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Tour 3 - Le Prince, la Noblesse, et le peuple de Falwell - Année 0 - Mois 9 - Semaine 1
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  • Bloody Crown
Le Prince, la Noblesse, et le peuple de Falwell



La situation dans les domaines de feu Lord Falwell est explosive depuis des semaines, depuis que le seigneur des lieux a été pendu par la foule vindicative, sa famille exilée. Il n'en fallait pas plus pour attirer l'attention du Roc, qui y envoya le Prince Lyman, revenu récemment du Nord, avec son aide de camp, Gareth Kenning. Tous deux étaient secondés de Lord Reyne, qui assurait le commandement effectif des troupes. Une armée venue de l'est, forte de plusieurs milliers d'hommes, venait appuyer la parole Lannister et campait en dehors de la ville, surveillant les habitants et la propagation de l'émeute.

Sitôt arrivés, le Prince et ses aides demandèrent un face à face avec celui qui se prétend nouveau seigneur de Falwell, un artisan de la bourgade. La rencontre devait se faire en terrain neutre, mais eut finalement lieu sous les murs du castel, exigence du chef des révoltés. Dans le même temps, des soldats Lannister furent envoyés jauger le nombre d'émeutiers, estimés à plus de deux mille, soit la population de Falwell, mais renforcés d'habitants des alentours. Des rumeurs disaient qu'il y avait encore quantité de bandes dans les bois environnants. Les trois cent hommes détachés par le Prince pour arrêter les fauteurs de troubles ne rencontrèrent qu'un accueil glacial, une résistance passive de la part des rebelles qui protégeaient leurs leaders ; il s'en fut d'un rien pour que le sang ne soit versé quand finalement les hommes sont caillassés.

La négociation ne se déroula pas très bien. Il vient accompagné de lord Reyne, de Gareth Kenning et de sept hommes de confiance, membres de la garde princière. C'est lui qui prend la parole, d'un ton ferme mais aussi courtois que possible. Il se met même légèrement en avant du reste de la délégation en expliquant que ce qu'ont vécu les femmes sur ces terres était inacceptable et que jamais la famille royale n'aurait accepté cela si elle avait été au courant. Pour autant, si cela justifie leur comportement, cela ne l'excuse pas. On ne peut se rendre justice soi-même et encore moins décider de s'octroyer des terres sans raison.

Si les hommes acceptent de libérer le château, le prince s'engage à ce qu'ils n'aient pas à subir de conséquences autres qu'une augmentation des taxes pour financer le déplacement des troupes pour régler le litige et à ce que les terres soient octroyées à un seigneur digne de les représenter. Les femmes qui ont subi les outrages du seigneur pourront être remariées avantageusement si les responsables directs de la pendaison acceptent comme châtiment de se rendre au Mur. Si en revanche les émeutiers n'évacuent pas les lieux, l'armée interviendra et le Prince avance vouloir éviter un bain de sang, qui aurait lieu dès le lendemain matin. L'homme répond que ces belles propositions ne sont que ce qu'elles sont : des mots. Le peuple s'est plaint, du temps de l'Ogre, aux baillis du Roi. Avec pour seul résultat de récolter bâton ou pilori après leurs plaintes. L'homme indique qu'il est prêt à jurer allégeance au Roi, si le Roi reconnaît le droit à Falwell de s'auto-administrer par ses propres moyens sans que la famille précédemment établie ne revienne. L'homme termine sa diatribe en crachant du haut des murailles, promettant un bain de sang au prince si l'armée devaient attaquer. Sa harangue est acclamée de nombreux « Liberté ! » criés par la populace.

Lyman Lannister prend congé du nouveau Lord Falwell. Il tient plus tard dans la journée une réunion publique pour tenter d'apaiser la foule. Dans le même temps, une escouade d'hommes d'armes est envoyée dans le château pour tenter d'y neutraliser la garde des portes ou le seigneur autoproclamé, tandis que l'armée se tiendra prête. Les pièces avancent, et le prince finit par prendre la parole, sur la place de la bourgade.

"Bonsoir à tous.
Tout d'abord, je tiens à vous remercier de votre venue et de votre écoute.
Je comprend les souffrances infligées et en mesure la gravité. Que la voix du peuple ne fut pas entendue est une erreur qu'il me reviendra de réparer. Vous sentez vous négligés ? Oubliés ? Muets ? Sans doute, car sinon comment expliquer cette voix qui nous étourdit ? Vous voici entendus. Ne puis je a mon tour l'être ? Me refuserez vous ce droit alors qu'il est l'essence de vos reproches ? Je sais mon peuple juste et droit. Courageux et désespéré aussi puisqu'il ose braver l'autorité d'un roi qui les a toujours chéri.

Mon Père vous a entendus et il est ici, personnifié par son fils, pourtant il fut insulté, ses hommes caillassés, des hommes qui sont comme vous, qui naisse de la terre de l'Ouest et en glorifie la grandeur. Vous dites que nous sommes sourds et pourtant, me voici ici devant vous. M'avez vous accueilli ? Sinon par la colère et la rancune ? Mais je sais que cela n'est que le résultat d'années de brimades, aussi ne m'arrêtais pas sur ce point. Néanmoins, je ne changerais pas ma position, Falwell est un domaine qui mérite prospérité et je n'oublie les souffrances qu'elle a dû endurer, aussi placerais je sa gloire entre les mains d'un seigneur ayant déjà fait ses preuves et mettrais en place un système où chacun pourra enfin faire entendre sa voix si tel est votre souhait. Mais un crime reste un crime, qu'il soit pauvre ou riche, chacun doit se soumettre à la loi. Car elle est la loi.

La Couronne ne peut ignorer les crimes qui ont été commis en ces lieux, mais ne jugera pas ceux d'un seigneur insignifiant. La trahison est passible de mort et vous tous ici le savez, pourtant, n'ai-je pas proposé une sentence plus douce ? Ne me suis je pas engagé, en mon nom propre, de veiller sur cette terre ? M'avez vous entendu ? M'avez vous écouté ? La colère demeure une conseillère infidèle, la vindicte tout autant. Je ne vous demande que votre confiance, cette confiance même que vous avez placée entre les mains de mon père, entre les mains de votre Roi. Fut elle déjà trahie ? Peut être le jugerez vous ainsi, mais moi, vous ais je jamais trahit ? Non vous me traiterez de Prince insignifiant car jamais je ne vous ai donné de raison de le faire. M'offrirez vous cette chance ? Après seulement, vous serez en mesure de me juger dans vos cœurs. Je suis votre futur roi, j'ai a cœur de poursuivre l’œuvre de mon père, mais serais je un roi complet si vous, le peuple, ne pouvez me faire confiance ? Alors testez moi, mettez mon amour pour ma terre a l'épreuve, je suis jeune et fougueux, certains vous diront même incapable de tenir sa parole, vous fié vous aux rumeurs ou aux faits ? Nombre de vos filles furent ravagées par la luxure et la concupiscence d'un seul la sentence est juste, le moyen ne l'est pas. Ceux qui ont tué pour l'honneur une fille, une sœur ou une mère jugeront ses actes justes et accepteront les conséquences d'actes qui ne le sont pas, car telle est leur fierté."


Pendant les palabres, l'infiltration échoue. Des soldats sont capturés et mis au pilori dans le castel. Deux des Lannister sont brutalisés, caillassés, battus à mort. Leurs corps sont exhibés sur des gibets pendus aux portes du fortin. Fort heureusement, le discours du Prince fait en ville un assez bel effet. Des paysans réclament la paix du Roi et l'acceptation du nouveau maître de céans, d'autres réclament la mise sous tutelle royale du fief, la protection directe du Roi. Les derniers, plus nombreux, veulent porter leurs doléances devant le Roc et présenter à Leurs Majestés leurs doléances pour garantir les droits et la sécurité des paysans.

Le Prince Lyman prend sur lui de donner droit à la foule de nommer des émissaires qui viendront à Castral Roc pour écouter leurs doléances. Dans le même temps, les filles molestées et violées seront dotées pour aider à leur mariage. Un bureau de doléances sera établi pour établir un lien entre le fief et le Roc, afin d'examiner les réclamations des paysans. La foule est d'accord, surtout quand Lyman Lannister leur accorde le droit de choisir eux-mêmes leur chef. En contrepartie, le prince attend que les armes soient rendues, qu'il valide lui-même le choix de la foule quant à son prochain seigneur, et enfin, que les meurtriers des soldats de l'Ouest soient punis. La foule accepte.

Le nouveau Lord Falwell lui, refuse.

Au petit matin, l'assaut est donné. La populace, aisément retournée, laisse passer les colonnes Lannister. Des tirs sont échangés depuis les créneaux et dans les faubourgs immédiats de la position fortifiée, jusqu'à ce que des échelles ne soient hissées. Le Lord autoproclamé tombe au bout de deux heures de combats. Sa poignée d'irréductibles est décimée. Ceux qui se rendent sont pendus par Lord Fléaufort, pour punir l'assassinat des soldats du Roi. La foule est refroidie par la brutalité des combats, qui laisse une centaine d'émeutiers tués ou mutilés, et autant de soldats.

La troupe reste encore deux jours le temps de pacifier la localité, d'établir le bureau et d'honorer les promesses qui sont faites. La population oscille entre peur et espoir ; peur des soldats, des représailles, mais espoir de faire changer le régime féodal. Ils se réunissent, discutent, échangent, forment leurs délégués, qui repartent avec le Prince et son escorte en direction du Roc.

L'échange est fondamental dans l'histoire récente des Sept Couronnes. Pour la première fois ; une émeute n'est pas brutalement réprimée dans le sang, ou l'adhésion des rebelles acquises par charisme, par vénalité, ou par tout autre expédient. Les petites gens ont le droit d'aller formuler leurs doléances au Roi. La nouvelle se diffuse comme une traînée de poudre.

La nouvelle fait grand bruit, une fois qu'elle se diffuse. Un peu partout, les petites gens réclament les mêmes droits et veulent eux aussi aller porter doléances et demandes de réformes au Roc. Certains louent le Prince pour son humanisme. D'autres en revanche, considèrent qu'il remet en cause l'équilibre millénaire des communautés de l'Ouest. Les nobles sont les plus mécontents. Le meurtre d'un des leurs n'aurait pu arriver, disent-ils, que des mains des bourreaux du Roi après jugement, et certainement pas par la populace. Laisser ces hommes en vie est la porte ouverte à une plus large rebéllion. La noblesse en tous cas, ne fera aucune concession sur ses privilèges et beaucoup se demandent à quel jeu jouent les Lannister. Et plus encore, si le Prince avait bien eu l'aval de sa Lannister de mère, que l'on dit féroce et intransigeante avec toute forme de faiblesse.

Quelques jours après la fin de l'altercation à Falwell, une étincelle eut lieu, un peu plus au sud. Une vingtaine de cavaliers arborant le blason Swyft, en patrouille dans un village du fief Falwell, tombèrent sur une foule de paysans qui se rassemblait dans le cadre des doléances pour le Roi. Le ton monta très vite, les paysans refusant de se disperser sous les ordres d'une troupe étrangère au domaine. Les chevaliers qui commandaient le détachement ne comptaient pas se laisser faire par la valetaille. Et la dispersèrent à coups de lames. La mêlée fut féroce, et à sens unique. Mais dans les jours qui suivirent, ces cavaliers furent pris à partie par des émeutiers. Deux d'entre eux moururent dans une embuscade, percés de flèches. Un autre disparut deux jours plus tard, après avoir voulu taquiner de la donzelle du coin. Une foule les jeta hors des domaines Falwell, armée de piques improvisées, de fourches, et d'armements anciens, sous les cris de « Mort aux nobles ! ».
Le Cyvosse
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