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L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]
MessageSujet: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Mer 17 Juin - 22:24


L'ombre et le feu


Orys "L'ombre" & Rhaenys "Le feu"





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Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Mar 23 Juin - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Lun 22 Juin - 15:17

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Lun 22 Juin - 19:58


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Orys "L'ombre" & Rhaenys "Le feu"



HJ : J’ai tout mis en hide, car c’est plus simple que d’alterner entre ce qui peut être visible et ce qui ne peut pas l’être. On les enlèvera plus tard, quand nos projets seront « réalisés » et que les autres pourront alors les lire





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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Mar 23 Juin - 21:58

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Mer 24 Juin - 0:52


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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Jeu 25 Juin - 0:29

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Jeu 25 Juin - 21:39


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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Ven 3 Juil - 0:24

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Sam 4 Juil - 17:38


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Orys "L'ombre" & Rhaenys "Le feu"

Je n’avais pas peur d’Orys ni de la colère draconienne qui l’habitait. Il était un Targaryen, et quand bien même il n’en portait pas le  nom, quand bien même il était furieux contre moi, je ne le craignais pas. Il ne laisserait jamais la main sur ma personne et s’il venait à me faire du mal, ce ne serait qu’inconsciemment. Il était incapable de me blesser. Oh, il en avait le pouvoir oui, et il saurait y arriver s’il le désirait. S’il le désirait, ce qui ne serait jamais le cas. J’avais beau être en colère contre lui également, nous ne pouvions accepter de nous blesser mutuellement. Nous tenions bien trop à l’autre pour cela. Je savais qu’à chaque fois qu’il me causait des tourments, il était envahi de regrets et qu’il s’en voulait. C’était mon cas, et nous fonctionnions sur ce point à de la même manière. Les années nous avaient éloignés oui, et par la faute d’Orys, en effet. Nous ne nous comprenions que de moins en moins. Malgré tout, notre affection pour l’autre était éternelle. Je soupirais à sa réponse, et haussa les épaule en guise de retour. Que pouvais-je lui dire d’autre ? Il pensait avoir essayé, et je savais qu’il ne me mentait pas. Même si mon ressentie était différent, je n’allais pas qu’il ne m’avait pas donné cette impression. Il le savait déjà. Quand à s’infliger de nouvelles blessures, c’était indéniable que nous allions continuer malheureusement. Nous n’étions plus assez proches pour épargner l’autre, trop distant pour comprendre totalement l’autre.

Je me sentais perdu face à mon frère et je détestais ça.  Je détestais le fait qu’il se soit autant fermé à moi et d’avoir l’impression qu’il m’ait relégué à un second plan à mesure que nous grandissions. Je n’étais plus sa confidente et il n’était plus vraiment le mien. Je détestais cette situation. Elle m’oppressait et m’étouffait. Je me sentais seule, même si j’avais conscience qu’il était là à mes côtés. Je me sentais des plus inutiles pour lui. Pourquoi n’arrivait-il pas à s’exprimer en ma présence, à mettre des mots sur ses sentiments et ses pensées ? Je ne supportais plus qu’il refuse mon aide et ne me laisse pas soulager son cœur. Je le repoussais sur le plan physique comme il me le faisait sur le plan affectif. Arriverais-je à le réveiller enfin ? Je l’espérais sincèrement.  
Il m’attrapa les poignets avant de me hurler d’arrêter. Sa voix ressemblait à un grognement de dragon. M’arrêter ? Et pourquoi le ferais-je alors qu’il me livrer enfin ce qu’il avait sur le cœur, trop en colère pour se réfréner. J’allais lui répondre que je n’en savais rien mais il ne m’en laissa pas le temps. Un rire amer me glace avant. Il me relâche et continue. Ma chance est déjà passée. De toute façon est-ce bon de me manipuler pour qu’il me livre les secrets de son cœur ?
Il parlait d’ambigüité, me faisant le dévisager.  A quoi faisait-il référence ? Je l’interrogeais du regard, abasourdie et perdue. Il ne se rendait pas compte qu’il était devenu avec moi, et uniquement avec moi, un frère distant et secret. Il avait passé ses dernières années de nombreux moment uniquement avec Visenya, à combattre et ensuite à discuter et à rire. Il n’était points gêné de se retrouver seul avec elle, et de partager des moments avec elle. Avant qu’Elle nous soit arrachée avec Aegon, il n’avait plus eu un seul moment avec moi depuis de nombreuses années. Nous nous amusions toujours oui, mais il y avait toujours ou Vsenya, ou Daena, ou Aegon à nos côtés. Se rendait-il compte du mal que cela m’avait fait au début ? J’avais dépassé ce stade. Il n’était nullement question d’être jalouse de la relation qu’ils pouvaient entretenir. J’en avais souffert, mais j’étais passée à autre chose. J’avais Ageon et Daena à mes côtés, je n’étais pas seule. Maintenant, plus que jamais, j’avais besoin de retrouver ce que nous avions lorsque nous étions jeunes et insouciants. Je n’attendais pas qu’il m’aime autant que je pouvais l’aimer, simplement qu’il n’ait pas honte de m’aimer au grand jour, et de me le montrer. Tu n’es pas parfait Orys et je ne désire pas que tu le sois. Tu parles de Nos beaux sentiments qui nous aveuglent ? N’oublie pas de t’y inclure. Tu t’es enfermé dans un château où personne ne peut entrer sans une clef, et cette clef, tu as décidé qu’elle était hors de ma portée. Tu as laissé Aegon et Visenya entrer dans ton antre, et tu m’as laissé à la porte. Je l’ai accepté Orys. J’ai accepté de faire avec et d’attendre. Mais un jour Orys, je n’en aurais plus le courage. Et ce jour là, je m’en irais. Définitivement. Je ne le menaçais pas, je lui faisais comprendre combien tout cela était difficile pour moi. Si j’étais capable de faire preuve de patience, je commençais à me lasser. Ces dernières semaines je m'étais éloignée et cela n’avait vraisemblablement pas dérangé le maitre des lieux. Du moins, c’était l’impression qu’il m’en avait donné. J’avais senti de la rancœur dans ses paroles et il pouvait également sentir la mienne. Je n’avais pas changé envers lui mais il ne pouvait pas en dire autant.
Je lui fis signe de ne rien répondre. Je n’en attendais pas. C’était à lui de se décider et d’y réfléchir. Je lui avais montré et dis plusieurs fois combien il s’était éloigné de moi, de nous. Je ne pouvais rien faire d’autre que je ne le faisais déjà : attendre et prendre mon mal en patience, en restant à distance puisque tel était son désir.

Je pensais que cette entrevue se finirait de nouveau sur une dispute. Je m’étais éloignée de lui, pour regarder le paysage que m’offrait la vue de ma chambre, ne voyant pas ce que je pouvais rajouter de plus. Je lui surprise par ses mots et ne plus me retenir d’aller chercher la douceur d’une étreinte entre ses bras. Je savais qu’il avait oublié, mais moi non. Je me rappelais de la dernière fois qu’il s’était montré aussi ouvert envers moi, puisque cela faisait plusieurs années qu’il ne l’avait pas fait. Quelques mois plus tôt le cheval que Père lui avait offert avait fait une mauvaise chute et s’était brisé la pâte. Notre Mestre avait dû mettre fin à sa vie. Orys n’en avait rien montré mais j’avais remarqué quelques rares fois combien cela le rendait malheureux. J’étais allée trouver Aegon et Visenya et nous avions fait venir d’Essos un jeune poulain aussi noir, acheté à une troupe Drokhaki, connu pour la fougue et la vigueur de leur mouture. Nous avions attendu la veille de son anniversaire pour lui offrir la monture, en toute intimité. Aegon lui avait demandé de le rejoindre pour une balade en forêt dans les écuries. Quand ils étaient arrivés, nous nous étions écriés « surprise » avec Visenya avant de lui désigner un boxe. En voyant l’animal, Orys s’était tourné vers nous et un par un, il nous avait enlacé avant de nous dire qu’il nous aimait.
Il ne l’avait plus jamais refait.
Avant aujourd’hui.
Je m’écartais rapidement de lui, me rendant compte de mon impulsivité et de la proximité que je venais de lui imposer. Une nouvelle fois, je n’avais su me contenir et je l’avais mis dans une situation embarrassante. Je m’en voulais. Je savais combien il détestait cela et pourtant, je l’avais tout de même fait. J’avais été sotte et stupide, je m’en rendais bien compte. Comment avais-je pu être d’ailleurs aussi aveugle ? Je me pensais lucide et observatrice le concernant mais je m’étais trompée. Lui aussi se tromper d’ailleurs. Il était libre, il l’avait toujours été même s’il rejetait cette idée. Je ne répondais rien alors qu’il me renouvelait ses engagements. Encore une fois, c’était à lui de s’en rendre compte et je ne pouvais rien faire de plus.
Abasourdie par ce qu’il venait de me révéler, le cœur lourd je n’étais pas arrivée à retenir mes larmes, tout en lui demandant de me pardonner. Je l’avais abandonné moi aussi. J’avais été aveugle et son cœur avait souffert par ma faute, par notre faute, à Aegon, à Visenya, et à moi. J’en portais la lourde responsabilité toute seule et ne pouvais contenir mes sentiments. Je n’avais pas sa force, et je doutais d’un jour l’avoir.
Je relevais la tête vers lui en voyant son genou se poser au sol devant moi. J’essayais de retenir mes larmes, en vain. Ses gestes, ses mots, ils me touchèrent en plein cœur. Je fermais les yeux et posais mon front contre le sien, retenant sa main sur mon visage avec l’une des miennes, posant la seconde derrière la nuque d’Orys. Je restais silencieuse une dizaine de minutes, calmant mes larmes et puisant en mon frère la force dont j’avais tant besoin pour avancer. Je t’aime Orys. J’ouvrais les yeux. Et j’attendrais… Je t’attendrais toujours. Même après un siècle, je serais toujours là, à tes côtés, à t’aider,  à t’aimer, à écouter tes silences ou des confidences . Je pris son visage entre mes mains et après une minute d’hésitation, je posais mes lèvres sur son front. Je t’aime Ryry mais… Je me reculais légèrement pour le regarder droit dans les yeux. Je pris une mine grave, tout en récupérant discrètement l’un des coussins qui ornaient mon lit. Je lui balançais au visage avant d’éclater de rire et d’ajouter. Je suis pas ta petite sœur ! J’ai deux semaines de plus que toi, je te rappelle ! C’était inutile de toute façon. J’avais beau avoir exactement seize jours de plus que lui, il avait toujours pensé comme un grand frère et il ne changerait pas. Je récupérais un autre coussin et fis la même chose qu’avec le premier. C’était ma contribution, mon cadeau pour désamorcer la situation et me faire pardonner. Je lui offrais de nouveaux souvenirs heureux et remplis de joie, et non plus des disputes et des larmes. Il méritait mieux que cela. Je m’étais mal comporté avec lui depuis la mort de nos ainées. Je m’étais éloignée en voyant qu’il ne voulait pas que nous partagions notre chagrin. Je m’en étais offusquée. Inconsciemment j’avais désiré qu’il change pour moi, après cette perte tragique que nous avions subis. J’avais bêtement pensé que je retrouverais le jeune garçon qui me confiait tous ses secrets, toutes ses peurs, toutes ses joies, du fait qu’Aegon n’était plus là pour les recueillir. J’attendais de lui, égoïstement, qu’il prenne les places que notre frère et notre sœur avaient laissées vacantes dans ma vie. J’avais été égoïste en exigeant tout cela de lui. Aegon et Visenya n’étaient tout simplement pas remplaçables et la relation que j’entretenais avec eux était différente de celle que j’avais avec Orys. J’avais déjà fait mon deuil de toute cette proximité que lui et moi avions eu. J’avais tout simplement été stupide en essayant de revenir la dessus. L’homme avait qui j’avais passé ses dernières années me suffisaient. Il n’était pas parfait, ni mon confident, et je n’étais pas sa confidente. Mais il était là pour moi, et j’étais là pour lui. Il était mon frère et j’étais sa sœur. Cela était suffisant.



