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To the Gates and Glory
MessageSujet: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptySam 9 Fév - 18:13



Ser Strout

Ser Strout est un jeune chevalier de l’entourage de Lord Stackhouse, le brillant général du Bief qui a mené une campagne dans l’Orage et dans Dorne à toute vitesse. Strout est jeune, mais talentueux. Il sait comment encercler une forteresse et mettre ses hommes à l’abri tout en faisant tout pour qu’à l’intérieur des murs, l’ennemi souffre le plus possible des rigueurs de l’encerclement. Il n’en est pas moins chevaleresque, et prêt à des concessions pour l’honneur. Quoiqu’il en soit, il vit la reddition de Serena comme sa première victoire personnelle, qu’il sait peu décisive dans la guerre contre l’Empire, mais malgré tout importante, de quoi faire briller son blason avec plus de lustre.



Les troupes avancent. L’émissaire orageois est venu plus tôt dans la journée, fanion blanc accompagnant celui au blason des Caron. Enfin. Enfin ce siège allait s’arrêter. Il avait duré quelques semaines, pour une ville aussi petite c’était déjà beaucoup. Il se murmurait que les défenseurs avaient été amoindris par la maladie, mais aucun signe de la peste rouge jusqu’à maintenant… Sauf quelques cas dans les rangs des assaillants. Cela avait effrayé tout le monde, Strout en avait parfaitement conscience. Cette forme rare de la Peste avait tué beaucoup de gens d’après la rumeur, à Dorne, dans les rangs des armées bieffoises aussi, et chez les orageois. Difficile de savoir qui les Sept voulaient châtier en envoyant pareille plaie, tant elle semblait s’acharner sur tous les camps, sans discernement aucun. Quoiqu’il en soit, les risques avaient été jugulés, et il était clair que la victoire était enfin arrivée.


Ser Strout n’était pas un homme particulièrement ambitieux. Il se reconnaissait peu dans les luttes de pouvoir qui agitaient son pays et le mettaient en danger depuis des mois, depuis la mort du Roi Mern et la défection de son frère, le Prince Kevan. Il se méfiait de tous ces puissants seigneurs qui se battaient en coulisses pour la suprématie, alors qu’il y avait tant d’ennemis aux portes du Royaume. Il y avait eu tant de bains de sang contre l’Orage… Il prit la tête de ses hommes à l’heure convenue, quand les portes furent ouvertes et qu’une partie de la garnison sortit sans armes, comme otages. Il y avait toujours un risque de fourberie à s’avancer vers des portes ouvertes… La colonne se mit en branle. Les hommes du Bief, affaiblis eux aussi par ces semaines de campement à la dure et d’escarmouches contre les défenseurs, étaient fourbus, mais l’excitation de la victoire était palpable. La troupe entra à l’intérieur des murs, sous la surveillance des derniers défenseurs, qui jetèrent leurs armes aux pieds des vainqueurs. Pas de débordements, pas cette fois. Strout avait été clair, et avait échangé la mise à sac de la ville contre la rétribution volontaire des richesses de la maison qui tenait la ville. Alors que les capitaines orageois rendaient leurs épées à Strout et à ses officiers, il demanda d’une voix forte.



| Qu’on m’amène aux seigneurs des lieux, à la maison qui tenait la ville pour la Reine Argella Durrandon. Et que l’on rende la totalité des armes à mes hommes ; ils passeront fouiller par petits groupes, en fin de journée, chaque bâtiment et chaque cave pour être sûre qu’aucune n’aura été « oubliée ». |


Pas de mise à sac en règle mais avec les conscrits, il y aurait sûrement quelques débordements… D’où l’intérêt de ne les laisser qu’en petits groupes.




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Manfred Hightower

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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyDim 17 Fév - 17:26



Jeunes Caron

Les Caron viennent de soutenir un siège en règle. Affaiblie par la faim et par la maladie, mal défendue, la place forte n'a bientôt plus aucun espoir de se faire secourir par une armée orageoise, et finalement, le capitaine de la garnison décide de se rendre. Le déshonneur est cruel, mais pas tant que l'incertitude totale quant à l'avenir de ceux qui viennent de mettre bas les armes... Les soldats du Bief entrent dans la ville et prennent possession des lieux.
Shireen est la première fille de la famille Caron. Elle a trois grands frères, le premier, Howard est rentré à Séréna il y a peu, il fut blessé lors d'une bataille et a perdu ses deux jambes. Son second frère est Ronel, qui vient hélas de mourir de la peste rouge, juste avant de léguer sa maladie à Howard. Dovan, le troisième, est retenu plus au Nord avec Argella Durrandon. Shireen a également deux petits frères, Gilbert et Criston, ainsi qu'une petite soeur, Tyana, mentalement déficiente. Shireen bien qu'étant sur sa onzième année, possède un caractère très affirmé, elle n'hésite pas à rendre difficile la vie de tous ceux qu'elle n'estime pas, peu importe leur âge et leur statut social. Elle est également très forte et téméraire, tout en possédant un don de compassion hors norme.


Shireen


La ville de Séréna ne ressemblait en rien à ce qu'avait connu Shireen durant toute la première partie de son enfance. Elle se souvenait en passant dans la cours de tous les moments passés à jouer aux chevaliers avec le fils du forgeron, elle se souvint aussi de cette dame marchande, si aimable envers les petits nobles, si bien qu'elle leur laissait toujours prendre une poire ,juteuse à point, gratuitement. Le décor était tout autre actuellement.
Le fils du forgeron a été il y a dix jours balancé au milieu de la pile de cadavres dans l'arrière cité, et la marchande a subi les foudres des citadins affamés, qui s'en sont pris à elle lorsqu'elle leur avoua qu'elle n'avait plus rien à leur fournir. Son sort était bien différent des autres cependant, elle ne mourut pas d'une longue agonie due à la maladie, mais suite à plusieurs viols consécutifs, dit-on, et à plusieurs coups de couteau.
La ville tenait cependant bon, mais pour combien de temps ? Les visages qu'elle avait pour habitude de côtoyer disparaissaient, les uns après les autres pour l'éternité, et les Dieux ne leur ont même pas accordé une mort digne, mais plutôt un tourment lent et pénible, et un dernier soupir dans un parfum de merde et de cadavre.
Elle se rendait dehors pour s'entretenir avec le capitaine de garnison, et le cœur serré, après avoir enjambé cadavres de gosses et pouilleux affamés, fit face à la réalité, bien plus que la veille.
« Nous ne tiendrons pas », s'avoua-t-elle.
Le dégoût de l'odeur de la mort et de la défaite lui donnaient une viscérale envie de vomir. Elle rejoignit cependant Gren, capitaine de garnison.

-Madame, vous voilà !
- Bonjour Gren. Comment évolue le siège ? Mon frère est désireux de connaître la situation.

Ce n'était pas son frère qui l'avait envoyé, mais elle-même, elle pensait que l'on allait la prendre plus au sérieux de cette manière. Elle se demandait comment Père aurait tenu ce siège lui... Il n'aurait sans doute point eu plus de succès...

- L'ennemi semble faiblir. Le moral, je pense, commence à baisser de leur côté.
- Gren, avez-vous seulement vu notre moral à nous ? Donnez-moi de vrais information, et point de fabulations ni de vains espoirs je vous prie, je ne suis pas d'humeur.
Et d'humeur elle n'était pas.

- La nourriture est inexistante de notre côté, avoua-t-il. Nos plans de légumes tiennent bon, mais ils ne suffiront pas à tous nous nourrir... Ils ne suffiront pas pour votre famille seule et les soldats alors … Tenir les civils en vie...

Elle avait enfin des informations utiles, qu'elle aurait peut-être préféré ignorer.

- Et les civils, comment subissent-ils le siège ?
- Madame... Je crains que ceux qui sont encore en état de parler soient en train de semer une révolte et …
- Arrêtez-vous là Gren.

Elle se plongea dans ses réflexions, mais l'odeur, saisissante, l'empêchait de se concentrer, et le goût de la viande avariée qu'elle venait d'avaler n'arrangeait pas les choses... Mais tout apparu, cependant, naturellement. Les larmes lui vinrent, et elle les ravala aussitôt.

- Gren... Ouvrez-leur les portes.

Il s'exclama immédiatement, lui hurlant presque dessus, sans une once de respect... Le capitaine était révolté. Elle observa mélancolique le soleil se lever, l'ignorant presque... Ce jour était celui où les Caron allaient disparaître dans l'oubli... Il n'est point question de se plier au Bief. Le capitaine poursuivi.

- Je ne peux prendre de telles décisions sans le Lord Caron.
- Eh bien allez le chercher, et portez le avec vous bras pour lui montrer l'étendue du désastre ! Avez-vous oublié qu'il ne peut sortir de son lit ? Avez-vous aussi oublié que vous parlez à une Caron ? Je vous ordonne d'ouvrir la porte aux Bieffois, avant qu'ils ne le fassent eux-même et qu'ils découvrent une ville fantôme ! Je préfère vous savoir vous et mes hommes humiliés que morts !

Cela ne lui plaisait pas, elle se haïssait mais … Elle pensa à ses frères … A Criston, si gentil, à Tyana, tellement innocente.. Et même à Gilbert. Elle ne pouvait imaginer supporter leur mort, et si d'aventure elle venait à mourir avant eux, ils auraient été perdus.

-Ouvrez-leur la porte ou je demande aux citadins de me rapporter votre tête pour qu'ils puissent le fassent eux-même ! Je parie qu'ils n'hésiteront pas, ils ont trop faim pour vouloir rester cloîtrés ici.

Gren fit signe de la tête qu'il allait obtempérer. Il sut qu'elle n'avait pas tort, et que cette décision fut prise indépendamment de son jeune âge.

- Venez à eux avec le fanion blanc, apportez leur des otages si vous voulez, confortez le, ils ne doivent pas être méfiants, sinon, il y aura des débordements. Séréna n'appartient plus à l'Orage, mais son cœur battra toujours au rythme du tonnerre. La sécurité des gens d'Howard sont entre vos mains. Moi, je dois aller le prévenir.

Un fois dans le manoir, elle se rendit immédiatement dans la chambre de son frère, le Lord de Séréna pour encore quelques instants. Lorsqu'elle pénétra dans la chambre, la chaleur la percuta, presque autant que l'odeur de pourri et de sueur.

- Howard... Les cadavres s'empilent dehors …
- Shireen … Tu es venu me tenir compagnie. Tu es si brave et b.... Il se mit à tousser.
- Howard, la situation est très grave... Ils meurent tous. Nos gens succombent.
- Bien... Répondit-il enfin avec un triste aussi triste que rageur. Ils pilleront et violeront alors que des cadavres, et si les Dieux sont généreux, ils auront tous la peste rouge !
- Non... Cela n'arrivera pas.

Shireen sentit que son frère avait compris du premier coup. Il n'était pas nécessaire de lui dire ces mots qu'elle avait tant peur de prononcer. « J'ai abandonné notre ville chérie ».

- Je vois... Voilà des siècles qu'on tient cette ville, qu'on reçoit les assauts des Dorniens, et voilà que nous tombons à cause de ces lâches, ces fils de putain plus putrides que les cadavres qui jonchent le sol au dehors et ces chiens ne s... Il se remit à tousser, bien plus fort. La rage d'Howard était absolument terrifiante. Il avait une mine affreuse, tordue par la colère autant que par la fièvre, qui le faisait suer à très grosses gouttes. Il faisait dans la pièce une chaleur insoutenable, et pourtant, Howard était seul, et point de feu allumé. Howard seul chauffait cette chambre, la plus grande du manoir, à cause de sa fièvre. Il repris son souffle et recouvra sa capacité à parler.
- Shireen... Je ne te l'ai pas dit, mais Robert et le Creux sont dans la chambre à côté. Je leur ai ordonné de vous escorter, toi, Criston et Gilbert, à l'écurie au moment venu. Derrière, il y un un petit chemin obstrué qui mène à l'immense monticule de caillasse derrière la ville. Fuyez, trouvez refuge à Havrenoir, conservez la lignée.
Une immense quinte de toux lui repris à nouveau.

- Qu'en est-il de toi ? Et de Tyana ? Le questionna-t-elle, très inquiète.
- NE SOIS PAS AUSSI STUPIDE QUE TA SOEUR ! Moi je suis déjà mort et Tyana est trop bruyante ! Et tout le monde sait à quel point elle est laide, elle est la risée de notre famille, et vous risqueriez d'être repérés ! Oh ! Et nous n'avons point le temps de disserter plus longtemps !! As-tu déjà ordonné de brandir l'étendard blanc ?
- Oui. Avoua-t-elle honteuse. Elle devait se faire à l'idée d'abandonner son frère à son sort, et sa sœur au château.
- Alors je dois me présenter à eux. Mais vous, ils ne vous auront pas.

Shireen ne put protester. Elle espérait juste que les Bieffois prennent soin de Tyana.
Sans crier mot, elle alla chercher Gilbert et Criston, encore au lit, leur disant de ne pas s'habiller trop noblement, si la chance était de leur côté, on les confondrait peut-être avec des paysans, dehors. Ils enfilèrent alors leurs habits destinés aux jeux d'enfants, faits pour être salis, et suivirent leur sœur, qui retrouva Robert et le Creux, nommé ainsi à cause de sa cage thoracique déformée, bombée vers l'intérieur. Ils se hâtèrent ensuite vers la sortie du manoir... Ils firent une rencontre non désirée … Shireen se surprit à penser qu'elle aurait préféré tomber sur un Bieffois.

- Shireen ? Shireen, j'ai peur, tout le monde court tout partout dehors !
Tyana se tenait debout, devant eux, couverte de draps pour se protéger du froid. La petite au visage dénué de beauté et à la voix pinçante grelottait de peur, ses yeux traduisaient un effroi sans limite.
- J'ai peur, répéta-t-elle, j'ai peur, j'ai très peur, et j'ai rêvé qu'une araignée entrait dans mes oreilles, et elle me piquait, piquait, piquait !

Shireen ne s'était jamais sentie si désolée. Elle s'accroupit, pour parler à sa sœur dans les yeux, c'était la seule manière pour que la petite simplette l'écoute.

- Avec Criston et Gilbert on va sortir, on va rendre visite aux Dondarrion. Mais on promet de venir te chercher dès que possible !
- Vous allez me laisser toute seule ? Se morfondait-elle avec une voix geignarde.

Elle ne rendait pas les choses faciles, l'aînée se mordit alors les lèvres... Qu'aurait fait Dovan, à sa place … Elle voulait tant de lui à ses côtés, ne serait-ce que pour fendre en sanglot blottie contre lui. Mais il n'était pas là... Elle se sentait soit inhumaine, soit lâche. Elle flancha immédiatement.

- Je .. Nous .. Nonnn ! Non non ma petite puce, on ne te laisse pas toute seule ! Tu vas nous accompagner.
- QUOI ???? S'offusqua Gilbert. Elle va nous faire repérer, elle est pas capable de se retenir de hurler sans arrêt ! Et si quelqu'un de la famille doit périr c'est bien elle ! Elle est trop faible pour se battre et trop laide pour espérer être mariée un jour, elle va nous encombrer, Shireen !
- Chhhht … N'écoute pas Gilbert, ma puce.

La petite commençait, à mesure que Gilbert s'exprimait, à paniquer.

- Personne ne va périr ma belle, mais souviens toi cependant d'une chose … Te souviens-tu jeu auquel nous jouions à table ?

Elle fit oui de la tête. Ce jeu consistait à se taire le plus longtemps possible, tel était le seul moyen de dîner à table silencieusement.

- Nous allons jouer à ce jeu, mais cette fois-ci, on change les règles, Robert et le Creux peuvent parler, moi aussi. Mais attention, toi, Gilbert et Criston, vous devez essayer de gagner !
- Mes lèvres sont scellées, princesse !

Elle semblait s'être calmée...  Cependant son choix ne ravit point les deux escorteurs.

- Madame, nous serons repéré dans les premières secondes si nous...
- Bien, alors partez avec les deux mâles restant de la famille, moi, je reste avec Tyana. Je vous promet que Criston voudra rester avec moi. Vous n'aurez que Gilbert à protéger, mais vous aurez deux fois moins de chance de ramener un Caron vivant à Havrenoir. M'est avis que si vous échouez, Dovan aura l'immense plaisir d'exiger votre tête à tous les deux.

Enfin, le jour où Dovan ne sera plus pris dans les conflits... Et s'il survit.
Les deux exécutèrent les ordres de Shireen, et c'est en peu de temps que la petite fratrie rejoignit les écuries. En faisant le tour, ils tombèrent sur des cadavres pourrissant, dégageant une odeur absolument nauséabonde. Et subitement, les craintes des deux hommes et de Gilbert se confirmèrent.

- Hmmmmm ! Hmmmmmmmmmm ! S'épouvantait Tyana, en essayant cependant de ne pas séparer ses deux lèvres.

Shireen s'accroupit à nouveau.

- Ah ah ah nooon non Tyana, là tu triches, il ne faut qu'aucun son ne soit perçu par quiconque ! D'accord ? Sinon tu vas perdre ! Et toi, tu es une petite gagnante, n'est-ce pas ?

La tension commençait à monter, et la peur figeait peu à peu le regard de l'aînée. Elle serra les dents.

- Robert, où se trouve le fameux passage obstrué ?
- Juste derrière madame, il nous faudra pousser du foin, tout cela a été conçu pour faire fuir les chevaux en cas de besoin …
- Nous nous abstiendrons de chevaux pour le moment, nous devons filer en catimini.
- Je sais.

La porte était leur seule chance, et l'énorme monticule de cailloux juste derrière laissait supposer que les troupes Bieffoises n'allaient pas se poser là. Il franchirent alors la porte et …

- C'est pas vrai !!! Il y en a quelques uns sur notre droite … Je crois qu'ils n'ont pas entendu la porte s'ouvrir... chuchota-t-elle pour ne pas se faire entendre des soldats.La situation était critique... Ils devaient filer sans se faire remarquer, et cela s'avérait être une mission qui relevait de l'impossible. Ils avancèrent doucement, quand soudain.

SCRUNCH !

Shireen se retourna d'un coup. Gilbert avait fait tomber son lance-pierre. « Quel idiot », ragea-t-elle, « Il croyait qu'il allait faire quoi avec son joujou ???!!!! ». Rapidement, les deux escorteurs prirent les petits et Shireen pour les cacher derrière un mur, mais le son des cailloux sous leurs semelles pressées fit un vacarme monstre.

- QUI VA LA ?

Ils étaient repérés. Cependant, la porte n'était pas loin, il suffisait de la franchir, retourner dans les murs de la ville, se cacher, et attendre une meilleur occasion. Mais en sentant Tyana la serrer contre elle, si fort, tellement fort … Shireen savait qu'elle était plus que jamais paniquée. Elle se mit à pleurer.

- Shireen, qui sont ces gens ? Et où est Howard, je veux Howard !!! Et Ronel, et Dovan. Dovaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!!!

Ces sanglots, Shireen aurait juré qu'on les aurait entendu jusqu'à Winterfell, et subitement, elle abandonna tout espoir. Dans la seconde, ils furent entourés de toute part.





Howard



En apprenant la nouvelle, Howard ne tarda pas à se préparer. Il avait le cœur lourd, d'autant que c'était sous sa gouvernance que furent balayés des siècles d'Histoire.

- LYANAAA ! LYANAAAAAAAAAAAAA !!!!

La domestique intervint dans la pièce aussi vite qu'elle pouvait.

- Messire ?
- Faites venir deux hommes et ma charrette. La ville est tombée. Je dois rendre les armes, prêter serment... Plus vite que cela !

Howard se sentit épuiser d'hurler ainsi, mais il le savait, cela aurait comme pire effet d'accélérer sa mort, de toute façon inéluctable. Il reçut de la visite presque aussitôt, deux hommes forts mais amoindris par la faim, vinrent avec une charrette. Ils portèrent alors le corps brûlant d'Howard pour le poser sur son moyen de locomotion temporaire. Qu'il était humiliant pour lui d'être traîné ainsi, sur une vulgaire planche liée à des roux et un manche... Il avait selon lui moins de dignité qu'un sac de farine.
L'homme qui le traînait et lui-même s'engagèrent dehors et se dirigeaient vers la grande porte de la ville.
Howard vit des cadavres partout, beaucoup d'entre eux étaient neufs, ceux empilés les uns sur les autres, cependant … « Et dire que je finirai comme cela dans des lunes … Peut-être des jours. ». La vision terrifiait son cœur si vaillant, habitué à la guère... Il était le plus fort et le plus courageux des trois grands frères Caron... Il se souvint sur le chemin que lui, Ronel et Dovan étaient surnommés par les troupes alliées et paraît-il, par les troupes ennemis, le rossignol tricéphale, et si tricéphale il y avait, il était évident pour lui qu'il était la tête qui dirigeait les deux autres... Et que reste-t-il de lui aujourd'hui … ? Une des trois têtes était tombée, et il ne restait à celle du milieu qu'une fièvre surpuissante et des moignons ridicules à la place de jambes... Il s'en voulu d'avoir été si orgueilleux sur le champs de bataille... Cependant, il se consola. « Il lui restera une tête, à ce Rosignol, quand je serai balancé sur cette pile de cadavres... Dovan... Honore la maison Caron, je te prie... Je t'en supplie ».
Et les voilà arrivés. Ils virent mélangées devant la porte de la ville un certain nombre de bannières, mais dont la principale, la plus mise en valeur fut immédiatement identifiée comme celle des Stackhouse... Et là, il aperçut Ser Strout. Il le connaissait à peine, peut-être même qu'il ne lui avait jamais attribué la parole mais curieusement, il se souvint de son nom. Il avait dû le voir dans un de ces banquets entre nobles familles … Peut-être entre les Caron et les Stackhouse …

- Je suis déçu d'apprendre que le meneur de troupe est un être aussi anecdotique que vous... 

Il le pensait sincèrement, et bien que la volonté de provoquer fut présente, il sentit un réel sentiment d'aigreur.

- Une seconde main... Que dis-je, moins que cela encore.... Nous sommes tombés face à une espèce de mouche à merde.

Il s'arrêta un moment, dévisageant tous les soldats ennemis, puis Ser Strout.

- Quel dommage que nous nous soyons point croisé sur le champs de bataille Ser. J'aurais pris un plaisir inouï à répandre vos tripes sur le sol et à vous voir évacuer toute votre merde avant de rendre le dernier souffle. Mais la ville est à vous commandant, vous voilà le fier conquérant de la ville de Séréna ! Félicitations, les Dorniens n'y sont jamais parvenu ! Peut-être est-ce parce que les Dorniens se battent avec honneu.... 

Sa parole fut coupée. Il tourna la tête, pour voir d'où venait l'interruption. Sa pupille se rétracta. Il était pourtant si confiant ….

- Ser Strout, Ser Strout ! Nous avons capturé quatre enfants suspects qui tentaient de s'enfuit par l'arrière via une porte dérobée ! Ils étaient accompagnés de deux hommes armés, qu'on a tué, Ser. 

Capturés ???? Tous ???? Il eut envie de bondir de son ridicule chariot pour étrangler tous ces arrogants... Mais il aurait fallu des jambes, pour cela. C'est désespéré qu'il observa la triste scène. Gilbert, criant sur celui qui le tenait, Criston suivant son ravisseur sans faire d'histoire, Shireen se débattant de toutes ses forces pour se libérer de son emprise, et Tyana, hurlant à vide-poumon, tenue par les cheveux par un des hommes, avec une brutalité qui le fit vaciller, et pourtant, il haïssait sa sœur.

- Que devons nous faire Ser ? Ils ne sont peut-être que des bambins pour la plupart, mais ils étaient escortés ! M'est avis que c'est pas des fils de boucher ! 
Dovan Caron

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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyDim 3 Mar - 16:00



Ser  Strout

Ser Strout est un jeune chevalier de l’entourage de Lord Stackhouse, le brillant général du Bief qui a mené une campagne dans l’Orage et dans Dorne à toute vitesse. Strout est jeune, mais talentueux. Il sait comment encercler une forteresse et mettre ses hommes à l’abri tout en faisant tout pour qu’à l’intérieur des murs, l’ennemi souffre le plus possible des rigueurs de l’encerclement. Il n’en est pas moins chevaleresque, et prêt à des concessions pour l’honneur. Quoiqu’il en soit, il vit la reddition de Serena comme sa première victoire personnelle, qu’il sait peu décisive dans la guerre contre l’Empire, mais malgré tout importante, de quoi faire briller son blason avec plus de lustre.



Difficile de tenir quand l’air était aussi irrespirable. On avait presque le sentiment de pouvoir respirer ces miasmes à pleins poumons, et il était rapide aussi d’avoir le goût de la mort sur le bout de la langue. Strout n’avait jamais apprécié ce genre de siège. Dans sa courte expérience de la guerre, Strout savait déjà ce qu’il pouvait faire, et ce qu’il devait faire aussi. En revanche il n’avait pas encore tout connu, ni tout expérimenté. Dans l’ardent creuset de la guerre il y avait bien sûr beaucoup à forger. De nouvelles façons de faire la guerre et de la vivre, le moyen de s’endurcir et de prendre garde à tout ce qui pouvait interrompre la montée en expérience des soldats. Le chevalier continue d’être fidèle à ses directives et à sa façon de faire, tandis qu’il attend au milieu d’une compagnie d’hommes d’armes qu’on lui amène le chef de la garnison, et qu’on puisse passer à autre chose en brûlant les corps des morts, notamment, ce qui pourrait permettre d’assainir un petit peu cette ville.


Et voilà qu’on lui amène un Caron, un malade, un homme qui avait l’air furieux et malade, pris par la fièvre. Il est plus liquide que solide, cet homme, mais ça n’impacte que peu le point de vue du chevalier sur la question compte tenu du fait que l’être victorieux aujourd’hui, c’est lui, et personne d’autre. Dans ces conditions il n’y a rien à transiger, et si l’homme a de la bile à déverser, qu’il le fasse, Ser Strout s’enorgueillissait d’être un fidèle de son serment de chevalerie, de bien tenir compte de toutes les prérogatives dus à son rang dans l’armée et à son titre dans la société. Le bieffois hausse un sourcil aux paroles amères de l’orageois, qui ne semble pas se remettre de son état et de sa défaite, de son incapacité à tenir la ville. A quoi cela servirait-il de s’occuper de ces calomnies et médisances d’un homme brisé, qui perdait tout ce qu’il avait. Strout s’éclaircit la voix derrière sa main gantée serrée en poing.



| Moi aussi je suis ravi de vous rencontrer Messire, je suis comblé de voir la reddition aussi facilement obtenue, sans avoir à verser le sang de quiconque. Quant à se conchier, je ne puis guère vous laisser ce plaisir ; je me sens parfaitement bien. Est-ce aussi votre cas ? Vous avez une mine déplorable, on dirait qu’il y a eu la guerre, ici. |


Ah, finalement un peu de morgue, ça ne faisait de mal à personne. Peut être à son égo à lui, c’était certain… Mais pour le reste… Rien qui soit particulièrement grave non plus. On vient nous interrompre, un soldat qui prévient d’une tentative d’évasion. Strout réfléchit un instant. Il pourrait tuer les mutins, s’ils se sont rebellés contre les conventions d’une trêve explicite entre les parties. Mais ce serait inutilement brutal. Sauf s’il s’agissait de quelque chose qui pouvait destabiliser la trêve fragile instaurée ici. Strout se rapproche vers le commandant toujours malmené, et s’arrête à deux bons mètres de distance.


| Qui sont ces gens qui ont cherché à s’échapper ? Dois-je les présenter à tout votre peuple jusqu’à ce que quelqu’un parle, ou les pendre par les pieds jusqu’à ce que mort s’ensuive ? Dites moi de qui il s’agit, messire, et restons-en là, cette bourgade a déjà subi trop d’afflictions. |






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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyVen 8 Mar - 17:43



Jeunes Caron


Jeunes Caron

Les Caron viennent de soutenir un siège en règle. Affaiblie par la faim et par la maladie, mal défendue, la place forte n'a bientôt plus aucun espoir de se faire secourir par une armée orageoise, et finalement, le capitaine de la garnison décide de se rendre. Le déshonneur est cruel, mais pas tant que l'incertitude totale quant à l'avenir de ceux qui viennent de mettre bas les armes... Les soldats du Bief entrent dans la ville et prennent possession des lieux.
Shireen est la première fille de la famille Caron. Elle a trois grands frères, le premier, Howard est rentré à Séréna il y a peu, il fut blessé lors d'une bataille et a perdu ses deux jambes. Son second frère est Ronel, qui vient hélas de mourir de la peste rouge, juste avant de léguer sa maladie à Howard. Dovan, le troisième, est retenu plus au Nord avec Argella Durrandon. Shireen a également deux petits frères, Gilbert et Criston, ainsi qu'une petite soeur, Tyana, mentalement déficiente. Shireen bien qu'étant sur sa onzième année, possède un caractère très affirmé, elle n'hésite pas à rendre difficile la vie de tous ceux qu'elle n'estime pas, peu importe leur âge et leur statut social. Elle est également très forte et téméraire, tout en possédant un don de compassion hors norme.



Howard

La défaite était totale, aussi affligeante qu'humiliante. Howard n'était guère accoutumé à tant de sarcasme et de répartie, il s'était habitué avec son père et son regretté frère Ronel à un langage bien bien moins onctueux... Il trouvait d'ailleurs cela écoeurant, et il méprisait plus que tout au monde l'homme qui se tenait debout devant lui.
Le lord de Séréna faisait pâle figure à côté du guerrier Bieffois. Il était assis sur son chariot, faute de jambes, fébrile, énervé, il était de si petite hauteur et d'une telle hargne que l'on aurait cru voir un enfant capricieux. Il était pourtant si fort, si redouté, autrefois, mais il n'était plus qu'un estropié à qui les jours étaient comptés.
Il se pinça les lèvres, si fort qu'il en avait oublié de tousser, quand il vit ses frères et sœurs pris en otage par des Bieffois qui les malmenaient. Shireen était furieuse et se débattait, peut-être autant que son son petit frère Gilbert, mais le plus révoltant était comment était traité Tyana. Howard n'avait jamais apprécié la dernière de la famille, elle était affreusement bête, affreusement laide, et sa naissance avait causé la mère de Mère, mais la voir ainsi traînée par les cheveux comme un bétail le révulsa.

- Tentez ne serais-ce qu'une seule cho....

La menace du Bieffois interrompit le Lord. Il voulait savoir leur nom... Rien que leur nom... Mais s'il disait la vérité, il savait qu'ils auraient été emmenés, et il ne désirait pas la capture de ses chers frères et sœurs, surtout pas de Gilbert, qui s'annonçait un si prometteur guerrier. Son visage se crispait, il bouillonnait, se mettait encore plus à transpirer. Il voulait le tuer, tout de suite maintenant, et se faire ensuite abattre par ses gardes... Il n'en avait plus pour très longtemps, dans tous les cas. Il prenait du temps, il réfléchissait à un mensonge, mais quand il se rendit compte qu'il avait trop attendu, et que mentir n'aurait aucun effet, il se décida à tout avouer... Il les valait mieux capturés que morts.

- Je promets devant tous les Dieux, un à un, que vous paierez très cher cet affront que vous faites à notre maison, Ser. Vous le paierez de votre vie ! … Ces … Ces enfants sont...

- C'est les mioches de Lord Hobert Caron m'sire ! L'interrompit une citadine, dont la peau était flasque par la fatigue, la faim et la soif. Cette femme, qu'Howard considéra à présent comme un traître, continua. 'Pis méfiez vous d'celle là, c'est une vipère M'sire, un vrai fauve ! Elle a pas l'air comme ça mais on la voyait tout l'temps discuter avec les soldats, tellement que nous on est sûrs que c'est elle qui a … disait-elle en pointant Shireen du doigt, mais elle se fit interrompre.

- Taisez-vous !!!! Ordonna Howard, d'un ton menaçant et d'une voix si dure qu'il ne paraissait même plus malade. Ce sont mes deux frères et mes deux sœurs. Ce ne sont que des enfants, la plus grande a à peine onze ans. Ayez pitié au moins d'eux.

Howard se rendit compte que tous les regards étaient posés vers les jeunes. Il y s'y passait quelque chose... Quelque chose qui retint l'attention de toute l'assemblée.


Shireen

La gosse était portée fermement par un des soldats du Bief qui les avait capturé. Avec ses bras d'adulte, il l'étreignait fermement, au point que les deux bras de la fille était presque paralysés tant le sang n'y circulait plus. Elle bougeait frénétiquement ses jambes dans l'espoir de lui faire mal, mais rien n'y faisait, il ne vacillait pas. Impuissante, elle observait son frère se démener du mieux qu'il pouvait. Il paraissait si petit et faible... Être amputé des deux jambes ne seyait pas à sa personnalité si fière qui le caractérisait, et son regard défiant tranchait avec son aspect ridicule de semi-homme traîné par un chariot en bois. Howard la rendait très fière, il ne succombait pas aux menaces de l'affreux du Bief, son regard ne se baissait pas... Il n'était pas vaincu. Même si la décision de livrer la ville venait d'elle, elle n'aurait pas supporté que les Caron se montrent totalement dominés. Mais un instant plus tard, tout orgueil s'effondra. Il vit son frère être dépité, et elle sentit qu'il allait tout dire... Tout....

- Noooooon ! Non, tais-toi !

Tout le petit peuple observait la scène comme s'il s'agissait d'une pièce de théâtre, ce qui eût pour effet d'énerver encore plus l'aînée des Caron. Ils étaient là, entourant son frère, tel des rapaces... Des rapaces affamés... Ces sous-être devaient prendre les Bieffois pour leurs sauveurs. L'une d'elle s'était même permis de couper la parole à son Lord. Leur identité était révélée. Les larmes de la jeune fille vinrent soudainement, elle hurlait, bougeait dans tous les sens, tellement que son frère Gilbert, qui se débattait aussi, s'interrompit pour la regarder. Ses cheveux s'ébouriffaient, ses fluides coulaient sur sa joue, sur ses lèvres, elle y décelait le goût de la morve, ses jambes fracassaient les rotules du soldat qui faiblissait ses ses coups à répétition, et l'arrière de son crâne heurtait le haut du torse de l'homme à plein de reprises... Jusqu'à ce qu'elle sentit quelque chose de dur... Enfin.. Différent... Elle n'avait pas touché le torse, cette fois, et subitement, elle se sentit tomber en arrière violemment.
Tout le monde la fixait, elle était sonnée, mais pas autant que le soldat, étalé au sol juste à côté. Elle avait percuté son menton, d'une force telle qu'elle en avait de l'acouphène, mais le résultat était là, sans le vouloir elle l'avait mis au sol. Avant qu'il ne se releva et que quiconque fasse quoi que ce soit, elle attrapa l'épée de son ex agresseur qui était tombée à côté de lui.
L'épée était pour elle si lourde qu'elle eut un mal fou à faire quitter la lame du sol, et, même portée à deux mains, l'épée ne demandait qu'à y être reposée, elle était comme attirée vers le bas. Un gramme de plus, et la jeune fille n'aurait pas pu la porter.

- Reculez !!! Ordonna-t-elle paniquée. Elle ne voyait presque rien avec ses larmes, mais elle menaçait avec sa toute nouvelle épée ces ombres gigantesques de soldats tout autours d'elle.

- Déposez les, ils ne vous ont rien fait ! Et laissez mon grand frère tranquille. Elle tenta de se montrer menaçante, mais elle avait juste l'air d'une petite fille perdue. Par réflexe, elle posa la bout de sa lame sur le cou du soldat inconscient.

- P... Toi, là bas, pose ma sœur où je plante ça dans sa nuque ! P.. Pose ma sœur ! Pose la !!!!


La jeune Caron était à peine lucide. Elle avait caressé l'espoir de s'enfuir avant qu'ils ne soient surpris... Elle espérait sauver Criston, Lyana et Gilbert, et revoir Dovan... il les aurait protégé,lui, bien mieux qu'Howard... Ses sentiments l'envahissaient, sa tête tournait, son regard se posa partout et nulle part à la fois... Et elle croisa celui d'Howard. Il était dépité, les yeux écarquillés, la bouche bée. Elle ne l'avait jamais vu ainsi. Elle comprit immédiatement qu'elle avait fait une terrible erreur. Elle était confuse... Elle ne savait même plus ce qu'il se passait. Elle avait cru entendre « lâche cette arme », elle entendait ses frères crier son nom, mais elle était comme ivre. Elle pleurait.

- S'il vous plais... Je vous en supplie... Laissez nous partir !

La fille qui avait orchestré seule le soutien du siège semblait déjà être loin. Tout espoir étant envolé, le sang-froid paraissait désormais futile.
Dovan Caron

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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyJeu 14 Mar - 22:10

[HJ attention comme je t’avais dit à ne pas modifier des événements déjà contés sur le forum ; la place s’est rendue sans heurts Smile ]




Ser  Strout

Ser Strout est un jeune chevalier de l’entourage de Lord Stackhouse, le brillant général du Bief qui a mené une campagne dans l’Orage et dans Dorne à toute vitesse. Strout est jeune, mais talentueux. Il sait comment encercler une forteresse et mettre ses hommes à l’abri tout en faisant tout pour qu’à l’intérieur des murs, l’ennemi souffre le plus possible des rigueurs de l’encerclement. Il n’en est pas moins chevaleresque, et prêt à des concessions pour l’honneur. Quoiqu’il en soit, il vit la reddition de Serena comme sa première victoire personnelle, qu’il sait peu décisive dans la guerre contre l’Empire, mais malgré tout importante, de quoi faire briller son blason avec plus de lustre.




Il n’a pas tout son temps, Ser Strout, mais pas loin. La cité est tombée et d’après les renseignements envoyés par le Général en Chef, Lord Stackhouse, il n’y a aucune armée de secours, aucune menace immédiate, qui pèse sur ses troupes. Alors même s’il y a la crainte d’une reprise de l’infection, la Fièvre Rouge ayant déjà tué beaucoup de monde, ce ne sont pas de longues minutes qui y changeront quoi que ce soit. Bien sûr, le seigneur orageois, en tout cas ce chef de garnison, continue de se montrer vindicatif. La haine et la colère n’étaient jamais que le refuge de quelqu’un en position de faiblesse ; quelqu’un qui se trouvait dans la position du vainqueur ne pouvait utiliser ces outils que s’il y avait une rancoeur spécifique. Strout lui, n’en avait pas. L’Orage était un ennemi, ils étaient responsables de la mort de Feu le Roi et les batailles avaient été très dures, mais il n’y avait pas de haine chez le natif du Bief. Parce que les batailles avaient été très dures, mais livrées avec honneur. Il n’y avait pas eu les drames humains et les bains de sang qu’on avait pu voir dans le Conflans, ou à Dorne. Finalement, le chef de l’armée bieffoise pouvait bien essuyer la rancoeur du vaincu, il avait la chance. Strout redresse justement légèrement l’un de ses avant-bras, en direction de l’orageois, et relève la main.


| Calme, Ser, calme. Si vous continuez, je vous fais baillonner. |


Autant être clair, de toute façon, qui pourrait s’en émouvoir ? Heureusement une orageoise du peuple commence à parler, et dit qu’il s’agit en somme des petits seigneurs de cette ville, ce qui fait enrager l’estropié qui crie à la citadine de se taire. Le chevalier du Bief l’avait prévenu, alors qu’il continue de gueuler comme un putois, réclamant pitié pour sa famille. Le Bieffois hausse les épaules, avant de faire signe à ses hommes de baillonner l’orageois.


| Il n’est pas dans les habitudes des chevaliers du Bief de faire du mal à des civils, et encore moins aux non-combattants. Quant à vous Messer, je vous avais prévenu et je n’ai pas envie de vous entendre brailler pendant des heures. |


Les hommes bien sûr, doivent faire avec le mauvais caractère de l’homme qui résiste, mais que peut-il faire face aux gens d’armes qui le maintiennent à plusieurs avant de lui obstruer la bouche, et de le conduire hors de la vue de Ser Strout. L’homme sait qu’il aura ainsi insulté le Caron, mais qu’importe, cela lui importe peu. Seule compte l’efficacité de ses troupes, et de la prise de possession des lieux. D’autant qu’un détail de ce qu’a dit la bourgeoise fait tiquer le chevalier du Bief,… Mais trop tard pour se poser des questions. Des cris, une bousculade, et voilà qu’une jeune fille fait le ménage autour d’elle et semble peinée devant le poids d’une arme volée à un des soldats à tabard vert, une croix à quatre branches, immaculée, sur le surcot.


Strout sent le danger. Un homme peut mourir pour une bêtise, et la fillette est paniquée. Le chevalier hurle à ses hommes de laisser de l’espace et de lâcher les autres enfants, de ne pas sortir d’arme et de rengainer. Il s’approche lentement, regard fixé sur la fillette, mains paumes ouvertes pour montrer qu’il n’est pas armé. Un pas après l’autre, avec une langueur terrible et angoissante, symptomatique de l’équilibre précaire de la situation.



| Pose ça, petite… Tu vois ? Aucun de mes hommes ne fait de mal aux tiens. Nous n’avons pas pillé la ville, nous n’avons fait de mal à personne. Ton… Ton frère ? Ne t’inquiète pas. Personne ne va mourir. Personne ne mourra si tu ne poses pas cette arme dans le sol, à côté de toi. Nous avons pris possession des lieux sans dommage pour personne, ce serait un manquement impardonnable pour moi, comme pour toi, que le sang coule finalement ? Tu as mon serment petite, mon serment de chevalier, qu’aucun mal ne sera fait aux autres. Pose cette arme. Cet homme ne veut pas mourir, il n’a tué personne en passant tes murs. Il a une femme, et des enfants. Il n’est ici que par devoir, et le tiens n’est pas de faire couler le sang maintenant que la reddition a été proclamée. |




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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyMar 23 Avr - 22:52



Jeunes Caron

Les Caron viennent de soutenir un siège en règle. Affaiblie par la faim et par la maladie, mal défendue, la place forte n'a bientôt plus aucun espoir de se faire secourir par une armée orageoise, et finalement, le capitaine de la garnison décide de se rendre. Le déshonneur est cruel, mais pas tant que l'incertitude totale quant à l'avenir de ceux qui viennent de mettre bas les armes... Les soldats du Bief entrent dans la ville et prennent possession des lieux.
Shireen est la première fille de la famille Caron. Elle a trois grands frères, le premier, Howard est rentré à Séréna il y a peu, il fut blessé lors d'une bataille et a perdu ses deux jambes. Son second frère est Ronel, qui vient hélas de mourir de la peste rouge, juste avant de léguer sa maladie à Howard. Dovan, le troisième, est retenu plus au Nord avec Argella Durrandon. Shireen a également deux petits frères, Gilbert et Criston, ainsi qu'une petite soeur, Tyana, mentalement déficiente. Shireen bien qu'étant sur sa onzième année, possède un caractère très affirmé, elle n'hésite pas à rendre difficile la vie de tous ceux qu'elle n'estime pas, peu importe leur âge et leur statut social. Elle est également très forte et téméraire, tout en possédant un don de compassion hors norme.


Shireen


Ses larmes brouillaient sa vue, son acouphène la rendait presque sourde, et sa folie l'avait rendue dangereuse. Elle le savait, son acte était irréfléchi, stupide, indigne d'elle, mais elle avait toujours écouté son cœur, il brûlait en elle chaque seconde de sa vie. A ce moment précis, il était plus ardent que jamais, sa flamme lui avait embrouillé l'esprit mais...
Tout se rompit. Instantanément. Sa rage sauvage qui la caractérisait si bien était morte, exécutée, aussi rapidement et promptement qu'une décapitation. Et enfin elle put voir, elle se mit d'un coup à entendre, ses sens lui revinrent, mais elle se sentait maintenant comme une coquille vide.

"Perdu." Se disait-elle. "Nous avons perdu. « J'ai » perdu."

Son souffle précédemment effréné se coupa net, et devint d'un calme inquiétant. Ses larmes se cristallisaient sur ses yeux, et ses grimaces, disparues. Elle vit d'abord son frère, baîllonné certes, mais surtout orné d'un regard circonspect à son égard. Il avait peur ? Elle eût l'impression de lire en lui, et ce qu'elle lisait était une prière, une supplication. Puis son regard se tourna vers tous ses frères, presque libres cette fois-ci, elle remarquait avec fierté que ses menaces avaient marché... Mais... Pourquoi ne se sentait-elle pas heureuse ?
Durant tout son pseudo réveil, une voix suave, sûre d'elle, s'accordait avec toutes ses craintes. C'est « ça » qui avait tué son petit cœur ardent. C'est « ça » qui avait tué son espoir. Le ton monocorde et la voix douce de l'homme terrifiait Shireen. Elle se sentait comme envahie dans son intimité, certainement parce qu'il venait de balayer d'un revers de paroles tous les sentiments humains qu'elle éprouvait. Il ne restait plus que la peur, et une profonde tristesse. Il avait réussi à anéantir sa détermination, sa haine, ce qui lui donnait au final de l'espoir. Plus rien.
Elle se mit à trembler, puis, par dépit, fit tomber la lourde épée. Elle s'écrasa au sol en un fracas, pendant que derrière, son grand frère, triturant et mordant son bâillon, regardait le ciel avec ses yeux emplis de larmes comme pour remercier tous les dieux d'avoir donné à sa sœur la sagesse nécessaire pour abandonner. D'ailleurs, elle le vit comme cela, un abandon définitif.

- Pardonnez-moi Ser. Je ne suis qu'une... Qu'une fille, quatrième enfant d'une famille modestement noble, je manque, je le crains, d'éducation.

Elle ne s'était jamais écrasé comme cela devant personne, pas même face à son propre père.
Elle baissait la tête docilement, fixant son regard sur le chevalier avachi par terre qui commençait doucement à s'éveiller. Elle était si dépitée qu'elle était presque inaudible.

- J'assumerai comme une dame les circonstances de mon acte, si monseigneur... J'ignore votre nom hélas... Me promet de traiter avec délicatesse tous mes frères et ma sœur.


Elle ajouta tout bas « surtout ma soeur ». Elle craignait pour elle. Comment allait-elle finir sa vie ? Elle aurait parié sur bouffonne.
Elle se racla la gorge, leva sa tête, tenta de se redonner une once d'assurance.

- Permettez-moi aussi d'ajouter que, maintenant que mon frère est... Baillonné.... Si vous le désirez, si un question ou une quelconque remarque doit être posée, ce doit être à moi que cela doit être retourné. Gilbert est trop jeune et Hobert...

Elle hésita. Elle le regardait droit dans les yeux comme pour s'excuser.

- Hobert a le sang bien plus chaud que le mien encore. J'ai pris peur pour mes frères, mais maintenant que l'étreinte en leur égard a été levée, je saurai me montrer digne, magnanime et forte.
Dovan Caron

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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyMer 22 Mai - 22:02



Ser  Strout

Ser Strout est un jeune chevalier de l’entourage de Lord Stackhouse, le brillant général du Bief qui a mené une campagne dans l’Orage et dans Dorne à toute vitesse. Strout est jeune, mais talentueux. Il sait comment encercler une forteresse et mettre ses hommes à l’abri tout en faisant tout pour qu’à l’intérieur des murs, l’ennemi souffre le plus possible des rigueurs de l’encerclement. Il n’en est pas moins chevaleresque, et prêt à des concessions pour l’honneur. Quoiqu’il en soit, il vit la reddition de Serena comme sa première victoire personnelle, qu’il sait peu décisive dans la guerre contre l’Empire, mais malgré tout importante, de quoi faire briller son blason avec plus de lustre.



Il ne fallait pas transiger avec l’honneur du Royaume du Bief, sur lequel on avait tant médit. Lord Stout n’était pas le genre d’homme à considérer qu’il faille se laisser marcher dessus par tout Westeros au prétexte un peu stupide que certains Grands du Royaume avaient commis des erreurs. Les orageois en avaient commis aussi, et à la pelle. Ca ne commençait ni ne terminait avec cette compromission plus qu’avérée avec l’Empire, et c’était très loin de commencer ou de terminer avec cet événement précis. La jeune fille semble regretter son geste. Elle semblait à deux doigts de pleurer, de craquer. Lord Stout n’était pas un monstre ; il n’était pas prêt à se laisser attendrir par l’ennemi mais il était un chevalier du Bief et il entendait observer un comportement le plus honorable possible, et il ne voulait pas non plus que quiconque meurt en plus des victimes de ce siège. La jeune fille dit quelque chose mais le chevalier était bien incapable de dire ce qu’elle avait dit, si seulement ses lèvres avaient bien laissé échapper un son. Il fronça les sourcils, comme pour essayer de mieux la distinguer.


