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Tour 4 – La Bataille de Buron, Jour 1 - Année 0 - Mois 12 - Semaine 4
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  • Bloody Crown
La Bataille de Buron



Cinquième Bataille de la campagne du Conflans, entre les riverains et fer-nés de Myria Hoare et les nordo-peyredragoniens de l’Empereur Torrhen Braenaryon

Cela faisait bientôt dix ans que le feu de la vengeance couvait entre Winterfell et Harrenhal. Harren le Noir s’était cassé les dents des années plus tôt contre les défenses Stark, et cette tâche sur son parcours demandait à être corrigée, tandis que le Roi-Loup n’avait jamais pardonné au Sire du Sel et du Roc sa félonie et ses ambitions. Les deux étaient considérés par beaucoup de leurs contemporains comme de terribles généraux ; ils n’avaient jamais été personnellement vaincus. Harren avait gagné des guerres contre plusieurs royaumes, avait augmenté de moitié la taille de son royaume. Torrhen n’avait jamais reculé sur le champ de bataille, même contre des forces terriblement supérieures. Depuis des mois, les deux se tournaient autour. Le Noir avait attaqué le Nord dans le dos alors que celui-ci se défendait contre les sauvageons, liquidant la flotte Stark mais échouant à forcer la route du Nord par Moat Cailin. Enfin décidé à se venger, le dos au mur, le Seigneur de Winterfell fit alliance avec tous ceux qui partageaient sa volonté ; il épousa le Dragon, finança l’Orage, libéra le Conflans. Il vainquit à Paege, libéra une partie des territoires ennemis. Harren le Noir, lui, fut forcé un temps de composer avec les ambitions déplacées de son héritier, qui paya de sa vie sa félonie, assassiné par les troupes que le jeune fol avait tenté de lever contre son père.

Harren le Noir voyait alors son grand royaume glisser rapidement entre les mains de ses ennemis. Lorsqu’il en eut fini de la rébellion de son propre Sang, ses espions lui apprirent que l’Usurpatrice, Rhaenys Braenaryon, marchait sur l’Orage pour soutenir ce royaume affaiblit. Elle emportait des renforts. Les Jumeaux enlevés et Salvemer menaçait, Torrhen Braenaryon s’était privé d’autres troupes. C’était le moment où jamais de frapper. Il rassembla son armée la plus loyale, largement composée de fer-nés. Il emmena avec lui ces hommes vers l’Ouest, dans le but de franchir la Ruffurque au sud de Vivesaigues. Pendant ce temps, l’armée dévoyée par son fils et récupérée par sa belle-fille toujours loyale, la Princesse Myria Hoare, marcherait vers le nord de la capitale des traîtres Tully. Les deux armées, une fois le fleuve passé, engloutiront sous leur nombre l’armée impériale de deux directions différentes.

Mais ce plan connut deux écueils. Le premier fut le temps ; les orages d’automne étaient terribles et les cours d’eau sortirent de leur lit, en plus de détremper les chemins empruntés par les armées. Mais plus encore, c’était que l’Empereur n’était pas un débutant. Ayant placé de petites unités en avant-garde le long du fleuve et sur les routes entre Vivesaigues, Haye-Pierre et Noblecoeur, Torrhen fut rapidement mis au courant des mouvements d’une armée d’environ 26 000 hommes, qui fut identifiée par ses éclaireurs comme l’armée du Prince Joren Hoare. Torrhen ne savait pas encore que le Prince était mort, sa rebéllion terminée. Il estimait que Joren chercherait une victoire rapide pour asseoir sa position, peut-être la reconquête de Haye-Pierre. Les dernières nouvelles du corps d’armée du Noir le laissaient à des milles et des milles en arrière, par-delà les collines de La Glandée. L’Empereur fit donc battre la générale ; des centaines de tambours tonnaient le rassemblement d’une armée de 35 000 hommes environ, Peyredragoniens, Nordiens et volontaires Impériaux. Pire encore pour ses ennemis, l’Empereur avait acquis la certitude de la direction prise par ces troupes, sans que celles-ci ne parviennent à s’informer efficacement de ses propres mouvements.

L’armée de Joren Hoare s’avançait vers son destin au travers du brouillard et d’une bruine de plus en plus glacée.

Mais Harren était un stratège prévoyant. Lui réussit à apprendre le départ de l’Empereur à temps. Ses éclaireurs et espions étaient nombreux. Et en décidant la marche forcée, le Grand Roi du Sel et du Roc décida alors de s’épargner la traversée d’un fleuve en crue ; l’ennemi s’avançait de lui-même. Une course contre la montre mortelle s’engageait, et des milliers d’hommes allaient mourir.

Au petit matin, deux jours avant la fin de l’année, la bruine se transforma en flocons épars, et le gel durcit la terre sous l’étreinte d’une rosée blanchie sous l’effet du froid. Alors que l’armée de Myria Hoare avance dans la vallée de Buron en direction de la Ruffurque, une clameur portée par trente mille voix s’éleva depuis les bois des Epeules.

L’armée impériale passait à l’attaque.


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Plan de Bataille de l’Empire

L’Empereur a l’avantage, et il le sait, d’avoir pu prendre l’armée de Joren Hoare par surprise. Ses divisions nordiennes profitent du brouillard matinal pour avancer à la lisière des collines boisées qui ont servi de lieu de rassemblement. L’armée nordienne sera le marteau dans ce plan, et les peyredragoniens de Baal Forel seront l’enclume. Les nordiens disposeront de leur Réserve de Cavalerie à l’extrême gauche du champ de bataille ; Lord Karstark doit balayer la plaine pour encercler l’ennemi tandis qu’à son côté, les trois divisions d’élite de Bolton, Reed et Cassel avanceront en glissant vers l’extrêmité sud du champ de bataille ; le but sera de tirailler l’ennemi puis de le percuter violemment avec l’infanterie lourde nordienne, qui combinée à la cavalerie devrait faire plier l’ennemi ! Le glissement se faisant à découvert, l’Empereur, avec sa Garde Demalion, soutiendra alors l’avancée nordienne. Sur le front, deux divisions de réserve nordienne tiendront le flanc de l’offensive tout en accablant de tirs toute vélléité de regroupement ennemi. Ce centre sera musclé par l’infanterie de Peyredragon de Baal Forel. Celle-ci adoptera un déploiement classique pour l’armée du Dragon ; une énorme masse d’infanterie aux flancs protégés par la Garde Régine et par la cavalerie, tandis que l’avant-garde sera constituée d’une gigantesque batterie de tireurs. Les Peyredragoniens doivent avancer droit devant pour éreinter tout ce qui se déploiera en face. L’ennemi, affaibli, sera alors sujet à une attaque générale. Un risque enfin, est pris pour le double-enveloppement. Orys Baratheon, Prince de Peyredragon, profitera de l’audace de la cavalerie de l’Impératrice pour longer le cours d’eau , culbuter les troupes ennemies qui prendraient place dans le verger et se rabattre sur l’arrière des troupes ennemies qui se déploieraient dans la plaine. Baratheon n’a que peu de possibilités de manœuvres ; s’il ne passe pas sa cavalerie sera rapidement en difficulté.

