Tumblr  Discord  AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Tour 4 – La Bataille des Météores - Année 0 - Mois 12 - Semaine 4
MessageSujet: Tour 4 – La Bataille des Météores - Année 0 - Mois 12 - Semaine 4    Tour 4 – La Bataille des Météores - Année 0 - Mois 12 - Semaine 4  EmptyDim 24 Fév - 9:58




  • Bloody Crown
La Bataille des Météores



Quatrième de la campagne de Dorne, entre le Royaume du Bief soutenu par les Croisés des Sept, et la Principauté de Dorne

Nous y étions enfin. Après des mois de guerre de frontière, d’embuscades et d’assauts sanglants de fortifications à la frontière, les forces du Bief mordaient de plus en plus dans les frontières de la Principauté de Dorne. Motivées par les harangues religieuses du Grand Septon et poussées en avant par des chefs militaires ayant combattu des mois durant les pillages dorniens dans les Hautes-Terres, les bieffois étaient ivres de vengeance, de richesses et de conquêtes. Enfin, après ses drames internes et ses difficultés extérieures, la Principauté ressemblait pour eux à un fruit prêt à être cueilli. Mais les dorniens n’étaient pas restés inactifs. Après la perte du Fort des Eperons, les bieffois avaient bousculé les défenses de Noirmont et pris d’assaut Haut-Ermitage. Réagissant rapidement, Ser Dared Santagar conseilla le Prince Roward d’agir, la place des Météores, assiégée et lourdement défendue, voyait ses réserves lentement s’épuiser. Réunissant des forces considérables pour la Principauté, les dorniens eurent le champ libre pour foncer vers le sud car Sarzir Santagar dit « La Panthère » réussit à fixer provisoirement par ses actions de guérilla, à un contre dix, les troupes de Haut-Ermitage. L’armée du Prince Roward put donc avancer sereinement et rapidement, envoyant malgré les risques des instructions aux défenseurs de la ville pour tenter une action coordonnée entre la garnison et l’armée de renforts.

Dans le même temps, sans être contrebattus, les bieffois renforçaient sans cesse leur position. Les bombardements de la ville ne donnaient que peu de résultats en plusieurs semaines ; aucune véritable brèche n’avait été ouverte. Les assiégeants continuaient donc leurs travaux de renforcement ; tranchées, remblais, mantelets et barricades, pour se protéger aussi bien d’une hypothétique sortie que de renforts ennemis. Des milliers de croisés, enfin arrivés, vinrent renforcer les effectifs de l’armée de Lord Tarly. L’armée jouissait d’un ravitaillement énorme, les derniers récoltes bieffoises largement envoyées par mer et par terre pour nourrir sa vaste armée. Des filets furent tendus dans le fleuve, les environs furent même entretenus. Des reconnaissances étaient envoyées tout azimut, et Tarly, informé de la prise de Haut-Ermitage, fit remonter le fleuve à des barges tirées par des attelages de dizaines de bœufs pour nourrir l’armée qui s’y trouvait. C’est lors d’un de ces convois fluvial que la cavalerie légère du Bief, s’écartant du convoi. Elle rencontra une partie de la cavalerie dornienne d’avant-garde, et des survivants de l’échauffourée coururent prévenir Tarly. Le vieux seigneur n’avait aucune idée de la menace qui pesait sur lui : s’agissait-il de troupes de harcèlement, comme l’armée de Haut-Ermitage en connaissait ? Ou le signe de l’arrivée d’une armée ? Dans le doute, le vieux seigneur envoya une missive au Ministre Hightower pour savoir s’il devait poursuivre ou tenir sa position. Certains arguèrent qu’il fallait attaquer sans plus tarder. C’était notamment l’avis de Frère Guy, commandant l’armée croisée. Il fallait prendre la ville avant que des renforts ne risquent de prendre l’armée à revers. Lord Tarly imposa l’ordre de tenir à l’armée, confiant dans les défenses bâties depuis plus d’un mois maintenant, dans le nombre de l’armée et sa qualité.

L’avant-garde dornienne arrivait déjà et sans attendre, chargea les positions ennemies.


Clique sur l'image pour l'agrandir


Plan de Bataille des Bieffois

Lord Tarly est un général réfléchi, vieux et expérimenté. Il connaît la guerre et a combattu les dorniens presque tout sa vie. Il ne fait plus partie depuis longtemps de ses chevaliers qui chargent l’ennemi en beuglant comme des forcenés. Il sait qu’il dispose d’une grande quantité de tireurs pour contrebattre les archers à cheval dorniens, et il a conscience également de la force de son dispositif. En cas de problème, il peut aussi compter sur le renfort des troupes embarquées dans le blocus non loin. Tarly ordonne donc de tenir sa position à toute l’armée, et demande aux troupes les plus éloignées de l’arrivée des dorniens de remonter les défenses dans leur direction.

L’objectif est de défaire l’armée ennemie et de tenir le siège.

Plan de Bataille de Dorne

Les dorniens ont un plan très complexe ; d’un côté ils vont essayer en plusieurs vagues successives de perforer les doubles-défenses des bieffois, sous le commandement du Prince Roward Martell et sous l’inspiration de Ser Dared Santagar. A l’intérieur de la ville, Anders Martell et Robert Dayne doivent mener une sortie. Un dilemme se pose à eux du fait de la position des Météores, la ville étant sise sur un îlot à l’embouchure de la Torrentine, il y a potentiellement deux parties de l’armée ennemie à attaquer. Ou alors il est possible de se concentrer sur une seule partie mais les bieffois alors, seraient libres d’assaillir la ville ou de franchir le pont flottant à base de barques et de barges qui leur permet de ravitailler leurs troupes.

