Tumblr  Discord  AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]
MessageSujet: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyJeu 21 Mar - 18:45

An -4 – Mois 11 – Semaine 2

Manel Bolton suivait le serviteur à grands pas, l’air particulièrement circonspecte. Elle n’était pas à proprement parlé inquiète, persuadée de n’avoir rien fait de mal, mais ça n’empêchait pas le doute de ronger son esprit. Cela faisait bien des années qu’elle ne s’était pas entretenue en tête en tête avec le Roi, après tout l’homme n’était pas des plus disponible, même à Winterfell, le cœur de sa maison. Elle se souvenait encore de ses premiers jours ici, alors qu’elle n’était encore qu’une gamine. Torrhen Stark l’avait convoqué en audience, seule, et lui avait parlé comme on parle à un adulte et non une petite fille en attente d’être guidée.

Peut-être avait-il essayé de se montrer dur, mais elle avait toujours supposé que c’était simplement ainsi qu’il se comportait. Juste, et direct, même avec des enfants de onze ans. La jeune femme avait toujours respecté cela, mais aujourd’hui la raison de leur rencontre serait sûrement différente.

Ils avaient longuement discuté à l’époque et depuis Manel avait respecté ce dont ils avaient parlé. Elle espérait qu’il en ait conscience, même s’il ne passait pas tant de temps que cela à Winterfell. Il devait bien parler à son héritier, non ? Jon pourrait lui confirmer que rien n’était arrivé et qu’elle n’avait rien fait. Non, le problème était tout autre, et elle soupçonnait de le connaître, si stupide soit-il.

Torrhen Stark était rentré il y a de cela deux jours d’une de ses longues expéditions dans son immense royaume. Comme souvent, son retour s’était accompagné d’une petite suite dont plusieurs nouveaux venus, là pour rencontrer le prince ou découvrir Winterfell pour la première fois. De jeunes hommes et femmes, enfants des seigneurs du Nord. D’un âge plus ou moins similaire à celui de Jon, et donc de Manel. Elle s’était efforcé d’apprendre le nom d’un maximum d’entre eux, étant heureusement capable de reconnaître les armoiries à défaut de connaître tous les prénoms.

Ces moments n’étaient jamais très agréables pour Manel, qui les trouvait interminable, mais hier avait été le pire. Un jeune homme, prénommé Romund, guerrier réputé apparemment et à la carrure impressionnante, s’était illustré pendant un entraînement qui avait suivi son arrivée, faisant de lui la coqueluche d’un petit groupe de nobliaux mineurs. La jeune écorcheuse n’avait pas assisté à l’entraînement mais elle avait poliment complimenté l’homme sur ses exploits, ainsi que l’avait fait Jon, respectant ses devoirs d’hôtes à la perfection. Le type, qu’on lui avait décrit plutôt belle homme, avait quelques années de plus qu’elle mais faisait la même taille qu’elle. Ce qu’il n’avait pas manqué de remarquer.

A plusieurs reprises. En soulignant chaque fois un autre point.

Au début, elle ne s’en était pas formalisé, le remerciant poliment. Elle fit même mine de rougir une ou deux fois, comme on l’attendait d’une Lady. A part cela, elle était restée distante, ne connaissant pas cet homme et se trouvant brusquement intimidée d’être le centre d’attention chaque fois qu’il faisait une remarque à son encontre. Elle avait même fini par se montrer assez froide en sa présence. Malheureusement elle n’avait fait que l’encourager apparemment.

L’affaire avait culminé le soir, au cours d’un menu banquet. Il avait levé son verre pour porter un toast « A la grande Lady Manel et au brave qui deviendra son mari. » La seconde partie du toast n’était déjà pas innocente, mais l’impudent l’avait ponctué d’un regard appuyé vers Jon Stark qui présidait l’assemblée. Le sang de la jeune femme s’était glacé dans ses veines.

Sans même qu’elle en ait conscience, elle avait répondu, d’une voix plate. « J’espère que vous n’envisagez pas de concourir, Romund. Le seigneur mon père m’a promis une cape pour chaque prétendant qui ne serait pas à la hauteur et je suis sûre que vous préférez votre peau sur vos épaules, plutôt que les miennes. »

Une plaisanterie. Une mauvaise plaisanterie, indigne d’une Lady de son rang, sans doute, mais une simple plaisanterie. Ce n’était même pas la première fois qu’elle la faisait. Du coin de l’œil, elle était presque sûre d’avoir vu Bowen cacher un sourire. Jon était resté de marbre, de même que Romund… et le reste de la salle, plongée dans un silence gênée pendant de longues secondes. Le fier guerrier avait semblé hésiter entre réplique cinglante et coup de colère, mais il avait fini par se rasseoir avec un petit rire, feignant l’amusement. Peut-être avait-il pris conscience qu’il avait été trop loin ?

Ce n’était pas de lui que Manel s’inquiétait, mais bien de ceux qui étaient là, à regarder. Ceux qui avaient perçu le regard appuyé de Romund sur Jon, ceux qui n’attendaient que la moindre faiblesse pour lancer une rumeur.