Elle semble jeter regard alentours, notamment à l’homme que le chevalier venait de faire baillonner. Il avait l’air de la supplier du regard, mais que savait Stout finalement de ces diables d’Orageois ? Leur fichue reine avait équipé son peuple pour faire face à l’envahisseur et les batailles rangées du début des opérations s’étaient vite muées en escarmouches de vile importance, et à l’issue fatale pour beaucoup de soldats sans qu’il n’y ai beaucoup de gloire à mener ces combats-là. Finalement, la jeune fille tremble encore un moment en attendant de faire tomber son épée, qui fait un fracas de tous les fiables en tombant.


Stout soupire, rassuré, alors qu’il lève les yeux au ciel et adresse une prière silencieuse à la Mère d’en Haut pour ses dons et pour sa compassion ; il n’aurait pas voulu avoir sur les mains le sang d’une enfant, pas avec tout ce qu’ils avaient déjà vécu ces dernières semaines.



| Ce n’est rien, jeune Dame. Tu n’as fait de mal à personne, finalement, tu ne seras pas jugée par les Dieux pour un acte que ton amour pour les tiens t’aura dicté, sans te pousser au crime. |


Signe de tête aux hommes alentours, les sergents obéissent au commandant de l’armée du Bief et vont ramasser son arme, tandis que la jeune fille fait preuve d’un aplomb rare pour une personne de son sexe, de son âge, ou de sa condition de naissance. Elle parle de ses frères et sœurs. Une question finit par tarauder Stout, mais il la repousse un rien avant d’éclaircir un peu la situation. Il retire ses gants de maille, qu’il jette en arrière pour l’un de ses écuyers qui va les fourrer dans l’une des fontes de son destrier sombre.


| Je m’appelle Symon Stout. Je suis le commandant de cette petite armée. Mon suzerain est Lord Stackhouse, qui commandait l’armée du Bief dans la région. Je suis chevalier, et je suis aussi fils d’un puissant seigneur du Bief. Mon honneur est ma richesse et je te prie de croire, jeune fille, que je ne ferais aucun mal à tes gens ou à ton peuple tant qu’ils ne fomentent pas contre les accords passés pour la reddition de cette ville. Est-ce que tu me crois ? Vas-tu me faire des difficultés? |




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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyMer 19 Juin - 11:50



Jeunes Caron

Les Caron viennent de soutenir un siège en règle. Affaiblie par la faim et par la maladie, mal défendue, la place forte n'a bientôt plus aucun espoir de se faire secourir par une armée orageoise, et finalement, le capitaine de la garnison décide de se rendre. Le déshonneur est cruel, mais pas tant que l'incertitude totale quant à l'avenir de ceux qui viennent de mettre bas les armes... Les soldats du Bief entrent dans la ville et prennent possession des lieux.
Shireen est la première fille de la famille Caron. Elle a trois grands frères, le premier, Howard est rentré à Séréna il y a peu, il fut blessé lors d'une bataille et a perdu ses deux jambes. Son second frère est Ronel, qui vient hélas de mourir de la peste rouge, juste avant de léguer sa maladie à Howard. Dovan, le troisième, est retenu plus au Nord avec Argella Durrandon. Shireen a également deux petits frères, Gilbert et Criston, ainsi qu'une petite soeur, Tyana, mentalement déficiente. Shireen bien qu'étant sur sa onzième année, possède un caractère très affirmé, elle n'hésite pas à rendre difficile la vie de tous ceux qu'elle n'estime pas, peu importe leur âge et leur statut social. Elle est également très forte et téméraire, tout en possédant un don de compassion hors norme.


Shireen


La jeune Caron tremblait à cause des événements. La peur en premier lieu l'avait saisie quand ils s'étaient fait capturer, puis la rage, incontrôlable qui l'avait poussé dans ses retranchements, tout cela faisait que la frêle Shireen de la maison Caron semblait plus être une feuille frétillant au grès du vent qu'une noble.
Elle gardait cependant un aplomb remarquable. Ce n'était pas pour rien que la devise des Durrandon, en qui ils vouaient une fidélité sans aucune faille, était « notre est la fureur ». Sa fureur, elle l'avait que trop exprimée hélas, mais heureusement sans dégât.
Il était l'heure à présent d'user de sagesse et de contrôle, même si ce n'était pas sa plus grande force, à elle qui jetait des cailloux à son père depuis sa fronde, et qui courait autours de la table pour qu'il ne l'attrape jamais.
Elle pensa à sa mère. Elle était une femme faible, mais une politique remarquablement douée, tolérante, intelligente... Mais ses souvenirs pour elle étaient trop éloignés, tellement qu'elle ne se souvint plus de son visage. Howard et Ronel alors ? Non. Les deux étaient aussi fougueux que Père. Il ne restait plus que Dovan. Il est le plus effacé de la fratrie, oui, mais lorsqu'il parlait, il tentait à chaque fois de peser ses mots, bien que maladroitement.

- Je … Je n'irai pas jusqu'à dire que je suis ravie de vous rencontrer, Ser.

Elle tremblait encore. Il fallait certes rester courtois, mais elle n'allait pas non plus cacher sa désapprobation, ce serait un immense déshonneur. Malgré cela, elle devait apaiser la tension qui régnait avec force et conviction. Elle joua ce rôle effectivement, mais pour l'endosser, elle bloquait sa respiration, tenta de contrôler ses gestes, ses horribles tremblements... Cela faisait des semaines qu'elle jouait à la stratège de haut vol, qu'elle parlait soit disant au nom de son frère pour donner des ordres à ses hommes. Jamais elle n'aurait pensé cette besogne si fatigante. Tout ce qu'elle désirait, c'était de faire comme avant, de s'occuper de sa sœur, de se chamailler avec son frère Gilbert, et de raconter des histoires effrayantes à Criston. La guerre était là, cependant, et même si cela ne lui plaisait pas, elle devait enfiler une peau d'adulte pour quelques temps... Du moins, elle devait les singer au mieux.

- On peut cependant se réjouir de ne pas être tombé sur un quelconque barbare, ivre de victoires mais surtout de récompenses.

Ces récompenses, elle savait ce que c'était, mais de toute manière, il n'y avait à Séréna aucune femme violable, elles en seraient toutes mortes d'épuisement, ou elles refileraient la peste à leurs agresseurs.

- Veuillez.. Me pardonner encore une fois de ce que j'ai fait tout à l'heure. Je n'aurais rien fait de grave, je vous promet.

Elle tentait de le regarder droit dans les yeux comme la femme forte qu'elle était supposée être mais cela était encore trop dur pour elle, alors elle le détourna compulsivement.

- J'imagine que Séréna appartient au Bief maintenant...

Elle soupira. Son regard s'était posé sur le blason de sa maison, posé quelque part derrière entre deux murs. Les rossignols sur font jaune avaient le pouvoir immense de l'apaiser tant cet emblème exposait une franche sérénité. Cette fois-ci en revanche, point d'apaisement, seulement une immense tristesse en l'égard de sa maison, de son avenir.

- Qu'adviendra-t-il de nous ? Howard ? Mes frères ? La maison Caron en général ? Vous a-t-on donné l'ordre de nous expédier ? D'effacer nos prétentions ?

Elle se sentait stupide à cette question, mais cela l'aurait étonné si le Bief les avait laissé sagement gouverner les marches, comme si rien ne s'était passé. Et si ce fut le cas, Howard n'aurait jamais plié le genou, du moins, s'il avait encore ses jambes. De plus, il était gravement malade, et la peste l'aurait emporté comme elle avait fait avec Ronel, et après Howard, le mâle aîné se trouvant à Séréna était Gilbert, bien trop jeune. Elle eut un espèce de mauvais pressentiment... Alors avant que le chevalier ne puisse répondre à ses précédentes questions, elle s'empressa de lui demander une faveur.

- Ser ! Mon frère est malade, vous l'avez vu ! Mon mestre m'a parlé d'une immense ville à vous … Le... la....

Le nom lui échappa. Même si elle n'était pas très attentive à tous les cours qu'on lui donnait, elle savait par cœur le nom de toutes les villes et cités importantes du Bief, de l'Orage et de Dorne. Son trou de mémoire était dû au stress, à la peur que la réponse à sa question soit un « non ».

- Cette ville ! On y trouve un grand nombre de mestres très qualifiés ! Des guérisseurs, des alchimistes... Ser Symon, si vous y emmenez mon frère, j'ordonne à tous ses hommes de déposer toutes leurs armes devant vos pieds s'il le faut, il vous feront même une polie révérence, et s'ils refusent, ils seront pendus sur le champs, je vous y aiderai, même !

Par crainte pour son frère, elle venait tout juste de se cribler d'un terrible déshonneur, mais elle le savait, jamais elle ne pourrait revivre un deuil tel que celui de Ronel.
Dovan Caron

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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyMer 26 Juin - 14:18



Ser Strout

Ser Strout est un jeune chevalier de l’entourage de Lord Stackhouse, le brillant général du Bief qui a mené une campagne dans l’Orage et dans Dorne à toute vitesse. Strout est jeune, mais talentueux. Il sait comment encercler une forteresse et mettre ses hommes à l’abri tout en faisant tout pour qu’à l’intérieur des murs, l’ennemi souffre le plus possible des rigueurs de l’encerclement. Il n’en est pas moins chevaleresque, et prêt à des concessions pour l’honneur. Quoiqu’il en soit, il vit la reddition de Serena comme sa première victoire personnelle, qu’il sait peu décisive dans la guerre contre l’Empire, mais malgré tout importante, de quoi faire briller son blason avec plus de lustre.



Les choses se décantaient et il était clair maintenant que le cœur de la cité n’allait pas se révolter sans raison. Ser Stout était rassuré, il n’avait nullement envie de contrevenir aux règles les plus élémentaires de la chevalerie et il ne voulait pas non plus avoir à perdre la face à cause de quelques gens du peuple récalcitrants. Finalement, ce n’était pas tant la roture qui effrayait le bieffois, c’était plutôt l’obstination des représentants de la noblesse. Il n’y avait rien de bien religieux à faire pendre des manants, mais il ne craignait pas d’avoir à quémander l’absolution au septon local s’il devait en arriver à cette extrêmité là. En revanche les choses étaient toujours bien plus difficiles à négocier avec des représentants têtus de la noblesse qui pouvaient jouer les fortes têtes en se considérant peu ou prou comme des intouchables. Ce n’était jamais réjouissant. Stout n’avait peut être pas encore une très longue ou très fournie expérience de la guerre, mais il savait fort bien que certains nobles jouaient avec la limite jusqu’à la passer, mais en s’attendant à ne jamais subir le contrecoup de leurs actions. Les meurtres d’aristocrates étaient plus mal vus que beaucoup de choses, en tant de guerre, surtout si l’épée n’était pas tirée. L’humiliation ou la remise en question publique était tout aussi dangereuse, malgré tout, et ce n’était clairement pas aisé que d’avoir à subir ce genre de situation.


La jeune Caron fait la moue et hésite, avant de lâcher au chevalier du Bief qu’elle n’est pas sûr d’être ravi de le rencontrer. Bien entendu, Stout le comprend aisément. Les circonstances sont quand même loin d’être rêvées, mais elles auraient pu être bien pires. Comme tous les soldats de l’Ost Royal, Stout avait entendu parler des terribles guerres à Dorne, ou des attaques sur Pouce-Flint, sur Moat Cailin. Les villes et bourgs de Westeros étaient régulièrement passés à la torche et il n’y avait pas plus dangereux qu’une horde de soudards sans foi ni loi pour attaquer et détruire une bourgade dont les défenses seraient tombées. L’homme esquisse malgré tout un sourire dans l’idée d’essayer de réconforter quelque peu la jeune dame.



| Je peux le comprendre, croyez-moi, mais je pense que vous comme moi aurions pu bien plus mal tomber dans cette histoire. |


C’était un fait. On disait facilement que les nordiens étaient des bouchers, et que les combats au sud entre croisés, dorniens et bieffois, viraient au carnage le plus total. Il n’y avait pas grand-chose à espérer sans doute, de se retrouver sur ces fronts précis. Il pouvait y avoir quantité de façons de mourir, dans des endroits pareils. Et bien peu de raisons d’en arriver là au départ. Mais la politique, la diplomatie ou la religion, ce n’était pas vraiment l’affaire de Ser Stout. Il était chevalier, de naissance noble et il avait sans doute un bel avenir devant lui, mais il espérait tout de même qu’une éventuelle ascension ne se fasse pas au détriment de sa morale et de ses principes. Il comprend en tout cas la peur de la gamine, et essaie de la rassurer.


| Je ne vous le fais pas dire. Les croisés et autres belliqueux ne sont pas nombreux dans mon armée ; il s’agit surtout d’hommes de l’est du Bief, des hommes valeureux. J’aimerais éviter que certains d’entre eux puissent être tués alors que les combats sont officiellement finis ; ces hommes ont mérité de rentrer chez eux dès que possible. |


Après une si rude campagne d’été, et un automne sanglant… Entre les trois batailles majeurs contre l’Orage, les sièges et la maladie, beaucoup étaient morts, et plus encore étaient épuisés. Ils avaient accompli ce pourquoi ils avaient été enrôlés au début. Mission accomplie. Leurs foyers pouvaient donc être retrouvés. Le chevalier hausse les épaules, montrant qu’il ne savait pas grand-chose de plus à la situation.


| Honnêtement ma jeune Dame, je n’en sais rien du tout. Pour l’instant, c’est le drapeau du Roi et de ma maison qui flotteront sur vos tours. Mais demain ? Les gains territoriaux ne sont pas rares. Peut être que votre maison vous sera rendue, sous couvert d’un traité. Je ne suis pas décisionnaire. En attendant la paix, vous resterez ici jusqu’à nouvel ordre. Si en défendant cette place je devais rencontrer des difficultés, je vous enverrais sans doute ailleurs au Bief, en lieu sûr, en attendant traité ou rançon. |


Quant au reste, encore une fois, ce n’était pas vraiment de sa responsabilité, et Stout n’était pas du genre à essayer de prendre des initiatives qui pourraient s’avérer préjudiciables pour la suite. Ce n’était pas un homme sans convictions, loin de là, mais même si son apprentissage de chevalier l’avait rendu plutôt impétueux à la guerre, il savait faire la part des choses… Il fut surpris néanmoins, par l’inquiétude et la passion de la jeune femme. Touché aussi, par son argumentaire et sa crainte bien réelle pour son frère. Le chevalier se fige et la regarde, non sans montrer qu’il est un peu ému, touché. Raide et droit dans ses bottes, mais quoiqu’il en soit, l’appel d’une sœur pour son frère le touche.


| Vous voulez parlez de Villevieille ? C’est possible. Mais c’est un très long voyage d’ici, pire encore par hiver. SI vous y tenez, je peux peut-être m’arranger… Bien que je ne le recommande pas. Des hommes plus solides et plus en santé que votre frère ne tiendraient pas par ce temps. |






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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyJeu 18 Juil - 14:15



Jeunes Caron

Les Caron viennent de soutenir un siège en règle. Affaiblie par la faim et par la maladie, mal défendue, la place forte n'a bientôt plus aucun espoir de se faire secourir par une armée orageoise, et finalement, le capitaine de la garnison décide de se rendre. Le déshonneur est cruel, mais pas tant que l'incertitude totale quant à l'avenir de ceux qui viennent de mettre bas les armes... Les soldats du Bief entrent dans la ville et prennent possession des lieux.
Shireen est la première fille de la famille Caron. Elle a trois grands frères, le premier, Howard est rentré à Séréna il y a peu, il fut blessé lors d'une bataille et a perdu ses deux jambes. Son second frère est Ronel, qui vient hélas de mourir de la peste rouge, juste avant de léguer sa maladie à Howard. Dovan, le troisième, est retenu plus au Nord avec Argella Durrandon. Shireen a également deux petits frères, Gilbert et Criston, ainsi qu'une petite soeur, Tyana, mentalement déficiente. Shireen bien qu'étant sur sa onzième année, possède un caractère très affirmé, elle n'hésite pas à rendre difficile la vie de tous ceux qu'elle n'estime pas, peu importe leur âge et leur statut social. Elle est également très forte et téméraire, tout en possédant un don de compassion hors norme.


Howard



La situation était des plus confuse, et il n'avait pas fier allure, sur son véhicule de fortune, sans jambes, bâillonné et transpirant. Il tentait tant bien que mal de suivre ce qu'il se passait, mais tout alla à une telle vitesse qu'il en eu le vertige. La sueur lui coulait abondamment sur les paupières et allait se jeter dans ses yeux, les asséchant immédiatement par son sel et sa crasse.
Il y avait cependant du mouvement, des ombres qui gigotaient par là, une silhouette ressemblant à Criston pleurait non loin... Mais qui était responsable de tout ce raffut ? Il semblait bien que c'était Shireen, mais impossible d'en être certain tant la fièvre lui faisait bourdonner les oreilles et tourner la tête. Il était comme dans un rêve de fou, entouré d'ombres presque démoniaques, plus ou moins identifiables, mais dans ce rêve il se sentit avoir la nausée, avoir envie de vomir, et surtout, il sentit l'envie de se lever et de secourir ce qui semblait être sa sœur. Il avait beau essuyer ses yeux, sa main et son avant-bras étaient aussi trempés que son front, il n'y voyait donc pas grand chose, et l'agitation confuse le perdait encore plus dans ses repères.

« Concentre toi, bougre d'idiot ! Ce n'est point le moment de flancher ! »


Et pourtant, il lui pris l'envie de s'évanouir. Il s'était cependant ressaisi, et dût se mordre la langue et son bâillon pour suivre la scène qui se déroulait sous ses yeux... Avec stupeur. Il y voyait sa sœur avec une épée immense comparée à elle, prendre en joug un chevalier avachi au sol. Il était partagé entre la fierté et la peur. Rapidement,c'est la panique qui pris le dessus, il se mit à penser que Shireen pouvait y perdre la vie. Alors il fit de son mieux pour hurler, les yeux si ouverts qu'ils semblaient vouloir sortir de leurs orbites. Il entendait encore moins cependant, ses sifflements reprenant de plus belle, et son cœur lui martelant la poitrine, à tel point qu'il pouvait se rompre à tout instant. Son cri étouffé par le linge était immédiatement coupé par les coups donnés par de quelconques soldats, des coups trop violents pour son corps affaibli, et surtout brefs, car ils se mettaient de suite à regarder la scène un peu plus loin. Il failli tomber, ses yeux roulaient, mais il ne succomba pas.
Après s'être tût, il observa à nouveau sa sœur. « Shireen, ne fais pas d'âneries ! » hurlait-il en lui... Et son vœu fut exaucé. Il la vit déposer l'arme lourdement, elle semblait prête à exploser en sanglot... Un peu partout autours, la tension s'était apaisée. Les soldats affichaient un visage bien moins crispé, il en surprenait même deux en train de souffler de soulagement. Tous les regards étaient à présent portés sur lui... Ser Strout. Le voir parler à sa sœur lui donnait des hauts le cœur, mais il semblait aussi qu'elle était plus apte que lui à discuter avec cet énergumène. « Merci chers Dieu » se répétait-il, Shireen était désormais hors de danger, il le savait, il le sentait... Il l'avait entendu. Son ouïe revint peu à peu, et pendant qu'il s'en rendait compte, il vit une main s'approcher de lui... Une toute petite main.

Shireen

Un traité... Ou une rançon. Sa famille et elle-même n'étaient à présent qu'une monnaie d'échange, ou pire, un outil de chantage, et c'était Dovan qui allait en faire les frais. L'idée ne l'émerveilla pas, bien au contraire, mais c'était une question à se poser sur l'avenir. Il y en avait une autre qui se posait sur le présent. Qu'allait-il advenir d'Howard et aussi.... Qui allait tenir Séréna s'il mourait ? Et s'il partait à Villevieille ? Elle était l'aînée de la famille en l'absence d'Howard et de Dovan, elle était une fille, et trop jeune aussi. .. Mais il n'y avait que deux possibilités, de toute façon. Soit il s'absentait pour guérir, soit il mourait. Alors d'un pas décidé, bien que celui d'une enfant, elle se dirigea vers le concerné. Elle lui saisit son bâillon, et lui arracha.

- Tu as entendu frère ?


Il semblait perdu, abasourdi, et surtout, elle devinait qu'il ne se sentait pas bien du tout, il semblait faillir.

- Ils vont t'amener à Villevieille. Ils ont besoin de …

Ces mots lui arrachèrent la bouche.

- De... Toi, pour la rançon, et moi, je refuse que tu meurs.

- HORS DE QUESTION ! Pestiféra-t-il.

Shireen s'en doutait. Il était trop fier, trop vaillant, trop... Trop Père.

- Howard, s'il te plais... Nous venons de perdre notre seule occasion d'échapper aux mains du Biefs, nos frères et moi. On vient de perdre Père, on vient de perdre Ronel ! Souhaites-tu vraiment nous laisser seuls ici, sans même Dovan pour s'occuper de nous ? Pars à Villevielle avec eux, guéris, et reviens nous en bonne santé, occupe ton rôle de frère, et console-nous.

- T'as pas besoin de moi, Dovan reviendra petite sotte !!!

Ces mots là, Shireen avait bien compris qu'il n'en pensait pas un mot. L'insulte lui avait juste échappé, et quant à ce qu'il avait dit juste avant, ce n'était nul autre que du flanc.

- Seul ? Il va arriver sur son beau cheval blanc, venger Ronel, venger père et te venger toi ? Crois-tu que notre souveraine voudra faire plaisir à ton petit frère, nobliot d'une ville prise en quelques semaines par le Bief ? Crois-tu vraiment que l'armée d'Argella Durrandon première du nom, occupée dans tous les fronts, se trouvera là, devant nos portes, dès demain dans le but de récupérer un joli manoir et un tas de cadavres puants ????

Il écarquilla les yeux. Les mots de la petite étaient durs, violents, absolument terribles pour quelqu'un d'aussi fier que lui. Elle se sentait immédiatement regretter ce qu'elle avait dit, eût envie de pleurer, mais elle ravala ses larmes et serra ses poings. Son frère repris, d'une voix douce... Rassurantes... Elle se sentit tout à coup nostalgique, c'était comme si Dovan parlait à ce moment là.

- Shireen s'il te plais... Tu es plus intelligente que cela d'habitude... Regarde moi, que vois-tu, hm ? Je ne suis plus qu'une moitié d'homme à l'agonie. Supposons que je survive jusque là-bas, crois-tu que les mestres gaspilleront leur temps pour soigner un être de ma sorte ? Penses-tu qu'ils ne verront aucune priorité ? Et quelle espèce de rançon je ferai, selon toi ? Un démembré usé par la maladie ? Même si je survivais, même si je rentrais à Séréna à tes côtés... Tu auras grandi, tu seras forte. Je n'aurai le titre de gouverneur de Séréna que le nom et l'ordre de naissance..

Elle se mit à pleurer. Il était si résolu à crever que ça ? Une rage lui prit contre son frère, qu'elle étouffa en serrant la mâchoire. La morve lui coulait sur les lèvres, lui dégoulinait au menton... Elle n'était enfin rien d'autre qu'une enfant.

- Je te supplie, je te prie d'essayer, au moins !

La voix douce revint.

- Alors j'essaierai. Mais te fais pas d'illusion Shireen. Je serai peut-être mort demain.

Elle le savait, elle avait envie de le baffer tant elle eût l'impression d'être prise pour une imbécile doublée d'une naïve. Elle éclata en sanglot. Des deuils, elle en avait eu assez. Au moins, s'il venait à mourir, elle ne le verrait pas dans un état aussi pitoyable de Ronel. Howard lui passa une main sur son menton, et essuya sa morve dégoulinante avec sa propre manche. Elle se calmait, et seulement après, se retourna vers Ser Strout, encore émue et la voix tremblante.

- Bon ! J'imagine que vous n'en avez pas perdu une miette. Ser, pensez-vous pouvoir amener Howard à Villevieille le plus tôt possible ?

Elle le regarda droit dans les yeux. Le dégoût et la peur étaient toujours là, mais pour une telle faveur, elle se devait de se montrer droite. Après tout, un refus condamnait purement et simplement son aîné. Elle s'était même surprise à dire que cette invasion était peut-être... Une chance.
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MessageSujet: Re: To the Gates and Glory   To the Gates and Glory EmptyVen 19 Juil - 18:56



Ser  Strout

Ser Strout est un jeune chevalier de l’entourage de Lord Stackhouse, le brillant général du Bief qui a mené une campagne dans l’Orage et dans Dorne à toute vitesse. Strout est jeune, mais talentueux. Il sait comment encercler une forteresse et mettre ses hommes à l’abri tout en faisant tout pour qu’à l’intérieur des murs, l’ennemi souffre le plus possible des rigueurs de l’encerclement. Il n’en est pas moins chevaleresque, et prêt à des concessions pour l’honneur. Quoiqu’il en soit, il vit la reddition de Serena comme sa première victoire personnelle, qu’il sait peu décisive dans la guerre contre l’Empire, mais malgré tout importante, de quoi faire briller son blason avec plus de lustre.



Envoyer des gamins sur les routes par ce temps qui s’annonçait, par l’hiver qui venait, ce serait une belle folie que l’on pourrait reprocher à Ser Stout. Ce n’était certainement pas un homme impétueux. Courageux sans aucun doute, mais conformément aux règles les plus strictes tant de la chevalerie que de sa religion dont il s’évertuait à respecter scrupuleusement les préceptes, Stout essayait d’être posé et réfléchi dans la moindre de ses décisions, de pouvoir prendre le temps de peser le pour et le contre. Pourtant dans ce contexte, la colonne des contres s’était remplie d’un coup d’un seul alors que les pour, quant à eux, restaient bien limités en nombre comme en qualité. Quel bénéfice pourrait-il y avoir à lancer des hommes, et donc aussi de se priver de soldats, pour respecter cette décision tellement dangereuse ? Stout savait bien que la vie des enfants était précieuse, surtout pour la Mère, mais quand même. Ne serait-ce pas trop dangereux alors que la compassion dicterait plutôt de donner du lait de pavot au petit et d’attendre de voir avec un mestre s’il était possible de faire quelque chose pour lui ?


La jeune fille part vers son frère et les gardes s’avancent, main sur le pommeau de l’épée et prêts à dégainer. Stout leur fait signe négativement de la tête pour leur signifier de garder l’arme au fourreau ; inutile de provoquer quelque bain de sang que ce soit juste pour une gamine qui veut rassurer son frère. Le pauvre semblait hagard, complétement à côté de ses pompes. Le chevalier s’en voulut un peu de faire subir ce genre de traitement à un si jeune homme… Mais il ne lui avait pas laissé le choix. Il ne regrettait pas, alors, mais d’un autre côté il n’était pas forcément très à l’aise avec la façon qu’avaient les choses de se passer. Stout avait quand même accepté l’idée d’un départ, même si c’était folie… Mais au fond, il en était à se demander s’il le voulait vraiment, pour lui, pour eux, ou pour être simplement débarrassé d’un problème. Comment le jugerait le Père d’en haut si lui-même ne savait pas ?


Les hurlements du garçon eurent raison des doutes de Stout qui leva les yeux au ciel et se massa de son gant les yeux, paupières fermées. La petite continuait d’argumenter sans trop de succès. Stout reste en retrait tout du long, et commence à donner ses ordres pour que la ville soit rapidement mise en coupe réglée par ses forces. La porte pouvait être consolidée, avec plusieurs poternes et créneaux mis à mal durant la durée du siège. Il y avait aussi le problème des rations pour le peuple ; l’armée conquérante n’avait pas forcément de grandes réserves de fournitures et il allait bien falloir les partager si on ne voulait pas se retrouver avec la famine dans les murs et de nouvelles vélléités de combat de la part des orageois. Cela prit quelques minutes, mais Stout arriva quand même alors que les deux jeunes gens semblaient toujours se disputer. Aux paroles de la jeune fille il n’eut pas la réaction qu’elle attendait, sans doute. Il arqua les sourcils et répondit de but en blanc.




| Ca va prendre des semaines, mais me concernant, vous pouvez partir demain. Vous vous occuperez de lui en route, avec l’un des deux mestres qui m’a accompagné. Il ne sera pas dit qu’un représentant de la maison Stout a mal traité des prisonniers qui se sont rendus honorablement. Alors, je ferais apprêter quelques équipages, avec lesquels vous partirez. Le bonsoir, Dame. |


Signe de la main aux soldats alentours, qu’ils puissent escorte la jeune femme et son frère.


Encore quelque chose à organiser.




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