Ps : vu qu'on parle plus stratégie là, j'ai pas mis de hide





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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Dim 5 Juil - 1:06

Elle haussait les épaules, comme si tout ce que j'entreprenais ne pouvait trouver grâce à ses yeux. Un mouvement si anodin, si nonchalant, qui pouvait traduire tellement. Je fermais les yeux, me refusant à m'engager sur un terrain aussi glissant, à penser à ce qu'il pouvait impliquer. Je n'aurais pas dû nourrir le moindre doute. Ses pensées auraient dû me paraître aussi clair que de l'eau de roche... Et les miennes aussi. Quelque chose s'était rompu, des années auparavant. Nous chutions sans fin depuis la perte de nos aînés, qui nous avaient permis de trouver un juste équilibre. Je ne la comprenais plus. Elle ne me comprenait plus. Comment réparer un mal qui avait été commis dans le silence le plus absolu. Comment avions-nous pu nous fourvoyer tout ce temps ? C'était bien là, la seule clef que j'entrevoyais. Le temps... Il nous faudrait du temps. Je n'avais plus qu'elle parmi les trois. Je voulais la chérir trois fois plus.

Je me rendais compte à quel point son opinion d'elle-même était biaisée, devant cette lueur d'incompréhension. Je n'avais pas contribué à ce qu'elle se sente mieux dans sa peau. C'était vraiment idiot, mais elle m'avait toujours paru plus inatteignable que mes deux aînés. Nous avions l'amour du combat en commun avec Aegon et Visenya. Je m'exprimais mieux avec une lame à la main qu'avec des paroles maladroites. J'étais un guerrier, pas un diplomate. Elle faisait danser les mots sur une feuille, pour leur trouver des sens qui échappaient à mes pensées. J'aurais pu en rire maintenant, de cette gaucherie avec laquelle je lui répondais quand elle me les faisait rire, si fière d'elle. Des souvenirs si lointains. Des souvenirs d'enfant.
Je posai ma main sur la garde de Miséricorde qui ne me quittait plus depuis que j'étais devenu Chevalier du Dragon. J'avais découvert la violence des combats. J'avais fait coulé le sang à flots, dans une symphonie morbide que les chers poèmes de Rhaenys n'auraient pas pu retranscrire. Quand j'apercevais Daena, je revoyais ma sœur, plus jeune. Une innocence que j'avais réussi à souiller. Je détachai le fourreau pour le faire reposer contre la table, rompant avec cette habitude. Elle devait confronter le passé et le présent. J'en ferais de même.

J'allais lui répondre, quand elle m'intima de ne rien en faire. Je ne voulais pas lui laisser croire qu'elle avait moins compter que les autres, mais j'étais soulagé de mettre fin à cette joute verbale. Je sentais une certaine lassitude s'installer. Je soupirai. Personne n'était parfait. Il était parfaitement inutile de revenir sur le passé sans arrêt. Aegon et Visenya n'étaient plus là. Je ne voulais pas les remplacer dans mon cœur. Oui, j'avais appris à aimer ce vide qui ne devait pas être comblé. Et si elle n'avait pas été là, je me serais noyé dans ces abîmes. Je n'aurais pas cherché à sortir de ma torpeur pour reprendre en main Peyredragon. Elle était le flambeau dans mes ténèbres, celui qui les guidait toujours. Je n'avais pas menti. J'avais plus que jamais besoin d'elle.

J'avais la sensation que ce lien ne pouvait rester brisé. Quand son front se posa contre le mien, j'en eus la confirmation. Je poussai un soupir, emprunt de soulagement. Je fermais les yeux à mon tour pour goûtant cet instant pleinement. Un instant qui se passait enfin de mots, dans un silence complice. Je ne rompis pas le contact, goûtant à cette sérénité qu'elle m'offrait, à même d'apaiser mes tourments. J'aurais pu rester ainsi des heures entières, comme en une prière muette, non pas faite à une divinité mais à celle qui se trouvait devant moi. J'attendis qu'elle se calme, brise le silence. Je rouvris les yeux sur ce même regard lavande. Ma main se remit doucement en mouvement, capturant une mèche argentée pour la remettre derrière son oreille. Je la laissais parler, sans l'interrompre. Je ne la quittais pas du regard quand ses mains se posèrent de chaque côté de mon visage. Des yeux interrogateurs, mais dont toute trace de colère les avait quitté. Je les fermais à nouveau, le temps d'un baiser qui vint heurter mon front. Mais... Je n'aimais pas ce mot, surtout quand il était prononcé après ces trois-là, qui n'auraient jamais à subir l'affront d'un "mais". Je fronçai les sourcils, décontenancé. Je la vis reculer et craignis le pire. J'allais émettre une protestation quand je sentis le contact mou d'un oreiller percutant mon visage. Je sursautai, bien malgré moi. Si je m'étais attendu à ça... Je récupérais le coussin entre mes mains. Le son eut du mal à sortir, comme si j'avais oublié comment faire. J'éclatais de rire avant de lui renvoyer.

- Quelle attaque en traître ! Baâl serait fier de toi !

J'attrapai le second au vol avant de lui renvoyer. On pouvait continuer longtemps ce jeu de gosses si elle me les renvoyait à l'infini. Je fondis sur elle sans crier gare, la faisant rouler sur le dos avant d'écraser son satané coussin contre son visage et de me dégager sur le côté.

- Tu resteras la petite sœur tant que tu ne m'auras pas vaincu... Et en combat loyal bien sûr !

J'allais avoir mal aux côtes à force de rire. Je me battais encore un temps, par principe, avant de la laisser mollement abattre le coussin sur ma tête sans que je ne bouge. J'étais occupé à la contempler, avec ce sourire emprunt de malice. Elle me ramenait à mon enfance, une époque heureuse et insouciante. Nous avions passé tellement de temps ensemble, dans ces années lointaines... Elle avait été la première à m'accepter, sans jamais réclamer la moindre contrepartie. Aujourd'hui, je la sentais renouer avec nos origines et m'entraîner à sa suite. Je ne savais plus qui je devais être pour elle, entre cet enfant espiègle et rebelle, cet homme dévoué et aux colères digne du dragon. J'oscillais, sans savoir. Je l'attrapai de dos pour lui intimer une pause, verrouillant mes bras autour des siens. Je la serrai contre moi, comme un naufragé à un rocher. J'inclinai la tête, déposant mes lèvres à la naissance de sa mâchoire. Je soufflai un murmure à son oreille, emprunt d'une note impérieuse. Des mots si simples, mais qui voulaient dire beaucoup pour moi.

- Merci Rhae... Merci d'exister.
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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Dim 5 Juil - 1:56


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A refaire >.<'




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Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Ven 17 Juil - 0:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Ven 10 Juil - 1:11

J'avais l'impression que nous étions redevenus ces deux gosses inséparables, avant même qu'Aegon et Visenya entrent dans ma vie. Je n'avais aucun mal à me souvenir de cette douce insouciance... Alors comment avais-je pu la laisser disparaître ? A cette lointaine époque comme maintenant, Rhaenys était mon seul repère. Si mon père s'était montré aussi très présent, surtout en connaissant mon statut et le sien, notre relation était plus complexe et non sans contrepartie. Il avait attendu beaucoup de moi, m'avait forgé comme une lame pour m'élever au-dessus de ma condition. J'étais exactement ce qu'il avait voulu que je sois. Sa perte, suivi de celles de mes aînés, m'avait forcé à grandir et endosser davantage de responsabilités. J'avais toujours été prêt à le faire, n'imposant aucune condition. Ma loyauté ne pouvait avoir de limites. Ma force devait toujours les surpasser. J'étais devenu un guerrier dans l'ombre, avant d'être un chevalier du dragon puis le protecteur de Peyredragon. Avais-je songé une seule fois à regarder en arrière ? La réponse était oui, mais jamais pour les bonnes raisons. Je réalisais à quel point j'avais tué tous les bons sentiments que j'éprouvais pour Rhaenys, que ce soit cette complicité d'enfance ou cet amour naissant. J'avais délaissé les deux. Je les avais laissé être une faiblesse à détruire plutôt qu'une force sur laquelle me reposer. J'aurais dû me rappeler plus que jamais cette époque où nous n'étions que deux pour tout surmonter. Nous l'étions à nouveau. J'avais énormément à rattraper.

