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United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]
MessageSujet: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyDim 10 Fév - 0:51

C’est le cœur triste qu’il avait quitté ses camarades bieffois. Il avait tant partagé avec eux, des années à servir le même individu. Il aurait été prêt à donner sa vie pour Kevan, il n’aurait pas hésité. Cependant, il n’arrivait pas à reconnaître l’homme qu’il était devenu, ce n’était pas celui qu’il avait servi fidèlement pendant plus de dix ans. Non ce n’était plus cet individu. Si bien qu’il avait dû prendre une décision lorsque ses deux serments entraient en conflit. L’un fait à son ami, l’autre à l’Empire. Ce ne fut pas une décision aisée à prendre, mais il choisit de respecter celui fait à l’Empire, persuadé que cette entité serait capable d’apporter une paix durable sur le continent. Une paix que chacun des peuples de Westeros méritait amplement. A ses yeux, seul l’effort combiné de chacune des composantes de l’Empire pourrait produire ce résultat. Il avait donc pris sa décision en âme et conscience, peiné de devoir en arriver là.

Garlan avait distribué une bonne partie de ses vivres avant de quitter ses compagnons d’arme, il avait essayé d’en garder un minimum pour le voyage de retour. Mais il avait surtout envie que ces derniers en aient assez pour mener à bien leur opération. Il avait déjà faim avant de les quitter, cela ne s’arrangea guère pendant le trajet. Le retour se fit bien plus rapide que l’aller. Ils s’étaient montrés très prudents dans leur avancée et cela dès leur départ de la capitale impériale, en adoptant tous les moyens nécessaires pour ne pas attirer l’attention et qu’on ne lui suive pas. Pour son retour, le bieffois voulait rentrer le plus vite possible à Fort-Darion, se moquant bien d’être reconnu ou non. Cela n’avait aucune importance. Il faisait uniquement des pauses lorsqu’il sentait que sa monture en avait besoin. Une bonne partie du peu de nourriture à sa disposition était destinée à l’animal d’ailleurs.

Il n’allait pas en tuer sa monture quand même, mais il ne comptait pas traîner; hors de question. Persuadé qu’il serait considéré comme un déserteur, au même titre que ses compagnons d’arme. Autant rentrer le plus rapidement possible pour fournir une explication à tout ceci. C’était la moindre des choses qu’il pouvait faire vu la situation après tout. Frigorifié, il l’était assurément. Le froid était particulièrement mordant et il devait se contenter des fourrures qu’il avait pour se tenir chaud. Il n’avait pas le temps, ni l’opportunité de s’arrêter pour faire un feu, à part lorsqu’il laissait l’occasion à sa monture de se reposer. C’est après plusieurs jours de chevauchée qu’il finit par apercevoir les contours de la capitale au loin. Frigorifié, affamé et fatigué. Voilà son état, ce n’était pas la grande forme. Et malgré sa détermination à toute épreuve, certains signes extérieurs, notamment physiques, trahissaient son état.

En avançant vers la cité, il ralentit l’allure de son destrier, notamment lors de son entrée à l’intérieur des remparts, où il cherchait à se dissimuler le visage lorsqu’une bourrasque de vent glacial lui barra le visage. Plusieurs gardes étaient réunis à l’entrée, à une des portes d’accès à la capitale. C’était on ne peut plus normal que de telles mesures de sécurité soient mises en place. Cela était le cas dans des villes importantes, mais avec la manœuvre organisée par le Salfalaise il y a quelques temps déjà, il devait se montrer prudent. On lui demanda de s’identifier, ce qu’il ne tarda pas à faire, sans mentir, pourquoi le ferait-il ? Il expliqua ce qu’il faisait ici et demandait à être reçu par l’Empereur, ou l’Impératrice ou un de leurs représentants. Il fournit toutes ses armes aux gardes en question, sans montrer aucune résistance. Deux des gardes s’en allèrent, peut-être vers le castel, afin de s’assurer de son histoire ou si c’était un baratineur comme ils devaient en voir à de nombreuses reprises.

Pendant ce temps, Garlan attendit dans le froid, ses fourrures ne lui suffisaient plus, grelotant, les mains sous ses aisselles, ses dents claquaient les unes contre les autres. Il ignorait combien de temps il avait attendu ainsi avant que les gardes reviennent le chercher pour le guider jusqu’au castel. Des Delalions prirent le relais aux abords du château pour le guider à l’intérieur des murs, la température y était bien plus agréable, mais les vêtements couverts de neige n’aidaient en rien et il continuait à grelotter. Il devait faire face à cet état, ne pas se laisser abattre. On le guida dans une pièce, il la reconnut, c’était là où il avait été reçu par l’Empereur et le Maréchal Omble la dernière fois. On le fit attendre quelque temps avant que la porte ne s’ouvre de nouveau pour laisser entrer une personne bien connue accompagnée de plusieurs gardes Demalion."

Malgré la fatigue, la faim, et le fait qu’il n’arrivait pas à se réchauffer, Garlan ploya le genou, regard baissé vers le sol et salua la personne qui venait d’entrer dans la pièce. « Votre majesté imperiale, merci d’avoir accepté de me recevoir…  »


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Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyMer 27 Fév - 17:44

Il était parti sans rien dire à personne, sans prévenir.


En soi, qu’est-ce que je perdais ? Pas grand-chose. Jamais l’homme n’avait accompli quoi que ce soit pour l’Empire, en dehors de la facile reconquête de Fort-Darion. Le connaître et le rencontrer ne m’avait pas donné un mauvais jugement de lui, au contraire. Mais plus j’en apprenais sur son compte et plus je relativisais son utilité pour l’Empire. Il semblerait que l’homme, ambitieux, ne soit guère doué de la moindre patience. Apparemment, un homme désespéré par sa solitude et prisonnier du vice de ses entrailles. Je n’avais jamais craché sur les jolies femmes. Marié l’essentiel de ma vie, je n’avais pas eu comme passion d’enchaîner les conquêtes, mais quand j’avais été veuf je n’avais pas désiré cumuler toutes les conquêtes possibles et imaginables. Et de ce que j’en savais, l’homme avait approché pour mariage, ou coucherie, au moins une demie-douzaines de femmes de Fort-Darion, des servantes de Rhaenys à la Reine de l’Orage, en passant par d’autres femmes présentes dans la capitale. Un homme de son envergure n’avait il pas mieux à faire pour reconquérir son trône que de courir les jupons ? Cette défiance qui le caractérisait… C’était difficilement supportable, comme si nous ne ferions que prendre plaisir de sa détresse, et qu’on ne désirerait rien d’autre que l’enfoncer davantage.


Je me méfiais des souverains trop enclins à écouter le vice qu’il y avait en tout homme, plutôt qu’à se concentrer sur les décisions nécessaires, sur la stratégie possible. Je ne voulais en aucun cas me retrouver avec des souverains dans les pattes qui nous ruineraient la guerre par manque de considération des sujets les plus essentiels.


Et voilà qu’il perd ses hommes, maintenant. Il était au bord de l’échec le plus complet dans sa reprise de son royaume d’origine. Nous avions proposé pourtant d’avancer de concert, de libérer ensemble les terres qui l’avaient vu naître. Il n’avait pas voulu. Et n’avait prévenu personne, s’enfonçant dans cette attitude inconséquente et capricieuse qui le caractérisait depuis les premières réunions du Collège Impérial. Son principal aide de camp, Garland Goldwyne, était rentré à bride abattue à Fort-Darion et demandait à me voir. Je savais déjà que ça ne serait certainement pas pour me porter un simple message, puisqu’il était clair qu’on n’envoyait pas un second jouer le rôle d’une simple estafette. Je le laissais mariner un peu, le Goldwyne, le temps d’en finir avec les affaires en cours et de maîtriser sur d’autres sujets cette rage qui me venait en réaction à ce comportement puéril et dangereux, qui remettait tellement en question.


Je rejoignais un bureau, où des Demalion introduisirent le chevalier du Bief, avant qu’il ne me salue. Sans chaleur, je lui fais signe de se relever.



| Ser Goldwyne. Quel bêtise aurais-je faite de ne pas vous accorder audience, vous ne pensez pas ? Car si vous revoilà à peine quelques jours après votre départ des plus mystérieux pour le sud, vous revenez déjà. Je pense que vous avez des choses à me dire, n’est-ce pas? |




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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyVen 1 Mar - 22:32

Garlan ne saurait dire combien de temps il avait attendu dans cette pièce. Mais c’était un minimum salutaire, après tout, c’était bien plus agréable pour lui de poireauter ici que dehors. Malgré tout, il n’arrivait pas à se réchauffer, fatigué, il avait également faim. Qu’est-ce qu’il ne donnera pas là à cet instant pour une bonne tourte ! Quel bonheur ça serait !  Oui, un vrai plaisir ! Son estomac se tordait rien qu’à cette idée et il avait même l’impression de pouvoir sentir les douces senteurs de ce délicieux met par ses narines. Mais ce n’était probablement que la fatigue qui lui faisait avoir cette sorte d’hallucination, cumulé à son irrémédiable envie de manger quelque chose de savoureux pour flatter son palais, mais surtout de consistant pour combler son estomac vide. Se mouvoir dans la pièce, se défouler, faire de l’exercice, voilà ce qui lui donnerait chaud et calmerait certains des symptômes qu’il ressentait.

Cependant, il ne pouvait pas s’adonner à cela ici, surveillé du coin de l’œil par les deux gardes postés à l’entrée de la pièce, il était fort certain que ces derniers n’apprécieraient pas qu’il effectue trop de gestes brusques. Inutile de jouer avec leurs nerfs et de tâter les limites de leur patience avant qu’ils ne se mettent à jouer les gros bras. Surtout qu’ils s’agissaient de Demalion. Garlan savait que certains d’entre eux devaient peut-être encore lui en vouloir. Après tout, à cause de son erreur, ceux de garde ce matin-là en avaient bien bavés pour leur manquement à leur devoir. Le jeune homme n’avait point voulu leur attirer de tels problèmes et pourtant, cela avait été le cas. Et même s’il pensait avoir réussi à se faire pardonner auprès de certains d’entre eux en ayant une franche conversation autour d’un verre et qu’il leur avait payé quelques godets pour repartir sur un bon pied, ou du moins sur une certaine neutralité.

Probable que certains l’aient encore dans le collimateur, ça serait légitime après tout. Cela demanderait du temps pour que l’amertume passe, et certains avaient la rancune tenace, il l’avait personnellement, donc il ne les jugerait pas négativement si c’était également leur cas. Il ne pouvait rien faire de plus les concernant, il leur avait  présenté ses plus plates excuses et avait fais un geste pour essayer de calmer le jeu. En l’état, il ne connaissait pas les deux Demalion dans la pièce, impossible de clairement les identifier dans leurs armures. Si bien qu’il ne leur donnerait aucune raison de le passer à tabac s’il faisait un geste qu’ils leur paressaient un peu trop suspect, histoire de lui faire regretter sa maladroite action,  datant de plusieurs semaines. A l’entrée de l’empereur, il s’était agenouillé et l’avait salué. Le vieux loup lui fit signe de se relever et vint à lui demander s’il aurait eu tord de ne pas lui accorder cette audience.

Sans détour, il le questionna sur les raisons de son retour, c’est vrai qu’il avait des choses à dire, et également à prouver. Il traitera les points soulevés dans l’ordre, il se redressa et de façon prudente, il répondit. « Au vu de la situation, il aurait été vraisemblable que l’on ne m’accorde pas cet honneur et qu’on me jette en geôle avant de se pencher sur mon cas, votre Majesté Impériale. » Il ne faisait que dire une triste vérité, persuadé qu’ils étaient considérés déjà comme des déserteurs aux yeux de l’Empire, il l’avait déjà remercier pour avoir accédé à sa demande, inutile d’en rajouter, cela paraitrait pour de la flagornerie, Garlan n’en était pas adepte et il était presque sûr qu’un homme comme l’Empereur ne l’était pas aussi. Il enchaîna sur le principal sujet de conversation, il fallait le faire avec tact, mais avec franchise, comme à son habitude. « Lors de la première session du Collège, il m’eut été permis de proposer un plan d’action à mener contre un des ennemis de l’Empire. C’est pour réaliser cela que, mon roi,  sa majesté, Kevan Gardener, moi et plusieurs hommes sommes partis, afin d’accomplir cette mission. »

Il avait placé le contexte, il pouvait maintenant continuer en présentant clairement la situation. « Cependant, j’ai appris sur le chemin que mon roi ne vous avait point informé de son départ, vous et sa majesté impériale, l’Impératrice. Un fait qui pouvait parler de lui-même,  d’autant plus avec les divergences qui ont pu être révélées lors du Collège…» Garlan regrettait réellement que cela se soit passé ainsi, et qu’aujourd’hui il en soit arrivé à cela. « J’ai fais un serment d’allégeance moi aussi à l’Empire, votre Majesté Impériale. Je ne puis pas remettre en cause ce serment, même pas pour mon roi et mon ami, car je retrouve également en l’Empire les valeurs que je prône. Si bien que je ne souhaitais pas être considéré comme un déserteur, à part si je suis déjà considéré comme tel… J’ai donc décidé de rentrer dès que j’eu appris que vous n’aviez point été informé.»

 


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Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyLun 4 Mar - 20:44

Je n’étais pas encore furieux. Mais ça viendrait, sans doute. Je considérais de plus en plus l’erreur qui avait été faite en couronnant le dernier des Gardener. On n’avait pas eu le choix, malgré tout, pas si on voulait effectivement rester dans le strict giron de la légalité et qu’on voulait aussi asseoir l’Empire sur une prise la plus concrète possible avec la réalité des allégeances et des puissances en Westeros. Tout ça n’était que malaisant. Qu’est-ce qui avait pris la Reine de l’Orage, d’ouvrir son cœur et son corps à un homme dont elle n’était nullement mariée ? L’amour provoquait des erreurs. Sur le plan stratégique, il n’y en avait aucun qui se démarquait positivement. Les ballades ne se rappelaient que des bains de sang et des trahisons commises au nom de l’amour, et rarement de la vertu. J’aimais Rhaenys. Cela me fragilisait personnellement tout en m’endurcissant, mais c’était un équilibre précaire, que les aléas du destin pouvaient remettre sans arrêt en question.

Qu’importe ces considérations pour le moment. Le fait est que l’EMpire n’est pas uni. Il ne s’agit que d’un incident mineur, bien moins grave que la situation dans l’Orage, ou dans le Conflans, mais il n’était pas anodin, et ne pouvait pas être excusé seulement par des mots. Il y avait bien plus à prendre en compte, ce qui pouvait nous nuire à tous était la réputation. Et Kevan Gardener y nuisait à deux endroits ; d’une part parce qu’il nous rendait incapables de maîtriser ses actions dans le cadre fédéral, et d’autre part parce que nous l’avions nous-mêmes mis dans cette position-là. Mon intransigeance avec la faiblesse ne m’inclinait pas à beaucoup de compassion pour cet homme, et me poussait à prendre des mesures les plus radicales que nécessaires.


Goldwyne allait avoir un rôle clef, et pas seulement pour son propre avenir mais aussi dans celui de son Roi.


Je le dévisage, quand il énonce clairement ce qu’il risquait.



| Non, Ser, vous vous trompez. Dans l’armée du Nord, dans mon armée, celle que j’ai héritée de mon père et développée pendant vingt cinq ans de règne, les déserteurs ne vont pas dans les geôles. On les cloue sur une croix de bois, que l’on plante en bord de chemin de l’armée pour rappeler aux autres la valeur du déshonneur. |


Je me détourne vers les flammes du feu de cheminée. Depuis des mois, je me perdais souvent dans leur amère contemplation.


| Remerciez donc mes Dieux pour une fois de me souffler que vous n’avez pas déserté, mais que vous avez suivi la folie d’un seul homme. |


Voilà qui posait d’emblée les échanges qui allaient suivre. Kevan Gardener pourrait tout avoir avec nous. Il avait déjà la même voie qu’une Argella Durrandon au Collège Impérial, et la pérennité de son règne était garantie par la constitution qu’il avait signée. Je me retourne quand l’homme rappelle qu’il ne faisait que suivre un plan débattu en session impériale.


| Je me fais sans doute vieux, mais je ne crois pas me rappeler qu’il s’agissait alors de partir de nuit de Fort-Darion, sans nouvelles d’aucune sorte, et sans la moindre coopération avec le commandement impérial. |


Autant dire que j’accorderais peu de crédit aux circonstances ; peu de choses plaidaient en faveur du Gardener. Entre ses multiples propositions de mariage dans la maisonnée de Rhaenys, dans les maisons fédérées et d’après ce que j’en savais, ses autres sollicitations plus sensuelles, l’homme ne s’était fait connaître que pour ses tendances libidineuses. C’étaient les seuls échos qui m’étaient parvenus de l’homme qui avait repris Fort-Darion pour moi. Sans combat, certes, mais sur qui je pensais pouvoir compter, avant qu’il ne se perde dans des lubies d’épousailles alors qu’il n’avait ni terres, ni troupes, ni argent, rien en dehors de notre soutien qui certes, pouvait soulever des montagnes, mais sans doute pas placer dans son escarcelle quelque joli minois trop bien né pour un Roi Exilé. J’inspire profondément quand l’homme se fait la victime d’un piètre stratagème.


| L’Impératrice est partie à la recherche du Roi du Bief Fédéré avec son dragon, avant que je ne puisse être mis au courant de leurs manoeuvres à tous deux. Je ne sais pas où se trouve ma femme, Ser Goldwyne... | Je suis l’Empereur, mais avant cela, j’étais le Roi du Nord ; Torrhen, le Vieux Loup. L’erreur est humaine, mais pour vaincre, il faut de l’exigence en plus de l’honneur. | Votre serment vous liait aussi à la maison Braenaryon, vous avez raison. Mais s’il arrive quelque chose à l’Impératrice, vous aurez doublement failli, Ser. Car votre devoir, si vous suspectiez stratagème, se bornait à suivre le Roi du Bief et à rendre compte de ses actions, d’y mettre un terme si c’était possible. De protéger l’Empire d’une menace immédiate, même ténue, car elle était de votre responsabilité, vous, son découvreur. Votre devoir était de protéger l’Empire, non de courir à Fort-Darion à bride abattue. Priez vos Dieux qu’il n’arrive rien à ma Dame, Ser. Vous n’êtes pas un déserteur, Goldwyne, mais vous êtes un jeune idiot inexpérimenté. Vous avez du potentiel, tout le monde l’a déjà vu. Je peux vous aguerrir. Mais pour cela, il faudra du cran. Pour cela, il vous faudra vous salir vos belles mains blanches de chevalier. La guerre dans laquelle nous sommes tous engagés ne se gagnera pas uniquement par le respect des serments donnés, mais surtout dans la détermination et la mort. A quel point êtes-vous prêt à vous battre pour vos idéaux, Ser ? |




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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyMar 5 Mar - 22:44

Les routes de Kevan Gardener et de Garlan Goldwyne se séparaient, après plus d’une décennie d’aventures et de combats communs. Le fait est que le chevalier aurait tout donné pour servir cet homme, préserver sa vie, même si cela lui en coûtait la sienne. Il était prêt à faire son devoir jusqu’au bout, jusqu’à la mort s’il le fallait. Cela avait été un honneur et une chance de pouvoir servir sous ses ordres lorsqu’il était encore Connétable et Prince du Bief. C’était un homme de valeur et droit. Cependant quelque chose semblait avoir changé chez lui, du moins le Goldwyne ne reconnaissait pas l’homme pour lequel il avait tout donné. La désertion de l’armée royale, combattre son propre frère, la mort de celui-ci et le fait qu’il était prêt à tout pour récupérer le trône qui lui revenait de droit. 

Cela avait dû énormément le travailler, si bien qu’il avait changé, inexorablement. Le bieffois s’en était rendu compte, pourtant il avait espéré que Kevan entendrait raison lorsque la majorité lui démontrait qu’il avait tord et que l’Empire était là pour l’aider, pour le soutenir. Il fallait tous ensemble avancer sur la même voie, dans le même sens si les royaumes fédérés voulaient se montrer suffisamment forts afin de lutter contre l’ensemble de ses ennemis. Cependant, son ami semblait se défier de cette unité, l’Empire envers lequel Garlan avait également prêté allégeance. Il avait décidé de faire un choix, ce dernier ne fut guère facile à prendre, pas du tout même. Mais il n’aurait pas pu supporter plus longtemps cette situation, ses valeurs, son mariage avec Yesaminda, tout ce qu’il avait vécu ces derniers temps et les personnes qu’il avait rencontré. Tout cela l’avait décidé à suivre cette voie, cela ne serait pas aussi simple. Il le savait déjà lorsqu’il avait quitté la troupe de Kevan en pleine nuit.

L’Empereur ne se montra pas en accord avec ses propos en lui certifiant que la place des déserteurs dans l’armée du Nord était sur une croix, afin de montrer aux autres ce qu’il en coûtait. Une perspective qui fit déglutir le jeune homme. Etait-ce ce qui l’attendait ? Avant que de macabres pensées ne s’installent davantage dans sa tête, le Vieux Loup qu’il ne le considérerait pas comme tel, un fait qui le rassura. Garlan ne répondit pas, trop concentré sur les paroles de l’Empereur pour répliquer de suite. C’est vrai que ce n’était point excusable, de tout de façon, même s’il avait pensé que Kevan avait prévenu le couple impérial de leur départ à leur niveau, lui aussi avait fauté. Ce quoi à il répondit. « En effet, votre majesté impériale, vous avez sans nul doute raison. Cela ne faisait guère parti du plan qui a pu être débattu lors du Collège. De plus, cela n’excuse pas le fait que j’aurai pu moi-même me présenter devant vous avant notre départ afin d’au moins vous remercier, vous et sa majesté impériale, l’impératrice, de l’hospitalité et de l’aide que vous nous avez fourni, à moi et à mes camarades en nous recueillant en ses murs qui sont les vôtres. .»

Les propos du nordien firent énormément réfléchir le jeune homme qu’il était, car on lui dévoilait des informations qu’il ne possédait pas en état. Si bien qu’il apprit que l’Impératrice était partie à la recherche de Kevan et que pour l’instant, il n’y avait aucune nouvelle de sa part, on ignorait quand elle serait de retour. Inquiet, il imaginait fort bien que l’Empereur pouvait l’être. Garlan le serait également énormément, en se faisant un sang d’encre, si Yesaminda venait à disparaître ainsi sans même lui donner la raison du pourquoi du comment, et que personne n’aurait de ses nouvelles. Il la chercherait partout jusqu’à la retrouver. Le chevalier imaginait qu’au vu de son titre, l’Empereur ne pouvait s’adonner à cela et que des affaires d’importantes retenaient son attention, même si ses pensées n’y étaient pas. Le Braenaryon avait raison, son devoir était de protéger l’Empire, cet idéal pour lequel ils œuvraient tous à leur niveau. Et par son action, Garlan avait failli, il ne s’en était pas rendu compte et il fallait dire que sa décision avait été précipitée, peut-être que s’il aurait pris le temps d’y réfléchir plus longuement, il en aurait été autrement.

« J’ignorai que sa majesté impériale, l’impératrice, était partie à notre recherche, votre majesté impériale. Lorsque j’ai décidé de retourner à la capitale, je ne l’ai point aperçue. Si bien que je ne puis que prier pour que cette dernière revienne rapidement et en bonne santé. Comme vous l’avez dis, j’ai déjà failli au devoir qui était le mien en agissant de la sorte. Si bien que j’accepterai mon sort sans rechigner si jamais vous veniez à prendre une quelconque mesure corrective à mon égard.  » Faillir à son devoir, une faute grave et impardonnable à ses yeux, lui qui avait toujours vécu pour servir au mieux, ne pas être une déception. Voilà que ses capacités lui avaient fais défaut, il avait eu tord. Maintenant, il ne pouvait qu’espérer qu’il n’arriverait rien à l’Impératrice, sinon ça en était fini de lui. 

L’empereur vint à lui demander la hauteur de ses convictions, ce qu’il était prêt à faire pour les accomplir. Garlan ne tarda pas à répondre. « Je suis prêt à faire ce qui sera jugé nécessaire afin que l’Empire puisse instaurer la paix que Westeros n’a jamais connu et mérite tellement . J’ai combattu les fer-nés, les dorniens et même mes anciens frères d’arme bieffois sous les ordres de sa majesté, Kevan Gardener. Je suis prêt à combattre pour et sous la bannière impériale avec toute la détermination et les capacités en ma possession, jusqu’à la mort s’il le faut, votre Majesté Impériale. »
 


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Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyMer 6 Mar - 20:58

Si, en vérité, j’étais bel et bien furieux. Trop de mansuétude à l’égard des déserteurs bieffois nous avait mis dans cette situation et Rhaenys ne pouvait pas s’empêcher de vouloir régler la situation comme à son habitude, en prenant le problème à bras le corps. Elle était charismatique, comme peu de gens l’étaient réellement, et elle était intelligente en plus du reste. Mais trop impulsive, trop impétueuse. S’il lui arrivait quoi que ce soit, je ne pourrais pas me le pardonner. Ni lui pardonner à elle, d’ailleurs, ni à quiconque qui aurait trempé là dedans. Je repensais à ses mots. Enrobés d’amour et de mots voués à me rassurer, mais qui ne faisaient que m’inquiéter un peu plus. Rhaenys était déterminée. Quand elle montrait autant de conviction et d’obstination, c’était dangereux, pour les autres d’abord mais aussi pour elle-même. Mon épouse se montre tellement dévouée à sa vision, à notre vision, qu’elle en oublie souvent la sécurité la plus élémentaire.


J’enrage, mais je le fais en silence.


Muscles maxillaires contractés, mâchoire serrée, goût de bile dans la gorge. L’attitude revêche que j’adopte n’est pas sans provoquer sans doute d’horribles grimaces, puisque cela chamboule sur mes traits la masse des tissus cicatriciels et sillons jadis creusés dans ma chair. Quoiqu’il en soit, cela ne m’émeut pas, et si je ne laisse pas éclater ma fureur, Golwyne n’est sans doute pas aussi stupide de croire qu’il peut attendre un retour en grâce par un coup de baguette magique. Le jeune homme prend une attitude sinon contrite, car encore digne, il n’accuse pas moins le coup de mes mots et a au moins le bon sens de ne pas me contredire. Je m’agace de sa façon de m’appeler. Majesté Impériale. Ca sonne pompeux, ça sonne sudien, je déteste. Chez nous, les gens qu’on appelle majesté, ce sont d’abord les reines.



|  « Sire » suffira, Ser Goldwyne. Et si les remerciements sont de mise, personne n’a de temps à perdre pour ce genre de fioritures en temps de guerre. L’hospitalité de ma maison est celle de l’Empire. Normale. Rien de plus. Vous auriez surtout dû vous assurer auprès de moi ou du Maréchal que le départ était bien convenu. |


Je me retiens de frapper contre la table, ou de défoncer à coups de pied la table basse. Rhaenys, foutue inconsciente, encore partie sans moi ! La leçon de ses empoisonnements ne lui avait-elle pas suffi ? Qu’importe la déception et les remords du riverain, c’était ma femme qui était là, dehors, sans aide et sans appui…. Qui prenait tous les risques.


Heureusement, il y a Meraxès. Si soudard ou roitelet la menace, l’homme perdra le bras porteur de l’épée, finira dispersé façon Buron, ou rôti aussi sec.

Il n’empêche qu’il s’agit de risques inconsidérés.



| Je ne vais pas vous faire crucifier pour cet impair, Ser. Relevez vous. |


Je réfléchis. Me masse les yeux, paupières fermées, et me pince l’arête du nez, essayant d’éclaircir tout ce à quoi je pensais. Il n’y avait pas trente-six solutions, et les bieffois ne sauraient de toute façon être acceptés partout. Le renvoyer maintenant chercher Rhaenys ou Kevan serait sans doute inutile, soit elle s’en tirerait rapidement, soit il lui échapperait. Dans les deux cas, je ne tarderais pas à le savoir, et à la voir revenir. Non, je ferais cet acte de foi pour ma femme, de croire qu’elle peut s’en sortir sans l’aide de personne. Je soupire, longuement.


| J’ai besoin de bras et vous avez besoin de faire oublier votre erreur. La cavalerie Braenaryon manque d’officiers depuis Eysines. C’est un travail dangereux. Qui vous éloignera peut être durablement de votre épouse. Est-ce que vous vous en sentez les épaules, pour ce travail ? Il n’y a plus le droit à l’erreur, Ser. Pas si vous devenez mes yeux et mes oreilles. Et cet emploi a un coût. Le taux de pertes y est supérieur au reste de l’armée, tous royaumes confondus. Mais avec ou sans votre Roi, je marcherais prochainement sur votre royaume. |




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyVen 8 Mar - 19:40

Les  gestes et actions valaient bien plus que de belles paroles. On le lui avait toujours dis, il le croyait également. Certaines personnes  pouvaient longuement se vanter de capacités qu’ils n’ont pas pour se révéler être incapables de les mettre en pratique lorsque leur heure de l’action était venue. Vantard et pédant, ce n’était point ce qu’était Garlan. Il était humble, du moins pensait-il l’être, il essayait à maximum tous les jours de respecter l’enseignement qu’on lui avait donné et également de respecter son serment de chevalerie. Pour certains individus, de telles valeurs pouvaient s’avérer contraignantes, car elles régissaient le comportement, mais pour lui, il n’en était rien, c’était naturel chez lui, ça faisait parti intégrante de sa personne. Ces valeurs, c’était principalement son mécène à Hautjardin lorsqu’il était page et ser Jason Tyrell, qui les lui inculpaient.  Il ne comptait pas remettre en cause tout ce qu’on lui avait transmis, ça serait renier toute la confiance qu’ils lui avaient accordé et également il se trahirait lui-même, l’homme qu’il était.

Le Bief était le royaume de la courtoisie et des mœurs si l’on peut dire, il faut savoir manier le bon parler si on voulait pouvoir s’exprimer librement avec la noblesse. Certains étaient assez à cheval sur la chose, beaucoup même. Garlan, lui, a beaucoup d’amis qui sont des roturiers, si bien qu’il arrive à varier son langage, bien qu’il se montre toujours très courtois et poli, c’est  dans sa nature. Que cela soit le défunt roi Mern Gardener ou son frère, sa Majesté, Kevan Gardener, il avait toujours utilisé le titre « Majesté », une habitude qui ne l’avait jamais quitté à vrai dire, on lui avait enseigné cette façon de faire. L’Empereur préférait un autre terme, celui-ci était parfaitement adapté, si bien que le jeune homme fit comprendre qu’il en prenait compte.  « C’est entendu, Sire. » dit-il respectueusement.

Quant au fait qu’il aurait pu prévenir l’Empereur ou le Maréchal Omble du départ de la troupe, ça aussi c’était vrai, il aurait pu agir ainsi. Il avait fauté, il l’avait reconnu, tout en présentant ses excuses et Garlan s’était même mis en avant pour recevoir une sanction si cela s’avérait nécessaire. Présenter de nouveau ses excuses s’avérerait superflu et il était presque certain que cela énerverait davantage le nordien qu’autre chose. Il semblait déjà à cran, à cause de leur départ et de celui de l’impératrice, rien de plus normal, inutile d’en rajouter. Puis le bieffois n’était pas non plus homme à trop brosser le poil, il détestait cela, ni se mettre plus bas de terre pour donner de la satisfaction à son interlocuteur, sa dignité et sa personne en pâtiraient assurément.

Cela le rassura tout de même de savoir qu’il ne finirait pas crucifier. Finir ainsi, maintenant, il ne pouvait pas l’envisager. Quitter cette existence en l’état, abandonner ses valeurs et serments sans même se battre. Devoir la laisser, elle.  Si bien qu’il était bien forcé de lui reconnaître. .  « Merci pour votre magnanimité, sire. » Debout, les mains croisées dans le dos, il laissa le vieux loup quand ce dernier sembla réfléchir. Il était des plus attentifs à ce qui allait suivre. On lui proposait une chance de faire pardonner ses tords en officiant dans la cavalerie impériale, il ne pouvait pas laisser passer cela, c’était une opportunité pour lui, il pourrait faire oublier son erreur ainsi, du moins l’espérait-il. Garlan était bien conscients des risques et des contraintes que cela entraînerait. Cependant, il était volontaire, car il savait qu’à son niveau, il pourrait contribuer à assurer la pérennité de l’Empire.

« Cela serait un honneur de pouvoir officier dans la cavalerie de l’Empire, Sire. Je ferai tout mon possible pour être à la hauteur de ce qui m’est accordé en ce jour et ne point vous faire regretter la chance que vous me fournissez.  Il m’est arrivé à bon nombre de reprises de prendre le commandement d’hommes, la plupart du temps des cavaliers, lorsque je combattais sous les ordres de sa majesté, Kevan Gardener, alors qu’il était encore Connétable des armées du Bief. Si bien  que je pense que ce poste pourrait parfaitement s’allier à mes capacités et mes connaissances. Malgré qu’il faudra un certain temps …d’adaptation afin de pouvoir prendre connaissance des cavaliers placés sous mon commandement, ainsi que des sous-officiers. Me serait-il possible de connaître l’officier supérieur auprès duquel je devrai tirer mes ordres, Sire ?»

Marquant une courte pause pour aborder le sujet des risques et de sa dame, sa gorge se fit sèche lorsqu’il pensa à Yesaminda, son cœur battait comme au rythme endiablé d’un tambour de guerre dans sa poitrine, il souffla pour se tempérer et reprit : « Quant à dame mon épouse, cela a pu être un crève-cœur de devoir la quitter ainsi, bien qu’au final le temps passé fut de…courte durée dirons-nous. Et cela le sera assurément lorsque j’irai combattre pour la bannière impériale et pour protéger les valeurs de l’Empire. L’amour que je lui porte est fort et certain, si bien qu’elle ne quittera pas mes songes et mes pensées, mais notre couple a à cœur de défendre les valeurs et intérêts de l’Empire. Nous le faisons tous les deux à notre manière, Sire. Dame Goldwyne, mon épouse, en étant aux côtés de l’Impératrice et dans sa qualité de gouvernante de ses altesses impériales, vos enfants Aedan et  Athynéa Braenaryon. Moi en combattant sur le champ de bataille pour l’Empire, je suis prêt à me battre en faisant plein usage de toutes mes capacités, je saurai suivre les ordres qui me seront donnés et guider les hommes qui seront placés sous mon commandement. Je serai concentré et dévoué à la tâche qui sera la mienne, en ayant connaissance des risques que cela représente, dont celle de mourir à mon poste, mais je puis vous l’assurer, sire, que je le ferai en combattant, l’épée ou la lance à la main, afin de défendre la bannière de la maison Branaryon ! »

L’intonation de sa voix se fit plus forte à la fin de sa phrase, de la dévotion, il en avait à revendre, ainsi que de la motivation ! Jeune et actif qu’il était, ce n’était point l’énergie qui manquait. Garlan savait qu’il serait amené à combattre de nouveau contre ses anciens frères d’arme bieffois, il l’avait déjà fais. Il savait que l’épreuve avait été particulièrement difficile pour lui la dernière fois, mais il devait s’y préparer un maximum. « J’ai parfaitement conscience que je serai amené à combattre mes anciens frères d’armes bieffois, Sire. Je ne puis vous cacher que cela s’est avéré une tâche ardue pour ma personne lors de la seconde bataille de Tinivel. Cependant je saurai me préparer à cet affrontement et je ne puis qu’espérer qu’ils ouvriront les yeux sur les valeurs de l’Empire et qu’ils finiront par se ranger sous sa bannière. Bien que je sache que cela ne se fera pas sans sang et sans morts, que cela soit d’un côté, comme de l’autre.  Pendant un peu plus de onze ans, j’ai combattu dans l’armée du Bief, si bien que je connais fort bien les tactiques traditionnelles employées par les officiers combattant aujourd’hui sous la bannière de Manfred Hightower. Une expérience que je saurai mettre à profit à travers le poste que vous me confiez. »


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyDim 10 Mar - 15:42

Je jugeais sévérement le bieffois, mais je ne voyais pas vraiment d’alternatives à ce comportement que j’adoptais. Si la loyauté devait être récompensée, elle ne devait pas se faire au prix de tout le reste, et encore moins de la sécurité de l’Empire. Goldwyne ne pouvait sans doute pas deviner que Rhaenys se jetterait tête baissée dans la gestion de ce nouveau problème, qu’elle le prendrait littéralement à bras le corps. Il n’en restait pas moins que son devoir l’engageait auprès de l’Empire et qu’aucune fuite ne pouvait se montrer féconde, pour nous. Il n’avait pas péché par lâcheté mais par bêtise ; une erreur qui pouvait coûter cher car il avait agi avec impulsivité. Ca nous privait de quelqu’un de confiance aux côtés d’un Roi Fédéré récalcitrant et il était clair également que ma femme était maintenant en danger, par l’ennemi ou par cet allié qui ne semblait pas à même de me rassurer sur quelque point que ce soit. De plus, je n’avais pas le droit de faire d’exception, ni de laisser à penser à qui que ce soit que l’Empire se bâtissait sur l’indulgence. Il fallait de l’exigence pour nous élever au dessus des combats et des conflits qui traversaient le continent. Pour l’emporter, il fallait être meilleurs.


Et individuellement, et en groupe.


Goldwyne pouvait toutefois toujours servir. Lui faire comprendre que sa décision était précipitée et pouvait avoir des conséquences dramatiques, c’était indispensable. Mais il ne fallait pas pour autant gâcher cette loyauté qui visiblement, ne demandait qu’à s’exprimer par la force des convictions et des ambitions. Je le corrige un rien sur son langage, et je le mets aussi en garde sur ce qu’il peut se passer selon les conséquences qui pourraient se manifester suite à sa décision de déserter son Roi. Intérieurement, je me disais quand même que les bieffois commençaient à être habitués à quitter un théâtre d’opérations avant sa fin, qu’importe la raison qu’ils y mettaient. Je lui proposais donc la cavalerie, sans y laisser tant de choix. Poste à responsabilités… Et poste à risques aussi, forcément. Il continue de me remercier, de se faire petit mais digne de l’honneur. Il m’expliquait alors son expérience dans cette arme.



| De moi, pour l’instant. Tout dépendra ensuite de votre affectation, Ser. Soit vous me suivrez dans ma campagne, soit c’est le Maréchal Omble que vous suivrez. Normalement, ce sera moi, je pense. Mais ce n’est pas encore déterminé ni gravé dans le marbre, et ça ne le sera sans doute pas avant plusieurs semaines. Quoiqu’il en soit, vous resterez loin de Fort-Darion pendant un long moment. Des semaines, sinon des mois. La dernière campagne m’a fait partir de chez moi pendant plus d’un an. J’aurais besoin d’un commandant qui sait mener des opérations autonomes, rapides et discrètes. La cavalerie est notre fer de lance, c’est une arme décisive, mais ‘jen ai surtout besoin pour guider l’armée et détecter l’adversaire. |


Quoiqu’il en soit, le jeune homme semble prêt à ce genre de sacrifice. Il détailla la valeur de son engagement auprès de l’Empire et je hochais la tête. La conversation glissait, mais affectation donnée ce n’était tout de même pas forcément le jour de préparer une campagne. Elle devait d’abord être planifiée par les dirigeants de l’Empire, avant de redescendre vers les officiers qui commanderont sur le terrain. Je hoche la tête à ses arguments. Le jeune bieffois s’enflammait


| Oui, ça jouera sans doute en faveur de la décision de vous adjoindre à mon état-major pour l’Orage. Je compte sur vous. Vous êtes très bon pour essayer de me convaincre de votre loyauté… Mais ne nous avançons pas trop. J’aurais de quoi vous occuper mais les circonstances présentes ne se prêtent guère à anticiper sur le déroulement de la campagne. Ma femme est dehors, à gérer un problème imprévu et potentiellement dangereux, et l’hiver va encore durer de longues semaines. Tenez-vous prêt à repartir sur le champ, en cas de besoin. Allez vous mettre à disposition du chef de corps de la cavalerie Braenaryon, au corps de garde du château. Et restez prêt à partir tant que l’Impératrice ne sera pas revenue. |





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MessageSujet: Re: United we stand, Divided we fall [Tour VI - Terminé]   United we stand,  Divided we fall [Tour VI - Terminé] EmptyLun 11 Mar - 22:20

L’Empereur vint à lui répondre qu’il dépendra de sa propre personne dans un premier temps. Depuis le temps qu’il était à Fort-Darion, il n’avait eu aucun mal à entendre de nombreuses personnes parler  de l’ancien roi du Nord et de son expérience militaire. Un meneur d’homme hors de pair si on en croyait les dires. Il fut surnommé même pendant bien des années comme « Roi Invaincu ». Jusqu’à…enfin… jusqu’à qu’il subisse sa première défaite militaire sur un champ de bataille. Cela serait un honneur et également très enrichissant d’être placé sous ses ordres. Garlan ne cherchait qu’à apprendre, qu’on lui donne de nouvelles connaissances et à renforcer ses compétences actuelles. Non par ambition, pas non plus pour sa gloire personnelle. Mais parce qu’il était bel et bien persuadé que cela l’aiderait au mieux pour défendre ses valeurs contre ceux qui souhaiteraient leur marcher dessus.

Quant au Maréchal Omble…Et bien…Disons qu’ils étaient partis d’un très mauvais pied tous les deux. L’Empereur devait forcément le savoir, vu qu’il l’avait reçu en sa compagnie lorsque la relation entre Yesaminda et Garlan n’avait plus été un secret. C’était donc une évidence qu’une certaine tension subsistait entre eux. Le Bieffois n’avait pas du tout apprécié la façon dont l’Omble s’était comporté avec sa compagne à l’époque. Non il n’avait pas eu de geste, disons, déplacé. Mais on pouvait se montrer tout aussi brusque et blessant de part les mots. Si bien que lorsqu’ils s’étaient croisés, Garlan avait bien montré qu’il ne compterait pas se laisser marcher sur les pieds par cet homme qui avait perturbé sa dame. Donc, être placé sous son commandement serait délicat. Il n’aurait pas le choix de tout de façon, on ne lui demandait pas son avis. Cela serait juste probablement beaucoup plus difficile au départ.

Mais de son côté, Garlan arriverait à s’y faire, c’était certain. De tout de façon comme le disait si bien le vieux loup, à cet instant précis, rien ne pouvait être une certitude. Ils ne pouvaient que faire des suppositions sur la suite des événements en état. L’hiver n’était pas terminé, pas encore. Il était bien ancré sur le continent et il était impossible de dire combien de temps il allait encore durer. Des semaines ? Des mois ? Il ne possédait pas de réponse à ceci.  En tout cas avec la campagne militaire à venir, l’Empereur le prévint qu’il serait éloigné de la capitale pendant plusieurs mois à coup sûr. A l’époque, le chevalier avait suivi Kevan pendant les expéditions pour traquer les dorniens qui sévissaient à la frontière, la mission durée parfois plusieurs mois avant de revoir l’ombre d’une ville d’importance. Il était donc assez habitué à ses conditions et ce que cela demandait.

Mais c’était différent cette fois, vu qu’il était marié. Il devrait s’éloigner de son épouse. Cela serait difficile, mais il le fallait, elle le comprendrait. Il tâcherait de profiter un maximum des instants passés en sa compagnie en attendant et le moment venu, il leur restera toujours les échanges de missives, elle hanterait également ses rêves et elle ne quitterait jamais ses pensées.  Garlan répondit humblement à l’Empereur : « Je serai pleinement investi dans la tâche que vous me confierez, Sire et je ferai usage de tout mon potentiel que vous n’ayez pas à regretter la chance que vous m’offrez aujourd’hui. » Celle de combattre sous les couleurs de l’Empire, pour les valeurs qu’il partageait et pour racheter sa faute par la même occasion. De la motivation et de la détermination, il en avait à revendre. Ce n’était pas un tord en soi. Mais dans cette situation, qui était la sienne, la leur, peut-être s’était-il trop emporté, si bien que le Vieux Loup avait cru bon de le remettre un peu à sa place.

En effet, ce n’était pas le lieu, ni le moment de planifier une campagne militaire. Chaque chose en son temps et l’Empereur avait des idées pour l’occuper en attendant. En tout cas ses dernières paroles sonnèrent au creux de son oreille comme le fait qu’il le congédiait. Sous quoi, respectueusement et sincèrement, il déclara : « Je prierai pour le retour rapide et en bonne santé de sa majesté impériale, l’Impératrice. »  Et il le ferait bien évidemment, les sept bien entendu, même s’il savait que l’Empereur ne partageait pas ses croyances, il espérait que ses prières seraient entendues.  Il s’inclinant vers l’avant et salua respectueusement l’empereur. « Je m’en vais de ce pas me présenter au chef de corps de votre cavalerie, restant également à votre disposition si vous voulez m’entretenir d’un quelconque sujet. Sire. »  Garlan attendit un signe de main pour l’autoriser à partir sous quoi, le bieffois le salua une dernière fois d’un profond signe de tête, tourna les talons et quitta la pièce, la porte ne tarda pas à être refermée à son passage. A l’extérieur, il souffla un bon coup, comme pour évacuer cette pression accumulée pendant l’entrevue.

Il savait dans quoi il s’engageait, il le faisait de bon gré, car il savait dorénavant qu’à son niveau, il pourrait contribuer à quelque chose de bien plus grand que sa personne. Malgré la situation, cela représentait une chance, la chance de commencer pleinement une nouvelle vie. Une vie à servir fièrement la bannière impériale et l’avenir de paix qu’elle promettait.



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