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Tour 5 – Félonie à Noirmont - Année 1 - Mois 03 - Semaine 4
MessageSujet: Tour 5 – Félonie à Noirmont - Année 1 - Mois 03 - Semaine 4   Tour 5 – Félonie à Noirmont - Année 1 - Mois 03 - Semaine 4 EmptyDim 24 Fév - 11:21




  • Bloody Crown
Félonie à Noirmont



Ils savaient maintenant, depuis près de deux semaines qu’une armée marchait sur Noirmont. Ils s’étaient préparés, tant bien que mal, le moral en berne alors que tous se sentaient abandonnés par les Martell. Le lord de la ville ne s’était pas prié de leur faire savoir, tout comme de leur dire que jamais il ne quitterait les lieux, qu’il les défendrait avec ce qu’il avait. Des hommes peu entraînés, qui n’avaient parfois jamais vu la guerre, des miliciens peu enclins à vouloir se battre au nom d’un pays qui leur avait tout pris. Même les réserves s’étaient vidées, à chacun des passages de l’armée princière. Et pour quel résultat ? Ils avaient entendu parler d’une alliance avec des étrangers, venus d’au-delà des mers, refusant pour certains d’y croire. Après tout, s’ils pouvaient s’appuyer sur des hommes comme le Santagar qui, seul contre tous, continuer son travail de sape, sa guérilla contre ces maudits bieffois.

Mais ils étaient arrivés. Des dizaines de milliers de soldats, prêts à affronter les 2000 miliciens de la ville. Venus des maisons Tyrell, Vouyvère, Chantecoq, Varnier ou encore Tarly et rejoints par les Merryweather puis les Mullendore pour un total de 15 000 hommes venus des plus grandes familles du Bief. L’armée de lord Hightower, forte de sa victoire sur les forces dorniennes, avait donc commencé un siège dont l’issue serait fatale, à n’en pas douter, quand bien même lord Noirmont clamait le contraire.

Coté dornien, les archers avaient pris leur poste, bien décidés à ne gaspiller aucune flèche. Coté bieffois, l’avant-garde s’organisait, tout comme le ravitaillement. Tous semblaient bien décidés à tenir le plus longtemps possible et de l’emporter à l’usure. Par fierté pour les dorniens, qui refusaient de céder devant les ennemis de toujours. Par amour-propre pour les bieffois, qui refusaient maintenant de perdre alors que la partie était presque gagnée tant les forces semblaient disproportionnées, quand bien même les murs de Noirmont semblaient pour le moins infranchissables.

Et les jours s’étaient écoulés, à la fois si semblables et si différents. De maigres tentatives d’attaque avaient été faites, sans réelle conviction, probablement plus pour gaspiller les munitions des dorniens et mettre leurs nerfs à rude épreuve. Et la plupart des forces en présence s’attendaient à un siège de longue haleine.

Mais c’était sans compter sur les événements qui allaient précipiter une mort déjà annoncée.

Le bieffois avait attendu, réfléchissant à la meilleure stratégie à adopter pour perdre le moins de temps possible et continuer la guerre. Et, lorsque la nuit était tombée, la solution s’était présentée d’elle-même. Des soldats s’étaient présentés au Hightower, arguant que les portes étaient prêtes à s’ouvrir, que des hommes, à l’intérieur, avaient décidé d’en finir pour de bon et de laisser les Bieffois s’introduire dans la cité. Il ne lui avait fallu que peu de temps pour vérifier l’information. Et pour décider de la marche à suivre.

Quelques heures à peine après le coucher du soleil, ordre avait été donné à l’armée entière de charger. C’est comme si la terre s’était mise à trembler alors que l’ensemble des hommes se dirigeaient vers les portes encore closes. Et puis, ce fut le silence. Comme si le temps était suspendu. Comme s’il ne suffisait que d’une étincelle pour que tout explose. Les miliciens de garde, juchés sur les remparts, fixaient sans bien comprendre ce mouvement de troupes.

Et doucement mais sûrement, la porte s’ouvrit. Sur un vieillard au regard fier, qui toisa un instant les hommes arrêtés à plusieurs mètres de là à peine. Le choix avait été difficile, déchirant même. Mais ils avaient fini par préférer leur survie, si tant est qu’elle soit possible, à cette agonie programmée. Si la Princesse les avait abandonnés, il étaient hors de question que leurs fils continuent de mourir pour elle. Alors, les rares habitants qui étaient encore restés, refusant de se retrouver à errer sur les routes de Dorne sans but et de perdre tous leurs biens, s’étaient concertés. Ils avaient maîtrisé les hommes gardant les portes et avaient choisi de trahir leur principauté. Le vieillard soupira, les yeux soudainement brillants de larmes avant de se reculer dans l’ombre. Pour les laisser rentrer.

Comment dire que les quelques 2000 dorniens ne purent rien faire contre les 15000 bieffois. Qu’il ne fallut que peu de temps à Manfred Hightower pour poser le pied devant les portes du château avec une mine qui se voulait impassible. Mais, pour qui le connaissait bien, on pouvait deviner une certaine fierté. Les cadavres des dorniens qui avaient résisté avaient été repoussés contre les murs, pour laisser la place au reste des troupes bieffoises qui envahissaient les rues une par une, avec efficacité, précision et sans rencontrer trop de résistance. Ils avaient réussi à surprendre la défense dornienne et à l'écraser sous le nombre de leur infanterie lourde. La totalité des hommes, qui avaient donné leur vie pour défendre une cause perdue, fut massacrée, tandis que les bieffois n'avaient à compter que des pertes légères, rien qui ne pourrait les empêcher de reprendre rapidement le combat.

Lord Noirmont finit par sortir, alors que le soleil commençait à poindre à l’horizon. Il s’arrêta, fixant le bieffois avec une haine palpable. S’il avait fait nombre de reproches à la Princesse, il n’aurait jamais pensé en arriver là. Perdre sa ville était pire que tout. Il plissa des yeux, crachant en direction de lord Hightower avant de lui tourner le dos. Quand bien même il refusait de l’admettre, tout ce pour quoi il s'était battu sa vie durant venait de s'effondrer. Mais il gardait la tête haute, hors de question de ployer le genou devant le bieffois.

De toute façon, il n'en eut pas le temps. A peine avait-il fait demi-tour qu'il senti une lame s'enfoncer dans son dos et sa vie s'échapper. Manfred Hightower venait de se servir de son épée en acier valyrien sans la moindre hésitation. Il fixa un instant le corps écroulé à ses pieds et assista à la rapide agonie de Lord Noirmont sans la moindre once de remords, avant de se pencher vers lui pour essuyer doucement le fil de sa lame sur sa cape. Avant de demander à ce que la ville soit incendiée. L'ordre fut suivi, un peu trop bien même, à se demander s'ils n'avaient pas été par les habitants qui refusaient de voir quoi que ce soit tomber entre les mains des bieffois. Car le butin fut particulièrement maigre, tout avait brûlé bien trop rapidement.

La ville était tombée et son Lord également.


Points du Bief
+5pts Victoire mineure
+5pts Objectif rempli
+5pts Ville mineure

Points de Dorne
-5pts Victoire mineure
-5pts Objectif rempli
-5pts Ville mineure
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