Je ne m'étais pas arrêté avant qu'elle n'avoue sa défaite, trop épuisée pour continuer. Cet intermède nous avait à tout deux fait du bien. Je ne comptais pas les nombreuses années où nous ne nous étions pas amusés ainsi. Le problème était peut-être bien que nous n'avions plus tellement en commun avec le temps. Contrairement à Visenya, qui avait toujours évolué sur le même terrain que moi... Rhaenys s'était toujours montrée plus délicate et féminine qu'elle, même si une farouche dragonne couvait sous la surface. Mes deux sœurs n'avaient jamais été en rien comparable.

- J'ai toujours été le plus grand. Tu perds ton temps à me défier !

Je me rendais compte à quel point nos étreintes s'étaient révélées rares et d'autant plus précieuses pour elle. Je n'avais plus ressenti ce besoin impérieux de la protéger, de la garder contre moi comme le trésor inestimable qu'elle était. Elle était forte et déterminée, plus qu'elle ne l'avait jamais été. Aegon s'était chargé d'en faire son trésor et il était mal avisé de le subtiliser à un dragon. Sans plus de barrières, je renouais avec ce que nous étions. J'avais tenté de la consoler avec des mots en plus des gestes... Si j'avais su qu'elle n'attendait qu'une étreinte, tout ce serait révélé bien plus simple. Je commençais enfin à comprendre ce qui l'avait tellement dérangé, ce fameux soir, et qu'elle n'avait jamais remarqué la portée de mes sentiments. C'était peut-être bien moi le plus aveugle des deux.

Son sursaut au contact de mes lèvres m'arracha une expression interrogatrice. Je sentis son mouvement et desserrais légèrement mon étreinte. Elle me faisait face, prenant ma main pour la poser au niveau de son cœur. Je le sentais sous mes doigts tambouriner, au même instant que ce doux contact sur ma joue. Rhaenys se fendit d'un sourire qui valait bien davantage que toutes les réponses possibles. Elle était adorable, et magnifique. Je me rappelais la première fois que je m'en étais réellement rendu compte, alors qu'elle s'était enfin élevée dans le ciel sur le dos de Meraxès. Je ne pouvais pas détourner le regard de ses yeux lavandes, figé dans cet instant précieux que je n'avais pas à cœur d'achever. Je comprenais subitement sa passion pour le dessin, à vouloir capturer l'essence d'un instant pour le rendre éternel.
Elle le scella, à nouveau par un baiser sur mon front. Je n'étais pas certain de la portée de ce geste répété. Je ne l'interrompis pas, de peur de briser cette complicité restaurée. J'évitais d'encore me poser trop de questions, savourant uniquement cette proximité retrouvée. Je n'avais pas à hésiter, et elle ne me laissait guère l'occasion de le faire. Sa seule présence me suffisait, me sachant investi d'une patience infinie dès que ça la concernait. Mes bras l'entourèrent quand elle se blottit contre moi.

- Tu te souviens, quand nous étions gosses ? Nous étions inséparables, toi et moi. On était vraiment insouciant... Mais on était surtout heureux. Je veux qu'on le redevienne. Juste nous deux, à nouveau.

Je caressais d'une main légère sa chevelure d'argent, capturant quelques mèches dans un geste d'une douceur qui lui était uniquement réservée. Je poussai un soupir, parfaitement détendu et apaisé. J'arrêtais mon geste pour refermer mon étreinte autour de ses épaules et de sa taille, posant ma joue contre le sommet de son crâne. Je souriais, à priori sans raison.

- Tu m'as manqué aussi, Rhae.


Je fermais les yeux. J'écoutais sa respiration faire écho à la mienne. Je sentais sa douce chaleur réchauffer mon ventre. J'étais parfaitement serein, pour la première fois depuis bien longtemps, si bien que je sentis toute la fatigue accumulée me rattraper. J'allais m'endormir, avec elle dans mes bras, comme tant de fois auparavant tandis qu'elle se glissait sous mes draps au cœur de la nuit. Il en avait toujours été ainsi, et c'était ainsi que nous nous sentions unis. Que je me sentais complet.

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Ven 17 Juil - 0:06


L'ombre et le feu


Orys "L'ombre" & Rhaenys "Le feu"

En quelques minutes, Orys était arrivé à alléger mon cœur et mon fardeau. Il lui avait simplement fallut redevenir celui qu’il était jadis avec moi, sans se préoccuper de rien. Il avait rie à l’unisson avec moi, avant de me prendre dans ses bras contre lui. Cela faisait une bonne dizaine d’années maintenant qu’il n’avait pas été aussi spontanée à mon égard. Nous avions du pour cela perdre Aegon et Visenya, et nous éloigner l’un de l’autre. C’était affreux certes ; pour autant j’étais heureuse d’enfin retrouver en lui ce petit garçon que j’avais aimé bien vite. Nous étions vraiment inséparables jadis, toujours l’un avec l’autre. Nul étonnement à ce qu’il ait toujours su où me trouver alors même que tous les autres s’en mordaient la langue. Nous avions été bien trop proches pour qu’il oublie tout du jour au lendemain. Même s’il avait décidé de rester loin, il était resté un frère attentif et vigilant. Aux moindres soucis que je pouvais avoir, lui et Aegon débarquaient essoufflés pour le régler. Si j’avais vécu autant d’année dans un cocon, il en était pour beaucoup. Mes frères m’avaient protégé jusqu’à ce que je sente prête à prendre mon envol et veiller sur moi-même, toute seule, même s’ils n’avaient jamais été très loin.

Je savais qu’Orys finirait par s’écarter de moi. Pour autant, je ne pus m’empêcher de me blottir contre lui. Ces moments, nous en avions que trop peu pour que je décide de ne pas en profiter complètement. Je l’acceptais sans problème. Il avait toujours été ainsi, et rien de ce qu’il pourrait dire ou faire ne m’éloignerait de lui. Je pouvais certes paraitre distante comme ces dernières semaines. Pour autant, la place qu’il occupait dans mon cœur était éternelle, tout comme jamais personne ne pourrait prendre celle d’Aegon et de Visenya. Certains pouvaient voir cela comme une faiblesse. Pour ma part, j’en tirais toute ma force. Sans mon petit frère, je n’aurais pas su ni pu me relever de la perte de nos aînés. J’avais besoin de lui et j’espérais sincèrement que lui aussi ait besoin de moi, même s’il ne me l’avait montré. Il m’aimait, c’était un fait dont je ne doutais pas et ne douterais jamais. Simplement, il ne l’exprimait pas de la même manière que moi et je l’acceptais. Orys est mon frère, et je l’aime. Le reste n’a finalement que peu d’importance.

Je l’avoue, lorsque ses bras m’entourèrent, mon cœur se réchauffa de plus belle. Je n’avais pas besoin de grand-chose, simplement de pouvoir me blottir dans ses bras et y trouver tout le réconfort et la sécurité qu’il acceptait de me donner. En faisait ce simple geste, il était arrivé à effacer toutes les mauvaises surprises que j’avais pu avoir ces derniers temps. Je me sentais apaisée, et en paix contre lui, dans cette étreinte qu’il m’accordait. J’avais l’impression de revenir bien des années en arrière, et de n’être encore une enfant, souvent effrayée pour un rien, et qui allait rejoindre son frère la nuit dès qu’un bruit se faisait entendre ou que le tonnerre se mettait à gronder. Il avait souvent râlé sur le principe, mais il m’avait toujours laissé venir me rendormir contre lui. Et puis une nuit, peu de temps avant que n’éclose Meraxès pour moi, j’avais vu une femme sortir de sa chambre et j’avais rebroussé chemin. J’avais conscience que cela devait bien arriver un jour où l’autre. Orys était un homme et Père avait surement mis un point d’honneur à ce qu’il le devienne aussi tôt qu’Aegon. Seulement… Et bien seulement, je m’étais toujours imaginée que nous partagerions cela ensembles. Je m’étais sentie tellement… Mal, le cœur en miette. Je n’avais pas pu m’empêcher de lui en vouloir pendant plusieurs jours. C’était injuste oui, mais j’étais une gamine jalouse et blessée. Et puis les choses avaient changé avec Aegon et j’avais tourné la page. Orys ne m’appartenait tout simplement pas et je ne pouvais pas me comporter comme une gamine possessive ne voulant pas prêter un jouet, ce qu’il n’avait jamais été d’ailleurs à mes yeux.

Orys mit fin à mes divagations en me rappelant tous ces bons moments passés ensembles, alors que nous étions inséparables lui et moi. Je lâchais un léger rire, me rapprochant un peu plus de lui. Bien sur que je m’en souvenais parfaitement bien. Comme il venait de le dire, nous étions vraiment insouciants, mais tellement heureux. Je fus touchée lorsqu’il déclara qu’il voulait retrouver notre complicité d’antan. Je le désirais plus que tout au monde, seulement, je n’avais jamais été certaine que lui aussi le voulait. Je ne répondis rien, car il n’y avait rien à répondre. Il savait déjà parfaitement que nous étions en accords sur ce sujet. Je n’avais pas besoin de mot pour qu’il le sache. Le fait que je reste tout contre lui suffisait.
Je fermais les yeux en sentant sa main caresser ma chevelure. J’adorais la sensation que me procuraient ses doigts en jouant avec quelques mèches. Je me sentais tout simplement en paix, en paix avec lui, avec moi-même et avec le reste du monde. Toutes mes préoccupations s’étaient soudainement envolées. Il ne me laisserait jamais tomber, jamais. Et avec lui, j’étais en sécurité, qu’importe le lieu où nous pourrions nous trouver. Il était tout simplement mon refuge, et entre ses bras, je me sentais comme à Peyredragon, dans mon élément.
Le sommeil me gagna finalement bien vite. Je l’entendis me répondre que je lui avais aussi manqué, mais blottie contre lui, j’avais déjà commencé à sombrer. Sa respiration régulière et son souffle chaud contre mon front achevèrent ce processus déjà bien entamé.

Le soleil commençait tout juste à se lever lorsque j’ouvris soudainement les yeux. Je me trouvais toujours dans les bras d’Orys, à la différence près qu’un drap léger nous recouvrait tous deux. J’eus besoin de plusieurs minutes pour me resituer et me rappeler qu’un bruit m’avait réveillé. J’avais toujours eu un sommeil léger et même étreinte dans les bras de ce frère que j’aimais tant, mon organisme m’avait sorti de douces rêveries. Je me relevais doucement, prenant garde à ne pas réveiller l’homme qui semblait dormir paisiblement. En balayant la pièce du regard, je me rendais compte qu’elle avait été rangée et que sur la table reposait plusieurs plateaux de nourriture, protégée par des cloches. Une bassine d’eau chaude encore bien fumante avait été posée sur un tabouret, ainsi qu’une robe propre et impeccable. Il n’y avait pas de doute à avoir, Kora était passée par là. Une fois de retour à Peyredragon, il fallait vraiment que je trouve un moyen de la récompenser pour toutes ses attentions.

Ne ressentant plus aucune fatigue, je m’extirpais avec prudence du lit, laissant Orys continuer de dormir. Je dépliais l’un des paravents présents dans cette chambre à Goeville, avant de me glisser derrière. J’ôtais ma tenue rapidement pour faire ma toilette, profitant de la chaleur encore importante de l’eau. N’entendant pas mon frère remuer, signe qu’il se réveillait à son tour, je pris tout mon temps pour me laver, avant d’enfiler la nouvelle robe que m’avait préparé ma fidèle servante. Elle avait choisi un modèle bleu que je pouvais aisément nouer toute seule, sans son aide. Plus prévenante qu’elle, il n’y avait pas. Je me rinçais plusieurs fois la bouche, jusqu’à chasser entièrement l’haleine que j’avais au réveil. Je démêlais ensuite mes cheveux, et coiffa plusieurs mèches avec des tresses, que je nouais ensembles ensuite. Fin prête, et sans faire de bruit, je repliais le paravent. Je ne pus m’empêcher de sursauter en me rendant compte qu’Orys avait à présent les yeux grands ouverts. Par les septs… dis-je une main sur le cœur qui s’était emballé de surprise. Tu es réveillé depuis longtemps ? Je ne t’ai pas entendu… Je m’approchais de lui et déposais un rapide baiser sur sa joue avant de rejoindre la table. T’as faim ? Kora nous a fait porter à manger, et il y en a assez pour nourrir plusieurs hommes… Quoi que…. En soulevant les cloches et en découvrant une multitude de fruits dont je raffolais, je ne pus m’empêcher de sourire comme une enfant déballant ses cadeaux d’anniversaire. Pas sûre finalement qu’il en reste tant que ça après que j’en eu finis avec eux. finis-je par ajouter, avant de croquer dans une fraise absolument divine. Laissant Orys se levait et se débarbouiller s’il le désirait – Kora ayant apporté deux bassines d’eau – je commençais à manger sans mon frère, tout en relisant l’un des rapports que j’avais reçu la veille. Si je ne pouvais les considérer comme perdues, toutes les heures pendant lesquelles j’avais dormi dans les bras d’Orys, soit toute une après-midi et une nuit, restaient des heures pendant lesquelles je n’avais pas travaillé. Et n’était pas assez sûre de moi en tant que Reine, je devais bien rattraper ce retard que j’avais pris. Si Père avait été là, il n’aurait pas été content. S’il y avait bien une chose qu’il ne supportait pas, c’était le travail à table. Je ne compte plus toutes les fois où il a rappelé à l’ordre Aegon lorsque mon frère lisait quelconques parchemins alors que nous dinions tous ensembles. Selon lui, les repas devaient rester un moment privilégié de détente et d'amusement en famille. Vraiment, les choses avaient changés depuis qu'Aegon et Visenya nous avaient quitté. A présent, il n'y avait plus vraiment de place à l'amusement ni même à la détente.





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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Mer 5 Aoû - 19:49

Je me réveillais dans un léger sursaut, en plein cœur de la nuit. Je plissais le regard pour tenter de percer la pénombre ambiante. Mes yeux se rivèrent immédiatement à la chevelure argentée de ma sœur qui contrastait fortement dans cette chape grise et silencieuse. Mes doigts étaient restés entremêlés avec quelques unes de ses mèches. Je repris lentement mon mouvement, en évitant de la réveiller. Je verrouillais à nouveau mon étreinte, dans un geste possessif, comme un dragon couvant son trésor. Je fouillais les ombres du regard sans chercher davantage le sommeil. Ces derniers temps, il m'était difficile de dormir plus d'une poignée d'heures. J'étais déjà agréablement surpris d'avoir autant dormi sans que mes songes ne soient hantés par les morts. Quelle ironie... Rhaenys venait souvent me trouver dans mon lit, étant enfant, car elle ne parvenait pas à trouver le sommeil à cause de ces cauchemars. Aujourd'hui c'était elle qui me servait à les repousser avec une rare efficacité. Je poussais un soupir de soulagement et reposai ma tête contre l'oreiller. J'avais presque oublié la sensation d'être parfaitement reposé. Je m'immobilisai à nouveau. J'aurais pu partir, mais elle risquait d'en prendre ombrage. Je pensais, avec amusement, que si chaque étreinte devait durer une journée entière... Il était certain que je devrais toujours les briser en premier. On avait tellement à faire. Ce qui était autrefois légué à Aegon et Visenya nous revenaient à présent. Je comprenais à quel point mon frère avait dû endurer sans broncher. J'étais incapable d'en faire autant, bien plus sanguin et indiscipliné que lui. Rhaenys en pensait-elle autant, à se comparer à Visenya ? J'en étais presque convaincu, comme si nous nous considérions tout deux comme de pâles reflets de nos aînés. Mais nous étions plus fort à deux qu'Aegon et Visenya ne le seraient jamais. Je voulais vraiment y croire, nous donner cette seconde chance.

Je m'étais détendu, sur cette note positive. Je ne m'étais pas rendu compte que j'avais à nouveau sombrer dans le sommeil, bien des heures plus tard. J'étais en plein rêve, doux et agréable... Dans lequel Rhaenys venait de s'inviter en fredonnant un air léger. Rhaenys ? Je rouvris les yeux. Non, je ne rêvais plus. J'entendais bien ma sœur chanter en faisant sa toilette, à peine dissimulée par un paravent. Ca valait le coup d'ouvrir les paupières pour voir une vision idyllique se poursuivre dans la réalité. J'avais envie de rire, sans raison, bêtement. J'étais vraiment à faire les voyeurs avec ma propre sœur ? Difficile de détacher le regard de ses formes suggérées. Je ne me cachais pas quand elle replia le paravent pour me faire face, ne pouvant empêcher un sourire de venir ourler mes lèvres devant son sursaut. Je repassais à la verticale, mon sourire s'accentuant à sa question. Il valait peut-être mieux resté évasif.

- Plus ou moins longtemps... J'ai vraiment bien dormi, pour une fois.

Dire que nous n'avions fait que dormir... Ca me tuait, littéralement. Je la vis s'approcher pour me coller un baiser sur la joue. C'était vraiment étrange, comme situation. Surtout à me demander si j'avais faim derrière... Je secouai la tête pour me forcer à me réveiller, à arrêter de rêver debout, avant de la voir croquer dans une fraise avec ce sourire... Je me faisais des illusions ou elle cherchait vraiment à me rendre fou ? Elle en était presque énervante...

Je lui rendis un fin sourire, espiègle comme autrefois. Je me redressai totalement, profitant de l'occasion qu'elle me laissait, en procédant dans le désordre. Je l'embrassai sur le front dans un geste fraternel, comme elle avait pu le faire à plusieurs reprises avec moi. Je piquai quelques fruits sous ses yeux, croquant franchement dans une pomme avant qu'elle ne consomme tout sur place. Je lui passais devant sans finir, pour profiter encore de l'eau chaude. J'aurais parié que Kora n'aurait ramené qu'une bassine, pour ma sœur... Mais aucun change, bien entendu. Je me contentais de me laver rapidement le visage et le torse, sans chercher à me cacher derrière un paravent. Je pris le temps de bien me sécher et de remettre ma chemise en place avant de revenir vers ma sœur, jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, la pointe humide de mes cheveux venant lui caresser le cou.

- Alors... Comment se porte cette conquête ?


Je me penchai vers elle avec un mince sourire, le lâchant d'un ton léger. Je regardais ses plans plus en détails. Elle m'avait expliqué quantité de choses la veille et je craignais d'avoir oublié l'essentiel pour ne me concentrer que sur les points qui m'agaçaient particulièrement. J'étais plus calme, plus reposé aussi... Et surtout, plus en paix avec ma sœur. Je réfléchissais à ce qu'elle m'avait avancé, avant de pointer un point précis sur la carte, tout en restant derrière elle.

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Mar 11 Aoû - 21:37


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Je ne m’étais pas attendue à trouver Orys les yeux grands ouverts. Je ne l’avais pas entendu et je le pensais encore profondément endormi. Lui comme moi en avions manifestement bien besoin. De cela je m’en serais doutée en voyant l’homme et ses traits tirés, même s’il ne m’en avait jamais parlé. J’imaginais sans mal que la raison de ses mauvaises nuits était la perte de nos ainés. Il n’était pas comme moi, bien plus courageux que je ne saurais jamais. Il n’avait jamais eu peur la nuit et n’était pas hanté par des épisodes de son passé. Ce qui pouvait le terrifier, il y faisait face comme Père nous l’avait enseigné. Moi je devais faire semblant où lui, il arrivait sans mal. Je l’admirais notamment sur ce point là. Comme Visenya et Aegon, Orys était fort. Le Dieu du courage ne s’était malheureusement pas penché sur mon berceau. J’étais certes du genre casse-cou, mais mon intrépidité était surtout de la stupidité et non pas du courage. Cela se confondait souvent dans mon cas, même si moi je savais très bien de quoi il en retournait. J’avais souvent caché derrière mes fanfaronnades mes terreurs. Dormir avec Orys m’avait toujours aidé à passer outre et à les éloigner la nuit. Sa présence avait toujours eu cet effet sur moi et je l’avais redécouvert cette nuit. Je ne m’étais pas doutée que cela serait aussi la même chose de son côté. Je l’avoue, cela me procura beaucoup de bonheur. Finalement peut-être pouvais-je lui être utile à mon tour, et l’aider ne serait-ce qu’un peu ? Parce qu’entre nous, il ne semblait pas avoir besoin de moi, et cela était assez douloureux comme constat. J’étais aussi dépendante de lui qu’il était indépendant de moi. C’était malsain, même moi je m’en rendais compte. Alors j’y voyais en cela une petite lueur à laquelle j’avais besoin de m’accrocher, maintenant plus que jamais.

Qu’Orys me réponde précisément était bien trop demandé. Je ne pouvais m’empêcher de lever les yeux, mais de sourire tout de même à sa réponse. Il avait « vraiment bien dormi pour une fois » et cela était parce qu’il avait été à mes côtés et moi aux siens. Je me retenais de sauter sur place comme la gamine que j’avais pu être. Je me contenais, le sachant pudique sur les démonstrations affectives. D’un côté j’étais déçue qu’il n’ait eu QU’envie de dormir mais qu’importe. Ce n’était pas ça le plus important à mes yeux. Je respecterais la distance qu’il désirait maintenir entre nous, tant que nous restions proches. Je n’avais pas besoin de plus. Il déposa un baiser sur ma joue, y laissant une étrange impression et faisait s’envoler dans mon ventre une multitude de papillons. J’avais vraiment l’impression de redevenir la jeune femme que j’étais jadis, et je n’étais pas certaine que cela soit une bonne chose. Je chassais cela de mon esprit en lui proposant de manger, en croquant moi-même dans une fraise, ne résistant plus à l’envie de le faire. J’avais une faim de loup, et tous ses fruits, et bien c’était bien trop tentant. Je m’en détournais pourtant quand Orys redéposa un baiser sur mon front cette fois, prit quelques fruits pour croquer franchement sur une pomme. Je ne pus m’empêcher de rire face à son empressement et lui prendre des mains le fruit qu’il était en train de déguster pour croquer à mon tour dedans. De vrais gosses, vraiment. Voilà ce que nous étions.

Je le suivi du regard alors qu’il s’éloigna craignant un instant qu’il s’en aille. Mais non. Ce fut bien pire que ça. Il se lava juste sous mes yeux, sans même prendre la peine de se dissimuler à mon regard, qui ne le quittait bien entendu pas d’une seule semelle. C’était une vraie torture. Clairement. Je n’étais pas habituée à regarder seulement de loin ce que je désirais. J’avais toujours pu toucher et prendre. Avec Ryry, je n’avais pas le droit, il ne me permettrait pas. Il n’était pas question que j’essaye et prendre le moindre risque le concernant. Il avait été clair il y a de cela plusieurs années maintenant.  Je refermais la bouche et me détournais de cette torture visuelle pour prendre l’un des documents sur lesquels je devais travailler. J’essayais de me sortir de la tête le corps à moitié nu de mon frère mais c’était franchement difficile. Je fronçais les sourcils, relisant plusieurs fois la même ligne avant d’arriver à passer à la suivante. J’attrapais une grappe de raisins que je picorais au fil de ma lecture. Le naturel reprit rapidement le dessus mais alors que j’arrivais enfin à me concentrer, mon frère joua encore des siennes. Mes nerfs étaient vraiment à vif, alors que je le sentais dans mon dos penchait sur moi. J’eus un frisson quand les pointes de ses cheveux vinrent me caresser le cou et y déposer des goûtes d’eau. Il était en train de me rendre folle, s’en apercevait-il seulement ? Je pris une coupe de vin dont j’avalais une gorgée pour me reprendre. Stratégie. Pense stratégie Rhae et rien d’autre. Tu es reine par les sept et les anciens Dieux Valyriens. Ca dépend de quel côté on se place lui répondis-je en haussant les épaules. Il se pencha alors un peu plus sur moi et je dois franchement me faire violence pour ne pas attraper les mèches de ses cheveux et jouer avec. Je me concentre sur ce dont il me parle avec beaucoup de difficultés. Il était vraiment temps que je rentre à Peyredragon.  Le Val et les restrictions que je m’étais imposée ne pouvaient tout simplement plus durer. J’allais vraiment devenir folle, si cela continuait ainsi. J’écoute Orys, me force à suivre son raisonnement et de ne penser à rien d’autre qu’à la guerre qui nous attends.







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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Lun 17 Aoû - 14:56

Je devais bien l’admettre… J’avais réellement besoin d’être fixé concernant l’attirance qu’elle pouvait éprouver pour moi. Elle en avait bien parlé à demi-mots, mais jusqu’à maintenant, la question ne s’était pas réellement posée. Rhaenys avait formé un couple plutôt épanoui avec Aegon et il ne tenait pas à moi de m’immiscer entre eux. Il m’arrivait de me demander ce qu’il en penserait, s’il était encore vivant… Mais c’était bien le type de conversation que j’évitais avec lui. Ce qu’il faisait avec mes sœurs n’avaient toujours regardé que lui. Aegon n’était pas bien partageur, et moi non plus d’ailleurs.
Rhaenys… Etait Rhaenys. C’était difficile d’ignorer l’attirance que je pouvais éprouver pour elle, surtout à l’avoir gardé dans mes bras de longues heures durant. Elle était une très belle femme, mais au-delà, elle était surtout la seule pour qui j’éprouvais un amour sincère, entier et inconditionnel. Le problème était peut-être bien là, que j’étais incapable de savoir comment aimer, tout du moins autrement que comme un frère. Je cherchais à être prévenant avec elle, pour toujours la préserver… Mais comme souvent, tout dérapait. Je perdais le contrôle de moi-même et laissait la colère parler, sans aucune raison apparente pour elle. Je le savais pertinemment, cet équilibre que je tentais de maintenir était bancal. Je ne pouvais pas continuer éternellement ainsi, à osciller entre froideur de circonstance et fureur tempétueuse. Je savais bien que je ne pourrais jamais lui faire de mal, pas volontairement en tout cas, mais je ne devais pas l’aider à aller mieux. Quelles options s’offraient à moi ? La fuite était celle pour laquelle j’optais le plus souvent, autrefois, car elle m’évitait d’avoir à affronter la rancœur d’Aegon. Et maintenant ? Je ne comptais pas passer ma vie entière à fuir, pour me rendre compte ensuite qu’il serait trop tard. Nous partions en guerre… Nous allions risquer nos vies. Et elle m’avait écarté, même momentanément, pour m’envoyer dans les Eyriés. Ca me restait encore en travers de la gorge, même si j’étais moins vite excédé en étant parfaitement reposé.

Je n’en conservais pas moins un contrôle tout relatif sur ma personne tandis que je réduisais la distance qui nous séparait. C’était bien plus évident de ne pas y penser en conservant ses distances. Et elle se demandait encore pourquoi je lui avais refusé toutes ces étreintes par le passé… Soit elle était aveugle, soit elle n’en avait cure. Je me faisais assez souvent violence pour ne pas me mettre volontairement en mauvaise posture. La patience, la prudence et la mesure… J’arrivais rarement à en faire preuve et elle était la principale à en bénéficier.
Je souriais un peu, en parlant de cette conquête.

- Toujours du bon côté, évidemment.

J’hochai lentement la tête, en signe d’assentiment. J’entendais clairement la détermination qu’elle laissait transparaître, mais j’étais résigné. S’il fallait s’avancer pour le bien de Peyredragon, je le ferais. Elle avait beau sans cesse me dire le contrôle, tous attendraient de moi que j’agisse au mieux pour notre royaume et elle la première. Je ne pouvais pas oublier mon devoir, pas en étant sa Main et son frère.

- Je ferais mon possible. Je préfère ne rien promettre. Néanmoins, il est clair qu’elle ne désire pas prendre position auprès du parjure. Je n’imagine pas, à un seul instant, le Val à ses côtés avec la devise dont ils se parent. Pour le reste… Rien n’est jamais sûr.

J’avançai ensuite mes idées, guettant une réaction de sa part. Ce fut plutôt son manque de réactions qui m’interpella. Elle se retourna vers moi, si proche que nous respirions tout deux le même air. Son regard améthyste ancré en le mien, de même couleur. J’avais l’impression que le temps s’était figé, à moins que ce ne fut que nous deux. Je soufflais un sourire, à sa répartie. Bien sûr… J’aurais pu dire n’importe quoi en cet instant qu’elle aurait été d’accord.

- Tu as écouté ce que je viens de dire ou… Ce n’est pas grave. Nous en reparlerons à tête reposée.

Un frisson me traversa quand elle porta une main à ma chevelure, son contact devenu électrique. Mes yeux descendirent à ses lèvres, pleines de promesses. La distance qui nous séparait était devenue tellement infime… Avant qu’elle ne se dérobe encore et ne me laisse seul avec ma frustration grandissante. Je pris une longue inspiration pour m’inciter au calme. Elle aurait pu trouver meilleure excuse que mes cheveux trempés. J’oscillais encore entre désir et colère quand elle revint se planter devant moi. J’arrêtais son mouvement, assez sèchement, et lui rendis calmement sa serviette. Je serrais le bois d’une main pour me contenir, craignant de faire à nouveau voler le mobilier pour me passer les nerfs. Elle pouvait bien me hurler dessus autant qu’elle le voulait, mais Rhaenys n’était pas non plus un exemple à suivre. A aucun moment elle ne s’était montrée claire et je ne comprenais plus pourquoi elle s’acharnait tellement à maintenir une telle proximité pour me l’arracher ensuite.
Je fixais la table stratégique quand elle se pencha dessus et accrocha immédiatement mon regard. Ah… Les montagnes et les volcans de Peyredragon revisités. Je lui rendis un regard en coin. J’avais du mal à écouter si elle continuait de jouer avec mes mèches de cheveux ainsi, sans même y penser. Je pianotai des doigts sur la table, à peu près au même rythme. Je toussai un rire.

- Oui, c’est… Ce que je venais de proposer. C’est bien de reformuler… Donc, nous sommes d’accord sur cette approche.

Non, ce n’était pas vraiment ce que je voulais dire… Je me maudissais intérieurement. Je venais de perdre la suite de mes idées. Je respirais un bon coup, le temps de les réunir à nouveau et de reprendre.



Je relevais le regard avec un mince sourire. A l’écouter, j’étais autant capable l’influencer le cours de la bataille que Meraxès elle-même. Elle était touchante, à ne pas en douter un seul instant.

- Je doute que ma victoire aux Joutes soit capable de les ébranler dans leurs convictions. Un seul guerrier ne peut pas faire la différence face à leurs armées… Un seul dragon, oui, en revanche. Mais… Je te remercie du compliment. Je sais que les nôtres rechigneront bien moins à suivre le Waters que j’étais, avec ce prestige nouvellement acquis. Nous sommes plus soudés que jamais face à l’adversité.

Un voile de tristesse passa sur mon regard, passager. Je marquai un silence, soufflant à demi-voix.

- J’aurais voulu qu’ils soient là, Rhae’.

J’avais baissé le regard, l’espace d’un instant. Quand je relevais les yeux, elle n’était déjà plus à mes côtés. Comme lorsque nous nous étions disputés la veille, elle me tournait le dos pour se rendre au balcon. Je fronçais les sourcils, sans bien comprendre ce dont il était question.

- Mais de qui tu me p… Ah.

Aussi loin que mes souvenirs remontaient, il n’existait qu’une seule femme qui avait partagé ma couche et s’était montrée odieuse envers ma sœur : Evaenys. Elle me l’assénait avec une telle évidence qu’on aurait pu croire que mes faveurs se limitaient à elle. C’était loin d’être le cas. Je me passai une main sur le visage et ne pus m’empêcher de rire, même si j’étais certain qu’elle allait se vexer.

- Qu’est-ce que tu me fais là, Rhae’ … Une crise de jalousie ?

Je contournais la table pour la rejoindre, m’appuyant contre le rebord du balcon pour la détailler longuement. On ne parlait plus stratégie, subitement. On parlait de toutes autres conquêtes, un sujet que je ne pensais jamais aborder avec ma sœur.

- Nous nous connaissons depuis longtemps. Nous avons arrêté de nous fréquenter depuis… Que je suis en deuil. Votre incartade date d’après.

Je marquai un silence, la laissant mémoriser mes paroles. Non, je n’avais rien fait avec Evaenys depuis qu’elle s’était montrée irrespectueuse envers elle. Pourtant, ça ne signifiait pas que je comptais couper les ponts, seulement parce que Rhaenys ne pouvait pas la supporter. Je savais parfaitement quelles paroles malencontreuses elle pouvait bien avoir et n’avait pas été bien étonné quand la sentence était tombée. J’aurais pu cesser de la côtoyer si elle m’en avait fait la demande proprement, mais pas s’il ne s’agissait que d’une histoire de coucherie.

- Tu es ma sœur, oui, justement. Avec qui je couche me regarde uniquement. Je ne m’immisce pas dans tes parties de jambes en l’air, j’en attends autant de ta part.

J’avais parlé d’un ton autoritaire. D’un frère à sa sœur. Je ne risquais pas de transiger sur ce point, surtout quand elle se permettait bien des excentricités. Je secouai lentement la tête, lâchant un soupir avant de lui tendre la main avec l’expression adoucit.

- Allez. Viens là…

Je contenais difficilement un autre rire devant sa mine revêche. Je me levai avant qu’elle ne se décide à nouveau de se dérober, l’attrapant par le bras pour l’attirer contre moi. Je soufflais contre son oreille, un murmure qui avait le goût de la confidence.

- J’en ai marre de te courir après, tu sais ?

Je me reculai pour la regarder, posant mes mains de chaque côté de son visage. Je lui rendis un franc sourire avant de poser mes lèvres sur les siennes, avec une douceur que je ne me connaissais pas.
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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Ven 21 Aoû - 1:48


L'ombre et le feu


Orys "L'ombre" & Rhaenys "Le feu"

Je n’étais pas aussi certaine qu’Orys que nous nous trouvions du bon côté. Je doutais. Mais qui ne l’aurait pas fait à ma place ? Je craignais de mener mon peuple et mon royaume à la ruine. Je craignais que des milliers d’hommes meurent sous mes ordres, en se battant pour cette conquête qu’avait commencée mon frère et cette paix dont nous avions tant rêvé. J’avais foi en mes choix, cependant je redoutais leurs conséquences. Je ne répondais pas à l’homme, essayant de me rassurer avec cette assurance qu’il dégageait. Tant qu’il serait là, à mes côtés, tout se passerait bien. Là était ma seule certitude et elle me suffisait J’avais bien plus confiance en lui qu’en moi. Et je me rendais compte que c’était la même chose pour lui. Je croyais en lui et lui croyait en moi. Nous nous soutiendrons mutuellement et nous continuerons à avancer. Il serait ma force et, s’il en avait besoin, je serais la sienne jusqu’à ce qu’il se rende compte de tout ce potentiel qu’il possédait. Cela n’est pas nécessaire. Je te fais confiance et tu feras au mieux lui répondis-je le plus sincèrement du monde. Si jusque là j’arrivais à suivre ce qu’il me disait, je finis par me perdre totalement. Orys était bien trop près de moi. Je sentais son souffle sur ma peau et cela me déconcentrait plus qu’il ne pouvait se l’imaginer. C’était une véritable torture de l’avoir là, juste à mes côtés et de devoir réfréner toutes ses pensées et toutes ses envies qu’il déclenchait en moi. Alors lorsqu’il me demanda si j’étais d’accord avec lui, je n’avais franchement aucune idée de ce qu’il venait d’exposer. Il s’en rendit compte bien entendu, et m’en fis la remarque. Je me serais bien excusée simplement j’en étais incapable. Son souffle se mêlait au mien et à quelques centimètres de ses lèvres, je n’avais qu’une seule envie : l’embrasser. Seulement… Je ne devais pas. Je m’écartais brusquement, trouvant la première excuse venue pour le faire. Je me maudissais intérieurement. J’étais stupide, complètement stupide. Il était vraiment tant que j’arrête de me faire des illusions et d’espérer naïvement. Orys ne m’aimait pas comme je l’aimais. Ce qu’il m’offrait me suffisait. Je devais vraiment chasser cette tentation qu’il représentait. Il était plus que temps. Enfin, cela était bien plus facile à dire qu’à faire.

Je revenais rapidement vers la table stratégique, une serviette à la main. Quitte à avoir trouver une excuse, autant qu’elle le soit réellement. Je la passais dans les cheveux d’Orys pour sécher ses cheveux, jouant sans m’en rendre compte distraitement avec quelques-unes de ses mèches brunes que j’aimais tant. Je retenais une grimace quand om m’indiqua que c’était ce qu’il venait de me proposer un sourire aux lèvres. Je me retenais de lui tirer la langue, me contentant d’hausser les épaules, mine de rien. Il n’était pas dupe, mais que pouvais-je lui dire ? Que son souffle m’enivrait ? Que sa proximité ne me donnait pas envie de conquérir Westeros mais son corps ? Tout cela aurait été indécent et surtout  gênant, pour lui comme pour moi. Nous venions tout juste de nous rapprocher et je ne voulais pas tut perdre à cause de ce qu’il provoquait en moi. J’étais à présent une adulte et une Reine. Je devais me contrôler. Je me concentrais d’ailleurs sur ce qu’il me disait, cette fois ci, y accordant toute mon attention. Ou du moins, j’essayais.
*passage en hide* Cela était à mon sens, la meilleures des choses à faire. J’avais toute confiance  en eux, même si encore une fois, Orys en doutait. Je levais un instant les yeux au ciel, avant de sourire en entendant la fin de ses paroles. Bien sur qu’il était capable d’ébranler leur conviction. Il avait déjà commencé à le faire. Je ne répondais cependant pas. Il s’en rendrait très vite compte. Nos soldats auraient bien plus foi en lui et le suivraient avec plus de courage que s’il avait perdu. Orys avait fait ses preuves. Et si notre plan se déroulait comme nous l’avions imaginé, mon armée aurait aussi rapidement confiance en moi. C’était tout simplement impératif. Nous gagnions des guerres grâce au nombre d’hommes composant notre armée, mais surtout grâce à leur moral. De ça, j’en étais persuadée.

Nous perdîmes un instant notre bonne humeur en évoquant Aegon et Visenya. Il nous fallait bien plus de temps avant de nous remettre  de leur perte, même si parler d’eux avec Orys me semblait moins douloureux. Nous partagions la même peine, et mes blessures trouvaient échos dans les siennes. Il me comprenait mieux que quiconque. Ils me manquent tellement lui soufflais-je dans un murmure à peine audible. J’aurais voulu me blottir contre lui mais… Il n’aimait pas cela. La dernière fois, lui avait fuis et nous avions fini par nous disputer. Je ne voulais plus de cela entre nous. Il était mon frère, je l’aimais. Seulement. Je souffrais, bien plus qu’il ne pouvait se l’imaginer. Si je pouvais le supporter, si je devais le supporter en temps normal, j’y arrivais de moins en moins. Nous étions bien trop loin de Peyredragon et savoir qu’il invite Evaenys dans sa couche… Non, c’était bien plus que je ne pouvais le supporter. Je m’étais écartée de lui, trop en colère pour arriver à me contenir. J’acceptais bien des situations mais qu’il partage sa couche avec celle qui s’était montré si odieuse et effrontée, je ne le pouvais pas. Comme je lui faisais remarquer, j’étais sa sœur. Il ne pouvait pas me faire cela. J’avais chassé un amant de ma couche pour bien moins que cela. Parce qu’il était mon frère et que j’avais à cœur son bonheur, et son épanouissement. Je serais à jamais de son coté à lui, envers et contre tous.

Son rire fit monter un peu plus ma colère. Qui avait-il de drôle dans tout cela ? Je le foudroyais du regard, des flammes dans les yeux lorsqu’il me demanda si je n’étais pas jalouse. Non je ne l’étais pas. Enfin si, mais là n’était pas la question.  J’allais en faire la remarque, mais il se mit à évoquer cette servante méprisable. Il était venu se placer juste devant moi, s’adossant au balcon de cette chambre qui m’avait été attribuée. Quelque part, sa réponse me rassura même s’il n’indiqua nullement qu’il ne recommencerait pas à la fréquenter ensuite. Il n’avait pas arrêté de le faire à cause de son comportement mais parce que nous avions perdu Aegon et Visenya. Cela ne me suffisait pas. S’ils avaient d’ailleurs été encore là, la batarde Velaryon n’aurait plus été de ce monde.  N’avait-il past coupé la main à une servante qu’il avait surpris en train d’essayer un bijou qu’il m’avait offert ? Oui s’il avait été encore là, Aegon lui aurait ôté personnellement la vie pour avoir eu un tel comportement. Je n’attendais pas cela d’Orys simplement qu’il n’envisage plus rien d’aussi intime que cela. Comme je lui avais fait remarquer, les femmes voulant réchauffer sa couche ne devaient pas manquer. Mon poing se serra à ce qu’il pensait être une évidence, alors que je lui répondais sèchement : C’est justement parce que je suis ta sœur que mon opinion devrait d’importer. Si, comme tu le dis si bien, tu ne m’immisce pas dans mes parties de jambes en l’air, ce n’est pas pour autant que je ne tiens pas compte de toi. Je n’ai couché avec aucun de tes servants, ni tes gardes. Et j’ai délogé  de ma couche plus d’un amant et amante qui t’avaient, ne serait-ce que regardé de haut. Car vois-tu tu es mon frère et il était hors de question que je tolère ce genre de comportement venant d’un homme ou d’une femme avec qui je pouvais me montrer intime. je n’avais pas hésité une seule seconde à le faire, quand bien même ils/elles avaient été de fabuleux/fabuleuses amants/amantes. A mes yeux, ils n’avaient aucune espèce d’importance. Seuls deux comptaient : Aegon et Visenya. Les autres, je n’en avais que faire.

Orys poussa un soupir et me tendit sa main, mais je refusais de la prendre, bien trop en colère. Je ne le montrais pas souvent, et il en fallait vraiment beaucoup pour que je le fasse. Ses réparties m’avaient plus qu’agacée et je ne comptais, pour une fois laisser tomber et passer à autre chose. Pas tant qu’il ne m’aurait pas assuré qu’entre lui et Evaenys, il ne se passerait plus rien. Ou du moins, pas tant qu’elle n’aura pas fait amende honorable avant et prouvé que ce n’était qu’une erreur de parcours qui ne se reproduira plus.

Nos rôles étaient inversés et c’était bien la première fois que cela arrivait. Je calmais normalement ses colères, en restant sereine et en prenant sur moi. Étonnement ce fut lui qui le fit. Il me tendit même sa main, ce qui me fit, en plus de le regarder de manière colérique, le dévisager. Je ne comptais pas prendre sa main. Pas cette fois ci. J’allais m’écarter mais il me devança en attrapant mon bras pour m’attirer contre lui. Cela suffit à éteindre ce feu colérique. Il ne m’avait plus pris dans ses bras d’une manière aussi déterminé depuis bien longtemps et… Qu’est-ce que cela m’avait manqué. C’était une douce torture qu’il m’infligeait là, mais que les sept emportent mon âme si je pouvais demeurer ainsi entre ses bras éternellement. Je frissonnais en sentant son souffle sur ma peau. Son murmure sonna comme une confidence que je ne compris pas vraiment. Ou du moins que je ne préférais pas comprendre de peur de me tromper. J’eus raison de ne pas le faire parce qu’il recula. Cela n’aurait pas pu durer bien entendu. Il fit alors une chose à laquelle je ne m’étais pas attendue, et que je n’espérais plus depuis bien longtemps. Il prit mon visage entre ses mains et vins m’embrasser avec grande douceur, comme s’il craignait de me faire le moindre mal. Ce que je me mis à ressentir… Il n’existait aucun mot pour le décrire parfaitement. Mon cœur s’était complètement emballé et je ne pensais plus à rien si ce n’était à ses lèvres contre les miennes.

Mes doigts se perdirent dans ses cheveux alors que mes lèvres répondaient aux siennes avec tout l’amour que je lui portais. Je m’égarais dans cette étreinte qui me semblait bien trop belle pour être vraie. Pour être certaine que ce soit le cas, j’éloignais ma bouche de la sienne, le souffle légèrement court. J’ouvrais les yeux pour regarder les siens tout aussi lavandes, y cherchant la certitude dont j’avais besoin. Ce n'était pas de mots dont j'avais besoin mais simplement de lire dans ses yeux qu'il brûlait tout autant que moi pour lui. Et, trouvant des flammes dans ses yeux, ma bouche retrouva sa sienne, cette fois avec bien moins de douceur et plus de voracité. Au fond de moi je savais que je jouais à jeu dangereux et que je risquais de le regretter par la suite. Orys avançait vers moi, pour mieux fuir ensuite et me faire souffrir sans même s’en apercevoir. Ce n’était pas bien. Ce n’était pas saint, j’en avais conscience. Simplement, j’en avais assez d’être raisonnable et je prenais le risque. Parce qu’il s’agissait d’Orys, le premier homme dont j’étais tombée amoureuse, celui pour qui je vendrais mon âme, celui avec lequel j’étais en train de damner en cet instant même. Je ne pouvais pas retenir tout ce désir qu’il m’avait toujours inspiré.

Je voulais continuer à gouter à ses lèvres, sentir le gout de sa peau sous ma langue, dessiner chacune de ses courbes avec mes doigts, et partager avec lui cette passion qui me dévorait en unissant nos corps. Je ne pouvais pas être raisonnable avec lui, c’était tout simplement impossible. Je devais reculer et m’éloigner de lui, mais il était déjà trop tard pour moi. J’avais réduit toute distance entre nous, alors que je l’embrassais avec toute cette passion qu’il m’inspirait, ne m’arrêtant que quelques secondes pour reprendre mon souffle avant d’y revenir tout aussi vite. L’une de mes mains s'était égarée bien plus bas jusqu’à trouver sa taille et se glisser sous sa chemise. Je voulais sentir sa peau contre ma paume et pouvoir la caresser. Mes doigts continuaient de se perdre dans ses cheveux, accentuant quelque chose notre baiser en exerçant une légère pression sur sa nuque.
J'étais en train de brûler vive. Et que les Sept et les anciens Dieux valyriens puissent me pardonner de me noyer dans cette tentation qu'avait toujours été Orys pour moi.





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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Sam 29 Aoû - 18:20

Elle hésitait. Je ne la connaissais que trop pour ne pas m'en rendre compte. Elle écoutait mes idées, savait comment agir au mieux... Seulement elle redoutait ce qui allait se produire. J'aurais pu la rassurer, mais je n'en fis rien. Qu'aurais-je pu lui dire ? J'avais connu un certain nombre d'affrontements à plus petite échelle, sur terre ou en mer. La vie était si éphémère sur un champ de bataille... Ne restait qu'un instinct rudement acquis par les entraînements. Et puis... L'odeur du sang, ces cris enragés ou terrifiés, le chaos le plus total dont naissait parfois quelques élans de camaraderie... Qui pouvaient s'éteindre aussi brusquement. J'avais un bon avant-goût des conséquences de cette guerre, contrairement à elle. Et rien ne pouvait la préparer à ce qui allait venir. D'autant qu'elle devrait l'affronter seule, juchée sur Meraxès, à prendre de la hauteur tandis que le fardeau de toutes ces existences menaçaient de l'écraser. Je ne savais si cela était mieux... Ou pire. J'hochai lentement la tête, le regard dans le vide.



J'avais gardé le silence, en entendant ces quelques mots faire écho à ma propre peine. Je ne me sentais pas encore capable de parler d'Aegon et Visenya, sans que leur absence ne me tiraille, que cette douleur fantôme ne se mue à nouveau en rage destructrice. J'avais déjà ressenti pareil sentiment, à la mort de mon père. J'avais exterminé les pirates de Lys venus en nos mers des semaines durant pour le faire taire, en vain. Je savais pourtant que ce jour arriverait, alors même qu'il m'avait arraché aux bras inertes de ma mère. Jamais je n'aurais pu me préparer à l'assassinat de mes ainés. Aegon m'avait toujours paru invincible... Mon frère, mon meilleur ami. Et Visenya, ce miroir... Je secouai la tête pour me chasser ces idées noires. Je les avais tous perdus, sauf Rhaenys. Si le parjure lui avait tendu une embuscade dans la Baie de la Néra... Je ne supporterais pas de la perdre, pas maintenant. Jamais.
Et pourtant, j'avais déjà rendu les armes. Je la laissais partir devant, courir peut-être à une mort certaine. Je ne pouvais pas me résoudre à accepter cette pensée, ce venin dans mon esprit : C'était peut-être la dernière fois que je la verrais. Le temps filait entre mes doigts, m'échappait totalement.

Alors je ne pouvais pas décemment la laisser s'éloigner, partir encore sur une note négative, à croire qu'une autre pourrait un jour importer plus qu'elle.

- Non c'est vrai. Aucun servant ou garde, seulement mon meilleur ami et frère. Rhaenys, je me fiche pertinemment avec qui tu couches, même si cet homme peut me détester, tant qu'il te rend heureuse. Sache-le.


J'avais parlé d'une voix neutre, dépourvue de colère. Son argumentaire tombait à l'eau. Elle ne s'était pas privée pour moi, sans se rendre compte un seul instant de la position inconfortable qu'elle m'avait laissé. Ca ne les avait pas empêché de poursuivre, alors il était inutile qu'elle me parle du sacrifice qu'elle aurait pu consentir vis-à-vis de ses amants. J'avais largement fait ma part, pour qu'elle puisse vivre heureuse, épanouie. Je ne lui avais jamais rien demandé. Si elle voulait dicter ma vie, elle s'y prenait un peu tard.

- Si tu veux que je les renvoies toutes, il te suffirait de me garder près de toi.

Pas m'envoyer aux Eyriés, auprès de la belle Sharra, ou que sais-je ailleurs... Loin d'elle, alors que j'avais plus que jamais besoin d'elle. Ce n'était pas du chantage, je le pensais vraiment... Mais il n'était pas question de faire encore dans la demi-mesure. C'était tout ou rien.

Et ce fut tout.

Je la sentis répondre à mon étreinte, mon baiser. Le contact de ses doigts dans ma chevelure électrisait mes sens, m'incitait à poursuivre mon geste jusqu'à ce qu'elle y mette fin. Je croisai son regard lavande, guettant une lueur qui me mettrait sur la voie. J'étais certain de ce que je voulais, ce que je désirais, mais je n'oubliais pas qu'elle m'avait repoussé pas plus tard qu'hier. Je m'étais montré bien trop empressé, avide... Comme elle le fit à l'instant, en retrouvant mes lèvres. Je sentais une douce chaleur m'envahir, une acceptation qui éclatait comme une note de soulagement dans tout cet océan d'incertitude. Je lui rendis avec la même fougue, la même passion dévorante. Je verrouillai mon bras autour de sa taille pour maintenir cette proximité si longtemps désirée. J'avançai doucement vers l'intérieur de ses appartements sans la lâcher. J'interrompis nos baisers fiévreux, n'y tenant plus. Mes mains descendirent dans des caresses appuyées, jusqu'à ce que j'attrape ses cuisses pour les plaquer contre moi et la porter jusqu'au lit. Je l'allongeai, la faisant passer à l'horizontale. Mon regard croisa à nouveau le sien, l'espace d'une seconde. Je me sentais empressé, rendu impatient par le poids d'années d'attente. Mais ce n'était pas n'importe qui : C'était Rhaenys. Et elle m'importait plus que tout. Je remontai une main vers sa chevelure d'argent, la caressant avec une douceur renouvelée. L'autre restait à ses cuisses, remontant doucement le tissu. Mes lèvres vinrent à nouveau à la rencontre des siennes, brièvement, avant de descendre à son cou. J'explorai son corps avec une douce langueur, goûtant à cette chaleur si longtemps convoitée, et surtout si précieuse.
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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Lun 7 Sep - 22:59


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La réponse d’Orys eut le don de me mettre un peu plus en colère. Est-ce là du ressentiment de sa part ? M’en voulait-il d’avoir eu une relation si proche avec Aegon ? Est-ce qu’il voulait me dire ? Oui Aegon avait été mon amant mais je n’étais pas allée le trouver. Cela était simplement arrivé, sans que je le prédestine vraiment. Je n’avais pas imaginé une seule fois que cela puisse déranger Orys. Et puis, il oubliait quelque chose. Aegon n’était pas seulement son meilleur ami et son frère. Il était aussi les miens depuis toujours. Non mon cadet de quelques semaines ne pouvait pas me reprocher la proximité que j’avais partagé avec notre aîné. N’avait-il pas été très proche de Visenya également? Je ne lui avais reproché qu’il puisse la préférer à moi, jamais. Il n’avait pas le droit de le faire à mon égard, surtout qu’il avait toujours été mon préféré. J’avais passé des années à attendre patiemment qu’il brise cette distance qu’il nous imposait, mais il ne l’avait jamais fait. Ce n’était pas moi qui m’étais tenue loin de lui. C’était lui qui m’avait tenu de lui. Et toi tu avais Visenya ! Je n’ai jamais été dérangée par cela et tu n’as pas le droit de l’être. Et moi je m’en fiche pas Orys. Je ne pourrais jamais être intime avec quelqu’un se montrant irrespectueux avec toi. Tu es aussi mon frère Orys. Je t’ai toujours défendu et je le ferais toujours. Lui rappelais-je un peu plus sèchement que je ne l’aurais voulu. Je détestais ce qu’il sous-entendait. J’avais toujours pris très à cœur ses intérêts et je le ferais toujours. Même contre tout Westeros, je le défendrais encore. Il était mon frère et c’était de mon devoir de le protéger. Père me l’avait demandé et je n’avais jamais failli à cette promesse que je lui avais faite, et cela même s’il n’était plus parmi nous depuis des années. Si je m’étais liée au début avec mon Valonqar pour faire plaisir à mon père, quelques mois avaient suffi pour que je le fasse non plus par obligation mais par envie. Et les années avaient transformé cet envie par de l’amour, l’amour d’une sœur pour son frère oui, mais aussi l’amour d’une femme pour un homme. Et si Orys m’avait toujours rendu le premier, cela n’avait jamais été le cas avec le second. Je m’étais faite une raison. Pour autant, je restais sa sœur, une sœur ne supportant pas qu’on puisse, ne serait-ce que regarder de haut son frère.

Je restais coite lorsqu’il me déclara que si je voulais qu’il renvoie toute ses amantes, je devais le garder près de moi. Se rendait-il un peu compte de ce qu’il me répondait, de ce que cela pouvait signifier ? Je ne savais guère quoi en penser. Il me parlait des Eyriés oui, mais n’est-ce question que de cela ? J’eus la réponse à ma question sans même avoir besoin de la formuler. Orys venait de démolir toutes les murs qui s’étaient construits entre nous toutes ses années, en prenant mon visage entre ses mains pour venir sceller nos lèvres. Tout disparu autour de moi. Plus rien ne compter que sa bouche qui chevauchait la même avec douceur et amour, un amour qu’il me dévoilait, partageait enfin avec moi. Mes doigts s’étaient emmêlés dans ses cheveux plusieurs instants, avant que je ne m’éloigne légèrement pour ancrer mes yeux dans les siens, dans cette couleur que nous partagions et que j’aimais tant. J’avais eu besoin de lire dans ces prunelles que son âme s’embrasait autant que la sienne. Le feu de la passion nous rattrapa bien vite. J’avais tant attendu, oui tant attendu. Je voulais le goûter, sentir sa peau contre la mienne, lier nos corps, embrasser chaque parcelle de sa chair, et la dessiner de mes mains. J’étais avide de lui, de cette fougue qu’il me rendait. Je frissonnais quand son bras passa autour de ma taille, me laissant conduire dans cette chambre qui m’avait été attribuée. J’aimais le sentir possessif, et désireux de me garder à lui contre lui. Je frissonnais sous son regard aussi fiévreux que l’était le mien, et sous ses caresses. Je passais mes jambes autour de sa taille en dévorant son cou, soit en le mordillant, soit en y déposant une multitude de baisers. Rapidement Orys me fit glisser sur mon lit, juste en dessous de lui. Je le laissais lire dans mes yeux tout l’amour et la passion qu’il pouvait m’inspirer, tout le désir qu’il provoquait en moi. Je goutais une nouvelle fois avec avidité à ses lèvres, tirant sur les ficelles de sa chemise pour les défaire. Je soupirais et tremblais sous l’effet de sa bouche sur ma peau, de ses doigts dans mes cheveux et sur ma cuisse. Je me sentais oppressée par mon envie d’être sienne tout de suite, et mon désir de le découvrir complètement sous mes lèves et mes mains. Je me mouvais légèrement pour me redresser face à lui, mes jambes nouées autour de sa taille, et mes fesses reposant sur les siennes. Je saisis le bas de sa chemise et lui enleva, l’envoyant voler à travers la pièce. Je le maintenais légèrement loin de moi, mes mains posées sur son torse nu. Ma respiration était saccadée et mon souffle court. Je pris le temps de le regarder, de l’admirer, de dessiner avec mes doigts ses muscles, remontant le long de chacune des marques qui ornées sa chaire, rappels de tous ses combats qu’il avait déjà mené. Ma peau n’était pas immaculée non plus, mais mes cicatrices n’étaient pas dû à des batailles, simplement à une dragonne s’étant montrée trop maladroite ou têtue. Je n’étais jamais par tout ce qu’il avait enduré et je détestais l’idée de ne pas avoir pu l’aider, le protéger. Je résistais à l’envie de passer ma langue sur toutes les irrégularités de sa peau, tout comme celle de l’embrasser une nouvelle fois. Je ne le quittais pas des yeux, alors que mains vinrent dénouer les lacets de ma robe. Je voulais voir son regard se poser sur moi, y lire toute cette passion qu’il pouvait trouver dans le mien lorsqu’il se posait sur son corps. Je fis glisser avec lenteur le côté droit de ma robe le long de mon épaule, l’arrêtant juste au dessus de mon sein. J’en fis ensuite de même avec le second côté. Doucement je défie les derniers lacets se trouvant dans mon dos et qui retenaient encore le haut de ma tenue. Elle glissa jusqu’à ma taille, recouvrant un peu plus les mains d’Orys. Je soufflais d’impatience, et d’envie. Mon cœur battait fort dans ma poitrine, à la fois de désir mais aussi de peur. Et si je ne lui plaisais pas ? Et s’il me trouvait bien moins belle que ses amantes habituelles ? Je n’étais peut-être pas une femme repoussante, mais il y en avait des biens plus belles que moi. Visenya l’était sans aucun doute possible. Si Orys avait partagé sa couche il y avait de grandes chances qu’il soit déçu, c’était indéniable. Mes paumes s’étaient posées à plat sur le lit, attendant ses réactions.  Mon buste se soulevant rapidement au rythme de ma respiration et je me pinçais sans m’en rendre compte la lèvre inférieure. J’étais une amante sûre d’elle habituellement. Seulement, Orys n’était pas n’importe quel homme. Il était celui que j’avais toujours désiré et aimé. Les choses avaient bien plus d’importances. Le stress que j’avais ressenti la première fois que je m’étais dévêtue devant Aegon n’était rien comparé à celui qui m’envahissait actuellement. Par les sept et les anciens dieux de Valyria, le chevalier avait passé tellement d’années à me fuir, si bien que je n’étais plus certaine d’être réellement à la hauteur.  





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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Jeu 10 Sep - 1:56

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Dim 13 Sep - 16:42


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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Lun 21 Sep - 23:35

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Jeu 24 Sep - 0:11


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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Sam 3 Oct - 0:31

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MessageSujet: Re: L'ombre et le feu [Tour I - Terminé]   Mar 6 Oct - 22:46


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