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Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]
MessageSujet: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyDim 10 Fév - 1:28







Le Chevalier et la Sirène
ft. William Potter



Myria avait entendu des tas de rumeurs depuis qu’elle était à Castral Roc et même avant d’y arriver. Ces histoires entre les croisés et les païens de tout poils la laissaient perplexe. La foi avait été utile en son temps dans la guerre contre l’Empire, mais pouvait-elle encore l’être ? Ils avaient connus plus de défaites que de victoires et même si elle croyait aux Sept, elle refusait tout nette l’idée que son peuple tout fraîchement réuni dans une union encore si fragile se déchire à nouveau en raison de leurs croyances. La Reine Jordane l’avait mise en garde contre le Grand Septon et ses dangereuses ambitions, peut-être avait-elle eut raison ou peut-être pas, cela faisait quelques temps qu’il ne se passait plus rien de ce côté là, et la Hoare avait bien d’autres préoccupations en tête en premier lieu la survie de son Roi et la protection de son royaume qui valait toutes les prises de risques imaginables. Au point où ils en étaient, que risquaient-ils de plus, disparaître ? C’était déjà presque fait. Plus vite ? A quoi bon vouloir survivre en bêtes apeurées ?

Mais comment manoeuvrer dans un tel imbroglio, comment jouer sur les deux tableaux, deux que dis-je, trois au moins, les Sept, le Dieu Noyé et les anciennes traditions des Sorcières des Bois. Jusqu’à quand Lycaon soutiendrait le Royaume des Fleuves et du Crépuscule, si tant est qu’il le soutienne encore ? Quand se retournerait-il contre Yoren au profit de Manfred ? Elle espérait que cela n’aurait pas lieu à cause d’elle, mais tous les prétextes seraient bons, si ce n’était celui-là, se serait une autre, il trouverait. Alors peut-être devait-elle trouver en premier… Mais Symond ne répondait pas, pas plus que le Grand Septon. Peut-être avaient-ils déjà trouvé, leur silence était révélateur, elle devait cesser de se faire trop d’illusions. Seul le Hightower bénéficiait de l’appui véritable de la foi et elle n’avait rien trouvé sur lui jusqu’ici qui puisse changer la donne, surtout avec tout ce qu’elle traînait comme casseroles vis à vis des Sept et de leur propension à la honte et à la culpabilisation. Foutus dogmes patriarcaux. Au moins, les Sorcières des Bois n’avaient pas ce problème, tout au contraire, et elle ne cachait pas son admirations pour leurs savoirs et leurs traditions. Que serait-elle devenue si elle n’avait pas bénéficié de l’assistance d’une de ses femmes sages pour son premier accouchement, morte de peur qu’elle était et peu confiante en ses capacités à mettre au monde son enfant, craignant la souffrance de l’enfantement, la mort presque promise par les Mestres.

Ce jour là, grâce à cette femme de l’Ile aux Faces qu’une de ses servantes connaissait, elle avait pu laisser la louve en elle s’exprimer totalement et trouver la force de donner naissance à Beron. Cette force ne l’avait plus jamais quittée et la louve dormait à présent dans son ventre, toujours prête à bondir si son instinct de survie prenait le dessus. Ce jour là elle avait appris que pour donner la vie, il suffisait de se laisser guider par la douleur et d’accepter de mourir, pour glisser vers un nouvel état de conscience. La vieille rebouteuse était morte entre temps et la jeune mère avait mis ses autres enfants au monde seule, refusant toute intervention des Mestre, refusant qu’ils entrent. Mais une seule chose lui avait manqué à chaque fois en dehors de la douce présence de la sage femme et de ses mains chaudes sur ses reins. Joren. Faire l’amour avec lui tout en accouchant était un rêve qu’elle avait failli réaliser et le savoir si proche et si loin à la fois au moment où elle mettait ses jumeaux au monde avait été un déchirement qui avait rendu cet accouchement particulièrement éprouvant. Et chaque fois qu’elle y repensait, elle avait les larmes aux yeux.

La brune aux yeux céruléens avait mandaté son page pour observer les habitudes de William Potter, un jeune homme qui avait perdu son fief dans des circonstances qui ne sauraient la laisser indifférente. D’après ce qu’on racontait, sa famille révélait les anciens Dieux et se prêtait à d'étranges rites, on racontait toutes sortes de choses plus sanguinolantes les unes que les autres, les gens en profitaient pour imaginer le pire afin de se trouver normaux. Les croisés et les villageois s’étaient alliés pour massacrer tous les membres de la maisonnée et prendre le castel au profit de leur voisin, un certain Malefoi, avec un nom pareil pas étonnant qu’il adore les Sept, mais aucun doute, ce n’était pas uniquement une question de croyance, plus probablement une question de pouvoir et de richesse, on se donne les excuses qu’on peut pour justifier le pire et les Dieux étaient probablement la meilleure de toutes, puisqu’en leur nom, il devenait possible de tuer n’importe qui puisque personne ne pouvait être innocent d’aimer un faux Dieu.

Ainsi, alors que l'envoyée de Yoren sortait du Septuaire de Castral Roc avec deux de ses hommes, son cousin et ami croisait la route du jeune chevalier et le Frey, en fervent croyant, jeune et fougueux dans sa foi sans faille, n’hésita pas une seconde.

__ Lord William Potter, au nom de la seule vraie foi, je vous provoque en duel ! »

Ser Creighton Frey, très sûr de lui c’était ainsi posté face à William et avait jeté son gant à terre avant de poser sa main sur la garde de son épée, prêt à la dégainer au moindre mouvement de son adversaire.

C’est alors que Myria et ses hommes revenant du Septuaire croisèrent la route de Creighton et William. L’un de ceux qui l’accompagnait n’était autre que Ser Greydon Frey, le propre père du jeune duelliste prêt à tuer pour les Sept. Et autant, il était un homme pieux et fidèle à ses Dieux, autant il ne pouvait laisser son fils déshonorer la princesse des Fleuves et du Crépuscule et risque un incident diplomatique sans précédent pour une sombre histoire qui d’ailleurs, avait été réglée légalement par un duel judiciaire à sa connaissance. Il s’interposa donc sans hésiter dès qu’il comprit ce qui se tramait. L’autre garde se plaça en protection de la Princesse qui fit mine de ne pas comprendre.

__ Creighton ! Il y a une différence entre la foi et l’aveuglement ! Vous êtes ici pour protéger la Princesse des Îles de Fer et du Conflans, par pour mettre en péril les relations diplomatiques avec l’Ouest et encore moins son altesse Myria ! »

Greydon fit reculer son fils sans trop de mal et la brune s’avança vers le jeune homme qui venait d’être pris à partie.

__ Veuillez nous excuser pour cette méprise… Lord Potter, c’est cela ? »

Elle sourit.

__ Accepteriez vous d’oublier cet incident en échange d’un déjeuner dans mes appartements ? Je suis sincèrement désolée et je doute que de simples excuses de la part de Ser Creighton soient suffisantes. »

Elle jeta un coup d’œil sévère à son cousin.


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyLun 11 Fév - 21:11

La naissance de tous ces enfants de Princesses était un événement au Roc. C’était une bonne chose, car cela rendait l’atmosphère du château bien plus vivable et supportable. La pression des factions religieuses et politiques s’était relâchée dans l’effervescence, mais je savais bien que tout n’était pas fini pour autant. Mon propre « procès » s’était certes achevé par une victoire au duel judiciaire, il n’en restait pas moins que beaucoup trouvaient à redire à la situation, mais sous cape. De plus, avec la perspective des festivités liées à toutes ces naissances, il était clair que les bruits de couloir avaient changé d’horizon, les sujets étaient devenus plus légers. Je savais bien que les on-dits sur les Potter n’avaient pas définitivement été arrêtés par le duel, mais cette accalmie me faisait quand même beaucoup de bien. Quand bien même, rien n’était fini. Je n’étais qu’au début de cette nouvelle existence de seigneur, et être légitimé n’y changeait rien.


Je devais me prendre en main. Toujours la même histoire ; soutiens politiques et financiers, pour avancer, pour faire en sorte de pouvoir progresser vers l’objectif ultime qui m’était donné par la nature intrinsèque à ce que j’étais devenu ; régner sur Godric’s Hall. Je devais reprendre le fortin de mes ancêtres, récupérer mes gens et ce qui définissait ma famille depuis des lustres. Je devais cela au nom que je portais, au fait que j’avais une épée au côté et que j’avais été Ser avant de devenir Lord. L’honneur et la mémoire, c’était tout ce qu’il me restait aujourd’hui. Pas de quoi mettre du beurre dans les épinards, mais de quoi dormir sur mes deux oreilles, et quand l’heure viendrait, de claquer bien droit dans mes bottes.


Quelques mois de vie au Roc m’avaient au moins appris qu’il n’était pas possible d’en dire autant pour tout le monde dans ce château.


Qu’importe. Seul compte Godric’s Hall. Je déambule dans les couloirs avec la conviction que quelque chose va se passer pour moi aujourd’hui.


Je suis loin de m’imaginer croiser la route d’étrangers, que j’identifie comme des riverains aux couleurs et blasons sur leurs tenues. Qu’elle n’est pas ma surprise d’ailleurs, quand ces vieux fols se mettent à se montrer rugueux et accusateurs ! Ils me donnent du ‘Lord’ et « au nom de la seule vraie foi » me réclament un seul ! Bouche bée, je dévisage l’étranger. Frey ? Je ne savais plus. Je ne m’étais jamais forcé à retenir tous les blasons des chevaliers étrangers ; c’était à l’époque le travail de mon frère, l’aîné.


Ainsi, alors que l'envoyée de Yoren sortait du Septuaire de Castral Roc avec deux de ses hommes, son cousin et ami croisait la route du jeune chevalier et le Frey, en fervent croyant, jeune et fougueux dans sa foi sans faille, n’hésita pas une seconde.



| Vous plaisantez? |


C’était sorti tout seul, et les quelques badins alentours ne purent masquer leur incrédulité au ton de ma réponse, voire leur franc amusement. Mais il n’avait pas l’air de rire, lui. Mince alors. Rougissant et balbutiant, je me trouvais à poser la main en direction de mon pommeau, tapotant bêtement plusieurs fois le manche de l’arme sans parvenir à le saisir correctement, mais d’autres gens arrivèrent derrière ; hommes en armes, chevaliers et une dame visiblement de haut parage que je ne connaissais pas. Et voilà qu’eux aussi semblent vouloir s’impliquer. L’un d’eux houspille le duelliste qui prend l’air contrit et j’apprends par la même occasion que la dame n’est nulle autre que la princesse Myria… Myria Hoare. Damned. Les choses vont de mal en pis. Je balbutie un juron de surprise qui a du mal à sortir et je rougis plus encore. Je me maudis pour autant de marques de gêne alors que j’avais déjà gagné un duel, et en théorie, le respect de mes pairs. En plus la Princesse se rapproche de moi, et je ne peux retenir cette moue intimidée, cette déglutition comme si je m’attendais à me faire vertement réprimé comme un gosse.


