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Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]
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MessageSujet: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyMar 26 Mar - 20:45



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1




Cela faisait plusieurs lieux maintenant que Fort-Darion était en vu, mais il nous avait fallut du temps pour rejoindre la bâtisse. J’étais éreintée par cette chevauchée. Je pouvais voler des jours entiers sur Meraxès. Mais sur un cheval ? Ce n’était pas la même chose, encore moins sur un cheval qui n’était pas le mien et qui, malgré son temps passé dans les écuries de la capitale, avait plus d’une fois pris peur à l’approche de mon Dragon. Il aurait été plus rapide que je rentre avec ma sœur, mais je n’avais plus assez confiance en sa Majesté Kevan Gardener pour le laisser seul à la tête de sa troupe. On m’avait prêté un chevaux et j’avais pris le commandement du groupe, que cela plaise ou non à l’homme. Nous avons chevauché une première journée, puis nous avions de nouveau campé. En forçant la marche nous aurions pu rentrer plus tôt, mais les hommes étaient fatigués et je ne voulais pas leur imposer un rythme trop important. Les journées étaient longues et tendues. Je n’adressais aucun mot au Roi et il me rendait la même politesse. Alors quand nous avions vu, la seconde journée le château, cela nous avait redonné de l’énergie et de l’entrain. J’avais envoyé l’un des soldats de la troupe en avant garde, porter un message à l’Empereur.

Il neigeait depuis plusieurs heures lorsque nous arrivâmes enfin à la forteresse. Nous avions froid, faim et nous étions harassés alors même qu’il restait plusieurs heures avant la tombée de la nuit. Je dispersais la troupe et leur ordonnais d’aller se reposer. Puis j’avertissais Kevan que nous débattrions de son départ lors d’une réunion exceptionnelle du conseil collégial. Il pouvait le faire le choix de venir ou de ne pas le faire. En attendant il était averti que d’ici une heure, nous nous regrouperions à huit clos. Cela lui donnait le temps de se changer et que j’en fasse de même. Ma garde – qui dès que j’avais été à portée de vue m’avaient rejointe - sur les talons, j’avais rejoint rapidement mes quartiers. Je me débarbouillais et troquais ma tenue de voyage pour une robe plus appropriée. Je gardais cependant mes cheveux emmêlés et attachés en une longue tresse n’ayant pas le temps nécessaire pour m’en occuper. Aeden et Athynea n’étaient pas là et cela me fendit un peu le coeur. Yesaminda, Leslyn et le reste de la garde les avaient emmené avec eux, sans doute pour les balader. Plus tard. Plus tard je les retrouverais.

J’arrivais la première dans la seule pièce qui contenait une table ronde à Fort-Darion mais fut très vite rejoint par les différents représentants des royaumes. Torrhen fut l’un des derniers à arriver, sans aucun doute occupé ailleurs… Ou fâché contre moi et voulant bien me le faire sentir allez savoir. Je les avais tous salué d’un signe de tête bref. Je n’étais pas Rhaenys qui aurait voulu voir ses enfants, se laisser glisser dans les bras de son frère et de son époux, mais l’impératrice qui leur avait demandé à tous de se réunir rapidement. J’aurai tout le loisir d’être fatiguée plus tard. Pour l’instant, il y avait plus important à traiter.

Une fois toutes les personnes arrivées, je fis signe aux gardes de refermer les portes, isolant la pièce et nos conversations à venir. Je me levais de ma place, et pris la parole. Je vous remercie tous d’avoir répondu aussi rapidement à ce conseil exeptionnel. Vous n’êtes sûrement pas sans savoir que sa Majesté Kevan Gardener ici présent s’en est allé il y a deux jours à l’aube du château. En apprenant son départ, j’ai décidé de le rejoindre, profitant de la vélocité de ma sœur. Je lui ai demandé ses raisons, ce qui l’a poussé à agir ainsi. Et, au vu de ses réponses, j’ai jugé nécessaire qu’il, ou rejoigne Fort-Darion afin que nous puissions nous réunir et décider de l’avenir, ou d’être destitué de son titre, de son rang, de ses privilèges. Je ne prendrais pas part aux différents votes qui pourront être soulevés pour ne pas être accusée de partialité, comme a pu me le sous entendre sa Majesté Kevan Gardener. Je pense qu’il sera le plus à même de vous détailler les griefs qu’il a envers et contre l’Empire. Nous commencerons, si cela vous convient par discuter et débattre du principal problème qu’il rencontre à notre encontre, ou devrais-je dire à mon encontre : lors d’une entrevue sur les terres de l’Orage, et après qu’il m’eut demandé la main de Yesaminda Forel, de Leslyn Raybrandt, ou d’Argella Durrandon, je lui ai promis qu’après la naissance d’Aeden, je l’aiderai à trouver une épouse. Il estime qu’à ce jour, je lui ai menti car je ne lui ai soumis aucun nom. Ma voix était neutre, même si, rien que le fait d’en reparler, cela m’agaçait, m’énervait même. Mais je devais rester impartiale et cela commençait par mon ton.










Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyMer 27 Mar - 0:26





Lorsque Meraxès avait survolé Fort-Darion sans sa cavalière, Argella avait eut peur qu’il ne soit arrivé quelque chose à Rhaenys. Elle était sous tension depuis le départ de Kevan, inquiète depuis le départ de son amie et plus encore depuis son entrevue avec Torrhen. Donc, elle avait enfilé son armure légère, prit sa lance, son épée et ses couteaux et avait hurlé à son écuyer qui essayait de l’aider à boucler les attaches tandis qu’elle marchait de filer seller son cheval. Elle venait d’enfourcher Dame Hélion et se préparait à quitter la citadelle lorsque un messager portant les couleurs du Gardenner arriva. Celui-ci n’ayant pas reçu l’ordre d’informer qui que ce soit d’autre que l’Empereur ne s’inquiéta pas de voir la guerrière sauter à bas de sa jument et marcher vers lui à grande enjambées armée jusqu’aux dents. Il mit pied à terre et confia sa monture à un palefrenier avant de se diriger vers l’entrée lorsque la furie se planta devant lui avec un air qui ne lui disait rien qui vaille.

__ OÙ EST L'IMPÉRATRICE ?

Demanda la Durrandon qui n’avait pas spécialement voulu crier sur le jeune homme qui n’y était pour rien. Mais, passablement énervée par la situation ainsi que sa propre peur et sa culpabilité d’avoir laissé la belle blonde partir seule affronter son amant, c’était sorti tout seul et lorsqu’elle s’en rendit compte, elle pince ses lèvres avant de sourire bêtement comme s’il était rassurant de voir la Reine de l’Orage sur le pied de guerre vous sourire après vous avoir gueulé dessus.

__ Elle arrive.
__ Ah… très bien.
__ Je… heu… Je dois délivrer un message à l’Empereur.
__ Ah oui pardon.

La brune aux yeux azurs se glissa sur le côté, un peu penaude, pour le laisser passer avant de l’attraper par le bras.

__ Et Kevan ?
__ Aussi...

Puis, pour essayer de faire sortir ce trop plein d'adrénaline de son corps au plus vite, elle se dirigea vers le terrain d'entraînement. Arrivée là-bas, elle rangea sa lance dans un des râteliers prévus à cet effet, défit la ceinture qui retenait son épée, lança le tout à son écuyer et prit une épée d'entraînement.

__ Toi !

L’homme désigné par l’Impétueuse regarda sur les côtés, mais ne trouva personne et dut se rendre à l’évidence, il allait, très probablement, se faire battre par une femme. Pas n’importe quelle femme il est vrai, mais une femme qui semblait particulièrement remontée.

__ En garde ma mignonne !

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Une fois qu’Argella ce fut bien défoulée sur la lice, elle se rendit à ses appartement pour se laver et se changer, là, elle apprit que L’impératrice était revenue et qu’elle convoquait une réunion extraordinaire du Collège Impériale. C’est donc, une fois n’est pas coutume, propre, parfumée, les cheveux brossés qu’elle arriva dans la pièce où devait se tenir le conseil. Elle portait une robe ajustée sur le buste et sans manche, en soie dorée brodée de motifs floraux en fil d’or sous une lourde cape en velours noir aux galons dorés brodés de cerfs et d’éclairs et attachée par un deux broches en or ciselé reliés par une chaîne . Après un bref signe de tête à Rhaenys pendant lequel elle ferma les yeux, soulagée de voir son amie revenir saine et sauve, elle prit place. Mais malgré l’exemple de l’Impératrice, l’impassibilité n’était pas dans les attributions de la Reine de l’Orage qui rongeait son frein et qui se demandait si elle n’aurait pas dû venir avec ses couteaux. Elle manqua de s’étouffer avec sa propre salive en entendant la belle blonde rapporter les mots du Gardenner concernant sa partialité et tourna vivement la tête vers son amant avec un regard furibond. Non vraiment, c’était une bonne chose qu’elle n’ait pas prit ses couteaux…

Mais la suite la fit se décomposer. L’énumération des femmes dont il avait demandé la main, lui donna envie de vomir. Elle n’était pas une sainte ni touche, il y avait eut d’autres hommes que lui dans son lit et elle avait même été contraint d’en épouser un autre qui aurait peut-être davantage mérité son amour étant donné ce qu’elle était en train d’entendre. Mais avant que leur mariage ne soit refusé par l’Empire, à raison, il ne lui serait jamais venu à l’esprit de penser à se marier à qui que ce soit d’autre. Perdue, son regard se posa sur Rhaenys, puis sur Kevan, et encore sur Rhaenys, puis Kevan et ce jusqu’à ce qu’elle en ait la tête qui tourne. Alors, elle se souvint du regard de Torrhen lorsqu’ils avaient brièvement évoqué le sujet et elle le fixa de ses yeux céruléens pleins de confusion, de honte, de dégoût et d’humiliation.


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Argella Durrandon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyMer 27 Mar - 13:08

Mina regardait pensivement par la fenêtre de sa chambre, observait la neige qui recouvrait la forteresse de Fort-Darion. Cela avait le don de l'apaiser légèrement après les dernières heures qui s'étaient écoulés. La nuit avait été courte, et pourtant les choses semblaient encore pouvoir se complexifier, elle allait de surprise en surprise depuis son réveil à Fort-Darion et même si elle était d'un tempérament généralement assez serein, elle se demandait sincèrement ou tout cela allait finir par l'amener. Les rumeurs avaient enflé dans les couloirs de Fort-Darion depuis la veille, mais elle n'avait su la triste vérité que la veille au soir, quand elle avait retrouvé son frère. Si l'émotion était toujours là, la surprise était quelque peu passée mais alors lui avait raconté … Les années passées comme les derniers jours qui s'étaient écoulés, la nuit avait été courte même inexistante d'ailleurs. Garlan avait essayé de la rassurer sur son avenir mais pour autant, Mina ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour son aîné et pour l'avenir de celui-ci. Il avait toujours été loyal à Kevan, et il avait finalement pris la décision de ne pas le suivre dans la voie qui semblait avoir décidé de prendre et elle ne pouvait que saluer le courage qu'il avait eu de dire non à celui qu'il pouvait considérer comme étant son ami après toutes les années qu'ils avaient passé l'un avec l'autre … Mais il y avait des limites à ce que la loyauté pouvait accepter de faire pour quelqu'un. Elle était en colère contre Kevan, certes ils n'étaient pas aussi proches lui et elle, qu'il pouvait bien l'être avec Garlan, mais les deux se connaissaient et alors qu'elle ne pouvait joindre directement son frère, elle avait entretenu une correspondance avec lui pendant près de deux ans, pour avoir des nouvelles de Garlan et de lui par la même occasion. Jusqu'au jour où ils avaient tous les deux désertés. Elle était en plein dans ses songes, réfléchissant à la suite des événements quand on vint à frapper à la porte de ses appartements.

On venait l'informer qu'une réunion du Collège Impérial était organisée de toute urgence et que la Reine Argella Durrandon réclamait sa présence à ses côtés. Elle s'habilla de façon assez sobre, maintenant qu'elle était à nouveau en pleine possession de ses forces ou presque, elle se devait à nouveau de porter le deuil de son mari, même si plusieurs mois c'étaient maintenant écoulés depuis sa disparition, cependant avec son état de santé, elle  n'avait pu faire autrement. Elle avait néanmoins ajouté quelques notes d'or et d'argent à sa tenue pour ne pas avoir l'impression ainsi de sombrer dans la tristesse absolue et de se formaliser à quelque chose de trop stricte. Une fois qu'elle était prête, on l'accompagna jusqu'à l'endroit où se devait se dérouler la réunion extraordinaire du Collège Impérial. Elle pénétra alors dans la pièce, en saluant les personnes présentes. Elle ne se sentait clairement pas à sa place ici, alors qu'elle n'était qu'une jeune femme issue de la Treille, qu'elle avait eu la chance d'épouser un noble seigneur des Terres de l'Orage et qu'elle se retrouvait à présent ici alors que son époux était maintenant décédé. Toutes ces têtes couronnées dans un même lieu avaient de quoi mettre la pression, pour autant elle gagna la place qui lui était désignée tout à côté de sa souveraine à qui elle accorda un léger sourire alors qu'elle sentait la jeune femme quelque peu tendue à ses côtés. Elle resta totalement silencieuse alors que les derniers membres se présentaient dans la pièce. L'empereur faisait son entrée le dernier, elle le regarda un long moment avant que ses yeux ne se posent sur l'impératrice, qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer. Elle était impressionnante, c'est le seul mot qui lui vint alors à l'esprit à cet instant. Pour autant, ce qu'elle disait était bien plus important que tout le reste. Finalement, Mina ne se concentra plus que sur Kevan et sur ce qu'elle apprenait sur son compte … Quel homme était-il devenu à présent … Ce n'était pas l'image qu'elle avait de lui dans ses souvenirs. Elle le fixait avec intensité mais elle ne disait mot, même si elle n'aurait sans doute pas manqué de le faire s'ils avaient été en tête à tête. Que lui était-il bien passé par l'esprit ?


Mina Swann

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyMer 27 Mar - 23:18

Il n’est pas surpris. Gardener n’est pas pris de court par l’organisation d’un nouveau Collège Impérial. Il s’interroge tout de même sur la nécessité de l’organiser de façon aussi imminente. Lorsque les esprits sont aussi échauffés. Pas seulement pour lui mais pour ses hommes qui n’y sont pour rien dehors dans la cour. Si il y a un responsable, c’est lui. Juste lui. S’en prendre à ses hommes dans cette affaire...c'est perçu comme un manque de courage pour le Gardener. Il n’y a plus qu’à espérer que tout se passe bien pour eux en dehors.  Pour sa part, il fera avec. Il n’a pas bien le choix de toute façon et il est plutôt habitué à faire avec ce qu’il a en sa possession.

Kevan ne s’attarde pas sur les visages à son arrivée dans la salle où il est convié. Le sien n’exprime rien. Il ne fait pas l’offense de se montrer désintéressé. Mais, il n’est pas non plus près de céder quoi que ce soit à l’Impératrice. Il ne l’apprécie pas plus que ses dragons qui ne sont pas des plus sympathiques. Le bieffois écoute l’Impératrice introduire les débats. Il suppose fortement que l’assemblée est toute acquise à sa cause et que, parvenir à convaincre dans cette situation est une mission aussi ardue que celle dans laquelle il s’était élancée en quittant Fort-Darion deux jours plus tôt.  Kevan était venu dans l’idée de ne rien dire et d’attendre de voir l’issue de ces discussions. Mais, il s’est ravisé bien assez tôt. Il ne leur fera pas le plaisir de se donner en spectacle pour autant.

« Ce différend au sujet des épousailles et de mon départ de Fort-Darion s'explique. La confiance s'est délitée. J'ai oeuvré dans l'intérêt de ma maison et de mon royaume et l'Empire n'aurait pas été lésé...et pour tout ce qui se murmure à côté...non je n'ai jamais séduit en utilisant mes titres et ma position. Nous pouvons procéder au vote de destitution si vous le souhaitez. Si je suis aussi détestable à vos yeux, votez contre mon maintien.»

Il a prononcé ces mots sans élever la voix et sans accepter de se renier. Il sait que Rhaenys aurait pu gérer cette affaire différemment. Mais, elle ne l’a pas fait. Ses affaires sont prêtes dans ses appartements. Il n’a pas pris le temps de s’installer à nouveau dans la forteresse. Il n’a plus qu’à prendre son baluchon et s’en aller si ça s'avère nécessaire.

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 9:00



Alester Vance

Alester Vance, Lord d’Atranta est un compagnon d’arme du roi Lyham Tully. Ecuyer de feu Kian Tully, il connait bien le nouveau roi du Conflans Libre. Alester est auprès de yham depuis le début des confits et il l’accompagna dès le début à la capitale impériale. Lyham a fait de lui la deuxième voix du Conflans Libre au Collège Impérial. Contrairement à son roi il n’a pas quitté Fort-Darion pour s’en retourner dans le Conflans. Homme posé, il n’en reste pas moins un homme du Conflans qui était présent lors du dernier collège.



Alester était passablement dubitatif depuis qu’il avait été informé du collège exceptionnel qui devait se réunir en ce jour. Il avait hésité à envoyer un corbeau à Lyham, avant de se rendre compte qu’il n’avait pas la moindre idée du contenu qu’il pourrait y mettre. Alors, il avait attendu curieux, oubliant même son agacement à être cantonné à Fort-Darion pour quelques mois alors que son Roi était reparti chez eux. Mais il pouvait tisser des liens, apprendre à connaître les autres royaumes fédérés, voire finir par être entièrement convaincu par le choix de son camarade de toujours ou presque. C’était probablement le dessein poursuivi par le riverain en le laissant là.

Réprimant un bâillement alors qu’il entrait dans la pièce, il fut un des premiers à s’installer autour de la table. Son regard s’attarda un instant sur le petit bout de femme qu’était l’Impératrice, songeant que, sur ce point, il ne pouvait guère contredire Lyham. Elle avait quelque chose qui donnait en effet l’impression qu’on pouvait la suivre n’importe où. Mais voilà qu’elle commençait à parler. Arquant un sourcil à ses propos, Alester se contenta de jeter un bref regard en direction de l’incriminé, réprimant difficilement un sourire. Profitant d’un temps de silence, il leva une main pour souffler, d’une voix tranquille. « Je suppose qu’ajouter qu’il a demandé la main de son Altesse Lysara Tully alors même que son frère venait de poser le pied à terre à Fort-Darion et qu’ils n’avaient encore jamais échangé serait pour le moins redondant. Mais je tenais quand même à le signaler. »

Le sujet de dissension le laissait tout de même passablement perplexe. Mais pas autant que l’intervention du Gardener, qu’il fixa quelques instants, pensif. Avant de reprendre la parole. « Je m’excuse par avance de ma question, étant un peu novice en la matière. Mais comment est-ce que tout ceci fonctionne ? A entendre sa Majesté Gardener, il semble déjà condamné, persuadé de l’opinion que l’on peut avoir à son propos et il ne cherche même pas à s’expliquer. Est-ce le seul grief qu’il vous reproche ? Si l’on devait s’arrêter aux bruits de couloir, le riverain que je suis se serait déjà défenestré au vu de tout ce qui a pu se dire sur son Roi, notre malchance dans les récentes batailles et j’en passe. J’espère que le Roi du Bief n’a pas tout remis en question uniquement parce qu’il n’a personne dans son lit et que l’on murmure à son propos. » Croisant les bras alors que son regard passait des uns aux autres, il ajouta, curieux. « Donc je m’interroge. Pouvons-nous le questionner ? Va-t-il expliciter ses propos ou se cantonner à ce discours passablement peu clair ? Chacun va prendre la parole pour donner son avis ? Ou… ? » Peut-être parlait-il un peu trop. Et une part de lui maudissait tout de même Lyham de l’avoir envoyé dans la gueule du loup. Il faudrait qu’il se plaigne aussi tiens.


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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 13:48



Aymon Karstark

Aymon Karstark, seigneur de Kharold n’est autre que le grand-père du roi du Nord. Seigneur expérimenté, il a vu sa famille se réduire avec les décès de sa fille Sigyn, son fils et héritier Arnault ainsi que l’un de ses petits-fils. La guerre contre le Noir lui a coûté cher. Mais sa loyauté envers les Stark reste intacte. Il est fier de ce qu’a accompli son petit-fils et roi. Après avoir aidé pendant des mois Walton dans la gestion du Nord, il a quitté Winterfell pour Fort-Darion alors que les hommes du Nord faisaient le chemin en sens contraire. Arrivé depuis peu à la capitale impériale, il doit déjà siéger lors d’une réunion exceptionnelle du Collège Impérial.


Il semblait pour Lord Aymon Karstark, qu'il venait tout juste de poser ses valises à Fort-Darion. Il n'avait pas encore eu le temps de prendre ses marques dans cette cité impériale qui était si différente de Winterfell. En même temps, ici tout semblait bien différent du Nord, de ses terres, de chez lui. Il se garderait bien de garder ses appréciations et ses commentaires pour lui, il était dommage que son ancien gendre ne vienne pas à lui demander ce qu'il en pensait, Aymon n'était pas du genre à épargner les autres et encore moins ceux qui lui faisaient parti de son entourage le plus proche. Cependant, on ne refusait nullement une proposition aussi favorable que celle que son petit-fils lui avait fait. Aymon était un grand-père plein d'orgueil que son petit-fils ait pris la tête du Nord et encore plus que celui-ci lui fasse assez confiance pour pouvoir le solliciter comme ambassadeur du Nord au Collège Impérial quand il ne pouvait pas lui-même être présent. Aymon n'avait eu qu'une brève rencontre avec Jon alors qu'il était sur la route pour Winterfell et que le vieux lord faisait lui le cheminement jusqu'à Fort-Darion. Ils avaient ainsi pu faire le point sur divers sujets politiques, sur les attentes que Jon pouvait avoir de lui et du Collège Impérial, plus ils s'étaient à nouveau séparés après que le lord est promis à son roi de ne pas manquer un instant pour échanger avec lui, s'il se passait la moindre chose à Fort-Darion. Aymon avait alors fait la route jusqu'aux Terres Impériales avant de découvrir cette forteresse. Il commençait à prendre ses marques, mais heureusement pour lui, quelques nordiens étaient encore présents ici, comme Lady Alysane Manderly, dont il avait appris qu'elle serait la seconde voix choisie par Jon. D'ailleurs, ils avaient eu le temps de parler à quelques reprises et ils étaient d'ailleurs en compagnie l'un de l'autre quand on vint à les prévenir qu'il y avait une réunion exceptionnelle et que cela ne pouvait attendre.

C'est donc en compagnie de Lady Manderly, que Aymon Karstark se présenta au Collège Impérial, finissant la discussion qu'ils avaient entamé juste devant les portes de la pièce où devait se tenir l'assemblé. Le nordien n'était pas le moins du monde intimidé un instant par les personnes présentes. Ils s'installèrent donc à côté l'un de l'autre, et se fut le moment, non pas des présentations individuelles, mais de la motivation de cette entrevue si urgente. Aymon leva un sourcil circonspect, avant de plisser les yeux. Il laissa les premières personnes prendre la parole avant de se racler légèrement la gorge, il se redressa dans son fauteuil et fixa tour à tour les personnes présentes avant de reposer son regard sur le roi Kevan Gardener. « Nous sommes donc convoqués pour une question de mariage ? … Je ne voudrais offenser personne mais … Nous l'avons tous fait. J'ai été marié pour des raisons qui n'avaient rien avoir avec l'amour, j'ai marié mes enfants de la même façon et sans trop m'avancer, mes petits enfants ont été marié dans les mêmes conditions. Les arrangements concernant les mariages existent depuis la nuit des temps, ils ne se concrétisent seulement si les deux parties sont d'accord. Les dames choisies n'ont pas été d'accord, ou leurs familles, soit, cela arrive dans de nombreuses négociations, je ne vois pas de motif de griefs, et à vrai dire, j'ai du mal à voir ce que nous pourrions ajouter. » Il prit une nouvelle respiration. « Ce qui me dérange en réalité, c'est que vous ayez quitté Fort-Darion sans en avertir personne. Chez moi, on appellerait cela une désertion. Il n'y a jamais de bonnes raisons pour cela, car la désertion est égal à la détérioration de votre honneur. Vous parlez de confiance qui se serait délité, alors expliquez vous au lieu de fuir. Vous auriez été un seigneur du Nord, mon petit-fils n'aurait pas manqué de vous crucifier pour un tel acte. Profitez donc de la chance d'être en vie et de pouvoir vous expliquez sur vos agissements. »


Jon Stark - Le Jeune Loup
Roi du Nord

We regret our sins but ...
We saw our destiny and
Under my mask I remain low
Under my mask I smile


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Jon Stark

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 16:33





Argella se demanda combien de temps elle tiendrait encore sans faire une connerie. Mais elle hésitait entre sortir en claquant la porte pour aller se défouler sur la lice, encore, ou sauter par dessus la table pour lui mettre son poing dans la gueule. Le choix entre les deux options étant cornélien, cela la tint occupée suffisamment longtemps pour arriver à trouver une autre solution moins irréfléchie. Elle était surnommée l’Impétueuse et dans un autre contexte, elle n’aurait pas hésité une seconde. Mais ce n’était ni le lieu ni le moment de rappeler à tous qui elle était et ce dont elle était capable. Même elle était capable de se rendre compte que, bien que légitime, cette colère n’avait pas droit de citer au sein du Collège Impérial. Même si lui péter les dents lui aurait fait un bien fou. Cependant, sa rage était palpable. D’abord rouge de honte quand Alester ajouta un nom à la déjà trop longue liste des prétendantes imaginaires du Gardenner, elle avait à peu près repris une couleur normale. En revanche, son avant-bras posé ostensiblement sur l'accoudoir, elle serrait et desserrait son poing à s’en faire blanchir les jointures depuis cinq bonnes minutes quand elle posa lentement ses doigts sur la table en se redressant et en s’éclaircissant la voix. Lorsqu’elle fut de nouveau assise droit dans son fauteuil, elle posa les coudes sur la table et joignit les mains en regardant droit devant elle avec un air glacial. Alors, elle prit une grande inspiration et commença à parler d’un ton presque doux s’il n’était cette pointe d’acier chauffé à blanc dans la façon qu’elle avait de détacher chaque mots.

__ Tout d’abord, je tiens à remercier l’Impératrice Rhaenys et l’Empereur Torrhen Braenaryon de m’avoir évité le déshonneur d’un tel mariage marqué d'infâmie.

La brune aux yeux céruléens n’avait pas bougé d’un pouce, elle avait juste posé le regard sur Rhaenys et fermé les yeux un court instant, puis sur Torrhen et fait de même. Elle regarda ensuite les autres membres de l’assemblée un par un en commençant par Alester Vance qu’elle avait trouvé fort juste dans son intervention.

__ Mais à la lumière de ce qui a été dit jusqu’ici, et bien que je garde la responsabilité de m’être lourdement fourvoyée à son égard, je trouve que la crucifixion serait toute à la fois trop charitable et indigne de ce que nous sommes, de ce que l’Empire représente.

La guerrière regarda à nouveau Rhaenys, et même là, son regard était dur, froid et sans pitié. Mais bien sûr le tonnerre qui grondait en son sein, la fureur qui émanait de son corps immobile et des ses doigts crispés les uns entre les autres n’était en rien destiné à son amie. Elle savait qu’elle avait probablement tut toutes les frasques de Kevan pour lui éviter bien du chagrin, même si à présent elle se demandait si elle n’aurait pas préféré l’apprendre autrement qu’en plein Collège Impérial. Elle continua avec les dents serrées, mais toujours en détachant chaque mot et en articulant.

__ Étant donné d’une part, l’affront qu’il m’a fait, en demandant la moitié des nobles dames de la Cour Impériale en mariage, tout en prétendant vouloir s’unir à moi, Argella Durrandon, fille d’Argilac le Grand, Reine de l’Orage.

L’orageuse orageoise avait comme craché son nom, celui de son illustre père et son titre, et pour la première fois depuis qu'elle avait prit place, elle tourna lentement la tête vers Kevan et le fixa avec sévérité, attendant un instant avant de reprendre en essayant tant bien que mal de desserrer les dents.

__ D’autre part, parce que sa position, n’autorise pas de telles turpitudes de l’âme. Un Roi ne déserte pas, un Roi abdique en faveur de quelqu’un de meilleur que lui. Un Souverain est avant tout quelqu’un pour qui, devoir, loyauté et honneur, doivent avoir un sens. Il n’abandonne pas son Royaume ou ses alliés pour suivre l’inconséquence de ses passions frivoles.

Argella tourna la tête vers l'ambassadeur du Nord qu’elle voyait pour la première fois.

__ Il ne s’agit pas pour moi de désertion, mais de Haute Trahison Lord Karstak. Il est écrit dans la constitution que les Royaumes fédérés doivent participer équitablement à l’effort de guerre. En retirant ses troupes de Fort-Darion, il a abandonné l’Empire et violé la constitution. Mais puisqu’il ose nous parler de confiance et refuse de s’expliquer sur sa conduite.

La Durrandon baissa un instant les yeux et regarda la table tout en respirant profondément.

__ Je demande, le jugement des Sept.


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Argella Durrandon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 20:30

L’Impératrice arrive. L’Impératrice revient. Effervescence dans le Castel. On l’a aperçue. La Garde se déploie selon mes ordres. Inutile de prendre de risques. Inutile de nier le danger et les débordements potentiels, il fallait penser à protéger tout le monde. Les accusés des accusateurs, et vice-versa. Les trois cent Demalion prennent position dans la ville autour du castel, sur les murs, aux portes, dans la place-forte elle-même à chaque porte et couloir, en nombre et en armes. La crise ne peut plus être évitée, ni les médisances. Maintenant que la coupe est pleine, il ne nous reste plus qu’à la boire jusqu’à la lie.


Je sors de mes appartements harnaché comme en campagne. Armure de cuir noire, frappée du blason Braenaryon sur le torse, imprimé en relief sur le cuir. Morsure au côté, pommeau à tête de loup et de dragon en évidence. Bottes qui frappent durement le sol froid du château, cape en fourrures de prédateurs nordiens jetée sur les épaules. Gueule de travers, mais ça, c’est un avantage qui ne se produit plus sans le moindre préparatif. Avant de rejoindre la réunion exceptionnelle convoquée par Rhaenys, j’avais fait le tour des capitaineries. Rien à signaler sur le port, rien aux portes, rien au castel. La tension était palpable, comme avant une bataille sanglante. Je n’estimais pas le Gardener comme assez fourbe et déloyal pour avoir fomenté quelque mauvais coup et je pensais Rhaenys assez intelligente pour ne pas faire rentrer de danger dans Fort-Darion. La perte de ma capitale, les attaques à revers, ou tout autre stratagème vécu dans ma vie, m’inclinait toutefois à la plus extrême prudence, et je ne rejoignais la réunion exceptionnelle du Collège qu’une fois satisfait des mesures de sécurité distribuées à chacun.


Il y avait foule. Envoyés de tous les royaumes fédérés, jusqu’à mon épouse qui avait eu le temps de se changer. Nul regard spécifique pour chacun, sauf Rhaenys, qui pouvait mesurer toute l’ampleur de ma colère quant à son impulsivité qui avait déjà failli la tuer tant de fois et qui l’avait fait se mettre encore une fois en danger, sans autre escorte qu’une créature à l’intelligence plus grande que celle de n’importe quel être humain dans cette pièce. Je faisais confiance à Meraxès, mais pas aux hommes. Et encore moins à ceux qui se laissaient guider par leur passion plutôt que leur raison. Ma mâchoire se crispa en voyant que le Gardener nous accordait sa présence. Quels mots avaient pu employer Rhaenys pour le faire revenir ? Seul comptait le résultat. Et le fait que ma femme paraisse en bonne santé, toute apprêtée qu’elle était. Je prenais place au centre de l’assemblée. Je hochais la tête en reconnaissant les Vance, les Karstark et autres Swann, les saluant d’un bref hochement de ma vilaine trogne, tout préoccupé que j’en étais par le sujet de l’égo, au lieu de m’occuper d’une guerre qui n’attendait que moi. J’arrivais non loin de mon épouse, et en confrontation frontale avec l’homme revenu séance tenante. L’ambiance était à couper au couteau. J’étais d’humeur assassine, et je ne la masquais pas sur mon visage de meurtrier.


Un déserteur dans le Nord se faisait lapider par ses camarades.


Hélas, l’Empire ne se gouvernait pas comme ma patrie natale, et pour cela je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. J’écoute Rhaenys, qui parle d’une voix claire. Pour bien la connaître, je la sentais en colère. Je me retenais de me frapper le front de la main quand j’entendis les explications de ma femme. Gardener s’était tiré comme un voleur parce qu’il ne savait faire face à la vexation d’une couche vide. Rhaenys avait eu la pudeur d’expliquer tentatives de mariage, mais je connaissais aussi ses manœuvres auprès d’autres femmes, considérées comme acquises par avance alors que dans le même temps, il assurait la Reine de l’Orage de son amour.


J’eus la nausée, et dus repousser le désir d’en finir avec une croix et quatre clous de charpente.


Aucune envergure autre que celle de se mettre lui-même sur la croix. J’avais espéré qu’il ne s’abaisse pas à des excuses brouillonnes et malaisantes. J’avais espéré qu’il prenne son destin en main, qu’il assume ses actes et nous éclaire de sa stratégie. Non, il se fit victime de notre détestation. Ce n’était pas un Roi, ni un chef de guerre. C’était le cadet d’un roi. Un général de naissance.


Je me retiens une seconde fois de me taper le front quand le riverain explique l’attrait supplémentaire pour Lysara Tully, dont j’avais moi-même entendu parler. Le riverain est un gentilhomme, qui questionne par l’ironie, mais qui pose toutefois de vraies interrogations sur la suite des événements. Karstark parle, et il est seul que je ne me contente pas que de regarder. Je me tourne vers lui, et le regarde énoncer ses arguments.


Sigyn est morte, mais il fut longtemps mon beau-père. J’incline la tête, me ralliant à ses arguments.


Je me sens dépassé par l’événement. Comme un aigle qui fond sur sa proie en s’attendant à quelque bagarre d’importance et repas mérité, mais qui ne tombe que sur une désillusion, aigre et maigrelette. J’allais appeler au calme, et à la retenue, quand la Durrandon prend la parole. Je me tourne vers elle, reconnais le regard et le ton.


Pour la troisième fois, je manque de me gifler moi-même le front, mais n’en fais rien.


Elle a raison. L’homme l’a traitée avec la décence d’un monte-en-l’air. Quelle valeur que sa désertion initiale pour elle, vu ce qu’il faisait des opportunités données par un conseil qui ne lui devait rien a priori ? La jeune femme parle fort, et parle clair. Une femme selon mon coeur. Mon visage se ferme, car je comprends où elle va en arriver, pour connaître désormais la couleur de son âme. Je garde les yeux rivés vers elle alors qu’elle en arrive à sa propre conclusion. Visage fermé. Brouhaha immédiat.


J’inspire, et fais un pas en avant, main levée. M’éclaircis la voix.



| Moi, Torrhen, je renonce à la couronne de Roi du Nord. Je renonce à la seigneurie de Winterfell. Je renonce jusqu’à mon propre nom. Moi, Torrhen, général en chef des armées de la Coalition, j’ai abandonné titres et terres au nom d’un idéal plus grand, qui dépasse les limites des royaumes. |


Je laisse flotter mes mots une seconde, balayant les visages réunis dans la salle d’un regard fauve, celui du chef de meute qui s’affirme devant les siens.


| Ainsi commençait mon serment à Herpivoie. Ainsi commençait mon abdication en faveur de mon fils, et débutait le port des responsabilités de l’Empire. J’ai promis de défendre chaque personne en terre impériale. D’assister et de soutenir chacun d’entre vous, au service d’un idéal commun. |


Je reporte mon regard sur Rhaenys. Deux secondes. Et me tourne vers Kevan.


| Cet idéal commun dont vous vous mettez seul au ban, Roi Kevan. Si c’est là votre crainte, sire, je ne vous déteste point. Je ne mesurerais pas non plus nos sacrifices respectifs à cette cause, nos combats menés contre l’ennemi commun. Je ne me comparerais en rien à votre personne. Le fait est que vous êtes parti en faisant cavalier seul et avec ce ressentiment pour une affaire de mariage, qui met à mal notre entreprise commune. Que se serait-il passé si votre modeste troupe était tombée dans embuscade Hoare, ou dénoncée aux Hightower ? Vous connaissez tout de nous, tout de nos plans, tout de nos richesses, de nos troupes. « Qui dépasse les limites des royaumes ». Tel était mon crédo. Certains l’ont accepté. Vous non, de toute évidence. Le guerrier en moi est dépité mais l’Empereur s’interroge ; si vous abandonnez tout en n’ayant obtenu ni accord des dites femmes désirées, ni accord de leur famille… Qu’attendez-vous de nous ? Je ne puis décider ces gens pour vous. Je ne puis pas non plus les forcer. L’ensemble du Collège vous a conseillé épouse Bieffoise, sitôt campagne entreprise pour libérer votre pays. Vous avez rejeté en bloc ces conseils, cherchant partout épouse, jusque dans l’entourage de ma femme, et je sais aussi que vous avez cherché de simples expédients à vos désirs passagers parmi des femmes que la guerre vient de priver de leur mari. Vous accusez un manque de confiance, nous nous sommes pourtant ralliés à votre idée de guérilla et de soulèvement dans votre pays d’origine. Une proposition accordée, une autre refusée par vote. Vous connaissiez les règles du jeu en devenant Roi Fédéré de l’Empire, mais vous ne semblez pas accepter qu’elles ne puissent pas vous avantager au détriment des autres. Je me rappelle aussi que vous ayez refusé participer, avec moi et la Reine Argella, à la poussée contre Hautjardin. C’est un fait, Sire, nullement un jugement. Dans cet Empire, il n’y aura pas de règle qui déséquilibrera l’ensemble au profit d’un seul homme. Les choses sont simples, Sire. Soit vous nous rejoignez et vous vous comportez en homme comme en Roi et vous conformez aux règles que vous avez librement choisi d’accepter, soit vous passez votre chemin, et ce collège reprend votre couronne fédérée. |


Je me tourne vers Argella Durrandon. Regard dur encore, mais je comprenais très bien son point de vue. Sigyn et moi… Disons que je n’aurais jamais accepté humiliation comme celle qu’elle subissait. Nous étions souverains. Nous avions un rang à tenir, une morale à respecter.


| Je ne puis accepter que des représentants des Royaumes Fédérés s’écharpent. Mais il est du droit de la Reine Argella de profiter du Collège pour réclamer un vote l’autorisant à lancer ce défi. Si elle souhaite persévérer, qu’il en soit ainsi. Elle a subi l’offense. Je vous prie, Votre Grâce, de renoncer à cette folie. Nous n’avons pas besoin de plus de mort et de sang. Je ne me battrais pas pour des dieux qui ne sont pas les miens, et vous prie de renoncer à ce dangereux expédient pour une querelle au sein du collège, même si l’affront vous touche personnellement… Mais si votre conception orageoise de l’honneur vous pousse à aller au bout, vous vous êtes vous-même liée librement à l’Empire, vous êtes reconnue comme mon égale et ma partenaire, avec tous les autres souverains fédérés. Et vous avez toujours tenu parole, ainsi que votre rang au sein de notre idéal commun. Je ne veux pas de ce jugement, mais mon épée sera vôtre. |


Regard vers Rhaenys. Ne bouge pas, aimée, ou je jure que je tue quelqu’un séance tenante. Le sort en était jeté. Argella savait ce que j'en pensais. Si le Collège entérinait son défi, ça définirait l'Empire pour l'avenir. Mais je ne pouvais pas lui dénier ce droit, sinon ce serait renier l'EMpire lui-même, et ses fondations. Mon coeur me mettait à ses côtés, ma raison entre les deux. Le choix était, par essence même, plus seulement le mien.




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 20:34



Orys Baratheon

Orys Baratheon, née Waters, est le fils bâtard d’Aerion Targaryen et de Morgane, une vendeuse de poissons. Peu, voir aucun, bâtard à Westeros ne peut se vanter d’avoir connu une telle destinée sur le continent. Depuis la perte de son demi-frère et de sa demi-sœur, la vie d’Orys a connue de très nombreux rebondissements, si bien qu’aujourd’hui, après maints périples, il est le prince régent de Peyrdragon. Orys est également conseiller au Collège Impérial en compagnie de Bâal Forel et participe donc à la réunion exceptionnelle.


Le collège impériale c'était réunit dans la précipitation. Le roi Kevan Gardener, si l'on pouvait encore le nommer ainsi avait provoqué à Fort-Darion l'indignation de bien nombreuses personnes. Les esprits s’échauffent alors qu'un à un les seigneurs, dames de haut statures s'acharnent, vocifèrent des paroles qui le rendrait aux yeux de tous indigne de son statut. L'impératrice, ma sœur, Rhaenys ne se laisserait pas guider par l’opprobre, de cela j'étais assuré qu'elle serait peut-être la seule à ne pas porter le dernier coup sur cet homme. Car il n'est qu'un homme, comme nous tous même si ses choix et ses décisions furent mauvaises et qu'il méritait toute cette colère, cette haine mélangée à la disgrâce et l'incompréhension de mes compères. Je me murais dans un silence qui en disait sûrement long. Bon sang que je le haïssais. J'aurais autant de raisons de le faire payer pour ce qu'il a osé entreprendre. Mettre en péril cette entente, ce que l'Impératrice portait ce qui nous liaient les uns et les autres dans un intérêt, un but commun et concret. Je fulminais de le voir occire aussi lâchement la seule chance qu'il avait d'obtenir ce qui lui appartenait. J'observais Rhaenys obliquant mon faciès pour mieux entrevoir ce qu'elle pouvait peut-être laisser transparaître. Elle n'en fit rien, de marbre elle restait et pourtant j’espérais au fond qu'elle puisse voir mes yeux la transpercer de colère. Je l'aimais et la haïssais tout autant que je feignais d'écouter les supplications de Kevan Gardener. Ma sœur était ainsi faites, elle pouvait entrevoir d'une étrange manière la bonté en chacun de nous. Bon sang que je te détestais... Le monde pourrait bien s'écrouler, s'effondrer sous nos pieds que je ferais tout absolument tout pour ne pas te perdre. Pourquoi ? Pourquoi porter au secours de ceux qui ne méritent pas notre respect ? Te mettre en danger, pour quelque chose qui dépasse la majorité d'entre nous et qui se laissent sombrer dans les travers et la bassesse à l'image d'une plèbe qui préférait voir leur citée brûler et les flammes se repaître de leurs chairs. Nous étions tous dans un état plus enclin à un déferlement de violence mais, qu'importe je les laissais poursuivre tour à tour ce dialogue de sourd puisqu’ils n'en feraient qu'à leurs têtes.

Argella m'extirpa un sourire quand je l'entendais s'indigner sur son propre sort. Que pouvions-nous bien y faire ? J'avais partagé une nuit avec elle sans me douter de qui elle était. J'avais noué des sentiments envers Deria Martell et j'admirais et aimais sans entendement Rhaenys alors qui étions nous pour juger de ces manquements ? J'étais convaincu que quelque chose d'autre clochait, un homme peut aimer plusieurs femmes à la fois mais, serait-il assez bête pour tout perdre ? L’indécision tourmentait sans cesse ma propre gestuelle.

« Où alliez-vous Gardener ? À croire toutes ces paroles je devrais me plaire à entendre toutes ces façons de vous rendre plus misérables que vous ne l'êtes. »

Je marquais une pause, inspirant un grand coup avant de me pencher décollant mon dos du dossier de cette chaise.

« Pourtant je ne pourrais me satisfaire de vous voir crucifié, jugé par les sept, envoyé en exil, destitué de vos titres, de votre couronne que sais-je d'autres encore peut-être... »

J'apposais ma main stigmatisée par cette guerre que nous menions encore aujourd'hui et à l'heure actuelle si nos ennemis nous voyaient, ils se délecteraient sûrement à ce sujet.
« Nous sommes en guerre, au cas ou certains d'entre nous l'aurions oubliés... »

Je laissais mes yeux passé furtivement sur les visages les plus animés jusqu'ici. « Serions-nous prompt à laisser asseoir Manfred Hightower son pouvoir sur la totalité de ses sujets ? Sur le Bief comme sur Dorne qui à l'heure actuelle n'est plus en état de guerre avec cet ennemi respectif ? »

Je posais la question car même si je restais passablement en colère il y avait plus en jeu que des jugements hâtifs à exposer ainsi lors du conseil. Il y aura jugement, il en faut un c'est nécessaire mais, pas de cette manière.

« Que feriez-vous Gardener ? Comment ? Épouser une femme ou une autre qu'importe son nom, son rang vraiment... Laisseriez vous votre peuple au main de ce lugubre despote pour quelques rancœurs ? »



« The world is changing and we must change with it. »

Lyle Salfalaise

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 22:05



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1




Je jetais un coup d’oeil à Torrhen. Il était en colère contre moi. Et cela n’allait pas s’arranger. J’étais un dragon, et je resterai un dragon. Il le savait avant et quand il m’avait épousé. Je n’étais une femme docile qui resterait sagement à la maison en attendait que son époux rentre ou qu’on vienne lui annoncer qu’il ne le ferait plus. Je savais qu’il allait me le reprocher, qu’il allait s’emporter, crier. Mais comme je l’avais toujours fais, j’assumerai les conséquences de mes actes. Je le regardais et mes yeux lui disaient tout cela avant que je n’ouvre la bouche Et je serai votre seconde épée Majesté, si vous décidez de continuer dans cette voie là. dis-je en regardant Argella Je pense affirmer, sans me tromper que Baâl Forel, Orys Baratheon, Leslyn Raybrandt, Gawain Chyttering, Rhaal Forel, et Conrad Omble se battront entre eux pour déterminer qui d’eux six se tiendront à nos côtés. Et encore je ne fais que citer quelques noms parmi une foule de personnes. Parce que l’Empire est ainsi fait. Il est solidaire. Il est unificateur. Il prend soin des siens. Il veille sur eux. Il les protège. Je me tournais vers Kevan. Il y a deux jours je vous ai laissé le choix, le choix de revenir avec moi ou celui de mourir seul, destitué de tout titre. Après une nuit à y penser vous avez décidé de rentrer à Fort-Darion. J’ose espérer, pour nous tous, que ce n’était pas uniquement pour énoncer ces paroles futiles. Je soupirais et désignais toutes les personnes autour de la table Je suis lasse Majesté. Lasse de me battre pour vous en vain. Je vous l’ai dis, il vous faut ouvrir les yeux, regarder autour de vous, au-delà de votre personne. Nous avons tous fait des sacrifices. Mon époux vient de vous énoncer tous ceux qu’il a fait personnellement. Tous les dirigeants sont à son image. Vous n’êtes pas le seul… Mais vous êtes le seul à ne pas écouter. Je regardais mon Frère quelques secondes avant d'ajouter toujours à l'intention de Kevan Gardener Quel est votre but au fond Majesté Gardener ? J’ai impression que vous vous êtes perdu en chemin, que vous avez perdu ce qui faisait l’homme que vous étiez, cet homme qui a signé la constitution de l’Empire, cet homme qui était un roi plein de potentiel. Ici, dans cette place, votre seul ennemi c’est vous même. Peu à peu, chaque jour un peu plus, vous creusez vous même votre propre tombe. Et qu’il ne vienne pas de nouveau affirmer que je le condamnais immédiatement sans même lui tendre la main, une main que j’en avais assez de lui offrir. Je ne faisais que cela encore et encore. Je pense aussi que vous nous devez des excuses. Et j’ose espérer que vous nous le ferez Majesté, que vous reviendriez à la raison, que vous écouterez vos pairs ici présents tout en prenant conscience que lors d’un précédent collège, vous n’avez fait que nous considérer comme vos ennemis et non ce que nous sommes réellement : des alliés, dans l’infortune comme dans la fortune.  Je ne pouvais pas faire plus. C’était déjà beaucoup, bien plus que ce que quiconque ne l’aurait fait à ma place.











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Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Mar - 23:07



Alysane Manderly


Alysane Manderly, née Glover est la Dame de Blancport. Arrivée il y a quelque temps à Fort-Darion, elle fut la prisonnière de Lord Salfalaise avant d’être libérée par ce dernier. Si elle n’est pas rentrée dans le Nord avec son roi et son petit frère, c’est parce qu’elle a été désignée comme ambassadrice du Nord par sa Majesté le roi Jon Stark. La Dame de Blancport est une femme intelligente avec un certain sang-froid. Et c’est en sa qualité d’ambassadrice qu’elle a été conviée la réunion exceptionnelle du Collège Impérial.


Alysane Manderly hésitait entre perplexité et stupeur, se mordillant de plus en plus profondément les lèvres à mesure que les esprits s’échauffaient, que les paroles se faisaient plus hautes et le verbe plus mordant, et qu’enfin, les événements ne se précipitent jusqu’à l’acmée finale … ou la chute, c’était à la mesure de chacun. Tant bien que mal, son esprit rationnel essayait de faire la part des choses, de comprendre pourquoi elle avait été convoquée là, et pourquoi ils en étaient tous arrivés à ce point de quasi non-retour. Avec un brin d’ironie, elle ne put s’empêcher de penser que finalement, ses parents avaient eu bien tort, de lui dire dans sa jeunesse que l’amour était un cadeau des dieux. Non, l’amour était un poison, du moins pour les grands de ce monde. L’amour faisait perdre la tête, conduisait des hommes et des femmes à mal se comporter, et après, à mal réagir. Et c’était là, face à cette assemblée échauffée et à ces anciens amants déchirés qu’elle comprenait à quel point le mariage, pour les nobles, ne saurait jamais être affaire de cœur. Il y avait trop à perdre à cela. Un Empire, en tout cas, pouvait apparemment se perdre en son nom. Et par là-même, une guerre pour laquelle elle avait par trop sacrifié.

Orys Baratheon semblait partager son sentiment, ce qui la rassura quelque peu. Et pourtant, une voix en elle lui soufflait de se rallier à son oncle Karstark. Son mari en avait fait lapider, des déserteurs de sa troupe, durant la campagne qu’il venait de mener. C’était la sentence traditionnelle, et exécutée par les compagnons du lâche. Y avait-il pire mort ? Elle en doutait, et en même temps, c’était là une nécessité pour maintenir la cohésion d’une armée en campagne. Que diraient-ils, ces hommes qui avaient vu des amis mourir, des frères et des pères, qui avaient mis leur vie en jeu et punit sévèrement ceux d’entre eux qui avaient failli, s’ils apprenaient qu’une couronne évitait à d’aucun de subir le châtiment des traîtres ? Et en même temps, la noblesse avait ses privilèges, qu’il convenait de conserver … même si, a minima, le noir eut été approprié, sans doute, dans ce cas. Mais ils avaient une guerre à mener. Ils jouaient leur survie. Et elle avait l’impression confuse que ce qui jouait était davantage les mœurs d’un homme que son honneur. Était-ce là un précédent à accepter ? Surtout, s’il en sortait vainqueur, que se passerait-il ? Est-ce qu’un … jugement, puisqu’il fallait appeler ainsi un simple concours d’habileté martiale au nom de dieux qui n’étaient pas ceux de son royaume, serait accepté dans le Nord ? N’y avait-il pas un problème, au fond, à juger sur des traditions qui n’étaient pas communes à tous les royaumes fédérés ?

Silencieuse toujours, sa tête oscillait très légèrement, comme si l’ancienne Glover se tâtait, encore et encore, cherchait à parfaire sa décision, à trouver les mots qu’il fallait pour exprimer un ressenti par trop contrasté pour qu’il fut réellement clair à ses propres yeux. La femme, probablement, approuvait. La nordienne se trouvait éminemment agacée par tout ceci. Mais l’ambassadrice ? Elle se désolait de ce charivari qui n’aurait jamais dû advenir. L’Impératrice reprend la parole, achevant de faire douter Alysane de ce qu’il convenait de faire. Tout se bousculait dans sa tête, et en même temps, il fallait bien qu’elle parle, parce que face au précipice, il n’eut pas dit qu’une Glover, une Manderly, ne recule. Quand bien même elle n’avait aucune envie d’avancer. Elle se râcla la gorge doucement, avant de prendre la parole d’une voix un brin hésitante au début, puis qui se raffermit peu à peu :

« Si je puis me permettre … si nous parlons de désertion, de haute-trahison … C’est l’ensemble de l’Empire qui est offensé, je crois. Parce qu’à titre personnel, je prends comme une offense le fait d’avoir mis ma vie en jeu et d’avoir remis cette ville que j’ai défendue jusqu’à cette salle-même à un homme qui explique ne pas avoir confiance en nous, après nos sacrifices passés et ceux que nous étions prêt à ... Non, que nous sommes prêts à engager pour lui. Parce que mon mari, probablement mes frères, mes cousins, vont marcher au Printemps pour réclamer votre couronne, Majesté.

S’il faut réclamer justice … je crois que tous les Impériaux seront prêts à suivre Sa Majesté la Reine de l’Orage, parce que tous seraient à même de se sentir offensés, lésés. »


Elle inspira profondément, avant de continuer :

« Néanmoins, en dépit de tout cela, de tout ce que je peux éprouver en entendant des accusations qui semblent attentatoires à la vertu de certaines ladys et qui m’effraient en tant que femme …

Je suis certaine d’une chose : s’en remettre à la force, c’est admettre notre échec en tant que Collège. C’est reconnaître face à tous nos hommes qui vont partir en guerre, que leurs dirigeants sont incapables de s’accorder autrement que par le sang versé et l’imprécation envers des dieux qui, de surcroît, ne sont pas ceux de mon royaume, à quelques exceptions près, et dont le jugement pourrait ne pas être considéré par certains d’entre nous, nordiens.

C’est aussi mettre en danger ce pourquoi nous œuvrons tous, dans cette salle, en envoyant à la mort des personnes dont nous avons cruellement besoin soit pour rien … soit pour quelque chose qui devrait être jugé par une décision commune, réfléchie. Pas par les armes, qui n’ont jamais rien résolues. »


D’une voix légèrement tremblotante, elle acheva :

« Nous avons bien assez d’ennemis. Nous aurons bien assez de morts à l’avenir. Et je n’ai aucune envie de voir la fine fleur de l’Empire gésir dans la poussière. J’ai vu trop d’hommes mourir sous mes yeux, en une nuit, pour leurs idées, pour ne pas fléchir à l’idée que d’autres meurent à cause d’un de nos propres alliés. »

Son regard se porta vers le Roi Gardener :

« Malgré ce que j’ai vécu, j’ai choisi de faire confiance, maintenant, à celui qui fut mon geôlier. Je suis prête à faire de même avec vous, Sire, sincèrement. Mais comme l’Impératrice, je crois que vous nous devez des excuses …

Et peut-être, pour certains, réparation. »




Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.


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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyVen 29 Mar - 0:42



Colliff Piper

Colliff Piper est le fils du Lord de Château-Rosières. Cousin du roi du Conflans Libre par la mère de ce dernier, Chléa Tully, il est surtout proche de la jeune princesse des Rvières et des Collines. Collif est un homme passionné près à tout pour le nouveau royaume de son cousin. Homme plus d’esprit que d’armes il sait écouter son cœur mais aussi sa raison lorsqu’il le faut. Colliff est arrivé il y a peu à Fort-Darion à la demande de son cousin et roi pour le représenter. Le Collège impérial est la première fois qu’il se retrouve face aux autres têtes couronnées de cet empire dont il a bonne espoir qu’il fera du Conflans un grand royaume.


Collif Piper n’était arrivé à Fort-Darion que depuis quelques jours que déjà sa présence à un Collège Impérial tout à fait exceptionnel était requise. L’homme avait soupiré dans un premier temps en apprenant la nouvel. D’un naturel plutôt avenant et n’aimant guère l’empressement, il s’était pourtant plié à la demande de l’impératrice Targaryen. Il s’était habillé sobrement et ses boucles brunes tombaient simplement pour encadrer son visage. Ser Piper marchait d’un pas lent malgré l’urgence de l’événement avait rejoint Lord Vance pour se rendre dans la salle où devait se tenir le Collège Impérial. Le Piper prit place à la table et posa son regard sur chacune des personnes qui se tenaient là. L’Empereur était rentré en dernier et Ser Piper l’avait salué d’un signe de tête. Peu accoutumé à l’exercice du Collège Impérial, Colliff ne prononça pas un mot au départ, préférant écouter ce que les autres avaient à dire. Mais lorsqu’il entendit l’énumération des femmes que ce roi avait demander en mariage et surtout lorsque le nom de sa très charmante cousine sorti, l’homme du Conflans serra les poings sur la table de rage. Il se tourna instinctivement vers Alester Vance. Son regard était noir et il peinait à masquer sa colère. Fort heureusement, le reste de la conversation lui changea les idées quelques peu.

L’homme du Conflans laissa tout d’abord le roi du Bief fédéré, tant qu’il était encore s’exprimer. Ses paroles tirèrent un pincement de lèvre au Ser de Château-Rosières. Puis la reine de l’Orage reprit la parole et cette fois, Colliff tourna vers cette dernière un visage où se mêlait stupeur et agacement. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres et l’homme allait intervenir lorsque l’empereur prit la parole. Ravalant sa salive, le Piper laissa sa majesté impériale s’exprimer et annoncé qu’il était contre l’idée du jugement des Sept ce qui soulagea quelque peu l’homme qu’était le cousin des Tully. Malgré tout, Torrhen amena le fait que si nécessaire, il prêterait son épée à la Dame d’accalmie, tout comme le fit l’Impératrice peut de temps après son époux. Et avec tout cela, seules les interventions du Régent de Peyredragon de Lady Manderly semblèrent les plus censés aux oreilles du Conflanais.

Alors après avoir entendu tout le monde, Colliff Piper se racla presque mollement la gorge avant d’intervenir lui aussi. Il se tourna d’abord vers la reine Argella. « Majestée, si je ne peux que comprendre votre sentiment d’avoir été offensée par le comportement de sa Majesté le roi du Bief, à la lumière des noms avancées par l’Impératrice et par les mots de Lord Vance, vous n’êtes pas la seule victime de ce comportement des plus… puérile. A-t-on déjà vu tel homme se comporter de la sorte ! Malgré tout, je tiens à préciser qu’au vu du nombre des jeunes femmes offensée, dont vous faites partie, Majestée, ce n’est point que l’Orage qui est outragée mais l’ensemble des maisons auxquelles elles appartiennent et leurs alliées. Le préjudice ne touche donc plus seulement votre royaume. Bien que je conçoive que vous êtes la première concernée au vu de l’acte dont sa Majesté a été capable de faire… pour vous plaire. » Le cousin de Lyham marqua une pause pour reprendre un peu son souffle. Il s’était laissé un peu emporté lorsqu’il avait parlé des autres femmes outragées par les tentatives de demande en mariage du roi du Bief. Mais son ressentiment n’était pas encore éteint et pour pleinement prendre des décisions partiales il devait l’évacuer. Ce qu’il ne tarda pas à faire en fixant maintenant le roi du Bief. « Majesté Kevan Gardener, il va nous falloir des explications. On ne peut admettre que vous demandiez en mariage l’ensemble des femmes non mariées de l’empire. Quant à votre demande envers la princesse Lysara Tully, sachez que s’il avait s’agit de moi et non de sa Majesté Lyham Tully, j’aurai coupé court à votre demande dès lorsque vous m’auriez pris au saut de ma scelle ! » Les choses étaient maintenant dites. Colliff inspira une grande bouffée d’air et reprit plus posément. « Mais cessons de parler de ceci. En ce qui concerne la demande de la reine de l’Orage, je ne peux que rejoindre les propos de Lady Alysane Manderly et de son altesse le Régent de Peyredragon. La guerre reprendra bien assez tôt et nous devons préserver nos forces pour cette dernière. Par ailleurs le royaume des Rivières et des Collines se trouvent bien trop proche de celui du roi Yoren Hoare. Nous ne pouvons nous permettre de perdre des hommes dans un jugement qui e ferait que jeter le discrédit sur l’Empire… et qu’en pensera nos ennemis ? Que l’Empire se délite après seulement quelques mois de vie. Piètre image que nous donnerons-là je vous le dis.

C’est pour cela qu’avant de lever bouclier et armes il serait préférable d’entendre ce qu’a à nous dire sa Majesté le roi Kevan Gardener, en dehors des reproches qu’il vient de faire, ainsi que ce qu’a à nous dire Ser Garlan Goldwyne ici présent et homme proche de sa Majesté si je me suis assez bien informé sur la situation. »



La Truite Argentée



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Dernière édition par Lysara Tully le Mar 9 Avr - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptySam 30 Mar - 0:29

Les intervenants s’expriment tour à tour pour donner leur opinion sur les faits reprochés au Gardener. Le moins que l’on puisse, c’est qu’ils sont remontés et un éventail de sanctions surgit en plein visage du bieffois. La destitution, la crucifixion, le jugement des Sept. Pourtant, lui, ne tremble pas. Il ne cherche pas à endiguer ce flot de propositions. Il aurait pu ressentir une gêne, un malaise, une inquiétude tout à fait logiques pour un homme dans sa position. Les troubles provoqués ne lui procurent aucun plaisir malsain non plus. Au fond de lui, il n’existe plus que le néant. Son esprit s’était laissé guider par une quête chimérique alors qu’il n’en avait pas les moyens. C’est à cause de lui si il a tout perdu dans le Bief et en y réfléchissant il aurait peut-être dû périr en essayant de rester et d’obtenir des éclaircissements. Mais, sa maison se serait éteinte. Il aurait perdu. C’est sa maison qui le tient en vie. Le Connétable, le Prince sont morts lorsque son frère s’en est allé. Comment pouvait-il faire confiance aisément à ces souverains inconnus alors qu’il soupçonnait quelques manigances à son encontre dans le Bief dans lequel il avait grandi et qu’il avait défendu au sud et à l’est pendant plusieurs années? Comment peut-il faire confiance ? Cette question est sans cesse éludée dés qu’il le peut parce qu’il se sait vulnérable. « Je suis parti de Fort-Darion pour mener mon combat sans l’intention de déserter  l’Empire. J’ai voulu agir plutôt que d’attendre la guerre. C’est l’action qui me guide et qui me fait vivre. Je connais aussi bien les campagnes du Bief que les couloirs de Hautjardin. Je doutais aussi du rôle que vous m’auriez confié au sein de cette guerre et je ne pouvais concevoir de simplement suivre quelqu’un d’autre que moi mener la charge sur mes terres. Pas après les circonstances de mon départ du Bief. C’est ma responsabilité. Je voulais pouvoir protéger les faibles, convaincre ceux que j’aurais pu approcher et limiter les pertes. J’entends bien votre argument dame Manderly mais je n’avais pas pour ambition d’être capturé…vivant. » Il sait que quelque chose s’est brisé en lui. Le Prince aimait la liberté, les initiatives audacieuses. Ici, il ne se reconnait pas. Il est plus vulnérable qu'il ne l'a jamais été. Il doit attendre et suivre un train impérial sur ses propres terres. Sa confiance en lui est mise à mal. Il ne peut récupérer ses erreurs par lui-même. L'Histoire a donc fini par le rattraper.

Son regard se reporte sur Torrhen puis sur Rhaenys.
« Malgré tout ce que l’on peut me reprocher, j’ai toujours fait la différence entre ma personne et ce qui dépasse l’homme que je suis. Je suis coupable d’avoir courtisé bien des dames. Pas dans le même but. En ce qui concerne les dames de l’Empire…je n’avais en tête que la survie de ma maison. Je m’excuse si mes agissements ont été plutôt cavaliers, mes espoirs un peu trop importants, et mes motivations un peu floues. » Il jette ensuite un coup d’œil à Orys tout en inspirant à plein poumons.« Ce lugubre despote comme vous dîtes…Je ne vois pas de solution. Il a réussi à réunir le Bief autour de lui mais les fondations sont chancelantes. De nombreuses maisons aspirent à prendre le pouvoir. Ce que je sais…c’est que cela n’empêche pas la majeure partie du peuple à ne pas vouloir de mon retour. Combien de vies devrons-nous prendre dans le Bief pour que je sois accepté ? Alors, oui, quelque part, j’espérais trouver la mort avec la conviction de ne pas avoir la mort de tous ces bieffois sur la conscience en plus de celle de mon frère. »

Il prend une pause avant de continuer. Son regard croise celui d’Argella puis ceux de Torrhen avec neutralité.
« Pour Sa Majesté la Reine Durrandon, j’ai compris, malgré les sentiments que je pouvais nourrir à son égard et qu’elle prétendait manifester à mon égard, qu’elle devait poursuivre sa destinée pour le bien de son royaume et épouser le Prince Roward Martell...Homme que j’ai combattu sur le champ de bataille. Cela m’a coûté mais j’ai fini par l’accepter. Pour me voir aujourd’hui accusé d’avoir violé la constitution, de ne pas participer équitablement à l’effort de guerre alors que ce que j’ai en ma possession est négligeable  et de rechercher simplement la pérennité de ma maison comme vous tous ? Pour recevoir aujourd’hui le jugement des Sept ? Je n’ai pas laissé mes sentiments se transformer en haine. Jamais. Mes mœurs sont ce qu’elles sont mais elles valent mieux à mes yeux que ce soupçon de haine. Si je dois affronter quelqu’un pour défendre ma personne sur ce point, alors j’en conviendrai. Mais…supposons que les Dieux se montrent cléments à mon égard….Quelle serait ma place ensuite si tant est que l’on me laisse la vie sauve ? Et que deviendrait l’Empire ? » Sur ce point il se range plutôt du côté des Baratheon, Piper et Manderly.

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptySam 30 Mar - 14:53





Argella regarda l’Empereur énoncer les mots qui avaient fait de lui un Braenaryon et qui avaient vu naître l’Empire, ce magnifique projet commun et elle se dit que, peut-être, elle avait un peu trop laissé la fureur parler. Mais pour autant, était-ce la vengeance qu’elle voulait ? Avait-elle oublié la guerre comme le suggérait Orys ? Non. C’est justement parce qu’elle savait parfaitement ce qui les attendaient, tous, qu’elle voulait qu’il meurt ou qu’il laisse sa place à quelqu’un de plus compétent que lui, de plus digne de porter sa couronne. Quelqu'un en qui elle pourrait avoir confiance à côté de qui ils pourraient partir en campagne sans se demander s’il n’allait pas tourner casaque au dernier moment et les condamner à mourir comme il l’avait fait pour son propre frère. Elle n’imaginait pas un seul instant que les Sept puissent décider de détruire l’Empire pour celui qui, en plus d’avoir sauté toutes les filles sur son chemin et voulut se marier avec toutes les nobles dames de la cour, avaient combattu ses propres hommes après les avoir abandonné à la veille de la bataille pour l’une d’entre elle. Appelez ça foi ou folie, mais ce n’était en rien de la naïveté, car la brune était bien placée pour savoir qu’on ne gagne pas une bataille en priant. Depuis le départ de Kevan, la brune avait longuement repensé à ce moment, cette bataille de Tiniviel qui lui avait valu une belle victoire. A l’époque, toute à la joie de retrouver son amant et de repousser le Bief, elle n'y avait point songé, mais le revirement inattendu de Kevan lui avait rappelé ces faits qu'elle comprenait de moins en moins. Quoi qu’en pense le Collège Impérial, son comportement en disait plus long sur ce qu’il était au fond de lui que le beau discours qu’il venait de faire. Des excuses, des mots encore, des explications prompte à toucher les cœurs, même celui de l’Impétueuse, mais qui, à bien y regarder, n’étaient que mensonges. Comble du comble, une réparation, comme si cela changerait quoi que ce soit le jour où, décidé de n’en faire qu’à sa tête, il irait sauver Eren Hightower et se retournerait contre l’Empire.

La Guerrière habillée en Reine se leva lentement en grognant, passablement énervée par les paroles de Collif Piper qui semblait la prendre pour une dégénérée dénuée de tout bon sens. Grand bien lui fasse. Elle se leva et posa son regard chacun des membres de la noble assemblée pendant qu’elle parlait.

__ Il y a méprise. Quand je dis que je me suis fourvoyée, je ne parle pas de sexe, je ne parle pas d’une sordide affaire de mœurs dont nous nous fichons éperdument. Non, je parle bien de sens du devoir et de l’honneur, je parle de ce qui fait un Roi, de ce qui fait une Reine, un Empereur, une Impératrice. Je parle de ceux qui constituent cet Empire, de ceux qui le portent et de leur valeur, je parle de ceux qui construisent un meilleur avenir dans la guerre comme dans la paix. C’est bien parce que nous avons avons tous été mis en danger par ses actes, que j’ai demandé un jugement des Sept. Afin que chaque Royaume puisse participer, et que la justice ne tourne pas au pugilat ou à la vengeance personnelle. Mais je comprends votre position à tous vis à vis de ce qui pourrait tourner au bain de sang inutile et dangereux. Je ne confonds pas une fermeté légitime avec une haine bien mauvaise conseillère. Mon honneur n’a pas besoin de sang, mais nos peuples ont besoin de justice.

La brune aux yeux céruléens fit une courte pause.

__ J’ai présenté Kevan au couple Impérial avec l’espoir qu’il devienne le Roi du Bief fédéré. Je vous l’ai amené parce que je pensais qu’il avait les épaules pour une telle charge, pour faire les sacrifices nécessaires pour que notre projet commun voit le jour et prospère. Je savais que son nom était un atout en lui même, mais j’étais surtout certaine de ses qualités. Si je me suis fourvoyée, c’est en cela et puisque j’en porte la responsabilité, j’en porterais aussi le risque. J’ai mal jugé l’homme qu’il était, mais j’ai surtout mal jugé le Roi qu’il deviendrait et certains éléments me laissent à croire que j’aurais pu nous éviter à tous, ce que nous vivons à l’heure actuelle.

La Durrandon soupira en baissant les yeux un instant, puis releva la tête vers celle dont il était question.

__ Comme le souligne avec justesse Lady Alysanne Manderly, nous sommes tous prêt à faire des sacrifices. Je serais moi même, si tout se déroule comme prévu, en première ligne face au Bief et au Hightower dans l’Orage dès le printemps. Les hommes de la coalition, les miens, les vôtres, vont mourir pour rétablir la souveraineté de ma Maison sur l’ensemble de mes terres. Ils vont mourir pour défaire les armées adverses afin de restaurer le Roi du Bief fédéré dans son droit de naissance. Mais le Roi Kevan n’a pas voulu faire front avec moi et l’Empereur. Soit, il s'en explique et, même si je comprends ses motivations, il prouve une fois de plus qu'il est incapable de se plier aux règles. Mes hommes sont tous prêts à mourir pour l’Empire, mais seront ils prêts à mourir pour le Roi Girouette ? Puis-je décemment leur demander de mourir pour un traître ? un déserteur ? Serais-je encore leur Reine si je leur demandait cela ? Pour autant je le ferais, non pour lui, mais parce que c’est mon devoir envers l’Empire et que nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant. L’unification de Westeros est la pierre angulaire de la prospérité de demain, les fondations de ce que nous construisons ensemble. J’irais jusqu’au bout si la vie m’est donné pour le faire, mais je préférerais le faire pour quelqu’un en qui j’ai pleine confiance et je préfèrerais que mes hommes meurent pour quelqu’un qui mérite sa couronne. Il demandera aux Bieffois de lui obéir en vertu de quoi ? Une épouse étrangère, des faits-d’armes plus que douteux, une désertion déjà ? Son nom est peut-être un atout de légitimité, mais il est illusoire de penser qu’il EST sa légitimité, qu’il ne porte pas déjà les stigmates de ses erreurs, dans le Bief comme ailleurs. C’est une folie d’imaginer qu’il ne nous enverra pas tous par le fond avec lui si nous faisons l’erreur de laisser un irresponsable prendre la tête d’un pays aussi riche et puissant que que Bief. Il est des généraux Bieffois qui valent mille fois mieux que lui, contre lesquels je me suis battue, mais dont je serais fière de serrer la main et avec qui je serais honoré de discuter autour de cette même table. Il est des hommes qui nous ont rejoint et qui ont fait le choix difficile de l’Empire face à un Roi qu’ils ne reconnaissaient plus. Il est des gens qui sont faits pour porter une couronne et d’autres qui devraient apprendre à porter… autre chose.

L’Impétueuse évita la vulgarité, il y avait autour de la table des Dames, des vraies, des qui n’étaient pas coutumières des Conseils de Guerre.

__ Dame Alysanne Manderly, une fois de plus vos mots me touchent, mais pour ceux qui sont morts, pour ceux qui vont mourir au printemps, le Collège Impérial a pour vocation de montrer l’exemple, si possible dans la paix, mais aussi de nous prémunir de tout danger potentiel, par les armes si nécessaire. Je me dois de vous rappeler les faits. Il a abandonné ses hommes afin de me rejoindre dans l’Orage et combattu à mes côtés contre les armées du Bief. Il a déserté et trahi son frère. Il veut garder Eren Hoare et refuse un mariage avec une Dame du Bief qui pourrait lui apporter des soutiens qu’il ne possède nullement sans cela. Il a quitté Fort Darion à l’aube de la campagne de Printemps sans prévenir personne. Il a si peu confiance en l'Impératrice et en nous tous ici réunis qu’il a préféré nier le droit du Collège Impérial à demander des explications sur sa conduites et ne daigne nous fournir quelques explications que lorsque sa vie est menacée. Il nous fait part de projets plus qu’hasardeux pour la Campagne de printemps alors qu’il aurait pu marcher sur Hautjardin aux côté de l'Empereur Torrhen. De plus le Roi Kevan connaît tous nos plans pour le Printemps, il sait tout de nous, il ne peut être simplement banni ne serait-ce que pour lui épargner la torture que nos ennemis ne manqueront pas de lui infliger pour obtenir ces informations. Il peut-être destitué, mais son nom en fait un héritier potentiel du Bief et en cela il restera un danger tant qu’il respirera, pour nous si nous lui retirons la couronne que le couple Impérial a eut l’obligeance de lui mettre sur la tête, comme il aurait pu l’être pour l’usurpateur Hightower s’il n’avait pas été un homme à géométrie variable.

La cavalière de l’Orage regarda un instant Rhaenys et ferma les yeux en inclinant la tête et fit de même pour Torrhen.

__ Afin que ni l’Empereur, ni l’Impératrice, ni personne d’autre de ce conseil ou de tout aussi précieux dans la guerre à venir ne se fasse tuer. Votre engagement m'honore vos Majestés, mais je ne puis accepter de risquer vos deux vies pour une situation dont je suis responsable. Je renonce au jugement des Sept qui coûterait trop de vie inutilement. Mais je vous prie de bien réfléchir avant de refuser que justice soit rendue, non pour moi, mais pour Haute Trahison envers l’Empire. Envers vous ET moi, ensemble, unis, solidaires, essayant de trouver des solutions pour s'entendre plutôt que de fuir nos responsabilités. C’est de ceci dont il est question, de savoir si un nom peut exempter de toute justice, si un nom peut remplacer le sens du devoir, l’honneur, la loyauté et le respect.

Argella reporta son attention sur les autres membres du Collège.

__ Mes Sires, Mes Ladies. Le Roi Kevan Gardenner semble dire que le Collège Impérial est uni contre lui, acceptera-t-il un vote venant d’une institution dont il ne reconnaît pas la légitimité ? Un duel judiciaire lui laisse tout loisir de prouver son innocence, mais aussi sa loyauté, de plus, il prouvera à ses hommes qu'il a bénéficié des mêmes chances que n'importe lequel d'entre nous. Si vous me permettez de rendre la justice impériale, j’irais seule sur la lice, et ce après avoir signé mon testament afin de léguer l’Orage à un Seigneur dont je suis certaine qu’il s’inscrira dans la continuité de mon œuvre au sein de l’Empire. Je laisse le soin au conseil de décider si le combat prendra fin à la mort de l'un de nous ou au premier sang, peu importe car je suis prête à mourir pour préserver l’Empire des menaces extérieures comme des menaces intérieures. Au nom de la confiance qui nous unit est sans laquelle nous ne sommes plus. Au nom de ce en quoi je crois, au nom d’un idéal qui dépasse les limites des Royaumes. La force sans la justice est tyrannique, la justice sans la force est impuissante.


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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptySam 30 Mar - 22:01

POST HJ qui sera effacé


Merci à tous pour votre enthousiasme et votre rapidité. c'est chouette de votre que le sujet vous inspire. Cependant je vous demanderai de laisser à tout le monde le temps de répondre Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] 3847665254 Si vous avez déjà posté deux fois, ce serait cool d'attendre que les autres puissent faire ou refaire un rp. Pour mémo, les participants sont :


Représentants du nord :
- Alysane Manderly jouée par @Bowen Glover --> 1rp
- Aymon Karstark joué par @Jon stark --> 1rp

Représentants de Peyredragon :
- Orys Baratheon joué par @Lyle Salfalaise --> 1rp
- Baâl Forel joué par  @Nathaël Velaryon

Représentants de l'Empire :
- @Torrhen Braenaryon --> 1 rp
- @Orane Whent, porteuse du vote de Rahe --> En attente de rep

Représentants du Bief :
- @Kevan Gardener --> 1rp
- Willos Cooper -> Joué par ? (Place à prendre Smile )

Représentant de l'Orage :
- @Argella Durrandon --> 3 rps
- @Mina Swann --> 1rp

Représentant du Conflans :
- Alester Vance joué par @Lyham Tully --> 1rp
- Collif Piper joué par @Lysara Tully --> 1rp

Autre :
- @Garlan Goldwyne --> Ok
- @Rhaenys Braenaryon qui ne votera pas pour ne pas être accusée de partialité --> 2 rps


@Kevan Gardener ton rp ci-dessous qu'il faudra réadapter selon les autres réponses à venir Smile
Code:
<div class="Champ_Txt">[i]Cette fois-ci, il ne va pas attendre un tour de la table. Il faut tout de suite remettre certaines choses au point avec la Reine Durrandon. Les mains posées sur la table, il prend une posture plus avancée vers l’avant.[/i]  [color=#006600][b]« Je n’ai pas un atout de légitimité…Je suis légitimité parce qu’il en est ainsi. Vous pouvez dire que vous ne m’appréciez pas mais vous ne pouvez pas dire que je n’ai pas la légitimité. Avec la mort du Roi Mern IX Gardener, je suis l’héritier légitime et indiscutable. Du Bief, du Bief libre, du Bief fédéré. » [/b][/color][i]Peu importe comment on souhaite le nommer.[/i]
[b]
[color=#006600]«  Je reconnais que j’aurais dû prévenir ses Majestés Impériales. Pour le reste, si je comprends bien, je dois me plier à toutes vos décisions concernant la provenance de mon épouse, le moment et le lieu où je dois combattre ? Je suis en mesure de vous dire non comme vous êtes en mesure de me dire non. Nous discutons d’égal à égal. Il me semble que j’ai obtenu l’accord de mener mon action dans le Bief lors du précédent Collège. Il n’y a donc pas de haute trahison. »[/color][/b][i] Gardener déglutit. Son regard sonde un instant l’assemblée pour reprendre certains éléments qui viennent d’être énoncés par Argella. [/i][color=#006600][b]« Je suis juste surpris de voir que je ne vaux qu’un nom et que je ne dois pas régner sur un royaume riche et puissant. Cela voudrait dire que je pourrais par contre régner sur un plus petit royaume ? C’est là où je ne vous suis plus. Vous parlez d’indivisibilité de l’Empire mais les calculs fondés sur les considérations de rapports de force entre royaumes sont bien dans votre esprit, Majesté.  »[/b][/color] [i]Gardener ajoute quelques mots en réponse à cette proposition de duel de la part de la Reine de l’Orage. [/i][b][color=#006600]«  Je ne reconnais que l’incongruité de cette idée de duel maintenant. Vous n’êtes pas mon ennemie et j’ai d’autres affaires en tête. Tout autour de cette table, je ne vois pas d’ennemis.  Vous voudriez condamner un Roi de trahison parce qu’il veut se battre pour récupérer ses terres et ses gens ? Chacun des hommes combattant pour l’Empire peut être capturé et transmettre des informations à la prochaine bataille. Vous, moi et tous nos subordonnés. Je rappelle enfin en dernier lieu que je suis revenu de mon plein gré parce que je vous estime. Si ce n’est pas réciproque, je demande tout simplement à repartir...libre.»[/color][/b]
</div>





Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyDim 31 Mar - 21:39

Quel individu n’a-t-il jamais fais d’erreur ? Aucun. Personne n’est parfait et ceux qui le prétendront ne sont que des pédants arrogants. Le principal est de savoir reconnaître ses tords, les prendre en compte pour progresser, aller de l’avant. Savoir rebondir pour avancer. L’adaptation, une capacité dont les êtes vivants étaient plus ou moins pourvues. Sa loyauté et ses valeurs avaient poussé Garlan à rentrer il y a quelques jours de cela en la capitale impériale, cela, plus le fait qu’il n’arrivait plus à reconnaître l’homme qu’il avait servi pendant plus de dix ans. Il avait eu connaissance du fait que l’impératrice était rentrée à Fort-Darion, en compagnie de Kevan et le reste de la troupe. Le Bieffois était des plus satisfaits d’apprendre que l’impératrice était rentrée et que, selon ce qu’il avait pu apprendre, elle était en bonne santé.

Le chevalier se souvenait fort bien de son entrevue avec l’Empereur, il avait fauté, de par son rôle, il était en parti responsable des événements. Il n’avait pas su conseiller son ami comme il le fallait, ni l’arrêter au moment critique. Malgré cela, le vieux loup lui avait une chance de se racheter, du moins de suivre une nouvelle voie, de servir pleinement l’Empire et lui seul. Garlan ferait tout pour ne pas lui faire regretter sa décision. Il venait à se demander comment l’impératrice s’y était prise pour venir à bout de la détermination de Kevan. Lui-même n’avait pas réussi, alors qu’il était un de ses proches normalement. Mais soit, ils étaient finalement tous revenus. Et maintenant ? C’était la fameuse question qui trottait dans sa tête. Très peu probable  qu’il n’y ait aucune suite à cette affaire en tout cas.

Le bieffois n’avait pas croisé l’ex-connétable depuis son retour, mais il tomba sur deux autres anciens compagnons de route et ils discutèrent brièvement ensemble. Ils l’informèrent de la situation, sur ce qui avait poussé leur retour et également sur le fait que Kevan avait nommé Willos au Collège à sa place. Une décision qui ne le surprenait pas, après tout Garlan ne pouvait plus rester à cette place avec le chemin qu’il avait décidé de suivre. Cependant, il aurait préféré qu’on vienne lui annoncer en personne, plutôt que de l’apprendre de la bouche d’un autre. Mais soit, il allait se préparer à aller s’entraîner avec les hommes placés sous son commandement dans la prochaine campagne à venir, lorsqu’un garde impérial, un Demalion, vient le chercher dans les appartements de son épouse, qu’il partageait désormais.

Il était mandé dans la salle du collège pour une réunion exceptionnelle du collège. Inutile de l’informer du fait qu’il n’était plus conseiller, ceux, qui l’avaient envoyé, le savaient déjà très probablement. Il ne fallait pas réfléchir bien longtemps pour avoir une idée du sujet qui serait abordé lors cette séance. Impossible de refuser, il n’était pas en position de le faire, surement était-ce une demande de l’Empereur ou l’Impératrice en personne. Il y assisterait donc, bien qu’en état, il n’aurait plus le droit de vote, ni même de donner son avis s’il n’était plus conseiller. Il informa Yesaminda de son départ, alors qu’elle allait s’occuper des héritiers impériaux, et suivit le Demalion jusqu’à la chambre du collège. Quelques têtes connues comme la reine de l’Orage, il salua discrètement Lady Manderly, il avait pu partager un repas des plus agréables en sa compagnie avec Lord Manderly et Lord Glover.

Garlan échangea quelques mots avec sa jeune sœur, salua également respectueusement le couple impérial à leur arrivée  et il prit place comme tout le monde quand le collège était au complet.  L’Impératrice lança le sujet de la séance exceptionnelle, cela concernait bel et bien Kevan. L’imbrûlée fit toute la liste des femmes que Kevan avait cherché à séduire depuis qu’il avait juré allégeance à l’Empire, le chevalier avait que son ami pouvait être volage, cependant il ignorait qu’il ait tenté de s’attirer les faveurs de ces femmes-là. Il fut on ne peut plus surpris de trouver le nom de son épouse dans cette liste, il ne lui en avait jamais parlé. Comment avait-il pu ne rien lui en dire ? Le fait que Yesaminda non plus faisait qu’elle devait totalement l’ignorer également. Son regard pesant retombant sur l’ancien connétable, la confiance était clairement ébréchée.

Kevan ne chercha pas à se défendre dans un premier temps, alors que Lord Karstark essayait de lui faire comprendre la chance qu’il avait , celle de s’expliquer, ce n’était pas donné à beaucoup de monde après tout. Chacun faisait valoir l’offense qu’ils avaient subis, aussi bien les riverains, comme la reine Argella. Cette dernière était très remontée et proposait que le jugement des sept soit établi. Heureusement, les propos de l’Empereur et de Lady Manderly réussirent à la dissuader d’aller dans cette extrémité. Ser Piper l’avait interpellé pour avoir cette version des faits en tant qu’ancien membre de la troupe et conseiller du roi Kevan.  Il ne partagerait pas son avis sur tout ce qui venait d’être dis, il le gardait pour lui pour le moment.

Le riverain voulait probablement connaître les raisons qui l’avaient poussé à suivre une autre voix. Il s’éclaircit la voix et prit donc la parole : « J’ai été sous les ordres de sa Majesté Gardener, alors qu’il n’était que Connétable des armées royales du Bief, pendant plus de dix ans. Ma loyauté m’a poussé à le suivre lorsqu’il prit la décision de quitter l’armée de son frère et j’ai moi-même prêté serment à l’Empire. Je dois l’avouer, non parce que je croyais en cet idéal, car je ne le connaissais pas, mais par loyauté pour sa majesté Gardener.  Cependant les rencontres, que j’ai pu faire, et les événements, qui sont survenus, m’ont amené à croire en ce présent et avenir commun, en me rendant également compte que je retrouvais dans l’Empire des valeurs que je défends.  »

Il marqua une courte pause, s’apprêtant à reparler du précédent collège qui ne s’était pas si bien déroulé que cela. « J’ai été nommé conseiller du Bief Libre par sa Majesté Gardener, j’ai ainsi participé à la première séance du Collège. Comme ceux qui y étaient présents s'en souviennent surement, c'est moi qui ait proposé une opération de guérilla contre le Bief. Sa Majesté Gardener a désiré en prendre la tête et malgré mes réticences pour sa sécurité, cela a été accepté par un vote du Collège Impérial, et je me suis joint à cette mission. Je n’ai appris qu’en cours de route que le commandement impérial n’avait pas été informé de notre départ. J’ai alors compris comment notre départ pourrait être perçu et à mes yeux, cela représentait un signe de la défiance marquée envers l’Empire. Ma loyauté allait alors à sa majesté Gardener, mais j’avais également prêté serment à l’Empire, j’ai fais un choix. Celui de rentrer pour servir pleinement la maison impériale. Et je ne regrette pas ce choix.  »

Son regard se porta ensuite sur Kevan et sur Willos. « Je ne suis plus conseiller désormais, si bien que je n’ai plus le droit de voter, ni de partager mon avis sur les sujets soulevés.  » Il recentra son attention sur la reine Argella, une femme de caractère qu’il respectait énormément. « Cependant, si vous me le permettez, votre majesté Durrandon, j’appuie les propos de Lady Manderly sur le fait qu’assez de sang a coulé et que bien d’autre coulera à l’avenir. Mais cela doit être celui des ennemis de l’Empire. De plus, vous êtes la dernière représentante de votre lignée, bien des dangers pèsent sur ce qui est en train d’être construis, s’il m’est permis de vous conseiller de ne pas prendre davantage de risques , alors qu’il y a d’autres moyens de régler des conflits plutôt que d’en venir aux armes à la première incartade. Gardons notre hardiesse pour l’abattre sur nos adversaires sur le champ de bataille. Encore une fois, je n’ai plus voix à ce collège, mais en ce qui concerne ce cas, je ne puis qu’espérer un règlement en diplomatie.    »


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyLun 8 Avr - 0:15

Les événements s’emballent, maintenant. Il n’est plus seulement question d’un homme qui n’en fait qu’à sa tête. Il est question de la fierté des dames de la cour, jusqu’à une Reine en personne, flouée par le comportement d’un homme qui n’avait de cesse que de poursuivre de ses assiduités chaque joli minois. J’avais espéré récupérer un général. Il l’était, sans doute. Il avait su mener l’opération de reprise de la ville sans coup férir, il était parvenu selon le plan à récupérer Fort-Darion en poussant Salfalaise à la reddition et au changement de camp. Mais depuis, l’homme empoisonnait les conseils et on se plaignait de son comportement auprès des dames. Je ne pouvais que concevoir l’humiliation vécue par la Reine de l’Orage, qui n’avait certes pas pu épouser l’homme qu’elle aimait, mais qu’elle découvrait maintenant sous le jour d’un homme aux penchants libidineux inapte à la conduite d’une politique complexe, plus prompt à dégainer son vit que son épée. C’était une déception. Une déception sur l’homme, déjà, mais sur nous-mêmes. J’avais écouté Argella et Rhaenys sur la possibilité d’intégrer le Bieffois par droit de naissance, de lui proposer l’Empire. L’homme traitait cette construction fragile et complexe avec la désinvolture d’un petit prince, frustré du destin qui devait être le sien. Loin de la fange et de la difficulté. Avait-il seulement conscience que l’Empire ne survivrait qu’au prix d’un nouveau bain de sang au printemps ? Baratheon a raison. Ce frère d’armes, proche comme jamais, alors que je ne l’aimais pourtant peu. Proche parce que nous avions survécu aux pires défis ensemble. Mon visage avait sauvé sa vie, et sa main avait sauvé la mienne. Liés par le sang versé, et par l’horreur surmontée ensemble. Je lève une main, paume vers le bas, à mi-hauteur dans sa direction. Un regard, un seul. Le genre de regard qui appelle à la confiance, mais qui sert aussi d’avertissement.


| Paix, mon frère. Personne ici ne remet en question la guerre ou les défis qui nous attendent. Je compte sur votre retenue à tous. L’homme ici est jugé par ses pairs, non par un tribunal, même si nous avons tous des griefs à son encontre, et la valeur de l’affront ne fait aucune différence entre vous tous. |


Inutile d’empoisonner la conversation avec plus de fiel qu’il n’y en avait déjà de déversé. Rhaenys conclut sur son dépit, sur sa déception et met le bieffois au pied du mur, pour nous dire de quoi il en retourne, ce qu’il attend de l’Empire. Ce qu’il attend de nous, dont il se défie sans arrêt. La Manderly prend la parole à son tour. Sage, comme toujours. Directe. Elle a raison. La portée tactique de l’acte du Gardener est inepte, presque. Ce ne sont pas ses quelques hommes ni lui-même qui feront gagner ou perdre cette guerre au cours d’une chevauchée à l’aveugle. Elle a raison sur la portée de ses actes ; au niveau du symbole, c’est là qu’il y a danger. Et pis encore, elle a doublement raison quand elle dit que nous avons voulu l’Empire pour discuter, juger, trancher, en bonne intelligence, et non par haine et par l’épée, comme nous vivions depuis trop longtemps. Je savais que je n’étais que l’égal des personnes présents, y compris le Piper qui prenait à son tour la parole et qui défendait une proposition très proche de la Manderly. L’homme ne parlait pas sans sagesse, c’était certain. J’avais mal au crâne. Peu l’habitude de discuter, de tergiverser. Ca n’aurait tenu qu’à moi, Gardener serait déjà crucifié aux portes de la ville, et bombardé d’immondices par les hommes et les femmes de cette ville et de cette armée. Mais si j’avais fondé l’Empire, ce n’était pas pour faciliter une guerre. Pas seulement. C’était parce que j’avais conscience du fait que le monde ne pouvait se gérer comme cela, comme j’avais géré le Nord depuis trop longtemps.


Le Gardener reprend la parole. Je l’écoute. Me masse paupières et arête du nez du pouce et de l’index, accablé par ce que j’entends, par l’énormité d’une confiance trop facilement accordé. Ensemble, nous sommes meilleurs. Mais ensemble aussi, nous dévoilons d’autres faiblesses. La Reine Argella prend la parole à son tour. Ses mots sont durs. Mais elle aussi, elle a raison. Et nous sommes piégés, parce que nous ne pouvons pas prendre le risque d’un combat à mort par stratégie autant que par affection pour Argella Durrandon, et le risque d’une destitution est qu’elle servirait de cinglant démenti à tout rapprochement futur à des puissances neutres avec qui nous devrons traiter en égaux. J’inspire. Je dois commander. Je suis l’égal de tous ces gens, mais je suis aussi leur chef, au moins à une échelle symbolique. Cette place que j’occupe, cette couronne de fer sur la tête, je l’ai méritée par droit de bataille et de victoire. Je n’incarne pas tant l’unité que Rhaenys qui conquiert les âmes, que Lyham qui est force d’honneur, qu’Argella qui enflamme les coeurs, ou que Jon qui est parole brute et valeur incarnées. Je suis l’Empereur. J’agis non par équité, mais par justice.



| La situation est donc claire. Le Roi Kevan Gardener reconnaît, bien qu’à demi-mots, qu’il s’est enfui avec ses troupes. Qu’il veuille prendre la tête de ses hommes, je le conçois, mais je lui avais proposé le même travail, mais dans quelques semaines, en avant et en liaison de l’armée impériale au complet. Dans le même temps, sa conduite, en contradiction des valeurs communes à nos royaumes, des vertus de sa religion tout autant que du code de chevalerie dont il est un des représentants, s’est montrée insultante et humiliante envers des femmes qui, par serment, sont sous ma protection personnelle. |


Double désaveu d’une conduite d’enfant impulsif, qui ne réfléchit pas, qui se croit protégé par naissance et épée au côté.


| Je comprends et je conçois les deux positions. Le besoin de justice. L’Empire est insulté. Humilié, par une conduite déshonorante en plus haut lieu. D’un autre côté, si nous destituons, ou rendons le sort du Roi aux aléas d’un combat, nous risquons de perdre beaucoup. Je ne parle pas qu’en esprit pragmatique. Bien sûr, il peut mourir. Son adversaire aussi. Je ne veux perdre personne pour une querelle interne, aussi grave soit-elle. Mais la Reine Argella a raison sur toute la ligne ; on ne peut pas laisser passer ça pour une question d’honneur, de principe, de morale élémentaire. Personne ici, n’est au-dessus des lois des hommes, des dieux, qu’ils soient Anciens ou Nouveaux. |


Je promène un regard sévère sur l’assemblée, en colère quant à l’affaire que je devais juger, qu’ils devaient juger.


| Je ne voterais ni pour sa destitution, ni pour un duel qu’il soit à mort ou non. Je propose au Collège de m’occuper en personne du Roi Kevan. Sa conduite déloyale fait l’objet de rumeurs, surtout auprès des servants et servantes du château. Seuls vous, conseillers du Collège, connaissent la situation. Ma Garde Demalion est sur le pied de guerre, mais sans savoir exactement ce qu’il se passe. |


Je reporte le regard sur le Gardener, contrit mais qui gardait quelque fierté dans le regard.


| Je ne puis, Sire, vous apprendre à mieux respecter le beau sexe, ou à mieux vous respecter vous-même. Vous êtes meilleur que ce pathétique coureur de jupons dépeint ce soir, auquel vous avez donné de bien tristes atours. Vous n’êtes ni un soudard, ni un mercenaire. On ne prendra plus le risque de vous perdre. Jamais. Pas tant que la guerre sera en cours. Vous savez trop de choses. |


Je me tourne vers Rhaenys, la désigne de la main.


| Mon épouse ici présente n’est pas que la femme que j’aime, elle n’est pas que la mère de mes enfants. Elle est l’Impératrice. J’ai foi en son jugement. J’ai aussi toute confiance dans le jugement de la Reine Argella. Leur décision de porter à mon attention le couronnement du Roi Kevan était motivé par des faits. Non par affection, ou par passion. J’ai foi en elles. | concluais-je en regardant Argella, avant de me tourner, pour la énième fois, vers le bieffois | Je propose au Conseil de m’occuper de vous personnellement. Je n’entends par là nulle violence. En tout cas, nulle violence qui serait de matière à vous abattre. Demain, à la première heure, nous convoquerons citadins, nobles et soldats. Vous vous excuserez de votre manque de clairvoyance, pour ces idéaux auxquels vous n’avez pas assez cru. Vous vous excuserez pour votre manque de foi envers l’Empire, mais vous parlerez au passé. Vous vous excuserez publiquement envers les femmes que vous avez courtisées sans respect pour leur honneur à chacune, en particulier pour les veuves. Vous aurez l’air contrit, Sire. Et vous aurez intérêt à l’être. Vous serez humilié, publiquement. A comportement d’enfant, punition d’enfant. Si l’ensemble du Collège considère vos excuses publiques comme satisfaisantes, nous commencerons ensemble l’entraînement. Comme je le disais, je ne puis vous apprendre à vous comporter en respect de votre religion, de votre morale. Mais je puis vous apprendre la façon nordienne. Nous nous entraînerons ensemble. Avec la Garde Demalion. Vous laisserez vos hommes au repos ; vous ne les commanderez plus jusqu’à ce que ce conseil ne vous y autorise. En attendant, je vous jure, Sire, que je vous apprendrais les vertus de la discipline nordienne. Je vous apprendrais à vous maîtriser. Je vous apprendrais à vous dominer, pour dominer ensuite votre ennemi. Je prends personnellement la responsabilité de vous aider, Sire, à vous dépasser. A me dépasser avec vous. J’ose croire au jugement de mes pairs, et en vos valeurs profondes. Vous n’êtes pas arrivé là sans raison. Même si vous l’avez oublié. Vous avez été un général renommé. Je ne veux pas que vous finissiez reître, ou bandit de grand chemin. Vous avez oublié qu’un temps, vous étiez le parangon des valeurs de la chevalerie, un idéal bien sudien, mais que je respectais. Je vais vous le rappeler. Et vous le souffrirez, jusqu’à ce que je vous juge digne de vous représenter devant ce collège. |


Je fais deux pas en avant vers le Bieffois. Fier, digne. Je lui tends la main, pour une poignée de main de guerriers.


| Si je m’implique personnellement, Sire, vous avez intérêt à vous montrer convaincant. Rien ne saurait effacer vos affronts, mais vous avez une chance de les réparer. Si vous vous en montrez digne. Sinon, vous serez le premier bieffois à voir pourquoi on m’a surnommé le Loup de Winterfell. Est-ce que vous l’acceptez, Sire ? Est-ce que ce Collège, l’accepte? |




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyMer 10 Avr - 22:49

Vivre ensemble ou mourir seul« Chacun doit être jugé par ses pairs. »
Orane
Whent
Dans le débat houleux qui les avait réunis pour un conseil exceptionnel, Orane se gardait de tout commentaire pendant un moment. L’Impératrice lui avait laissé la lourde tâche de la remplacer pour le vote qui devait suivre, témoignant de toute son impartialité. Elle dominait cela dit la séance, exposant la situation le plus stoïquement possible malgré la colère contre laquelle elle luttait. Il y avait eu offense, pas seulement contre les dames citées, mais contre tous ceux qui avaient eu foi en ce roi en exil. Ce dernier s’était montré au premier abord peu loquace, vraisemblablement décidé qu’il était victime d’une injustice, et s’était rassis impassible en invitant au vote pour sa destitution. Un enfant, pensait Orane, un avis que Colliff Piper partagerait plus tard à haute voix. Des mots durs furent échangés. Désertion. Trahison. Orane acquiesçait sans un bruit, ils n’étaient pas prononcés à la légère. Le Régent tenta de le ramener à la raison, lui qui comme Orane ne souhaitait pas voir la pire des punitions s’abattre sur le bieffois, mais s’il fallait choisir entre un ennemi et un mutin… Certes, il était un Gardener, son droit sur le trône était plus que légitime, mais un roi n’était pas qu’un nom, un sang ou une tête coiffée d’une couronne. Il y avait, dans cette pièce, des individus plus que capables de faire un roi d’un autre plus fiable peut-être, seule Argella Durrandon en évoquait la possibilité. La solution qu’elle proposait était radicale, trop sans doute. Lady Manderly appelait à une réponse non-violente qu’elle qualifiait d’impuissante. En effet, quel exemple serait-ce ? Pouvait-on tourner le dos à l’Empire, le mettre en péril de telle sorte et revenir comme une fleur pour se voir retourner tous ses droits et privilèges sans être jamais inquiété ? Ce serait leur mort à tous. Mais combien leur tourneraient le dos pour ne pas avoir su se montrer meilleurs que leurs adversaires ? Du reste, fallait-il être meilleur ou simplement moins pire ?
Le bieffois reprit la parole pour se justifier davantage, mais elle ne goûtait guère les raisons de ses agissements. Il courrait droit au suicide, entraînant ses hommes avec lui et tout l’espoir qu’il représentait pour cet Empire naissant. Elle avait de la compassion pour un homme dont la conscience ne pouvait le résigner à la non-action, mais le sentiment s’arrêtait là.

« Je pense, Votre Majesté, que nous entendons tous vos motifs et que personne ici ne peut s’enorgueillir d’être irréprochable, mais il est entre nous, qui sommes unis sous une barrière commune, un pacte tacite de confiance que - par imprudence ou impulsivité - vous avez rompu. » elle opina respectueusement de la tête en direction d’Argella Durrandon. « Sa Majesté vous accuse de trahison, et on peut difficilement la contredire sur ce sujet. Vous mesuriez le danger de vos actes, du moins pour vous, puisque c’est à la Mort que vous entendiez régler des comptes. Ce faisant, vous avez menacé un édifice que, tous ensemble, nous travaillons dur à construire et qui, j’en conclue, n’a pas autant de valeur à vos yeux. Je ne vous souhaite cependant pas la punition des traîtres, je ne la souhaite à personne, et je me range à l’avis de Lady Manderly sur le sujet : nous avons souhaité nous élever au dessus de la justice des armes, nous devrions nous y tenir tant que faire se peut. Une question demeure cependant : comment espérez-vous regagner la confiance que vous avez bafoué par ce geste irréfléchi ? »

En vérité, ils ne pouvaient faire avec ou sans lui. Kevan Gardener était peut-être sauvé pour elle par la morale qu’on avait voulu insuffler à l’Empire, mais il était à jamais marqué par l’infamie. La reine orageoise avait exposé les choses de la plus claire des façons. S’il avait pu leur tourner le dos aussi facilement, qui serait assez fou pour le couronner ? Le mettre à la tête d’une armée ? Le suivre ? Il était à la tête d’un royaume fédéré, pourtant il agissait inconsidérément et sans aucun égard pour les autres royaumes qui, par serment, avaient lié leur destinée à la sienne. Cette action avait fait de lui un homme dangereux. Il y avait beaucoup à perdre à l’épargner, mais tout autant à le condamner.
Torrhen se leva brusquement, concluant que le bieffois reconnaissait les faits et proposant une alternative au duel auquel la reine Durrandon avait résolu de participer elle-même. Personne ne souhaitait voir l’Orage perdre sa souveraine dans pareilles circonstances, car le risque était réel et il n’y aurait rien à y gagner. L’Empereur, lui, disait ne vouloir perdre personne mais force était de constater que Kevan Gardener s’était déjà perdu lui-même. Quel dommage… mais il avait raison : un comportement puéril méritait une punition à son image. Sous les regards courroucés, surpris ou bien rassurés d’un tel développement, il lui tendit la main en demandant son approbation comme celle des membres du Collège qui assistaient à la scène. Un temps. Orane promena son regard sur l’assemblée. Oui, elle se rangeait à l’avis de Lady Manderly, comme bien des seigneurs ici présents, mais sa vieille maxime valait toujours : il suffit d’une pierre branlante pour faire s’effondrer tout un palais… Pourtant, l’Empereur semblait bien disposé à le croire capable de changer, de se reprendre en main, et elle avait pleine confiance en Torrhen et son jugement. Il tendait la main à Kevan Gardener comme il avait tendu la main à Dorian Whent, comme elle avait tendu la sienne à Lyle Salfalaise.

« C’est une offre généreuse qui vous est faite. » dit-elle tout haut, craignant déjà de regretter les paroles qu’elle allait prononcer. « Quels que soient les dieux que nous vénérons, nous avons tous un profond désir de justice. Vous avez causé du tort à bien des gens, Votre Majesté, les excuses me semblent inévitables et un bien moindre prix à payer, mais il faudra un véritable effort de votre part pour que le pardon soit accordé. A l’heure actuelle, je le dis en toute sincérité et sans aucune malice, ma confiance ne vous est pas acquise et je ne vous crois pas en mesure d’assumer les charges qui vous incombent, pas seul en tous cas. » elle soupira. « Mais l’expérience m’a appris qu’une rédemption est toujours possible, si vous savez vous en montrer digne. Et digne vous serez, si vous savez ce qui est bien pour vous, car je ne pense pas qu’une telle occasion de vous amender saurait se présenter deux fois. » elle leva les yeux vers l’Impératrice, puis son époux. « Je vote en faveur de cette proposition. »
Orane Whent

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptySam 13 Avr - 19:17

Les mots de la Reine de l’Orage ne sont que très peu du goût du Gardener. Choisir le jugement des Sept est clairement une décision motivée par la passion et non par la raison. Le bieffois est prêt à se battre pour sa vie, le problème ne se situe pas là. Demander le jugement des Sept pour laver son honneur…Qu’a t’elle bien pu faire de l’honneur de Kevan lorsqu’elle a épousé le dornien malgré ses sentiments pour le bieffois en sachant que les deux hommes se sont combattus par le passé ? C’était pour le bien du royaume de l’Orage…Le bieffois est amer. Evoquer ensuite le fait qu’il ne soit pas légitimité est insensé. Les mains posées sur la table, il prend une posture plus avancée vers l’avant se gardant de réagir avec trop de fermeté. « Je n’ai pas un atout de légitimité…Je suis légitimité parce qu’il en est ainsi. Vous pouvez dire que vous ne m’appréciez pas et je respecterai votre opinion mais vous ne pouvez pas dire que je n’ai pas la légitimité ou que j’ai seulement un atout de légitimité. Avec la mort du Roi Mern IX Gardener, je suis l’héritier légitime et indiscutable. » Pourtant, il est suffisamment baroudeur et roublard pour survivre en Westeros sans sa couronne et refaire sa vie. Sa réaction provient davantage de ces valeurs. Il ne goûte que très peu au déni et la situation est déjà suffisamment rude pour lui. Le Bief, c’est lui. Sinon, ce serait  placer toutes les maisons souveraines en péril ce qui peut aussi nuire à terme aux intérêts de l’Empire. Argella continue l’offensive et naturellement, Kevan soigne sa défense. « Je suis juste surpris de voir que je ne vaux qu’un nom et que je ne dois pas régner sur un royaume…qui est dit riche et puissant. Vous parlez d’indivisibilité de l’Empire mais les calculs fondés sur les considérations de rapports de force entre royaumes sont bien dans votre esprit, Majesté. Vous n’êtes pas mon ennemie. Tout autour de cette table, je ne vois pas d’ennemis.  La trahison, la loyauté…Ce sont des idées à manier avec précaution. Un Roi se doit d’être loyal envers l’Empereur, bon et protecteur envers ses gens, un pilier pour sa fratrie. Mais, qu’en est-il lorsque deux frères se combattent pour un idéal différent ? Qu’en est il lorsque l’héritier du Roi se retrouve dépossédé de ses terres et de ses gens ? Qu’en est il lorsque un membre du Collège Impérial ne trouve que des portes closes pour répondre à la crise dynastique de sa maison alors que d’autres se voient offrir des opportunités ? Je ne prétends pas être innocent mais je ne pense pas non plus être coupable de haute trahison. »

Garlan prend la parole. Gardener ne dit rien de plus. Les faits ont été résumés correctement et Kevan n’a rien à redire sur les actions ou les décisions de celui qui l’a accompagné tant de fois sur le champ de bataille. « Concernant Ser Goldwyne, je me porte responsable des actions qu’il a réalisé sous mon commandement. Si une sanction est prononcée à son égard, je demande solennellement à l’assemblée qu’il soit épargné par celle-ci et qu’elle me revienne. » Il est tout à fait concevable qu’on adresse des torts au Gardener mais cela ne doit pas l’empêcher de soutenir et défendre ceux qui ont toujours été à ses côtés. Son regard pivote ensuite vers Dame Whent. « Ma Dame, je conçois vos mots mais à chaque grande bataille nous encourons des risques de capture. Pour autant, je n’ai pas déconsidéré l’Empire. » L’Empereur prend ensuite la parole et sans la moindre surprise, il prend fait et cause pour Argella. Ce qui déçoit le bieffois parce que les circonstances sont particulières. Gardener ressent davantage l’injustice que les craintes d’endurer l’humiliation qui se dessine à mesure que Torrhen argumente sa proposition. Il se souvient encore de Dame Chelsted qui ne semblait pas si peinée pour une veuve. Il se souvient des mots d’Argella à son sujet, de sa conduite avec lui lorsqu’elle a dû épouser Roward Martell. La pire humiliation, c’est celle qu’il ressent maintenant. Il n’en fera pas l’étalage. Gardener se maîtrise, pour lui-même, pour son royaume, pour ceux qui croient encore en lui. L’Empereur lui tend la main pour sceller la proposition, le pacte. Kevan ne peut lui reprocher son initiative pour que l’Empire se sorte de cette crise. Le Nordien lui offre une opportunité et si il n’y avait en jeu que le Gardener, ce dernier aurait refusé une telle issue, non pas par fierté mais parce qu’il la considère en un sens injuste. « Je l’accepte, Altesse. » Le bieffois répond par l’affirmative en saisissant rudement l’avant-bras de l’Empereur. Une poignée de main franche et sans détour entre guerriers. Il fixe Torrhen pendant ce temps sans ruminer sur certains détails. Une manière de montrer qu’il le respecte et qu’à défaut d’être pris sérieusement en tant que souverain, il donne sa parole d’homme. Orane confie son scepticisme au sujet du Bieffois tout en saluant la proposition de l’Empereur. Mais, il n’oubliera pas les attaques formulées par l’Orage à son sujet. Rien dans le discours de la Reine Durrandon n’a été soulevé par l’assemblée. Il s’efforce de ne pas laisser la haine le consumer. D’une certaine façon, l’issue est plutôt clémente pour lui même si il s’attend à des oppositions musclées avec l’Empereur et la Garde Demalion. Il leur offrira une riposte du même acabit. « Pouvons-nous lever la séance si cette décision sied à l’assemblée ? » Il s’exprime en maîtrisant du mieux possible sa respiration pour agir avec dignité.  
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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptySam 13 Avr - 22:53



Colliff Piper

Collif Piper est le fils du Lord de Château-Rosières. Cousin du roi du Conflans Libre par la mère de ce dernier, Chléa Tully, il est surtout proche de la jeune princesse des Rivières et des Collines. Colliff est un homme passionné près à tout pour le nouveau royaume de son cousin. Homme plus d’esprit que d’armes il sait écouter son cœur mais aussi sa raison lorsqu’il le faut. Colliff est arrivé il y a peu à Fort-Darion à la demande de son cousin et roi pour le représenter. Le Collège impérial est la première fois qu’il se retrouve face aux autres têtes couronnées de cet empire dont il a bonne espoir qu’il fera du Conflans un grand royaume.


L’homme de Château-rosières avait tout juste fini de parler que déjà le roi du Bief et la reine de l’Orage prenaient tous deux à nouveau la parole. Et ce qui agaçait le plus Colliff Piper c’était le fait que le Gardener semblait ne pas tenir compte de ses propos. C’était comme si le Piper n’avait même pas prononcé un seul mot. Quant à la reine de l’Orage, elle semblait ne pas apprécier ce qu’il venait de dire. Son regard se fit plus noir sur les deux souverains. Et lorsque le Bieffois osa dire qu’il avait courtisé toutes ces dames dans des buts différents, le sang de Colliff Piper ne fit qu’un tour dans ses vaines. Cet homme pensait-il réellement qu’il aurait pu en demander une en mariage et assurer sa descendance grâce au ventre d’une autre ? Les poings du Piper se serrèrent sur la table. Ils enfonçaient ses ongles jusqu’à s’en faire mal pour garder son calme. Et il posa un regard colérique sur Alester Vance espérant avoir son soutien. Et l’homme passionné finit par se lever. Il s’apprêtait à ouvrir la bouche lorsqu’il se ravisa finalement et se rassit sur son siège. Colliff laissa une grimace se dessiner sur ses lèvres au fur et à mesure que la reine Argella Durrandon parlait. Elle semblait ne pas vouloir que le collège impérial voit cela comme une histoire de coucherie ridicule. Mais en revenant systématiquement sur ce point, elle accentuait bien ce fait. Et cela ne s’arrangea pas lorsqu’elle évoqua le caractère un peu de girouette du roi du Bief. Alors si Colliff Piper avait plutôt estimé qu’il ne devait pas intervenir, ce n’était pas le cas maintenant. Alors le riverain inspira un bon coup avant de poser son regard sur la reine de l’Orage. « Majesté Durrandon, vous semblez oublier que le roi du Bief Kevan Gardener ici présent, alors qu’il n’était que Connétable des armées de son frère, a tout quitté pour vous rejoindre. Et vous semblez oublier que cela fut le cas après qu’il est reçu une lettre assez explicite qui lui valut d’être accusé de trahison par feu son frère le roi Mern IX Gardener. »

Piper fit une courte pause et reprit. « Je sais pertinemment que cela n’explique ni n’excuse ses actes. Mais au vu des paroles de sa Grâce la reine de l’Orage ; je trouve qu’il était assez juste de remettre les choses à leur place. » L’homme hocha négativement la tête d’un air profondément déçu et exaspéré lorsque la reine de l’Orage parla de duel. Cette femme trouvait peut-être que le roi du Bief n’était pas digne de régner sur le Bief mais qui était-elle pour mettre ainsi sa vie en danger ? Sur ce comportement, elle ne valait pas mieux que lui. Elle n’était pas mariée et elle n’avait pas d’héritier. Puis Colliff Piper se cala dans le fond de son siège pour écouter ce que les autres avaient à dire, notamment Ser Goldwyne qui prenait enfin la parole. Colliff Piper suivait les paroles du Goldwyne avec intérêt et même si le Piper restait encore passablement prêt à exploser face au comportement de l’Orageoise et du Bieffois, l’intervention de l’Empereur mit fin à tout ceci. Le cousin du souverain du royaume du Conflans Libre expira avec soulagement. Enfin des paroles censées. N’y avait-il que l’Empereur pour se comporter comme un réel souverain, s’élevant au-dessus des débats et des échanges stériles ? Quoi qu’à bine y réfléchir, le Piper s’était quelque peu laisser emporter. Mais si l’homme avait des paroles assez sages, il pouvait aussi laisser parler ses sentiments, mais toujours dans le respect. Il plongea son regard dans celui de l’Empereur Braenaryon et celui-ci semblait vouloir le remercier silencieusement pour cette intervention.

La proposition de l’Empereur laissa sans voix le Piper qui posa instinctivement le regard sur Alester Vance cherchant en son compatriote un soutien. La prise de parole de lady Orane Whent lui fit tourner la tête. La dame n’avait jusqu’à lors pas dit un mot. Elle n’était pas là pour représenter le Conflans libre mais pour être la voix de l’impératrice. Colliff Piper posa un regard bienveillant sur la veuve du Whent. Colliff avait fatalement bien connu son époux et sa perte l’avait désolé. Un sourire se dessina alors que les lèvres de l’homme venu de Château-Rosière. Il inclina la tête en accord avec les paroles de Lady Whent. Il aurait pu répondre mais déjà le roi du Bief répondait à l’Empereur. Le Gardener acceptait la proposition de sa Majesté Impérial, une bonne chose, enfin. « Majesté Gardener, je doute que le Collège ici présent désire juger Ser Goldwyne pour quelque chose. » tenta de rassurer l’homme qui plantait son regard dans celui du roi du Bief. « Ser Garlan Goldwyne, je vous rejoins sur le fait que notre colère devrait se porter sur nos ennemis. Je l’ai déjà dit plus tôt. Quant à votre agissement lorsque vous avez découvert que votre souverain n’avait pas agit avec l’accord de leur Majesté, je ne peux que vous exprimer mon admiration. C’est une décision qu’il n’est point facile à prendre. » commença l’homme. Puis il se tourna vers l’empereur et Kevan Gardener. Il se leva de son siège et le recula légèrement pour se sentir à son aise.

« Pour la proposition qu’à fait l’Empereur au sujet de sa Majesté Kevan Gardener, moi Colliff Piper, à l’instar de Lady Oran Whent, je vote en faveur de cette proposition. »



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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 18 Avr - 16:50





Argella sourit à Garlan alors qu’il parlait. Elle ne s’en défit pas lorsqu’elle lui répondit :

__ J’ai suffisamment de hardiesse pour tout le monde, n’ayez crainte. Mais merci pour vos conseils, j’en prend bonne note.

Pourtant père d’en Haut, ne faut-il pas au moins une Reine sans héritier pour tuer le dernier Gardenner ? Pour que le combat soit équitable ne faut-il pas que nous ayons tous deux tout à perdre ? Telle est, pour moi, la justice des Sept, et si je tombe alors c’est que je ne méritais pas de régner sur l’Orage et voilà tout, non parce que vous aurez décidé de me prendre la vie pour innocenter Kevan, mais parce que je ne suis pas assez forte pour défendre mon Royaume. Mon successeur sera meilleur que moi et s’il ne l’est pas il tombera lui aussi et ce jusqu’à ce que l’Orage hérite d’un souverain digne de lui.

la jeune femme rendit son regard à Lady Orane avec un hochement de tête respectueux, mais en entendant la défense de Kevan face à ses accusations, elle soupira en levant les yeux au ciel.

__ Je ne vous apprécie plus, c'est un fait, et vous me voyez ravie du respect porté à mon opinion, à défaut de ma personne. Mais cessez de vous mentir à vous même. Vous êtes l'héritier légitime, certes, et vous êtes aussi parfaitement discutable, que cela vous plaise ou non. Cela n'a rien à voir avec le fait que je ne vous apprécie pas, mais avec vos actes dont le fait que personne dans le Bief ne soit prêt à vous soutenir n'est qu'une conséquence. Vous avez perdu leur respect et leur loyauté de la même manière que vous avez perdu mon amour et mon admiration, à force de fuir et de mentir. Mais c'est certainement de leur faute autant que de la mienne et jamais de la vôtre car bien entendu, personne ne vous comprend.

L’Impétueuse laissa un instant le silence peser sur ses derniers mots en lançant un regard glacial à Kevan qui n'avait de cesse de la décevoir encore, alors même qu'elle pensait avoir atteint le paroxysme de la désillusion.

__ Les considérations de rapport de force entre les Royaumes fédérés sont dans mon esprit et dans la constitution, que, dois-je vous rappeler, vous avez signée. Je l'ai signée aussi, et, cela peut vous paraître incroyable, mais je l'aie même lue. L'indivisibilité de l'Empire est à ce prix et vous êtes le seul autour de cette table à ne pas le comprendre. Cela ne fait pas de vous mon ennemi, juste un bien mauvais Roi fédéré. Je ne sollicite pas de duel judiciaire pour tuer mon ennemi, je ne lui laisse pas cette chance. Je ne prétends pas que votre situation est facile, je prétend que la manière dont vous l'avez gérée jusqu'ici est indigne de l'Empire et que vous êtes un danger pour ce que nous construisons. Prouvez moi le contraire et je réfléchirais à vous adresser à nouveau la parole.

De toute façon, c’est simple, s’il me parle je lui démonte la mâchoire. Chaque mot qui sort de sa bouche est une insulte envers tous nos efforts. Son impudence et son manque d’égard me donnent envie de gerber, il a de la chance que l'infamie ne concerne pas une amie. Son frère était peut-être un connard fini, mais au moins il avait des couilles.

La Durrandon s’éclaircit la voix, et répondit ensuite au Riverain

__ Tout au contraire Messire Piper, je ne l’oublie point, c’est même ce qui me fait dire ce que je dis. Il a tout abandonné pour… une femme. Une femme qu’il a trompé à loisir par la suite et qu’il a oublié aussi vite qu’il avait abandonné les armées du Bief. Et aussi vite aurait-il abandonné l'Empire si l'Impératrice n'était pas partie à sa recherche. Il a beaucoup sacrifié pour moi, et il en a été amplement remercié, il me semble, puisque je lui ai ouvert les portes de l’Empire et que, n'eut été l'anti constitutionnalité de notre union, j'étais prête à lui ouvrir celles de l'Orage. Mais quel Prince abandonne ses hommes à la veille de la bataille pour aller batifoler avec la Reine ennemie ? Il aurait pu, que sais-je, tenter de convaincre son frère de ne pas nous attaquer, garder ses hommes loin de la bataille plutôt que de les combattre et de les tuer à Tiniviel. Aucune solution n'était simple et dénuée de risques, mais celle qu'il a choisi alors, celle qu'il a choisi ici et celle qu'il choisira encore, c’est toujours la même, il fuit, dès que quelque chose ne va pas, il s’en va. Il a fui cette responsabilité envers son armée et son peuple. Moi en tant que Reine de l’Orage et Argella, je ne saurais jamais assez le remercier de ce sacrifice qu’il a entreprit, j’en suis certaine, pour un amour qu’il pensait sincère. Mais moi, en tant que Reine fédérée de l’Orage et membre du Collège Impérial, je ne saurais oublier ce qu’il est capable de faire pour un regard de biche et une paire de seins. Qu'importe qui sera cette femme, Reine ou fille de rien, quelle différence, il y en aura toujours et il en reste une au moins qu'il n'a point encore tenté de séduire : Eren. Que se passera-t-il quand il nous tournera tous le dos pour elle ? C’est ainsi que je remet les choses à leur place Monsieur Cliff Piper, ne vous déplaise, ce qui me rend redevable à titre personnel me fait craindre le pire pour L'Empire.

La brune aux yeux céruléens eut toutes les peines du monde à soutenir le regard de l’Empereur qui affirmait sa foi en elle et en Rhaenys. Elle vacilla mais tint bon, oubliant de respirer pendant quelques instants. Aurait-il encore foi en elle après ça ? Elle en doutait et c’était probablement ce qui lui faisait le plus mal. Lorsqu’il reporta son attention sur Kevan, elle s’enfonça les ongles dans les paumes et ferma les yeux jusqu’à ce que Torrhen parle d’entrainement...

Le regard qu’elle lança à l’Empereur au moment où il faisait sa proposition, était sans appel, elle était furieuse que Torrhen ait le droit de lui botter le cul et pas elle, et un peu jalouse peut-être qu’il lui accorde un tel honneur. Mais, si elle fut dans un premier temps séduite par cette proposition, elle se remémora les points qui l’avaient amenée à vouloir la mort du Gardenner. Son esprit se battait avec son coeur, l'un implacable, pesait les faits quand l'autre voulait pardonner, tout, et croire à nouveau. La rédemption… Elle observa Kevan qui serra la main de Torrhen, puis, elle ferma les yeux en baissant la tête, plissant son nez et pinçant sa bouche. Elle était triste parce qu’il avait prouvé tout au long de ce Collège Impérial Extraordinaire qu’il n’était même pas digne de l’honneur que lui faisait l'Empereur. Elle ne parvenait pas à croire en sa sincérité ni en sa capacité à devenir un grand Roi, excuses de convenances et entraînement jusqu’à ce qu’il lui plante un poignard dans le dos. Que se passerait-il si son ancien amant causait le moindre tort à ses amis ? Elle savait, le tonnerre grondait dans sa poitrine, un éclaire passa derrière ses yeux et elle entendit la clameur s’élever dans la tempête alors que commençait sa dernière charge. Cliff lui avait bien fait comprendre que quoi qu'elle dise, elle serait réduite à une femme bafouée et elle n'avait rien à lui prouver. Mais dans le galop furieux des chevaux de guerre, elle laissa sa pensée divaguer sur ce qu'elle aurait voulu dire aux Braenaryon.

En mon âme et conscience, saurais-je voter pour une telle disposition alors que je n’ai aucune confiance en lui, que je le pense irrécupérable et que je suis certaine qu'il finira par nous trahir ? Sincèrement, j’aurais aimé vous suivre votre Majesté, comme je vous suivrais sans hésiter, vous comme Rhaenys, dans la bataille, dusse-t-elle nous mener à la mort. Mais je n’arrive pas à croire à sa rédemption, j'essaye et tout ce que j'entrevois c’est plus de sang et de larmes. Le jour où le Roi Kevan nous trahira, je me tiendrais avec vous pour défendre l’Empire. Le jour où le sang de soldats, qui auraient pu être épargnés par le sang d'un seul homme, abreuvera un nouveau champ de bataille, je me tiendrais avec vous pour que vous puissiez continuer à penser que vous aviez fait le meilleur choix. Et jusqu’à ce jour, je prierais les Sept pour ne jamais avoir raison.

Argella n’y croyait plus, mais la Reine de l’Orage pouvait se taire se dit elle en posant le regard sur Rhaenys. Un bref sourire passa sur son visage et, sans regarder Mina Swann de peur de l’influencer, elle annonça d’une voix grave :

__ Étant donné que je ne suis pas impartiale, je m’abstiens et donne mon vote à Garlan Goldwyne.


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Dernière édition par Argella Durrandon le Ven 19 Avr - 10:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 18 Avr - 22:34



Fort-Darion, An 1, mois 7, semaine 1




Les choses vont de mal en pis, mais m’attendais-je à autre chose ? Kevan ne semble pas m’entendre, ne semble entendre personne. Il reste campé sur ses positions quand bien même nous sommes tous à essayer de lui faire entendre raison. Entre ses mots je le vois comme suicidaire, prêt à être tué et faire tué ses hommes pour les beaux yeux du couple royal occupant le trone du bief. Je pensais qu’il avait touché le fond mais je m’étais trompée. Je me garde de soupirer et de montrer ce que tout cela m’inspire. J’ai décidé de donner ma voix et mon vote pour que l’Empire reste impartial, pour lui montrer qu’il a tord en pensant que je suis juge et bourreau. Nous perdons notre temps. Nous tournons en rond. Il ne veut rien entendre, rien savoir. Il ne cesse de se retrancher dans sa « crise dynastique », ne voyant que cela, ne pensant qu’à lui. L’Orage était dans une même situation, mais Argella ne l’étalait pas à tout va et ne venait pas nous le reprocher. L’empire était fragile divisé mais fort uni. Mais cela, il ne voyait pas. Tout ce qui semblait l’intéresser c’était batifoler entre les cuisses de celle qui serait sa femme. Je la plaignais sans même la connaître, sans même qu’elle ne soit son épouse. Quel piètre rôle que voilà et la femme en moi était bafoué.

J’écoute en silence. J’ai introduit le débat. J’ai tendu la main à Kevan, une main qu’il n’a pas saisi. Je suis déçue, et je me sens coupable, coupable de l’avoir introduit dans cette unité dont je rêvais pour Westeros. Il n’en était pas digne. Ou plutôt, il n’en étais plus digne. Il s’était perdu. Torrhen lui tends une dernière fois la main et s’il la saisi, je crains que les dés ne soient déjà jetés. Orane Whent porteuse de ma voix se fait entendre et je comprends pourquoi mon époux a confiance en elle. Je lui fais un léger signe de tête quand elle me regarde avant de rendre son jugement. Les autres membres du conseil en font tout autant, tout comme le principal concernée. Je regarde intensément Argella quand elle parle et sa peine me touche, l’impératrice et la femme. Je ne peux pas prendre position et me glisser jusqu’à elle pour lui apporter mon soutien. Je me dois de rester neutre en cet instant, et jusqu’à la fin de cette réunion. Mon regard se porte sur mon frère et sur Baâl qui n’a pas ouvert la bouche depuis le début. Le connaissant il réfléchissait à tous les tenants et aboutissements de cette réunions. Je ne connaissais personne ne plus sage et prévoyant que lui. Et, les querelles d’enfants ne l’avaient jamais vraiment intéressé. Il n’était pas né noble et pourtant, il l’était dans son attitude. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il ferait un bien meilleur roi pour le Bief que celui que nous avions autour de la table.












Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyDim 21 Avr - 6:08



Orys Baratheon

Orys Baratheon, née Waters, est le fils bâtard d’Aerion Targaryen et de Morgane, une vendeuse de poissons. Peu, voir aucun, bâtard à Westeros ne peut se vanter d’avoir connu une telle destinée sur le continent. Depuis la perte de son demi-frère et de sa demi-sœur, la vie d’Orys a connue de très nombreux rebondissements, si bien qu’aujourd’hui, après maints périples, il est le prince régent de Peyrdragon. Orys est également conseiller au Collège Impérial en compagnie de Bâal Forel et participe donc à la réunion exceptionnelle.


J'entendais des voix et des paroles s'élever dans la vaste salle qui nous accueillait. Dans la cohue d'un dialogue mêlant sagesse d'un côté et enfantillages de l'autre, les deux parfois même s’immisçait dans les propos de certaines rancœurs que je ne relevais qu'en levant le regard au ciel. « Par les sept pourvu que cela s'arrête. » Implorais-je dans une pensée qui cherchait à s'extirper de cet endroit infect. L'audience abordait peu à peu une odeur nauséabonde, ma gorge et ma tête s'accordaient muré dans un silence qui rendait le bout de mes doigts moites à retenir mon corps de se lever pour disparaître de cette scène. J'aurais tout entendu dans cette pièce, de la plus sage parole à l’ineptie la plus complète.  Les seuls qui semblaient encore digne d'intérêts semblaient contenir une indescriptible réserve envers cet homme que l'on désignait par la simple évocation de son nom comme le roi fédéré du Bief. Ce qu'il restait de lui laissait peu de place à un sentiment de doute, perplexité, ou encore feintant de ne pas voir qu'à l'évidence même il était loin de recouvrir à la couronne du Bief qu'il clamait sienne désormais.

Je ne ressentais qu'un profond ennui pour l'individu. Mes préoccupations concernant la guerre semblaient surfaites quand j'entendais encore la même voix s'élever pour la énième... Je ne sais plus. Je n'avais que trop entendu la reine Durrandon allé au devant d'un problème superflu qu'à force j'aurais cru avoir perdu les quelques seules brides d'intérêts des conversations les plus courtes de cette entrevue. Alors je la regardais, stoïque assise dans cette chaise, se portant garante de l'impartialité du collège elle qui avait plus que jamais droit de les faire tous taire. Quelques noms auront au moins retenu mon attention, celui de Whent et de Piper qui avaient semble-t-il un don pour les négociations au détriment d'Argella Durrandon qui se ravisait à chaque revers essuyé en son propre nom. Jugement des sept, duel judiciaire et puis finalement non. Elle avait autant de talent pour parler que pour faire des revendications et je crois qu'elle aurait au mieux fait d'arrêter de parler pour qu'on puisse tous rendre notre verdict et en finir pour de bon. L'Empereur offrait une ultime chance de racheter les fautes, celle qui avaient une réelle importance à nos yeux, au mien pour l'Empire et surtout ma sœur par extension. Quelle perte de temps, je pouvais concevoir que nous devions nous préserver de courir à notre propre destruction mais, si c'était pour nous traîner Kevan Gardener comme un forçat et son boulet à bout de bras ma sœur ne méritait pas ça. Je ne me défausserais pas, au détriment de voir que la lucidité laissait peu à peu place à des sentiments contradictoires j'allais rendre mon vote sur le sort du Gardener. « Vous êtes prompt à accepter la proposition de l'Empereur et je ne vous cacherais pas que c'est là la décision la plus sage et la dernière qui vous est donnée de disposer. » Je me relève de mon siège dans un mouvement plus machinal, une grimace me rappelant que j'avais auparavant un fessier en venant auparavant m'asseoir jusqu'ici. « Je vais vous délivrer de l'humiliation dont la reine Durrandon vous accable comme le sermon du Grand septon et vote en faveur de votre rédemption. » Une pointe ironique à la fin de ma phrase me fait naître un sourire sur un faciès fatigué plus que de raison. « Levez la séance Torrhen qu'on en finisse. » Adjurant dans une dernière réflexion.



« The world is changing and we must change with it. »

Lyle Salfalaise

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyDim 21 Avr - 11:26



Aymon Karstark

Aymon Karstark, seigneur de Kharold n’est autre que le grand-père du roi du Nord. Seigneur expérimenté, il a vu sa famille se réduire avec les décès de sa fille Sigyn, son fils et héritier Arnault ainsi que l’un de ses petits-fils. La guerre contre le Noir lui a coûté cher. Mais sa loyauté envers les Stark reste intacte. Il est fier de ce qu’a accompli son petit-fils et roi. Après avoir aidé pendant des mois Walton dans la gestion du Nord, il a quitté Winterfell pour Fort-Darion alors que les hommes du Nord faisaient le chemin en sens contraire. Arrivé depuis peu à la capitale impériale, il doit déjà siéger lors d’une réunion exceptionnelle du Collège Impérial.


Lord Karstark ne manquait pas d'observer l'assemblée présente au Collège Impérial, il ne laissait rien paraître mais pour autant, il n'en pensait véritablement pas moins des personnes présentes ici. Ce n'était qu'un faux procès presque déjà perdu d'avance, le jugement ne se faisait pas sur la base de la désertion et de la désobéissance au couple impérial et à l'engagement de tous les rois et reines des différentes royaumes fédérés mais c'était simplement une bataille contre des mœurs légères. Aymon se contenterait de dire que certes elles n'étaient pas très honorables pour un roi, qui aurait mieux su camoufler ses penchants et ses démonstrations affectives ou tout autre forme que cela aurait pu prendre, mais après tout c'était un homme et le pêché de chaire n'était en rien un crime contre le société, qui pouvait se valoir ici d'avoir toujours été irréprochable. La manière de faire pouvait lui être reproché mais l'action en elle-même n'intéressait en rien le vieux Lord. Il se demandait même ce qu'il faisait ici, pour pouvoir décider du comportement d'un homme envers les femmes, c'était donc à cela que servait le Collège Impérial. Il ne connaissait en rien la Reine Argella Durrandon, mais c'était une femme qui était blessé dans son amour propre, au final ce n'était qu'un combat d'orgueil. En appeler aux Dieux et demander à ce que les membres de ce conseil prennent part à cette folie, et d'une certaine façon à cette hérésie, puisque ce n'était pas ses Dieux. Il ne comptait en aucun cas se battre pour quelqu'un ici, que ce soit cette reine au cœur malmené ou ce roi à l'honneur baffoué. L'idée fut bientôt mise de côté pour pouvoir s'engager sur la pente d'un combat à mort. Bien que cela ne manquerait sans doute pas de provoquer une belle animation et de se révéler sûrement des plus intéressants à regarder, cela ne manquerait pas d'affaiblir l'image de l'Empire et de perdre l'un ou l'autre des souverains engagés. Car malgré tout ce que l'on pouvait dire, même si la confiance était très largement atteinte aujourd'hui, Kevan portait le nom des Gardener, il était donc l'héritier légitime du trône du Bief depuis le décès de son frère et cela ne pouvait être remis en cause malgré tout ce qu'il avait pu faire.

Finalement, après le nombre de discours des uns et des autres, chacun donnant ses arguments, apportant des détails nouveaux à l'affaire, d'autres encore tentants de remettre l'ensemble des personnes présentes dans la perspective de leur mission à tous ici. Aymon Karstark gardait le silence, car il ne se sentait pas apte à juger les mœurs de qui que ce soit. Pour autant, l'intervention de Torrhen Stark ou Braenaryon, le fit revenir dans la pièce, à cet instant précis, écoutant les mots de son ancien gendre. Lord Karstark passa une main sur sa barbe avant de cacher le petit sourire qui s'était dessiné sur ses lèvres, finalement il allait peut-être finir par apprécier un peu plus l'homme qu'il était. Il hocha doucement la tête aux paroles que l'empereur était en train de prononcer. L'éducation à la manière des nordiens ne pouvait être que la meilleure des issus pour pour le roi Kevan Gardener. Il allait souffrir sans aucun doute, il allait se voir malmener physiquement, il allait être repris sur le plan moral. Aymon n'allait pas manquer cette rééducation pour le moins du monde. Et puis, si Kevan ne comprenait pas qu'il fallait qu'il se remette dans le droit chemin alors le vieux lord ne manquerait pas de reparler à nouveau de l'idée de la crucifixion, peut-être même que les Bolton pourraient parfaire l'aspect physique de sa Majesté, avec leur légende d'écorcheurs. Il tourna la tête vers Kevan Gardener. « Je vote pour … Profitez de la chance qui vous ait offerte, c'était la meilleure issue pour vous aujourd'hui mais ça ne sera pas la plus simple pour autant. » Il se tourna vers Torrhen, inclinant légèrement la tête dans sa direction. « Si vous avez besoin de moi Majesté dans cette tâche, je me mets à votre disposition. »


Jon Stark - Le Jeune Loup
Roi du Nord

We regret our sins but ...
We saw our destiny and
Under my mask I remain low
Under my mask I smile


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Jon Stark

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MessageSujet: Re: Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé]   Vivre ensemble ou mourir seul. [Tour VII - Terminé] EmptyLun 22 Avr - 22:55



Alysane Manderly


Alysane Manderly, née Glover est la Dame de Blancport. Arrivée il y a quelque temps à Fort-Darion, elle fut la prisonnière de Lord Salfalaise avant d’être libérée par ce dernier. Si elle n’est pas rentrée dans le Nord avec son roi et son petit frère, c’est parce qu’elle a été désignée comme ambassadrice du Nord par sa Majesté le roi Jon Stark. La Dame de Blancport est une femme intelligente avec un certain sang-froid. Et c’est en sa qualité d’ambassadrice qu’elle a été conviée la réunion exceptionnelle du Collège Impérial.


Le dernier acte de la tragédie – à moins que ce ne fut une comédie ? Cela devenait difficile à dire – prenait place, et enfin les acteurs pourraient bientôt se retirer. Néanmoins, Alysane considérait que l’ensemble de la scène s’étant déroulée sous ses yeux avait été davantage instructive qu’inutile, contrairement peut-être à certains qui considéraient perdre leur temps en querelles stériles et procès de mœurs qui eussent été bons pour un conseil de village, et non impérial. A vrai dire, la Manderly avait l’impression de revenir de nombreuses années en arrière, dans la grande-salle de Motte-la-forêt, à entendre son père écouter les doléances des petites gens pour des histoires tournant souvent autour d’une jeune fille déflorée dans le foin d’une grange et mariée fort pressamment à quelque barbon … Et pourtant, Lord Glover avait l’habitude de recevoir tout le monde, écoutant les histoires et parfois, à la place de rendre la justice, d’en appeler à la raison. Il lui avait dit plus d’une fois d’ailleurs d’observer attentivement, car il y avait plus à apprendre de la nature humaine par rapport aux petites fautes et aux réactions qu’elles engendraient que dans les livres et leurs grandes trahisons. A cet instant, elle ne pouvait qu’avoir un mince sourire nostalgique en pensant à la sagesse de feu Galbart Glover, alors que son regard passait d’un protagoniste à l’autre, de la femme blessée au roi trop pressé. Oui, ce collège n’avait pas été inutile. Loin de là. Des paroles avaient été prononcées qui créeraient immanquablement des précédents, des arguments avaient été avancés qui indiquaient des directions particulières. Elle n’oublierait aucun des mots entendus, et en donnerait fidèlement compte-rendu à son Roi et à son frère. Nul doute qu’ils trouveraient tout cela fort instructif.

L’Empereur, au moins, avait eu l’intelligence de trouver une solution qui permettrait à chacun d’y trouver son compte autour de cette table. Elle y trouvait à redire, fondamentalement, mais il lui semblait qu’au vu des positions des uns et des autres, il n’y avait point lieu de se perdre en arguties perdues d’avance. Elle savait fort bien qu’il ne servait à rien de perdre son énergie pour mener des batailles n’ayant pas lieu d’être et du reste, sans doute que des questionnements sur la philosophie de la justice impériale n’étaient pas à propos, ici, dans cette atmosphère tendue aux esprits surchauffés. L’humiliation qui s’annonçait laisserait des traces, et pas seulement pour Kevan Gardener. Chacun pourrait constater qu’un Roi, finalement, dans l’Empire, était bien peu de choses. Il s’agissait d’ailleurs, manifestement, d’une pensée partagée par certains dans cette pièce, que la Reine de l’Orage assénait à nouveau. Et une nouvelle fois, la Manderly ne put s’empêcher de se demander si chacun, dans cette pièce, avait conscience de n’être présents et pas en train de braire à accoucher dans la boue ou de charcler la terre que parce que, précisément, ils avaient pour eux la légitimité du sang. Passée celle-ci, ils n’étaient que des hommes et des femmes avec leurs passions et leurs faiblesses. On trouverait toujours mieux qu’eux pour mener des armées ou gouverner, elle en était certaine. S’en prendre à la légitimité d’un ordre social millénaire, c’était s’en prendre à ses propres privilèges. Remettre en cause la légitimité de Kevan Gardener à régner sur le Bief, c’était admettre que tout Roi ou Reine pourrait donc déchoir. Et accessoirement, quand on comptait les voix de la modération dans cette assemblée, elle était désolée de considérer que les simples nobles n’avaient guère démérités par rapport à d’autres …

Une lueur foncièrement amusée luit dans son regard alors qu’Orys Baratheon annonçait sa décision, lançant une pique acerbe à la Reine de l’Orage. Quand bien même Alysane n’avait jamais eu beaucoup de patience pour la mesquinerie, elle considéra qu’eu égard à la mauvaise foi relevée par le Piper dont l’Orageoise faisait preuve en accusant son amant d’avoir déserté pour elle, ou plutôt à cause d’elle, c’était un prêté pour un rendu. Et voilà qu’elle en était réduite à compter les points ... Ses doigts trouvèrent ses tempes, qu’elle massa légèrement, avant de prendre la parole à la suite de son oncle, dont l’attitude respirant l’ennui n’aurait pas manqué de la faire rire. Clairement, pour un homme comme Karstark, qui en avait vu d’autre et appartenait à une génération plus ancienne, l’ensemble devait avoir une coloration particulière. Constatant qu’il était à son tour de prendre la parole, la née Glover se râcla la gorge avant de dire :

« Comme mon oncle, au nom du Nord et par la voix qui m’est échue, je vote pour la proposition de l’Empereur. »

Ses yeux se posèrent sur Gardener :

« Feu mon père disait souvent que l’on ne pouvait juger d’un homme qu’en vertu de ses actions présentes, et non passées. Ce que vous avez fait avant ne m’importe aucunement, parce que cela a été jugé suffisant pour que l’Impératrice pose une couronne sur votre tête.

Pour ce que vous avez commis et vous a mené ici, la solution de l’Empereur me semble le seul compromis auquel nous arriverons.

A voir ce que vous en ferez pour le futur, Majesté. »



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.


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