Le plan de l’Empereur est donc un double enveloppement avec avancée centrale ; il compte bien mettre en déroute l’ennemi en lui infligeant le plus de pertes possibles. Une dernière fois, Torrhen Braenaryon chevauche le long des premiers rangs de ses divisions, poing levé, clamant venue l’heure de la vengeance et de la victoire.

Le moral de l’armée impériale, invaincue plus les bonus nationaux, donne un moral optimal et pour certaines unités inébranlable.

Plan de Bataille du Sel et du Roc

C’est la panique au sein de l’armée riveraine ! L’ennemi est partout alors que l’armée est encore en colonne de marche ! Les cors ennemis retentissent de partout et le brouillard qui commence à se lever dévoile des étendards de dizaines de nobles de Peyredragon, de la Néra, du Nord. La panique se répand dans les rangs ! Lord Bracken, commandant l’essentiel de l’armée, décide de lancer une charge avec l’essentiel de sa cavalerie pour donner du temps à l’armée pour se déployer. Celle-ci devra s’arc-bouter sur la plaine et le village avec son verger, tandis que les fer-nés essaieront de progresser vers le flanc gauche et les collines boisées. Le plan hâtivement construit marche mal ; 25 000 hommes en colonne, encerclés et paniqués, répondent mal aux ordres ! La cavalerie ne rétrograde pas pour encadrer la princesse et l’infanterie, gourde, essaie tant bien que mal de former une ligne. Certains capitaines riverains soufflent que les fer-nés cherchent avant-tout à se mettre à l’abri, ce qui pèse plus encore sur leur moral !

Myria Hoare fait un discours enflammé aux piétons du Conflans. Discours qui raffermit leur volonté, mais celle-ci reste chancelante du fait des circonstances ; les loups sont venus pour eux ! Ils peinent à se déployer et à former des unités. L’objectif reste malgré tout de tenir ; missive a été envoyée à Harren Hoare. L’armée doit tenir sa position le temps que le Grand Roi puisse intervenir sur le champ de bataille. Et s’il ne vient pas ? S’il est trop loin ? La princesse et Lord Salfalaise réfléchissent aussi à sauver leur vie, pendant que Lord Bracken envoie ses propres ordres tout azimut pour tenter de retarder l’ennemi !

Premier Tour ; Les Mâchoires du Loup.


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Bracken rameute la totalité de la cavalerie du Conflans à sa suite. C’est l’élite de l’armée ; chevaliers, seigneurs et francs-coureurs à n’avoir rejoint ni les Tully, ni Harren Hoare. Ils sont des parias dans leur propre pays, beaucoup ont même déjà perdu leurs domaines du fait de l’avance impériale. Certains, de plus en plus, pensaient même à plier bagage et à rejoindre la bannière Tully, à en finir une fois pour toutes avec Harrenhal. Trop tard. L’Empire attaque et Bracken, malgré son âge, pique des deux en chargeant droit devant. Il faut dégager l’armée, et vite. Plus de 4 000 cavaliers chargent à tout rompre. Mais la formation de départ, longue et étirée, désorganise complètement l’attaque qui se fait par échelons, sergents, chevaliers, nobles et éclaireurs mêlés dans un tonnerre de sabots ; la plus grande charge de cavalerie qu’a connu Westeros depuis des décennies. Bracken charge à fond et une immense clameur s’échappe de la cohue. On y crie peu « Harren » ou « Harrenhal », mais qu’importe ; la cavalerie s’élance. La division de Réserve de Lord Ryswell tient sa position. Protégés d’un rang de hallebardiers, archers et arbalétriers nordiens épaulent ou bandent leurs armes. On attend le dernier moment, et on décoche. Des dizaines de cavaliers sont abattus, mais la charge n’est pas arrêtée et c’est le choc. Ryswell n’a que des conscrits, les divisions d’élite sont sur le flanc avec l’Empereur. Mais il tient sa position. Contre-charge. Des centaines de lanciers des Rus tombent devant la charge. Et Stout charge de flanc avec la seconde division de réservistes ; l’hécatombe dégénère en bain de sang. Les cavaliers du Conflans, piétinant les blessés et forçant à coups de ruades et d’épée les rangs du Nord, sont maintenant pris de flanc par les tirs et par l’infanterie lourde de Stout. Le combat vire à la boucherie. Mais le pire reste à venir ; la charge atteint bientôt la zone de l’armée de Peyredragon, formée en bloc compact par le général Baal Forel. Conjugués aux nordiens, les tireurs de Peyredragon forment un ensemble de plus de 7 000 archers et arbalétriers qui tirent en batterie ou en tirs tendus, massacrant les fiers destriers sous une grêle de tir. Les chevaliers sont abattus à cette courte distance par des milliers de carreaux qui percent aisément mailles et gorgerins. La noblesse du Conflans charge et meurt dans un torrent de violence et sous une tempête de traits. Quantité de corps et de chevaux tombent percés de toutes parts. Mais la charge continue.


L’élite du Conflans percute les premiers rangs de Peyredragon dont les tireurs paniqués refluent en désordre. Malgré déjà plus de deux mille pertes, les cavaliers de Lord Bracken donnent tout ce qu’ils ont. Plusieurs seigneurs parviennent à embrocher de leurs lances lourdes plusieurs archers et arbalétriers donc les corps, désarticulés par le choc, sont mis en pièces par les esquilles de bois. La batterie de tireurs est un troupeau de moutons que les hauts seigneurs du pays massacrent tels des bêtes fauves, tailladant et perforant de droite et de gauche.Sitôt les fuyards mis en désordre et forcés de retraverser les rangs, c’est au tour des hommes d’armes de Claquepince, de Lamarck et de Peyredragon de se faire étriller. Cramponnés à leur lance, à leur épée ou à leur masse, ces levées de conscrits ne peuvent qu’absorber le choc. Des centaines sont massacrés ou impitoyablement piétinés par la charge. Mais l’ennemi a avancé, trop avancé, et isolés au milieu de la multitude de piétons, les chevaliers du Conflans sont jetés bas leur selle et tués ou capturés. Certains sont abattus à bout portant par des arbalétriers qui refluaient. D’autres, dépecés par des groupes d’hommes d’armes. La violence atteint son paroxysme avec la Garde Régine de Peyredragon, constituée d’un millier de piquiers d’élite. La troupe, d’inspiration valyrienne, stoppe net la charge de Bracken du bout des piques. La forêt de hampes avance alors. Les chevaux sont estropiés par les lourdes armes d’hast, les chevaliers empalés ou renversés par les coups de pointe. L’infanterie d’élite avance et ne s’arrête plus, enjambant les corps de ceux qu’elle a massacrés, filtrant les prisonniers malmenés, hagards et couvert de sang, parmi ses rangs arrières. Son cheval blessé par deux flèches nordiennes, Bracken est au sol, blessé et épuisé. Il est ramassé par des piquiers de la Reine et conduit à Baal Forel avec des dizaines de cavaliers qui, enfermés dans la nasse, sont faits prisonniers.

Le soleil n’est pas encore à son zénith, la vallée encore pour partie enveloppée par le mince rideau de brume glacée, que déjà près de 8 000 hommes sont tombés. Un record sanglant pour cette bataille qui ne fait que commencer. La cavalerie du Conflans est encerclée, accablée par des tirs qui pleuvent de plusieurs côtés, rejetés en arrière à coups de lances, de piques, de hallebardes. Les réservistes nordiens chancellent, les tireurs de Peyredragon sont en désordre, choqués par la charge. L’infanterie continue de progresser partout.

L’Empereur mène le flanc gauche. Karstark prend les devants et se rue vers les positions fer-nées pour envelopper l’ennemi, alors que trois divisions très expérimentées de nordiens avancent résolument au pas cadencé vers le flanc riverain. Le sol tremble sous ces milliers de bottes qui battent le sol humide de la plaine de Buron. Le pas des nordiens est cadencé par le rythme des tambours de guerre. L’Empereur et les généraux Bolton, Reed et Cassel, exhortent leurs troupes en les haranguant de toute la puissance de leur voix. L’armée impériale s’apprête à débouler tandis que sur l’autre flanc, Orys Baratheon progresse avec sa cavalerie. En face de ces deux attaques, Lyle Salfalaise et son contingent de fer-nés, ainsi que les archers longs de Pierremoutiers. Il faudra tenir bon !

L’armée Hoare est déjà enveloppée de tous côtés, elle a infligé pour le moment de très lourdes pertes aux réserves du Nord et au centre de Peyredragon, mais y a laissé une bonne partie de son élite. Sur ses plus de trois mille hommes hors de combat, plus de la moitié sont des cavaliers qui se rendent sous la poussée des piquiers ou des flancs pris d’assaut par leurs ennemis.

Des estafettes et des corbeaux sont partis à la recherche de l’armée d’Harren le Noir, mais sans nouvelles pour le moment.


Pertes du flanc gauche
- Les Impériaux ne perdent aucun soldat.
- Les forces Hoare ne perdent aucun soldat (attaque sur le centre)

Pertes du centre
- Les Impériaux perdent 4 460 hommes dont 720 fantassins moyens (Nord) et 720 lanciers (Nord), 280 hallebardiers (Nord), 240 arbalétriers (Nord), 800 arbalétriers (Peyredragon), 800 archers (Peyredragon), 440 fantassins moyens (Peyredragon), 460 lanciers (Peyredragon)
La division de Ryswell passe « ébranlée » car unité de réserve, les tireurs de Peyredragon passent « ébranlés » aussi bien qu’à l’abri désormais.
- Les forces Hoare perdent 3500 hommes dont 700 cavaliers légers, 1800 chevaliers, 1000 cavaliers lourds
Les troupes en première ligne passent « déroute » ; la cavalerie a subi de très lourdes pertes et se retrouve incapable de franchir le mur humain qui s’oppose à elle tout en étant sous une pluie de flèches. En sus, Lord Bracken a été pris.

Pertes du flanc droit
- Les Impériaux perdent 50 cavaliers légers de Peyredragon
- Les forces Hoare perdent 90 lanciers

Pertes totales :
- Les Impériaux perdent 4 510 hommes dont 720 fantassins moyens (Nord) et 720 lanciers (Nord), 280 hallebardiers (Nord), 240 arbalétriers (Nord), 800 arbalétriers (Peyredragon), 800 archers (Peyredragon), 440 fantassins moyens (Peyredragon), 460 lanciers (Peyredragon), 50 cavaliers légers (Peyredragon)
- Les forces Hoare perdent 3590 hommes dont 700 cavaliers légers, 1800 chevaliers, 1000 cavaliers lourds, 90 lanciers


Second Tour ; Attaque générale.


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Bracken a été pris. Le front riverain commence à souffrir ; une fois le bloc d’infanterie de Peyredragon entamé, les piétons chargent et contre-chargent furieusement sur les flancs. Les chevaliers du Conflans sont pris à contrepied. Les hommes et les chevaux sont poussés en arrière par la pression et bientôt les cavaliers doivent tailler sur tout le front pour essayer de reculer mais, las, leurs formations brisées ne peuvent passer au travers de l’infanterie riveraine qui, compacte, serre les rangs pour accueillir la charge des Peyredragoniens ! Baal Forel pousse en avant son avantage malgré les lourdes pertes du début de bataille. Partout, les hommes de Lamarck et de Peyredragon avancent, poussent les premiers rangs ennemis qui ont bien du mal à s’organiser efficacement pour résister. Les archers des rangs arrières tirent au juché par-dessus la tête des soldats des premiers rangs, à l’aveugle, espérant un résultat. La charge n’est pas arrêtée. La Garde Régine progresse, perforant à coups de piques les rangs avant, essuyant flèches et coups d’épée avec leurs armures lourdes, ne fléchissant pas leur rythme. La piétaille percute violemment les premières lignes et c’est une terrible mêlée qui a lieu, avec des dizaines de corps qui passent par-dessus les boucliers ou sous les bottes des combattants. Le carnage est terrible, mais beaucoup de nobles riverains, une fois acculés et encerclés, préfèrent se rendre plutôt que combattre, bientôt imités par de petits paquets de conscrits ; l’Empereur a fait quartier aux Tully, non ? Les nordiens de Lord Stout contre-attaquent pour protéger la division mal en point de Lord Ryswell et les chevaliers riverains continuent de vivre une terrible agonie.

Pendant ce moment, Lord Karstark envoie estafette sur estafette à l’Empereur, demandant l’ordre d’attaque de l’aile droit de l’armée. L’Empereur fait la même réponse laconique à chacun de ces messagers ; « que mon chef de la cavalerie tempère ses ardeurs, j’ai besoin de lui et de ses hommes entiers ! » Karstark patiente, ronge son frein. L’armée nordienne avance dans un terrible bruit de roulement, au pas cadencé, faisant trembler le sol bourbeux de la plaine de Buron. Ses tirailleurs par centaines harassent les rangs riverains et fer-nés, qui jouissent de peu de protections en dehors de leurs grands boucliers. Lyle Salfalaise a disposé une partie de ses troupes en petits blocs, de véritables carrés, mais cela n’attire que le feu des arbalètes nordiennes dont certains carreaux traversent ces défenses. Des hommes meurent par dizaines sur toute la ligne, et les riverains et fer-nés consolident brièvement leurs rangs alors que les nordiens se préparent visiblement à une attaque générale avec la totalité de leurs forces. L’Empereur distribue ses derniers ordres. L’armée des Loups est prête à fondre sur l’ennemi de toujours.

C’est à droite que vient la première estocade contre le dispositif riverain. Orys Baratheon, plein de hargne et de haine contre les assassins de son demi-frère et de sa demi-sœur, plein de rancœur pour sa propre situation. Le Prince de Peyredragon pique des deux et emmène près de 2000 cavaliers avec lui. Contrairement à la charge de Bracken, celle-ci se fait à distance raisonnable, et en ordre. Ses troupes chargent au travers de ce qui fut un champ de maïs de fin de saison, qui ne survécut pas aux rigueurs de l’hiver qui tombait déjà sur le Conflans alors que la dernière récolte d’automne restait envisageable. Gel, givre, flocons qui commencent à tomber… Certains sentent moins les blessures, mais la fatigue est plus intense. Les levées de Pierremoutiers et des Whent sont bousculées et perforées par la terrible charge. Les Peyredragoniens sabrent les premiers rangs et nombre de cavaliers percent en taillant de gauche et de droite jusqu’à piétiner les rangs arrières et rencontrer les archers, aux cris de « Rhaenys ! Impératrice ! Targaryen ! Braenaryon ! ». La cohue est terrible et si des chevaliers et sergents sont blessés ou tués par dizaines, la valetaille est impitoyablement massacrée par ces terribles guerriers montés qui les mettent en déroute.

L’armée riveraine est désorganisée, son flanc droit s’effondre, son centre est comprimé, son flanc gauche menacé. Ser Mouton parvient à ordonner une seconde ligne de troupes lourdes, bien que majoritairement peu expérimentées, protégées de rangs successifs d’archers longs. Si l’armée retraite, alors il tiendra encore un moment de plus. Ser Locke, commandant l’escorte de la princesse, fait obliquer sa troupe ; les nordiens ont déjà commencé à tourner le dispositif ! Fuir ne ferait qu’exposer la belle-fille du Roi, et les jeunes nourrissons de celle-ci sont toujours avec leurs nourrisses dans la ferme fortifiée du centre du champ de bataille ; celles-ci avaient ordre de se faire passer pour des paysannes ! Le chevalier tient la bride du cheval de la princesse et la mène à eux, ne voyant plus d’issue dans la fuite. La Princesse n’aura qu’à se cacher, elle aussi. Se faire passer pour une gueuse. Sans ses frusques princières, chevaux en bataille, sans maquillage d’aucune sorte… Bien sûr, les armées victorieuses pillent et violent, mais quelle autre solution lui resterait-il ? Si la princesse refuse, Locke a décidé de parlementer avec l’Empereur en personne s’il le faut pour assurer un sauf-conduit à sa protégée, ne vante-t-on pas l’honneur du Loup de Winterfell ? Comment pourrait-il refuser la vie sauve à une princesse et ses nouveaux-nés ? Drame personnel qui se noie dans le drame collectif.

Près de 16 000 hommes ont déjà été tués, blessés ou faits prisonniers.


Pertes du flanc gauche
- Les Impériaux perdent 620 hommes dont 20 cavaliers légers, 400 archers, 200 arbalétriers.
Les Impériaux tiennent bon.
- Les forces Hoare perdent 1100 hommes dont 200 fantassins lourds fer-nés et 100 fantassins moyens fer-nés, 100 hallebardiers, 600 lanciers, 100 fantassins moyens.
Les troupes tiennent bon.

Pertes du centre
- Les Impériaux perdent 1150 hommes dont 100 hallebardiers (Nord) et 100 fantassins moyens (Nord), 100 piquiers (Peyredragon), 450 lanciers (Peyredragon) et 400 fantassins moyens (Peyredragon)
La division de Ryswell passe le tour à remonter son « ébranlé » grâce à son moral optimal et son bonus de faction. Les tireurs de Peyredragon récupèrent aussi. Ces deux unités sont restées immobiles le temps de récupérer.
- Les forces Hoare perdent 1760 hommes dont 660 chevaliers, 100 cavaliers lourds, 100 arbalétriers, 500 archers, 300 fantassins moyens, 100 lanciers.
Les chevaliers passés en « déroute » se rendent pour la plupart ; les prisonniers forment la majorité des pertes. L’infanterie passe « ébranlée » entre la mort de son général, le massacre de la cavalerie et son encerclement.

Pertes du flanc droit
- Les Impériaux perdent 860 hommes dont 180 cavaliers légers de Peyredragon, 260 chevaliers, 420 cavaliers lourds.
La cavalerie d’Orys Baratheon poursuit l’attaque !
- Les forces Hoare perdent 2 290 hommes dont 530 archers, 700 fantassins moyens, 1060 lanciers.
Les troupes sur le flanc passent en « déroute », car leur front a été démoli et enfoncé, les archers sans défense sont attaqués ! Les fantassins refluent en désordre !

Pertes totales :
- Les Impériaux perdent 7140 hommes dont 20 cavaliers légers (Nord), 820 fantassins moyens (Nord) et 720 lanciers (Nord), 380 hallebardiers (Nord), 400 archers (Nord), 440 arbalétriers (Nord), 800 arbalétriers (Peyredragon), 800 archers, (Peyredragon), 840 fantassins moyens (Peyredragon), 910 lanciers (Peyredragon), 230 cavaliers légers (Peyredragon), 100 piquiers (Peyredragon), 260 chevaliers (Peyredragon), 420 cavaliers lourds (Peyredragon).
- Les forces Hoare perdent 8740 hommes 700 cavaliers légers, 2460 chevaliers, 1100 cavaliers lourds, 200 fantassins lourds fer-nés et 100 fantassins moyens fer-nés, 100 hallebardiers, 1850 lanciers, 1100 fantassins moyens, 100 arbalétriers, 1030 archers.


Troisième Tour ; Le Soleil de Buron.


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C’est la catastrophe pour l’armée Hoare. Partout la pression s’accroit. Sur la droite, Orys Baratheon stoppe sa charge après avoir poursuivi sur quelques centaines de mètres les débris du flanc adverse qu’il vient de démolir à coups de boutoir ; des centaines d’hommes de plus ont été percés de lances ou sabrés en pleine déroute, mais Baratheon voit le danger. La prochaine ligne ennemie s’arc-boute sur un verger et une grande ferme fortifiée typique du pays. Il rebrousse chemin jusqu’à se laisser traverser par des centaines d’arbalétriers de Peyredragon, qui entament un terrible échange de tirs avec les archers longs du Conflans. Les carreaux vrombissent, les flèches sifflent. Des hommes sont percés par dizaine tandis que la pluie de traits se fige souvent dans les arbres fruitiers à demi recouverts de givre. Le front stagne tandis que les fuyards riverains poursuivent leur déroute au travers des rangs de la seconde ligne ; rien ni personne ne saurait plus les arrêter désormais.

Au centre, la bataille semble connaître un bain de sang, si l’on se trouve à distance. Des milliers d’hommes de Peyredragon et du Conflans s’étripent en rangs serrés, à même la boue tandis que la neige se fait de plus en plus éparse ; le temps se dégage et il y a même un petit rayon de soleil qui éclaire à nouveau le champ de bataille. Les rangs arrières poussent les rangs avants et sans marche de manœuvre, les soldats sur la ligne de front souffrent et meurent en masse tandis que les traits d’arbalète ou les flèches tombent, rares et éparses, sans faire de distinction entre les combattants des deux camps. Malgré ce capharnaüm, l’avantage est clairement du côté des hommes de Peyredragon qui bousculent l’ennemi par la masse de leur formation ; tous les riverains qui tentent de reculer sont prestement massacrés par leurs poursuivants, qui recueillent encore beaucoup de prisonniers. L’élite du Conflans se bat toujours ; Lord et Ser Hollard, père et fils, abattent de nombreux conscrits de la Néra avant de se retrouver submergés. Blessés, les deux fiers chevaliers finissent par se rendre contre promesse de rançon. Lord Brune est tué par un Garde de la Reine qui lui assène un coup de pique juste sous l’aisselle. Partout, les riverains refluent après des heures de combats défavorables, certains reculent en se battant, mais d’autres, de plus en plus, se replient en courant à toutes jambes, abandonnant armes, boucliers et même leur casque pour courir plus vite. Le front est brisé. Baal Forel pousse en avant ses troupes en les soutenant de son escorte de cinq cent vougiers en armure, qui permettent d’assurer la cohésion de milliers de conscrits féodaux épuisés par les combats intenses depuis le matin.

Mais la réussite de Peyredragon, coûteuse, est bientôt éclipsée par l’attaque de l’Empereur sur le flanc gauche. Les hommes d’armes du Nord s’avancent en rangs serrés. Les tirs de contre-charge des archers longs du Conflans abattent des dizaines de soldats, mais le tir de couverture des nordiens reste relativement efficace ; les pertes sont partagées des deux côtés de la plaine. Puis, l’infanterie nordienne accélère, et franchit les dernières dizaines de mètres au pas de charge. Les cris de guerre spontanés éclatent sur toute la longueur de la ligne, jusqu’à devenir clameur unique et assourdissante « Pour le Nord ! Pour l’Empereur ! ». La charge est terrible. Les hommes atteints par les flèches trébuchent, mais la ligne compacte percute celle des riverains. Hallebardes et vouges en avant, l’infanterie lourde nordienne perfore profondément les rangs riverains. La ligne nordienne, impeccable de discipline, abat et transperce les pauvres levées du Conflans. Des hommes sont massacrés par dizaines alors que les nordiens, progressant au milieu de cette moisson de cadavres, laissent moins d’un des leurs pour deux ennemis. Ils exécutent leur œuvre macabre ; les riverains n’arrivent plus à endiguer la progression d’une des meilleures infanteries de Westeros. Ces terribles hallebardiers combattent pour certains depuis dix ans, d’autres vingt. Tous sont bien équipés et entraînés depuis des mois, jouissant d’une solide expérience. Les riverains se font moissonner des lames et percer des pointes. Pis, l’Empereur fait exécuter un repli des conscrits du Neck et de Blancport, et s’engouffre dans la brèche avec plus d’un millier de cavaliers, dont la désormais terrible Garde Demalion. La cavalerie lourde fait trembler le sol, entourée de milliers de fantassins qui poursuivent leur avancée d’un élan irrésistible. Les Demalion subissent quelques tirs, mais leurs armures lourdes leur permettent de tenir bon et la charge mord profondément dans les rangs de levées féodales. L’Empereur lui-même, maniant sa nouvelle larme Morsure, s’enfonce dans les rangs du Conflans, tranchant de gauche et de droite, son vieux destrier frappant poitrines et ruant comme un diable. Les Gardes accomplissent un véritable massacre, et bientôt, ce sont Lord Reed, Bolton et Cassel qui s’enfoncent dans la brèche à la tête de leurs propres unités de cavalerie lourde et de sergents d’arme. La boucherie est grandiose, les hommes tombent de partout et rien ne peut stopper la charge, pas même l’infanterie lourde du Conflans, jadis équipée à la hâte et entraînée en route par Joren Hoare, qui voulait doter son pays d’une infanterie comparable à celle du Nord. Mais ces fantassins, vétérans des campagnes de l’Orage, endiguent comme ils peuvent l’hémorragie, abattant des cavaliers esseulés dans la masse de fuyards de leur propre camp… Ils sont fauchés à leur tour, et bien qu’essayant de former une troisième ligne, les brèches se forment déjà sous les coups de boutoir du Nord.

La situation empire encore, si c’est possible, à l’extrêmité gauche de la ligne. Lord Salfalaise a fait ce qu’il a pu, former carrés et réserves mobiles pour essayer d’endiguer la charge… Mais Karstark laisse d’abord faire l’infanterie Reed, qui mord profondément dans le Mur de Bouclier des fer-nés ! Le choc est terrible, c’est l’endroit où l’infanterie nordienne souffre le plus de pertes, comparativement à l’étendue de leurs lignes. Les hallebardes enfoncent le mur défensif des fer-nés mais ceux-ci esquivent les fers et brisent les hampes à coups de plommées. Le choc est terrifiant. Puis, Lord Karstark manœuvre sur le flanc découvert de l’ennemi. Ses premiers rangs de cavaliers enfoncent le flanc du carré à coups de lances, certains chevaux bondissant et ruant contre le mur, l’entamant. Les pertes déjà lourdes face à l’infanterie nordienne empirent rapidement, jusqu’à ce que les multiples petits groupes de nobles et sergents de Lord Karstark, à force de charges renouvelées, ‘nenfoncent les rangs ennemis. C’est la débandade. La réserve fer-née donne, les archers font ce qu’ils peuvent. Lyle Salfalaise blesse Karstark en lui donnant un terrible coup de taille contre le flanc, mordant dans les mailles du nordien qui serre les dents et réplique ; Salfalaise chute de cheval, blessé à la poitrine. Sa résistance a fait gagner un temps précieux aux riverains, dont la dernière ligne s’articule autour des unités de vougiers et d’archers longs encore en ordre. L’Empereur et ses généraux nordiens et peyredragoniens font tous sonner la générale ; l’attaque massive enlèvera les dernières positions ennemies.

Il reste une ultime ligne à percer, et ce sera la déroute définitive de l’ennemi… Et la victoire décisive tant recherchée.

Mais les tambours tonnent au sud. Dans le lointain. D’abord de façon confuse ; on croit au tonnerre. Puis le rythme imprimé devient martial, répétitif, de plus en plus rapide. Ra-tam-ra-tam-ra-tam-tam-tam. Le soleil se fâne à l’ouest, les flocons recommencent à tomber. Les regards des nordiens les plus proches se tournent vers leur flanc droit. On aperçoit des bannières sortir des forêts. La terre tremble. Ce manège dure de longs instants, alors que l’infanterie fer-née de Salfalaise et tout le flanc riverain s’effondre, laissant la dernière ligne Hoare tenir depuis le verger jusqu’à la plaine, encombrée de milliers de fuyards. Le rythme de tambour change. Trompes et cors sonnent, au sud-ouest. Le rythme et le boucan des tambours explose. Une bannière flotte sur la vieille tour de guet des collines au sud du champ de bataille. Le Sautoir, liseré de rouge. Le Grand Roi en personne. L’armée qui défile en ordre, en colonnes de marche, arrive sur le champ de bataille en rangs serrés. La cavalerie avance en premier lieu. Chevaliers d’Harrenhal, des Whent, de Pierremoutiers. Lanciers et conscrits de La Glandée, de la Princesse au sud, corps principal des fer-nés arborant fanions aux couleurs des Noirmarées, des Borru, des Orquebois, des Merlyn. Toutes les Iles de Fer sont là.

L’Empire avait quasiment vaincu et écrasé l’armée du Conflans. En voici une autre qui déboule des sentiers du sud, forte de plusieurs dizaines de milliers d’hommes.

Le Grand Roi a relevé le gant jeté par l’Empereur. Il fait sonner l’hymne d’Harrenhal par des dizaines de trompes et de cors, et l’armée s’élance.


Pertes du flanc gauche
- Les Impériaux perdent 2390 hommes dont 390 chevaliers (Nord), 200 cavaliers lourds (Nord), 80 cavaliers légers (Nord), 510 lanciers (Nord), 510 fantassins moyens (Nord), 700 hallebardiers (Nord)
- Les riverains perdent 5070 hommes dont 200 fantassins moyens, 1860 lanciers, 900 hallebardiers, 400 archers, 60 archers longs, 500 fantassins moyens (fer-nés), 1000 fantassins lourds (fer-nés), 100 archers (fer-nés), 50 cavaliers lourds (fer-nés)

Pertes du centre
- Les Impériaux perdent 540 hommes dont 40 piquiers (Peyredragon), 250 lanciers (Peyredragons), 250 fantassins moyens (Peyredragon)
- Les riverains perdent 1340 hommes dont 340 lanciers, 200 arbalétriers, 300 archers, 100 cavaliers légers, 200 chevaliers, 200 fantassins moyens

Pertes du flanc droit
- Les Impériaux perdent 200 hommes dont 200 arbalétriers (Peyredragon)
- Les riverains perdent 1000 hommes dont 300 lanciers, 200 fantassins moyens et 500 archers


Pertes totales :
- Les Impériaux perdent 10 270 hommes dont 390 chevaliers (Nord), 200 cavaliers lourds (Nord), 100 cavaliers légers (Nord), 1330 fantassins moyens (Nord) et 1230 lanciers (Nord), 1080 hallebardiers (Nord), 400 archers (Nord), 440 arbalétriers (Nord), 1000 arbalétriers (Peyredragon), 800 archers, (Peyredragon), 1090 fantassins moyens (Peyredragon), 1160 lanciers (Peyredragon), 230 cavaliers légers (Peyredragon), 140 piquiers (Peyredragon), 260 chevaliers (Peyredragon), 420 cavaliers lourds (Peyredragon).
- Les forces Hoare perdent 16 150 hommes dont 800 cavaliers légers, 2660 chevaliers, 1100 cavaliers lourds, 1200 fantassins lourds fer-nés et 600 fantassins moyens fer-nés, 100 archers (fer-nés), 50 cavaliers lourds (fer-nés), 1000 hallebardiers, 4350 lanciers, 1700 fantassins moyens, 300 arbalétriers, 2230 archers, 60 archers longs.

Quatrième Tour ; Flocons d’hiver.


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La bataille était gagnée. La boucherie était totale. L’armée Hoare, prise en tenaille en pleine marche n’avait pu que mollement se déployer sous de minces chutes de flocons épars, tandis que le soleil avivait les couleurs du bourbier sanguinolent. Mais l’armée principale du Grand Roi était arrivée. Et maintenant, l’armée impériale, victorieuse, glorifiée par son immense succès, était prise de flanc. La catastrophe pendait au nez des généraux du Nord et de Peyredragon. Alors que la majeure partie de l’armée, inconsciente du danger à cause des combats, de la météo et de la distance, l’Empereur est rapidement informé de la marche de flanc ennemie. Il fait appeler plusieurs estafettes à qui il dicte ses ordres ; Lord Cassel, Bolton, Reed, Karstark, tous doivent se rallier à la bannière Braenaryon avec la totalité de leur cavalerie respective, sergents sur leur droite et nobles sur la gauche. Il faut faire vite ! Les ordres sont distribués, les divisions de réserve, éprouvée des combats de la fin de matinée, avancent dans la plaine en support alors que la nuit tombe rapidement, le soleil déjà s’est masqué et la neige retombe, doucement d’abord mais de plus en plus.

La boucherie du centre continue ; Baal Forel, malgré la victoire acquise par son infanterie, n’a plus que peu de contrôles sur les unités constituées du matin ; ses troupes éreintées poursuivent les fuyards du Conflans épée dans les reins, et continuent leur avancée. Les troupes n’ont maintenant plus qu’une vague cohésion et de gros blocs désordonnées se rentrent l’un dans l’autre. Orys Baratheon tient toujours sa cavalerie en réserve, incapable de charger sereinement au travers d’un verger si lourdement tenu par un ennemi certes dévasté, mais encore solidement ancré dedans. Les piquiers de la Reine enfoncent le coin de la formation ennemie, mais les nordiens, solidement ancrés sur le flanc, mordent profondément dans les formations riveraines, dont l’infanterie lourde, peu expérimentée et équipée à la hâte, ne peut que retarder l’inévitable. Des volées sont lâchées par les archers longs, parfois des tirs de batterie à bout portant sur des charges de piétons nordiens qui les arrêtent, les ralentissent… Mais pas suffisamment. Malgré les morts percés de part en part, les troupes continuent de progresser et renversent avec brutalité toute opposition. Des prisonniers sont faits par dizaines.

La Princesse Myria est finalement évacuée in extremis par Ser Locke, avec ses nourrissons. Ils sont portés, plaqués contre le plastron des chevalierss de son escorte ! Leurs cris et leurs pleurs agissent comme des électrochocs. Des soldats vaincus, massacrés et prêts à se rendre, voire même à changer de camp, retourner combattre l’ennemi de Peyredragon ou du Nord. La déroute ne peut plus être empêchée et ce baroud d’honneur ne provoque qu’un peu plus d’effusions de sang ; la boue et la neige se teintent de rouge et les bannières du Conflans, de Pierremoutiers, d’Acorn Hall, des Whent et des Mouton gisent brisées. Les nordiens et les Peyredragoniens lâchent, hagards et épuisés, une immense clameur. Les cris d’agonie de milliers de blessés couvrent la plaine.


Jusqu’à ce qu’un véritable orage dans le crépuscule rougeoyant de l’horizon ne masque le bruit de la déroute riveraine. Du nord descendent plus de deux mille cavaliers. A droite, sergents du Nord, aguerris par de nombreuses campagnes, vainqueurs des fer-nés, des sauvageons, des riverains. A gauche les fils, frères et pères de la fine fleur de la noblesse du Nord, des hommes rugueux, expérimentés, dont certains se battent avec l’Empereur depuis leur prime jeunesse, voici dix, vingt et presque trente ans pour les plus vieux. Ils sont nés dans la guerre, et forment une invincible colonne.

Ils se forment en escadrons régionaux, en rangs serrés de vieux camarades. Karstark en premier, Reed, Bolton et enfin Cassel. Au centre, la Garde Demalion et l’Empereur, qui baisse à nouveau la visière de son casque. L’Empereur quitte seul la formation de sa garde et chevauche quelques minutes les rangs avancés de sa cavalerie. Deux mille hommes contre plus de trente mille. Un contre soixante. Il ne peut y avoir de victoire, mais il faut repousser l’ennemi jusqu’à la nuit toute proche, jusqu’à ce que la victoire redonne une formation à l’infanterie. L’Empereur appelle ces hommes ses frères. Il les nomme personnellement, les reconnaît, les houspille et clame leur honneur, leurs qualités. Il met en avant les faits d’armes de ceux qu’il connaît. Au bout de cette charge, dit-il, il y a la gloire immortelle non du Nord qui l’emporte sur le sud, mais de l’Empire qui se bat, unit, alors que le Nord fait face à l’adversité aux côtés de ses frères de Peyredragon. Des centaines de gorge hurlent leur hargne et leur haine de l’ennemi.

Lord Karstark, se tenant le flanc, se voit remettre l’honneur de lancer la premièer charge alors qu’en face, des milliers de cavaliers fer-nés, mercenaires du Val, de l’Ouest, du Conflans et du Bief, soldats d’Harrenhal et des Mallister, chargent l’épée au clair. Karstark est mal en point. Il lance son traditionnel cri de guerre à sa bande de rustres à cheval, des hommes qui ont gagné la Mort-Aux-Loups, qui ont gagné Paege. « Chargez pour l’Empereur ! A fond cavalier, A FOND ! ». La cavalerie s’ébranle, échelon après échelon. L’Empereur charge en personne à la tête de plus de deux cent cavaliers entièrement armurés, leurs heaumes portant de hauts fanions rouges, blancs et noirs.

Le choc est monstrueux, sous le regard du Noir, qui drapé dans sa cape, articule le déploiement de dizaines de milliers d’hommes encore en ordre de marche ; plutôt l’attente que le massacre. Ses propres cavaliers sautent à la gorge des nordiens. Le choc est terrible, initialement à l’avantage du Nord, qui montre et prouve à nouveau d’énormes qualités offensives. La cavalerie de Karstark mord profondément les rangs ennemis et les hénnissements sont couverts par le bruit des lances fracassés ou des corps brisés par cet élan monstrueux. Le chaos est total. Les rangs des deux camps esquivent et se reforment, et se lancent à l’attaque. Au centre, la Garde Demalion démonte des cavaliers fer-nés par douzaines, bien mieux armés et protégés qu’eux, bien meilleurs cavaliers aussi. L’Empereur et ses prétoriens entaillent, tranchent et percent tout ce qui les entourent. Mais des renforts arrivent. Bientôt, les lignes des gardes sont submergées ; pour un cavalier de fer, trois ennemis l’encadrent et lui assènent coup sur coup. Des cavaliers s’effondrent pour ne pas se relever. Le nombre Hoare fait pencher la balance côté Riverain et à droite, les mercenaires d’une compagnie bieffoise prennent de flanc les servants du Nord. Andred, cavalier de Lord Stout, est embroché sur l’épée d’un reître du sud, lui qui prit quelques mois plus tôt la bannière personnelle du seigneur de guerre sauvageon. Les nobles nordiens sont eux confrontés à l’élite survivante du Conflans ; Lord Mouton abat plusieurs fiers guerriers de l’est et blesse Bolton, mais est tué à son tour par un Karstark tout feu tout flamme qui aide et soutient chaque charge, chaque échelon, se tenant le flanc. Il brise une énième fois les rangs ennemis et pique des deux pour consommer sa déroute, épée au clair. Il est atteint par deux flèches riveraines en plein torse. Les nordiens hésitent.

La neige tombe drue.

Bolton rassemble ses cavaliers, Cassel également. Reed charge déjà vers le centre pour dégager l’Empereur, dont les Gardes s’escriment au milieu de centaines de cavaliers ennemis. L’obscurité tombe sur le champ de bataille alors que les divisions impériales, cessant, hors d’haleine, la poursuite de l’ennemi vaincu, se réordonnent dans la plaine. Les derniers rayons de lumière se reflètent sur les flocons qui tombent lentement. La cavalerie des deux côtés reprend son souffle. Les nordiens se reforment une dernière fois, mais d’un geste, l’Empereur fait sonner les cors de ses aides de camp. Il signe l’arrêt de la boucherie pour ce soir alors qu’en face, les cavaliers ennemis semblent échaudés. Les pertes sont lourdes des deux côtés. Mais l’essentiel de la cavalerie nordienne, si renommée et son principal atout avec ses vétérans d’infanterie lourde, gît à demi recouvert de neige.

Pertes des combats d’arrière garde du centre
- Les Impériaux perdent 1610 hommes dont 220 fantassins moyens (Nord), 220 lanciers (Nord), 400 hallebardiers (Nord), 150 piquiers (Peyredragon), 340 fantassins moyens (Peyredragon), 280 lanciers (Peyredragon).
- Les Hoare perdent 3810 hommes dont 200 fantassins lourds fer-nés, 1200 hallebardiers, 50 cavaliers lourds fer-nés, 800 lanciers, 100 cavaliers lourds, 200 fantassins moyens, 700 archers, 560 archers longs

Pertes du flanc gauche
- Les Impériaux perdent 1050 hommes dont 400 chevaliers (Nord), 50 cavaliers légers (Nord), 100 Gardes, 500 cavaliers lourds (Nord)
- Les riverains perdent 1100 hommes dont 50 cavaliers légers (Riverains), 210 chevaliers (Riverains) et 200 cavaliers lourds (Riverains), 200 cavaliers lourds (fer-nés), 300 cavaliers légers (fer-nés), 70 chevaliers (mercenaires), 70 cavaliers lourds (mercenaires).


Pertes totales :
- Les Impériaux perdent 12 930 hommes dont 790 chevaliers (Nord), 700 cavaliers lourds (Nord), 150 cavaliers légers (Nord), 1550 fantassins moyens (Nord) et 1450 lanciers (Nord), 1480 hallebardiers (Nord), 400 archers (Nord), 440 arbalétriers (Nord), 1000 arbalétriers (Peyredragon), 800 archers, (Peyredragon), 1430 fantassins moyens (Peyredragon), 1440 lanciers (Peyredragon), 230 cavaliers légers (Peyredragon), 290 piquiers (Peyredragon), 260 chevaliers (Peyredragon), 420 cavaliers lourds (Peyredragon), 100 Gardes Demalion
- Les forces Hoare perdent perdent 21 110 hommes dont 850 cavaliers légers, 2870 chevaliers, 1400 cavaliers lourds, 1400 fantassins lourds fer-nés et 600 fantassins moyens fer-nés, 100 archers (fer-nés), 350 cavaliers lourds (fer-nés), 300 cavaliers légers (fer-nés), 2200 hallebardiers, 5150 lanciers, 1900 fantassins moyens, 300 arbalétriers, 2930 archers, 620 archers longs, 70 chevaliers mercenaires, 70 cavaliers lourds mercenaires

Epilogue

La bataille de Buron voyait son premier jour s’achevait. Sur cette première journée, la deuxième armée du Sel et du Roc avait été surprise par une armée impériale bien meilleure manœuvrière. L’Empereur, en s’appuyant sur les troupes de Baal Forel et Orys Baratheon pour jouer le rôle de l’enclume, s’était appuyé sur ses divisions d’élite du Nord pour porter l’estocade. La bataille avait été rondement menée, malgré une forte tension en début de l’affrontement avec la gigantesque charge de Lord Bracken sur le centre impérial. Mais celui-ci, bien vite rabattu sur ses flancs et disposant d’une demie-douzaine de milliers de tireurs, avait éreinté l’élite du Conflans après un choc initial largement défavorable. Rejeté sur ses propres troupes, Bracken avait été fait prisonnier et l’élite de son armée vaincue de la même façon, tuée, blessée ou capturée. Le centre riverain lui, était constitué de troupes nombreuses mais surclassées en nombre et en armes. Les nordiens, débarrassés de la cavalerie lourde ennemie qu’ils craignaient faute de lanciers et piquiers en nombre, purent accomplir leur macabre besogne…. L’armée ennemie était vaincue. Lord Lyle Salfalaise ne put que tenir l’extrêmité d’une aile aussi longtemps qu’il le put, gagnant un temps précieux avant de voir sa troupe presque intégralement exterminée. Le seigneur Salfalaise en personne fut laissé, gravement blessé, gisant au milieu des corps de ses hommes dévastés par les nordiens.

La victoire fut presque acquise, mais non sans pertes. Deux divisions nordiennes accusaient presque 50% de pertes, les Peyredragoniens en avaient subi de lourdes également. La Réserve de Cavalerie de Kastark avait été anéantie dans ses glorieuses charges…

Pire, ce qui était une victoire éclatante se transforma en premier pas dans la tombe, alors que les messagers ennemis trouvaient Harren Hoare et le décidaient à faire bifurquer son armée de l’ouest vers l’est ; il avait fallu dix heures de marche forcée pour aligner l’armée et le Noir ne fit pas l’erreur d’attaquer en colonne avec des unités épuisées ; il lança sa cavalerie pour tester l’armée impériale et lui faire dépenser ses meilleures troupes en terribles attaques frontales. Le pari était gagné ; les nordiens avaient perdu un peu moins d’hommes, mais de qualité comparativement supérieure aux pertes d’Harren ; l’Empereur avait perdu ce premier jour de bataille l’essentiel de sa cavalerie et leur chef de renom, Lord Karstark.

La Princesse Myria Hoare en avait réchappé par miracle, avec ses enfants. Elle put rejoindre Harren le Noir sur la tour qui commadait à la plaine de Buron alors qu’au dehors, la neige d’hiver tombait drue.

L’hiver était enfin venu, en même temps que les armées du Nord et de l’Est.

Les deux camps étaient fatigués, avaient subi des pertes terribles, mais campèrent à distance, prêtes à remettre le couvert dès le lendemain matin.
Le Cyvosse
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Tour 4 – La Bataille de Buron, Jour 1 - Année 0 - Mois 12 - Semaine 4
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