L’objectif des dorniens est de forcer les bieffois à la retraite pour qu’ils abandonnent le siège.

Premier Tour ; Le Zénith


Clique sur l'image pour l'agrandir


Les généraux dorniens donnent de la voix ; tous gueulent des harangues et des discours qui galvanisent leurs hommes. La bataille est désespérée, mais elle sera menée par des hommes courageux de bout en bout ! Les troupes s’ébranlent… Au sud, la sortie est menée tambour battant par les défenseurs sous la direction de Ser Robert Dayne et du Prince bâtard Anders Martell. Leur colonne d’acier débute par un torrent de chevaliers et de sergents montés, flanqués de troupes à pied qui peinent à suivre. La charge des dorniens est terrible, les cris de guerre retentissent… Mais le fossé de protection des fortifications bieffoises cassent l’élan de la charge, profond et la terre basculée pour en faire une barricade de l’autre côté double le dénivelé, tandis que le remblais surmonté d’épieux et de palissades tient le choc ! Les cavaliers manquent parfois d’allonge, parfois d’élan ; les chevaux lancés trop vite sur cette fortification chutent avec leurs cavaliers. Les dorniens s’entêtent pourtant sous le tir de couverture de leurs archers à pied ou montés, et réitèrent plusieurs fois leurs efforts sous le tir à bout portant, depuis les palissades, des arbalétriers et archers croisés. Des dizaines de dorniens tombent et quantité de chevaux sont mutilés par les deux obstacles et par les tirs. Toutefois, la férocité de l’attaque est telle que des cavaliers parviennent à passer les obstacles là où ils sont les moins élevés et malheur aux croisés qui croisent leur route ! Des cavaliers sont jetés à bas leur selle par des coups de lances, d’autres sont impitoyablement massacrés une fois au sol… La charge ne passe pas la tranchée et le fossé. Les croisés s’accrochent fanatiquement à leurs défenses. Ils sont massacrés par dizaines, mais tiennent bon. Les dorniens finissent surtout par frappe à coups de lance et d’épée tout ce qui dépasse des épieux et palissades, mais les défenses de siège remplissent leur office ; la percée de cavalerie ne peut pas avoir lieu. Les bieffois risquent toutefois de perdre la bataille de l’usure ; leurs pertes sont importantes. Frère Guy, qui commande un détachement de Fils du Guerrier, parvient à abattre de nombreux chevaliers dorniens. Pour le moment sur ce front, c’est l’impasse. Grisés par leur prince et Ser Dayne, les cavaliers de Dorne veulent en découdre et se relancent à la charge !

Ser Dared Santagar avance à la tête de ses schiltrons de lanciers et de piquiers. Les conscrits, peu entraînés et constitués de « volontaires » de la paysannerie, essuient le plus cruel des tirs ennemis, les archers longs croisés font des ravages et les volées sifflantes s’abattent dans les rangs, fauchant également de nombreux piquiers mieux entraînés des rangs arrières. Un moment de flottement secoue les conscrits, mais la poussée des piquiers les amène à continuer leur marche. Il faudra encore passer le fossé et grimper le remblais et les défenses, au risque de briser la formation. Les croisés entonnent des hymnes au Guerrier, leur chœur résonnant dans la plaine. Ils sont prêts. Beaucoup adressent des signes de défi aux dorniens, aiguisant leurs lames ou agitant lances et fanions.

Au centre, la bataille dégénère rapidement en échange de tirs. Prudent, le Prince Roward Martell a fait mettre ses archers derrière des centaines de combattants, mais cela gâte leur portée et ils sont obligés de tirer en volées à l’aveugle ; tirer depuis derrière des lignes amies est sécurisant… Mais moins efficace. Toutefois le nombre de tireurs du Prince est tel que malgré les défenses et malgré leur déploiement, les pertes bieffoises sont lourdes. En face, quelques centaines de tireurs répliquent et les premiers rangs de conscrits et de piquiers Martell essuient quelques pertes, mais tiennent résolument leur position !

C’est finalement à droite que tout se joue durant cet assaut ! L’avant-garde dornienne y migre à toute vitesse et leur redéploiement prend de vitesse les bieffois qui n’y ont que peu de tireurs. En revanche, c’est plus proche de la zone de campement de Lord Tarly et de l’élite de l’armée bieffoise ! Alors que la tornade de la cavalerie dornienne s’abat sur les premiers défenseurs, les rangs de ces derniers sont renforcés aussitôt par des centaines de chevaliers bieffois et de sergents d’armes qui obéissant à leur général, n’ont pas pris le temps d’équiper et de monter leur monture : on défendrait le remblais doublé de la tranchée à pied, et non à cheval, pour profiter pleinement de la position défensive ! Les combats sont intenses. Suton Forrest est légèrement blessé. Des tirs sont échangés des deux côtés et c’est un combat incroyable qui a lieu entre, pour une fois, des chevaliers bieffois démontés et des dorniens à cheval. Encore une fois, les montés ne sont pas à l’aise avec l’idée de se jeter sur des obstacles ; tout cheval sain d’esprit ne court qu’en terrain clair, avec de la végétation, mais rien qui puisse bloquer sa course. Les dorniens subissent cette fois un peu plus de pertes, du fait majoritairement qu’un de leurs cavaliers, quand il passe, est aussitôt cerné de fantassins lourdement équipés et protégés. Une batterie de tireurs du Bief, malgré le tir de centaines de cavaliers légers de Dorne, parvient également à infliger de lourdes pertes aux fantassins dorniens qui s’apprêtent à attaquer les fortifications.