Aurait-elle dû réagir autrement ? Probablement, mais comment ? Laisser Jon gérer ce type. Le futur Roi de Winterfell était encore jeune, si elle n’avait que 15 ans, il en avait 14, même s’il se montrait déjà digne de son père par bien des écarts. Mais non, elle s’était sentie personnellement attaquée et il avait fallu qu’elle réponde à sa manière. Par le genre de mauvaises blagues auxquelles la cour de Winterfell s’était habituée, mais pas tous les invités…

Pendant qu’elle ressassait les derniers évènements, ils avaient enfin atteint les appartements du Roi. Le serviteur rentra en premier et l’annonça avant de revenir. Manel le remercia avec un maigre sourire avant de s’avancer à petits pas.

Elle avait choisi de s’habiller de gris aujourd’hui, couleur Stark mais surtout couleur classique du Nord. Sa longue robe était uniforme mais les plis soulignaient sa taille et ses longues jambes : elle n’était plus la petite fille qui s’était présentée devant lui la première fois. Seule sa cape, fine et grise, était doublée de rose pour rappeler les couleurs de sa maison. Aucun écorchée n’était cependant visible.

« Votre Majesté. » commença-t-elle avant même de l’apercevoir, puis le trouvant enfin, elle fit une révérence. « Vous avez demandé à me voir. »
Manel Bolton

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Lady
Âge du Personnage: 20 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Sharp blades, sharp tongues
Messages : 208
Membre du mois : 0
Célébrité : Katie McGrath
Maison : Bolton
Sharp blades, sharp tongues
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyJeu 28 Mar - 23:26

L’affaire s’était mal terminée. Encore un raid. Pas de disparitions, pas de naufrageurs, ni de dragons des glaces. Rien d’autre que des boutres en maraude. Nous avions remonté la piste des trois villages côtiers successifs. Deux cent sergents montés. Une cinquante de nobles en armures. Deux cent cinquante montagnes de chair et d’armure pour foncer sur les récalcitrants, sur la plage de galets bien impropres à une charge de cavalerie… Mais la surprise avait été totale. Aucune armée fer-née n’avait tenu en terrain clair contre une charge de cavalerie lourde. Le mur de boucliers protégeait efficacement des tirs, mais était d’un secours moindre contre les montés. Sitôt le premier trou fait dans la ligne, l’ensemble était passé au fil de l’épée. Leur mode de vie et de combat trop éloigné des standards de la cavalerie lourde de Westeros. Bons en coups de main, mais inaptes à la bataille rangée, avait jadis dit mon père.


Beaucoup s’étaient rendus. Un ou deux avaient eu l’outrecuidance de réclamer à être échangés contre rançon auprès de leur Roi. D’autres s’étaient contentés de nous insulter. Calme, j’avais marché d’un insulaire à l’autre, faisant le tour de tous ceux qui m’avaient insulté ou fait affront au Nord, ou au nom des Stark. Ma dague leur avait coupé la langue, avant de les jeter à la mer qu’ils aimaient tant, ces sauvages. Les autres avaient été renvoyés auprès de leurs dieux, poussés à la lance du haut de la falaise toute proche, et étaient allés se fracasser contre les rochers ou se noyer dans l’eau glaciale. Nous étions revenus le coeur lourd. Une trentaine de familles avaient été saignées à blanc par l’incursion, et si nous avions récupéré les richesses, au moins un village serait fantôme avant l’hiver, et peut être un second si les hommes n’étaient plus assez forts ou nombreux pour tenir bêtes à distance et feux bien fournis. Nous étions rentrés, amers et silencieux.


D’abord par Quart-Torrhen. Puis un détour chez les Cerwyn. Fin de patrouille. Retour des escadrons à la maison, et de la Garde-Loup à Winterfell.


Evitons d’en parler.


Les soldats parleraient d’une « affaire » au « Nord » contre des « pillards » mais on en resterait au même cap de rumeurs persistantes depuis des années ; les sauvageons s’enhardissaient et le Noir ne respectait pas strictement le traité de paix convenu ensemble au pied de Moat Cailin, au milieu des dépouilles pourrissant dans les marais de nos armées respectives. Les boutres continuaient de nous razzier. Jamais nombreux. Mais juste ce qu’il fallait pour que nous ne soyons jamais tranquilles. A peine arrivé, j’étais assailli de nouvelles, de ragots et de missives officielles. Ereinté, je prenais le temps d’aller saluer rapidement mes enfants, le personnel de service dans la grande salle, et je montais travailler. Mestre Rorshar me parla des dernières nouvelles du château pendant que j’échangeais avec Lord Manderly sur la taille de son port et sur l’impôt royal sur la pèche. Il me parla de Walton, de ses progrès. De Jeyne, immanquable au château. Indispensable à sa vie de tous les jours. De Jon, bien sûr. Et le questionnais, regard levé de mes missives, alors qu’il laissait sa dernière phrase en suspend. Que s’était il passé, avec la jeune Bolton ? Le vieux mestre me l’expliqua. Je réfléchissais, et soupirais, avant de lui demander de la faire venir jusqu’ici.


Je me frottais les yeux, soupirant plus longuement encore. Regard vers le feu, dos bloqué que j’étends comme je peux, faisant rouler muscles et articulations endoloris par les longues semaines de voyage et de combats. On la fait venir, un Garde-Loup l’introduit. Je me tourne vers elle, qui peine à me voir dans la pénombre de ces appartements seulement éclairés du feu de cheminée et de la chandelle abandonnée au coin de mon bureau de travail en vieux chêne. Je la laisse me faire la révérence, hoche la tête en guise d’acquiescement à sa bonne tenue, et je m’inclinais plus bas une fois son regard remonté vers moi.



| Lady Manel, bonsoir. Merci à vous d’être venue aussi vite. |


J’avais peur que l’heure avancée paraisse incongrue mais qu’importe ; je pouvais encore espérer rejoindre Mathie dans le bourg, si je finissais le travail avant l’aurore.


| Je suis ravi de vous voir visiblement en bonne santé, et je crois que vous feriez sans nul doute la fierté de votre père, s’il vous voyait ainsi. |


Compliment sur ses apprentissages que je savais en progression, son intelligence qu’on me vantait déjà, et ses qualités pour le paraître. Je baisse un rien la tête mais la fixe toujours, de l’air que je me savais arborer quand je réprimandais mes propres enfants.


| Je crois que vous feriez en sus sa fierté pour votre caractère, n’est-ce pas ? Peu de jeunes filles osent menacer de jeunes loups de guerre. Encore moins de parler ouvertement de les écorcher tout vifs. Pratiques que votre père m’a juré bannies de vos terres depuis longtemps… | Je laissais filer une seconde, sentant l’odeur du sel, entendant les cris étouffés et sentant cette tête que je pressais sous l’eau, entouré de mes hommes, contre les fer-nés. | Pourquoi l’avez-vous ainsi tancé devant tout le monde, ma jeune dame? |




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 38 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Fire, Blood and Winter.
Messages : 25799
Membre du mois : 162
Célébrité : Christian Bale
Maison : Braenaryon
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Passionné.
Fire, Blood and Winter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://after-my-fate.forumactif.com/
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyVen 29 Mar - 18:33

Manel s’empêcha de répondre qu’il aurait été très mal vu de sa part de ne pas répondre à une demande du Roi, ou même de traîner la patte pour y aller. Torrhen était sans doute parfaitement au courant de l’état de fait. Il se montrait simplement poli. Tout comme en la complimentant sur sa santé et le reste. Les Stark étaient directs, mais ils ne rechignaient pas non plus à montrer la plus élémentaire des politesses. Cela dit, pour s’être déjà entretenu avec le Roi, Manel s’étonna que le véritable sujet de la conversation ne vienne pas sur le tapis plus tôt. Elle fit tout de même le même effort que lui et répondit avec un sourire.

« Je vous remercie votre Majesté. J’espère qu’il aura l’occasion de le constater de lui-même assez vite. »


Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas vu son père en personne, mais ils s’entretenaient toujours régulièrement par missives interposées. Ori se montrait surtout curieux de ses progrès et de son apprentissage, mais avec le temps, il avait commencé à évoquer d’autres choses. Notamment la question d’un mariage à venir, ce que la jeune femme avait fait de son mieux pour esquiver.

L’expression du Roi Torrhen changea légèrement, et elle sut que la véritable raison de sa présence ici allait enfin être évoqué. Manel n’allait tout de même pas sourire à la réprimande, mais elle ne pouvait empêcher une pointe de fierté de percer. Heureusement, son éducation comprenait également le masque qu’elle devait afficher en permanence. Son expression resta donc étonnamment neutre, acceptant les mots du seigneur du Nord sans broncher, jusqu’à la fin.

« Ses pratiques sont bien bannies, votre Majesté. Je peux vous l’assurer : les salles utilisées sont vides et poussiéreuses depuis longtemps. »

C’était comme une flèche de nostalgie, se plantant brusquement dans son épaule. Elle ne s’était pas rendu compte d’à quel point Fort-Terreur lui manquait jusqu’à ce qu’elle prononce ces mots. Combien de fois s’étaient-elles perdue dans les donjons de la citadelle Bolton, à travers les couloirs lugubres et les salles au passé sanglant. Tous les châteaux avaient leurs prisons, au passé plus ou moins tragiques, mais Fort-Terreur emportait sans aucun doute la palme. Même les serviteurs ne connaissaient pas la fonction exacte de toutes les salles qui s’étendaient dans les souterrains de la forteresse, mais de nombreuses rumeurs circulaient. La plupart des Lord de Fort-Terreur avait laissé les rumeurs courir, trouvant un certain intérêt dans la crainte qu’elle pouvait susciter.

Mais cela faisait des siècles que personnes n’avaient été écorchés à Fort-Terreur, en tout cas si l’on écoutait les Lord Bolton. Manel n’en était pas tout à fait sûre, mais en tout cas les archives étaient vierges à ce sujet. Elle savait cependant que ce n’était pas la question que lui posait Torrhen Stark. Prenant une inspiration, elle ajouta doucement.

« Je ne pouvais pas le tancer en privé, Sire. Malgré mon nom de famille et toute l’influence de ma maison, je ne sais pas comment pourrait réagir un jeune homme plein d’orgueil et gorgé de combats. »

Elle ne mentait pas, même si ses yeux ne montraient pas la moindre crainte. On lui avait bien vite appris que si elle devait rejeter un prétendant trop insistant, il valait mieux éviter de le faire quand on était seule. Les hommes, même ceux qui paraissaient les plus polis, pouvaient se montrer violents. Que ce soit de part leur nature ou le vin bu ce soir-là. Une Lady digne de ce nom savait éviter ce risque. Bien sûr, une Lady encore meilleure ferait de son mieux pour éviter ce genre de situation de toute façon, mais Manel n’avait pas cette prétention.

« Il s’était montré très insistant à mon égard. Et ses compliments ont très vite cessés de me faire sentir comme des compliments le devrait. J’ai fait de mon mieux pour le faire arrêter, sans succès. » finit-elle enfin par expliquer, calmement, ses yeux pâles fixés sur ceux du Roi de l’Hiver. Peut-être aurait-elle pu mieux faire ou se montrer plus ferme dès le début, sûrement, mais elle pensait avoir été claire pourtant.

Cela dit, elle savait que ce n’était pas la vraie raison pour laquelle elle l’avait attaqué ainsi… Et Torrhen devait s’en douter ainsi. Hésitant quelques secondes, elle lâcha dans un souffle si bas qu’il fut obligé de se rapprocher un peu pour l’entendre.

« En portant son toast, il a fortement insinué qu’il était déjà acté que "celui qui deviendra mon mari" était le prince Jon, Sire. En tout cas, il l’a regardé fixement pendant qu’il parlait de cela. »

Et je ne veux pas que ce genre de bruits coure, ou je sais que c’est sur moi que ça va retomber, ajouta-t-elle intérieurement, mais sans en dire un mot.
Manel Bolton

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Lady
Âge du Personnage: 20 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Sharp blades, sharp tongues
Messages : 208
Membre du mois : 0
Célébrité : Katie McGrath
Maison : Bolton
Sharp blades, sharp tongues
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyLun 8 Avr - 22:35

Je n’aimais pas avoir à réclamer ce genre d’explication, à convoquer des gens, hommes ou femmes, nobles gens ou représentants du peuple, pour étudier des querelles ou des sujets de ce genre. Pourtant, en plus de vingt ans de règne aujourd’hui, ça m’était arrivé maintes et maintes fois. J’avais conçu depuis longtemps que mon rôle n’était pas tant celui d’une inspiration pour le Nord, d’une émulation de ses qualités et de son peuple, que simplement d’être l’arbitre de tous ces gens fiers et orgueilleux qui s’écharpaient pour n’importe quel sujet, qu’il soit petit ou grand. Je hoche la tête aux paroles de la jeune femme, dont la beauté naissante s’accompagnait de convoitises, visiblement, de la part de la gente masculine de cette forteresse. Elle me remerciait avec le sourire, même si ça ne lui échappait pas que je ne lui offrais que les platitudes convenues en ce genre de circonstances. Convenues certes, mais sincères malgré tout. Elle parlait de son père, la jeune Bolton. Et de cela je ne savais pas grand-chose.


| Je l’espère aussi, combien de temps s’est écoulé depuis votre dernière entrevue? |


Entrevue. Retrouvailles. Qu’importe le mot, je le trouvais malhabile, mais depuis mon veuvage et ses circonstances, six ans plus tôt, j’étais plutôt confiné à une posture inconfortable vis à vis des choses de la famille, et que je ne trouvais jamais les mots qui convenaient sans doute le mieux aux situations que je voulais décrire. Bref, j’étais moins à mon aise devant la jouvencelle que devant une dizaine de sauvageons enhardis par la perspective d’avoir ma peau, et si je le masquais sans vergogne, comme je chassais depuis toujours chaque signe de faiblesse, l’inconfort intérieur que je ressentais ne m’aidait pas à voir les choses plus clairement.


| Tant mieux, tant mieux. |



Opinais-je seulement quand elle me rassurait sur l’état des salles si tristement célèbres du Donjon Bolton. Nous en venons finalement au coeur de cette entrevue, au sujet principal qui n’allait pas manquer de nous occuper, au moins pour un court instant. La jeune femme m’expliqua qu’elle n’avait pas voulu rabrouer le jeune homme en privé ne sachant trop comment il aurait réagi. Je garde le silence, et continue de la dévisager. Cela mettait parfois mal à l’aise les gens, mais je profitais aussi de cela. J’écoutais et je jugeais, et si je me laissais parfois facilement déconcentrer par la contemplation d’une coupe ou d’un feu de cheminée, quand je n’avais rien d’autre sur quoi poser mon regard… L’individu en face de moi s’en retrouvait d’autant plus fixé.


Je laissais la jeune Bolton poursuivre ses explications. Son malaise. Puis, en m’avançant et en prêtant l’oreille alors qu’une forme de gêne émanait de ses paroles à peine soufflées… Et baisse un instant les yeux. Je savais que ce genre de moment arriverait, un jour ou l’autre.



| Je vois. Il s'est donc montré pressant, voire oppressant. A la limite, de ce que j'en comprends, de ce que la morale et l'honneur peuvent endurer chez de jeunes gens. Cela vous a fait réagir... Le jeune impudent avait-il motif à suspecter quelconque rapprochement entre vous, ma Dame, et mon fils le Prince? |


J’étais frontal, très direct. Comme je l’avais toujours été. J’y mettais les formes. Bien sûr, l’autre roquet allait se faire rappeler à l’ordre. Je n’y manquerais pas, personnellement. Mais je voulais prendre la jeune femme à contrepied, et de la forcer à me dire la vérité par la spontanéité de sa réaction.




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 38 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Fire, Blood and Winter.
Messages : 25799
Membre du mois : 162
Célébrité : Christian Bale
Maison : Braenaryon
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Passionné.
Fire, Blood and Winter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://after-my-fate.forumactif.com/
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyMar 9 Avr - 8:39

« Plus d’un an, Votre Majesté. » avait répondu la jeune femme sans la moindre hésitation. Elle n’en était pas vraiment à compter les mois ou les jours depuis qu’elle avait vu son père, mais elle savait que cela faisait très longtemps. Cela dit, sa famille n’avait jamais été du genre à avoir besoin d’être si proche que cela. Manel aimait son père et sa sœur, elle se sentait proche d’eux et même de son demi-frère, mais elle n’avait pas besoin de les voir tout le temps. Les lettres qu’elle échangeait régulièrement avec eux semblait lui suffire largement.

Cela n’empêchait pas que voir son père était toujours un plaisir. De toute façon, on attendait d’elle, à son âge, qu’elle s’entretienne régulièrement avec lui. C’était après tout la période où on devait lui trouver un mari, même si Ori Bolton n’en parlait que bien peu. D’ordinaire, le rôle serait incombé à sa mère mais au vu des circonstances…

Restant évasive, la jeune femme en arriva bien rapidement au sujet qui les préoccupait réellement ce jour-là et c’était au mieux. Ni Torrhen, ni elle n’étaient du genre à aimer perdre du temps avec des frivolités, même si c’était le plus souvent nécessaire, ne serait-ce que pour établir le dialogue. Manel s’était expliquer sans montrer trop de crainte et en allant jusqu’au bout. Elle connaissait assez le souverain du Nord pour savoir qu’il n’interviendrait pas avant qu’elle ait terminé. Malgré tout, elle avait été forcée de parler de la raison première de son intervention de l’époque, et c’était surtout à cela qu’elle craignait une réaction.

Elle aurait pu tenter de cacher ce détail de l’histoire, mais cela aurait fini par remonter aux oreilles du Roi. Et dans ce cas, elle aurait dans une situation encore plus précaire, car vouloir cacher quelque chose revenait quasiment à admettre sa culpabilité. Hors de question dans cette affaire.

Malgré toutes ses craintes, la réponse de Torrhen la frappa comme un coup de poing dans le ventre. Bien sûr qu’il s’était immédiatement concentré sur l’hypothétique lien entre elle et son fils, c’était sûrement normal de la part d’un père. Mais sachant ce que cela signifiait pour elle, Manel ne pouvait s’empêcher d’en ressentir un frisson. Elle était restée parfaitement stoïque malgré tout, le visage fermé. Sans doute un peu trop, mais c’était la seule façon pour elle de ne pas montrer de réaction. Elle répondit rapidement, sans peser convenablement ses mots et sur un ton un peu trop cassant.

« Vous devriez lui demander, votre Majesté. A votre fils ou aux serviteurs du château. Ceux qui nous voient tous les jours. Personnellement, je ne pense pas, mais peut-être suis-je induite en erreur par mon âme de femme. »

Prenant conscience de la glace qu’elle avait laissé s’infiltrer dans ses mots, la jeune femme se détourna vers le feu. Elle laissa s’écouler quelques secondes, tentant de reprendre la contenance et le calme qu’on attendait d’une Lady de son rang.

« Je ne pense pas avoir donné à qui que ce soit des raisons de suspecter une telle chose, Sire. Mais ils n’ont pas besoin que je fasse ça. Jon et moi sommes à l’âge où beaucoup commencent à se poser ces interrogations, je suis une pupille de Winterfell, je passe du temps avec lui… Il n’en faut pas plus pour arriver à certaines conclusions. »

Ses pupilles pâles revinrent brusquement vers le Roi du Nord, défiante. « Mais je fais tout mon possible, Sire. Je ne suis presque jamais seule avec lui, je ne parle jamais de mon futur mariage, quel qu’il soit sinon pour me moquer de l’éventualité, je passe autant de temps avec Jeyne... »

Manel savait, elle était persuadée, qu’elle n’avait rien à se reprocher. Elle ne pouvait tout de même pas passer son temps à Winterfell à ignorer Jon Stark sous prétexte que cela exciterait les rumeurs ou les intérêts de certains. Cela faisait des années maintenant qu’elle avait intériorisé les règles implicites de sa présence ici et elle avait fait de son mieux pour les respecter à la lettre… ou presque. Elle n’allait pas laisser un impudent réduire ses efforts à néant ainsi.
Manel Bolton

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Lady
Âge du Personnage: 20 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Sharp blades, sharp tongues
Messages : 208
Membre du mois : 0
Célébrité : Katie McGrath
Maison : Bolton
Sharp blades, sharp tongues
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyJeu 18 Avr - 22:54

Je n’avais pas la réputation d’être un souverain particulièrement fin dans sa manière de gouverner, ni dans ses relations avec les autres. J’étais direct, et parlais toujours sans détour. Sans doute était-ce un reliquat de mon éducation… Mon père était très dur. Il n’acceptait pas que l’on parle pour ne rien dire. Il fallait se concentrer sur nos apprentissages, tous louveteaux et princes que nous étions. Apprendre à nous battre. Apprendre à gérer le royaume. Tout ce qui était essentiel pour que l’on soit bons à ces tâches, il nous poussait à nous surpasser. Le reste n’était que fioritures indignes de notre attention. Jeunes filles, amis… Tout ce qui l’intéressait, c’était l’émulation de notre discipline et de nos compétences martiales au milieu non d’amis ou de proches, mais de pairs. En cela, il avait réussi. Vingt ans de règne. Bientôt vingt-cinq. Et combien d’années pleines de paix ? Si peu, qu’on avait toujours du mal à les compter. Je ne pourrais déjà pas comptabiliser celle-ci, compte tenu des incursions fer-nées qu’il avait fallu combattre dans un bain de sang.


Il y avait toujours une guerre à mener, quelque part.


C’était à ça que mon père avait voulu me préparer. Je n’avais pas quinze ans révolus que je tuais des sauvageons sur les plages de galets de l’ïle aux Ours. Pas seize que je me mariais. Et ainsi de suite. Une vie de devoir envers le Nord… Un pays si vaste et si dangereux où le loisir de « parler » ne m’était laissé qu’au milieu des libations obligées et des tournées chez mes vassaux. Pas de temps à perdre, à d’autres moments.


Ce soir-là en revanche, je pouvais prendre plus de précautions de langage. Parler. Créer du liant avec la jeune femme, le futur de la maison Bolton. Je le pouvais, je le devais… Mais avant cela je devais savoir et me montrer cavalier, empressé, avait aussi quelques vertus. Elle conte la vérité. Sans nul doute. Mais son ton dégouline d’une glace que l’on m’attribuait d’ordinaire, et je me laissais aller à un froncement de sourcils, croisant mes mains dans le dos.


Mon ton se fait préventif ; je ne tolérerais aucune inconséquence due à sa jeunesse.



| Lady Manel, vous ai-je laissé à penser que votre sexe mérite traitement différencié quant à la véracité de vos propos? |


Les femmes ne disaient jamais plus, ni moins de vérité que les hommes. Elles avaient leurs travers, nous avions les nôtres, induits de chaque côté par notre socialisation héritée des traditions les plus anciennes, ancrées dans notre corps social et chevillées à nos croyances. Je l’écoute, et je finis par hocher la tête. Je la croyais, même si je restais méfiant. Elle pouvait vouloir se convaincre elle-même, ou faire naître malgré elle sentiments à Jon… Je me méfiais pas tant de son bon coeur que des élancements de jeunesse, que j’avais moi-même connus une vie plus tôt.


| Si vous êtes aussi affirmative, je vous crois. Vous ne m’avez jamais donné raison de ne pas vous faire confiance. Je ne voudrais pas que l’un ou l’autre finissiez déçu ; aucune décision n’est encore apprêtée pour le mariage de Jon. Ni pour le vôtre, à ce que je sais aujourd’hui. Je ne vous rappelerais pas les dangers d’une relation illégitime ; vous les connaissez déjà. |


Je me frotte la barbe.



| Je ne peux pas non plus tolérer les racontards. Je verrais avec Jon pour qu’il en apporte démenti. Et plus encore, je recevrais ce jeune guerrier pour lui apprendre les bonnes manières, et en signifier à son père. Je ne laisserais pas médire dans ma maison, pas sur des sujets aussi importants que ceux-là. |


Je soupirais, avant de m’asseoir et de faire signe à la jeune dame d’en faire autant.


| D’autres jeunes hommes vous ont-ils fait ce genre de remarque ? Ou menacé votre parole, ou votre honneur, de quelque manière que ce soit? |




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 38 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Fire, Blood and Winter.
Messages : 25799
Membre du mois : 162
Célébrité : Christian Bale
Maison : Braenaryon
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Passionné.
Fire, Blood and Winter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://after-my-fate.forumactif.com/
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyLun 22 Avr - 15:36

Manel préféra ne simplement pas répondre à la remarque du Roi sur son sexe. Elle ne doutait pas que Torrhen Stark était sincère en insinuant qu’il prêtait autant fois aux propos des femmes que des hommes, mais elle était aussi suffisamment grande pour avoir compris depuis bien longtemps que ce n’était pas le cas de tout le monde. Pour tant et plus d’hommes – et de femmes – les paroles des jeunes femmes n’étaient pas toujours à prendre au pied de la lettre, et encore moins au sérieux. Rien que la raison de sa présence ici ce soir le prouvait : après tout, n’avait-elle pas tenté plusieurs fois d’indiquer à ce noble de stopper ses propos. Il n’en avait eu cure, parce que ce qu’une femme disait ou pensait n’avait que peu de valeurs à ses yeux.

La jeune Bolton n’était pas assez naïve pour penser que ce jeune homme était une exception. Il ne s’agissait pas de croire que les femmes disaient moins de vérités, mais qu’elles n’étaient simplement pas en mesure de comprendre les choses de la même manière… et le plus souvent, moins bien.

Elle écouta donc en silence. Un sermon et des faits qu’elle avait déjà entendus plusieurs fois et qu’elle commençait à connaître. Oui, elle n’avait que trop conscience que la question de son mariage à elle n’était toujours pas officiellement réglée. Et Manel savait très bien pourquoi. Son interlocuteur devait au moins s’en douter également. C’était bien pour cela qu’elle était là, non ? Si un autre nom que celui de Jon avait été avancé et accepté depuis, la question ne se poserait pas. Ou en tout cas, pas en ces termes.

Les grands yeux pâles de la jeune femme s’écarquillèrent quand la notion d’une relation illégitime fut seulement évoquée. Il ne pensait pas sérieusement qu’elle ait put envisager cela ne serait-ce qu’une seconde ? Elle n’était pas stupide, elle tenait à son statut, à sa réputation et, par-dessus tout, elle n’avait pas d’intérêt de ce genre pour Jon. Un temps, elle envisagea de lui dire tout cela, avant de se raviser : si cela le rassurerait certainement concernant le sujet, cela n’était pas courtois pour autant.

Evidemment, ce serait à Jon de faire le démenti. La même chose de sa part à elle n’aurait pas la même valeur, pour de multiples raisons. Elle ne prit qu’un vague plaisir à imaginer son harceleur être convoqué par le Roi de l’Hiver comme elle venait de l’être. Contrairement à elle, il n’avait sûrement pas l’habitude de le côtoyer- ou de parler avec lui. Peut-être que cela lui apprendrait quelque chose, mais elle n’en était pas tout à fait convaincue. Au moins, cela serait une leçon temporaire.

Et puis, avec un peu de chance, certains de ses acolytes apprendraient quelque chose de toute cette histoire.

« Je vous remercie, Sire. J’espère que cette leçon lui sera profitable, sincèrement. »

Manel pensait donc le sujet clos, elle n’avait pas beaucoup plus à lui apprendre. Le pire viendrait si le jeune homme tentait de donner une autre version des faits lorsqu’il serait convoqué, mais ce serait certainement une très mauvaise idée de sa part. Non qu’il se soit montré particulièrement brillant jusque-là. Torrhen Stark n’en avait cependant pas fini avec elle, puisqu’il l’invita à s’asseoir. Après une seconde d’hésitation, elle s’installa gracieusement sur la chaise la plus proche.

La question la surprit et elle se trouva à haussa les sourcils. La jeune femme pesa consciencieusement ses mots avant de formuler une réponse.

« Aucun n’a été aussi insistant. Et peu osent mentionner le prince. » Elle hésita de nouveau, déglutissant. « Mais j’ai bien grandie et beaucoup d’hommes se sentent forcés de me le faire remarquer, dans le cas où mon miroir serait déficient. » Un vague sourie se dessina sur les lèvres fines de la Bolton. « Il ne s’agit pas nécessairement de jeunes hommes d’ailleurs, Sire. »

Elle ne tenait aucune fierté dans les remarques qui lui étaient faites, alors qu’on lui avait maintes fois répétées dans sa jeunesse que sa beauté serait un atout formidable. Au contraire, elle se sentait souvent mal à l’aise au mieux, salie et humiliée au pire, selon la teneur de la remarque. Mais il avait quelque chose d’encore plus terrifiant dans le fait qu’elle ait conscience qu’en tant que Bolton, elle échappait à beaucoup comparée à d’autres jeunes femmes.
Manel Bolton

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Lady
Âge du Personnage: 20 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Sharp blades, sharp tongues
Messages : 208
Membre du mois : 0
Célébrité : Katie McGrath
Maison : Bolton
Sharp blades, sharp tongues
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] EmptyDim 12 Mai - 16:26

Tant que j’avais des choses à découvrir… Autant aller au bout. Je n’étais pas stupide. Manel Bolton devenant femme, il était incontournable que de jeunes hommes, ou pas d’ailleurs, commencent à la regarder. Ca n’avait pas forcément quelque chose de malsain, si c’était pour l’aimer, la protéger, ou en tout cas, la respecter. Ca l’était beaucoup plus s’il n’était question que de lui prendre son pucelage avec la vertu d’un monte-en-l’air… Et elle était sous ma responsabilité. Si quelque chose lui arrivait, son père, seigneur de Fort-Terreur, ne serait sans aucun doute pas super ravi. Je me mettais à sa place, bien sûr, car si quelqu’un commençait à s’en prendre à Jeyne, à sa vertu ou à sa dignité… Sa tête roulerait sans doute. Ou la croix attendrait l’imprudent. J’imaginais que ça attendait surtout de savoir ce que l’homme aurait fait pour séduire la jeune femme. Personne ne toucherait Jeyne, pas tant que je pourrais la protéger, jusqu’à son mariage en tout cas. Elle était princesse du Nord, et elle était ce que j’avais de plus précieux sur cette Terre, avec ses deux frères. Mais mes relations avec eux étaient plus compliquées. Ma chérie elle, était déjà une petite Reine.


Manel Bolton allait bientôt attirer les attentions, puis les demandes. Certains seront patients, vertueux.D ‘autres seront impatients.


Je savais ce que c’était. Moi-même, vingt ans plus tôt, ou pas loin… J’étais un jeune prince stupide, alors. Mon père m’avait entraîné toute ma jeunesse à être fort, à être fier. Sûr de moi. Capable de commander à des hommes qui avaient alors deux ou trois fois mon âge, et qui seraient tous plus expérimentés que moi. Alors, j’avais eu le comportement d’un prince qui avait été entraîné à devenir le meilleur… Et je n’avais pas attendu, moi. Je ne les avais pas toutes épousées. Il y avait eu la jeune Mormont. Nelya. Il y en avait eu d’autres. Et j’avais finalement épousé encore une autre femme, Sigyn Karstark, devenue mon épouse et ma reine. Mais je connaissais l’âme des jeunes loups du Nord ; j’en avais été un pendant des années, et sans doute l’un des pires… Avant que la guerre ne me prenne tout ce que j’avais d’insouciance. Je souris sans joie quand la jeune femme dit espérer que la leçon soit profitable.



| Oh, elle le sera. J’ai besoin de chiens de guerre, pas de chiens tout court. Les jeunes hommes sont tous les mêmes, nordiens ou pas. Mais nordiens, j’ai du pouvoir sur eux. C’est un fait. Aucun ne voudrait finir sur la croix de mes ennemis, ou sous les pierres de ses propres camarades. |


Je me faisais sans doute plus méchant que je l’étais, mais j’avais déjà dû prendre des mesures extrêmes contre les pires actes d’indiscipline. La mise à sac, le pillage, le viol même, étaient impossibles à contenir en temps de guerre. Parfois, c’était utile, de prendre des biens à l’ennemi, ou de lui flanquer une frousse de tous les diables. Les actes de cruauté gratuite étaient parfois un outil bien commode, mais traître. Difficile à manier. Je faisais respecter la discipline, alors, et de la plus dure des façons. Cela commençait par avoir une maison bien rangée, bien ordonnée. Elle ne pouvait pas l’être si le vice piétinait ses allées. Je comprenais les réticences de la jeune femme. Son dégoût, aussi. Mes vieux soldats, nobles ou non, étaient toujours portés sur leur goût souvent prononcé pour la bagarre, pour le vin ou pour les femmes, parfois pour tout et parfois même, tout en même temps. Je soupirais.


Je me serre au carafon de vin, sur la tablette en face de la cheminée. Je m’en sers un godet. Lui fait signe, si elle le souhaite, de s’en servir un aussi. Elle a l’âge, désormais. Seize ans si ma mémoire est bonne.


Je me rappelais ma première cuite, à quatorze ans, qui avait fini par m’amener, après une terrible bataille sur une plage de galets sur l’ïle aux Ours, à aller aimer la jeune Mormont dans sa chambre. Rien à voir avec la situation du genre ; aujourd’hui le vin m’aidait à réfléchir, et il aidait aussi les gens autour de moi à aborder les situation difficiles.



| Ont-ils dépassé les limites de la bienséance ? De qui s’agit-il, ma jeune dame ? |


Je me frottais encore la barbe, perdu dans mes réflexions.


| La situation s’arrangerait dans doute d’elle-même si vous étiez déjà promise. Votre père ne m’a pas écrit à ce sujet. Savez-vous s’il a entamé des tractations avec une autre maison? |




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 38 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Fire, Blood and Winter.
Messages : 25799
Membre du mois : 162
Célébrité : Christian Bale
Maison : Braenaryon
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Passionné.
Fire, Blood and Winter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://after-my-fate.forumactif.com/
MessageSujet: Re: Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]   Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4] Empty

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Les capes de l'écorcheuse [RP FB Torrhen Braenaryon | An -4]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Interview avec le DG Capes
» Couleur de la cape de haut elfe
» Torrhen Braenaryon - Fire, blood and winter.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: Partie Nord de Westeros :: Le Nord :: Winterfell-
Sauter vers: