls. Je la laisse me déshabiller. Cape qui tombe, tunique retirée. Braies sur les talons. Je reste ainsi, devant elle. Presque entièrement nu. Mon corps martyrisé luit doucement à la lumière des flammèches. Visage déchiré en deux, joue ravagée jusqu’à la pommette. D’autres marques plus anciennes, sur le front. Tissus cicatriciels en forme de coupures sur les clavicules, les épaules. Masse plus importante entre deux côtes, sur le côté, là où une flèche a passé l’armure. Lacération sur le flanc. Cicatrice barbelée au dessus du genou gauche marquant un début d’infirmité. Je ne me laisse pas démonter. Mes muscles roulent sous ma peau, pectoraux qui se gonflent, épaules et biceps et se durcissent, se bandent.


| Comment mériter tes faveurs, dame? Toi qui est si belle. Et qui m’a déjà fait deux héritiers magnifiques. |


Même la souffreteuse Athynéa. Tous deux étaient beaux, à leur manière. Je pousse doucement Rhaenys sur le lit.


| Ne me reste que la ruse? |








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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyDim 12 Mai - 17:11



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Le serment que faisait Torrhen, j’en faisais de même. Sur ce point, nous étions en total accord et j’inclinais la tête pour lui faire savoir. Seul le temps nous montrerait ce que Kevan avait vraiment dans le ventre, et ce qui se passerait. Se reprendrait-il en saisissant sa chance ? Ou au contraire la laisserait-il filer ? Que les Dieux nous en soient témoins et nous soient favorables comme ils l’avaient toujours été à mon égard. Je savais que j’avais de la chance de pouvoir compter sur leur soutient, sur leur protection. Je croyais sincèrement qu’ils avaient de grands projets pour moi, pour nous. Ils avaient épargnés ma vie plus d’une fois, et celles de Torrhen, d’Orys, de nos enfants. Nous avions fait nos preuves et ils nous avaient récompensé en conséquence.

Te ris aux mots de Torrhen avant de secouer doucement la tête. Sans parler de ta modestie bien naturellement ajoutais-je sur le même ton que lui. Il n’avait pas tord même si en débattre avec lui ne ferait que nous mettre d’accord sur le fait que nous n’étions justement pas d’accord. Il possédait bien plus de qualité qu’il ne le pensait. Et tout autant de défauts cela allait sans dire. Et j’imaginais sans mal qu’il pensait la même chose de moi. Comme il venait de le dire, nous étions des égaux, et nous nous ressemblions parfois autant que nous différions l’un de l’autre. Le feu et la glace.

Nous regagnions nos quartiers, notre chambre le coeur sans aucun doute bien plus léger. J’aidais mon époux non sans lui faire savoir que je trouvais cela tout à faire normal. Je ne trouvais pas cela asservissant de l’aider à se déchausser. Et je ne sous entendais pas non plus qu’il ne pouvait pas le faire seul. Je le savais parfaitement capable de cela, simplement j’avais envie de le faire. Lui aussi avait d’ailleurs ce genre de geste à mon égard même s’il ne s’en rendait sûrement pas compte. Avant que je parte, la nuit précédente, ne s’était-il pas levé en m’indiquant de rester au lit, pour aller aider Yesaminda quand Aeden et Athynea s’étaient mis à pleurer ? Il l’avait fait naturellement, comme je le faisais à cet instant. Je réfléchissais quelques instants à sa proposition peser le pour et le contre. C’était dur de se prononcer. La prudence voulait que je refuse mais mon envie elle… Si Aeden et Athynea sont en état de voyager autant, nous viendrons. Sinon… Je les confierais à Peyredragon et je vous rejoindrais ensuite. Mes terres natales. Si nous n’étions ni l’un ni l’autre à Fort-Darion, je ne pouvais confier mes enfants à ses gens. Je ne les connaissais pas assez pour cela. Et les amener au nord alors que le temps était déjà si froid ici ? Ce n’était pas envisageable. Mais Peyredragon si. L’ile est très bien protégé et ils seraient choyés là bas, protégés autant qu’à nos côtés. Mais nous verrions cela plus tard, lorsque le temps sera venu. En attendant j’indiquais à Torrhen la répartition de son temps, jusqu’à son départ dans l’Orage. Je ris à sa réponse N’oublies pas qui de nous deux a perdu la dernière fois... lui soufflais-je malicieusement avant que nous prenions le temps de manger. Cela fait, je demandais après Kora pour qu’elle puisse m’aider à m’enlever ma robe avant de la libérer et d’aider mon époux à en faire de même. Il a bien plus de vêtement que moi, mais ils sont bien moins difficiles à ôter. Mon corps est marqué par la guerre oui, mais je ne l’en trouve pas moins fort, et robuste. Le mien était loin d’être parfait, surtout depuis que j’avais porté nos enfants. Il se renforçait chaque fois s’affinant aussi mais il n’était plus comme avant. Pas encore en tout cas. Mes exercices matinaux avec les gardes me le faisait retrouver peu à peu, mais cela ne se ferait pas du jour au lendemain. Et au-delà de ces nouvelles formes, ma peau n’était pas aussi immaculée que devrait l’être celle d’une femme de noble naissance. J’avais grandi avec des dragons et qui plus est, j’avais plus de temps à grimper et tomber des arbres que de rester sagement entre les quatre murs d’un château à apprendre les bonnes manières. Rien n’est plus subjectif que la beauté mon amour... même si nos enfants étaient à mes yeux les plus beaux de Westeros. Mais, tous les parents le pensent après tout non ?














Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyDim 12 Mai - 18:22

Il fallait entre nous une confiance totale, de chaque instant. Sans elle, nous ne tarderons pas à nous faire dépasser par nos ennemis, et à nous faire liquider dans la foulée. Notre pouvoir était protégé par des dizaines de milliers de soldats, des royaumes entiers, des flottes, aussi. Mais c’était nous en tant qu’équipe qui faisions fonctionner tout cela. Je devais prendre garde alors, de ne jamais m’éloigner de quelque manière que ce soit de mon épouse. Je l’aimais, et je voulais la protéger. Que nous nous laissions dépasser par les événements était une inclinaison facile de nos situations et de nos tempéraments à chacun… Mais il nous fallait ce genre de moment. Où je voyais son joli visage s’illuminer d’un sourire du genre qu’elle ne faisait qu’à moi. Je lui jetais un regard en coin, plein de défi.


| J’ai fait jouir des reines, et il y a une impératrice de ma connaissance qui a crié au loup aussi, me semble-t-il. |


Bon, tout cela remontait à un temps où ma jambe me portait sans réserve, et où je savais faire en sorte de mettre mon expérience et ma vigueur pour autre chose que la guerre. En quelques mois, mon corps avait subi de terribles assauts, et il avait fallu bien plus qu’un peu de repos pour me redonner ma forme d’antan… Que je ne recouvrerai plus jamais en entier, désormais. Je souris quand elle manifeste une intense envie de me rejoindre dans l’Orage. C’était dans ce genre de moment où je me rendais compte qu’elle m’aimait réellement, que notre alliance avait depuis longtemps passé le cadre strict de la diplomatie entre royaumes… Et que désormais, il y avait quelque chose de profond et de sincère entre nous. Elle avait raison sur le fond, Peyredragon était sans doute l’endroit le plus sûr aujourd’hui.


| J’aimerais repartir avec toi à la guerre… | concluais-je, sincère, avant de reprendre d’une nouvelle saillie. | Nos conseils tard le soir me manquent aussi… Peut-être devrions-nous reprendre, si tu te rappelles bien, c’est TOI qui avait perdu, ma jeune amie. |






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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyDim 19 Mai - 19:25



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1















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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyMar 21 Mai - 21:36

J’étais inquiet, et c’était normal. Nous venions de retrouver une intimité que nous n’avions plus depuis des semaines, entre la guerre, son état et nos différentes obligations, son accouchement bien sûr… Le rapport n’avait pas été violent, loin de là. Il était, à sa façon, aussi passionné que les précédents. Mais plus doux, quelque part. Avec plus de langueur, plus de précautions. De la douceur, mais pas que. Sa main vient effleurer mon torse, et parcourir la toison brune qui couvre les muscles noueux de mon corps. La voilà qui s’attarde sur mon coeur, dont elle apprécie la sarabande. Je lui souris doucement, alors que j’ai un coup de chaud à cause de la température de son propre corps. Un léger voile de sueur luit sur ma chair. Je ferme les yeux en sentant ses dents se refermer sur mes épaules, passant ma main dans ses cheveux. Je profite de la chair qu’elle expose à mes mains, en apprécie le toucher. Mais la voilà qui me tance. Je passe de sa poitrine à son ventre.


| Je ferais attention alors, je ne voudrais pas blesser ma femme, si belle et si fragile... |


Je la taquinais alors que ma main lui caressait les cheveux. Mais je la laissais me mordre le cou, maintenant, alors que je riais doucement dans ma barbe. Je haussais les sourcils, l’air faussement surpris.


| Pourquoi sommes-nous arrêtés alors, s’il t’en faut plus ? J’ai tout fait, presque ! C’est bien quelque chose de typique des sudiens, de laisser le Nord travailler à sa place... |


Je la taquinais, nez contre nez, yeux dans les yeux, reprenant la litanie d’injustice dont les nordiens s’étaient gargarisés, souvent à raison, pendant si longtemps. C’était faux aujourd’hui, mais ce n’était que chose récente… Et Rhaenys incarnait justement ces nouveaux alliés avec qui nous désirions maintenant travailler en parfait cohésion. Je réponds à son baiser, avant qu’elle ne se lève et qu’elle ne se rafraîchisse. Je la regardais faire, appréciant le spectacle que son corps m’offrait, avant qu’elle ne revienne s’asseoir sur mes genoux. Je savourais le vin qu’elle m’offrait. Je me crispais quand elle bougea son bassin contre le mien.


| Comment pourrais-je me concentrer sur tout ce à quoi que je pense quand tu fais ça, c’est de te faire souffler mon nom au creux de l’oreille ? |


Je réfléchis à sa requête, levant les yeux le temps de peser le pour et le contre, mais somme toute, c’était facile à concevoir de travailler ainsi.


| Faisons cela, alors. Et siégeons ensemble dans la salle du trône aussi souvent que faire se peut. Tu seras meilleure juriste que moi, je pense bien. Et c’est essentiellement pour cela que l’on siège, de nos jours... |


Je baissais les yeux disant cela, n’osant guère lui avouait que si elle me répugnait, c’était malgré tout à la guerre que je pensais nuit et jour. Aux sensations de la chevauchée épée au côté. A cette vie sans cesse misée, sans cesse remise en jeu en espoir de gains plus grands. Je n’avouerais pas à quel point la guerre me manquait. Nous avions fini la campagne précédente sur une belle série de victoires, entachées par Buron, mais nous avions vaincu de façon presque décisive. Des innombrables villes que possédait le royaume d’Harren, ne restait que Pierremoutiers, ville somme toute très secondaire. L’ennemi n’aura pas tant de ressources quand le printemps reviendra, quand il voudra reprendre les hostilités. Mais c’était d’autres genres d’hostilités dont voulait parler mon impératrice.


| Ah oui ? Ainsi tu pourrais peut être m’apprendre tout ce que tu, soit-disant, a d’avance sur moi sur ce domaine ? Pour l’instant, je reste moi aussi sur ma faim, une jeune dragonnière de ma connaissance m’a tellement promis monts et merveilles... |


Je la taquinais encore, riant dans son cou que j’embrassais alors que je la sentais se tendre sous la taquinerie. Je réfléchissais un instant à ce qu’elle me demandait ensuite.


| Somme toute, pas grand-chose. Des nouvelles du sud qui ne sont ni bonnes, ni mauvaises. Dorne est tombée comme tu le sais, et on ne sait pas très bien ce que font les flottes et armées de l’ennemi mais elles semblent se disperser plutôt que de poursuivre leur avantage. Dorne semblait s’être engagée auprès de nos ennemis, mais ils ne bougent pas, comme d’habitude. Reste le Val dont on a su que la Reine Arryn avait démoli des pro-croisés, dans un fief rétif. Je n’ai pas eu plus de précisions. J’ai écrit à la Reine-Mère, comme le conseil l’a décidé. Sans retour. C’est toujours aussi dur de savoir à quel jeu ils jouent, là-bas. Quant à l’Ouest… Toujours pas de nouvelles de Jeyne, depuis les nouvelles de sa conversion. | finissais-je, visage fermé




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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyLun 10 Juin - 15:58



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Je ris aux propos de Torrhen. Si fragile, si belle dis-tu? soufflais-je Je vais finir par croire que tu as vraiment pris un mauvais coup sur la tête cher époux ajoutais-je non sans malice, mais avec une certaine vérité. Je n’étais pas fragile. Je n’étais pas non plus belle. Unique avec mes cheveux et mes yeux oui, et jolie, pourquoi pas. Mais belle ? Non. Je n’étais pas assez gracieuse pour cela. Mes mains n’étaient pas douces. Ma peau n’était pas lisse. J’étais marquée par mes dragons, par mes nombreuses chutes de chevals, d’arbre, de courses, et par la guerre. Je n’avais jamais eu cette délicatesse qui va de paire avec les belles femmes. Et, cela ne me dérangeait pas. Je n’éprouvais aucune honte à être celle que j’étais. Je connaissais mes qualités, mes défauts aussi et je m’en accommodais parfaitement. Mon pauvre petit nordien si malmené jusqu’à sa chambre à coucher lui dis-je une mine faussement triste et compatissante avant d’embrasser son nez puis de me lever. Je me lave avant de venir rapporter à mon époux une coupe. Je reprenais la même place que précédemment, le taquinant de mon corps et le voyant se crisper en réponse de cela. Encore une fois cher époux, qui t’a dis que l’un excluais l’autre lui dis-je en haussant légèrement les épaules, une moue interrogative au visage que je gardais quelques instants avant de me faire plus sérieuse. Ma main caressait doucement le long de son bras, vers le haut puis vers le bas tout en l’écoutant. Meilleure je ne sais pas… Mais j’ai souvent vu mon père le faire, puis Aegon. Mon frère me demandait parfois de l’assister lorsque Visenya était occupée ailleurs… Je demanderai à Isla d’en faire de même avec moi lorsqu’à ton tour, tu seras appelé ailleurs. Elle connaît très bien les lois et tu m’as dis qu’elle voulait servir l’empire. Je n’étais pas sur d’avoir l’expertise nécessaire dans un premier temps, mais comme tout, j’apprendrais. J’avais toujours aimé cela, apprendre de nouvelles choses. Et avec Torrhen à mes côtés puis la Peyredragonnienne, le risque de me tromper ne serait pas très grand. Je savais écouter, c’était là quelque chose que m’avait appris à faire mon Père. Et si j’étais un dragon tétu, je savais me montrer raisonnable et prendre en considération l’avis et l’expérience de mon entourage.

Je relevais doucement le regard de Torrhen en posant ma main sous son menton. Sans un mot, je interrogeais du regard, lui laissant le choix de me dire ou non ce qui venait de lui traverser l’esprit. Je ne le forcerai pas. Nous étions assez honnête l’un envers l’autre pour nous parler de ce qui était important que l’autre sache. S’il ne voulait pas le faire, il avait le choix. Cela lui revenait et je ne l’obligerais pas à s’ouvrir à moi. J’étais là, son égale.

Je ris avec lui, et savoure son souffle sur mon cou qu’il embrasse après m’avoir taquiner. Ces moment, pour rien au monde, je ne laisserai quelqu’un me les prendre. Nous en avions, aussi bien l’un que l’autre. Nous n’étions pas destinés à nous connaître, à nous épouser, à partager de l’affection. Et pourtant, nous avions trouvé un équilibre réconfortant, sécurisant. Je l’interroge que ce que j’ai raté ces derniers jours, à partir à la chasse à Kevan. Je suis fatiguée, mais j’écoute avec attention. Sharra Arryn ne mérite vraiment pas le temps que tu as pu lui consacrer. mon ton était un peu hargneux. Je n’aimais pas cette femme. Je n’avais pas oublié l’affront dont elle avait fait preuve à mon égard par le biais de son intendant. Rancunière, je l’étais complètement. Pour ce qui est de Jeyne… Veux-tu que je contacte Gareth Kenning ? Il m’a semblé lui être fidèle et je le connais un peu… lui proposais-je sans hésitation. Jeyne était sa fille, si importante à ses yeux. Et je comprenais son trouble bien que je ne pouvais que effleurer du bout des doigts. Je n’étais mère que depuis à peine un mois et pourtant, si on venait à éloigner de moi mes enfants… Je brûlerais tout Westeros en réponse à cela.













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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyLun 10 Juin - 17:11

La belle ne fut pas longue à prendre la perche que je lui tendais, et elle embrayait en me disant que j’avais pris un mauvais coup sur la tête. J’effleurais donc la balafre que j’avais en travers du visage, avant de déclarer.


| A m’en faire perdre la tête, jentys-perzys. |


Elle continue de me taquiner, Rhaenys qui dépose un baiser amusé sur le bout de mon nez lui aussi recouvert pour partie par la cicatrice, avant de reprendre position sur moi, ce qui l’amusait toujours au plus haut point, constatant l’effet qu’elle me faisait. La vile petite diablesse que cette sudienne, qui savait toujours me chauffer les sangs. Ses paroles ne font rien pour déjà, relever le niveau d’excitation et d’échauffement de mon bas-ventre.


| Que suggères-tu, alors? | lui lançais-je, le regard enfiévré d’elle


Je ris doucement pourtant, quand je constate qu’il y a quiproquo ; je lui avais rappelé ses paroles lors de nos fiançailles, où elle se targuait d’être une maîtresse expérimentée en dehors de son jeune âge, et qu’elle était experte dans le domaine de l’intimité. Je l’avais taquinée sur le fait qu’elle m’avait promis beaucoup mais que nous avions eu l’expérience de bien peu. Essentiellement du fait de près de dix mois de séparation sur douze depuis notre mariage, si on restait sur ce rythme, mais je me faisais mauvais jeu de lui dénier cette séparation comme excuse à nos quelques câlins matrimoniaux partagés lors de notre lune de miel… Puis après Eysines, alors qu’elle était déjà enceinte. Devant son air interrogatif, je rebondissais sur ses paroles, amusé de l’avoir leurrée sans le vouloir sur le sens de mes paroles.


| Tu voudrais donc mêler Isla Chelsted à notre intimité, ma Dame ? Ce n’est pas ce que j’attendais mais soit, un nordien vaut bien deux sudiens, sur le champ de bataille comme en amour. |


Je la taquinais sans cesse mais sans méchanceté, je me fis toutefois plus sérieux pour ne pas la laisser dans le flou sur ce qu’elle avait elle-même compris de mes mots en premier lieu.


| Quoiqu’il en soit, je pense que ton amie ne pourra que t’aider. Tu peux aussi t’appuyer sur Orane Whent, comme je te l’ai déjà dit. Elle aura normalement ma voix lorsque je serais parti, avec tous les combattants. Elle est pleine de sagesse, et elle a déjà sacrifié son mari à l’Empire. |


La formation de notre idéal commun avait déjà exigé le prix du sang, et plutôt deux fois qu’une. Je poursuivais en contant les récents événements qui auraient pu échapper à Rhaenys, et elle se renfrogne quand j’évoque le Val et sa souveraine. Je souris, mais de façon moins prononcée.


| Serait-ce de la jalousie que j’entends? |


Bien sûr que ça n’en était pas. Du moins, je pensais pas Rhaenys pouvoir nourrir pour qui que ce soit ce genre d’amour-là, en dehors de son frère, sans doute. Mais elle avait raison sur toute la ligne en vérité. Le Val ne nous méritait pas, car nous avions combattu et saigné pour lui à plusieurs reprises, et il avait également manqué à sa parole. Mais nous ne pouvions pas nous permettre d’avoir à nous battre contre eux pour autant, en tout cas pas de façon franche et ouverte comme nous le faisions avec d’autres adversaires. Rhaenys propose alors de contacter Gareth Kenning. Je me souvenais de cet aide de camp et ami du Prince. Un homme sensé, mais qui m’a semblé un rien insouciant. Je secouais la tête.


| Non, je ne veux pas que des manœuvres de notre part puissent risquer de retomber sur Jeyne. Je vais leur mettre la pression, mais pas trop. On ne peut pas se permettre un conflit ouvert avec l’Ouest. Mais le Nord se souvient. Mon père me disait toujours pour cela. Ca n’a jamais été autant d’actualité. |




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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptyVen 2 Aoû - 11:40



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1


Je secoue légèrement la tête de droite à gauche. Pas spécifiquement mais si tu y tiens, je pourrais y penser éventuellement lui répondis-je non sans sérieux. Pour l’heure, je ne me sentais pas encore prête pour cela. Il me fallait ré apprivoiser mon corps, le rendre tel qu’il était avant, mais aussi trouver du temps pour ce genre de jeu, du temps que je consacrais surtout à mes enfants et à l’Empire. Je n’étais pas contre cette idée, mais pour l’heure elle ne faisait pas vraiment partie de mes priorités. Elle a ta confiance et tu as la mienne alors elle a la mienne. Je vais prendre le temps d’échanger avec elle plus que je n’ai pu déjà le faire. Et j’en ferais aussi de même avec Isla. Pour autant, nous ne pouvons oublier qu’elles sont nées femme et que si nous nous voulons progressif, nous ne pouvons pas nous permettre de trop l’être au risque de froisser nos nobles. Les femmes ne dirigeaient pas. Pas de façon officielle, pas de façon si visible. Il y avait déjà bien trop de représentante de ce sexe au conseil empirique et si j’appréciais cela, je ne pouvais que redouter les conséquences que cela pourrait avoir sur la solidité de nos décisions et de notre gouvernement. Je dois moi aussi nommer des représentants. Je pense de plus en plus à Gawain Chyttering mais cela signifierait le laisser à Fort-Darion alors qu’il est désormais attaché à la protection de nos enfants. Il me faut trouver un autre nom pour le remplacer s’il devait lui aussi s’éloigner de la capitale. J’ai pensé que, peut-être, pourrions-nous permettre aux nobles de l’Empire de gagner cette place ? Nous pourrions organiser une sorte de jeu stratégique, demandant à la fois de la force, de la diplomatie, du raisonnement et de l’intelligence ? Ainsi tous pourraient s’illustrer, cadet comme aîné ?Qu’en penses-tu ? demandais-je tout en réfléchissant à mon époux. Au fond, nous ne connaissions que peu ceux qui étaient désormais attachés à nos terres. Je ne pouvais priver Peyredragon d’une force dont mon royaume natal aurait besoin. Et cela serait un favoritisme que l’on m’accuserait de faire, quant bien même j’étais certaine que l’homme que je choisirais n’en ferait pas. Gawain était déjà attaché à notre service, ou plutôt désormais, à celui de l’avenir de nos enfants. Et Leslyn était une femme. Il me fallait un homme, un homme qui resterait toujours à la capitale, et qui prendrait de bonne décision, en ayant à cœur les intérêts de l’Empire et non les siennes.

Je lève les yeux au ciel quand Torrhen m’interroge au sujet de Sharra. Il me taquine je le sais fort bien. Et soyons honnête, je ne suis en aucun cas jalouse de cette Reine. Elle était une très belle femme, oui, mais j’avais grandi au côté de Visenya alors cela ne me faisait que peu d’effet. Et surtout sa beauté était gâché par sa fourberie, sa lâcheté, appelez cela comme vous le voulez. Elle avait retourné sa veste, et n’avait même pas eu la décence de l’assumer et de le faire en personne. Non, cette femme ne méritait pas, ne serait-ce qu’un peu de mon attention. Qu’elle reste et pourrisse dans ses montagnes. Et si elle osait se retourner contre nous, je mettrais son château à genou, à feu et à sang. J’avais fais preuve une fois de clémence, je ne le referais pas une seconde fois. Par contre, le sujet de Jeyne était inquiétant et cela travaillait Torrhen. Je lui proposais mon aide mais je savais déjà qu’il refuserait. Je le connaissais assez pour cela. Je l’écoutais, en hochant doucement la tête en signe d’acquiescement. Tu les connais mieux que moi… Saches simplement que s’il faut y aller pour l’arracher de leur griffe, je le ferais sans hésitation. lui soufflais-je avant de l’embrasser doucement. Dormons. Demain est un autre jour et nous savons tous deux qu’il s’annoncera aussi rude que son prédécesseur.












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MessageSujet: Re: On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur    On ne voit vraiment jamais si bien qu’avec le coeur  EmptySam 3 Aoû - 16:09


Rhaenys répond toute sérieuse à mes plaisanteries, et je ne lui réponds que d’un sourire fugace. Je savais bien que c’était tôt. Déjà rien que nous retrouvions une intimité ensemble ; à l’époque je n’avais pas pu toucher Sigyn pendant de longues semaines après chacun de ses accouchements. J’étais de toute façon bien loin ; ma vie intime avait toujours été chaotique, avec n’importe quelle femme ou maîtresse, car je n’avais jamais su me rendre suffisamment disponible. Nous avions aujourd’hui encore ce même genre problème avec Rhaenys, et la guerre n’allait pas arranger les choses. Je préférais passer le sujet, je ne voulais pas paraître inconvenant et je n’étais pas le genre d’homme à confier mes appréhensions, ou mes états d’âme. J’étais un homme de devoir en toute chose, y compris dans mon mariage. Mon épouse me parle d’Orane, et d’Isla. Elle sait que nous sommes ouverts aux compétences de tous horizons, y compris de celles des femmes. Elle a raison ; nous ne nous sommes jamais bornés aux moindres limites. Mais il y avait des choses à ne pas faire, pour ne pas menacer l’équilibre fragile de notre Empire naissant.


| Tu as raison ; nous devons promouvoir tous ceux qui ont loyauté et compétence. Mais nous devons le faire à la hauteur de notre marge de manœuvre selon les royaumes et cultures de naissance. Vouloir avancer les choses trop rapidement nous mettrait tous en danger. |


J’écoute ce que me dit mon épouse à propos de ses représentants au conseil. Notamment Chyttering, que je ne connaissais qu’à distance, pour avoir officié si mes souvenirs sont bons, dans l’unité de Garde Régine de Peyredragon. Je fronçais les sourcils toutefois, à ce qu’elle me disait, n’étant pas certain de comprendre. Je voulais aussi m’assurer d’un détail.


| A quel point connais-tu cet homme, et à quel point as-tu confiance en lui ? Si tu me suis au combat, et qu’on laisse les enfants derrière nous, on ne peut pas compter que sur leur protection directe ; tout acte malavisé de ceux que nous laisserions ici pourrait tout autant les mettre en danger. Je ne pense pas qu’il faille mettre une compétition. Pas de suite. Mais peut être organiser un événement de ce genre pour l’avenir ? En somme, nous nous reposerions en premier lieu sur ceux que nous connaissons, mais jurons que pour le prochain hiver, nous ouvrirons les nominations aux plus méritants, vassaux des Braenaryon... |


L’idée était très loin d’être mauvaise. Mais elle risquait de ralentir nos prises de décision si nous nous lancions là dedans trop rapidement. Il ne fallait pas que l’on puisse se mettre nous-(mêmes des limites qui pourraient coûter cher. Toutefois, j’aimais l’aspect innovant de l’idée de Rhaenys. Et elle était dans la droite ligne et dans la plus pure continuité de ce que j’avais toujours fait au Nord ; confier certes des postes de commandement à mon aristocratie, mais ordonnée par leur mérite. Leur naissance leur ouvrait des droits à faire partie de la hiérarchie, mais jamais selon n’importe quelle position. Il y avait un ordonnancement très strict à conserver. Un grand tournoi, même si je n’étais pas un fervent adepte de la chose, pouvait aussi être un premier pas pour un peu mieux connaître tous ces gens. Et nous pouvions alors laisser libre cours à l’inspiration de dame mon épouse.


Le sujet de Sharra vient sur la table. Puis, l’Ouest. Je hoche la tête, avant de la serrer contre moi, et d’inspirer son odeur, nez dans son cou. Je souris à ses mots.



| Je te crois sur parole. Si nous devons aller jusque là, nous le ferons ensemble. Bonne nuit, Jorrāelagon, Jentys-zaldrïze |




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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