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Tour 5 – Les Ours meurent comme les Loups - Année 1 - Mois 01 - Semaine 2
MessageSujet: Tour 5 – Les Ours meurent comme les Loups - Année 1 - Mois 01 - Semaine 2   Tour 5 – Les Ours meurent comme les Loups - Année 1 - Mois 01 - Semaine 2 EmptyDim 24 Fév - 10:13




  • Bloody Crown
Les Ours meurent comme les Loups



Seconde Bataille de la seconde campagne du Nord, impliquant une flotte de raid Fer-née contre des milices Nordiennes.

L’Île aux Ours est une contrée froide et inhospitalière, dont les forêts de pins restent le plus souvent figées dans un manteau de neige presque permanent. Les conditions étaient très rudes, en ce début d’hiver. Les assiégeants fer-nés avaient du mal à trouver leur subsistance alors que le blizzard empêchait toute navigation concertée et efficace. Les pillards s’emmitoufflaient autant que possible dans leurs manteaux de fourrures, gelant sur place… Il fallait donc mettre un terme au siège, et vite. Dans le principal bourg fortifié de l’île, Nesrin Mormont avait le même problème. Les réserves de vivres n’étaient pas au beau fixe. Et la quasi-totalité des hommes de l’île était partie vers le sud avec Lord Liam, qui menait la division nordienne du septentrion. Le statu quo était clairement visible ; les fer-nés étaient nombreux mais pauvrement équipés, car marins, mais les nordiens avaient de nombreux civils dans leurs rangs, les rares hommes disponibles étaient souvent vieux, estropiés ou trop jeunes. Quelques femmes avaient l’expérience de la milice, compte tenu des fréquents raids sauvageons… Et surtout, l’envahisseur était à quatre contre un.


Un soir, alors que la tempête de neige continuait de faire rage, les nordiens subirent la défection d’une femme de la bourgade, Livy, femme du forgeron, qui voulait acheter aux fer-nés l’assurance de sa survie et celle de ses fils. Lord Merlyn remercia la traîtresse en l’attachant dans le fond de sa tempe pour plus tard, tandis que ses hommes quittaient leurs abris et leurs braseros pour se préparer à un assaut brutal et sans pitié, alors que les nordiens se réchauffaient comme ils pouvaient autour de leurs feux de cheminée. Les fer-nés se rassemblèrent sous le couvert des arbres, la seule lumière guidant leur chemin étant celle de quelques brasiers entretenus par les sentinelles nordiennes à intervalles réguliers, dans le but d’essayer d’apercevoir quelque chose au travers des bourrasques de neige qui continuait de tomber dru. Se faufilant jusqu’à la poterne indiquée par Livy, les fer-nés réduisirent au silence un groupe de trois patrouilleurs nordiens avec quelques archers, dont les tirs se perdirent certes pour certains, mais les éléments étaient si défavorables que personne dans le bourg ne pouvait apercevoir les quelques flèches perdues. Une fois la poterne ouverte… L’armée se jeta en avant, hurlant de terribles cris de guerre et hululements aigus destinés à effrayer l’ennemi. Les premiers miliciens nordiens furent prestement égorgés…


Mais c’était sans compter la réaction expresse de Lady Nesrin Mormont, qui fit sonner partout l’alarme et rassembla ses hommes sur toutes les lignes de défense secondaires qu’elle avait fait établir ; on se tua bientôt à la hache, à l’épée et à la lance dans les barricades et rangées d’épieux qui séparaient le castel central de la ville basse, tandis que de petits groupes de nordiens et de nordiennes se battaient bec et ongles. Smorn le Cinglé continua d’agrandir sa collection d’oreilles entamée à Pouce-Flint et Oyster, mais bien vite la vigueur de l’assaut fer-né s’essoufla sur les défenses nordiennes mais pas seulement, les maisons étaient systématiquement pillées, les femmes et les filles violées, les garçons pendues à la porte de la demeure qu’ils défendaient. Le massacre atteignait son apogée et partout, des francs-tireurs du Nord s’embusquaient pour harasser l’avance ennemie de traits tirés depuis les toits. Les fer-nés étaient particulièrement brutaux avec ceux qu’ils prenaient à ainsi les prendre en embuscade… Une grande clameur s’éleva du bain de sang dans la bourgade ensevelie sous le sang, les corps et la neige, alors qu’une épaisse fumée s’échappait du Castel et que des flammes en léchaient les murs ; des groupes de guerriers avaient réussi à passer les défenses !


Nesrin Mormont n’avait pas dit son dernier mot. Condamnée à voir son peuple massacrée et à mourir sous les assauts de nombre de fer-nés qui la violeraient sans relâche, la maîtresse des lieux ne s’était fait dès le début aucune illusion sur l’issue des combats. Alors que miliciens et paysans combattaient avec tout ce qu’ils avaient pour repousser les fer-nés, la dame de l’île aux Ours avait fait incendier les greniers du Castel, et le Castel lui-même ! Si l’ennemi prenait la ville, il serait condamné à hiverner sans vivres et sans toi un peu chaud sur la tête… Ivres de vengeance, les fer-nés continuèrent de se livrer au pire des bains de sang. Des centaines d’entre eux tombèrent au moment d’assaillir la deuxième ceinture de fortifications ; les échelles et grappins rompus allèrent blesser les hommes en tombant sur les défenses et épieux renforçant le fortin de bois. Les défenseurs ne se laissèrent pas faire et les survivants de la ville basse, armés de bric et de broc, luttèrent des heures durant, pied à pied… La population fut saignée à blanc, les corps des défenseurs repoussés à l’intérieur de l’enceinte tandis que ceux des assaillants étaient inéluctablement balancés de l’autre côté. Décidant d’en finir, Lord Merlyn lança toutes ses forces dans la bataille alors que des archers continuaient de tirer sur ses hommes qui se rassemblaient dans les venelles enneigées du patelin. Certains fer-nés durent être battus et certains capitaines durent même procéder à des exécutions sommaires pour rassembler les pillards, qui compensaient des mois de navigation et de vaches maigres, de durs combats, par la mise en sac en règle du bourg. Reformés, les fer-nés avaient déjà perdu des centaines des leurs, et la population nordienne avait elle aussi fondu sous les assauts qui se répétaient depuis des heures…


La violence d’une nouvelle attaque sur la deuxième ceinture de fortifications était incroyable, et l’on s’étripa deux nouvelles heures dans une demie-pénombre qui n’ajoutait qu’à l’horreur des combats, uniquement éclairés par la lueur des incendies. Les fer-nés finirent par prendre pied, dispersant à coups de hache les gamins et les jeunes femmes qui défendaient encore le fortin. On se pressa à l’intérieur pour passer par l’épée les derniers défenseurs exténués. Les pillages reprirent de plus belle, les viols aussi. On passa sur les survivants de l’Île aux Ours toute la hargne des pertes subies, et des vivres envolés dans les incendies volontaires. Des jeunes filles furent mutilées, mais ça n’enlevait rien à la répétition de leurs indicibles supplices. La victoire acquise, la bannière Hoare et Merlyn flottant sur les cendres du bourg, une question demeurait ; où était Dame Mormont ? Ce n’est qu’au lever du jour que les pillards eurent la réponse ; des colonnes de fumée noire étaient visibles sur la côte sud de l’île, par-delà les forêts…


Incapable de rassembler la totalité des troupes restantes, Merlyn écumant de rage reprit la route du rivage avec quelques centaines de ses hommes, inquiets pour leur flotte qui avait été tirée sur la plage, et amarrée à quelques dizaines de mètres du rivage pour se protéger des éléments, ce que permettaient les légers boutres de la Flotte de Fer. Lorsqu’ils arrivèrent, ils ne purent constater que le pire ; Nesrin Mormont avait pris la tête des seuls soldats expérimentés que comptait l’Île pour sa défense, et ce petit commando avait durement ferraillé avec les quelques gardes des navires, deux par boutre, pendant que l’armée assaillait le bourg. La nordienne avait gagné son pari, elle avait tout sacrifié ; même si la bataille avait été gagnée, il ne restait plus de vivres et nulle part où se cacher. Les navires fer-nés avaient été passés à la torche, et Merlyn croisa même le cadavre de Livy, la traîtresse qui leur avait ouvert les portes, pendue au mât d’un navire à moitié brûlé.


Les fer-nés firent s’abattre leur vengeance sur les survivants nordiens, qui vendirent chèrement leur vie, dos-à-dos, au milieu de leur dame. Nesrin Mormont ne fut pas prise comme femme-sel comme tant de femmes cette nuit-là. Elle fut traînée par Lord Merlyn en personne, baignant dans son sang, jusqu’à la grêve et noyée dans les flots, en offrande au Dieu Noyé. Les fer-nés étaient vainqueurs, mais avaient perdu leurs navires, n’avaient pas de réserves de vivres, et avaient perdu la plus large part des marins de la flotille.


Ils étaient piégés sur l’Île aux Ours.



Points de puissance des Nordiens
-5pts défaite mineure
+5pts objectif rempli ; priver l’ennemi de tout outil stratégique.

Points de puissance des fer-nés
+5pts victoire mineure
+5pts objectif rempli
-5pts victoire à la Pyrrhus
+2pts prise de l’île
Le Cyvosse
Le Cyvosse
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