Lord Florent traverse le pont flottant permettant aux assiégeants de parfaire leur maîtrise des Météores, avec des milliers de ses soldats. Un ou deux accidents sont à signaler, ce genre de passage à gué n’est pas très stable, mais la furie des combats est telle alentours qu’ils pressent le mouvement.

Partout, dorniens et bieffois tiennent leur position, bieffois parce qu’ils n’ont pas encore connu de percée faute d’effectifs dorniens pour les réaliser, ils étaient souvent, contre les cavaliers, en très nette supériorité numérique en sus du terrain. Toutefois les dorniens ne lâchent rien grâce à un haut niveau de moral ; leurs troupes sont déployées et peuvent maintenant essayer de forcer le passage.

A l’ouest, par-delà les positions de Ser Santagar sonnent des trompes de cavalerie, depuis la côte où passe le ravitaillement de l’armée Tarly, ces dizaines de chariots journaliers.

Pertes de la sortie
- Les dorniens perdent 420 hommes dont 80 cavaliers légers, 220 cavaliers lourds, 120 chevaliers.
Le moral des dorniens reste excellent.
- Les croisés perdent 520 hommes dont 140 arbalétriers, 100 fantassins moyens, 100 lanciers, 30 chevaliers à pied, 150 cavaliers lourds.
Le moral des croisés reste excellent.

Pertes du flanc gauche
- Les dorniens perdent 250 hommes dont 150 lanciers et 100 piquiers.
Le moral des dorniens reste excellent.
- Les bieffois n’ont pas de pertes
Le moral des croisés reste excellent.

Pertes du centre
- Les dorniens perdent 150 hommes dont 100 lanciers et 50 piquiers.
Le moral des dorniens reste excellent.
- Les bieffois perdent 300 hommes dont 100 arbalétriers, 100 lanciers et 100 fantassins moyens.
Le moral des croisés reste excellent.

Pertes du flanc droit
- Les dorniens perdent 660 hommes dont 230 cavaliers légers 100 lanciers et 120 piquier, 110 cavaliers lourds, 100 chevaliers.
Le moral des dorniens reste excellent.
- Les bieffois perdent 700 hommes dont 100 chevaliers à pied, 100 fantassins moyens, 200 cavaliers lourds à pied, 200 archers, 100 arbalétriers
Le moral des bieffois reste excellent.

Pertes totales
- Les dorniens perdent 1480 hommes dont 310 cavaliers légers, 330 cavaliers lourds, 220 chevaliers, 350 lanciers, 270 piquiers.
- Les bieffois perdent 1 520 hommes au total dont 100 chevaliers à pied, 200 fantassins moyens, 200 arbalétriers, 100 lanciers, 200 archers, 200 cavaliers lourds à pied. Comptant dans ce total, les croisés perdent 520 hommes dont 140 arbalétriers, 100 fantassins moyens, 100 lanciers, 30 chevaliers à pied, 150 cavaliers lourds.


Second Tour ; Pour la Foy !


Clique sur l'image pour l'agrandir


La bataille est à son apogée ; partout les dorniens passent à l’attaque. Ser Dared Santagar prend la main et envoie au Prince Roward ainsi qu’à Lord Allyrion, Dalt et à Lord Ferboys de nouveaux ordres. C’est l’attaque tout azimut ! Ser Dared lance l’assaut sur le centre ennemi, appuyé du corps principal du prince Roward. Les troupes dorniennes essuient de lourdes pertes au tir des bieffois mais celui-ci, décousu, perd rapidement en intensité. Conscrits et piquiers de Dorne perdent toute formation à cause de la tranchée à franchir puis du remblai à escalader, mais les hommes, bien que tirés à bout portant par les défenseurs, gravissent ces obstacles en hurlant des cris de guerre. L’empoignade est terrible. Les défenseurs, désespérés car submergés, lancent des pierres et des pièces d’équipement par-dessus le parapet, lardent de coups de lances et d’épée les troupes ennemies qui parviennent à escalader la pente. Le Prince Roward et Dared Santagar sont tous deux blessés légèrement. Mais leurs troupes continuent leur progression dans le plus grand désordre, et les échauffourées par-dessus les palissades tournent rapidement à la foire d’empoigne. Les dorniens, plus nombreux et en formation plus compacte, submergent les défenseurs, les isolent et les poignardent sitôt les lances brisées. L’ennemi est repoussé et malgré de lourdes pertes, les troupes prennent pied dans les défenses ennemies ! Une volée de flèches les accueille mais la contre-attaque bieffoise échoue et l’avantage est dornien sur le centre.

A droite, les choses sont bien plus risquées. L’attaque initiale a échoué et les tireurs bieffois lâchent volée après volée sur les vagues d’attaque. Lord Dalt et Lord Allyrion, soutenus par les cavaliers de Lord Forrest, chargent sans relâche. Mais le fossé se remplit de corps percés de flèches et de carreaux, les archers longs bieffois faisant merveille. Qu’à cela ne tienne, les survivants, appuyés par le tir de volée à l’aveugle de milliers d’archers à pied ou montés, continuent leur progression en escaladant les morts ! Ser Poulet prend pied et tue deux chevaliers du Bief, mais finit percé de plusieurs carreaux mortels. Lord Dalt lui-même prend une section de palissade avec quelques piquiers ayant saisi leur épée, plus maniable dans ce genre de combat. Mais les chevaliers démontés du Bief ne lâchent pas un pouce de terrain et Ser Tyrell parvient à tuer plusieurs piquiers à grands moulinets de son épée, avant de faire chuter Lord Dalt pour lui planter à deux mains l’épée dans le torse. Les dorniens sont sèchement repoussés, Lord Tarly commandant plusieurs centaines de chevaliers et sergents à pied ne lâchant pas un pouce de terrain ; les dorniens ont de lourdes pertes, les bieffois également, mais les premiers ne semblent plus avoir les reins en troupes de choc pour passer le parapet de ce côté-ci.

Des renforts avancent à l’intérieur du camp, Lord Florent guide plusieurs centaines d’hommes épée au poing, mais la troupe se fatigue à traverser ce capharnaüm alors qu’on a besoin d’elle à l’extrêmité du champ de bataille… Et Ser Robert Dayne comme Anders Martell en profitent. Malgré les furieuses contre-attaques de croisés, les dorniens escaladent à nouveau le remblai et menés par Ser Dayne, parviennent à repousser les croisés présents dans le secteur ! Les croisés ont de lourdes pertes et leur résolution commence à s’effilocher, mais Robert Dayne paie le prix de son succès par une blessure à la tête qui, si elle n’est pas mortelle, reste sérieuse ! Des renforts accourent mais il y a des chances de percer ! Le Prince Anders Martell quant à lui mène de furieuses contre-attaques contre la tentative de prise de flanc des bieffois, sortant de leurs fortifications. Anders Martell fait preuve d’un héroïsme forcené, accomplissant une véritable œuvre de boucher en cette terrible journée. Il démonte de nombreux cavaliers adverses et se paie de luxe de prendre une de leurs bannières.

Mais alors que les dorniens réussissaient à établir deux têtes de pont, les renforts ennemis arrivaient ! Des cavaliers croisés qui, impatients, préféraient patrouiller les voies de ravitaillement terrestre plutôt que d’attendre au camp ! Il aura fallu plusieurs heures à Frère Roland pour rassembler ses forces, mais le voilà qui tombe sur l’ennemi ! Il identifie sur son passage un carré de piquiers laissé là par Ser Santagar. Celui-ci, dépourvu de cavaliers en soutien ou de tireurs, reste un obstacle peu mobile. Il l’esquive donc, mais alors qu’il constate la prise de dos possible de l’assaut dornien, une force de réserve ennemie menée par Lord Ferboys avance pour intercepter sa marche de flanc ! Féroces, les croisés chargent sans ordre. Ils foncent droit sur cette nouvelle cible. Les archers dorniens lâchent deux volées et sont impitoyablement massacrés, tout comme les conscrits qui les protégeaient. Seuls les piquiers tiennent mais le carré, malmené, est submergé, quantité d’hommes sont tailladés au passage des cavaliers sur les flancs. Lord Ferboys meurt dans l’attaque et le carré, enfoncé, se replie dans le désordre… Par chance, Frère Roland, menant sa cohorte de bouchers aux lames détrempés du sang de centaines de dorniens massacrés à découvert, est à son tour occis d’un coup de pique qui l’atteint à la gorge !

Le sort de la bataille reste dans la balance… Si les dorniens poussent, les troupes des Météores pourront s’échapper ou se voir renforcer. Si les fortifications sont définitivement prises, l’ennemi sera brisé et du mauvais côté de la Torrentine. Mais s’il tient, la victoire sera bieffoise !


Pertes de la sortie
- Les dorniens perdent 300 hommes dont 100 piquiers et 100 lanciers, 100 chevaliers
- Les croisés perdent 550 hommes dont 150 lanciers, 100 fantassins moyens, 100 archers, 100 arbalétriers, 100 cavaliers lourds.
Pour deux tours défavorables même sans rupture et malgré leur fanatisme, les croisés passent « ébranlés » (pas les bieffois venus en renforts).

Pertes du flanc gauche (et réserve)
- Les dorniens perdent 1200 hommes dont 200 fantassins légers, 400 lanciers, 400 archers, 200 piquiers.
Lord Ferboys a été tué. Sa troupe passe « déroute ».
-Les croisés perdent 500 hommes dont 50 chevaliers, 200 cavaliers légers et 250 cavaliers lourds.
Frère Roland, à la tête de la colonne, a été tué. Sa troupe conserve son moral malgré ces pertes grâce à son fanatisme religieux, mais elle perdra en manœuvre et en réaction le tour prochain.

Pertes du centre (y compris Dared)
- Les dorniens perdent 1020 hommes dont 420 piquiers et 600 lanciers.
Le moral stagne
- Les bieffois et croisés perdent 1200 hommes dont 300 fantassins moyens croisés, 100 archers longs croisés, 200 lanciers croisés, 100 hallebardiers croisés, 300 lanciers bieffois et 100 archers bieffois
Le moral stagne

Pertes du flanc droit
- Les dorniens perdent 940 hommes dont 120 chevaliers, 200 cavaliers lourds, 120 piquiers, 100 lanciers, 100 cavaliers légers, 300 fantassins légers
Le moral chute à la mort de Lord Dalt, la troupe passe « ébranlée » et reflue des fortifications ennemies.
- Les bieffois perdent 700 hommes dont 300 lanciers, 200 cavaliers lourds à pied, 100 arbalétriers, 100 chevaliers à pied.
Le moral reste bon.

Pertes totales
- Les dorniens perdent 4940 hommes dont 410 cavaliers légers, 530 cavaliers lourds, 440 chevaliers, 1550 lanciers, 1110 piquiers, 500 fantassins légers, 400 archers.
- Les bieffois perdent 4470 hommes au total dont 200 chevaliers, 200 fantassins moyens, 400 arbalétriers, 700 lanciers, 300 archers, 400 cavaliers lourds. Comptant dans ce total, les Croisés perdent 2270 hommes dont 100 hallebardiers, 100 archers, 100 archers longs, 240 arbalétriers, 500 fantassins moyens, 450 lanciers, 80 chevaliers, 500 cavaliers lourds, 200 cavaliers légers.


Troisième Tour ; Gloire et Mort!


Clique sur l'image pour l'agrandir


Dorne tente le tout pour le tout ; aucun de ses officiers ne donne d’ordre de retraite malgré les difficultés à entamer ces fortifications si âprement défendues par les bieffois et les croisés ! La boucherie est maintenant tempérée par la fatigue des combattants, qui combattent depuis des heures par plus de trente degrès. Lord Forrest se replie avec des cavaliers et constitue une troupe de renforts pour la réserve, dévastée par la marche de flanc des croisés. Ceux-ci, aux cris de « Les Sept le veulent ! » pourfendent et piétinent des centaines d’hommes dans leur déroute. La charge de Forrest les cueille, mais l’absence désormais d’une réelle cavalerie lourde parmi ces forces prive le dornien d’impact, alors que les croisés sont encore des centaines de chevaliers en armures lourdes, les sergents tout aussi bien équipés ! Le choc est terrible et à l’avantage des bieffois ; les dorniens ne récupèrent qu’en sortant leurs arcs courts recourbés et ouvrant le feu à courte distance, mais les contre-charges des chevaliers de Feu Frère Roland les font reculer. Un des schiltrons de Ser Santagar, ayant rebroussé chemin, impacte comme il le peut les retardataires croisés qui ont bien du mal à s’organiser sans chef défini, mais les conscrits au premier rang, bien qu’armés de lance, ne sont pas des soldats. Ils subissent eux aussi les contrecoups de leur charge. Les morts tombent partout, et les combats se sont déplacés sur les arrières du centre dornien. Lord Forrest a juré de venger Lord Dalt, mais il lui faut maintenant affronter des guerriers fanatiques de grand talent.

Centre qui continue sa poussée, guidé par le Prince Roward et Ser Santagar. Tous deux sont blessés légèrement alors que des fortifications pleuvent flèches et carreaux. Les dorniens perdent peu à peu toute cohésion, incapables de maintenir une formation solide avec ces replis de terrain et la levée de terre couronnée de palissades. Une partie des forces de Santagar a su pénétrer les défenses et continue sa poussée, mais alors que les derniers croisés sont massacrés à coups de glaives et de piques, une immense clameur annonce l’arrivée de Lord Florent, à la tête de centaines de sergents, d’hommes d’armes et de chevaliers à pied démontés. La cohue des bieffois, épuisés par leur longue marche, les amène toutefois en plein dans la formation de piquiers et de lanciers qui ont perdu leur cohésion en escaladant les obstacles, et beaucoup n’ont plus ni lance ni pique. Les dorniens poursuivent toutefois le combat, les pertes se répartissant de chaque côté. Le Prince est joué par la résistance opiniâtre des piétons des Fils du Guerrier qui défendent coûte que coûte la poterne de leur section défensive ; ils mourront tous jusqu’au dernier, sur un monticule de cadavres amis comme ennemis. Santagar et Roward Martell ont toujours un pied à l’intérieur, mais malgré le massacre de centaines d’ennemis sur le parapet, les renforts de Lord Florent ont rétabli un équilibre précaire de la situation. Le Prince essaie de mener ses troupes de l’avant mais la confusion s’accroît sous les tirs ennemis et sous l’apparente imperméabilité de leur front.

A droite en revanche, la situation s’aggrave. Les combats sont extrêmement confus. Légèrement en retrait du centre, des centaines d’archers de Dorne voient leurs volées contrebattues par des batteries de Corcolline ou des Essaims, renforcées de centaines de tireurs. Les flèches et carreaux volent par milliers de chaque côté. Avantage bieffois, ce tour-ci, car le nombre et les défenses permettent de réduire leurs pertes et accroître celles de leurs ennemis. C’est à droite que la situation bascule tout à fait. Lord Tarly, rincé par son âge et l’épuisement, brandit toutefois son épée. Il se lance dans un discours qui fait scander plusieurs fois l’acquiescement de la fine fleur du Bief. Alors que Lord Allyrion et ses dernières troupes essaie de prendre pied sur le parapet, Tarly quitte ses défenses avec des centaines de terrifiants gladiateurs en armure, l’élite de la noblesse bieffoise, ayant soif d’en découdre, avide de gloire. Les cavaliers sont pris dans le fossé, Lord Allyrion tiré de sa selle. On fait quartier au noble ; les gueux n’ont droit qu’au marteau de guerre ou à l’épée. Les troupes légères de Dorne, devenues plus nombreuses que les derniers fantassins et cavaliers, prennent leurs jambes à leur cou après avoir épuisé l’ennemi de quelques tirs.


A droite et au sud. Tirant trop sur ses forces, Robert Dayne, sous l’effet de la chaleur, de l’effort et des blessures, perd connaissance. Le Prince Anders quant à lui continue de mener ses charges et contre-charges, les petites unités dorniennes avançant, reculant, percutant, une masse rigide et incapable de prendre l’ascendant. Les pertes sont lourdes des deux côtés, hommes et chevaux sont épuisés, mais les dorniens marquent le coup en infligeant toujours des pertes supérieures à l’ennemi. A l’intérieur, de l’autre côté du parapet et du remblai, les derniers arbalétriers croisés sont abattus, nombre d’entre eux prennent une flèche dans la gorge ou la poitrine tandis que les sauvages cavaliers légers de la Principauté sautent les obstacles, tenus à distance de ceux-ci pendant un moment… Les tireurs montés chassent impitoyablement les survivants de la Foi et placent quelques flèches dans le dos de Frère Guy, qui trône toujours au sommet des défenses des assiégeants, ses derniers chevaliers étripant quantité de piquiers dorniens dont l’assaut est décousu. Peu à peu, les chevaliers saints sont submergés et lardés de coups de pique par la valetaille, tandis que les derniers volontaires de la Foi sont massacrés ; la voie est totalement ouverte ! Mais il est tard et les troupes fatigues ; doit-on poursuivre l’attaque et renforcer Santagar contre Florent alors qu’Anders Martell voit ses troupes fléchir sous le nombre malgré ses assauts virulents, ou doit-on revenir en arrière après tout ce sang… Ou s’enfuir par la trouée ? Ser Dayne voulait se rabattre sur le flanc adverse ; ses sergents relaient ses ordres en gueulant pour dépasser le bruit du carnage.

Le point de basculement n’est toujours pas atteint mais déjà, le soleil décline rapidement. Il va falloir emporter la décision ou sauver ce qui peut l’être !


Pertes de la sortie
- Les dorniens perdent 420 hommes dont 200 lanciers, 100 piquiers, 60 cavaliers légers, 60 chevaliers.
Les dorniens tiennent bon.
- Les croisés perdent 570 hommes dont 70 chevaliers (Croisés), 100 lanciers (Croisés) 200 fantassins moyens (Croisés), 100 hallebardiers, 100 archers longs
Les croisés se sont fait tuer sur place ! ne restent que les bieffois.

Pertes du flanc gauche (et réserve)
- Les dorniens perdent 650 hommes hommes dont 200 piquiers, 250 lanciers, 200 cavaliers légers.
Lord Ferboys a été tué. Sa troupe passe « déroute ». Les cavaliers de Lord Suton passent « ébranlés ».
-Les croisés perdent 300 hommes dont 140 cavaliers lourds (Croisés) et 140 cavaliers légers (Croisés), 20 chevaliers.
Les croisés souffrent d’un malus d’organisation, mais tiennent toujours le choc.

Pertes du centre (y compris Dared)
- Les dorniens perdent 900 hommes dont 500 lanciers, 400 piquiers
Le moral stagne
- Les bieffois et croisés perdent 980 hommes dont 100 lanciers, 100 fantassins moyens, 200 hallebardiers (Croisés), 100 archers (Croisés), 180 lanciers (Croisés), 100 chevaliers à pied, 100 fantassins moyens (Croisés), 100 archers longs (Croisés)
Le moral stagne

Pertes du flanc droit
- Les dorniens perdent 870 hommes dont 80 chevaliers, 200 fantassins légers, 150 cavaliers légers, 80 piquiers, 200 lanciers, 160 archers
Le moral déjà atteint par la mort de Lord Dalt, s’effondre lorsque Lord Allyrion est capturé. La troupe passe en déroute.
- Les bieffois perdent 470 hommes dont 110 chevaliers à pied et 60 cavaliers lourds à pied, 100 archers, 100 archers longs, 100 arbalétriers.
Le moral reste bon.

Pertes totales
- Les dorniens perdent 7780 hommes dont 820 cavaliers légers, 530 cavaliers lourds, 580 chevaliers, 2700 lanciers, 1890 piquiers, 700 fantassins légers, 560 archers.
- Les bieffois perdent 6790 hommes au total dont 100 hallebardiers, 310 chevaliers, 300 fantassins moyens, 500 arbalétriers, 800 lanciers, 400 archers, 460 cavaliers lourds, 200 archers longs. Comptant dans ce total, les Croisés perdent 2270 hommes dont 300 hallebardiers, 200 archers, 200 archers longs, 240 arbalétriers, 800 fantassins moyens, 730 lanciers, 270 chevaliers, 640 cavaliers lourds, 340 cavaliers légers.


Quatrième Tour ; Les Météores débloqués !


Clique sur l'image pour l'agrandir


Les dorniens donnent tout ce qu’ils ont pour emporter la décision. Au centre, Roward Martell et Dared Santagar font tout ce qu’ils peuvent pour encourager leurs hommes malgré leurs propres blessures, et poussent en avant. Malgré l’arrivée massive de renforts bieffois, leurs troupes parviennent à maintenir leur emprise sur une partie des défenses des assiégeants, tenant à bout de lances, de piques, de glaives, les troupes lourdes du Bief et leurs hommes d’armes qui accroissent la pression sur les dorniens, mais sans parvenir à les faire flancher. Les pertes sont lourdes des deux côtés mais on sent bien qu’il y a une grande fatigue et lassitude des combattants alors que le soleil se couche lentement mais sûrement, personne au centre n’aura su prendre définitivement l’avantage. Cela n’empêche pas Dared Santagar de renouveler ses assauts sur l’extrêmité de la ligne croisée. Ses troupes accrochent durement l’ennemi mais subissent de lourdes pertes ; ce sont finalement les cavaliers sortant de la ville, qui arrivent à passer les obstacles pris d’assaut par les hommes de Ser Dayne, cavaliers qui prennent à revers les croisés à coups de flèches et d’épées. Les troupes du Grand Septon sont décimées et Santagar établit donc le contact avec les troupes de la garnison !

Ce succès se confirme malgré les blessures de Ser Dayne, dont l’infanterie continue de pousser en avant vers les renforts bieffois. Ils ne parviennent pas à rejoindre les troupes du Prince Roward mais, quittant ses contre-attaques sur le flanc droit, Anders Martell parvient à contourner les lignes et assurer cette prise de contact, entraînant d’ailleurs la déroute des dernières unités bieffoises sur ce côté. Cette chevauchée forcenée ne sera pas sans conséquence ; une franche réussite à l’intérieur des fortifications se paiera par la fin des cavaliers restés accrochés par l’ennemi dans la plaine de la ville, car cavaliers croisés et fantassins du Bief n’arrêtent plus leurs contre-attaques ! A ce stade, l’armée de secours et la garnison rétablissent tout juste le contact, mais au nord, Lord Suton Forest, qui n’a plus deux cent cavaliers, doit s’opposer à la poussée de plus de quatre fois plus de cavaliers croisés. L’arrière-garde de ceux-ci maintient à distance le dernier schiltron dornien, se sacrifiant aux cris de « C’est la Volonté des Sept ! Pour le Guerrier ! ». Malgré le grand carnage et l’ineptie de ces charges fanatiques, les derniers ordres reçus impliquaient de se former de la manière la plus rigide possible pour « cueillir » la cavalerie ennemie qui serait jetée sur le mur de pointes acérées. Or, Forrest n’a plus les moyens de pousser quoi que ce soit et à un contre cinq, se fait violemment rejeter ses survivants qui partent en déroute ! Les croisés, épuisés, poursuivent leur charge, sans concertation et dans le plus grand désordre, pour se rabattre dans le dos de troupes dorniennes du Prince Roward, excentrées pour tenir le flanc abandonné par les survivants de Dalt et d’Allyrion ! Pire, les hommes exténués de Lord Tarly quittent leurs retranchements. Ils tombent par dizaines, fauchés par la grêle de flèches des dorniens, mais une fois au contact armures et armes lourdes percent aisément les lignes des conscrits de Dorne, attaqués à revers par les croisés ! Des centaines de dorniens sont fauchés et partent en déroute dans tous les sens… Chanceux dans leur malheur, les dorniens ne sont pas poursuivis par les bieffois éreintés et totalement désorganisés.

L’intensité des combats commence à retomber avec le flanc ouest conquis par les dorniens et la déroute de ceux-ci à l’est… Que vont décider les deux camps, exsangues ?

Pertes de la sortie et du schiltron de Dared, extrêmité gauche
- Les dorniens perdent 440 hommes dont 50 chevaliers, 50 cavaliers lourds, 40 cavaliers légers, 150 piquiers et 150 lanciers moyens
Les dorniens tiennent bon
- Les croisés et bieffois perdent 1000 hommes dont 200 arbalétriers (croisés), 100 hallebardiers (croisés) et 100 lanciers (croisés), 100 cavaliers légers (croisés), 200 fantassins moyens, 100 lanciers, 200 archers.
Les croisés se sont fait tuer sur place ! ne restent que les bieffois, qui battent en retraite ! L’encerclement est levé !

Pertes de l’arrière-ligne
- Les dorniens perdent 1320 hommes dont 100 piquiers, 670 archers, 350 lanciers, 200 fantassins légers
Lord Ferboys a été tué. Sa troupe reste en « déroute » et fuit le champ de bataille. Les cavaliers de Lord Suton, déjà « ébranlés », sont incapables de tenir la pression des cavaliers croisés et passent « déroute ».
L’aile droit du corps du Prince Roward Martell, prit de face, subissant tirs et charge de dos, se désagrège et passe « déroute »
-Les croisés perdent 440 hommes dont 200 cavaliers lourds (croisés), 20 chevaliers (croisés) et 20 cavaliers légers (croisés), 200 chevaliers à pied
Les croisés souffrent d’un malus d’organisation, mais tiennent toujours le choc.

Pertes du centre (y compris Dared)
- Les dorniens perdent 580 hommes dont 300 lanciers, 280 piquiers
Le moral stagne
- Les bieffois et croisés perdent 500 hommes dont 100 archers, 100 lanciers, 200 fantassins moyens, 100 cavaliers lourds à pied.
Le moral stagne

Pertes du flanc droit
- Les dorniens ne perdent aucun homme, ils ne sont pas poursuivis par les bieffois.
- Les bieffois se rabattent sur le centre dornien.

Pertes totales
- Les dorniens perdent 10 120 hommes dont 860 cavaliers légers, 580 cavaliers lourds, 630 chevaliers, 3500 lanciers, 2420 piquiers, 900 fantassins légers, 1230 archers.
- Les bieffois perdent 8730 hommes au total dont 100 hallebardiers, 510 chevaliers, 700 fantassins moyens, 500 arbalétriers, 1000 lanciers, 700 archers, 560 cavaliers lourds, 200 archers longs. Comptant dans ce total, les Croisés perdent 4460 hommes dont 400 hallebardiers, 200 archers, 200 archers longs, 440 arbalétriers, 800 fantassins moyens, 830 lanciers, 290 chevaliers, 840 cavaliers lourds, 460 cavaliers légers.

Epilogue

La bataille des Météores avait été sanglante, c’était le plus grand bain de sang depuis le début du conflit entre Hautjardin et Lancehélion. Des héros étaient morts des deux côtés, et les troupes, durement malmenées de part et d’autres du champ de bataille, n’avaient finalement tenu bon que par l’héroïsme parfois insensé de leurs officiers et des nobles qui menaient les armées.

Les dorniens avaient tout misé sur une levée du siège, mais ils avaient pris le risque d’attaquer frontalement une armée près de 20% plus nombreuse, qui plus est bien retranchée par des semaines de préparatifs. Des heures durant, ils ont envoyé leur cavalerie frontalement sur les défenses bieffoises, mais une tranchée attenante à un remblai acroissant la taille de l’obstacle, étaient un terrain terriblement défavorable pour la cavalerie ou les formations denses de piquiers qu’affectionnaient les dorniens. Les cavaliers furent souvent rejetés dans le fossé, incapables de percer. Malgré cet obstacle physique quasiment inébranlable pour des cavaliers, la violence de l’attaque des troupes dorniennes fut telle, que les positions bieffoises manquèrent à plusieurs reprises d’être emportées dans la violence de l’attaque. Après l’assaut presque bravache des montés, l’infanterie dornienne fut elle aussi totalement désorganisée par l’irrégularité du terrain et les fortifications adverses... Mais elle réussit à submerger les défenses ennemies, loin de leurs renforts potentiels, et à prendre pied dans le réseau défensif bieffois.

Les assiégeants, mal organisés, eurent les plus grandes peines du monde à tenir leur position pourtant favorable, face à la furie dornienne et le surnombre provisoire de ceux-ci... Car les renforts bieffois étaient dispersés ; une partie se trouvait à faire le siège de l’est de la ville, une autre composée de cavalerie, assurait par ses patrouilles la protection du Train de l’armée, vers l’ouest. Fort heureusement pour les bieffois, ces escortes purent se rassembler plusieurs heures après la première alerte, et purent aisément enfoncer la réserve dornienne, faible en nombre et en arme. A partir de ce moment, l’assaut des dorniens était à son moment le plus crucial et la cavalerie de la Principauté, décimée par ses charges sur l’infanterie lourde bieffoise qui était fortifiée, ne pouvait plus défendre efficacement l’armée contre la marche de flanc. Pis, les commandants dorniens tentèrent le tout pour le tout en renforçant leurs efforts sur le centre ennemi... Laissant libres les croisés de se rabattre sur leurs arrières. Les pertes dorniennes s’accrurent alors, mais malgré cela la journée s’acheva sur un demi-succès ; le siège était partiellement rompu, une partie de l’armée bieffoise et croisée avait été détruite avec ses machines de siège et ses fortifications.

La nouvelle de débarquements de fer-nés venus du blocus, qui n’avaient pas été inquiétés par la flotte de Dorne qui se trouvait fort loin, acheva de dissiper l’euphorie dornienne de la victoire qui leur tendait les bras. L’organisation de l’armée et l’audace de ses chefs, prouvée à de nombreuses reprises tout au long des combats, permit à l’armée de s’échapper, et au Prince Anders de se tirer de la nasse. Ser Dayne resta seul défendre les Météores avec quelques moyens, à un contre dix.

C’était donc une victoire tactique dornienne ; malgré leur sous-nombre et la prise de flanc par ses ennemis, l’armée avait su maintenir l’essentiel de sa cohésion et avait également su se préserver de la destruction, tout en rétablissant provisoirement le contact avec les défenseurs, qui se servirent généreusement dans le butin prit dans la partie de camp bieffois qui fut conquise ! En revanche, c’était une défaite stratégique, car lord Tarly avait su maintenir la cohésion de sa troupe malgré le massacre des croisés et la violence de l’assaut ; aucune unité bieffoise n’avait déserté le champ de bataille et pour la première fois en six affrontements, l’armée bieffoise avait infligé plus de pertes à ses ennemis qu’elle n’en avait subies. Le siège continuait, même s’il fallait reconstruire une partie des machines de siège.

Cette bataille fut aussi celle des personnalités, même si elle ne livra que peu de duels de renoms, Ser Tyrell occis Lord Dalt, Lord Allyrion périt également, Ser Dayne fut blessé et l’essentiel des officiers croisés périt avec une bravoure presque frénétique dans leurs charges sur les arrières des dorniens. Le héros du jour fut sans doute Anders Martell qui fit preuve d’un macabre talent martial en combattant les contre-attaques furieuses de l’ennemi sur le flanc de la sortie, mais on peut également saluer Dared Santagar et Roward Martell qui bien que blessés et attaqués par les renforts bieffois, parvinrent à établir la jonction avec les assiégés.

L’imprécision du résultat de la bataille, quoiqu’il en soit, ne mettait pas Dorne à genoux et n’empêchait pas les bieffois de continuer le siège de la ville, bien que celle-ci obtint un sérieux répit. En revanche, les pertes subies par les deux camps commençaient à devenir difficiles à remplacer, en particulier pour les dorniens.

Points des dorniens
-20pts défaite sur bataille importante, plus de 30 000 combattants engagés
+3pts objectif en partie atteint
+5pts ne concède la défaite que le lendemain, en capturant une partie du matériel ennemi
+5pts héroïsme des dorniens et cohésion malgré les circonstances

Points des bieffois
+20pts victoire sur bataille importante, plus de 30 000 combattants engagés
+3pts objectif en partie atteint
+5pts solidité de l’armée et pertes ennemies supérieures
Le Cyvosse
Le Cyvosse
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 11836
Membre du mois : 2340
Revenir en haut Aller en bas
http://bloody-crown.forumactif.org
 
Tour 4 – La Bataille des Météores - Année 0 - Mois 12 - Semaine 4
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [ Passé ]La bataille du Mont Gundabad
» Tour du monde virtuel
» Bataille de Wargram
» tour carrée et tour ronde...
» Rapport de bataille: Méchant bagarre entre les Nids et Nurgle 1500 pts

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: Chroniques de l'ère de luttes :: Le Cyvosse :: Les Chroniques de l'Ere des Luttes :: Chroniques détaillées du Tour 4-
Sauter vers: