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Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]
MessageSujet: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyLun 28 Jan - 22:32

Cette nuit encore le sommeil en vint à me fuir. Je ne sais pas trop ce que j'avais pu faire pour le courroucer et le pousser ainsi à m'abandonner avec une telle cruauté. J'étais lasse, désespérément en quête de la quiétude de l'inconscient qui ne souhaitait pas m'emporter plus de quelques heures. C'est pourquoi encore une fois je me redressais entre les fourrures supplémentaires qui avaient été rajoutées pour maintenir nos corps au chaud maintenant que l'hiver prenait ses aises dans toutes les pièces du château. Lyham n'avait heureusement pas mes difficultés pour s'endormir et il avait déjà lancé les amarres vers de mystérieux rêves enchanteurs, je l'enviais alors que mon regard glissait sur la forme qu'il représentait à mes côtés dans l'obscurité. Un instant je fus tentée de me coller un peu plus contre lui, de l'éveiller égoïstement sous mes caresses pour pouvoir jouir un peu plus de son retour dans mes bras. Néanmoins je n'étais pas totalement écervelée pour sacrifier son repos face à mes envies primaires, avec les mauvaises nouvelles qui étaient arrivées de nos frontières il avait plus que besoin de trouver quelques forces dans un sommeil réparateur.

Je me glissais donc hors de notre couche conjugale, non sans avoir déposé sur son épaule un chaste baiser. Après avoir enfilé rapidement une robe simple plus appropriée à une balade nocturne dans les couloirs glacés et ajouté une cape fourrée et rehaussée de fourrure sur les épaules, je me décidais à me dégourdir les jambes, espérant naïvement qu'une fatigue causée par un peu d'exercice physique faciliterait ma transition prochaine vers les songes. J'avançais au hasard du dédale de corridors et de salles au travers du château, sans prendre de chemin précis car tous les endroits qui pouvaient m'être familiers n'étaient certainement ni approprié pour une escapade nocturne ni assez aisé à chauffer pour une personne seule. Après une dizaine de minutes de ce manège j'échouais près d'une pièce assez petite pour être confortable et suffisamment silencieuse pour ne pas receler d'invités surprises à cette retraite. Je pris donc possession des lieux, sans m'inquiéter de ce qu'on pourrait en dire. Je n'étais pas femme à vivre aux bons plaisirs des avis des autres même si je savais bien où est ma place et ce qui doit être respecté en termes de bienséance. Ce fut avec plaisir que j'interceptais un serviteur couche tard pour exiger avec douceur qu'il m'allume un feu avant de le libérer de mon joug. J'avais grâce à cela l'assurance de ne pas être surprise par la fraîcheur qui pouvait s'installer subrepticement entre ces murs de pierre.

Je m'installais dans un des grands fauteuils abandonnés de la pièce, m'arrangeant pour le rapprocher et le tourner vers les flammes naissantes de l'âtre. Tout en observant le ballet destructeur et flamboyant je méditais sur ce qui pouvait bien troubler mon temps de repos avec une telle virulence. A dire vrai la raison n'était pas bien obscure à mon esprit mais je n'arrivais pas véritablement à me rendre compte de la gravité de mon sentiment. J'étais plus qu'angoissée, tendue comme une corde d'arc et les nerfs à fleur de peau. Cela faisait plus d'un mois à présent que ma fille aînée nous avait quitté. J'avais pu avoir de ses nouvelles par corbeau et son verbe bien que toujours aussi implacable avait perdu de l'assurance naïve qui la caractérisait. Certes cela pouvait être chose heureuse quant à son rôle maintenant essentiel, mais je ne pouvais me tranquilliser de la savoir si éloignée de moi, si vulnérable à la perfidie, car même au sein d'une contrée si reculée les machinations ne sauraient se tarir comme une goutte de pluie dans le désert dornien. Passant une main dans ma longue chevelure brune je m'abandonnais à un sentiment que je détestais au plus haut point, l'impuissance, mais qui paradoxalement avait rythmé ma vie pendant de longues années de guerre.

J'étais tellement absorbée dans mes réflexions que je n'entendis pas la lourde porte s'ouvrir, car je focalisais plus mon attention sur les crépitements des flammes. Ce ne fut qu'en découvrant une ombre derrière moi qui je me redressais sur mon séant, presque trop précipitamment pour que ma vision ne m'offre une vision claire tant elle était couplée à la fatigue. Sans réfléchir je dégainais le poignard qui ne me quittait jamais dès la sortie de mes appartements, placé d'ordinaire le long de mon avant bras droit. Je n'étais pas habile à le manier, tant je ne m'étais pas exercée depuis des années et n'avais-je jamais eu réelle nécessité de m'en servir.

Alysanne Tully

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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyJeu 7 Fév - 21:56

Je m’usais les yeux devant toute cette paperasse. Ecrire à la lueur des bougies était agréable et reposant d’ordinaire, sauf quand il était question de tonnage de barges, d’extraction de minerait, d’approvisionnements en bœufs comme en chariots et d’escorte de tout ce toutim, sans parler de la paie de chaque partie prenante à cette organisation. L’armée impériale sous sa bannière propre augmentait rapidement en taille, maintenant que l’administration fiscale et féodale, entre envoyés Braenaryon et seigneurs locaux, était en train de se mailler efficacement. Il fallait équiper tout ce monde, présent et à venir, veiller aux approvisionnements et aux entraînements pour la reprise effective des hostilités au printemps. Il n’y avait pas trente-six solutions ; il fallait que tout soit prêt pour cet instant fatidique, pour ce moment où nous ne pourrons plus compter sur quiconque en dehors de nous-mêmes. Rhaenys dormait. Les enfants aussi. J’étais donc reparti travailler aussi sec, dans la peur de voir l’un ou l’autre des dormeurs se réveiller et risquer finalement de tirer du lit tout le reste de la jeune maisonnée. J’avais du travail, de toute façon, et plus tant de rigueur de vie qui m’impose du sommeil long et durable ; je pouvais travailler tard.


J’avais pourtant les yeux qui me piquaient alors que je veillais à ce que les casques « salades » de mes fantassins puissent arriver et forgés d’une seule pièce avant cela, et non cloutés comme ça se faisait dans d’autres royaumes. Rivetés, éventuellement, mais seulement pour renforcer l’axe avant-arrière et d’un côté à l’autre, en forme de croix que l’on ne verrait qu’au dessus du casque. Protéger ainsi les hommes assurerait leur sécurité -toute relative, en parlant de bataille rangée- mais se ferait aux dépends d’un poids plus conséquent, et d’une protection moins forte contre des armes contondante plus solides, comme des masses d’armes. Je me frottais les yeux. Ces questions étaient si complexes, et je n’étais pas forgeron. Je n’avais que mon expérience pour me guider. Après le casque, il fallait commander les demies-armures correspondantes. Plus coûteuses que les mailles traditionnelles de mes nordiens, moins protectrices en matière d’arbalètes ou de flèches, mais plus efficaces sur les armes de corps à corps utilisées pour trancher. Je finissais de régler ces éléments et marchais lentement dans les couloirs, encadré comme toujours de deux Gardes Demalion, visière baissée, main sur l’épée. J’avais moi-même Morsure au côté, et je ne comptais pas remiser cette épée avant la fin définitive du conflit.


Je termine, roule le parchemin, le cachète. Les gardes m’encadrent toujours après avoir remis à l’aide du Mestre les différents courriers impériaux à faire partir dès que possible. Je décide de me retrouver dans l’un des salons du même étage, une des anciennes pièces de l’ancienne maison qui vivait ici. Un cordial servi dans une coupe me ferait du bien, tandis que je pourrais me reposer une heure ou deux au coin du feu, loin du bruit et de la fureur d’un Empire naissant, d’une maisonnée pleine de vie, le tout m’épuisant par moment. Un instant de rien pour faire le point et me vider la tête. Mais lorsque j’entre dans la pièce, elle est déjà occupée et l’on brandit un couteau. D’instinct, avant de tirer mon épée, geste trop long, je serre le poing et m’apprête à le balancer droit dans le visage de l’assassin, avant de reconnaître, malgré le faible niveau de flammes, le visage d’Alysanne Tully.



| Al… Reine Alysanne ? Que faites-vous ici? |


Je baisse les yeux vers son arme


| Vous vous embusquez souvent avec des poignards, ma dame? |


Impossible de concevoir qu’elle puisse me trancher la gorge. Pourtant, la main effleure le pommeau de l’épée, machinalement.




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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyMar 26 Fév - 21:42

Les dernières nuits avaient grandement élimés mes nerfs, les laissant à vifs, je n'étais que bonne à m'en remettre à mes réflexes, ce qui ne me garantissait pas les meilleures chances de survie. Mon corps tremble devant cette menace qui m'a tiré de paisibles réflexions, je n'aurais finalement pas longtemps pu profiter de cet espace de tranquillité. Mon cœur me monte presque dans la gorge alors que j'affermis ma position sur l'instrument de mort qui semble peu assuré dans ma main. Je n'étais pas une guerrière, je n'avais ni dragon ni chiens pour me protéger, tout ce qui se dressait entre moi et une âme mal intentionnée était constitué de ce poignard dont je ne me séparais plus. Mes impressions d'insécurité généraient des angoisses et des insomnies, je n'avais trouvé que cette solution pour me rassurer légèrement. Néanmoins alors que je me trouvais dans cette situation redoutée mon idée ne me semblait plus si brillante. Mes capacités de riposte n'étaient pas très nombreuses, d'autant que cela s'avérerait presque risible face à un assassin aguerri. Je m'étais très certainement bercée d'illusions en pensant pouvoir faire face par moi-même à toute éventualité. Ma fierté serait peut être ce qui me perdrait.

Lorsque je reconnus l'illustre visage qui me faisait face à la lueur de l'âtre mon corps fut prit d'un intense soulagement qui manqua presque de me faire défaillir. Il était plus qu'incongrus d'imaginer une telle rencontre en pleine nuit. Sans grande cérémonie j'abaissais mon arme, mon bras était presque douloureux tant les muscles avaient été sollicités brutalement et avec force. Silencieusement je rangeais à sa place l'arme pour qu'elle redevienne invisible aux regards extérieurs, elle restait un atout malgré une puissance variable face au type d'adversaire, elle pourrait toujours se montrer dissuasive face à des personnalités impressionnables. Je remarquais presque avec un sourire que l'homme en face de moi effleure la garde de son épée, comme si je pouvais constituer pour lui la moindre menace. Il n'était bien entendu pas au courant de ma totale inaptitude au combat mais il devait certainement se douter à mon maintien que je n'avais rien d'un adversaire digne de lui. Je me demandais alors presque si ce geste relevait de la politesse. Rompant avec grâce le malaise qui s'était installé j'exécutais une révérence toute protocolaire. Il est après tout mon empereur, mon supérieur, toute reine que je suis devenue. L'ancien ennemi qui me fait face m'impressionne et la faible luminosité contribue à me le rendre presque inhumain.

Les marques sur son visage témoignent des batailles qu'il a dû subir sans jamais y succomber, son titre de roi invaincu n'a pas été usurpé je le sais et cela me fait presque frisonner. Ma faiblesse me ramène à des considérations plus prosaïques et je ne peux m'empêcher d'agripper de la main l'accoudoir du fauteuil que je viens de quitter. Mon corps n'est plus capable de supporter de brusques changements d'émotions et de posture. Cela m'est insupportable de me sentir ainsi diminuée, d'autant plus devant un interlocuteur si prestigieux. Je ne peux malheureusement pas donner une image bien reluisante de ma personne tant les cernes qui s'étalent sur mon visage démontrent que mon esprit n'est pas en paix. Essayant d'insuffler de la chaleur sur mes traits et dans ma voix je me montre respectueuse pour répondre à son interrogation.

« Bonsoir votre altesse impériale. Je suis navrée de vous avoir aussi mal accueillie. Le sommeil me fuit et j'étais venue chercher en ce lieu un endroit où poursuivre mes insomniaques réflexions sans troubler les songes de mon royal époux ni provoquer son inquiétude. Votre entrée m'a surprise car je ne pensais pas que vous usitiez cette pièce, je m'excuse d'envenimer ainsi votre programme par un imprévu. »

Me redressant légèrement pour être plus digne de mon rang je baisse les yeux, non pas comme une petite fille prise en faute mais comme une dame qui connaît parfaitement sa place et qui sait que chaque parole que son interlocuteur prononcera aura force d'ordres et qui ne saurait contrarier des volontés supérieures aux siennes. M'excusant d'un geste je repris place dans le fauteuil car mes jambes tremblaient sans que je puisse réellement les contrôler. La lassitude s'emparait de mon corps là où elle était totalement absente quelques minutes plus tôt. Je me maudissais de ce corps qui ne me répondait plus, les empoisonnements successifs avaient véritablement enracinés leurs effets bien plus profondément que ce que j'avais pu croire. Souriant très légèrement à la question de l'impériale personnalité je m'interrogeais quelques instants pour savoir s'il valait mieux n'être que d'une fade simplicité en déclamant la vérité ou tenter quelque plaisanterie qui saurait détendre l'atmosphère. Certes, notre famille devait beaucoup aux décisions de cet homme qui nous avait élevé presque à son égal. Je n'étais pas une vulgaire servante en sa présence et je pouvais peut être essayer de ne pas me montrer désagréable ou d'une froide indifférence.

« Je suis démasquée je le crains. Mon entraînement d'espionne pour me perfectionner dans les embuscades n'aura pas été très efficace. Non il faut surtout malheureusement avouer votre altesse impériale que mon esprit n'est guère en paix avec les récents épreuves qui m'ont été infligées. Vous m'avez tout simplement surprise, mais je pense que vous n'auriez eu aucun mal à venir à bout de ma personne malgré tout. »
Alysanne Tully

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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyMer 27 Fév - 23:48

La Reine m’avait surpris, entre l’endroit où elle se trouvait et l’arme qui était tirée… Légère, certes, et sans aucune raison en dehors peut être de la névrose que je percevais dans ce regard fatigué, vitreux d’épuisement. Moral et physique, sans doute. Beaucoup de mères devaient être dans cet état-là en Westeros, ces dernières années. Beaucoup de guerres, et pas les plus propres de notre histoire, de cela nous pouvions être certains. Expliquer à des parents que leurs enfants mouraient, c’était toujours plus facile quand c’était pour expliquer qu’ils défendaient une cause en laquelle ils croyaient. C’était toujours plus compliqué d’évoquer c eux qu’on avait dû pendre pour viol ou pillage, ceux qui avaient dû être lapidés par leurs camarades pour punir leur désertion et passer l’envie aux autres, ou la croix à ceux qui avaient trahi leurs frères d’armes. Qu’importe. Dame Alysanne n’est sans doute pas venue jusqu’ici en pleine nuit pour simplement parler de ma façon de gérer les troupes et les conscrits. Je me rends compte aussi qu’elle a l’air plus que simplement fatiguée, mais je ne sais pas vraiment de quoi il en retourne. Malade, peut être ? Allez savoir avec tous les miasmes que l’on retrouvait dans les villes portuaires, c’était bien possible, mais il faudrait alors prier les Anciens Dieux que l’on ne se retrouve pas avec une épidémie sur les bras.


Elle baisse son arme et s’excuse, alors qu’elle semble se forcer à sourire, à masquer la gêne de la situation et se redonne une contenance, même si elle m’apparaît plutôt fragile. La souveraine des Rivières et des Collines me dit qu’elle est sujette à l’insomnie ce soir et qu’elle n’arrive à trouver le sommeil, sans troubler la nuit de Lyham son mari.Je hoche la tête, comprenant tout à fait ses raisons, même si elle n’aurait pas dû se trouver ici. Ma barbe se fend d’un fantôme de sourire quand elle évoque le dérangement.



| Je travaille fort tard et j’en varie les endroits, car mon bureau est très proche de mes appartements et deux enfants en bas âge qui ont, je le crains, le caractère de véritables petits louveteaux, m’empêchent de travailler correctement même à cette heure. Il y a aussi des ailes du château plus calmes que d’autres, à ce moment de la nuit. Le Castel de Fort-Darion est encore bien petit... |


Je parlais évidemment de jeunes couples, souvent forgés dans la guerre, qui mettaient force ardeur à concevoir leur premier rejeton… Et dans un petit château familial qui accueillait plusieurs fois la population prévue dans la capacité de ses chambres, cela laissait beaucoup plus de place qu’escompté à la promiscuité. De plus, j’aimais prendre possession de ces lieux qui étaient maintenant les miens en occupant le plus possible de ses espaces qui pouvaient me servir à y rencontrer des gens ou à y rédiger des ordres, décrets et missives. Déambuler dans les couloirs me faisait du bien aussi et de l’avis des mestres, cela avait au moins le mérite de servir à redonner un peu de fluidité aux mouvements de mon genoux gauche, de l’articulation autour, démolie par le coutelas d’Harren dans les secondes qui avaient précédé sa mise à mort.


Je me perds quelques instants dans ce souvenir, comme ça m’arrivait d’ailleurs de plus en plus depuis quelques semaines. Prisonnier d’un passé que je revivais en permanence, teinté de scrupules et de remords au-delà de la question centrale qui était de savoir si j’aurais pu mieux faire les choses.


Ma barbe se fend d’un sourire un peu plus franc et prononcé à sa petite plaisanterie.



| Cela me rassure que de voir vos modestes talents militaires ; finir découpé en rondelles dans une pièce de mon propre castel n’aurait pas fortement contribué à forger la légende du premier Empereur, n’est-ce pas ? |


Je l’écoutais plus attentivement encore quand elle m’expliquait que je l’avais surprise, mais qu’elle n’était pas en paix.


| Vous n’avez pas l’air au meilleur de votre forme si vous me permettez, votre Grâce ? Vous avez l’air plus que fatiguée. Dois-je faire mander un mestre, pour vous examiner ? Avec tout le temps pris à votre mari ces derniers jours pour organiser les choses de la guerre, je peux bien vous porter assistance si je le peux. |




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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyMer 20 Mar - 21:59

Je n'avais pas maintenu bien longtemps une stature debout. La preuve était faite que seule l'adrénaline m'avait permis une si prompt réaction, c'était elle qui m'avait donné la force et les capacités d'opposer même une si minime résistance à toute potentielle agression. Un instant mes pensées s'envolèrent vers tous ces hommes emprisonnés dans les combats d'êtres presque autant éloignés d'eux que les dieux. Eux aussi connaissaient ces instants d'immense fatigue, ce désespoir face aux conditions climatiques ou du champ de bataille. Ils avaient certainement déjà expérimenté une perte totale d'espoir et de foi, ne se maintenant dans le feu de l'action que par la fureur de vaincre, la rage de vivre et la nécessité de sauvegarder leur famille et univers. Je ne connaissais rien de toutes ces déchirantes souffrances que l'on pouvait éprouver dans les plus sanglantes des batailles, mais cette petite frayeur avait suffit à m'en donner une vision peut être sensiblement plus juste et éprouvante. Je suis affligée de me montrer dans un tel état face à mon supérieur hiérarchique, démontrant sans équivoque la fragilité de ma condition. Nous ne nous connaissons que bien peu, et pas dans de bonnes conditions, les rivalités qui pendant de longues années ont envenimé les relations entre nos nations ne nous donnent pas un terrain très glorieux pour partager des souvenirs ou des anecdotes passées.

Alors que je n'ose guère relever les yeux, craignant de croiser une manifestation inquisitrice le timbre grave et détendu de mon interlocuteur perce le silence. Je ne sens dans ce dernier aucune animosité ni agacement à mon encontre. Je ne sais trop comment réagir face aux paroles qu'il me livre. La courtoisie domine et même une certaine chaleur désintéressée qui me déroute quelque peu. Je n'avais absolument pas l'habitude de ce comportement avec mon précédent souverain. Harren Hoare savait bien entendu se montrer d'une compagnie exquise et d'un caractère arrangeant, mais on ne pouvait se départir à son contact d'un frisson d'appréhension tant l'éclat de ses pupilles pouvaient facilement vous menacer. De plus je n'avais jamais perdu à l'esprit que la moindre sollicitude de la part du monarque ne pouvait que cacher un intérêt, un objectif qui lui était propre et ne correspondant la plupart du temps absolument pas avec les miens. Lyham n'avait cesser de me vanter les différences pouvant exister entre les deux hommes, je ne pouvais qu'appuyer sa vision sur certains points, sur d'autres je réservais mon jugement, tant l'habitude de comportements égoïstes et sanglants m'avait poussé à une méfiance exacerbée.

« La première année est la plus compliquée pour retrouver son rythme après la naissance d'un enfant. Cependant je ne peux que comprendre votre tactique, les ardeurs existantes peuvent être source de la plus grande déconcentration. »

Je ne pouvais me départir d'un petit sourire très léger en lui livrant ma réponse. D'une part parce que la vision que je me faisais de sa famille réunie avait de quoi m'attendrir. En ce qui me concernait il avait été assez rare que Lyham puisse partager beaucoup des premières années de nos enfants, j'avais donc dû souvent affronter cette période seule. Je regrettais souvent qu'il n'ait pas pu partager cela avec moi et que la guerre ait tant prélevé sur notre famille comme sur notre peuple. D'autre part parce que les sous-entendus contenus dans la seconde partie de notre conversation avaient de quoi se prêter à un amusement faussement innocent. Peut être avais-je l'esprit un peu trop déplacé car ses paroles pouvaient tout autant regrouper des actions d'autant plus innocentes et utilitaires que le badinage ou l'ardeur à la reproduction. En effet, même en pleine nuit il ne devait pas être rare pour lui de voir débarquer telle ou telle personnalité de son entourage, militaire ou non, pour régler quelques questions d'une urgence capitale. En tout état de cause son désir de solitude et ses tactiques pour réussir à la garantir n'étaient en rien répréhensibles ou blâmables. Sa dernière remarque outre les interprétations qu'on peut lui faire me fit envisager quelques instants tous les grands projets que le couple impérial pouvait très certainement entretenir pour ce castel guère à la hauteur d'une dénomination de capitale de l'empire.

L'entrée en vigueur de cette nouvelle organisation politique des souverainetés du continent entraînerait certainement pour le château et son domaine des années de travaux et de mutation, transformant cet endroit de moindre importance en un cœur culturel et un centre névralgique d'une grande puissance. Verrions nous lui comme moi un jour l'aboutissement de tous les espoirs projetés sur cette capitale ? Rien n'était moins incertain car de tels changements pouvaient prendre une génération à porter leurs fruits. Je me demandais combien de pièces il ferait ajouter à la structure d'origine, s'il conserverait quelque peu des caractéristiques de son architecture et de sa décoration ou si l'influence du couple impérial modèlerait tout l'édifice à son image. Cette perspective me parut gigantesque, presque trop écrasante pour moi et l'espace d'un instant je remercie le ciel de ne pas être celle destiné à une charge si pesante et prégnante.
Déjà le baryton de sa voix reprit possession de l'atmosphère de la pièce. Sa remarque achève d'éclairer mon visage d'un sourire franc et rieur, cela me donnerait certainement une allure un peu plus vivante que ce que ma lassitude donnait à voir de ma personne. Je ne savais pas vraiment à quoi je pouvais bien ressembler en ces instants mais j'étais presque persuadée du manque de luminosité de mon teint et de l'âge qui devait avoir pleinement prit possession de mes traits, me rendant peut être même plus vieille que la réalité.

« La légende de cet empereur est déjà bien solidement établie votre majesté. Nul doute qu'elle est même déjà largement déformée, vous attribuant quelque origine divine ou peut être une protection toute particulière de vos anciens dieux. Peut être certains expliqueront ce destin exceptionnel par un évènement surnaturel de votre enfance ou une anecdote tout aussi fantasque. Il est bien rare que l'histoire se souvienne des faiblesses et des douleurs des héros et dirigeants flamboyants. Seuls ne demeurent que les coups d'éclats, les conquêtes et les réussites, très rarement les sacrifices et le désespoir ressentit. »

Je ne me pensais pas tellement d'humeur philosophique cette nuit, mais force est de constaté que je lui ai livré une réponse qui en dit bien plus sur ma façon de pensée que sur la sienne. Quelque part tout cela me laissait le goût d'un immense gâchis, d'une querelle d'hommes fiers et avides de pouvoir comme de gloire. Je ne le jugeais pas, ce travers de l'honneur comme de l'ambition était commun à beaucoup, mais j'avais tout simplement du mal à voir dans toutes ces actions la justification légitime de tant de souffrances et de tant de déchirements. Je ne voulais pas dévoiler mon scepticisme quant aux motivations réelles du dirigeant qu'il pouvait être, j'exprimais simplement ma conscience de ce qu'il fallait payer pour devenir une légende. Je savais parfaitement que sous le masque et la cape impériale se dissimulait un homme, avec les mêmes fragilités, angoisses et failles que tous les autres. Cette variable avait bien trop souvent tendance à être oubliée par bon nombre de ses interlocuteurs.

La suite de ses propos furent plus surprenant et je ne cachais pas ma gêne de le voir ainsi s'inquiéter de ma personne. Il n'était pas dans son rôle en voulant ainsi prendre soin de celle qui était sa subordonnée, et je ne savais pas trop quelle réaction et réponse je me devais de lui faire. Sa perspicacité n'était pas bien grande pour constater un état préoccupant en moi. Néanmoins j'aurais préféré qu'il ait la courtoisie de ne pas en faire la remarque, cela aurait au moins pu permettre que je me berce de l'illusion d'avoir su donner le change. Il était indéniable que je devais très certainement créer de la pitié en lui pour qu'il en soit au point de me proposer l'assistance d'un mestre. Néanmoins je choisis de ne pas m'en offenser ni de m'en attrister. Il n'aurait servit à rien de sacrifier mes manières à ma fierté blessée. En dehors de ce coup d'orgueil je fus surprise de cette sollicitude et elle sut me toucher, bien que je ne sache pas ce que cela pouvait cacher, quel degré de sincérité pouvait se trouver constituer cette proposition. D'un signe de la main légèrement vers le bas je lui intimais de ne pas s'inquiéter pour moi.

« Cette marque d'intérêt me touche votre majesté. Je suis bien plus votre débitrice que tout autre pour l'assistance et le rôle que vous avez gracieusement accordée à mon époux, ainsi ne vous sentez jamais redevable envers moi de quoi que ce soit. Considérer moi au contraire comme une débitrice, sérieusement consciente de ses dettes et des nécessités de les payer.
Ensuite concernant mon état, il n'est rien qu'un mestre puisse faire car les maux ne sont pas dans ma chair mais profondément enracinés dans mon esprit. J'ai en effet toujours eu un tempérament angoissée et nerveuse. Heureusement je n'ai jamais été sujette à des crises de nerfs, mais les derniers évènements de mon existence ont été plus qu'éprouvants et ont laissés leurs marques. Mon double empoisonnement, l'attaque de Vivesaigues, la mort de mon beau-père, mon fils laissé seul en ces lieux, l'adaptation à mon nouveau rôle, les considérations que je dois à présent avoir pour tout un peuple. Tout cela m'effraie et pèse sur mes pensées. Mais je n'ai pas d'inquiétudes quand au fait que je m'y habituerais et pourrais faire face aux évènements avec force très bientôt. Il y a je pense toujours un temps d'adaptation aux nouvelles réalités après tant de changements et d'épreuves. Vos avez vos cicatrices votre majesté et je dois supporter les miennes.
»
Alysanne Tully

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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyMar 26 Mar - 22:17

Sans me montrer foncièrement gentil, la politesse m’inclinait toujours au moins à me montrer prévenant. Il était clair pour moi que la Reine avait des choses qui la travaillaient pour qu’elle en vienne à se retrouver dans cet endroit à cette heure de la nuit si avancée. Je ne la connaissais pas bien. Pas encore. Mais je savais beaucoup de choses sur elle et sur son mari, le Roi Lyham, car je savais pour avoir passé du temps avec lui, que le riverain aimait parler de son épouse quand il avait un verre dans le nez. Son amour pour elle ne faisait aucun doute, tout comme une certaine appréhension qu’il semblait nourrir à son endroit, comme s’il pouvait craindre ses réactions, ses colères, sur des sujets qui lui tenaient à coeur. Je n’avais pas l’impression d’avoir un dragon en face de moi, mais une femme forte malgré tout, capable de tout pour protéger les siens. Sans doute des plus grandes extrêmités, rien ne devait lui faire réellement peur compte tenu de sa détermination brute. Quoiqu’il en soit, j’essayais de recourir à un peu d’humour pour la dérider, faire en sorte qu’elle adopte une attitude plus ouverte, moins dangereuse pour nous deux.


Elle ne se fit pas prier pour répondre à la pointe que je lui tendais, et je pris un air dépité lorsqu’elle me parla de « première année », comme si j’ignorais cela et que je me décourageais à l’idée d’affronter cela encore des mois durant. Mais elle avait raison. Les petits montraient de la fougue, et étaient très vivaces. Surtout Aeden, qui semblait déjà vouloir tout imiter, tout reproduire, tout apprendre et faire sien. Il me rappelait Jon, mais avec les yeux de sa mère, et non les miens qui étaient toujours si sombres en comparaison.




| Quoi, toute une année ? Eh bien me voilà fort marri et plus encore impatient de retrouver le tonitruant fracas des armes, voilà qui me sied mieux. |


Plaisanterie, bien sûr. Encore que j’avais souvent douté de mon amour réel pour la guerre, qui provoquait et exaltait tant de sentiments contradictoires dans le coeur des hommes. J’écoute ce que la souveraine me dit sur la légende de l’Empire, qui déjà se déroule sous nos yeux. Et contribue en inégales mesures au récit de nos vies respectives. On ne saurait nier que l’Histoire ne retiendra pas tout le monde à égale mesure des sacrifices consentis ou des peines endurées, et c’était bien là une œuvre inique mais contre laquelle on ne pouvait malheureusement pas grand-chose. La Reine Alysanne a sans doute raison sur ce qu’on dira de moi. On dirait que ce sera la faute de ce père intransigeant s’il m’a pris des rêves de grandeur, ou bien que ce sera la folie des coups reçus à la tête, ou les beaux yeux de Rhaenys, ou ceux de la Reine Sharra. Une part de vérité dans tout, mais une part seulement. Ainsi en allait le destin des hommes depuis le tout début. Je hochais la tête devant ce qu’elle racontait et qui prenait forme sous mes yeux comme un reflet de la réalité.


| Oh, on dira sans doute de moi que la vaillance et la fougue de Dame mon épouse m’a convaincu, si ce n’est son décolleté ou ses reins. On dira que j’étais le jouet des femmes et des ambitieux, ou que j’étais un loup assoiffé de sang dont les funestes desseins rencontraient et épousaient parfaitement les visées hégémoniques exprimées par le Targaryen, avant qu’il ne meure dans une embuscade qui a poussé sa sœur à reprendre le flambeau. On dira beaucoup de choses. IL ne m’importe qu’une seule chose, à la fin des fins ; qu’on puisse les dire, ces choses. Sans que ça ne remue le souvenir d’une défaite ou d’une trahison, et que l’idéal que je porte aille à son terme. Tout le reste n’a que bien peu d’importance, votre Grâce. |


J’étais fatigué mais surtout assez las, ce qui ne m’empêchait pas de deviser sereinement avec cette femme que je respectais, même si elle troublait la quiétude de ce lieu que j’imaginais comme un endroit de retraite et de concentration, ou bien de repos, les deux s’alternant. Par sa seule présence, elle remettait la productivité de ces prochains moments en péril, mais je ne saurais lui en vouloir. Je travaillais trop, et plus je travaillais, plus j’avais conscience que mon ouvrage déclinait en concentration, en qualité. Je pouvais bien me délasser avec elle en toute innocence un rien de temps, personne ne nous en voudrait pour cela. Et puis, il était plus que temps que l’on prenne un peu de temps pour faire connaissance l’un avec l’autre.


J’entendais ce qu’elle me disait sur le fait qu’elle était ma débitrice et non l’inverse. Je la dévisageais, conscient que les premiers échanges qu’elle avait eus avec l’Empire n’avaient pas été des plus passionnés… Mais d’un autre côté, qui pouvait lui en vouloir ? Personne ne lui avait alors demandé son avis, et Harren le Noir avait encore soixante mille hommes sous son commandement, peut être quatre à six fois plus que ce que son dernier rejeton disposait encore aujourd’hui. Avec une forte cavalerie lourde, avec beaucoup de fer-nés. C’était avant Wayfarer, avant même Vivesaigues, et surtout avant Buron, Eysines, Harrenhal. La victoire était loin d’être acquise alors, et si elle ne l’était toujours pas aujourd’hui elle semblait moins distante, moins impossible. Beaucoup de rumeurs venaient en permanence du sud, mais j’imaginais le Bief et le Sel et le Roc moins soudés que du temps d’Harren, qui avait toujours disposé du talent rare de savoir faire peur à tout le monde. A l’époque… Les choses étaient moins faciles pour tout le monde, et ça faisait sans doute beaucoup de changements d’un coup pour elle. Je hochais la tête à sa résolution ainsi affichée.



| Vous avez raison de rester déterminée. Il le faut. Tout cela, tout ce que nous construisons, ça ne tient que par trois choses. En premier lieu, le sang que nous sommes prêts à verser. Tant qu’il y aura une volonté aussi inflexible que l’acier à combattre nos adversaires, alors nous serons capables de les affronter, de les battre à la fin. Ensuite, par notre volonté de travailler en commun pour un idéal qui nous dépasse ; l’idéal de l’unification. Celui d’un monde débarrassé des guerres intestines. Je ne me leurre pas, vous savez. Je suis bien placé pour savoir que la mort accompagne l’Homme depuis toujours. Mais je préfère que l’on se tue par accident, ou que l’on se batte contre les barbares qui nous menacent au-delà du Mur, qu’entre nous, dépositaires de racines communes. Enfin, il y a nos ambitions propres. Notre désir de voir nos familles perdurer, notre nom garder son lustre au fil des siècles. La conjonction de ces trois éléments nous gardera sur les bons rails. Je puis vous le garantir, ma Dame. |




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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptySam 18 Mai - 0:20

Les enfants sont un cadeau divin et presque empoisonné. Bien avant leur venue au monde mes enfants avaient déjà pénétrés ma chair, mon esprit et s'étaient fait source de toutes mes préoccupations. Ils avaient déplacés le centre de mon univers de mon époux vers eux. Naturellement la discussion avait vite dérivée vers ce sujet, la récente naissance des jumeaux impériaux n'avait échappée à personne. Ma présence à leur présentation aux éminentes personnalités avait quelque chose de plus protocolaire qu'intime me concernant, je ne connaissais pas assez cette famille pour la voir autrement que sous le prisme du devoir. J'étais heureuse que le Loup du Nord puisse connaître une nouvelle paternité et que l'impétueuse dragonne découvre le bonheur de la maternité. Pourtant il me fallait également considérer la chose sous un angle politique. Si la stabilité du règne se concrétisait par cette naissance elle pouvait parfaitement devenir une tension supplémentaire bien inutile dans ces périodes sombres. L'une des enfants étaient presque malingre, si fragile que les rumeurs avaient douté qu'elle vive. Elle avait su défier les pronostics mais cette progéniture restait une cible idéale pour tous les ennemis du nouveau régime. La moindre atteinte portée à leur personne placerait leurs parents sur un terrain émotion très peu propice avec la conduite d'une guerre aussi exigeante et imposante que celle qu'ils désiraient achever.

Laissant ces noires préoccupations de côté mon sourire se renforça lorsque Torrhen fit magnifiquement mine d'ardemment désirer le retour des affrontements pour fuir sa bruyante nouvelle progéniture. J'espérais sincèrement que tout cela ne soit que plaisanterie, qu'il n'éprouve aucune accointance avec le sang et la souffrance générée par une maîtresse aussi carnassière que la guerre. Malheureusement je n'arrivais pas à me berner, quelque chose me criait que c'était exactement le contraire. L'homme se dressant devant moi était taillé pour les lourds affrontements, les heures interminables à patauger dans les cris et les entrailles de ses semblables. Un frissonnement me parcourut l'échine mais je fis mon possible pour n'en rien montrer. Torrhen Braenaryon né Stark était né et avait grandit entouré des bras étouffants de la guerre, elle avait été le sein auquel il s'était goulûment abreuvé. Son histoire le démontrait parfaitement et la réputation terrible de son peuple ne l'aidait pas à adoucir cet aspect de son image. Il avait beau se montrer à moi sous son meilleur jour, je ne pouvais me départir d'une certaine gêne, car mon terrain de prédilection contrairement à lui était la vie. Je ne sais pas d'où je tenais cette certitude sur son caractère mais je ne pouvais m'en départir. Peut être se sentait-il revivre uniquement dans de tels moments de désespoir et de fracas, comme ceux qui peuvent précéder de peu la libération d'un accouchement, peut être est-ce là l'adrénaline  qui avait fini par rendre son corps et sa psychée dépendant. Il aurait été parfaitement déplacé de révéler le fond de ma pensée en des termes aussi tranchants, je ne pouvais tout simplement pas me montrer d'une telle franchise ni aussi intransigeante envers un homme qui s'était montré de la plus grande humanité avec ma famille. C'est donc sur une autre note que je répondis à sa remarque.

« C'est je pense une idée toute naturelle. Mon époux n'a jamais eu l'opportunité de profiter de la totalité de la première année d'un seul de ses enfants. Je vous enjoindrais donc pour ma part à conserver votre courage pour mener le combat d'un père de famille plutôt que celui d'un grand commandant de toutes les armées de l'Empire. Je me doute bien que les évènements ne nous laisse que rarement le choix, mais si celui-ci vous est permis c'est peut être une expérience inédite et plus qu'agréable que vous n'auriez jamais pu soupçonner. »

Mon ton est doux, presque tendre, comme si je donnais un sage conseil emprunt de toute la gentillesse du monde à un père qui venait tout juste de le devenir. L'âge qui nous séparait devait être conséquent, et certainement pas en sa faveur car je n'étais pas celle des deux qui avait vu passer le plus d'hivers, néanmoins j'estimais en cet instant être la plus chevronnée dans le domaine des enfants. Peut-être était-ce là présomptueux mais j'avais tourné ma phrase de telle sorte qu'il ne pouvait pas prendre ombrage d'une remarque dénotant de la compassion plus qu'autre chose. De plus ce n'était pas du tout sa première expérience de la paternité, la chose était notoire, tout comme le fait qu'il n'avait presque pas été présent dans la vie de ses trois premiers enfants. Les récits les plus fous et effrayants le dépeignaient comme un homme au cœur de glace mêlée de pierre, hermétique à tout sentiment et ne respirant que pour l'honneur et la mission de porter son nom aussi haut que la gloire le pouvait. Je n'étais pas stupide au point de le croire. C'était une fois de plus les conflits qui avaient brisé cette famille tout comme elle avait étiolé la mienne.  

Il revient sur la légende qui déjà se construit sur sa personne, sur l'Empire qui est si étroitement lié aux personnalités qui le dirigent que je ne sais même pas s'il saurait survivre à leurs trépas. Les années changeront certainement ce fait, mais pour le moment la chose est quasiment mathématique. La construction complexe que constitue cette nouvelle organisation du pouvoir ne saura perdurer en dehors de Torrhen et Rhaenys, ils le personnifient. Je l'entend me dire que le reste n'a pas d'importance et cette pensée en un sens me révolte. Car en dehors de l'Empire, au-delà de sa personne et de ses idéaux existe le monde, et les pauvres âmes embarquées malgré elles dans ce maelstrom n'auraient certainement pas la même opinion. Mon regard se durcit alors que j'essaie au mieux de constituer des phrases avec les mots les plus justes, permettant l'exact reflet de ma pensée, sans pour autant faire preuve de défiance ou d'insolence.

« Cette tapisserie dont vous constituez chaque motif ne peut par sa substance que refléter chaque aspect de votre personnalité. Je pense que tout ce que l'on pourra dire de vous ou du projet qui nous réunit aura une part de vérité. Peut être avez vous une soif inépuisable de pouvoir, peut être êtes vous hypnotisés dans les flammes d'une passion trop ardente, peut être êtes vous aussi glacial est immobile que les hautes roches du mur nordien. Malheureusement beaucoup de voix se sont éteintes et s'éteindront avant la fin des affrontements et d'une perspective de paix. Mes points de vigilances dans tout ceci ne concernent pas la nécessité, elle est indéniable, elles prennent corps essentiellement dans ce que créera votre œuvre. Les plus beaux idéaux ont parfois permis de créer les Sept enfers sur cette terre. Ce que l'on désire faire pour le plus grand bien n'est parfois pas considéré comme moralement tolérable. Malheureusement la politique tout comme le pouvoir n'est pas une affaire de morale, je le comprend fort bien. »

Certaines doctrines édictées par des êtres se pensant des élus des dieux pouvaient paraître les solutions rêvées pour créer un monde idyllique où régnerait une paix durable et un bonheur pur. Malheureusement elles conduisaient souvent à des traitements inhumains pour certaines catégories sociales ou à des massacres sans nom, voir à des asservissements durables et inhumains. Rendre le monde meilleur ce n'est jamais rendre la vie de tous meilleure, c'est forcément pire pour d'autres. Il allait certainement voir mon opinion comme dérisoire, car je n'étais qu'une femme sans véritable pouvoir autre que celui de mon rang, et en dehors de l'influence de mon époux cela ne pesait pas grand chose. Pourtant je tenais à avoir son opinion sur le sujet, car elle serait révélatrice du genre d'homme et de dirigeant qu'il serait appelé à devenir en temps de paix, lorsque les nécessités des sanglantes répressions prendraient fin.

La fatigue me poussait certainement à dévoiler mes opinions un peu trop clairement mais dans cet espace d'intimité je pouvais me permettre de lui poser indirectement certaines questions sur des points clés sans que cela puisse porter un trop grand préjudice. Les doutes même chez ses plus proches ne devaient pas être réprimés, ni être pris à la légère pour autant, mais c'était surtout le moment de rassurer et d'exposer plus clairement sa vision, ce qui conduisait généralement par la suite à une totale adhésion bien mieux vécue. Je n'étais pas sotte, je sais où est ma place et qui je me dois de suivre pour garantir l'unité et la survie de ma famille. De plus Harren n'était rien de plus pour moi qu'une source d'inquiétudes et une navrante démonstration de ce que ne doit pas être une tête couronnée. En un sens je ne demandais qu'à adhérer à la politique d'un meilleur exemple. Pour le moment les seules réalisations marquantes de l'Empire se trouvaient sur le champ de bataille et cela ne me poussait pas à d'excessives réjouissances ni à une dévotion hors de tout pragmatisme.

J'écoutais attentivement le discours de Torrhen en fronçant un peu les sourcils. Son analyse de la situation était juste, et semblait très réfléchie. Elle poussait presque à croire son argument d'autorité. Les piliers qu'il évoquait régissait le monde et les projets des rois depuis la création. Je hochais donc la tête d'un air entendu. Ne manquant pas néanmoins d'évoquer une période qui m'intriguait bien plus que celle des conflits.

« Vous avez parfaitement cernés les fils articulant les actes des hommes Votre Altesse Impériale. Les objectifs des têtes couronnées de la coalition sous l'égide de l'Empire sont pour le moment en adéquation et c'est ce qui garantie en effet le succès théorique de notre idéal commun. Pourtant que fera l'Empire lorsque l'ennemi extérieur ne sera plus, lorsque les luttes ne seront plus qu'intestine, lorsque les envies de sang se feront entre les royaumes que l'Empire dirigera. La volonté d'unification des dirigeants est un vœu pieu pour lequel je prie chaque soir afin qu'il perdure. Néanmoins quelle sera le socle qui permettra aux peuples de se considérer comme uni sous une même bannière. J'ai déjà parfois bien du mal à faire prendre conscience à mes enfants de notre unité en tant que famille, alors comment convaincre des millions de personnes qui ne sont que des inconnus l'une pour l'autre. Pour finir les ambitions propres finiront par diverger, elles pourront devenir une menace, un adversaire pernicieux, bouclant la boucle en un cercle vicieux. N'y voyez pas un défaitisme de ma part Votre Altesse Impériale. Disons que je profite de cette occasion qui m'est offerte de confronter nos opinions et de sortir grandie de cet échange, rassérénée par la certitude d'un projet indéfectible. La tâche me semble titanesque à mettre en place sur nos propres terres, alors dans tous les royaumes c'est une oeuvre que l'on a du mal à se représenter immortelle.»
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MessageSujet: Re: Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]    Heart beat fast, colors of promises | [Pv: Torrhen Braenaryon]  EmptyLun 27 Mai - 21:08

Trois axes pour nous maintenir ensemble. C’était bien assez. Ca devait forcément être assez. Il n’y avait pas de plan B à l’Empire, et je n’avais pas les ressources personnelles ou autres pour éveiller autre chose chez les gens qui avaient librement choisi de nous suivre. Je rappelais ces différents points à la Reine du Conflans Fédéré, et je savais bien qu’elle les avait en tête. Inutile dès lors, de trop les rappeler, d’appuyer dessus. Je partageais essentiellement ce qui caractérisait mes convictions. J’aimais les rappeler, les énoncer tout haut. Pas pour m’en convaincre, mais pour être sûr de ne jamais m’en éloigner. De me les rappeler comme un credo, comme une litanie qui s’imprimait en moi. Je n’avais jamais voulu autre chose dans mon existence que le scrupuleux respect de principes de vie, dont mon caractère m’inclinait parfois à circonvenir. Assez involontairement sans doute, mais il n’en restait pas moins que je pouvais transgresser parfois, les bornes qui étaient les miennes.


La force n’était rien sans la retenue et la tempérance, qui permettait de la jauger et de la doser correctement. La justice pouvait être travestie par la cruauté, elle-même née de la vengeance et de la tristesse, deux émotions que je connaissais assez bien. Je savais aussi que beaucoup d’autres émotions, parfaitement humaines, pouvaient venir mettre leur bâton dans les roues de mon Empire, à mon niveau ou non d’ailleurs. Il n’y avait jamais eu aisance à lutter contre mes propres inclinaisons et aujourd’hui j’étais tout ce qu’il y avait de plus mesuré ; je savais très bien que mon âme n’était pas le jouet de ses démons, mais qu’il s’en fallait parfois de peu pour succomber aux plus amères inclinaisons de l’Humanité. Je reste stoïque alors, une fois le calme revenu de ce qui aurait pu s’apparenter à une tentative de régicide, poignard en main. Cela aurait sûrement fait mauvais genre de me retrouver dans ce genre de situation, de finalité à mon existence, mais il n’empêchait que beaucoup de souverains avaient fini par mourir de fins non naturelles.


J’ai un mince sourire d’excuse aux paroles de la souveraine.



| Oui, le Roi votre époux a aussi beaucoup connu la guerre. C’est un fait. Malheureusement, lui devra encore défendre ce qui n’est plus seulement son fief, mais l’ennemi est encore proche. Il nous assaille partout et à l’heure actuelle, des groupes de soldats ennemis ont déjà passé Noblecoeur pour s’attaquer à l’arrière-pays. La paix n’est pas encore à portée, et avant que mes enfants ne soient en mesure de se rappeler mon nom et de le prononcer, je serais sans doute moi aussi déjà reparti pour me battre tant les défis restent grands. |


Et pour cause… La nouvelle du ralliement, bien que timide, de Dorne aux puissances centrales, impliquait que l’on n’était pas franchement en mesure de pouvoir combattre sur tous les fronts. Maintenant, on allait devoir se remonter les manches, parce que l’ennemi allait bien chercher à nous mettre ce genre de situation sur les bras ; Yoren Hoare ne pouvait pas espérer l’emporter contre nous, pas seul, et pas frontalement. S’il essayait, il perdrait en quelques semaines, sinon en quelques jours. En revanche, nous retrouver avec l’Ouest sur le flanc, ou bien le Val, pourrait nous apporter quantité de problèmes. Ca pourrait être notre fin, en vérité. Et toute la gentillesse de la Reine du Conflans n’y pourrait rien. Il nous faudrait alors des épées. Et pas qu’un peu. Plus encore, que ce qu’on avait réussi à mobiliser jusqu’à aujourd’hui.


Il fallait se creuser les méninges, c’était aujourd’hui devenu non seulement important, mais véritablement primordial. Nous ne pouvions plus seulement gagner au courage, ou à la force brute. Il fallait savoir se recycler pour survivre.


Un changement s’opère chez la souveraine, qui ne semble plus tout à fait d’accord avec moi. Difficile sans doute de lutter dans ces conditions, car il y avait beaucoup de normalité à ne pas partager la totalité de son avis, de ses désirs et de ses principes. Elle avait raison que de tempérer l’essentiel de ce que j’avais dit, car on pouvait encore trop difficilement distinguer un vainqueur, mais elle avait toutefois raison sur le sujet qu’elle semblait vouloir tempérer elle-même.



| Les plus beaux idéaux n’avaient toutefois que rarement pris corps politique, Dame, et j’espère que le poids des idées sera plus fort que les inclinaisons barbares qui sont le propre de quantité de créatures vivantes en ce moment, êtres humains inclus. La morale peut nous aider, elle peut cimenter ce qu’on a passé beaucoup de temps à construire, à développer. Dans tous les cas, il n’y aura qu’en nous que nous trouverons ou non la force d’avancer ensemble. |


Et pour cause, personne ne le ferait jamais à notre place, vous pouvez en être certain. Les doutes de la Reine du Conflans se font plus nets à mesure que les contours de sa pensée ne se dessinent, et la voilà qui porte maintenant à croire que tout ce que nous avons mis en commun n’était que provisoire par nature. J’en avais bien conscience. C’était dur à assumer, difficile à affirmer, mais elle avait raison. J’y avais déjà pensé. Ce qui nous avait uni en premier chef était la haine d’Harren, mais la haine ne pouvait pas être un socle commun à trop de gens pour bien longtemps, d’autant plus que ce sentiment terrifiant avait simplement fini par trouver sa conclusion dans tout ce que nous avions vécu ces derniers mois, la campagne du coeur du Conflans, la victoire contre Harren et la prise de sa capitale dans la foulée.


Comment l’Empire pouvait survivre à sa toute première raison d’exister ? Sansl’abandon de nos premiers alliés, jamais Rhaenys et moi n’aurions eu besoin de nous serrer les coudes, de nous marier. Sans tout cela, nous n’aurions simplement pas existé. Je me frottais la barbe, réfléchissant un long temps avant de répondre.



| La constitution je l’espère aura posé les bases d’une relation normalisée entre tous les Royaumes. Je compte sur la maison Braenaryon, sa position centrale et ses forces, pour servir d’arbitre de dernier recours aux bagarres entre Royaumes Fédérés. Dans tous les cas, il va falloir des souverains forts et une coopération de chaque instant pour désamorcer toute situation problématique, toute ornière. Nous avons posé le cadre juridique tous ensemble, nous avons énoncé les grands principes qui devaient régir nos vies… Maintenant il faut prendre le temps de savourer et d’expérimenter tout cela ensemble. D’anticiper, et de ne jamais relâcher la garde. Il y aura toujours des principes à défendre, de cela je suis certain. |





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