Elle sourit.



| J-j-je Oui. C’est moi. Lord Potter. |


Et me maudis intérieurement. Fieffé imbécile. Stupide chevalier de pacotille. J’hésite et fuis son regard, me mords le lèvre inférieure, avant d’inspirer plus calmement et de me forcer à reprendre le contrôle de moi-même.


| Vous êtes trop bonne, princesse. |


Je m’inclinais bien bas, petite astuce pour fermer les yeux une seconde, inspirer à nouveau, et me redonner un semblant de contenance.


| Mais cela ne vous vaudrait-il pas trop d’ennuis ? Je… Je suis d’une réputation douteuse, et votre homme, Creigtall ou je ne sais plus, il a l’air de m’en vouloir déjà bien assez. Je ne voudrais pas que votre gentillesse se retourne contre vous, Altesse. |



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyMer 13 Fév - 0:02







Le Chevalier et la Sirène
ft. William Potter



Creighton fut décontenancé par la réaction du jeune Lord, il hésita à son tour, ne sachant pas s’il devait dégainer son épée ou attendre une réponse plus claire. En effet cette réplique inattendue et si… peu conventionnelle comme réponse de demande en duel, ne constituait pas ni une acceptation ni un refus à part entière. Alors évidemment, une demande en duel pouvait valoir pour un simple avertissement avant de s’en prendre sans plus de cérémonie à son adversaire, mais ça n’était tout de même pas très chevaleresque de ne pas le laisser se décider. En plus, il n’avait toujours pas tiré son épée de son fourreaux et le jeune Frey n’était pas un sauvage, on ne s’attaque pas ainsi à un chevalier qui ne semble pas prêt à se battre, l’honneur voulait que celui d’en face veuille défendre son honneur, que l’accusation soit vraie ou non d’ailleurs. Quelle accusation, oui, peut-être n’avait-il pas été assez claire, pourtant la seule vrai foi, c’était quand même assez évident, il lui reprochait d’être un païen. Était-ce donc faux ?
Tout ce temps d’hésitation et de flottement laissa largement le temps à Myria Hoare et ses gardes d’arriver et de tout arrêter avant même que ça n’ait commencé. Au moins, il n’y aurait pas de blessé dans cette histoire.

N'éclate pas de rire, il a déjà l’air tellement gêné, tu risquerais de le tuer et il pourrait penser que tu te moque de lui… Ce qui ne serait pas totalement faux. Ne sait-il donc vraiment rien sur moi ? Parce que côté réputation douteuse, je me pose là, double traîtresse tant et si bien que personne pas même moi ne sait vraiment dans quel camp je suis, vile ambitieuse mangeuse de bébés, tueuse de mari et empoisonneuse. Je ne mérite pas tant d’égards, mais qu’importe. Il existe donc sur ce continent des gens qui ignorent quel horrible personnage je suis, c’est trop mignon ! Rafraîchissant. Je sens que je vais bien m’amuser.
D’un geste de la main, elle invita le Seigneur à se redresser.

__ Trop bonne, oui, c’est ce qu’on dit. Ma gentillesse est légendaire et rassurez vous, elle ne se retournera pas contre moi parce que Ser Creighton est mon cousin et aussi mon épée lige et que s’il n’est pas sage, je lui donnerais le fouet personnellement avant de le laisser au bon soin de son père ici présent, Ser Greydon Frey, qui se fera une joie de lui rappeler son devoir à grands coups d’épée d'entraînement. »

La brune aux yeux céruléens se fendit d’un large sourire et d’un regard qui ne laissait aucun doute sur le fait qu’elle était parfaitement capable de faire ce qu’elle disait et de regarder le châtiment qui s’en suivrait avec ce même sourire.

__ Sachez Messire que je ne crains aucune réputation, je peux craindre un homme ou une femme, bien que cela soit rare. Je crains les Dieux et la souffrance de mes enfants et de mon peuple, mais pas le jugement des simples mortels sur mon compte, encore moins s’il est issus de ragots dignes des bas-fonds de Port Lannis. »

Le veuve se fit plus grave et sa voix plus sérieuse, son regard s’assombrit et elle le plongea dans celui du jeune Lord. Elle ne cherchait pas à l’intimider, mais ce à quoi elle pensait à présent n’était pas un sujet de plaisanterie. En réalité, elle avait souffert de sa réputation peut-être plus que quiconque, quoi-que probablement pas plus que William, même si elle avait perdu bien plus et qu’il faudrait un miracle pour qu’elle le récupère. Mais elle ne comptait pas céder aux menaces des on-dit et faire profile bas pour autant, car ce serait se trahir elle même que de vivre sous le regard accusateur des autres. Elle ne craignait pas Harren, elle ne craignait pas Joren ni Yoren, Eren peut-être un peu, parce qu’elle ne pouvait pas user de son charme sur elle pour se sortir des situations dangereuses. Elle ne craignait personne, elle ne craignait en vérité que les Dieux, les Sept et le Noyé et les mauvais choix. Le seul jugement qui lui importait était celui de son peuple, le seul qui est jamais importé et qui n’avait de cesse de la blesser.

__ J’ai déjà beaucoup d‘ennuis, j’ai perdu mon époux, mon Royaume, mon Roi et beaucoup de mes amis. Mes enfants ne seront jamais en sécurité nulle part et ma famille ainsi que mon peuple bien aimé s’entredéchire dans une guerre qui n’en fini pas. Alors vous voyez, ce que les noblions trop prompt à plisser le nez devant la rumeur tout en marchant dans la fange sans s’en offusquer peuvent penser de moi, je n’en ai cure. »

Toujours sérieuse et solennelle, elle dit :

__ Au nom du Conflans et des Îles de Fer, au Nom de la Maison Frey et de la Maison Hoare, ainsi qu’en mon nom propre, je vous dois des excuses car je suis responsable de mes hommes et de leurs écarts de conduite. Permettez-moi de gagner votre pardon et peut-être votre respect plutôt que de vous l’imposer par mon rang ou de devoir vous supplier ce qui m’est impossible. Je vous attendrais pour midi dans mes appartements. »

La princesse esquissa un petit sourire, tourna les talons et quitta les lieux suivi de son homme d’arme et de Creighton tandis que le vieux Frey restait à disposition de l’hôte de Myria.


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyJeu 28 Fév - 22:52

C’était vrai quoi, tout le monde me prenait pour son paillasson personnel dans cet endroit, comme si le petit pote Potter on pouvait allégrement le défier en duel juste pour voir s’il allait devenir rouge de honte et d’appréhension ou s’il allait oser dégainer. Qu’à cela ne tienne, j’avais déjà vaincu un guerrier plus expérimenté que moi et tant pis si l’épée familiale était ma seule possession, je ne rechignerais pas pour la sortir contre toute personne qui porterait atteinte à mon nom, ou à la mémoire de ma famille. Ce type du Conflans se prenait sans doute pour un candor, et sans doute était-ce le cas. Je n’étais pas un fin tacticien et encore moins un bon politicien, mais il était clair à mes yeux qu’on ne prenait pas le risque de froisser ses hôtes non, quand on était invité quelque part ? Ces gens des rivières, toujours prompts à tirer leur épée, bien plus qu’à gagner des guerres. On pouvait dire ce qu’on voulait des Lannister, le fait était que le territoire était toujours intact et que les vies perdues par l’Ouest n’étaient pas très nombreuses, à part dans le lointain contre les hérétiques de Dorne… Alors que d’un autre côté, les armées du Sel et du Roc s’étaient salement fait avoiner pendant un an et demi. Si on en écoutait les rumeurs, il ne restait rien à part les braises des idéaux avortés d’Harren le Noir, entre Salvemer et Accalmie. Il y avait eu beaucoup de batailles, et aucune ne s’était pas conclue ans les plus terribles effusions de sang.


Mais bon, passé la surprise, il était hors de question que quiconque ne souille mon blason à peine lavé de tout péché. Merde, j’ai déjà les mains moites. La peur ou l’excitation d’équarrir ce rustaud ? Peuh, je n’ai plus peur de rien. J’ai déjà combattu la gueuserie fanatique à Godric’s Hall, alors ça n’allait pas être un mec du ruisseau qui allait me chier sur les bottes, nous survivons ! Telle est notre devise, et même si je n’avais ni la carrure ni l’aspect du meilleur des soudards, j’avais déjà prouvé -et expérimenté- ma capacité à couper des gens en filet mignon. Et mignon, Ser truc ne l’était pas, lui. Mais bon de toute manière, rien ne servait de se montrer impétueux puisque la maîtresse du guerrier s’était ramenée et me foutait déjà les nerfs en pelotte, voilà que je me donnais en spectacle et encore une fois pas devant n’importe qui, c’était bien ma veine. Je souris un rien devant l’image de l’homme fouetté mais je me reprends en croisant le regard des deux Frey, ce n’était pas vraiment le moment de faire le mariole et le rouge me monta plus encore aux joues.



| L’homme s’en tire à bon compte, votre Altesse. | Quelle outrecuidance, on dirait ton frère, Will. | | Mais soit, s’il consent à s’excuser devant le blason des Potter, je puis me passer l’envie et le devoir de punir ce cuistre. |


L’insulte était mortifère pour l’homme, se faire ainsi tancer par un gamin. Mais depuis ma victoire en duel judiciaire, je me sentais pousser de nouvelles ailes, et ma langue se déliait. J’étais encore à peine un gosse, négligé comme un puiné pour les plus hautes aspirations de ses parents, mais je reprenais la barre de mon existence… Petit à petit. Mais les paroles sur les bas fonds de Port Lannis m’indisposèrent et le rouge qui refluait tout juste des joues se remit à colorer ma peau de plus belle, comme si c’était normal que je réagisse de la sorte. Je hochais la tête, ne sachant pas trop si elle venait d’insulter mon peuple ou si c’était simplement sa façon de faire de l’humour, sans parler du fait que le sujet du divin me mettait toujours mal à l’aise, et provoquait toujours en moi pareille angoisse et colère mêlées.


Si j’avais dix ou quinze ans de moins, je me serais sans doute pissé dessus quand la princesse me dominait de tout son regard. Je comprenais un peu mieux sa réputation, si incertaine… Mais relativement terrible et intimidante. La voilà grandiloquente, qui invoque à elle le souvenir et la gloire de noms prestigieux qui sont les siens, et je me sens forcément tout petit en face. Maius là, je me rends bien compte que je peux essayer d’avoir un peu moins l’air cruche comme aurait dit ma mère, et un peu plus seigneurial selon mon père.



| Ce n’est pas à vous de vous excuser, ma Dame. C’est à Ser Creighton. | répondis-je avec un sourire dans sa direction


Je reste coi à son invitation, en revanche. Moi, dans les appartements d’une princesse étrangère en visite, de Myria Hoare en personne ? Je bredouille un vague « d’accord c’est un honneur » qui doit ressembler à « ghdkelfop » mais la voilà qui déjà s’éloigne, et me laisse avec mes questions et mes doutes jusqu’à l’heure de la retrouver, et de me présenter à la porte où je retrouve Ser Creighton. Et son père, dont j’ai déjà oublié le nom. Vague sourire aux lèvres.


| Vous pouvez annoncer l’arrivée de l’hérétique, Ser Creghtalk, si vous avez retrouvé votre langue. |



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyLun 4 Mar - 13:24







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Myria portait une robe de velours noir ajustée jusqu’à la taille puis évasée sur laquelle on apercevait le sautoir brodé en fils dorés sous un manteau long de brocart noir et or.

__ Je comprends. Il le fera, vous avez ma parole. Mais serait-il possible de lui laisser le temps de se calmer un peu et d’aller réfléchir à son geste avant ? Je peux lui donner l’ordre de vous présenter des excuses, mais j’aime quand les excuses sont sincères. »

Des Dieux et des hommes, comme une promesse d'éternité dans un monde où la mort vous guette au coin d’une rue ou sur un champ de bataille. Qu’importe la réputation pourvue qu’on ait l’ivresse de l’existence jusqu’à son dernier souffle. Myria était Princesse du Sel et du Roc, et aucun regard, aussi méprisant soit-il, aucune parole aussi indigne soit elle, ne la ferait plier. S'énerver en revanche, probablement, surtout quand les rumeurs étaient infondées. Mais l’armure qu’elle s’était forgée au fil des années était un fardeau autant qu’une protection. Protection contre l’hypocrisie et la violence, fardeau car elle portait le poids de son image à travers les Sept Royaumes et surtout à travers le sien. Hautaine, ambitieuse, vénale et manipulatrice. Oui. Parce qu’il le fallait. Pour plaire au Noir, pour s’imposer face aux guerriers alors qu’elle ne savait même pas comment tenir une épée, quoi qu’il ne lui viendrait pas à l’idée d’en saisir la lame. Pour être Princesse et future Reine, plus que la simple épouse de Joren, plus que la simple maîtresse de Yoren, plus que l’amante d’Harren. Écarter les cuisses pour construire quelque chose, pour gagner un peu de pouvoir et d’influence, pour obtenir ce qu'elle voulait et parfois, bien des plaisirs insoupçonnés. Eren se battait et tuait pour gagner sa place au Fer-Prix, grand bien lui fasse, mais Myria ne pouvait pas, alors elle utilisait les moyens que les Dieux avaient mis à sa disposition.

La brune aux yeux céruléens avait déjà tourné les talons lorsque le jeune chevalier répondit. Elle se retourna un instant et lui sourit entourée de ses gardes. Tout seigneur, encore plus une Princesse et ambassadrice était responsable de ses hommes, quoi qu’en dise Ser William Potter. Évidemment elle ne pouvait contrôler tous leurs faits et geste, mais s’ils n'obéissent pas ou commettaient des exactions ou pire, elle était responsable et consciente que cela lui retomberait dessus sans aucun doute. D’où son avertissements aux sergents qui l’avaient accompagnée. De la même manière, si son cousin insultait un noble alors qu’elle était ici invitée, il était de son devoir de régler le problème.

Lorsque l’hérétique arriva devant les appartements de Myria, les deux Frey en faction devant sa porte l'accueillirent avec un large sourire. Ils rirent même à la plaisanterie. Le vieux chevalier frappa une fois du plat de la main sur la porte tandis que le plus jeune corrigeait l’erreur du jeune homme.

__ Ser Creighton, messer. »

Brandon Frey, Sire présomptif des Jumeaux, un gamin brun aux yeux clairs comme sa cousine, annonça le jeune chevalier en ouvrant la porte et Myria se leva et joignit ses mains devant elle. Ser Creighton entra à sa suite et échangea un regard complice avec sa cousine.

__ Bienvenue Messer Potter. »

La brune aux yeux azur sourit et s’approcha de Will, se plantant devant lui avec assurance. Il était plus grand qu'elle, à cette distance, c'était nettement visible. Mais cela ne semblait pas perturber un seul trait de son visage de marbre blanc et le regard inquisiteur qu'elle levait sur lui ne perdait rien de sa fierté.

__ Je maintiens que je suis responsable de mes hommes et que je ne saurais tolérer un comportement déplacé de leur part sans rendre de compte à mes hôtes ainsi qu’à leurs vassaux. Mais je suis d’autant plus fautive, que c’est moi qui ait demandé à Ser Creighton de vous défier. Aussi, je vous prie de m’excuser pour cette mise en scène, mais je souhaitais vous rencontrer et je n’ai pas eut de meilleure idée afin que cette entrevue reste secrète et ce que nous échangerons semble anodin. »

Les mains jointes à présent dans son dos, la princesse s'approcha encore, et durant quelques instants, elle sonda le regard du jeune homme avec une froide minutie. Puis, elle fit un pas en arrière avant de reprendre.

__ Vous êtes libre de partir si vous ne souhaitez pas vous entretenir avec moi dans ses conditions. J’espère pouvoir compter sur votre discrétion, mais je ne saurais exiger quoi que ce soit de vous après le piège que je vous ai tendu. Mais si vous êtes d’accord pour rester et me promettre que tout ce que nous nous dirons ici restera entre nous, alors je serais ravie de partager ce repas avec vous. »

La Hoare ouvrit un bras pour l’inviter à s'asseoir sur un fauteuil installé face à elle devant une table ou l’on avait disposé vin, pain, fromage, œufs, charcuterie et fruits. Elle avait retiré son manteau de brocart et il apparaissait maintenant que sa robe révélaient ses délicates épaules et l’on voyait nettement les armes de sa Maison de mariage sur sa poitrine. Les chaînes étaient brodées le long de son décolleté jusque dans son dos où une fine chaînette fermait la robe entre ses omoplates. Elles se croisaient entre ses seins pour repartir en diagonale dessous puis autour de sa taille jusqu’à ses reins où le chemin de boutons de velours noir qui descendait le long de sa colonne vertébrale prenait fin. En haut, un boutre naviguait dans le creux des vagues de velours noir, à droite, un pin vert foncé ourlé de blanc était planté sur une colline, une grappe de raisin rouge ourlée d’or posée dans un vallon au dessus de son ventre et un corbeau noir ourlé d’azur s'apprêtait à se poser à gauche sur une autre colline.  Les manches raccourcies au milieu de l’avant bras dissimulaient ses poignets et une partie de ses mains sous un voile de dentelle brodée. Elle ne portait nul autre bijoux que ses yeux de saphirs.


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyLun 4 Mar - 21:28


Bon quand même, je devais prendre garde à me calmer maintenant. Il n’y avait rien d’insurmontable à rencontrer une dame aussi bien née après tout ; je l’avais déjà fait. Megara Lannister n’était-elle pas elle-même princesse de haut parage ? Et Jeyne ? Elles l’étaient toutes deux, et j’avais aussi déjà rencontré le Roi et la Reine, qui m’avaient adressé la parole dans le cadre du procès Malfoy certes, mais dont j’avais tout de même su accuser un peu les coups sans me laisser démonter, sans ciller un iota devant la vérité de ma situation et de l’histoire récente de ma famille, pleine de drames et d’horreurs purs. Les deux Frey s’esclaffent et me corrigent, ce qui tend à croire, devant l’absence de violence ou de répondant, que cela ne les émeut guère que j’ai saisi la chance de leur offrir quelque petite saillie de derrière les fagots. Bon. Tout ça n’était qu’un piège, de toute manière, une astuce de la Princesse du Sel et du Roc pour me voir.


Ma curiosité était piquée au vif, sans trop savoir pourquoi. Enfin si, je savais pourquoi j’étais curieux, mais sa propre curiosité à elle je ne me l’expliquais qu’à moitié. Son pays était ravagé par la guerre et voilà qu’elle voulait rencontrer le fils d’une maison presque totalement éradiquée par la Foi que son pays avait lui-même contribué à lâcher, folle furieuse, sur le monde ? IL était de notoriété commune que le Grand Septon avait passé des accords avec les Hoare, sinon comment expliquer que la fureur divine s’abattait sur les mécréants et les païens… Mais pas sur les fer-nés, que nos marchands dépeignaient toujours comme autant de rejetons dégénérés de culs de basse fosse ? J’étais curieux de sa curiosité, et je savais que ma volonté de reprendre les choses en main ne pouvait s’accomoder de faux semblants, d’une fuite éperdue, ou simplement de me cacher au lieu de me présenter au rendez-vous. Le rouge me monte un rien aux joues quand je la vois s’avancer pour me souhaiter la bienvenue.


N’empêche, je ne suis pas super à l’aise avec ses révélations sur le coup monté qui avait permis cette rencontre. Cette femme était intelligente, et probablement bien plus que moi. L’humour ne me sauverait pas toujours, pas plus que mon épée avec les deux butors dans le couloir.



| Je vous remercie, Altesse, pour votre invitation, même si j’en sais maintenant les raisons. Et qu’elles ne me semblent pas anodines. Vous avez vraiment souhaité cette entrevue pour déployer autant de ruse juste pour me voir, alors que je ne suis que bien insignifiant au Roc, à peine digne d’ailleurs, d’être présenté à une dame de si haut rang que le v-vôtre. |


Foutue bégaiement qui me reprenait à chaque fois que la tension montait. J’avais buté sur la syllabe une paire de fois et baissais les yeux comme en signe de respect, mais surtout de gêne, aussi bien devant une femme si puissante qui déployait un niveau d’attentes aussi élevé, mais aussi et surtout de cette proximité qu’elle installait et que je trouvais malaisante ; son charisme en imposait et j’étais pris d’un violent complexe d’infériorité, quand elle me dit en plus, civile et courtoise, que j’étais libre de partir si c’était ce que je souhaitais.


J’avais envie de relever un regard tout contrit vers la brune et de lui demander de confirmer si c’était vrai, mais non William, tu ne pouvais pas te laisser aller à ce genre de faiblesse. Se cacher, ça n’était plus possible aujourd’hui. Ni maintenant, ni plus jamais. Tu es Lord Potter désormais, seigneur de peu, peut-être, mais seigneur malgré tout et le titre n’était pas qu’une appellation, il avait un sens social beaucoup plus profond, pourvoyeur de devoirs et d’obligations aussi bien envers les autres qu’envers moi-même. J’hésite, tout impressionnant, et je dois mâcher mes mots une bonne minute pour les recracher avec une diction lente et mal aisée, mais qui ne bute pas.


Tu peux suer de transpiration, William Potter, tant que tu tiens ton rang et ton nom, aurait dit Père jadis.



| Je reste, Altesse. Je le dois bien à votre ggénérosité. Et à votre intelligence déployée pour me rencontrer, m-moi. |


Raté. Je me fustige.


| Que me voulez-vous? |


Ouh, grossier, William. Je m’assieds là où j’y suis invité, devant beaucoup de victuailles appétissantes, mais guère d’appétit pour cette nourriture alors que je peine à trouver mes mots, et aussi, à comprendre ce que je fais réellement ici.



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyMer 6 Mar - 16:42







Le Chevalier et la Sirène
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Myria fit un signe à Creighton pour qu’il sorte, mais celui-ci la main sur la garde de son épée depuis qu’il était entré avec l’hôte de sa protégée, désigna l’épée au côté de Ser William et fit non de la tête. Elle reporta son attention sur son invité et lui demanda :

__ Pourriez vous vous désarmer s’il vous plaît et poser votre épée sur le lit derrière moi. Ainsi Ser Creighton pourra sortir et nous laisser converser tranquillement. Comprenez que se sont simplement des mesures de sécurité dues à mon rang et à la guerre que nous menons, cela n’a rien à voir avec vous. »

La veuve attendit qu’il s'exécute patiemment. S’il refusait, son épée lige refuserait de sortir à coup sûr et il était fort probable que la situation tournerait vinaigre car le Frey trouverait son refus suspect et il ne pouvait garder son épée au côté ou près de lui pour manger avec une dame, même avec un garde à proximité. Mais la conversation reprit néanmoins. La Hoare prit garde à ne pas sourire aux balbutiements de son hôte, elle ne voulait pas ajouter à sa gêne évidente la moindre honte. En fait, quelque part elle était flattée, cela faisait bien longtemps que, dans son royaume elle n'impressionnait plus personne, hélas. Rafraîchissant encore une fois, d’être traitée en Princesse et en grande dame plutôt que méprisé par les siens, se dit-elle en hochant la tête, un peu triste.

Cependant, cela l'ennuyait profondément de ne pas savoir s’il était vexé, indécis ou simplement peu sûr de lui. Probablement un peu de tout ça. La Princesse espérait néanmoins ne pas l’avoir froissé avec son stratagème. C’était un jeune homme, un chevalier, probablement pétrit d’honneur et de droiture, enfin il fallait espérer, parce qu’il pourrait aussi bien ébruiter cette fallacieuse rencontre et lui faire beaucoup de tort. Or elle ne comptait pas le tuer pour éviter ce risque, quoi qu'il décide, elle comptait sur son honneur ce qui, en ce monde, était un pari risqué. D'autant plus risqué qu'il pouvait l’avoir mauvaise d’avoir été pris en traître. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle lui offrait une porte de sortie avant qu’il ne soit trop tard pour faire marche arrière. Pourquoi la refuser si la situation lui posait problème ? Ainsi, s’il acceptait l’entrevue, c’est qu’il en acceptait les conditions étranges et secrètes. Non ?

__ La richesse n’est pas toujours où l’on croit. »

Répondit-elle seulement aux propos du Sire sans terres. Certes, l’ambassadrice de Yoren Hoare n’était pas venue au Roc pour rencontrer un hérétique, mais pour des affaires plus graves. Mais puisqu’il était là et qu’elle y était aussi, autant en profiter pour exploiter une mine d’or d’un tout nouveau genre. Elle sourit. Le jeune homme, si ses informations étaient exactes, avait été en contacte avec la Princesse Megara. Elle ignorait l’importance de leur relation, mais il y en avait bien eut une, elle avait pu le constater lors de la présentation de l’héritier de l’Ouest. Aussi, ce n’était pas la première fois qu’il était face à une Princesse. Mais pour sûr, aussi dignes et glorieux soient les Lannister, ils n’étaient pas Hoare, ils n’étaient pas souverains du Sel et du Roc et Megara n’avait jamais été promise à un destin de Reine. Peut-être était-ce différent, ou peut-être pas tant que ça. Peut-être était-ce parce qu’elle était une étrangère aussi et que les Fer-Nés avaient bien mauvaise réputation, méritée. Reine de l’ombre ou de la lumière, peu importait à présent, la Frey était née pour devenir Reine, et elle l’était, au moins dans son cœur, dans son âme, du plus profond de ses tripes, sans aucun doute. Reine de Sel et de Roc, jusqu'à son dernier souffle. On ne naît pas Reine, on le devient. pensa-t-elle.

Reine d’un Royaume en perdition, Reine d’un peuple déchiré et mutilé, amputé et tailladé tant de fois qu’il ne restait que les lambeaux du fier guerrier qu’il avait été. Mais elle avait assez pleuré son Royaume et son peuple, elle avait assez pleuré le Conflans et la perte de son ami Lyham. L’heure n’était plus aux larmes, l’heure était aux armes songea-t-elle en inspirant profondément avec son regard glacial qui se perdait dans le vague. Les yeux fixés sur Orys Baratheon, là, en haut de la colline, inatteignable, menaçant de sa cavalerie son peuple, ses soldats, ceux qui l'avaient servie et suivie jusqu'ici. Elle serra les dents. Ce qui se passait sous ses yeux, le massacre de ses hommes, elle savait sans le voir. Elle préféra fermer les yeux et une larme s’échappa. La dernière de toute. La dernière elle espérait. Elle serra les poings, déglutit difficilement. N'avait-elle donc pas suffisamment pleuré ce jour funeste ? Buron. La première et la dernière heure de ses rêves de gloire. Ce qui est mort ne saurait mourir, mais se lève à nouveau, plus dur à la peine et plus vigoureux.
La Hoare rouvrit les yeux, glaçants d'une détermination meurtrière qui ne trouverait de répit que dans la victoire ou dans la mort.

__ Veuillez m’excuser. »

Le cœur de la Riveraine battait comme au jour premier de la bataille de Buron. Pourquoi, par les Sept, pensait-elle à cela maintenant ? Parce que sans l’abandon des Souverains de Castral Roc, il n’y aurait pas eut Buron, elle n’aurait pas perdu son époux et son amant ? Il n’y aurait pas eut Eysine. Elle se retourna et baissa la tête le temps de se reprendre. Mais elle n'aurait pas trouvé Yoren, et ils avaient conclus qu'il fallait tous ces morts pour que du carnage soit sacrée leur union. Elle avait tant à cœur de reprendre son destin et celui du Royaume des Fleuves et du Crépuscule en main. Il était si important qu’elle parvienne à retourner la situation et à faire bouger l’Ouest en leur faveur. C’était de la folie, elle le savait en quittant Pierremoutier, c’était folie d’y croire, mais si elle cessait de croire, alors elle cessait de vivre et le Phénix ne pouvait pas mourir. Pas comme ça tout le moins. Elle eut une pensée pour Lyle, son fidèle général et son si précieux ami qui fit apparaître l'ombre d'un sourire sur ses lèvres où elle sentait encore la chaleur fiévreuse des siennes et le goût métallique de son sang. Elle porta les doigts à sa bouche pour y imprimer le souvenir de leur unique baiser. Il allait bien aux dernières nouvelles et elle en était heureuse, qu'importe la manière. Lorsqu'elle se retourna vers son hôte, elle affichait donc un sourire de circonstances plutôt crédible.

__ J'espère que vous ne vous sentez pas piégé, ce n'est pas vous que je veux tromper, mais les espions de mes ennemis. »

La brune aux yeux azur était très sérieuse lorsqu'elle lui révéla cela. Puis elle détourna le regard un instant vers le jeune garçon qui était resté pour les servir.

__ Bran, sers nous tu veux. »

La jeune femme s’assit enfin et prit le verre plein que lui tendait son Lord d’échanson et le leva :

__ A la Maison Potter. Je vous souhaite de reprendre ce qui vous appartient. »

La Princesse but quelques gorgées de vin et entra dans le vif du sujet. Elle n’avait pas très faim non plus, les réminiscences de la bataille de Buron lui avait coupé l'appétit, et pourtant il en fallait beaucoup pour qu’elle ne parvienne pas à manger. Elle picora malgré tout un grain de raisin afin d’inviter Will à faire de même.

__ Je veux que vous m’en disiez plus sur votre famille. J’ai cru comprendre que les femmes de votre lignée étaient des Sorcières des Bois. Je souhaite sauvegarder leurs savoirs ancestraux afin que jamais la connaissance des femmes ne disparaisse. Vous allez me dire que vous n’êtes pas une femme, mais vous êtes le Seigneur de la Maison Potter, aussi je vous demande humblement de me dire ce que vous savez des Sorcières de votre famille et de bien vouloir donner votre accord pour qu’une des personnes qui m’accompagne les rencontre. »


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyMer 6 Mar - 23:11

Le Frey a l’air d’être gêné par quelque chose. Je ne comprends pas vraiment jusqu’à ce que la princesse Hoare ne me parle de mon armement. Je la regarde, sans comprendre durant deux ou trois secondes, avant de légèrement rougir et de déboucler mon ceinturon avec gêne et empressement, alors que je comprenais très bien la demande. Mais quand même, alors que je sortais la boucle… Je me demandais si c’était bien prudent. Ma famille presque entière avait été massacrée alors qu’elle se croyait à l’abri, qu’elle avait relâché la vigilance. Difficile dans ces conditions d’être serein, surtout avec une femme qui d’après la rumeur avait trempé dans la mort de son propre mari. L’épée sur le lit. Bon. C’était un peu loin de l’espace qui semblait désigné pour le repas, et ses explications me convainquirent, mais maintenant que le tocsin s’était mis à sonner je n’avais tout simplement plus rien pour l’arrêter. Dans ma tête, l’alerte sonnait sans arrêt. J’allais réfréner mon commentaire, mais non, finalement, je décidais de le lâcher sans pour autant relever le regard vers mon hôte ou vers son gorille de frère, de cousin, ou que sais-je encore.


| La Famille Potter n’a plus que deux représentants sur quatorze à cause d’événements qui au départ n’avaient rien à voir avec nous. |


C’était amer, mais dit sur un ton relativement léger, ou plutôt neutre disons. Mais je le fais malgré tout. Ce n’était pas son toit, mais il n’en restait pas moins que c’était sa loi à elle qui primait. Elle était princesse et moi je n’étais rien, même si j’étais moi de ce pays, et elle d’une contrée étrangère. Je me rendais compte quand même que je ne maîtrisais pas grand-chose de tout ce qu’il se passait alentours, et que j’avais peut être encore fichu un pied dans un endroit que je n’aurais pas du tout dû appréhender. Je devais prendre garde. J’évoluais dans la cour des grands maintenant, et c’était une chose commune que d’admettre qu’on s’y faisait aisément tuer, dans cette division-là.


Je hochais la tête à sa remarque sur la richesse, peu confiant dans ma capacité à saisir tous les tenants et aboutissants de la situation et de sa langue qui semblait bien acérée. J’avais sans arrêt la confirmation que cette femme était intelligence, mais ça ne la rendait pas sympathique, plus intimidante sans doute, et ça me mettait sur mes gardes maintenant. Je n’avais pas grand-chose à donner, à qui que ce soit, car je n’avais aujourd’hui plus que mon nom, mon épée, et mon bon droit.


Voilà, j’étais débarrassé maintenant de cette épée, et voilà que je me sentais tout nu devant son regard dépositaire d’une grande intelligence, encore une fois. Je me sentais scruté, et je devais prendre garde à ce que je pouvais dire ou faire. Cette Princesse-là attendait quelque chose de moi. La réciproque était loin d’être interdite, mais elle n’avait rien de facile pour autant, car elle faisait partie d’un camp qui sollicitait les croisés qui avaient massacré ma famille. Je me perds dans la contemplation de la pièce, large, de biens beaux appartements. Je me retourne quand je l’entendais s’excuser, ne comprenant pas très bien.



| Euh, oui, votre Altesse, d’accord. |


Je fronçais les sourcils. Plus les instants passaient et moins je comprenais ce qu’il se passait autour de moi. J’attends donc, essayant de ne pas accabler la princesse de mon regard alors qu’elle semblait d’un coup prise d’une forme de malaise ou je ne sais quoi ; je ne voyais pas son visage. Je ne me sentais pas du tout à ma place, et j’étais à deux doigts de proposer de revenir plus tard, sans savoir si j’oserais redemander une entrevue ni même s’il le fallait, mais la voilà qui revenait avec un drôle de sourire sur les lèvres, dont je ne savais pas à quel point il était vrai, ou s’il était dédié avant tout à masquer l’ombre qui semblait l’avoir couverte un temps. Je ne sais pas tant ce qui me rend le plus mal à l’aise ; le fait que je me sente effectivement pris au piège, ou le fait qu’elle évoque sans vergogne la présence d’espion de ses ennemis au Roc. J’ouvre la bouche puis la referme, cherchant mes mots alors qu’elle nous fait servir par un échanson.


| Je… Je ne vous c-cache pas que je ne suis effectivement pas tout à fait à mon aise. J-je n’ai pas l’habitude de ce… De ce genre de rendez-vous. |


Je finis par m’asseoir, coupe en main, mais sans m’adosser totalement au siège, tandis que je redresse ma coupe mais sans répéter le toast. La Maison Potter n’existait plus à cause de la croisade. Le nez dans la coupe, je finis par redresser le menton et lâcher une platitude de circonstance.


| J’ai mon nom et mon épée. Rien d’impossible. A vous | concluais-je comme j’avais vu mon père le faire.


Je reste un instant coi, le vin à peine entamé, alors que je ne m’attendais pas du tout à ça de la part de la Princesse. Je fronce les sourcils, car ça me ramène à des rumeurs nauséabondes sur lesquelles je pensais que le procès avait permis de tirer un trait. La colère et les sentiments que cette évocation font remonter me permettent au moins d’avoir une diction plus franche, plus tranchante.


| On vous aura mal informée, Princesse. Des gens de ma famille ont été accusés d’être des fidèles des Anciens Dieux, et de procéder à des cérémonies religieuses en faveur de ces divinités auprès du vieil arbre coeur de Godric’s Hall. Le folklore leur attribuait bien des maux. Les croisés allant se battre dans le Conflans, après avoir été nourris et logés en notre bourg, ont pris les armes aux imprécations de voisins jaloux, et tout le monde a été tué dans la nuit quand le castel fut pris d’assaut. IL n’y a nul savoir là dedans, juste la bassesse et la trahison. |


Il y avait des secrets, évidemment, des choses que je savais, d’autres que je suspectais. Mais je n’allais pas tout déballer, comme ça, devant une étrangère qui avait indirectement bénéficié de la mort de toute ma famille. Elle n’avait peut être rien commandité, soit, mais il n’empêchait que j’aurais sans doute du mal à la considérer comme une amie. Restait quand même qu’il fallait retirer quelque chose de cet échange.



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyJeu 7 Mar - 1:18







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La Princesse demanda à Lord William de se défaire de son arme ce qu’il fit sans hésiter, puis, soudain il s’arrêta. Creighton se tendit et allait dégainer son arme, mais il choisit une autre option afin de protéger la princesse, se placer devant elle et la faire reculer. La main sur la garde, il se tenait prêt à se battre. Ils eurent le fin mot de l’histoire quand il expliqua ce qui était arrivé à sa famille et le Frey se félicita de n’avoir point tiré sa lame au clair. Une telle action pouvait vite dégénérer et c'eût été problématique de tuer l’avant dernier Potter d’autant plus lors d’un déjeuner amical, enfin, amical façon Myria, mais amicale tout de même, pensait-elle. Un Ouestrien mort sur la terre des lions dans les appartements de l’Ambassadrice des Fleuves et du Crépuscule, en pleine négociation diplomatique, cela ferait tâche dans le paysage.

__ Ah oui quand même ! »

S'étouffa la veuve un peu surprise par le massacre malgré ceux qu’elle avait connu. Ben heureusement que vous n’étiez pas en guerre, si non qu’est-ce que ça aurait été HAHA ! Hum… trop tôt certainement, et malvenu vue les raisons de ma présence dans l’Ouest. On fera de l’humour plus tard.

__ Je comprends votre prudence, mais personne ici ne compte vous tuer. Creighton sortira dès que vous aurez posé votre épée. Mes chevaliers gardent la porte pour me protéger, mais en vertu des lois de l’hospitalité, ils vous protégeront aussi en cas d’attaque et ce aussi longtemps qu’il vous faudra pour atteindre votre arme. Si vous le souhaitez, je peux la poser plus près à condition qu’elle soit plus près de moi que de vous. Si un tel arrangement ne vous convient pas, vous êtes libre de partir à votre guise. Vous ne me devez rien. »

De quel genre de rendez-vous voulait il parler ? Il fallut à l’Ambassadrice du Sel et du Roc quelques secondes pour comprendre qu’il parlait des rendez-vous secret, enfin c’est ce qu’elle en conclut finalement après avoir retourné le problème dans tous les sens. Elle arqua un sourcil alors qu’une autre idée lui passait par la tête. Vous voulez dire, des rendez-vous avec des Princesse ? J’ai entendu le contraire héhé. Mais que fallait-il pour le mettre à l’aise, d’accord, le secret les espions, les ennemis la guerre, il y avait de quoi avoir peur, mais c’était un chevalier tout de même; il n’allait pas se pisser dessus pour si peu. Alors quoi, une tache sur sa robe ? De la salade entre ses dents ? Qu’est-ce qui clochait pour qu’il soit si impressionnable ? Un problème dans la pièce ? Du caca d’oiseau dans ses cheveux de jais reposant sur son épaule ? Ah je sais, j’ai dû oublier de nettoyer le sang de bébé sur le coin de ma lèvre. Elle s’exclama, passablement énervée.

__ Je ne vais pas vous manger ! Par les Sept, je prends bien plus de risques que vous à vous rencontrer. Vous avez gagné un duel judiciaire devant le Roi et la Reine de l’Ouest, alors je voudrais bien savoir ce qui fait qu’avec moi vous vous comportez comme une pucelle devant un Fer-Né. »

La sauvage riveraine grogna et s’assit à table pour trinquer et surtout boire. Elle avala son premier verre d’une traite et tandis la coupe afin d’être ressortie aussitôt. Elle écouta attentivement le jeune Sire. Que s’était-elle imaginé, qu’il allait parlé tout de go ? Il allait falloir qu’elle comprenne une chose qui ne voulait pas rentrer dans sa caboche : personne ne lui faisait confiance, personne ne voulait se confier à elle, personne personne personne. A part Yoren. Elle tapota le rebord de la table avec ses ongles qui étaient aussi acérés que sa langue en fixant Will sans vraiment faire attention au regard qu’elle lui jetait. Pas vraiment noir, mais pas loin quand même, entre furieux et bougon...

__ Bien je vois. »

La brune aux yeux azur soupira longuement en plongeant son regard céruléen dans celui du jeune homme. Elle essaya de trouver les mots juste afin de débloquer la situation, comprenant qu’il ne voulait pas parler parce que comme tout le monde sauf Yoren, il n’avait pas confiance, et parce que c’était un sujet sensible. Avec toutes les confidences qu’elle lui avait fait et le risque qu’elle prenait avec cette entrevue, il était encore en train de se poser la question de savoir s’il pouvait lui parler sans crainte ?

__ Voilà ce que j’ai entendu. Sorcellerie, sacrifices et cérémonies païennes à Godric’s Hall. Des croisés qui brisent les lois sacrées de l’hospitalité et massacrent une famille. Un voisin qui prend possession des terres pour hérésie. J’y vois le culte des anciens Dieux, effectivement, qui n’a rien d’un crime. J’y vois la folie meurtrière de quelques illuminés fanatiques contre qui je n’aurais rien s’ils n’avaient pas abattus leurs hôtes. Et j’y vois l’avidité d’un homme malhonnête prêt à raconter les pires insanités sur les membres d’une Maison noble rivale afin de nourrir ses ambitions. Tout ceci n’est que bassesse et trahison. Je vous l’accord. Mais les traditions des Sorcières des Bois sont connaissance et savoirs ancestraux qui ne sauraient être perdus à cause de croisés trop zélés. Ne pensez vous pas ? »

Peut-être ne savaient ils rien de rien, peut-être que les femmes de sa maison gardaient leurs secrets pour elles. Ils étaient deux, deux sur quatorze, le chiffre était assez effrayant pour qu’elle s’en souvienne encore. Alors qui était le deuxième, une Sorcière ? Il fallait l'espérer sans quoi le savoir avait déjà disparu. Quant à Will, elle craignait fort qu’il ne parle pas et ne lui donne absolument aucun indice sur quoi, qui et où chercher, et encore moins son aval pour entamer la moindre enquête. Comme en plus, ses mouvements été limités pour éviter d'éveiller les soupçons, cette entreprise dont elle avait eut l’idée en apprenant l’histoire du jeune homme semblait tomber à ‘eau avant même d’avoir vu le jour. Cette constatation était bien triste elle qui s’était fait une joie de découvrir et de compiler tous les secrets des Sorcières des Bois. Un livre de science précieuse, celle qui n’était pas enseignée à la Citadelle d’homme à homme, celle qui se léguait de femme à femme depuis la nuit des temps. Elle ne savait rien, ou si peu, mais elle était certaine que ces savoirs étaient des trésors et que comme tout trésor, il fallait les préserver.


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyJeu 7 Mar - 20:43

Les choses n’allaient pas mieux à la réaction de la Princesse suite à mon histoire de famille, désastreuse et horrible, mais qui semblait la surprendre. Pas de la meilleure façon, sans doute. Ah oui quand même, c’est d’ordinaire plutôt réservé aux surprises délicieuses en soirée, le genre d’exclamation poussée lorsqu’on venait d’apprendre quelque chose de croustillant, et non de dramatique.


Je me renfrognais.


Je savais que mon histoire incommodait les dirigeants de ce pays, et tous ceux qui y avaient du pouvoir, mais je ne me doutais pas que l’histoire pourrait tourner à la plaisanterie dans d’autres cas. Je rougissais, sans trop savoir si c’était de gêne, de colère, de frustration ou de honte. En vérité, je me serais volontiers projeté à toute vitesse vers les écuries ou pour m’y cacher, ou pour prendre une monture et me tirer de là le plus vite possible pour ruminer tout ce qui remontait à toute vitesse à l’idée de la sale histoire que j’avais vécue aux premières loges. Toutefois, la compassion affichée par la Princesse du Conflans me rassénére un rien ; je ne me sens pas plus en confiance, mais en tout cas moins attaqué, moins sur la sellette. Je balbutie.



| Non non, ce n’est rien. C’est juste que j’ai pris l’habitude de plus m’en séparer depuis des mois. Les Potter ne sont plus en sécurité nulle part, quoiqu’on me garantisse. |


J’étais un peu perdu, avec tout ça. Je n’avais pas l’habitude des conciliabules secrets. Pendant longtemps dès que les sujets sérieux arrivaient sur la table, on me demandait d’aller faire visiter le bourg aux autres enfants de nos visiteurs, ou quelque chose du genre, pendant que mon aîné assistait aux palabres avec mon père. Par la suite, j’avais participé pendant longtemps à d’autres rendez-vous, pas forcément secrets, qui avaient pour but de plaider ma cause auprès des personnes d’influence…. Pas seulement pour moi, mais pour ma famille, pour enfin laver son nom. Myria Hoare semble un rien perdre patience et me faire tancer me remettait un peu l’esprit à l’endroit.


| Je ne suis  pas ^sur que ça soit vous. Quand vous serez repartie, certains trouveront sans aucun doute le moyen de faire en sorte que cette entrevue me porte préjudice, si elle venait à se savoir. Je puis à tout le moins vous remercier pour votre stratagème. Votre intérêt pour moi ne peut sans doute pas être comblé mais je vous remercie malgré tout, de m’épargner quelque nouveau scandale. Ici, vous n’êtes pas beaucoup aimés. |


Confidence naïve. Mais en vérité, personne n’était vraiment aimé, au Roc. On avait attaqué Dorne pour calmer la Foi, l’Empire nous en voulait à mort pour la croisade, sans parler de nos nouveaux encombrants voisins… L’Ouest n’appréciait pas grand monde. Par tradition sans doute, par méfiance essentiellement, mais pas que. Il y avait beaucoup de chauvinisme dans notre Royaume. Ce n’était pas une mauvaise chose, sauf quand il se retournait contre nous. Tant de sauf, de si. L’Ouest restait puissant et plein de gloire, mais il portait en son sein sa propre souillure, sa fierté, tout ce qui faisait de lui l’Ouest était aussi au coeur de ses failles.


La Princesse semble mécontente de ma réponse. Je me surprends à déglutir mais je suis au-delà de la gêne maintenant, je me concentre plutôt sur ce que j’ai à répondre. Je cache quand même ma gêne et mon manque de courage dans ma coupe de vin, essayant de rassembler mes esprits tout en assimilant tout ce qu’elle me dit. Débarrassé de son ton plus encourageant, je pense qu’elle me dit la vérité quand elle montre une certaine compassion quant aux événements qui nous avaient touchés. Mais la voilà qui en revenait à ces histoires de sorcières des bois. Qu’est ce que ça cachait ? Qu’est ce que ça voulait dire, aussi, sur elle comme sur ce qu’elle voulait faire de ce genre d’informations. Je secoue la tête mais moins abruptement que précédemment.



| Sans doute, je n’en sais rien. Je n’ai pas moi-même de telles connaissances et pour ce que j’en sais ce qu’on nous reprochait allait tirer ses sources dans le pire des folklores ; on nous parlait aussi de sacrifices humains. Mais si j’ai aussi entendu les histoires, je n’ai jamais rien vu de ce genre. Ni cérémonie, ni rites, ni rien. Tout ça c’était fini depuis bien longtemps. L’arbre-coeur de Godric’s Hall, comme ceux qu’il subsiste dans l’Ouest il n’avait plus qu’une fonction décorative, quelque part. Relique d’un passé qu’on n’oubliait pas, de notre ascendance. Mais c’était tout. Les histoires ont eu la vie dure, et ça a coûté la vie à toute ma famille ce soir-là. |



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyLun 11 Mar - 23:12







Le Chevalier et la Sirène
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Surprise oui, Myria l'était. Moqueuse, pas un seul instant malgré ses pensées déraisonnables . Maladroite, soit. Elle savait un peu trop bien ce que c'était de tout perdre sur un malentendu, ce qui ne l'empêchait pas de commettre des bévues comme celle-ci ou celle qui lui avait coûté son bien aimé. Elle était parfois trop spontanée et si elle avait appris à dissimuler ses émotions dans certaines circonstances, elle restait humaine. D'ailleurs les dissimulait-elle ou s'en servait-elle à dessein, bien incapable de les étouffer ? Elle même ne saurait le dire tant ce mode de fonctionnement était devenu naturel.

__ Vous vous méprenez, tout le monde m’adore, certains ne le savent pas encore, voilà tout. »

Elle émit un petit rire canaille avant de reprendre le plus sérieusement du monde.

__ J’espère que cette entrevue ne vous portera préjudice en aucune façon, j’aimerais pouvoir vous le garantir, mais je ne fais pas de promesse que je ne peux pas tenir et je ne peux même pas confier votre sécurité à mes soldats, car j’en ai besoin pour la mienne. Sachez cependant, que, tant que je suis dans l’Ouest, vous pourrez faire appel à moi en cas de problème. Sachez aussi que je n’oublie jamais un ami, même si certains sont bien loin de moi et que je ne peux, de sorte, pas les protéger, ma porte leur est toujours ouverte, quelle qu’elle soit. Je ne suis en sécurité nulle part moi non plus, pas même chez moi, mais si je prends des précautions, je me refuse à cesser de vivre comme bon me semble, sans quoi la mort ne serait qu’une douce libération de la prison où la peur m'enfermerait. »

Le Sel et le Roc ainsi que la Maison Hoare pouvait se targuer d’être haï par tout plus sûrement que l’Ouest, même si ses revirements et sa duplicité avait fini par avoir raison de la confiance des autres Royaumes qu’il avait réussi auparavant à s’allier.

__ Bien… »

Dit elle froidement en soupirant, déçue par cette entrevue qu’elle pensait naïvement fructueuse et pleine d’enseignement et qui s’avérait être une perte de temps et surtout une prise de risque totalement inutile, tant pour elle que pour le Chevalier.

__ Je vois que j’ai manqué de clairvoyance et de compassion à votre égard. Je n’aurais pas dû aborder ce sujet après ce que cette histoire vous a coûté à vous et à votre famille. J’espère que les connaissances des femmes de votre maison ne sont pas déjà éteinte et qu’il me sera donné un jour le droit d’y accéder. J’espère surtout que ce savoir ne sera pas perdu pour nous tous et particulièrement pour les femmes. Le peu que je sais des Sorcières des Bois, c’est qu’elles détiennent la science des plantes et de l’enfantement. Ce sont de telles femmes qui m’ont accompagné lors de mon premier accouchement et je leur suis infiniment reconnaissante de m’avoir rendu le pouvoir de mon corps et de mon instinct. Il est probable que leur lien aux anciens Dieux vienne de leur relation avec la nature et notre part animale, mais en vérité, peu m’importe en quoi elle croit. Moi je crois en la science, mais je constate chaque fois que les Mestre interviennent sur les femmes, combien leur science est biaisée par la culture féodale. Votre Princesse, la jeune Nymeria en a fait les frais aux Eyrié dernièrement et je devisais de cette question avec d’autres mères depuis quelques temps quand il m’est apparu combien ce savoir ancestral était précieux et qu’il devait être préservé. »

Son ton un peu abrupte au début s’était adouci à mesure qu’elle laissait parler son cœur. Elle était en colère, non à cause du comportement somme toute compréhensible de William, mais à cause de la déconvenue un peu rude qu’elle vivait, comme d’habitude, comme un échec cuisant. Ainsi, même si elle n’en était pas à son coup d'essai en la matière, elle s’en voulait de n’avoir pas su tirer les bonnes ficelles. Mais cette fois, elle devrait s’en remettre sans trop de dommages par rapport aux fois précédentes, sauf s’il venait à être mis en cause dans une quelconque histoire sordide à cause de leur rencontre. D’un ton affable avec une pointe de regret désormais désarmé de toute irritation, elle reprit donc :

__ En tant que femme, mais aussi en tant que Princesse d’un peuple aux identités culturelles et religieuses multiples, je me dois d’œuvrer pour faire perdurer une telle connaissance. Avec la croisade et la guerre, elle est en danger et je ne vous cache pas mon inquiétude sur la survie des Sorcières des Bois si même dans un Royaume en paix tel que l’Ouest, elles ne sont pas en sécurité. C’est pour cette raison que j’ai pensé urgent de vous rencontrer afin de compiler les enseignements de la Maison potter dans un manuscrit, faisant peu de cas de ce que vous pouviez éprouver après les drames qui furent les vôtres. Vous m’en voyez confuse et heu… »

Si son regard était resté sereinement posé sur le Chevalier jusqu'ici, elle baissa les yeux un bref instant.

__ Je ne sais comment me faire pardonner ce manque de tact. »


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyDim 17 Mar - 17:41

Intimidé, je l’étais. Impossible à nier. Impossible à transiger aussi, sur ce sujet. Car il était clair que je ne pouvais en aucun cas me départir de cette rage qui m’habitait toujours à propos de ma famille et du cruel destin vécu par tous les Potter depuis cette douce soirée d’automne où des toasts avaient été échangés, avant que ça ne soit le sang qui coule à plus grands flots que l’alcool, balayant et emportant toute ma famille, tous ces visages si familiers, ces gens avec qui j’avais grandi. Ne restait plus que cette cousine au passé encombrant, que je ne pouvais toutefois pas rejeter pour ce qu’elle avait pu faire, ce qu’elle avait pu réveiller de façon totalement inconsciente. Il était impossible aujourd’hui de dire qu’elle avait souhaité tout ce mal qui nous était arrivé ; ses croyances comme ses actes n’avaient jamais eu pour visée d’atteindre ces conséquences. Quoiqu’il en soit, la Princesse du Conflans insiste et il est clair qu’elle veut quelque chose de cet entretien, et ce quelque chose, c’est surtout un intérêt plus ou moins malsain, au sein de ce pays, pour les sales petis secrets des Potter.


Je fais une moue surprise quand elle dit que tout le monde l’adore mais que certains ne le savent pas encore. C’est sûr, elle se joue de moi. Mais je ne peux rien dire, je ne peux rien faire. Que dire en la présence de quelqu’un d’aussi riche, d’aussi puissant ? Et puis, elle savait manger l’opposition de toute évidence, elle n’en faisait qu’une bouchée. Je me résolus alors à faire courageusement face à ses questions le temps qu’il faudrait. Je me disais que c’était par courage, mais c’était sans doute aussi une forme de lâcheté que de faire le dos rond sans chercher à tirer mon épingle du jeu. Peut-être parviendrais-je à me ménager une opportunité ? C’était possible… Elle essaie de me rassurer à propos de sa loyauté envers ceux qui l’aidaient et qu’elle pouvait aussi me protéger, mais seulement dans une certaine mesure.



| Vous êtes forte, ma Dame. C’est indéniable. Mais je ne puis de mon côté vivre tout à fait comme je l’entends. Je n’ai que mon épée, sur votre lit, comme seule possession. Même ces vêtements que j’arbore, avec mon blason cousu sur le surcôt, ne sont pas les miens. Je n’ai de liberté que celle que je parviendrais à conquérir. |


J’avais dit ça d’un ton bravache, sans pour autant être parfaitement convaincu par la fermeté de ma voix, d’autant que la princesse se montrait moins chaleureuse à mesure que le temps passait et que je restais fermé à l’idée de lui révéler des histoires de famille, volontairement, ou plus simplement par ignorance. Je ne savais rien de plus que les gens. J’avais vu des choses, enfant. J’avais entendu d’autres histoires en grandissant… Mais je ne savais rien. J’avis toujours prié les Sept, comme mon père, ma mère, comme mes frères. La branche de mon oncle, elle… On n’avait jamais su le fin mot de l’histoire mais ils n’avaient jamais fait de secrets de leur respect de traditions héritées du temps des Premiers Hommes. Ce que l’altesse du Conflans me confiait était quelque chose qui ne m’étonnait guère d’une aussi forte personnalité, mais de l’autre côté je ne pouvais qu’être effrayé à l’idée de cette remise en question du savoir des mestres. C’étaient eux qui depuis des lustres étaient les dépositaires de la somme de connaissances que les Sept avaient bien voulu laisser. Je me remis à bredouiller à la mention de la mort de la Princesse Nyméria.


| On-on dit qu’elle serait morte à cause d’un p-poison. On raconte b-beaucoup d’histoires là-dessus, au Roc. Pour le reste j’en ai bien p-peur, votre altesse, vous ne trouverez pas beaucoup de soutien dans l’Ouest. Ici, les gens sont de fidèles serviteurs de la Foi et les mestres y ont large crédit. Les s-sorcières ne peuvent que craindre la colère des Sept et de leurs fidèles les plus zélés, car leur… Euh… Leur savoir, est sujet à caution, et pis, il est perçu comme savoir interdit par sa naissance de la bouche de l’E-Etranger. |


Je reprenais mon souffle, sans doute de façon très expressive mais qu’importe ; ma gêne était évidente pour tout le monde et pour moi en premier alors je n’étais sans doute plus à ça près. J’hésitais avant de reprendre.


| C’est mon histoire, désormais. L’explication qui fait de moi un seigneur… Je dois sans doute apprendre à faire la paix, d’une manière ou d’une autre, avec ce qu’il s’est p-passé. Je ne peux pas me laisser guider toute ma vie par les horreurs d-d’une seule nuit. |



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyLun 18 Mar - 14:45







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__ Si j’étais encore la Princesse que j’ai été, je vous aurais fourni vêtements, or et armure afin de conquérir votre liberté. Mais j’ai aussi beaucoup perdu, moins que vous, je gage, mais suffisamment pour que ma générosité en pâtisse et je ne puis hélas vous aider pour le moment. Un jour peut-être, nos chemins se recroiserons, ce jour là, si j’ai retrouvé mes droits et mes titres et fait renaître la prospérité en mon royaume, croyez bien que votre droiture n’aura pas été oubliée. Mais je crains que vous n’ayez raison, je suis au mauvaise endroit, pis au mauvais moment pour remplir cette mission que je me suis fixée. Hé bien soit. Mais là où je sais les Sorcières des Bois encore puissantes et respectées, je ne peux m’y rendre pour des raisons évidente de “si j’y vais je vais me faire crucifier”. »

Myria sourit, comme si ce qu’elle venait de dire était amusant, pensant que, puisque c’était probablement ce qui l’attendait au final, il valait mieux en rire qu’en pleurer. Au moins, si Torrhen la brûlait, elle pourrait le regarder dans les yeux une dernière fois pour qu’il sache combien elle le haïssait. Et elle aurait ce même petit sourire en coin, si elle parvenait encore à sourire. HAHA Quelle que soit l’issue de tout cela, elle irait jusqu’au bout sans courber l’échine et elle regarderait la mort en face, comme à Buron. Valar Morghulis bande d’enculés. Elle soupira d’aise en pensant à sa vengeance, qu’elle soit douce et victorieuse ou dure et mortelle, elle s’en fichait à présent, même si elle la préférait lente et douloureuse, comme un supplice. Mais bon, la vengeance n’était pas tout ce qui l’animait, ça dépendait des moments, elle aviserait en fonction des opportunités, comme toujours, il y avait plus fou encore que la victoire et le sang, plus suave que la défaite, les demi-teintes d’une aube nouvelle.

Quand au reste, légendes sur les savoirs ancestraux nés de l’étranger en personne pour maintenir le peuple dans l'ignorance et faire disparaître tout pouvoir féminin, même si la procréation, la Princesse avait entendu les mêmes inepties de la part des Septa, des Mestres et de tout un tas de dévots tous aussi idiots les uns que les autres. Mais puisque le jeune homme semblait y croire et qu’il n’avait rien d’autre à lui apprendre, il valait mieux qu’elle garde ses réflexions pour elle. Elle avait été élevée dans la foi des Sept, mais elle avait aussi été éduquée à devenir épouse d’un Fer-Né, Reine des Îles de Fer et du Conflans, femme de pouvoir capable de rivaliser avec les hommes sans pour autant pouvoir faire parler l’acier. Elle avait appris à se forger sa propre opinion sur les gens comme sur les dogmes et à ne pas suivre le troupeau comme un bête mouton de Panurge, elle en était le guide, le berger. Elle croyait, mais elle ne craignait point car craindre était bon pour le peuple, elle avait la foi, mais elle savait que la vérité était toujours dictée par le vainqueur et que la religion n’était pas exempte de biais sociaux et culturels qu’elle pérennisant, sacralisait et renforçait, si elle ne les faisait naître. Or, elle avait vu la défiance masculine à l’encontre des femmes, leur propension à rendre invisible ou critiquable toute action menée par une femme alors qu’un homme, assumant la même prise de risque aurait connu les honneurs et la reconnaissance de ses pairs. Elle avait vu les mécanismes de la soumission des femmes, comme des enfants, comme du petit peuple, entre bienveillance paternaliste et violence souveraine du sacro-saint phallus. Elle savait le prix de l’oppression et celui des concessions indispensables à l’autorité pour espérer faire un peu plus que survivre. Elle savait qui étaient les dominants de cette société et contre qui ils œuvraient dans tous les symboles, dans l’histoire et la religion, sans plus en avoir même conscience. Elle savait et elle voulait éviter de leur donner les pleins pouvoirs, mais pour cela, il fallait encore qu’elle survive quelques temps, alors elle se contenta donc de sourire et de passer à un autre sujet.

La brune aux yeux céruléens leva lentement ses yeux vers le chevalier incertain tandis qu’il venait d’évoquer quelque chose de nouveau pour elle. Elle avait beau être passée maître dans l’écoute des bruits de couloirs, tous n’étaient pas venus à ses oreilles.

__ Du poison vous dites ? La Princesse Nyméria aurait été empoisonnée ? »

La veuve fronça les sourcils. Il n’était pas rare qu’une femme meure en couche, plus encore si elle était accompagnée par un Mestre, mais ça ? Du poison ? Qui avait intérêt à faire péricliter l’alliance entre l’ouest et le Val. Tout le monde. Mais qui usait de ce genre de stratagème ? Non pas tout le monde. Évidemment elle se garda bien de faire part de ses réflexions au jeune chevalier, mais il fallait qu’elle en sache plus.

__ Et que raconte-t-on ? »

Myria fit signe à Brandon de servir à nouveau du vin à son hôte et découpa un morceau de pomme


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyMar 19 Mar - 13:35

Les gens aiment parler, ceci depuis toujours. Ca m’avait toujours marqué chez les Malfoy ou d’autres voisins, et même jusqu’à chez nous, quand nous nous retrouvions à décortiquer chaque élément de nos invités, de leur tenue à leur langage en parlant par tout ce qu’ils avaient pu dire ou faire durant ce moment où nous nous étions retrouvés. Pendant longtemps, j’avais ri de cette hypocrisie aristocratique, avant de découvrir auprès de mon premier amour à quel point le petit peuple était semblable, quand j’entendais son père renier son seigneur et me pointer du doigt comme un jeune chien fou, un imbécile, qui ne méritait pas sa fille malgré sa haute naissance. J’étais tombé de haut, mais je n’avais rien dit à personne. Trop honteux de me faisait ainsi dévaloriser par plus bas que moi sur l’échelle de la société, la seule qui avait cours dans notre monde.


La princesse me pare de sa vertu et de sa compassion, me vantant tout ce qu’elle aurait pu faire pour moi. Pas de chance, si j’écoutais ce qu’on me disait, tout le monde voulait m’aider mais sans pour autant en avoir les moyens. C’était bête, quand même. Je commençais à m’y faire mais c’était essentiellement la désillusion qui primait sur la colère. Si j’étais un peu plus important, avec un patronyme plus en vie, tout le monde se précipiterait pour m’assister. Aujourd’hui, je n’avais le plus souvent que paroles réconfortantes et tapes dans le dos. Si les choses continuaient ainsi, même dans mon bon droit, je n’aurais d’autre choix que celui de marcher seul sur Godric’s Hall et de compter sur mon charisme miraculeux pour retrouver la pleine possession de mon domaine. Je hoche la tête, sourcils froncés, un peu gêné de ses phrases autant que de son franc-parler.



| Je vous remercie pour votre gentillesse, altesse. Votre geste et votre compassion ne seront pas oubliés lorsque je reviendrais dans mes droits. Mais en effet, je ne puis que vous détourner, le plus possible, de votre appétence pour ce sujet en terres ouestriennes. Il y a ici de profonds ressentiments à l’égard de toutes ces vieilles choses héritées de l’ancien monde. Vous n’y risqueriez point la croix, mais bien le bûcher des sorcières alimenté par les septons. |


La ferveur religieuse était une bonne chose quand elle poussait les hommes à des accomplissements communs, à des missions partagées et des valeurs transmises et échangées. Ce n’était pas le cas uniquement des choses positives, car bien sûr dans un monde comme le nôtre la transmission se faisait tout autant dans la violence, la mort et la destruction. Ces énergies communes pouvaient très bien se libérer à l’encontre d’autres individus et provoquer, comme on l’avait vu à Godric’s Hall, de funestes conséquences. Je ne savais plus très bien ce que je devais penser de tout ça, partagé entre ma Foi et ma rancœur, entre le pragmatisme de ma situation et mes idéaux plus profonds. Cette existence était clairement inconfortable pour moi.


Quoiqu’il en soit, un ange passe alors que nous sommes tous deux prisonniers de nos pensées et voilà qu’elle reprend la parole avec un regard intense, comme un prédateur qui vient de sentir une proie alléchante se rapprocher de sa position, et passer à portée d’un coup de griffes. Je me demande si je n’ai pas encore dit une bêtise et me frotte la nuque dans une attitude bien peu seigneuriale alors que le rouge me monte une énième fois aux joues. Je déglutis péniblement. J’hésitais.


Devais-je plus en dire, ou devais-je enfin me taire comme le seigneur mon père me l’aurait commandé ?



| Euh, et bien… |


Je m’éclaircis la gorge.


| On dit ici que la Princesse, jeune et en bonne santé, n’a pas pu mourir comme ça. Certains accusent les empoisonneurs qui s’en prennent aux têtes couronnées, comme l’Impératrice en a fait les frais. Comme s’il y avait un vaste complot à l’œuvre. D’autres penses qu’il s’agit de l’Empereur, qui punit ceux qui le défient. D’autres pensent que ce sont les dissensions valoises qui ont provoqué cette mort… A chaque drame de toute manière, les langues se délient. |



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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyJeu 21 Mar - 15:35







Le Chevalier et la Sirène
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Myria planta son regard céruléen dans les yeux du jeune Seigneur et, avec un sourire en coin, répondit mi-assurée mi-amusée.

__ Mais je ne crains pas les flammes, Messire. Je suis le phénix, je brûle de m'élever et je renais de mes cendres. »

La Princesse noya son petit rire de défi dans une gorgée de vin et souleva un sourcil espiègle par dessus le bord de sa coupe lorsqu'elle l'abaissa. Puis, posant le récipient à demi rempli, elle reprit son sérieux et ajouta de sa voix grave et suave :

__ Quand au reste Messire, vous ne me devez rien, je n'ai rien fait pour vous. Vous n'avez pas à vous sentir redevable pour des mots. Je vous sais gré de ne révéler à personne mes questions au sujet des Sorcières et de me mettre en garde contre les fanatiques. Les Sept n'ont pas besoin de bûchers, mais j'imagine que les hommes croient laver leurs pêchés en brûlant ceux qui ne pensent pas comme eux. »

La veuve joignit les mains devant elle en écoutant le récit hésitant de William sans relever ses attitudes peu orthodoxes pour un Lord. Elle n'en avait que faire, si ce n'était que ses gestes reflétaient son malaise. Elle l'aurait bien congédié pour le libérer de cette torture qu'elle lui infligeait, bien contre son gré, mais il risquerait de le prendre mal, aussi devrait elle assumer sa bêtise jusqu'au bout, sans comprendre pourquoi il était si intimidé. Elle avait un certain charisme, mais elle n’en usait point sur la piétaille, à quoi bon soumettre ceux qui le sont déjà. Ce n’était pas là le jeu qu’elle voulait gagner, elle préférait jouer des mains plus risquées, hardi petit, faisant mine d’avoir une grosse, très grosse blinde. Elle avait misé gros et elle avait perdu gros, désormais, il ne lui restait plus que le bluff.

Concernant la Princesse, n'y avait donc pas consensus sur les coupables, simplement sur la manière. Et bien peu de preuves à part les soupçons dont la Reine Jordane lui avait déjà fait part. Mais hélas, il arrivait effectivement que des jeunes femmes en pleine santé meurent en mettant au monde un enfant. À force de raconter à toutes les pucelles que tomber enceinte était dangereux et qu'accoucher était le combat de leur vie, elles finissaient par y croire. Et pour certaines, cela sonnait le glas de leur existence, surtout avec un Mestre en lieu et place d'une Sorcière des Bois pour les déposséder de leur corps.

__ Les gens aiment bien parler, en effet. »

La brune soupira en baissant les yeux, pesant la cohérence de chaque hypothèse. Si c'était Harren, le fameux grand empoisonneur des têtes couronnées qu'elle même avait encouragé en ce sens, elle n'était pas au courant. Vue l'état de leurs relations au moment de la mort de Nymeria, c'était une possibilité, mais elle n'y croyait pas. L'intérêt de cette mort était trop limité pour le Royaume du Sel et du Roc. L'Empire y avait nettement plus à gagner, mais s'ils avaient dû empoisonner quelqu'un et user de ce procédé, elle aurait certainement été la première sur la liste et non une jeune mère innocente. Ainsi restaient en lice les dissensions internes, des pros Empire Valois, le Bief, et Dorne qui était le Royaume qui aurait pu y gagner le plus, mais n'avait pas exploité le filon empêtrés qu'ils étaient dans la guerre.

__ Pauvre enfant, prise bien malgré elle dans la folie de cette guerre. Je suis tellement triste pour la Reine Jordane qui fait face, avec tant de grâce, à la tentative d'assassinat du Roi Loren Lannister juste après la perte de sa fille. Les drames qui emportent nos familles ne prendront fin qu'avec la paix, j'espère que la haine n'aura pas le dernier mot. »

La jeune femme termina sa coupe d’une traite et son regard se perdit dans le vague. La haine et la vengeance allaient de paire. Le goût du sang de ses ennemis valait-il que tant de soldats soient sacrifiés sur l'autel de la violence éternelle ? Elle se resservit un verre de vin sans faire appel à son échanson et le but sans s'arrêter. Aux morts et à ceux qui vont mourir.


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MessageSujet: Re: Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]   Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE] EmptyDim 7 Avr - 21:37

Je déglutis quand la Princesse me décoche qu’elle ne craint pas les flammes, et qu’elle en profite pour me placer la devise de sa maison de mariage. Brûler de s’élever. Ce genre de devise qui avait terminé en cri de guerre sur tellement de champs de bataille qu’il ne pouvait que faire froid dans le dos. Le mien était moins rageur, mais il recelait tout de même une sacrée mesure de détermination, et qu’il y avait aussi pas mal de courage à aller chercher dans les implications de cette maxime.


| On ne renaît pas toujours… Même si de notre côté, malgré les tempêtes venues de la mer ou de la terre, nous survivons. |


Référence à peine voilée aux anciennes heures de gloire vécues par ma maison, jadis, sur les plages de galets du Royaume, quand mes illustres ancêtres pourfendaient du sauvage sur les plages, ou qu’ils se tenaient avec la cavalerie face aux riverains, ou combattant à pied au sud, contre les Bieffois. Combien s’étaient illustrés ? Un Roi avait jadis fait le commentaire sur les hommes de la maison Potter qu’ils étaient aussi pauvres en richesses que riches en bravoure, voire en témérité. Je ne m’étais jamais senti digne de cet héritage, et j’étais particulièrement inquiet de ce que mon nom finirait par avoir comme adjectif qui lui serait accolé, une fois que je terminerais dans le caveau familial.


La princesse avait raison, de son côté. Cela dit, elle résumait trop rapidement une histoire de foi, qui allait bien au-delà de la simple force de choix, de caractère. Les Sept étaient depuis toujours des divinités sanglantes, dont la Foi s’était parée des masques les plus brutaux qui soient pour s’imposer. Cela, l’Histoire me l’avait appris. Mais pas seulement. La force de la Foi n’était pas la culture qu’elle transmettait, c’était encore différent, propre à l’âme, et à la puissance brute de la conviction.



| Ce n’est pas qu’une histoire de diversion, votre Altesse. Ces gens ne font pas ça pour se racheter. Ni parce qu’on pense différemment d’eux. Ils le font car leur Foi les submerge et les imprègne totalement. Ils font ça par conviction, pour libérer les païens plus que pour les punir de ce qu’ils sont. La Foi est dangereuse. Mais l’Homme a toujours marché main dans la main avec elle. |


Même quand les dragons étaient arrivés, même quand la Foi avait viré au carnage ouvert avec les autres religions, et même avec l’arrivée de nouveaux dieux… Chacun se relançait sur ses propres idoles, prêt à se réclamer de divinités qui avaient tout à gagner à de nouvelles âmes pour les adorer. Les conversions forcées et les atrocités suivaient toujours ce genre de période… La princesse semble un peu dans ses pensées, tout en plaignant la Reine pour les épreuves auxquelles elle devait maintenant faire face.


| C’est vrai. Sa Grâce est notre principale force, dans l’Ouest. Sans elle, le royaume serait sans doute précipité dans la guerre civile et dans les conflits de factions. Malgré le malheur on trouve quand même quelque motif de bonheur ; elle a été trois fois grand-mère en très peu de temps, et les enfants se portent bien, eux, comme les parents, ses enfants et beaux-enfants… C’est l’essentiel. Même si je plains les soudards qui ont tenté cet assassinat. La colère de la Reine Jordane sera terrible. |


J’en réprimais un frisson, tant cette vendetta avait quelque chose de terrible.


| Si j’ai comblé votre curiosité, Princesse, je vais maintenant prendre congé si cela vous agrée... | tentais-je poliment, désarçonné par cette drôle de rencontre.



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Le Chevalier et la Sirène (PV William Potter) [TOUR VI - TERMINE]
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