Tumblr  Discord  AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik
MessageSujet: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyDim 17 Mar - 0:27


If we burn, you burn with us

I’ve made a dream from the ashes of the Glory wich has burned my house down. A magnificent and impossible dream inherited from a man I've despised all my life. And I'll give all my fire to make it become true. Fight till my last breath like a shark, like a wolf, like a dragon. Don't fuckin care as long as i will. cause I have black blood in my veins and hope in my heart.
Yoren & Lyderik

L'acier scintilla lors d'un fugace et magnifique instant alors que la lame jaillissait hors du fourreau. Les rayons du pale mais néanmoins volontaire soleil matinal firent danser leur lueur rieuse sur Rennaissance et j'observais la puissante épée batarde durant un bref moment. Mes yeux d'un gris aussi aiguisé que la royale vengeresse se posèrent sur celle-ci avec une affection certaine doublée d'une passion palpable. Le manche en or indiquait bien à quel point la maison Hoare avait été puissante autrefois tandis que la droiture équilibrée de l'arme me facilitait éminement son maniement. Car, les haches et coutelas insulaires que je maniais depuis toujours étaient des armes plus légères que les lourdes pièces d'acier continentales. Un fait qui était sur le point de changer puisqu'une lourde hache d'arme se voyait travaillée inlassablement depuis plusieurs jours au coeur de la forge du dernier bastion de ma dynastie déclinante par les meilleurs maitres de la capitale temporaire de mes possessions.


Si, j'adorais littéralement Rennaissance tant pour sa beauté que sa perfection en toute mesure autant que les  raisons m'ayant poussé à la baptiser ainsi mon coeur de fer né m'avait poussé à passer commande d'une arme plus marquée par l'identité de nos Iles. Une arme de marin à n'en point douter. Roi du sol désormais je n'en oubliais pour autant mon premier amour. L'épouse de notre Dieu le Noyé père des tritons et amant des sirènes. J'aimais à penser que je me battais comme les vagues fracassaient les rocs du Crépuscule. Une hache semblable à celles des hommes de ma garde, élite des tueurs des Iles de Fer bien que moins massive. Un moulinet rapide aussi leste qu'efficace fendit les airs au milieu de la cour de la forteresse de Pierremoutiers et je laissais un sourire aussi sauvage que satisfait illuminer mes traits encore marqués par les derniers mois au cours desquels mon rétablissement avait été mis à rude épreuve eu égard à une attitude revèche quant aux recommandations du mestre. C'est qu'il y avait eu tant à accomplir, promulguer, planifier et décider afin de sauver ce qui pouvait l'ètre, imprimer ma marque sur cet héritage qui n'aurait jamais du me revenir de mème que de faconner l'ébauche de ce futur différent auquel j'aspirais pour mon peuple.


Incarner la rupture avec une lignée crainte et décriée, maudite et détestée autant que respectée et admirée afin de prouver que l'existence même de ce royaume à l'âme double et aux traditions antagonistes n'était en rien une aberration historique comme se plaisait à le clamer nos ennemis intérieurs n'avait pas été de tout repos et relevait mème carrément de la gageure du même calibre que celui d'avoir survécu aux trois blessures récoltées à Eysines dont une potentiellement létale. Ma seconde main se porta machinalement sur la cicatrice barrant la moitié de mon visage offerte par le général Peyredragonnien en personne. Le heaume avait été fracassé sous la force de l'assaut et si je pouvais me dédouaner de cette défaite en soulignant que deux blessures au flanc et à l'épaule avaient donné l'avantage à l'étranger je ne le faisais pas. Le Braavosi m'avait vaincu et ce simple constat m'était si insupportable que je sentis la cicatrice me lancer. J'avais recu une lecon ce jour là, une de celle que je n'oublierais pas.


Tandis que je faisais danser Renaissance dans ma main d'épée, j'avisais ser Royle se tenant face à moi aussi stoïque qu'une statue et l'expression aussi impassible qu'un cadavre. Le maitre d'armes de la maison Hoare faisait partie de mes hommes de confiance ce qui expliquait pourquoi je l'avais nommé premier protecteur de la reine. Ce qui face à une riveraine suffisamment fougueuse pour rabâcher qu'elle ne se cacherait point derrière les murailles de cette cité dès que la campagne reprendrait s'avérait une sage décision. Le chevalier était une légende au sein du camp loyaliste car il avait tapé dans l'œil du Noir en personne suite à la bataille des Jumeaux, son frère avait été l'un des meilleurs bretteurs de la garde royale et sa maitrise de sa grande épée causait des frayeurs à plus d'un brave. Le contempler ainsi me fit sourire plus encore car m'étant lié d'amitié avec l'homme alors que nous n'étions que deux chiens de guerre d'Harren je le savais capable d'user de ses zygomatiques pour autre chose que tirer une face de six pieds. Savourant pleinement le retour de mes moyens malgré les rares et ultimes élans de douleur je me mis en garde sans prévenir et le colosse fit de même. Sentant le regard d'une partie de la cour sur mes épaules, je compris au tic sur le visage brulé que mon épouse se trouvait dans l'assemblée.


Déçu car Arthur ne manquerait pas de me ménager en de telles circonstances je lançais l'assaut avec agressivité et hargne. Le choc de l'acier fut agréablement assourdissant et la chorégraphie des lames nous vit feinter, se jeter l'un sur l'autre, frapper d'estoc autant que de taille, esquiver, user de manœuvres vicieuses et coups de gantelets. J'interrompais l'engagement en tentant de ne pas dévoiler ma fatigue lorsque des murmures se mirent à bruisser dans mon dos. Adressant un signe de tète à Arthur Royle, je me retournais lentement après avoir lancé mon arme à mon écuyer un lointain cousin de dame mon épouse du nom de Lothar et constatais que la source des étonnements autant que des cancanages était un homme de belle taille et corpulence à l'allure de guerrier mais possédant un je ne sais quoi d'altier dans l'attitude. Voilà donc à quoi ressemblait le nouvel homme de main de ma meilleure amie. A moins qu'acolyte, écuyer, garde du corps personnel fut plus adapté ? Amant peut-être ?


Cela ne me regardait pas vraiment au vu de l'évolution de nos situations respectives mais je ne pouvais m'empêcher de me poser la question et de jauger durement l'homme qu'une patrouille avait trouvé près des berges de la Nera un mois plus tôt. Souhaitant discuter seul à seul avec l'étranger, j'envoyais un clin d'œil à Helena qui comprit le message et entraina la cour à sa suite. Si, l'homme eut été un espion ou un assassin Heda ne l'aurait jamais laissé pénétrer dans le camp fortifié et je me fiais à ma conseillère à cent pour cent. Pour autant Royle et mon écuyer restaient bien présents à l'instar de la fraction de la garde royale éparpillé dans les environs. "Ainsi donc voilà le mystérieux guerrier étranger dont mes hommes me rabattent les oreilles depuis quelques temps !"




I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN


Dernière édition par Yoren Hoare le Sam 6 Avr - 15:02, édité 2 fois
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyDim 17 Mar - 19:17


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik

Un mois était passé depuis que j'avais été retrouvé dans la vase des berges de la Nera. Presque mort, je revivais grâce à l'intervention providentielle de celle que j'appelais en mon fors intérieur mon ange gardien. Je lui devais deux vies et j'espérais vivre assez longtemps pour payer ma dette d'honneur. J'avais récupéré mon épée, mon armure, en piteux état lorsqu'on m'avait trouvé, avait été restaurée par des mains expertes des forgerons de Pierremoutier qui avaient épargné l'essentiel de l'ancienne : le blason qui l'ornait. Sans doute, l'habile homme de l'art qui avait forgé cette merveille était-il un Fer-Né, de ce peuple des Îles de Fer dont venait Heda, car il avait pris soin de raviver admirablement le serpent de mer qui signait la maison à laquelle j'appartenais. Ce symbole ne manquait pas de susciter quelques interrogations de la part de mes compagnons d'entraînement fer-nés, car il faisait écho à certains de leurs emblèmes. Bien que son origine demeurât inconnue d'eux, les réactions qu'il suscitait étaient plutôt bienveillantes. Les Volmark eux-même, Siam, Ivar et Heda, arboraient un léviathan. J'avais rapidement compris qu'il valait mieux avoir comme blason une créature marine qu'un loup à Pierremoutier.

Cependant, j'espérais, dans les entraînements que je partageais avec les guerriers de ce peuple qui m'avait recueilli, gagner autre chose qu'une acceptation. Je voulais leur prouver la vaillance de ma maison. Sans pourtant savoir son nom. Des sobriquets, j'en avais eu, et pas des plus flatteurs, à mon entrée au service d'Heda. Je ne m'en formalisais pas car je savais que l'humilité est une voie bonne à prendre pour tout homme en certaines circonstances. Mais j'aspirais tout de même à connaître mes origines et mon nom. C'est ce qui m'avait conduit à la tente du Mestre, un soir, alors qu'il veillait sur les blessés et malades endormis. Selon Heda, et bien d'autres compagnons que je côtoyais, cet homme n'était pas que le gardien de leur santé, mais un puits de science concernant l'Histoire de Westeros. Si quelqu'un pouvait m'aider dans ma quête, c'était bien cet homme marqué par l'âge mais encore vigoureux et vif d'esprit.

Il régnait dans la tente une douce chaleur qui contrastait avec les frimas de l'hiver conflanais. Si les Fer-Nés et Riverains ne paraissaient pas en souffrir, mon corps, lui, n'y paraissait guère accoutumé. Engelures et sécheresse l'assaillaient alors qu'eux enduraient sans dommage apparents les assauts de l'hiver. Ces petits désagréments n'étaient guère sérieux mais me gênaient dans mes entraînements, aussi commençai-je par ce sujet en parlant au Mestre. Il me prescrit un onguent et me conseilla de me vêtir plus chaudement sous ma cuirasse et mon armure. Il examina mes mains crevassées et mes pieds violacés. Sa conclusion fut étonnante. J'avais des mains de guerrier, leur callosité en certains points ne laissait aucun doute à ce sujet. D'ailleurs les cicatrices qui marquaient mon corps étaient elles-mêmes des lignes narrant une vie de combat. Mais selon lui, je m'étais battu dans des zones bien plus humides et tempérées que le Conflans. J'étais originaire du Sud à son idée. Mais lequel ?

Il examina mon blason sur mon armure et conclut qu'il regrettait bien que j'aie perdu mon bouclier qui aurait pu receler des indices supplémentaires. Je lui montrai alors le pendentif que je portais autour du cou et qui reprenait ce symbole de l'ouroboros. Il l'examina attentivement et je vis ses sourcils se hausser en une expression de surprise. Il finit par me dire que le travail d’orfèvrerie était remarquablement délicat et raffiné mais ne lui évoquait rien de comparable avec ce qui avait cours sur Westeros. Il admit comme très probable que j'étais originaire d'une région côtière mais peu connue des cartographes et historiens de ce continent. A ma demande, il sortit des cartes et des gravures d'autres continents. De mes doigts fébriles, je les parcourus toutes, les unes après les autres. Puis je détaillai, à la lueur de la bougie, les gravures illustrant Essos. Nous fouillâmes même dans les rares archives concernant l'Ombre. Mais le Mestre doutait que je vienne d'aussi loin et mes atours, bien que très abîmés lorsque j'avais été trouvé par les Fer-nés, pataugeant dans la Nera, ne correspondaient pas à la rusticité de ces contrées. Il penchait cependant fortement pour un territoire côtier. Il me sortit plusieurs cartes d'îles et de côtes d'Essos ainsi que des gravures de villes, monuments remarquables des cités et de navires de ces régions. Puis il prit congé pour aller soigner ses patients et prendre un peu de repos.

M'usant les yeux sur les gravures et les cartes, fatigué par ma journée au service d'Heda et par mon entraînement, je finis par m'assoupir sur le nez sur les vélins. Mon sommeil ne resta pas longtemps serein. Des images fulgurantes agitèrent mes songes. Je me voyais tantôt sur le rivage d'une contrée dont la beauté n'avait d'égal que la vaste étendue d'eau qui s'étendait sur l'horizon, tout autour, tantôt à bord d'un navire fendant les flots, aux côtés d'autres bien nombreux. Des clameurs s'élevaient autour de moi "Gloire aux Slanghaven ! " ou encore "Les Dieux du Labyrinthe sont avec nous !" Dans mon songe, j'étais à bord de ce navire qui fendait les flots, chargé de guerriers rugissants ou bien encore sur une plage de sable ocre et fin, me déshabillant pour entrer dans les vagues et y nager. Puis à toutes ces images exaltantes, se superposaient des flammes qui dévoraient tout. Le sang, le bruit des lames, le temps des larmes, l'agonie. Je me réveillai encore en transe, les bras croisés sur la table du Mestre, chargée de cartes et de gravures. J'avais crié, hurlé dans mon sommeil.

Le sage homme était venu, alerté par mes cris, pour les faire taire, car ils dérangeaient les convalescents, et aussi pour m'apaiser. Le voile de l'amnésie commençait à se déchirer au fil de nos recherches et pour lui c'était le signe que je recouvrerais un jour la totalité de mes souvenirs. Je lui décrivis mes visions et il hocha la tête, satisfait. Je lui montrai sur une gravure ce qui ressemblait le plus aux navires que j'avais vus. Je précisai cependant qu'ils étaient plus fins, plus maniables et commençai à en dessiner un sur un vélin vierge. Il ne connaissait pas ce genre de flotte, mais il allait faire des recherches. Il me demanda si je saurais en dessiner les plans, en diriger la construction. Je lui répondis "oui" sans hésiter. Cette question n'était pas anodine dans sa bouche. Elle cherchait à déterminer ma place, mon rang dans mon peuple d'origine. Mais aussi à discerner si je pouvais être utile ici, au nouveau royaume que je servais. Je quittai le sage homme en le remerciant, bouleversé de ces révélations, mais plus que jamais décidé à poursuivre ma quête d'identité.

Dans les jours qui suivirent, je parlai à quelques Fer- Nés dont je semblais être accepté, parmi mes compagnons d'entraînement. Je leur parlais de mes rêves, de mes visions. Si, au départ, ils étaient suspicieux, pensant sans doute que j'essayais de m'attirer leur sympathie en m'inventant un passé de marin, rapidement, les détails de mes descriptions, leur évidence technique leur imposa la véracité de mes récits. J'étais un fils de la Mer, tout comme eux. Je l'avais sillonnée, tout comme eux. Peut-être pas la même, car mes visions avaient quelques singularités. Ils me questionnèrent sur l'intérêt d'une proue et d'une coque aussi effilée, me demandèrent l'origine de ce nom que je donnais à ces navires : Slanghaven. Instinctivement, je répondis : "ce sont des serpents de mer qui se peuvent  glisser entre deux récifs, ou dans un détroit très réduit. Ce sont les Slanghaven! Les serpents qui volent entre azur et écume." Souvent, tandis que nous fourbissions nos lames à l'armurerie, ces Fer-Nés évoquaient avec passion leur Île natale et je souriais en les écoutant. Jusqu'au jour où l'un d'entre eux m’interpella en me demandant " Eh, toi, l'étranger ! Il est comment ton bout de terre ?

Mon geste s'était interrompu et j'avais puisé dans mes songes pour narrer la beauté de ma terre natale. "Imaginez un joyau d'ocre, d'albâtre blanc le plus pur qui soit, et d'un autre côté, le basalte le plus noir et luisant qu'une terre volcanique puisse produire. Imaginez des plages de sable doux allant du beige le plus tendre au carmin le plus vif. Des plages enserrées dans des criques aux falaises abruptes et noires, protégées par des récifs dont seuls nos marins connaissent les passages. Imaginez cette beauté perdue dans une mer d'émeraude. Une mer tantôt paisible et féconde, riche de perles et de poissons, tantôt déchaînée et battant nos côtes, léchant les falaises telle une mère voulant dévorer ses enfants. C'est de là que je viens. Je ne connais ni son nom ni le mien, mais j'y retourne chaque nuit. Quelle chance vous avez de connaître le nom de votre terre de naissance et celui de votre famille !" Nombre de mes compagnons hochèrent la tête, imaginant, portés par mes descriptions, la terre qui m'avait vu naître. S'ils s'étaient moqués, au début, de mes envolées lyriques au sujet de ma lame, lors de mes entraînements avec Siam, ma poésie trouvait grâce à leurs yeux lorsqu'il s'agissait de dépeindre la terre de mes ancêtres.

Depuis ce jour, ils commencèrent à m'appeler, non plus le porteur de pot de chambre, mais "Islander". Le comportement de plusieurs d'entre eux se modifia légèrement à mon égard. La raillerie s'estompa au profit d'un respect méfiant. Ma façon de me battre aux entraînements les laissait également perplexes, mais la moquerie s'amenuisa au profit de quelques conseils échangés. Cette espèce de reconnaissance me valut de partager de plus en plus leurs moments en dehors de l'entraînement. Heda ne semblait pas y voir d'inconvénient, bien au contraire. Bien que je ne lui parla point de la progression de mes souvenirs, j'étais convaincu que le Mestre s'en était chargé pour moi et qu'elle en avait fait relais à son souverain, le Roi Yoren. Sans doute assez pour l'intriguer et autoriser sa Seconde m'inviter à l'entraînement royal. Ce jour-là j'avais accompagné Heda dans la foule assemblée pour assister aux passes d'arme du Roi avec une de ses plus fidèles et remarquables lames. Je m'étais équipé, comme tous les Fer-nés, de mon armure et de mon nouveau bouclier. Je portais mon épée  au pommeau serti d'une ambre, dans mon dos, trop imposante pour être ceinte à cheval sur le côté. Jamais je n'aurais pu la porter autrement.

En arrière dans la foule, j'assistais avec grand intérêt à la passe d'arme entre le Roi Yoren Hoare et Ser Arthur Royle, deux guerriers féroces et majestueux s'il en était. J'appréciais chaque coup en le vivant dans mes chairs et anticipais une éventuelle réponse de chacun des adversaires. J'aurais pu les regarder des heures et le combat prit fin trop vite à mon goût. Les deux hommes, tout comme les armes qu'ils portaient, parlaient comme une légende à mes yeux. Toute l'assistance était aussi captivée que moi. Mon enthousiasme avait dû s'exprimer trop fort car une partie de la foule s'était retournée vers moi et commençait à murmurer. Une sorte de vide se créa entre l'aire d'entraînement et moi, tandis que le Roi, qui s'était débarrassé de son épée magnifique, s'avançait, scrutant l'assemblée, pour finalement porter son regard sur moi. Je compris en cet instant que ma présence avait été voulue et requise. Tandis que le Roi se frayait un chemin jusqu'à moi, je comprenais mieux la nostalgie d'Heda, la perte qu'elle ressentait. Son regard d'azur, sa prestance, son charisme, avaient dû faire chavirer bien des cœurs, rallier bien des causes. Il me jaugea sans aménités, et si je ne baissai pas les yeux, j'accueillis son apostrophe sans me parer de mon ironie coutumière. Une légère inclination de la tête pour lui signifier tout mon respect, mais aurais-je dû m'agenouiller comme je l'avais fait devant Heda ? Peut-être bien, car c'est son royaume qui m'accueillait et me nourrissait à présent. Il m'interpellait et je n'avais aucun nom, encore à me donner, pour me présenter à lui, sinon celui que mes souvenirs partagés m'avait valu auprès des Fer-Nés.

Je m’avançai à mon tour, tandis que la cour se retirait à la suite de la Reine Helena. Je fis face au souverain, entouré de sa garde.

- Sire, je vous présente mes hommages. Je suis l'Etranger que votre Seconde, Heda Volmark, a sauvé au bord de la Nera. Mon épée est sienne et donc vôtre. On me nomme "Islander" car j'ai perdu la mémoire de ma lignée, mais il est certain qu'elle vient des flots. Je suis désolé que le récit de mon infortune soit venu vous déranger trop souvent.



Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes

Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptySam 6 Avr - 15:04


If we burn, you burn with us

I’ve made a dream from the ashes of the Glory wich has burned my house down. A magnificent and impossible dream inherited from a man I've despised all my life. And I'll give all my fire to make it become true. Fight till my last breath like a shark, like a wolf, like a dragon. Don't fuckin care as long as i will. cause I have black blood in my veins and hope in my heart.
Yoren & Lyderik

Une brise de vent glacé vint caresser durement mon visage tandis que je détaillais l'homme puissamment bati qui s'avancait vers moi d'un pas que j'identifiais aussi rapidement qu'aisément comme celui d'un guerrier. La bise mordante réveilla la brulure de ma cicatrice faciale courant de mon crane à mon menton alors que je notais avec appréciation le pommeau sommaire mais superbe de l'épée longue dans son dos. L'ambre aux allures de miel solide qui en ornait le bout paraissait plus précieuse que les dorures de Rennaissance sans que je ne parvins à m'expliquer pourquoi. Cette pierrerie naturelle avait quelque chose d'ancien et d'occulte tant elle rendait à l'estramacon un hommage intemporel. Mon regard accrocha celui de ma meilleure amie restée en retrait pendant que la cour se déversait hors de la cour pavée de la forteresse locale telle un essaim de frelons bourdonnant et caquetant au sujet des raisons potentielles de la présence d'un tel étranger dans mon entourage. Helena guidait ce troupeau indocile telle une personnification de la mère de sa religion continentale aux préceptes incongrus. La prestance de la reine n'égalait que son talent à manoeuvrer cet environnement serpentin. Cette fougueuse jeune femme semblait ètre née pour cela. Un infime autant que fugace instant une cascade de fierté déborda dans mon coeur avant que celui-ci ne se serra face à un souvenir récent. Le mestre avait été aussi formel que les nourrices, les nourrices aussi convaincue que ma belle-mère et ma belle-mère aussi sure d'elle que mon épouse.


La chevaucheuse indomptable qui avait ajoutée un roi batard à la liste de ses montures ne portait point d'enfant en son sein. Et ce en dépit de nos ébats passionés qui résonnaient dans toute l'aile royale du castel. J'avais probablement égréné toute une litanie de batards au gré des pillages de la flotte de fer et la lignée de ma Bracken prouvait que la stérilité n'était point sérieusement envisageable de son coté. Aussi, il n'y avait certainement aucun problème. Peut-ètre que mes blessures gravissimes et mon état déplorable de mi-mort suite à Eysines avaient du joués ? Ou peut-ètre pas... Dans tous les cas, j'aimais à me persuader que je me moquais comme d'une guigne d'obtenir une descendance. Beron nommé héritier présomptif, mon neveu disposant d'une vision semblable à la mienne quant à ce que devrait devenir le Sel et le Roc, les Fleuves et le Crépuscule je n'avais aucune raison de m'inquiéter. Myria avait engendrée une pléthore d'Hoare en son temps. Si, je venais à tomber et par le Noyé je finirais forcément par le faire incapable de croire que la tornade qui dévastait Westeros pourrait m'épargner et me laisser jouir de tout ce pourquoi j'avais envié et détesté Joren bien longtemps la cause qui seule importait serait préservée. Hélas, je me mentais à moi-mème. Et dans certains moments de paix et de silence loin de la fourmillante et éreintante charge de souverain je confessais en mon for interieur que j'étais heureux de m'ètre marié si rapidement, que je multipliais les réformes pour un avenir différent pour mes peuples, que je souhaitais me draper dans le bonheur futile de pouvoir devenir père pour une seule et bonne raison. Raison tenant en un mot, un nom, un seul. Eysines.


Chassant finalement ces bien tristes pensées pour un jour si radieux, je me reprenais en constatant que la foule avait fatalement disparue des environs et que seuls subsistaient la garde royale, ser Royle dans mon dos mon écuyer près de lui ainsi que ce fameux Islander dont j'avais tant entendu parler et sa protectrice ma Renarde Sanglante. Mestre Jonos m'avait entretenu à son sujet. Amnésique si l'on se fiait à son comportement et ses dires. Quelque chose d'intéressant avait néanmoins fini par se produire alors que l'homme de connaissance qui m'avait probablement sauvé la vie de ses talents de guérisseur avait offert une chance à cet étranger de reconstituer ce passé fuyant. Le guerrier avait exploré du regard comme du toucher bien des régions éloignées, reculées, étranges aussi bien qu'étrangères à mes yeux d'insulaire. La description presque amoureuse qu'il avait fait de sa terre natale avait réussi à frapper au coeur bien des sanguinaires fer nés et lui avait valu son surnom actuel bien plus digne que celui de clébard de la Renarde. Un bref sourire effleura mes lippes devant ce passage de l'histoire du mystérieux combattant. Mes compatriotes adoraient nos Iles aussi froides, austères, abruptes, rocailleuses pouvaient-elles ètre. Je partageais ce sentiment de tout mon coeur. La vie y était exécrable et impitoyable mais ces bouts de terres perdus dans les mers du Crépuscule étaient notre chez-nous. Et si chaque départ pour aller ravager ou conquérir des terres vertes avaient du semblé des bénédictions pour les fiers équipages.


Je ne doutais nullement que la vue de ces cailloux au loin lors des retours devaient émouvoir plus d'un salopard au coeur noir. Mes iles me manquaient de Pyke à Orkmont, l'océan me manquait, le pont d'un navire tout autant aussi je ne parvenais point à me figurer à quel point la situation de l'étranger devait s'avérer douloureuse. Si, ma tristesse devant la possibilité de périr au combat sans jamais revoir les iles de fer me paraissait lourde alors que devait en ètre la sienne. Le vieux sage continental m'avait soufflé que cet Islander venait d'une région cotière probablement humide du coté d'Essos mais n'avait aucune idée de sa patrie d'origine. Cette révélation suffisait à me le rendre foncièrement sympathique. Un marin, un guerrier, un homme perdu tout autant que je pouvais encore l'ètre face à mon rang de roi d'une nation en perdition. Mais, le point le plus intéressant de toutes ces causeries de vieillard bien plus sage que je ne le serais jamais avait été le suivant. Les navires. En effet, il semblerait que le survivant avait évoqué des navires bien particuliers au style résolument oriental. Des bateaux de guerre maniables et légers plus encore que nos snekkars. Des serpents marins faits pour se faufiler et les eaux peu profondes. Mon intérèt avait été immédiatement piqué et j'avais envoyé un messager à Heda pour qu'elle me fasse rencontrer son soldat.


Oh, nous n'avions guère d'or pas plus que de ressources suffisantes pour envisager l'improbable seulement l'idée me séduisait. Une fois arrivé face à l'amnésique à l'épée bien majestueuse dénotant un certain rang, je l'apostrophais amicalement. L'étranger s'avanca à son tour avant de prendre la parole d'une voix tranquille. Un autre sourire se peignit sur mes lippes alors que je notais l'épaisseur de sa tenue. Il venait définitivement d'une région au climat plus clément. Le cliquetis remuant de l'acier provoqua un modeste vacarme alors qu'une douzaine de gardes royaux se placaient autour de moi la grande hache sur l'épaule.


-"Désolé que ton histoire atypique soit parvenue à mes oreilles ! Tu plaisantes Islander ! Cette passionnante épopée a su égayer de mornes et interminables journées de labeur royal. Tu es déjà une légende car les légendes naissent des bouches des hommes de valeur. Or, en dépit du tableau décrépi que nous avons du t'offrir j'estime n'ètre entouré que d'hommes de cet acabit ainsi que de femmes." Concluais-je en coulant un regard à Heda.


-"Je te remercie pour tes hommages ainsi que ta lame. Le Noyé sait que nous aurions besoin de tous les guerriers compétents aspirant à se battre pour le Sautoir. Et, l'on m'a rapporté que tu faisais un combattant émerite Islander. Les flots sont la plus belle chose en ce bas monde tu en conviendras. Ils me manquent chaque jour un peu plus. C'est une superbe arme que je vois là. Accepterais-tu de m'affronter en duel ? Je n'ai pas eu mon content de combat mais je suis heureux que les yeux avides de la cour ne soient plus là pour m'épier. Ménage moi je te prie. Les séquelles de la mort à laquelle je n'ai échappé que par chance et talent du mestre m'éprouvent encore beaucoup. Nous parlerons ensuite. Tu partageras ma table."





I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyDim 7 Avr - 20:25


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik


Tandis que la cour achevait de se retirer, menée par la Reine, je surpris le regard de Yoren s'attardant sur son épouse. Un regard empli de fierté et d'amour. Sans que je sus pourquoi, à cette vision une profonde nostalgie m'envahit. Je remarquai également une ombre passant dans les yeux du souverain. J'avais assez expérimenté les tourments agitant l'âme d'un homme pour savoir que celui-ci en était la proie. Je notai aussi le nombre et l'attitude ostentatoire de sa suite. Fallait-il qu'on eut quelque chose à redouter de moi pour qu'une escouade de gardes se déploie de part et d'autre de sa royale personne ? Je ne me laissai pas déstabiliser par ce déploiement de force et je répondit avec un sourire aux mots du Roi.

- Une légende ? Celle d'un amnésique qui ignore tout de son nom et de ses origines ? Mais si cela a pu vous divertir, Majesté, j'en suis fort aise. Et je partage pleinement votre sentiment au sujet de mes compagnons d'entraînement. Leur rudesse n'a d'égal que leur ardeur au combat. Grâce à eux, j'ai récupéré un peu de ma condition.


Le ton de ma voix, ses inflexions dans la langue étrangère que je maniais avec imperfection, trahissaient un mélange d'amertume et d'admiration. J'étais un homme en reconstruction, tant sur le plan physique, n'ayant pas récupéré encore mon poids de forme, que sur le plan mental. J'entamais depuis peu la reconquête la plus délicate pour tout homme, celle de son passé oublié, de ses souvenirs qui avaient volé en éclats mais venaient le hanter chaque nuit.

- Je dois beaucoup plus encore à votre Seconde, Heda Volmark.
Dis-je en suivant le regard du souverain à l'attention de celle que tous nommaient la Renarde Sanglante.

- J'ai pu constater en effet que notre situation est assez préoccupante et j'ai entendu dire que votre ennemi est à nos portes. Si je peux d'une façon ou d'une autre vous aider à sortir de cette tragique configuration, je m'y emploierai. J'ai d'ailleurs plusieurs propositions à vous faire.

Je marquai une pause, me demandant si je n'en avais pas déjà trop dit . Je sentais le poids du regard d'Heda sur mes épaules.

- Vous me faites trop d'honneur, Majesté. Je me défends en duel et en combat contre quatre ou cinq guerriers. J'espère ne pas démériter dans une vraie bataille.

Ces quelques mots ravivèrent les images d'un rêve récent qui l'attestait. Je menais une troupe au combat soutenant un siège derrière des fortifications. D'autres images d'affrontements sur le pont d'un navire affluèrent. Dans ce rêve, nous étions assaillis de toute part, mes compagnons et moi. Pourtant l'issue avait été victorieuse cette fois-ci. Comment en étais-je arrivé à m'échouer sur les rives de la Nera, tel un mendiant agonisant ? Le mystère demeurait, même si l'opacité de ma mémoire s'amenuisait au fil des évocations auxquelles Jonos m'encourageait. Je redressai la tête fièrement à l'aveu du Roi Yoren.

- Une partie de moi est restée dans les flots. Ils font partie de moi comme je fais partie d'eux. Quand je les retrouverai, je saurai qui je suis. Depuis que je suis sur ce continent, malgré la générosité de votre peuple, les soins et l'accueil que j'ai reçu, je ne fais que survivre dans l'attente d'une renaissance. Je comprends pleinement votre manque, Sir.

Le Roi s'intéressa à mon épée qui n'avait rien de commun avec celles de mes compagnons d'entraînement. S'ils utilisaient également des épées lourdes, aucune n'égalait l'amplitude de la mienne ni sa longueur. Cela m'avait d'ailleurs valu les railleries de Siam que j'avais affronté en combat singulier et amical.

- C'est une arme à ne pas mettre entre toutes les mains. Sa taille est un atout pour qui sait la manier, un handicap certain pour celui qui ne la connait pas. L'ambre qui l'orne est assez insolite et a dérouté votre Mestre. A ses dires c'est une ambre d'origine nordique. Pourtant il est convaincu que je viens du sud. Un mystère de plus à élucider ...

Je demeurai impassible en apparence face au défi que le Roi me présentait, mais je m'interrogeais sur la finalité de la chose. S'agissait-il de défier un potentiel rival dans le cœur de sa Seconde. Si c'était cela, la démarche était vaine tant Heda m'avait opposé de distance et tant sa dévotion à son Roi était évidente. A ses yeux, je n'étais qu'un va nu pied amnésique tout juste bon à lui servir de valet. Ou bien voulait-il ainsi évaluer la vaillance d'un allié, d'un guerrier acquis à sa cause. Auquel cas, je m’efforcerai de ne point le décevoir. Toutefois, il émit quelques restrictions à notre duel. Je l'écoutai sans ciller avant de répondre.

-  Je serai honoré de croiser le fer avec vous, Sir. J'ai en effet entendu parler de vos blessures récoltées lors d'une sanglante bataille. J'ai moi-même été très éprouvé par des semaines de jeun et d'errance, comme me l'a appris le Mestre. Je pense que notre condition, à l'un comme à l'autre n'est pas à son apogée. Je retiendrai mes coups autant que possible. Personne ici ne veut voir un blessé.

Je sortis mon épée de son fourreau, avec lenteur, la portai à hauteur de mon visage et déposai sur sa lame un baiser. Ma seule possession, ma seule compagne dans le chaos de ma vie. Puis je m'éloignai du Roi et de son escouade pour me dégourdir les bras en maniant cette fidèle amie dont j'avais oublié le nom.



Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes

Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptySam 27 Avr - 21:43


If we burn, you burn with us

I’ve made a dream from the ashes of the Glory wich has burned my house down. A magnificent and impossible dream inherited from a man I've despised all my life. And I'll give all my fire to make it become true. Fight till my last breath like a shark, like a wolf, like a dragon. Don't fuckin care as long as i will. cause I have black blood in my veins and hope in my heart.
Yoren & Islander

Le ballet par trop bruyant des innombrables courtisans et dames de la cour désormais hors de la grande cour ces lieux me parurent un brin plus agréables comme si le champ de foire s'était mué en sanctuaire secret que ne partageaient que les gens dignes de le faire. Un ultime regard empreint de tendresse et de fierté envers la reine et je me tournais vers le mystérieux survivant repeché dans la fange de la Nera par des guerriers en maraude. Une douzaine de gardes royaux titans de muscles sous les hauberts et cotes de maille se positionnèrent autour de moi dans une formation cérémonieuse mais intimidante sans que je n'eusse lever le petit doigt. Victarion prenait parfois ma sécurité viscéralement trop à coeur. Je ne risquais strictement rien au pied de la forteresse dominant de sa hauteur la modeste capitale d'un royaume en deliquescence. Je comprenais néanmoins l'élan protecteur du capitaine. L'on ne savait pas grand chose de ce gaillard impressionnant receuilli par Heda. Son mystérieux mal le privant de ses souvenirs n'était pas pour aider. J'espérais que l'homme ne s'offusqua point de la démonstration de force de ma garde.


La paranoia était un mode de vie lorsque l'on avait le front ceint d'une couronne qui n'aurait jamais du nous échoir et ce dans un royaume ravagé par la guerre civile autant que de libération face à un envahisseur coalisé s'étant déjà enraciné sur les terres de leur conquète. Le sourire sincère qui éclaira le visage rugueux du guerrier au passé inconnu me rassura car j'avais grande hate de m'entretenir avec ce dernier loin du vrombissement insupportable de la cour et ses artifices. "Oui, une légende ne vous en déplaise. Si, je me fie à ce que l'on dit vous avez survécu à la noyade et une tempète particulièrement sauvage. C'est déjà un bien bel exploit en soit. Nul doute que ce fut la violence de cet évènement qui vous ota vos souvenirs. Nous autres fer nés sommes coutumiers du fait mais dans notre culture ces déchainements sont l'oeuvre du dieu des Tornades l'ennemi du Noyé. Peu sont les hommes pouvant se targuer d'avoir réussi à moquer l'ire de ce dernier."


Un rire fusa rauque et chaud hors de mon gosier à sa remarque sur la rudesse des guerriers insulaires. "Vous voulez dire qu'ils ne vous ont absolument pas ménagés en dépit de votre condition physique. Ce qui ne m'étonne guère. Nous avons la férocité et l'agressivité chevillés au corps. Les terres dures donnent des hommes durs. Vous me voyez satisfait de savoir que loin de leur en tenir rigueur vous vous en estimez satisfait. Je sais désormais que vous ètes un grand guerrier." Le timbre d'Islander se voulait affirmé en dépit de la maladresse d'un langage à peine maitrisé mais il suffisait de tendre l'oreille pour délester la fière arrogance de son vernis et contempler la souffrance causée par le vide d'une histoire se dérobant. Une bouffée de compassion souleva mon torse alors que j'inspirais une goulée d'air frais. Je venais de passer près de deux mois à souffrir le martyr d'une mort à laquelle j'avais échappé de justesse mais qui me rongeait encore dans la chair par moments. Si, ces deux situations n'avaient strictement rien à voir le corollaire était néanmoins évident. La douleur. Le guerrier émerite reprit la parole alors que je plantais mes prunelles aux reflets métalliques sur Heda.


"Vous n'ètes pas le seul en ce cas mon cher. Tout ce royaume doit énormément à cette formidable guerrière moi le premier. Mais je suis persuadé que vous lui rendrez la pareille un jour ou l'autre." Je ramenais lestement mon regard sur l'homme amnésique me faisant face de sa stature impressionnante. Mon visage se para d'un masque grave et outrageusement sérieux. "En effet Islander. La puissance des terres de mes aieux n'est plus qu'un souvenir à présent et désormais voilà à quoi se résume le royaume dont j'ai hérité. Cette modeste région et les iles de ma naissance. Les loups sont à nos portes et si je ne doute pas de la valeur de chacun des hommes de mon armée vous usez du bon terme en parlant de tragédie. Mon peuple souffre autour de moi sans que je ne puis rien y faire, mes soldats s'entrainent mais ne parviennent pas à croire en nos chances alors je m'entraine encore et encore pour retrouver mon talent d'avant comme si mon rétablissement pouvait entrainer celui de ma nation. Voilà une offre bien généreuse de votre part et qui soulève ma curiosité. Je vous remercie de votre proposition." Je proposais à Islander de m'affronter en combat singulier pour bien des raisons mais la principale étant que j'en avais particulièrement envie.


Si, ce que mes hommes affirmaient à son sujet était véridique il s'agissait d'un combattant émerite or à force de s'entrainer face à des riverains ou des fer nés l'on finissait par connaitre leur style de combat, leurs coups secrets, leurs manoeuvres et leur manière de se mouvoir. Je ne pouvais pas résister à un duel atypique. Guerrier avant d'ètre capitaine, guerrier avant d'ètre roi. Certaines choses ne changeraient jamais que mon front soit cerné d'une couronne ou non. "Au fi l'honneur mon cher. Si vous tenez tète à quatre à cinq guerrier sur la lice vous ètes plus que paré pour une bataille. L'honneur d'affronter un tel adversaire est mien." Le guerrier releva du chef suite à mon aveu sur les iles de fer et l'amour que je leur portais et me répondit dans la foulée. "La renaissance... Une étape hautement symbolique et pourtant particulièrement nécessaire dans une existence après un traumatisme. Vous l'atteindrez mon brave n'en doutez point. Je suis ravi que mon amour de la mer trouve résonnance en votre coeur. Voilà peut-ètre la raison pour laquelle vous vous plaisez tant parmi nous." Achevais-je dans un sourire amusé. Je m'intéressais ensuite à la superbe épée dépassant du dos de l'ami de ma seconde. L'espadon me semblait massif. Et, je me figurai que le manier devait nécessiter des trésors d'endurance ainsi qu'un entrainement particulier. Pour ma part, je préférais combattre avec une hache dans une main et une épée dans l'autre cependant un souverain avait besoin d'une épée de roi aussi j'avais fait forgé Renaissance en ce but batarde et équilibrée elle avait été faite pour ma main.


"Je ne puis que vous croire Islander. Manier cette arme me parait une tache ardue alors mème que je me flatte de pouvoir esbourdir avec n'importe quelle pièce d'acier. Un mystère de plus en effet mais je suis persuadé que vous finirez pas y parvenir avec l'aide de ce vieux sage. Ne manquez point de venir m'ébahir de vos découvertes à ce sujet." Je ne pus que constater que la perspective de croiser le fer ne semblait pas plus emballé l'homme que cela au vu de son impassibilité. Peut-ètre se demandait-il pourquoi un roi souhaitait-il lutter contre lui dans un duel d'épéiste ? Quoi qu'il en soit, je pris le temps de poser quelques restrictions à ce futur déchainement suivant le chant de l'acier. "Il est vrai que vous n'ètes guère au mieux de votre forme mon cher. Voilà qui devrait nous placer à égalité relative. Eh bien commencons." Islander dégaina lentement sa lame avant de l'embrasser et je souriais joyeusement. Me tournant vers ser Royle, je saisissais la poigne de ma propre épée et desforais lestement tandis que mon adversaire se préparait au combat en se mouvant tel un félin. D'un geste j'intimais à l'escouade de reculer avant de me retourner pour faire face à l'étranger. Un moulinet de Renaissance et je me placais en garde. Déjà échauffé par mon entrainement précédent je laissais gracieusement à Islander la primauté de l'assaut. Lame dressée en diagonale devant ma personne j'ancrais mes bottes sur le sol et tendais les muscles. "Que le meilleur triomphe mon cher !"





I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN


Dernière édition par Yoren Hoare le Lun 29 Avr - 18:43, édité 1 fois
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyDim 28 Avr - 17:25


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik

Tandis que le Roi s'armait de sa magnifique épée et effectuait quelques moulinets pour se remettre dans le flux du combat, je mémorisais toutes les réponses qu'il avait apportées à mes commentaires respectueux. Viendrait le temps, au cours du repas que nous partagerions plus tard, d'y répondre moi-même, mais pour l'heure, c'est sur notre duel que se portait toute mon attention. Je ne pus cependant m'empêcher d'admirer une fois encore sa royale épée, bien plus raffinée que la mienne.

- Vous avez là une fort belle lame Majesté ! Que le meilleur aujourd'hui triomphe aujourd'hui, Sire. Car chaque jour que les Dieux nous donnent remet un titre en jeu.


Yoren se mit en garde et je fis de même, tenant mon espadon à deux mains. La particularité de son maniement ne provenait pas spécifiquement de son poids, comme bien des adversaires le pensaient, mais de son envergure. Le pesant de la lame avait été habilement allégé par le maître qui l'avait forgée, non pas par l'incision d'une gouttière qui l'aurait rendue trop souple et lui aurait fait perdre sa valeur d'estoc mais par des évidages fins et travaillés sur toute la surface de la lame dont la section était en diamant très étiré aux pans concaves, ce qui était plutôt inusité pour une épée de taille mais lui conférait une solidité qui avait fait ses preuves au vu des quelques lames riveraines que j'avais brisées lors de l'entraînement. Des entrelacs gravés de dessins et de signes dont j'ignorais moi-même la signification ornaient les plats à deux pans de celle-ci excepté sur les tranchants qui étaient aiguisés et effilés à l'extrême, lui conférant toute sa valeur de taille. En la fourbissant, j'avais remarqué en plaçant son profil devant mes yeux qu'il était triangulaire, ce qui en faisait aussi une excellent épée d'estoc pour peu qu'on pût maîtriser son envergure. La blessure occasionnée à l'adversaire était alors à la mesure de la prouesse, car la largeur initiale du talon de la lame, même si elle était effilée à son extrémité faisait que celle-ci ne perçait pas qu'un petit trou dans le corps de l'ennemi, mais de longues plaies béantes.

La réelle difficulté était l'équilibre particulier qu'engendrait le maniement d'une lame aussi longue dont la cinétique pouvait entraîner facilement un combattant peu familiarisé à son travail. Mais pour qui l'avait compris et maîtrisé, le jeu de la lame était un vrai plaisir, une danse, dans laquelle on tenait le plus souvent sa partenaire par les deux mains, excepté pour des feintes particulières dont je semblais avoir le secret. Quand il le fallait, je pouvais manier ma lame brièvement d'une seule main pour en libérer une. Nous ne jouions pas qu'avec notre lame et notre adversaire mais aussi avec notre environnement, ce qui ne m'avait pas encore paru être la pratique préférée de mes compagnons d'entraînement. Ainsi, tandis que je m'échauffais les épaules en faisant quelques moulinets et le bassin en effectuant quelques rotations, que j’enchaînai quelques mouvements souples pour échauffer les muscles de mes jambes, j'avais eu tout le loisir d'observer la palissade de l'enceinte, le sable crissant sous nos pieds, les quelques bancs disséminés dans l'arène pour les juges de lice et les cordages arrimés au sol qui tendaient la tenture de la loge royale, le vol des corbeaux au dessus de nos têtes et le léger vent qui faisait claquer les étendards royaux.

A présent le Roi et moi décrivions un cercle dans lequel nous étions face à face, nous jaugeant mutuellement, évaluant quelle serait la première attaque la plus pertinente à effectuer, mais aussi la stabilité, la corpulence, la souplesse de l'adversaire. Malgré ma grande taille, qui surpassait la plupart de mes contemporains, il me dépassait d'un bon tiers de tête et sa masse corporelle était largement supérieure à la mienne qui avait été mise à mal par mon errance. Il devait peser vingt bons kilos de plus que moi. Nettement plus massif que moi, mais certainement moins souple du fait des séquelles de ses blessures. Si je n'avais pas l'intention de me servir de cet avantage pour le blesser, rien ne m'interdisait de le faire pour l'esquiver ou le mettre en difficulté. Les muscles saillants de ses bras me laissaient à penser que ce dont je devais me méfier était sans doute la puissance de ses coups qui, même portés à une seule main, n'auraient rien à envier aux miens. Oh oui, je ne doutais point que ce Roi aie la faculté de m’esbourdir comme il le disait, mais je n'avais pas l'intention de me laisser surprendre.

Tenant fermement ma lame à deux mains, j'avais fléchi légèrement les genoux et pivotai souplement passant d'un pied sur l'autre, présentant un profil puis l'autre pour mieux sentir quel angle me permettrai la meilleure attaque et aussi pour l'égarer un peu sur mon pied fort. Nos regards se défiaient mais sans animosité. C'était l'enjeu d'un beau combat qui nous animait et non la volonté de prouver une quelconque supériorité. Encore que ? Je pouvais en être sûr de mon côté. Mais du sien ? N'avait-il pas dit qu'il devait redonner espoir à ses troupes en leur montrant qu'il avait recouvré toutes ses capacités ? Et si son intention était de le faire à mes dépens ? Curieusement, cette pensée ne me déstabilisa pas outre mesure, mais me fit plutôt sourire. Nous allions voir ce que chacun pouvait apprendre et prouver grâce à l'autre. Alors que nous entamions notre troisième circonvolution d'expectation, je bondis sans plus attendre et frappai de taille le plat de sa lame à mi-hauteur, par la gauche, puis très vite par la droite.

Chaque fois la parade était impeccable mais le choc puissant de nos deux lames se percutant rayonnait dans mes bras. Je ne m'étais pas trompé sur la poigne du souverain ni sur sa puissance. Ce n'était sur ce terrain que je trouverai la faille. Je m'élançai à nouveau en donnant une poussée de mes jambes vers le haut cette fois-ci. Je bondis et portai un coup de haut en bas pour venir frapper son épaule. Bien que ce mouvement visât à trancher la clavicule et l'articulation haute du bras, je fis pivoter ma lame de manière à la présenter du plat et non de taille, pour ne pas risquer de blesser le souverain mais juste pour marquer la touche. Cette botte, je l'exécutai avec une sorte d'automatisme huilé et je m'étais vu la faire encore et encore dans mes cauchemars, elle me venait sans doute des combats d'abordage, lorsque nous sautions sur les ponts des navires ennemis, fondant sur l'adversaire comme une nuée de sauterelles. Mais elle avait son écueil. Avec une garde aussi haute que celle que j’enchaînai, je mettais à découvert toute la partie basse de mon corps. Et ce n'était peut-être pas la rotation que j'effectuai sur moi-même pour me redonner l'ampleur du mouvement qui allait suffire à parer assez vite une éventuelle attaque de mes flancs ou de mes jambes.Tandis que je tournais sur moi-même, pour essayer de passer derrière lui le plus rapidement possible, j'attendais l'impact de sa riposte, me demandant quelle partie de ma personne allait en encaisser la douleur.

Le temps se suspendit durant quelques secondes mais il me sembla que cela durait une éternité. Je voyais défiler les gardes disposés en cercle autour de notre aire de combat. Je voyais le ciel et les nuages, le décor tourner autour de moi et surtout, je voyais une autre scène de combat s'y superposer. Je raidis mes muscles et bandai mon corps non sous la crainte de la riposte du Roi, mais sous l'effet du souvenir d'une autre attaque. Ce qui me tira malgré moi un cri sauvage.   



HRP:
 


Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes



Dernière édition par Lyderik Mortensen le Mar 30 Avr - 18:31, édité 1 fois
Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyLun 29 Avr - 18:46


If we burn, you burn with us

I’ve made a dream from the ashes of the Glory wich has burned my house down. A magnificent and impossible dream inherited from a man I've despised all my life. And I'll give all my fire to make it become true. Fight till my last breath like a shark, like a wolf, like a dragon. Don't fuckin care as long as i will. cause I have black blood in my veins and hope in my heart.
Yoren & Islander

Desforant l'imposante épée batarde fermement tenue par les gantelets de fer du tueur à la face brulée d'un mouvement aussi fluide que leste, je pris le temps de savourer le poids parfait de l'arme forgée sur mesure par le maitre forgeron de la capitale à mon intention. Puissante mais équilibrée, plus affutée que le rasoir du barbier chirurgien et parfaitement adaptée à mon style de combat agressif aussi bien que furieux cette perle martiale n'avait qu'un seul et unique défaut à mes yeux. Tare qu'il s'avérait bien douteux de lui reprocher au demeurant. En effet, l'acier étincelant sur lequel semblait se refléter la moindre étincelle de lumière n'était point de ce métal étranger que l'on disait l'oeuvre de ces sorciers impies d'Essos. Ainsi, le seul reproche que je pouvais ressentir envers Rennaissance fut qu'elle n'était point taillée d'acier météore ou de cette noirceur Valyrienne. Mon épée avait tout d'un outil de mort souverain des inscriptions sur la lame à la poigne faite d'ivoire, d'or et de jais au pommeau de corbeau aux ailes étendues.


Cependant, je ne me faisais aucune illusion quant au fait qu'icelle ne tiendrait certainement pas la comparaison si son tranchant venait à se fracasser sur une de ces maudites raretés létales. A dire vrai, j'eus pu me contenter d'une épée fort classique car ce n'était pas l'arme qui faisait le guerrier mais l'inverse. Seulement, mon entourage avait insisté pour que je me pare en toutes circonstances d'atours royaux. Un sang souillé de geuserie se devait de desmontrer une noblesse par d'autres moyens. Quelle différence entre tuer avec panache ou de manière vicieuse ?  J'échangeais un long regard avec ser Royle harnaché d'une armure sans fioriture mais parfaitement impeccable. Le maitre des armes de la maison au Sautoir avait entrainé Joren dans la fleur de l'age, Eren lors de ses rares escales dans les tréfonds d'Harrenhal, Beron depuis que son bras était capable de porter une épée de bois et moi-mème chaque fois que je l'avais insolement défié dans une autre vie. Existence au cours de laquelle mon seul objectif était de devenir un jour l'amiral de la flotte de fer. Le colosse à la loyauté fanatique m'adressa un infime signe de tète tandis que je me retournais vers mon mystérieux adversaire. Un sourire léger et avenant éclaira mes traits défigurés.


-"Votre compliment me va droit au coeur Islander mais ce n'est pas moi qu'il faut féliciter pour cette redoutable beauté mais bien maitre Lynn le forgeron de la cité. Car c'est de son marteau et sa sueur qu'est née ce bijou. Les dieux se jouent bien souvent de nous mon cher. Je préfère compter sur la force de mon bras pour ma part."


Me positionnant en garde intermédiaire afin de parer à toute éventualité au vu de l'allonge autant que de la force que devait occasionée une telle arme, je détaillais mon opposant d'un regard impassible. Prenant le temps d'observer longuement la position du survivant l'espace de quelques battements de coeur je notais la manière dont ses mains agripaient aisément la fusée de l'espadon. Il ne faisait aucun doute eu égard à l'envergure presque démesurée à mes yeux de la lame que ce dernier pourrait difficilement la manier à une seule main du moins sur une durée trop importante. Quelques moulinets de ma part me permirent de réchauffer mes muscles que l'intermède courtisan avait réussi à refroidir. Je reprenais ma garde diagonale afin de pouvoir parer tout en déviant la puissance d'un assaut dans un mouvement preste. Je n'avais aucun doute possible quant au fait que le guerrier me faisant face maitrisait ce mastodonte d'acier avec habileté et maestria. Ce genre d'arme convenablement usitée pouvait causer des dommages irréversibles d'une seule percée. Fidèle à mon entrainement insulaire, je cherchais les points faibles de l'adversaire ainsi que ceux ou un coup fatal pourrait ètre placé à l'issue d'un ballet sanglant. Oh bien sur, nul bain de sang à venir ici. Cependant, les fer nés se battaient pour tuer sans ces ridicules passes d'armes qu'affectionnaient tant les continentaux dans ce qu'ils qualifiaient de joutes ou d'art de la chevalerie.


La différence de gabarit ainsi que de taille devrait normalement jouer en ma faveur car la légéreté comparative de ma propre arme me permettait une aisance de mouvement presque féline grace à l'endurance que j'économiserais là ou le poids de son arme finirait par l'handicaper si jamais son état était aussi peu reluisant que le mien. Tandis que ma taille me permettrait des mouvements plus vifs ayant moins de distance à parcourir au vu de la longueur des membres de ma carcasse en convalescence. Cependant, si la guerre m'avait appris une bonne chose c'était que surprendre un adversaire s'avérait le meilleur moyen de faire de vieux os. Combattre d'une manière trop prévisible ou attendue siginifiaait bien souvent signer son arrèt de mort de mème que perdre un seul instant d'attention. Les nobles mourraient aussi bien que les gueux en dépit de l'inégalité de leurs protections. Se battre était un véritable plaisir pour l'ancien chien de guerre que j'étais. Et par le Noyé esbourdir des ennemis me remplirait toujours d'une sauvage allégresse. Seulement, il y avait un monde d'écart entre croiser le fer avec un homme à sa mesure et enfoncer une formation de levées féodales à l'instar d'un couteau dans du beurre.
Le poids de l'espadon pouvait se transformer en véritable piège car telle lame ne saurait prétendre à un équilibre autre que précaire aussi utiliser ce point à mon avantage me paraissait une excellente tactique d'ouverture.


Si, je pouvais user du reste de mon corps et d'une vitesse d'exécution pour faire basculer le soldat de ma conseilère j'ouvrirais ce duel de bien belle manière. Néanmoins, j'étais persuadé que l'homme me faisant face était une véritable fine lame et qu'icelui ne se laisserait point surprendre par des manoeuvres vipérines. Sentant l'impatience me gagner, je laissais un sourire carnassier s'imprimer sur mes lippes tandis que nous nous engagions dans une ronde d'observation au cours de laquelle nous nous jaugeames tels deux loups se respectant et se méfiant par conséquent l'un de l'autre tous deux à l'affut de la moindre faille dans laquelle s'engouffrer. Mes yeux ne quittèrent pas un instant Islander alors que nous tournions sur nos pas. Bien que cicatrisées mes plaies encore toutes récentes ne pourraient que s'avérer un formidable désavantage pour ma part car des élans trop brusques risqueraient de réveiller des fulgurances ensommeillées. Je maugréais dans ma barbe contre ce foutu Bravvosi à cause duquel j'avais du ètre alité deux putains de semaines. Autrement dit une éternité à mes yeux et qui m'avait laissé de nouveaux présents tapissant la toile abatre de mon corps endolori. Je comptais bien lui rendre la pareille et avec les intérèts. Je ne laissais pourtant pas la colère m'engloutir et prendre le pas sur ma raison.


Non, je modelais cette haine sourde et déchirante en une boule aussi glacée que le coeur de l'extrème hiver de l'au delà du mur. La poigne fermement ancrée sur son espadon, Islander se mit à pivoter d'un appui sur l'autre afin de me tromper sur la position de sa future attaque. Senestre ou dextre ? Peu importe, je maintenais ma garde certes disgracieuse mais idéale pour éviter d'offrir la moindre ouverture à mon partenaire de valse guerrière. Nos regards se croisèrent et s'accrochèrent sans qu'il ne soit possible d'y lire autre chose qu'un profond respect mutuel ainsi que la soif du combat. En dépit de mes paroles concernant le fait que voir leur souverain de nouveau apte à dominer des mélées rendrait certainement une once d'espoir à mon peuple paraissait quelque peu ironique alors que j'avais chassé la foule amassée dans les travées de la cour intérieure. Le seul public que nous avions était guerrier. Gardes royaux, maitre d'armes, conseillère militaire…


Un sourire féroce orna les lippes du recueilli aux origines insulaires alors qu'il se jetait en avant pour tenter de tester ma défense. Dans un bond admirable, il frappa de taille le plat de ma lame à senestre et je le parais aisément avant de décaler ma lame de manière infime pour faire de mème sur la dextre. Cette fois ce furent mes lèvres qui s'ourlèrent sur un éclat solaire alors que l'onde de choc de l'assaut remontait le long de mon bras jusqu'à se loger dans mes os. Il n'y avait rien de comparable à l'art du combat. Une expression de joie sauvage s'imprima sur mes traits meurtris. Aucun doute, j'avais bel et bien là un adversaire à ma mesure non pas que ser Royle ne le soit point mais le rude chevalier me ménageait de manière fort habile certes mais me ménageait tout de mème. Certainement un ordre d'Helena dont il était le protecteur et ami. Nouvel élan puissant de ses jambes en une poussé latérale comme s'il souhaitait sauter sur place. Le coup puissant eut pu me briser la clavicule si je n'avais pas eu la présence d'esprit de me jeter sur le coté d'un bond salvateur. La lame d'Islander frappa néanmoins le bord de mon épaule du plat de la lame car il m'avait manqué quelques pouces pour me dégager complètement de l'attaque. Inutile de pester au sujet de ce point que j'étais contraint de lui concéder.


Repérant immédiatement le contre coup de ce mouvement audacieux je m'abaissais prestement, posant un genou au sol et me laissais glisser sur moi mème en pivotant pour faucher les jambes du plat de mon épée afin de ne pas trancher la chair. Je n'étais tourné qu'à demi et seul mon bras s'était élancé la lame en guise de prolongement. Nul besoin de me focaliser sur l'exécution au vu de la position d'Islander et ce afin de garder un oeil sur le haut de sa personne et surtout sa lame massive et dangereuse. Je réprimais un soupir de dépit en constatant que je ne fis que froler la jambe droite du guerrier car ce dernier s'était retourné à temps pour que ses appuis me soient tout juste accessibles. Me relevant d'un bond brusque je décochais un coup de coude agressif dans mon dos en sachant qu'il m'avait contourné durant ma réplique. Le coude frappa quelque chose et je me jetais en avant pour prendre du large. Après avoir pivoté sur moi-mème, je pris le temps d'inspirer une goulée d'air glacée tout en jetant un coup d'oeil de biais sur mes hommes et Heda assemblées en un cercle appréciateur. Décidant de me porter à l'assaut tout en sachant que je devrais plutot le laisser s'épuiser je bondissais en avant feintais un coup de lame vers ses cotes à dextre et décochais un coup de poing de ma main gauche vers sa machoire avant de ramener la lame devant moi dans un réflexe protecteur. Nous n'en étions qu'à peine aux prémisses. Un vulgaire échauffement tout au plus.



Combat:
 




I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyMar 30 Avr - 20:29


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik

Je ne m'étais point trompé en pressentant une contre-attaque fulgurante visant mon appui et je vis la lame régalienne capter le reflet du soleil quand le Roi infléchit son assise pour me faucher. Le coup était audacieux et quelque peu vicieux mais n'atteignit que partiellement son but, tandis que j'achevai ma rotation instinctive. Cette réussite imparfaite provenait sans doute du fait que je m'étais familiarisé avec la manière fer-née durant mes entraînements. Si j'avais d'abord fait montre de circonspection, renouant depuis peu avec les sensations d'un combat, j'avais vite appris, en mangeant du sable et me retrouvant étalé face contre terre avec un guerrier du septentrion me chevauchant et menaçant de trancher mes cheveux réunis en une natte sur ma nuque, que finasser avec des règles d'épée raffinées n'était pas la bonne tactique pour affronter un Fer-né, de même que me cantonner dans un échange verbal policé et courtois n'était pas de mise quand on devait répondre à une bordée d'injures aussi caustique qu'un grésil salé.

Rapidement, mes attaques et mes ripostes à l'encontre des Fer-nés s'étaient parées d'une traîtrise calculée et d'une hargne naturelle revenant au galop comme si cela avait finalement toujours été mon naturel, tout comme mon verbe avait laissé libre cours à des expressions hautes en couleur que je m'efforçais de rendre compréhensibles, par des intonations modulées, à l'idiome de ce peuple. Si j'étais un "chien galeux et un fils de morue" dans leur bouche, ils devinrent dans la mienne des "pets de nains et des faces de limande" dans la mienne, expressions sans doute exotiques et pittoresques à leurs yeux, mais proférées sur un ton qui ne laissait guère de doute sur leur valeur dépréciative dans ma culture. Des faciès d'abord hargneux s'étaient dressés devant moi, suite à ces ripostes, mais cédant peu à peu le pas à une hilarité conjointe. Il semblait que c'était un usage commun à nos deux cultures de s'insulter copieusement tout en se battant. Toujours est-il que ma réactivité tant sur le plan tactique au combat, que verbal finit par imposer une sorte de respect mutuel et étrange entre mes adversaires et moi-même.

Bien évidemment, je ne pouvais avoir recours au dernier stratagème face à un Roi, mais adapter mes passes au caractère belliqueux et sournois de mon royal adversaire s'imposait, d'autant qu'il me décocha avec aisance un coup de coude dans le creux des reins et, après une feinte attaque, un uppercut bien senti dans la mâchoire avant de se mettre judicieusement hors de porté d'une riposte prévisible. Le souffle raccourci du fait de la douleur irradiant de mes lombaires et la tête encore résonnante et étourdie de l'impact de son poing vigoureux, je me m'ébrouai et me retournai vivement pour lui faire face, secouant la tête pour m'éclaircir la vue et crachant une glaire sanglante. Ma brusque rotation s'était faite en un éclair, imprimée tant pas la douleur soudaine qu'une rage inattendue et je m'élançai sans marquer de pause, lame en avant et frappant à coups redoublés sa garde regroupée, ânonnant férocement sous l'effort et ressentant la puissance hargneuse de nos deux frappes opposées.

La vélocité inattendue de ma contre-attaque le fit reculer de quelques pas prudents et félins face aux frottements soyeux de ma lame fendant l'air de part et d'autre de sa royale personne. Cependant les parades de mon adversaire étaient toujours impeccablement placées et à ce rythme-là, je m'épuiserais vite si je ne trouvais une ouverture salvatrice. Ce fut dans ma souplesse et dans ma légèreté toute relative que je trouvai une possible entrée. Tandis qu'il parait mon dernier assaut, je me dérobai à mon tour à l'impact de sa lame sur la mienne et glissai une jambe en avant, l'autre repliée, sur le sable crissant de l'arène, de telle sorte que je me trouvasse, un genou en appui au sol et l'autre jambe tendu derrière moi, légèrement en arrière sur son flanc gauche. Je retirai légèrement ma garde sur la droite et dans une ample rotation qui m'arracha un cru rauque, j’entamai un mouvement par ma gauche et frappai le milieu de son dos du plat de ma lame inclinée. La violence de l'impact, s'il ne se voulait pas meurtrier, se répercuta néanmoins dans mes bras, mes épaules et ma nuque et, par contre coup, me fit basculer en arrière.

Levant ma lame au dessus de ma tête pour éviter de me blesser moi-même sur son fil, je roulai sur le sable et me relevai aussi prestement que possible pour lui faire face. L’écume aux lèvres, la sueur commençant à perler sur mon front malgré le froid qui me faisait souffler vapeur entre mes lèvres, je guettai à présent, ma lame pointée dans sa direction, la réaction de mon royal belligérant suite à ce coup propre à couper la respiration ou bloquer les reins de bien des adversaires. Une telle atteinte, portée de taille, au cœur de la bataille aurait entamé une armure et atteint la colonel vertébrale d'un ennemi. Cependant, dans le cas présent, je n'avais aucune illusion quant au fait que mon audace ne fît  que le surprendre momentanément et accroître la pugnacité de celui-ci, qui s'annonçait hors du commun à bien des égards.

A travers la poussière soulevée par nos mouvements, mon regard, aussi bleu que les flots qui m'avaient vu naître accrocha un bref instant l'éclat féroce du sien et je sentis enfin l'ivresse libératrice couler dans mes veines et bander mes muscles d'une rage incendiaire qui n'était, de toute évidence, pas dédiée à mon noble adversaire mais à un autre, encore insaisissable, Ô combien haïssable. Une fureur effrayante me submergea alors, et je tentai de la contenir en secouant brièvement la tête, mouvement pouvant être interprété comme un fugace étourdissement.




Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes

Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyJeu 30 Mai - 20:27

Le poids délectable autant que coutumier de la souveraine lame dans ma dextre me suffit à ressentir une envolée d'ivresse sauvage. Cet acier au contact intime taillé sur mesure par le meilleur artisan de cette admirable mais craintive cité représente bien plus qu'une épée de calibre royal. C'est la mort que je tiens avec une fermeté naturelle née d'une existence guerrière. En cela n'importe quel arme ferait l'affaire car Eren m'a appris à considérer chaque création létale comme une extension de mon corps. Cependant, Rennaissance est différente car je souhaite la charger d'une symbolique d'une histoire et d'une aura qui égalerait celle d'une arme d'acier Valyrienne. Après tout, qu'est ce donc que l'une de ces légendaires faiseuses de veuves si ce n'est un métal inégalitaire. La magie du sang de l'ancienne Valyria ne saurait trouver de rivale dans le traitement de l'acier. Cela me figure ces tricheurs de jeux de taverne qui tapent le carton depuis tellement longtemps qu'enfumer leurs camarades de camarde relève bien plus de la formalité que du talent. A l'instar d'un tueur de dragon au sang noir, j'aspire à ce que Westeros se souvienne d'une épée légendaire.  Non pas légendaire en raison de sa nature mais des actions qu'elle aura servi à accomplir. Parfaite symétrie pour un rejeton de catin considérant que la couronne ceignant son front n'est du qu'à son mérite finalement reconnu à sa juste valeur par un géniteur l'ayant faconné comme chien de guerre. Pas de dragon, pas d'acier magique, pas de passé somptueux seulement du sang et encore du sang; des flammes et du sel.


Il n'y a qu'en tenant une épée que je me sens pleinement moi-mème. Sur le pont d'un navire ou sur le plancher des vaches je ne suis pas un pirate pas un batard pas un capitaine pas un roi. Je suis cette épée et en cela Harren a parfaitement achevé son oeuvre commencée il y a désormais dix neuf printemps de cela. Je sais ce que le vieux mégalomane a lu en moi lorsqu'il m'a légitimé parce que c'est exactement ce qui l'avait poussé à me récupérer en m'arrachant du cadavre d'Helya à Lordsport. Si je venais à tomber j'aimerais sincèrement que Beron fasse sienne cette lame et continue l'oeuvre des Hoare. C'est le plus grand honneur que mon neveu pourrait me faire. En cet instant de violence contenue, je savoure le souffle frais de la mauvaise saison faisant aisément fi de la morsure apre infligée à ma cicatrice faciale. Islander est un adversaire redoutable probablement trop doué pour le convalescent que je suis encore cependant en cela ce duel pourrait quasiment apparaitre comme une personification de la situation du royaume. A bout de force, engoncé dans un orgeuil profond, dressé contre un colosse plus puissant et dangereux que lui. Pourtant, je n'en ai cure toutes ces charges étatiques me pèse parfois et j'aimerais qu'Helena s'impose un peu plus. Je suis un guerrier c'est donc de cette manière que je m'épanouis pleinement. Tout roi est un soldat dirait Harren et tout soldat est un roi car il n'y a rien de plus grisant que vaincre un ennemi.


Un filet de sueur s'écoule le long de mon front tandis que la liqueur de l'effort martial imbibe mes atours de parade de ma chemise en lin au gambison écartelé au Sautoir d'or. Je pourrais m'apitoyer sur mon sort en clamant qu'avant Eysines j'aurais certainement déjà fait voleter la massive épée des mains de mon robuste partenaire d'entrainement d'un mouvement peu académique de guerrier insulaire mais je n'en ferai rien. Quelque part cette honteuse dérouillée m'ayant immobilisé deux mois était la meilleure chose qui aurait pu m'arriver dans mon apprentissage souverain. Car, la lecon toute cruelle qu'elle fut était salvatrice. Les princes illégitimes ou accouchés par les bonnes cuisses mourraient aussi bien que leurs hommes. Et l'existence n'était qu'un apprentissage perpétuel. La certitude représentait la promesse d'une fin tragique dissimulée dans les recoins les plus innatendus de l'ombre tumultueuse du passage. Cet étranger avait appris au contact de nous autres insulaires et je me devais d'apprendre de ce dernier. Je venais de lui prouver que les apparences étaient souvent trompeuses sur un champ de bataille en démontrant que mon gabarit n'oblitérait en rien la fulgurance dont j'étais capable et que je comptais le voir s'épuiser à manier son estramacon avec fureur là ou je me contenterais de parer négligemment, bondir de justesse ou esquiver avec vivacité. Le problème tenait du fait que mes plaies bien que désormais cicatrisées ne me permettaient pas encore de jouer pleinement de mon style spadassin au coeur duquel la mobilité cotoyait l'arrogance dans un mariage consommé de tueur né. Je serais gagné par la fatigue moins lestement que le combattant amnésique mais le serais tout de mème. L'endurance voilà celle qui se verrait portée aux nues ce qui avait quelque chose de bien regrettable. Deux soudards pourraient aisément en faire autant alors que je voyais bien qu'Islander me valait largement à la brette.


Les traits de nos visages se paraient d'un étrange reflet tant la douleur nous tenait tout deux dans le creux de sa paume. Le coup magistral de mon opposant me prit au dépourvu et ce fut dépité que je me rendis compte que sa manoeuvre m'aurait certainement grièvement blessé sur la lice. Mes lombaires fouaillées et ma colonne vertébrale endommagée j'eus perdu ce duel de bien piteuse manière. La brusquerie du choc me coupa le souffle tandis qu'Islander ramenait sa lame vers sa personne en la gardant au dessus du chef afin de ne point s'entailler lui-mème. Estomaqué tant par l'impact que par l'habileté dont il était capable de faire preuve un tel mastodonte dans les mains je bondissais machinalement en arrière dans un sautillement disgracieux. L'étranger avait mesuré sa force je le savais bien pourtant icelui m'avait surpris de superbe manière et alors que j'inspirais avidemment une grande goulée de glaciale ondée mon regard inquisiteur ne quittait point l'homme me faisant face. Un sentiment dangereux naquit en mon for intérieur celui qui poussait bien des guerriers dans les bras de la veuve éternelle. La colère de m'ètre fait contre carrer de la sorte enfla telle une chrysalide à l'approche du printemps. Mes blessures ne pouvaient m'avoir ramolli à ce point ! Si, mon style de combat peu orthodoxe laissait la part belle à une exposition dangereuse de ma personne c'était parce qu'en général je faisais aisément le vide autour de moi en ne frappant que pour tuer. Je me rendis compte que je devrais certainement revoir cette habitude quand bien mème ma prochaine bataille me verrait aussi cuirassé que feu le Noir. La défense voilà ce que je devais travailler car je ne serais jamais plus aussi létal qu'avant cette innomable boucherie. Mais, la colère bouillante dans mes veines n'était point tournée vers mon adversaire. Au contraire, j'éprouvais presque de la reconnaissance pour icelui qui venait de me permettre de comprendre que j'avais encore beaucoup de travail avant de prétendre à mon niveau d'antan.


Mes prunelles grisailleuses accrochent l'azur de ses yeux et j'y lis une férocité jumelle de la mienne ce qui me ravit sincèrement car je ne compte pas finir cet entrainement autrement qu'haletant quitte à devoir retourner me colter le mestre et son exaspérante litanie. Une fois pleinement remis de sa botte fracassante, je m'appoche de lui d'un pas tranquille en garde basse sans me précipiter. Lorsque le guerrier branla du chef comme pour chasser un étourdissement, je me lancai dans l'ouverture en ramenant ma lame devant moi avant de bondir à quelques pas d'Islander. La course bien trop courte pour me permettre de donner de l'allant à ce saut eut au moins le mérite de rendre mon intention illisible. Seuls les réflexes impressionnants de mon vis à vis empecheraient ma lame de s'abattre sur son visage. Le fracas assourdissant de l'acier résonna délicieusement dans mes esgourdes tandis que je me jetai dans une longue chorégraphie martiale avec Islander. Les coups de taille furent détournés aussi prestement que les coups d'estocs et nos lames s'entrechoquèrent à de nombreuses reprises dans une mélopée grincante. Nos déplacements semblaient syncronisés tant nous nous accompagnions dans cette lutte.


Je ferraillais de toutes mes forces à présent et le souffle commencait à se faire court. Tentant de repousser mon assaillant d'un coup du pommeau de Rennaissance je pestai en le voyant éviter le coup rude qui se serait écrasé sur sa tempe. Je dégainai alors la dague à ma ceinture décidant de me battre tant de ma senestre que ma dextre afin de l'empecher de pouvoir prévoir mes assauts. Esquivant un balayage en me jetant sous sa garde, je roulais sur moi-mème avant de pivoter et de toucher sa jambe de mon épée. Amputer virtuellement un pivot avait de quoi rétablir l'équilibre de l'orgeuil après le coup mortel de son cru. Me relevant d'un bond je le bousculais de l'épaule dans la foulée afin de me ménager un espace de sécurité. Puis, m'appuyant sur mon épée je balayai d'un revers de la main la sueur sur mon front qui aurait pu geler tant la fraicheur vous prenait aux trippes. Un sourire apparut sur mes lippes tandis que je reprenais la parole.


-"Superbe échange mon cher Islander. Je comprends mieux pourquoi mes hommes vous respectent tant ! Si, vous ètes encore d'attaque nous pouvons remettre cela jusqu'à ce que nous nous écroulions tous deux de fatigue. Dans le cas contraire, une tablée nous attend. Entre nous j'aimerais vraiment que vous préfériez la première option"
Jacter au lieu d'économiser son souffle n'était pas bien malin mais permettait au moins de temporiser ce dont j'avais grandement besoin. La dague dans ma senestre semblait pareille à un rempart de bois face à un trébuchet cependant ma botte frolait l'acier de Rennaissance et je guettai le moment ou un coup de celle-ci projetterait la lame vers l'avant. Tout était dans les mains d'Islander.




I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyMar 4 Juin - 18:54


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik

L'Ire s'était indéniablement invitée dans notre duel et si j'en pressentais l'obscure raison me concernant, j'ignorais tout de ce qui poussait mon royal adversaire dans cette rage paroxystique. Cette ignorance pouvait être préjudiciable car jauger l'adversaire s'apparentait souvent à connaître ses motivations. Ce raisonnement n'était pas celui d'un simple guerrier, mais j'étais loin d'en avoir conscience tandis que j'étalonnai la vélocité et la fureur de mon adversaire. Lequel avait cessé de jouer les parodies de cour et se déchaînait avec un plaisir non dissimulé sur l'humble adversaire que j'étais. Loin de lui en tenir grief, je l'en remerciais secrètement et je louais sa bravoure. Je peinais et suais à y faire face mais bientôt une danse de connivence entre guerriers plus que lucides sur leurs forces et faiblesses s'instaura.

Une trêve de paroles, brève, mais déjà trop longue pour moi.

- Vous savez bien, Majesté, que la question ne se pose pas pour moi. Ripailler, pourquoi pas. Mais après qu'on nous ait séparés haletants et couverts de sueur, notre rage assouvie, nos âmes apaisées... pour le temps d'un festin ...


Non, je n'étais pas prêt à en rester là, sur ce bel échange, comme le disait justement Yoren.  Si je voulais me mesurer à lui, jusqu'à ce que nos deux carcasses crient grâce, c'était autant pour lui rendre honneur que pour me tester moi même face à un adversaire potentiellement mortel. J'étais bien conscient d'affronter un homme qui n'était pas en pleine possession de ses moyens, ce qui invalidait de fait toute prouesse de ma part. Et combien j'aurais préféré qu'il le fût! Certes, je n'étais pas au mieux de ma forme physique et manier l'épée qui était mienne, dans un état physique moyen était en soi un handicap. Mais mon corps ne portait que des cicatrices anciennes, hormis celle de ma cuisse gauche que je m'ingéniais à masquer par des déplacements appropriés. Si Yoren avait eu vent de ma faiblesse face à Siam, il en userait tôt ou tard, mais s'il n'en savait rien, il était à charge pour moi de le lui cacher.

Le Mestre Jonos avait longtemps été perplexe au sujet de cette plaie et l'avait finalement attribuée à une morsure occasionnée par une créature marine. Lorsque j'avais avancé que cela pouvait être l'oeuvre d'un squale, le vieil homme avait rejeté cette hypothèse. "Les squales n'ont pas de crochets. C'est l'oeuvre d'un serpent. La cicatrisation est compliquée parce que ton corps tente de rejeter le venin, Islander!" Oeuvre saine de mon corps, que de rejeter un venin animal! Après tout, j'étais un homme et je n'avais que faire de cette substance délétère. Mais le vieux sage avait insisté "Laisse ton destin s'accomplir et même si tu dois en souffrir, accepte ce que la grande eau t'inflige car tu lui appartiens" Le vieux fou m'encourageait ni plus ni moins à accepter ce poison insidieux qui essayait de se frayer un chemin jusqu'à mon cœur, jusqu'à mon âme. Sérieusement, s'il ne m'avait sauvé la vie, j'aurais fracassé le crâne de ce vieillard sénile d'un seul coup de poing. Tout ce que j'en savais, moi, de cette blessure répugnante et purulente, c'était qu'elle nécessitait un bandage propre chaque jour et me gênait pour être performant dans mes entraînements. Je n'y voyais qu'une preuve de plus de mon mauvais état général. Un guerrier qui tarde à guérir d'une plaie aussi ancienne étant forcément mal engagé, à mon sens, pour recouvrer toute sa puissance.

Dans ce duel face au Roi de Pierremoutier, comme j'aimais à le nommer en privé, j'avais sollicité de trop mes appuis, et notamment celui de ma cuisse blessée, pour prétendre encore y avoir recours sans autre artifice. Sciemment, j'avais tu ma blessure au Roi parce que je tenais pour certain qu'il n'était pas bon de dévoiler par avance les points faibles que l'adversaire pouvait ignorer. Peut-être que Jonos, lui-même aurait tu cette encombre qui était aussi sienne parce qu'il peinait à en affirmer l'origine. C'est dans cette espérance que j'avais moi-même dissimulé mon handicap à mon royal adversaire. De toutes manières, il s'en rendrait compte assez tôt ... a moins que l'affrontement en lui-même me donne assez de rage pour faire mienne cette emprise mystérieuse ?

Tandis que le Roi lançait contre moi de bien fameuses attaques que je parais sans grande gloire par l'amplitude de ma compagne, je pus cependant prendre la mesure de son courage et de sa science d'épéiste. Tout dans ses nouveaux assauts montrait à quel point il avait cerné mes atouts et mes faiblesses. Yoren était une machine de guerre qui analysait en temps réel le potentiel de son adversaire. Dans le même temps, tandis que nous échangions des passes pour la simple beauté du spectacle- la danse sacrée des lames, leur chant envoûtant- une euphorie que seuls quelques guerriers amoureux de cet art pouvaient ressentir et partager, je passais moi-même en revue les quelques options qui me restaient accessibles pour faire honneur aux enseignements de mes maîtres d'armes et de mes batailles encore obscures en ma mémoire.

Nos regards éperdus se jaugeaient et j'eus la surprise de lire dans le sien des émotions inattendues. Lassitude, résignation, aigreur peut-être, mais par dessus tout, et comme une déferlante, rage, rage, rage. Il n'est rien de plus dangereux qu'un animal blessé et acculé. J'en avais à présent la certitude, moi, l'animal égaré, blessé, isolé,  Yoren était comme un miroir imparfait de mon âme. Un frère improbable drapé dans une solitude inhumaine. Un voile de compassion, même plus, de compréhension flotta entre nous, entre ces échanges de regard. Chacun ayant la fierté de n'en rien laisser paraître aux autres. "Le guerrier ne se livre qu'en de rares occasions. L'étreinte de l'amour et l'étreinte de la mort. " Cette voix résonne à mes oreilles, ces mots. Un visage, celui d'un guerrier caparaçonnée et hirsute surgit dans ma mémoire. Mon cœur sait qu'il est de ma chair, mon âme sait qu'il est de mon sang.

Je me raidis, et en quelques fractions de secondes mon corps était bandé, mes yeux évaluant la distance entre le banc, le cordage. Je n'étais plus Islander. J'étais un guerrier sur un navire, prêt à aborder celui de l'ennemi. Mon pied droit impulsa un saut tandis que le gauche s'appuyait sur le banc des juges de lice. En une fraction de seconde j'étais en appui sur la palissade du mur d'enceinte de la lice et ma main gauche s'était détachée de mon épée lige pour enserrer le cordage de la tribune royale. J'entamai alors une rotation avant de lâcher le cordage et de me jeter dans le vide en poussant un cri de douleur. Ce mouvement intempestif me donna momentanément une vue plongeante sur mon adversaire et cela pouvait sembler en tout point une lâche dérobade. Dans l'élan je lâchai mes prises et fondit sur mon adversaire. Un coup de genou bien placé vint heurter la main qui tenait une dague traîtresse.

J'avais appris l'usage des couteaux si j'en croyais mes réflexes à l'entrainement. J'en maîtrisais le lancer. Mais la dague, cette arme de semi mesure, m'était peu familière. En combat au corps à corps, je ne connaissais que mes poings et ma tête, ma masse corporelle en son entier.  La dague ... un autre art propre aux Fer-nés et sans doute hérité d'une tradition de pillages et de piraterie, qu'il me faudrait apprendre. Jamais je n'avais eu l'occasion d'en user. Les arcs longs ou mêmes ceux taillés pour la chasse, n'avaient pas de secret pour moi, mais cette lame, celle-là, pourquoi n'en connaissais-je que peu l'usage ? Pourquoi mon éducation martiale avait-elle été négligée à ce sujet ?

"Chaque combat auquel on survit nous apprend pour le prochain" me disait encore cette voix familière que je peinais pourtant à identifier. C'était comme si je ne me battais pas seul contre Yoren, mais que mes aides peinaient à se faire comprendre de moi. Une entrave plus qu'un atout, en l’occurrence. Ce genre d'incursion intempestive m'avait déjà coûté cher contre Siam Volmark, alors qu'il s'agissait entre nous d'un simple combat amical. Je ne voulais pas voir cette occurrence se reproduire avec Yoren Hoare. Mais notre combat ne se voulait-il pas officiellement amical ? Mon sang bouillonnait sans que je sus pourquoi, et toutes les fibres de mon corps me criaient que non, ce combat n'était pas celui d'ennemis, mais pas non plus celui qu'on peut imaginer entre deux simples guerriers se mesurant amicalement. J'affrontais un Roi dans ce combat. Mais qui étais-je pour qu'on m'accorde un tel privilège ? Rien... Personne ...

Ma seule valeur tenait en mon bras et je sentais le regard de l'escorte royale, je sentais, plus loin, discret, le regard d'Heda, sans doute dissimulée derrière un pilier, attendant pour s'assurer que "son Roi" allait bien à l'issue du combat. Et moi ? Qu'étais-je ? Un simple faire valoir pour défouler une altesse royale ?

L'impact, l'impact de mon genou sur sa main, sur la dague et mon pied dans sa royale figure. Ces deux  détails pouvaient faire la différence. Déterminer mon avantage ou mon trépas en combat réel. Soit il gardait sa dague, esquivait mon coup de pied et m'éventrait dans mon élan soit il la perdait et/ ou  prenait un coup au visage, et j'avais l'avantage ... pour une courte fraction de seconde  ... Car sa magnifique épée s'élevait déjà pour m'empaler. Je savais bien que mon espadon était trop long, trop lourd pour parer une telle passe d'armes. Dans un ultime effort, je pointai l'extrémité de ma compagne vers le sol et la plantai en terre. Tout mon poids reposait désormais sur elle tandis que j'effectuai une rotation à l'horizontale. Aucun maître d'armes ne m'avait assurément enseigné ce mouvement. Il venait ... Il venait tout simplement de ce que j'avais appris sur le terrain. Rien de royal, rien d’honorable en tout ça. Juste une efficacité cruelle en combat. Je sentais rugir quelque chose en moi. Quelque chose que j'avais du mal à dominer. D'ailleurs, voulais-je réellement le dominer alors que je ne m'étais jamais senti aussi vivant depuis mon arrivée à Pierremoutier ?

Face à cet adversaire magnifique qui éveillait en moi des capacités endormies, j'étais tiraillé entre l'envie de céder à la folie dévastatrice et celle de préserver un adversaire potentiellement létal. Un guerrier émérite, bien qu'amoindri par ses blessures passées. Mes jambes heurtèrent le buste royal consécutivement et j'achevai ma course dans le sable, mon épée plantée à quelques pieds de moi. Sans baisser les yeux, j'évaluais mon inconfortable situation, prêt à bondir pour saisir mon arme pour mourir en la tenant. Mon regard désormais noir, ciblait tantôt la proie royale qui m'avait défiée, tantôt mon espadon planté en terre. Même à mains nues, et malgré la douleur brûlante qui irradiait ma cuisse, j'étais prêt à tout pour la reprendre en main. Prêt à mourir symboliquement ... ou pas. Après tout, je n'étais qu'un vagabond anonyme dans un royaume étranger. Peut-être un divertissement pour un Roi assiégé. Peut-être un homme dont la vie tenait au fil d'une épée rutilante et sauvage, tenue par une main avide de victoire ? Le souffle court et la sueur au front dans l'air d'une contrée au froid mordant, j'étais à la merci d'une bonne ou d'une mauvaise disposition, d'un caprice souverain. D'un coup félon qui me trancherait la main et m'ôterait l'honneur de mourir en tenant ma lame. Et, à ma grande surprise, mon être entier se révoltait contre cette dépendance, cette idée de soumission. Pourquoi ?




Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes

Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyVen 7 Juin - 15:22



La réplique pleine de morgue digne d'un véritable guerrier qui émergea des lippes d'Islander m'arracha un sourire en coin empreint de satisfaction féroce. Savourant également pleinement le fait que cet intermède de fortune parfaitement calculé pour ma part m'avait permis de reprendre souffle et force dans mes bras suite à l'échange admirable mais mesuré nous venions de nous livrer. A parler franchement, nous n'étions à mes yeux qu'aux prémices de ce combat à l'instar de la première tournée d'un équipage fer né dans une taverne. Récupérant mes moyens, je m'assurai que mes cicatrices ainsi que les bandages dont j'étais encore affublé par dessus tant eu égard aux maudits sermons du mestre -ce vieil homme avait de la chance que je ne l'ai point précipité du haut du donjon de la citadelle tant il m'avait collé des migraines de sa voix éraillée et pleine de sagesse exaspérante- qu'aux exigences d'Helena qui s'inquiétait que je ne m'abandonne trop furieusement à mon amour des armes et ne rouvre des plaies qui auraient eu raison d'un homme moins solide que moi ou simplement moins farouchement accroché à l'existence. Je ne pouvais pas mourir des suites d'Eysines n'avais-je eu de cesse de me répéter. 


Il y avait tant à faire, à reconstruire, à créer mais également à détruire et venger. Non, ce fut la première fois que le pirate que j'étais avait frôlé le Noyé de si près et avait été refoulé sur les grèves de la vie par détermination. D'ailleurs ser Royle me ménageait avec une nonchalance si masquée que j'eus pu me figurer me faire des idées cependant le maitre d'armes de la maison Hoare était l'une des meilleures lames riveraines et je l'avais combattu  à de nombreuses reprises en pleine possession de mes moyens. Je suborrais que mon épouse lui avait glissé un mot à mon sujet il était son garde du corps attitré après tout et je leur connaissais une amitié né d'un sauvetage. Cependant, il était tout aussi probable que le bougre de spadassin ne tienne guère à vaincre son souverain ou le blesser alors que je ne lui en voudrais guère. Car c'était en souffrant que je m'étais élevé à ce niveau que j'avais perdu et espérais retrouver. 


-"C'est bien ce qu'il me semblait Islander ! Je ne m'étais donc pas trompé sur ton compte. Je n'en attendais pas moins de toi et une fois de plus comprends parfaitement ce que Heda a vu en toi. La bectance attendre, les victuailles et l'ale de mème. Que l'océan affronte l'océan jusqu'à ce que ses flots s'apaisent de mème."


Bondissant en avant car estimant la pause superflue à présent que nous avions pu souffler quelque peu et inhaler cet air glacial qui vous fouettait les sangs à l'instar d'un bain dans la Nera en plein hiver, je me lançai à l'assaut en faisant honneur à mon surnom de Requin Noir. Ne lésinant guère sur l'agressivité je me jetai sur l'étranger amnésique comme s'il ce fut s'agit de Baal Forel ou d'Orys Baratheon ces ennemis de mon nom. Mon style de combat ne changeait guère en dépit de mon affaiblissement. Un fer né se bat pour tuer et non pour la beauté du spectacle m'avait un jour lancé Eren alors qu'elle m'entrainait sur le pont de ce qui deviendrait son navire amiral. J'avais plus que littéralement retenu cet adage je l'avais intégré. Et depuis ma lame s'était toujours teintée d'écarlate dès lors que je la dégainais. Frappant de taille autant que d'estoc de ma dextre, je ferraillais avec âpreté tentant de trouver une faille dans la garde de mon adversaire de ma senestre dans laquelle pendait une dague. 


L'intensité de ce duel à l'origine amical montait à chaque instant en intensité et des observateurs non avisés eurent pu s'imaginer que nous étions deux spadassins ayant quelque compte à régler. Mon analyse passée des points faibles liées à la masse de son espadon se révélait juste et bien que plus corpulent que mon adversaire je me montrais plus vif, plus offensif et plus implacable. Lorsque le choc de l'acier de nos lames résonnaient délicieusement dans l'air matinal celui-ci se voyait enchainer par celui de ma lame courte. Ne souhaitant lui laisser aucun répit, je ne cessais de le harceler en tailladant sa position pour voir mes coups parer de justesse mais avec une maestria certaine. Fracassant les gardes successives d'Islander je guettais le moment au cours duquel je pourrais lui décocher un coup de pommeau de dague dans le plexus ou écarter son épée gigantesque d'un mouvement leste de ma batarde pour réduire la distance et faire goutter le sang de sa gorge du bout de ma dague. Apprends à te battre avec tes deux mains m'avait un jour dit Harren alors que je m'entrainai dans la cour de sa mégalomaniaque forteresse en construction face à un chevalier de sa garde. Aucun compliment de mon géniteur. Une exigence sans cesse renouvelée. J'avais suivi son conseil et fait de tout mon corps une arme. Requin sur mer chien de guerre sur terre. 


Ma manière de me battre n'avait rien de royale elle était sauvage, cruelle et implacable. Couronne ou non, je restais ce tueur crée par un roi à l'ambition démesurée. Mais, tandis que j'affrontai un homme qui semblait digne d'ètre considéré comme mon égal dans l'art de la danse de l'épée je me fis la réflexion que c'était bien cette vie de boue, de sang, d'ingratitude, de sillages macabres, d'absence de pitié pour les ennemis du Sautoir, de plaies, de cicatrices, d'abordages et d'escarmouches, de batailles et de déception qui m'avait préparé à ce rôle de souverain au tournant critique de l'histoire de ce royaume unique. Feintant à dextre pour frapper à senestre, tentant de daguer vers le visage tout en décochant un coup dans les jambes adverses pour tenter de les balayer je me rendis compte que ma rage prenait inlassablement le dessus sur l'amicalité initiale sans que je ne puisse rien y faire. Rage d'avoir été traité comme une arme par le Noir dès mon plus jeune âge. Rage d'avoir subi une vie de mépris du fait de la condition maternelle. Rage de n'avoir su m'élevé plus tôt et d'avoir attendu la chute de mon demi-frère pour ètre reconnu à ma juste valeur. 


Rage de la débâcle d'Eysines et du massacre des vestiges de la puissance magistrale d'une armée ayant fait trembler le monde. Rage d'avoir perdu tant de compatriotes en une seule journée sanglante. Rage d'avoir frôlé la mort et celle du survivant. Rage contre l'hypocrisie du grand septon profitant de la situation critique de mon royaume pour tenter d'extorquer une conversion. Rage contre les traitres ayant embrassé le parti de l'empire. Et pis rage d'ètre quasiment certain de mourir sans avoir pu créer ce nouveau royaume neuf de la conscience des erreurs du passé. Rage contre ces envahisseurs que le fléau de Valyria n'avait su annihiler et ce loup de nordien. A l'image de mon royaume qui n'était plus qu'un agonisant que l'on s'efforçait de maintenir en vie par tous les moyens ou du loup rendu fou furieux par l'odeur de son sang je fouaillais le vide que parvenait à laisser entre nous Islander d'une esquive bien placée. J'aurai certainement du ètre épuisé à force d'attaquer sans relâche mais ce sentiment dévorant libéré d'une digue instable me gonflait les muscles d'une ardeur fanatique. 


Nos yeux ne se quittaient pas un instant comme si nous espérions lire dans le reflet de l'autre ses intentions seulement nous étions trop bons épéistes pour exposer nos coups à l'avance. Je me fis la réflexion que je devais me réfrener car si je parvenai à passer la garde de l'étranger je risquai fort de l'embrocher sans crier gare de manière presque involontaire. En tout cas, un soupcon de satisfaction passa sur mon visage à jamais marqué du coup Bravosi lorsque je vis l'admiration dans les regards de ma garde royale lorsque celle-ci se trouva dans mon champ de vision. Non votre roi n'était pas mort et l'empire paierait au centuple les morts de nos frères, cousins, oncles, fils et braves parmi les braves. Le compagnon de ma conseillère sembla un instant débordé du moins ce fut l'impression qu'il offrit lorsqu'il bondit sur le banc des juges de lice s'agrippant au cordage à l'image d'un marin sur le pont d'un navire. Soit cet homme venait d'une nation maritime soit il avait passé trop de temps parmi mes hommes. Il pivota sur lui même avant de se jeter de son promontoire dans un cri de douleur qui m'indiqua qu'il était bel et bien blessé quelque part. Au vu du mouvement effectué il devait s'agir de l'un de ses appuis. Jambe de dextre ou de senestre telle était la question inestimable capable de me faire plier ce duel. Subjugué un trop long instant par l'étrange manœuvre je ne pus guère sauter de coté pour esquiver le coup de genou aérien qui vint s'écraser sur ma senestre et dont l'impact fit vibrer ma main et choir ma dague sur le sol pavé de la cour intérieure. Le bruit sourd de l'acier résonna comme un coup de tonnerre dans l'enceinte de la citadelle et j'écarquillais les yeux de surprise. 


Le guerrier de retour sur le plancher des vaches je sifflotai d'admiration devant ce mouvement digne d'un pirate insulaire envahissant un navire ennemi tandis qu'il observait l'escadron de la garde royale le toisant sans ménagement la grande hache de guerre calée contre la spallière. Le moment de flottement s'acheva dans la brutalité d'une confrontation réelle alors que j'étais privé de ma seconde arme celle qui devait distraire le lion me faisant face. Une botte s'éleva pour viser ma goule et je dressais mon épée afin d'amorcer une contre attaque qui s'enfoncerait dans son bras d'épée. Je ne souhaitais guère en arriver là mais il ne me laissait point le choix. 


Immense fut ma désagréable stupeur lorsque son pied frappa ma mâchoire. Du sang s'écoula du coin de mes lèvres tandis que mon épée manquait de m'échapper mais je la retins de justesse. Reculant sous l'impact, je passai ma senestre sur mon visage pour prendre la mesure de ma lèvre fendue. Islander pointa sa lourde épée vers le sol pivota à l'horizontale mais je me contentai de bondir en arrière pour la première fois repoussé depuis plusieurs minutes et de quelle manière ! Privé de ma dague, la bouche pleine de sang et mon égo meurtri cependant bien que toujours en possession de Renaissance je compris trop tard que le guerrier se servit de son espadon pour se projeter en avant une fois de plus en usant de ses jambes qui frappèrent durement mon plexus. Le choc fut atténué par ma tenue d'entrainement certes loin de la plate d'ébène mais suffisante pour amortir un impact autre que celui d'une arme massive. Islander atterrit mon gré mal gré un peu plus loin alors que je suffoquais. La rage était une bien mauvaise conseillère pour un guerrier car si elle décuplait la puissance des coups elle entachait la lucidité m'avait dit un jour lord Volmark. Un rictus sanglant déforma mon visage couturé alors que je me rendis compte de mon avantage du à l'éloignement de l'homme de sa lame. La distance était certes courte mais suffisante pour que je bondisse et n'abatte mon épée au moment ou il tenterait de récupérer la sienne. Une main coupée au mieux. 

La haine irradiait désormais de son regard comme elle l'avait fait dans le mien quelques instants plus tot et un large sourire étira mes lippes ensanglantées. Le regard du marin allant de ma personne à sa lame je bondissais en avant mais au lieu d'abattre ma lame je donnai un coup de pied dans la sienne pour la projeter vers ce dernier. Sans faire trop cas du fait qu'elle puisse le blesser dans l'opération et lançai mon épée dans les bras de ser Royle avant de lancer à un garde royal.
-"Hache soldat !"
L'un des mastodontes me lança sa grande hache de guerre que je rattrapai en vol tout en savourant la surprise sur les traits de mon adversaire. La colère avait changée de camp et je savais que ses appuis étaient une cible intéressante. La situation allait devenir intéressante. Soupesant la hache à cognée j'effectuai la passe d'arme du papillon avant de lancer à Islander.
-"Haletants et couverts de sueur avez vous dit... Il me semble que nous avons encore de la ressource."
J'aurai pu poser la pointe de mon épée sur son cou après avoir fait valdingué son espadon mais n'en avais rien fait. Deux mois à devoir ètre soutenu comme un vieillard à user d'un bâton pour pouvoir marcher à ne pas pouvoir combattre et à avoir besoin de serviteur pour me faire becter ! Je me sentais plus en vie que jamais or de question d'écourter ce festival. Attendant patiemment que l'étranger récupère son arme je m'approchai de lui d'un pas paisible presque nonchalant avant de cracher le sang de ma blessure au visage du guerrier. La cognée de bois clair de ma grande hache s'abattit sur les deux jambes d'Islander durant le court laps de temps offert par son aveuglement. Je ne combattrai jamais comme un roi. Je combattrai comme un Hoare.




I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyVen 7 Juin - 23:30


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik



Ce qui se passe dans l'esprit d'un guerrier lorsqu'il affronte dans la bataille un adversaire hors du commun est quelque chose de très intime. Sa réponse face à l'autre peut être dictée par une nécessité vitale de l'emporter qui balaie toute forme de respect de la valeur qui s'affirme devant lui. Dans une bataille aux enjeux stratégiques, je serais déjà mort de la main de Yoren, cloué au sol par son épée. Peut-être m'aurait-il épargné de souffrir en m'achevant rapidement, par égard. Ou pour s'assurer d'éradiquer définitivement un ennemi, plus certainement.

De la même façon, dans ce combat aux aspirations mystérieuses, il aurait pu choisir de m'humilier en me tranchant la main ou en me dérobant ma lame. Il n'en fit rien. Alors que j'étais prêt à assumer ma défaite et, au delà une mort possible, il accusa le contrecoup de ma ruse avec une sorte de jubilation féroce et m'expédia d'un coup de pied magistral ma lame que j'avais fichée en terre. Consciemment ou pas, je l'avais provoqué dans ce geste, alors que j'aurais pu m'accrocher à mon espadon, à un corps à corps auquel il ne consentait pas encore. Peut-être cette perspective s'accordait-elle mal avec l'image qu'un Roi devait donner de lui ? Peut-être voulait-il m'inculquer une autre leçon ?

Le premier, j'avais fait couler le sang en l'atteignant à la mâchoire, non avec ma lame, mais avec mon corps, ce qui dans mes enseignements obscures n'avait rien de très noble, mais devait certainement beaucoup à des années de lutte dont l'enjeu m'était dérobé par ma mémoire défaillante. Ce premier sang, je le savais obscurément, aurait pu me valoir d'être massacré par sa garde aux allures hostiles envers l'étranger que j'étais.

Tandis que je reprenais la garde de ma lame en main, en soupesai tout le poids, je compris alors que cet homme se battait non contre moi mais pour regagner sa splendeur d'antan. Lui aussi se battait contre des fantômes. Leur nature me resterait sans doute inconnue, puisqu'un véritable guerrier ne se retrouve que face à lui-même quand il s'agit des ombres de son passé.

Ce n'était pas seulement face à un Roi que je me battais, j'en avais à présent la conviction, mais contre un homme qui avait dû l'emporter sur bien d'autres adversités. Il l'ignorait encore, mais il avait entamé mon endurance bien au delà de ce que je laissais voir. Pourtant, face à sa détermination pleine de rage, je n'abdiquais pas. Je me redressai, puisqu'il m'accordait de me battre encore contre lui. Je ne pus masquer ma surprise lorsque je le vis se délester de son épée pour exiger une hache d'un de ses gardes. Mes yeux ne lâchaient pas le couple qu'il formait avec cette arme de massacre.

Je fouillais désespérément dans mes souvenirs naufragés pour exhumer une vision d'un combat contre ce mastodonte. Aucune ne me vint. N'avions-nous, dans ma terre d'origine, aucun arbre à abattre pour fortifier nos remparts, comme je l'avais vu faire à Pierremoutier ?  De quelle fibre était donc nos fortifications si aucune forêt ne venait s'imposer à ma mémoire défaillante ? Pourtant, cette arme redoutable éveillait en moi des sensations effrayantes. Au delà de toute rationalité. Son tranchant incurvé s'abattant sur des membres, tranchant des têtes. Ce n'était pas des souvenirs, mais des contes qui me revenaient. "Après les avoir séparés de leur tronc, nous les avons lavés et ..et ... nous les avons ... non non ... "

Encore une fois, je secouai la tête comme en proie à un étourdissement. L'arme colossale que Yoren tenait à présent en main semblait chanter à mon oreille, un chant, une mélodie sauvage et envoûtante, grisante, vicieuse. Le Roi m'offrait un regard à l'avenant mais, si une vague de terreur s'insinua en moi à l'image d'une coulée d'air froid entre mes reins, je sentis grandir une sorte de nuée blanche qui s'empara totalement de moi lorsqu'il m'envoya une giclée de son sang sur le visage et me faucha du manche de son arme redoutable.

J'étais à genoux, l'odeur de son sang sur ma peau, le goût ferreux sur mes lèvres. Un séisme se propagea en moi, clouant ma volonté première et je sentis un appel bien plus atavique me submerger lorsque je bondis en avant en lâchant ma lame. Bien sûr, l'être civilisé qui était ligoté, en moi, aurait voulu tenter une parade avec sa lame. Pourtant je la lâchai et la projetai au loin et volai vers les chevilles de mon agresseur. Car, à présent, c'est ce qu'il était dans mon regard. Mes deux mains se saisirent de ses mollets tandis qu'il tentait, sans aucun doute, d'abattre sa hache sur moi. Mes mains remontèrent à ses genoux alors que je glissai dans le sable entre ses jambes. Un point de pression au dessus de la rotule, et je sentis comme un fléchissement dans ses appuis tandis que mes dents se plantaient dans la chair de sa cuisse gauche à l'arrière.

J'avais goûté le sang. Il me l'avait envoyé dans les yeux, dans la bouche. J'en prendrais plus, pour vaincre et survivre. Je vis passez l'éclair de la hache derrière ma nuque. Le coup fatal, peut-être. Ou le coup libératoire sans doute ... Quel monstre étais-je donc ? Je m'étais souvent posé la question en parcourant mes nombreuses cicatrices avec Mestre Jonos. Je m'en étais ouvert à Siam, lui avait avoué ma terreur de ne pas savoir qui j'étais vraiment. Cette question douloureuse comme une plaie béante ... Et il avait suffi d'un homme, un Roi guerrier et implacable, m'exposant sa cruauté, sa ruse me laissant entrevoir le caractère bestial qui sommeillait en lui pour révéler les prémices d'une réponse à mes pires cauchemars.

Quelque chose qui sommeillait en moi, enfoui dans les bouillonnements de mon sang venait de fissurer le fragile vernis de mes origines. L'être policé que je paraissais au milieu de ces fer-nés sauvages et rudes venait de voler en éclats pour révéler une nature que moi-même je ne soupçonnais pas. Et pourtant, mes mâchoires s'étaient refermées sur la chair royale et ne se relâchèrent que sous les coups et dans un sursaut de ma conscience. Je croisai alors le regard du féroce adversaire qui me dominait. Allongé sur le sable, le tranchant de sa hache sur la gorge, ma bouche rougie de son sang, je peinais à savoir lequel de nous deux était le plus proche de l'animal.

Je voulais vivre, simplement ... et pour cela j'étais prêt à mordre, déchirer des chaires humaines. Aux mines des gardes rassemblés, je devinais que personne dans la suite royale n'avait envisagé si effroyable issue.

Le temps semblait s'être soudain ralenti et, allongé sur le dos, haletant, attendant la fin, j'admirais à présent l'azur du ciel glacé au dessus de nous. De l'agitation autour de moi, de l'attitude du Roi, je n'avais qu'un écho assourdi tandis que je tentais de redevenir l'être civilisé venu d'une contrée inconnue qui s'était présenté à un Roi dont le royaume l'avait recueilli. Avant de mourir. Parce que je ne voulais pas mourir comme une bête, mais comme un homme.

Mais tandis que mon sort se décidait sans doute dans ce flou que je percevais au dessus de ma tête, j'éructai en m'adressant moins à la cour atterrée qu'à je ne sais quelle puissance invoquée, et d'une voix caverneuse que je ne reconnaissais pas comme la mienne:

- Si vous me laissez m’emparer d'une hache, je ne réponds plus de rien. Aidez-moi, ou achevez-moi !



Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes

Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyDim 9 Juin - 12:36

La hache était l'arme fer née par excellence bien plus répandu que n'importe quelle autre à l'exception évidente de l'épée la dague ne comptant guère car se voulant d'appoint afin de trucider dans un dernier élan d'espoir d'un mouvement vicieux de survivant ou au contraire effectuer une basse besogne sans salir l'acier d'une fidèle compagne. Celle de la majorité des féroces fiers combattants de nos iles étaient courtes maniables d'une main dont le corps exposé se voyait couvert de l'autre coté par un cercle de bois réhaussé de fer cependant j'avais voulu que les membres de ma garde personnelle fantassins d'élite parmi les plus grands tueurs insulaires indépendamment de leur ascendance arborent la hache massive en sus de leur équipement d'infanterie lourde. Le symbole se voulait fort à l'instar d'un pied de nez aux détracteurs affirmant que je me focalisai bien trop sur le Conflans alors que mes premières mesures avaient été tournées vers l'archipel de ma naissance tous mes protecteurs étaient les plus sauvages, froids et disciplinés soldats des Iles de Fer. Contrairement à Harren le Noir, ma garde n'était point une troupe de porteurs d'éperons. Non que je sous estime ces derniers. J'avais combattu durant la campagne contre l'empire et étais donc plus qu'au fait de la létalité de ces hommes cuirassés surtout lorsqu'ils étaient montés et donc difficilement stoppables. Les mauvaises langues affirmeraient certainement que le choix m'était aisé sans contingent de gentilhommes digne de ce nom. Seulement quand bien mème j'eus disposé de milliers d'entre eux comme ce fut le cas à la grande époque comme il convenait bien de la dénommer cet age d'or de la puissance Hoare désormais cendre, poussière et fumée je n'aurai en rien imiiter mon pater.


Parce que c'était du sel et de l'eau de mer qui coulaient dans mes veines dilués dans ce sang que tous prétendaient plus sombres que le coeur de la nuit. Bien entendu je multipliais les gestes pour m'assurer une loyauté indéfectible des derniers seigneurs loyalistes continentaux cependant pour ètre parfaitement sincère si je venais à tomber au champ d'honneur je souhaitais que cela se fasse entouré de mes compatriotes insulaires dévoués corps et ames à la cause du Sautoir et massacrant nos ennemis en mon nom capables de m'accompagner jusque dans les demeures liquides du Noyé par pur orgeuil teinté de loyauté. Les tatouages qu'ils avaient du se faire faire sur la trogne patibulaire avaient pour vocation de rapeller leur appartenance au trone de grès.  En dépit du fait que je croyais réellement en la valeur des riverains en tant que soldats contrairement à ma soeur ainé, la majorité de mon peuple et éventuellement l'allié Bieffois je ne pouvais nier que si ces derniers avaient appris certaines valeurs de guerriers au contact d'un siècle de conflit du mème coté que le notre notre situation eut pu s'avérer radicalement différente. M'enfin, je n'étais pas là pour re écrire l'histoire tragique d'une maison autrefois si puissante que sa seule évocation causait des sueurs froides sur le continent mais bien pour tout faire afin que la dite histoire ait une suite. Mais revenons en à la grande hache voulez vous. L'aura de cette arme était terrifiante en elle mème et cela ne se décelait que trop bien dans le regard d'Islander. Alors maniée par des colosses taciturnes qui préfereraient se faire exterminer plutot que de céder une pouce de terrain à l'ennemi et qui pouvait littéralement fendre un homme en deux...


Je m'étais toujours battu avec une hache outil de guerre des marins et des pillards dans une main et une lame dans l'autre illustrant l'agressivité de ma méthode de combat. Moins familier de la grande tueuse à cognée il ne fallut que quelques instants pour que je m'habitue au contact, au poids et l'allonge de ce mastodonte égalant l'espadon de mon adversaire. Il suffisait simplement de se figurer une hache ordinaire mais plus lourde et donc plus lente. Je ne savais point si l'étranger valeureux s'était attendu à ce que je mettasse fin au combat suuite à l'éclatement de ma lèvre et la perte de ma dague mais si tel était le cas il n'avait guère appris au contact de mon peuple. Plus le rang était élevé et plus le bretteur se devait d'ètre implacable et doué. Cela me convenait parfaitement car cela me forcait à ne jamais me reposer sur mes lauriers et à toujours travailler afin de devenir plus mortel à chaque enagagement. En troquant mon épée une arme de roi contre celle d'un fantassin lourd ilien j'avais indiqué à Islander que ce qui importait n'était point sa formidable épée cet estramacon d'un autre age ni ma royale lame mais bien l'adaptation de mème que la soif de sang. Une bataille n'était pas une démonstration et s'il avait fait preuve d'un esprit remarquable par son mouvement précédent il ne semblait point animé d'une haine suffisante à mon gout. Sur la lice, le monde ne se résumait qu'à abattre ou ètre abattu. L'on était plus tout à fait humain mais bien plus proche de l'animal. Je ne savais pas s'il aurait préféré un corps à corps à main nue néanmoins je l'excluais de facto car à la guerre perdre son arme signifiait bien souvent la fin. Or, si l'impressionnant amnésique se battait sans réellement savoir pourquoi j'avais pour ma part une guerre en tète et me préparai comme tel. Islander récupéra sa lame en saisissant sa fusée la soupesait un instant sans me quitter des yeux alors que je m'approchai paisiblement la hache dans les deux mains. Ses yeux ne semblaient pas vouloir abandonner ma prise assuré sur le manche de bois clair comme s'il était hypnotisé par la mort en marche.


Oh, je ne comptais pas le tuer ni mème le blesser gravement sinon je l'aurai amputé de sa main d'épée en représailles du fait qu'il m'avait blessé de bien virevoltante manière. Mais, je ne voulai pas ètre ce genre de souverain rancunier et vindicatif pour des broutilles. Je ne souhaitais pas devenir Harren. Nous avions convenu de nous battre et ce que nous faisions sans nous ménager un seul instant en dépit de nos blessures respectives. Je devais en réalité beaucoup à Islander qui lui ne m'avait point épargné par égard pour mon titre ou mon état et si je parvenai à ressentir de nouveau l'ivresse sauvage d'une apogée passée c'était bien de son fait ainsi que de sa qualité martiale. Ne lachant guère son regard, je pus y lire une peur bien étrange presque incongrue au vu de la bravoure éclatante ayant précédée mon changement d'arme. Oui, ma garde ferait merveille dans bien des situations je m'en persuadai désormais. Le guerrier secoua la tète comme pour chasser un mauvais souvenir alors que je comblai la distance nous séparant sans me presser. Effectuant quelques mouvements typiques tels que la passe du papillon afin de continuer de me familiariser avec cette géante. J'offris mème un sourire se voulant amical à mon rival du jour d'hui mais qui devait plus tenir du rictus carnassier. Et une fois que je fus sur lui, je crachai ce sang qu'il m'avait fait gouté le mien amer au gout de fer en plein dans son visage afin de l'aveugler pour le glacer plus encore. Un ennemi aveugle était un ennemi mort cependant nulle tuerie en ce jour je respectai bien trop l'homme pour cela. Je balayais ses deux jambes de la cognée du manche incapable de deviner lequel de ses deux appuis était le plus faible et donc vulnérable. Basculant à genoux Islander fit quelque chose d'innatendue car au lieu de conserver son arme chose me paraissant élémentaire il projeta son arme massive vers mes chevilles. Ce ne fut que mu par une vie de réflexe que j'abattais ma hache au sol pour bloquer le tranchant avant le contact. Mais, le plus incongru restait à venir...


Relevant ma hache après avoir cette fois dégagé l'épée adverse au loin d'une poussée brutale m'assurant de tenir à ma merci l'adversaire de valeur qu'avait été l'amnésique. Interloqué je sentis ses mains agripper mes mollets et tentai de l'assomer d'un coup de pommeau mais il s'avéra plus leste et se faufila entre mes jambes. Nul temps de pivoter sur moi mème que des dents s'enfoncaient durement dans l'arrière de ma cuisse de senestre me faisant pousser un hurlement rageur ! Mais par toutes les sirènes du Noyé ! Qu'est ce que c'était que ce bordel ? Et, je compris que j'avais sous estimé la soif de mon adversaire. M'abaissant sous le coup de la douleur d'une morsure humaine je pivotais du buste afin de fracasser le bois de ma hache contre sa tempe. La douleur s'accentuait de pair avec la colère, le respect et l'amusement mais la douleur dominait tout seulement Islander n'avait rien des loups affrontés avec Beron dans le sous bois situé à quelques lieux de la cité. J'abattis donc le manche de ma hache sur sa tète encore et encore avec une violence inoui pour lui faire lacher prise. Finalement la libération tant attendue alors que je commencai à désespérer de devoir user de l'acier pour séparer la machoire du marin étranger de mon appui. La face ravagé de colère baignée de satisfaction je calais durement le tranchant de la hache de guerre sur le cou d'Islander jusqu'à en faire perler le sang sans le quitter des yeux. Haletant mais sur mes gardes, je savourai ma victoire en jetant aux orties mes deux blessures que le mestre ne manquerait point de me faire regretter de ses sempiternels discours exaspérants. Il ne serait pas le seul puisqu'Helena me sermonerait probablement pour la lèvre fendue et la morsure au jarret. Le regard du protégé de Heda se détourna du mien afin de jauger mon entourage un brin choqué par la tournure du combat bien que rassuré par son issue finale. Alors que ses yeux se portèrent sur l'azur nous dominant et que son expression perdait ce caractère bestial je ressentis le contre coup de ce déploiement d'énergie et esquissai un large sourire à sa remarque. Ecartant extrèmement lentement la hache, je tendis une main à cet étranger qui m'avait blessé deux fois de bien surprenante manière tandis que je reposai le poids épuisé de mon corps sur le manche de mon arme.


-"Je pense que nous voilà tous deux haletants et couverts de sueur mon cher. Il est plus que temps d'aller faire bombance. Enfin ma table n'a rien d'un festin seulement cette maigre chaire est le lot de mon peuple et une existence de batard doublé de fer né m'a permis de me faire à la frugalité. Venez p artager ma table comme promis vous l'avez cent fois mérité. Vous vouliez me parler de navires ce me semble ?"


Jubilation féroce de la garde royale qui fit cogner le manche de leur grande hache de guerre contre le sol dans un fracas assourdissant. La politique pouvait prendre bien des formes et une victoire dans un combat aussi âpre et disputé en faisait partie. Les témoins raconteraient à leurs camarades en amplifiant le trait et ce serait ainsi que le soldat de bataillon s'imaginerait un combat titanesque d'anthologie digne des contes de nos iles natales. Cela remonterait le moral de l'armée de savoir son roi de nouveau aussi dangereux que ce devait de l'ètre un souverain Hoare. Accueillant l'ovation avec un sourire solaire je levai bien haut ma hache de guerre en signe de victoire avant de reporter mon attention sur Islander.


-"Permettez que je me rende chez le mestre avant notre souper. J'aimerai autant ne pas gâter le gout de la victuaille avec une bouche pleine de sang et votre morsure me fait un mal de chien. Vous devriez m'accompagner votre tète a sacrément encaissée."




I wasn't born to be king I paid the Iron Price. And here I stand..
Make rebirth your goal
Love, war, pain, life everythinh's the same to me.
signature par LITTLEHARLEEN
Yoren Hoare

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 1042
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik EmptyLun 10 Juin - 17:26


I'm like the leviathan who saved me,
asleep under the wave that cradled me,
but when the time came,
I will remember and unleash my revenge.

Honor and love are the two legs of the great warrior, courage is his arm, fear is his surest ally in the battle because it preserves him from a mortal pride. He must cultivate the four to fulfill his destiny.
Yoren & Lyderik


Alors j'en étais là ? Finalement l'heure tant redoutée où je trépasserai, sans savoir qui j'avais été, arrivait ? Cela aurait pu être bien pire. J'aurais pu mourir, anonyme me battant au sein d'une armée étrangère dans une guerre qui n'était pas la mienne en dépit de la sympathie que je me sentais pour la cause désespérée du Conflans libre. Là j'allais mourir en ayant combattu un Roi et pas seulement, un féroce guerrier doublé d'un rusé stratège qui se permettait tous les coups, même les plus bas. Et j'en avais fait de même, avec toutefois les variantes propres à mon éducation d'origine inconnue. Bien sûr il avait gagné et bien sûr j'avais fini par abdiquer. Il penserait que la fatigue avait eu raison de moi ou que peut-être j'étais inapte à affronter sa hache. C'était finalement plus raisonnable de le laisser le croire. Qui sait quel sort m'aurait été réservé si cette rage qui m'animait avait été plus clairement exposée. J'aurais pu réclamer un combat d'égal à égal, et une hache identique à la sienne. Peut-être était-ce là où il voulait en venir ?

Mais cet instrument de mort revêtait dans mon cœur un caractère sacrilège. J'en ignorais la raison. Lorsque j'avais vu mes compagnons d'entraînement en user, j'en avais eu des frémissements. Encore n'étaient-elles que banales et beaucoup moins létales que celles utilisées par la garde royale, laquelle devait s'entraîner à part dans la lice, car jamais je n'en avais croisé dans mes séances, mais celles, massives, tenues par ces gardes alignés m'avaient frappé l'esprit dès que le défi avait débuté. Lorsque Yoren avait choisi d'user de l'une d'elle pour continuer le combat, quelque chose de viscéral en moi s'était opposé à suivre ce chemin. Lâcheté ? Ô combien non ! Je l'avais sans doute exprimé maladroitement mais si j'appréhendais de manipuler un tel instrument de mort, ce n'était pas par peur des coups de l'adversaire, mais bel et bien de ce que je pourrais lui faire avec une telle arme.

Pour lui et ses hommes, elle ne semblait être qu'un atout redoutable de plus dans leur arsenal impressionnant. Pour moi, elle signifiait, représentait bien autre chose. Quelque chose de sombre, d'inhumain, de terrifiant. Au delà de la mort. Le pire était que j'ignorais bien entendu l'origine de cette terreur. J'avais simplement eu cette vision de corps démembrés, tronçonnés et de ... d'hommes dévorant des portions de ces corps atrocement mutilés. La hache était interdite, dans mon acception du combat, aussi certainement que la taverne peut l'être à un alcoolique qui veut guérir de son addiction. La secouer devant mon nez était aussi inconscient que d'agiter une torche sous le nez d'un incendiaire.

L'idée de fondre sur le Roi, mon espadon en main, pour lui arracher des mains son arme de massacre m'avait traversé l'esprit. Quelque chose en moi le voulait de toutes ses forces, rugissait d'une rage dévorante. Et même s'il était plus que douteux que j'y parvienne face à adversaire aussi valeureux, le peu de raison qui me restait m'avait soufflé que je ne devais pas me laisser la moindre chance de le faire. Même infime. L'envie de tuer, décapiter, démembrer, déchiqueter, savourer étaient croissantes en moi aussi féroces et inéluctables que la marrée montante. Et je savais que si j'y laissais libre cours, le roi Yoren pourrait en mourir et moi aussi par le fait. Si la pensée d'en finir avec la vie m'avait maintes fois effleuré après mon arrivée à Pierremoutier, ce n'était plus le cas aujourd'hui. J'avais trouvé quelques raisons de rester en vie et je m'y accrochais comme à un fugace espoir. Savoir qui j'étais et d'où me venaient toutes mes visions de bateaux, de combat, de feu et de tempêtes me donnait un but. Je n'étais en rien suicidaire et je voulais vivre. En outre, je n'avais, à l'origine aucune raison, aucun désir de tuer mon adversaire du moment. A l'origine, parce qu'à présent, l'animal qui venait de se déchaîner en moi à la vue de cette hache en avait une féroce envie.

Pris au dépourvu et face à ce maelstrom d'émotions et de pulsions que je ne comprenais pas moi-même, j'avais improvisé et paré au plus pressé. Me débarrasser de tout risque, aussi improbable qu'il fût, de parvenir à saisir un de ces maudits mastodontes. Pour cela je m'étais démuni de mon épée. Malheureusement, je n'avais pas pu contenir cette pulsion générée par le goût de son sang dans ma bouche. Mordre sa cuisse avait été le moindre des maux face à toutes les idées macabres qui me passèrent alors par la tête. Parce qu'il survivrait à une morsure à la cuisse et peut-être que moi aussi. Je mettrais fin au combat sans avoir risqué de lui arracher la gorge avec mes dents ou autre chose situé plus bas.

La main m'était aussi venue à l'esprit. Le mordre à la main, la lacérer, sentir les lambeaux de sa peau, de sa chair arrachées par mes dents. Mais invalider la main d'épée d'un adversaire dans un combat qui ne se voulait rien d'autre qu'amical à l'origine aurait également pu me valoir le trépas. J'avais géré cet entre deux qui se passait en moi-même, dans l'urgence. J'en prenais conscience obscurément alors que je sentais le fil de la hache m'entailler la gorge. Je vis le spectre de ma propre décapitation se profiler dans mon esprit. Ce n'était que justice au vu du coup de folie bestiale qui m'avait saisi quelques minutes auparavant. Mais au moins, lui, était-il sauf et l'espoir de son peuple avec lui.

J'aurais dû avoir totalement honte de mes derniers actes mais une part de moi en ressentait encore l'ivresse délétère. Un sentiment étrange bientôt mêlé d'étonnement lorsqu'il retira doucement la hache pour me tendre la main. Incrédule, je me redressai pour la saisir. Un étourdissement et une violente douleur à la tête me freinèrent dans mon élan. Une vague nausée s'invita dans mes tripes, tandis qu'il me parlait et que ma vue peinait à redevenir  nette.

La clameur et le battement des armes de la garde sur les boucliers me firent chanceler alors que je me remettais péniblement debout. Sans doute cela ne pouvait échapper au royal adversaire qui m'avait terrassé.

- Je pense en effet que nous sommes arrivés au bout de ce qui est possible sans nous infliger de dommage irréparable. Je vous remercie pour votre invitation et je pense en effet qu'il est sage de passer par les bons soins du Mestre pour vos blessures. Quant à ma tête, elle résonne comme mille tambours mais elle en a vu d'autres je crois. Il fallait bien ça pour me remettre les idées en place.

Je me dirigeai d'un pas incertain et sous le regard vigilant de la garde royale, pour ramasser mon estramaçon et le remettre dans son fourreau dorsal.

- Cependant, j'apprécierai de pouvoir me donner une apparence moins bestiale et sanglante avant de paraître à votre table et devant la Reine. En effet, je pourrais vous parler de bateaux ... Et d'autres choses encore...

Après avoir été recueilli puis soigné et nourri, plus ou moins accepté par ce peuple et, enfin, épargné par son souverain malgré ma conduite délictueuse durant notre combat, je devais bien ça à Pierremoutier. Je le devais aussi à Heda dont je croisai le regard indéchiffrable comme souvent. Que pouvait-elle bien penser du guerrier qu'elle avait trouvé quelques mois auparavant, en train de crever dans la vase ? Que pouvaient-ils tous penser de moi, sinon que j'étais une bête, un fou furieux dont il fallait désormais se méfier plus que jamais ?

   


Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik C7PielmXkAAEywy

Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Sign_l10
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik 327984_600Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Tumblr_pfsp94xQDG1rbidwg_540
Par le Feu et les Tempêtes

Lyderik Mortensen

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi de Lorath
Âge du Personnage: 35 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Par le Feu et les Tempêtes
Messages : 281
Membre du mois : 46
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Mortensen
Caractère : ▪▪ Stratège ▪▪ Ripailleur ▪▪ Courageux ▪▪ Colérique ▪▪ Loyal ▪▪ Jaloux ▪▪
Par le Feu et les Tempêtes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://visionimaginary.kanak.fr/forum
MessageSujet: Re: Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik   Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik Empty

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Le mal couronné et le roi oublié PV Lyderik
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Description du Temple Oublié
» Contes et légendes d'un monde oublié [Ezio]
» Les oubliés de la Justice haitienne...
» Le pot de mayonnaise et les deux tasses de café...
» J'ai perdu la quete journaliere du lvl 152 :(

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: Partie Nord de Westeros :: Le Conflans :: Pierremoutier-
Sauter vers: