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Feeling Good
MessageSujet: Feeling Good   Feeling Good EmptySam 26 Jan - 14:52



Fort-Darrion, An 1, mois 6, semaine 3




Allongée sur le ventre sur mon lit, j’agitais mes doigts au-dessus d’Aeden qui essayait de les attraper. Non loin de nous deux, Athynea dormait profondément, installée sous des fourrures dans un panier. J’avais congédié Kora et Yesaminda. Elles avaient toutes les deux besoin de repos, un repos on ne peut plus mérité. Depuis la naissance des jumeaux, elles veillaient sans cesse sur eux, sans relâche, particulièrement attentives à ma fille, qui bien que toujours petite, grandissait et prenait du poids. Je n’avais pas prévu d’allaiter mes enfants, mais je le faisais, plus souvent avec Athynea qu’avec Aeden, bien plus fort, bien plus vive que sa petite soeur. A côté d’elle se trouvait Ebryon, qui ne la lâchait pas du regard. Il était assez rare qu’il ne soit pas dans son sillage. Lui aussi sentait qu’Elle avait besoin d’être protéger, et son sang attirait le sien. Des dragons. Cela ne faisait aucun doute qu’ils avaient tous deux hérités de cette particularité. Leurs liens avec le Roi de la nuit qui, désormais faisant la taille d’un chien, et Meraxès en étaient les preuves formelles.

Je tournais la tête en direction de la porte en entendant la clinche tourner. Même si nous étions sous haute escorte, non seulement la mienne, mais aussi l’ordre dirigé par Leslyn, ma main s’écarta de mon fils pour saisir le poignard que je gardais toujours non loin, par mesure supplémentaire de sécurité. Je le reposais en voyant Torrhen entrait dans la pièce. Je lui fis un grand sourire, heureuse de voir qu’il avait pu se libérer pour passer du temps avec nous aujourd’hui, comme je lui avais demandé lorsque nous nous étions levés. Il ne m’avait rien promis, et je ne l’avais pas exigé. Il s’occupait de l’Empire pour nous deux. Nous étions tombés d’accord sur le fait que, tant que je nourrissais Athynea, je ne reprendrai pas mes fonctions d’Impératrice. J’avais repris l’entrainement à l’épée, mes visites à Meraxès, et la course aussi, afin de retrouver la forme…. Et cela était plus que suffisant. Je devais porter à mon sein ma fille toutes les quatre heures, alors le reste du temps, je le passais à, ou m’occuper d’eux, ou dormir. Et parfois, souvent même, je me disais que les journées étaient bien trop courtes. Athy dort… Mais Aeden n’est pas décidé à en faire autant. soufflais-je doucement à Torrhen avant d’ajouter Je suis contente que tu sois là. Veux-tu rester ici, ou préfères-tu prendre un peu l’air ? habiller chaudement Aeden ne prendrait pas beaucoup de temps et Athynea l’était déjà. Je savais que mon époux passait plus de temps entre les murs que dehors… Et sortir ne me posait pas de problème.











Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
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Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Rhaenys Braenaryon
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Maison : Représentée par un dragon à trois têtes et un loup, aux couleurs rouge, noir et blanc... La maison impériale Braenaryon
Caractère : Ambitieuse ● Combattante ● Sans compromis ● Intègre ● Libertine ● Déterminée ● Non conventionnelle ● Charismatique ● Vengeresse ● Passionnée ● Violente avec ses ennemis
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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptySam 26 Jan - 18:48

La réunion s’était encore éternisée. Il fallait faire attention au Conflans. Les nouvelles étaient mauvaises. Lyham Tully n’avait pas encore su fortifier ses frontières et une déconvenue militaire était arrivée dans les environs de Noblecoeur ; il fallait maintenant s’assurer que cette petite troupe ne créerait pas tant de désordre qu’on pourrait le craindre. J’avais en même temps reçu de nouvelles missives du sud, où la situation empirait encore. J’avais dû travailler toute la journée, encore une fois. La guerre était partout. L’accalmie que nous vivions dans les combats n’était clairement qu’un leurre, un moyen pour l’ennemi d’endormir notre méfiance. J’en venais même à me demander si je ne devais pas avancer mes plans et embarquer aussi sec pour l’Orage pour aller y combattre l’ennemi, et mettre en ordre de bataille les troupes qui seront chargées d’en finir avec les possessions continentales des Hoare. De ce côté-là les nouvelles n’étaient pas si mauvaises, mais la situation politique n’avait jamais été aussi confuse à Westeros, et je craignais d’engager trop rapidement des troupes sur un front qui apparaîtrait par la suite bien secondaire.


Je pousse la porte de la chambre, je ne sais même pas quelle heure il est. Début de soirée ? Allez savoir. Je n’en savais rien en vérité. Je ne fais pas de bruit, alors que je vois Rhaenys jouer avec Aeden qui ne dort toujours pas. Mince sourire de côté, alors que je me défais de mon ceinturon et de Morsures, qui restait sans arrêt à mon côté. Je n’avais rien dit à Rhaenys sur le fait qu’elle allaitait, mais elle avait toujours l’air fatiguée, elle aussi. J’avais compris depuis longtemps avec elle que je ne pourrais jamais lui imposer ma volonté, et même si c’était le travail des nourrices, tant qu’elle n’en faisait nulle publicité… Je la laissais faire. Je m’avance, et embrasse ma femme sur le front. Nous nous étions beaucoup disputés, ces derniers temps. Jamais avec violence, mais jamais nous n’avions décidé de rendre les armes non plus. Je voulais être impliqué, plus que je ne l’étais aujourd’hui, dans les affaires de son sang, de sa lignée. J’étais son mari… Mais pour l’instant, pas d’hostilités déclenchées. Je savoure le goût de sa peau sur mes lèvres, et m’assieds sur le côté du lit en souriant à mon garçon, qui semblait si solide en comparaison de sa sœur.



| Non, je n’ai pas le cœur à sortir, ce soir. Les nouvelles s’accumulent et sont de pire en pire. | Je redresse le regard de mon fils aux prunelles violettes de ma femme. | Il veut déjà rester debout le plus longtemps possible, mon garçon. Un futur guerrier |


J’avais dit cela avec une pointe d’humour, mais qui ne monta pas de mon sourire à mon regard. Je caresses ses cheveux, lui remets une mèche derrière l’oreille.


| Je voudrais dormir mille ans, plutôt. |


Et m’étends sur le côté.


| Comment va la petite ? | soufflais-je, toujours inquiet à son sujet.





~~~
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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyDim 27 Jan - 15:25

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Je regarde Torrhen ôter son ceinturon et son épée. Depuis que je lui ai offerte, je ne l’ai jamais vu sortir sans. Morsure n’était pas Glace, mais je l’avais faite faire sur mesure et elle correspondait très bien à l’homme. Et, comme sa précédente fidèle amie, elle était bien sûre en acier Valyrien. Sa lame, plus tard, reviendrait à Aeden. Et Athynea recevrait, elle, Noire-Sœur. J’étais heureuse que nous puissions leur léguer cela, même si j’espérais qu’ils n’aient pas besoin de s’en servir autant que Torrhen et moi. Nous nous battions d’ailleurs pour cela, pour leur avenir, pour qu’ils puissent grandir serein, et en sécurité.

Sans même s’en rendre compte, il contourne Ebryon qui ne lui a jeté qu’un vague regard, occupé à veiller sur notre fille. Mon époux comme le dragonneau ont appris à cohabiter ensembles, à faire avec l’autre. Mais, même si Ebryon avait toujours connu l’homme, il restait malgré tout méfiant envers lui. Dans les veines du nordien ne coulait pas de sang de dragon. Et s’il était toléré, il n’avait pas leur confiance, leur respect, leur affection. Et cela était d’ailleurs réciproque. Je me doutais bien que Torrhen préfèrerait sans doute que le Roi de la Nuit ne soit pas toujours aussi souvent dans ses pattes… Mais je savais aussi qu’il appréciait savoir un autre rempart, un autre protecteur pour nos enfants et moi-même.

Torrhen nous rejoint rapidement. Il dépose un léger baiser sur mon front, avant de prendre place à côté de nous deux. Aeden tourne son regard vers lui, et un sourire né immédiatement sur le visage de son Père. Personne ne pourrait douter de l’affection, en cet instant, qu’il lui portait. Il était déjà père de deux garçons et d’une fille, mais cela n’enlevait rien à l’amour qu’il portait à Aeden et Athynea. Il quitte des yeux notre fils pour déclarer que notre fils avait déjà tout d’un futur guerrier, pensée que je partageais. Mais s’il sourit, je vois très bien qu’il est préoccupé. Sa caresse se porte à mes cheveux, comme il aime le faire. La fatigue marque ses traits, et ces mots ne font que les appuyer cette culpabilité que je ressens à chaque fois qu’il s’en va. Elle va bien. Yesaminda m’a assuré ce matin qu’elle avait encore pris du poids, et que, même si elle est plus maigre d’Aeden, elle est en bonne santé, et elle ne manque de rien. Elle me le disait tous les jours, à chaque fois que je l’interrogeais, parfois même plusieurs fois d’ailleurs. J’avais besoin de l’entendre, et elle le savait, ne perdant jamais patience face à mes peurs. Ebryon est très attentif à son sujet. Dès qu’il commencera à s’agiter, cela signifiera qu’elle ne tardera pas à se réveiller. S’il s’éloigne d’elle c’est qu’elle doit être changée. Et quand il essaye de se coller un peu plus à elle, c’est qu’elle va se mettre à pleurer. Il n’y a pas meilleur nourrice que lui soufflais-je doucement à mon époux, un sourire aux lèvres, tout en jetant un coup d’œil au dragonneau toujours allongé sur le tapis de fourrure à côté du panier dans lequel dormait notre fille. Je basculais sur le côté pour faire face à Torrben, gardant entre nous deux Aeden qui commençait doucement à s’impatienter de ne plus être le centre de notre attention. Je récupère un hochet qui nous a été offert et le tend à Torrhen. C’était à son tour de s’amuser avec notre fils Ils ont déjà un mois tu te rends compte ? soufflais-je doucement tout en regardant notre enfant. Je passais doucement ma main sur son visage, avant de tourner mes yeux vers mon époux. J’ai beaucoup réfléchi aujourd’hui. Tu ne peux pas tout porter tout seul. Tu rentres chaque soir un peu plus fatigué… Je tendais le bras au-dessus de notre enfant, pour cette fois ci caresser son visage à lui Athynea a besoin de moi mais il n’est pas nécessaire que je reste constamment avec elle. Elle sait très bien se passer de moi lorsque je sors le matin m’entrainer avec Baâl, courir avec Orys, et visiter Meraxès…. Alors, après l’avoir nourrie, je te rejoindrais les après-midis tout d’abord et ensuite d’ici quelques semaines, les matinées également. Cela te soulagera et il est plus que tant que je reprenne mes fonctions, ma place au sein de l’Empire. finis-je par lui dire. Cela allait me couter, énormément. A chaque fois que je les laisser tous les deux, j’avais une boule au ventre et envie de faire demi-tour, de mes tenir contre mon cœur, dans mes bras. Je les aimais tellement… Mais j’avais été assez égoïste et il était de nouveau temps que je pense à nos gens, et surtout à mon époux.







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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyDim 27 Jan - 17:22

Rhaenys était douce, avec les enfants, mais aussi au quotidien. Du moins tant qu’elle n’avait pas à s’énerver sur un sujet qui lui tenait à cœur, mais la paix et la quiétude transparaissaient tant dans son attitude que je ne pouvais me sentir qu’apaisé aussi proche d’elle que je me trouvais. Du moins, ce serait sans doute le cas si j’étais une personne normale, avec des réactions qui le seraient toutes autant. Ca n’était pas le cas. Rien ne faisait disparaître vraiment tout à fait ces inquiétudes et ces soucis. Je n’étais pas torturé, je ne me sentais pas mal en soi, loin de là. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser que je serais plus utile dans la région de Noblecoeur à traquer les groupes Hoare, ou à Lestival en train de préparer la contre-attaque contre le Bief, voire à Accalmie pour planifier une opération contre le Tigre et Dorne. Mais j’avais besoin d’être ici. D’être près de Rhaenys. Ce n’était pas qu’une simple question de besoin physique, ou de solitude à combler. Nous n’avions pu couché ensemble depuis un moment, entre le travail et son accouchement ou la fin de sa grossesse, et je n’avais jamais été autant entouré qu’aujourd’hui.


Rhaenys était tout simplement ma famille, aujourd’hui.


Elle semble inquiète de la façon que j’ai de la rejoindre, et je me maudis intérieurement ; je ne voulais nullement l’inquiéter ni la détourner de quelque manière que ce soit de l’attention portée à nos enfants. Je hoche la tête, inquiet malgré tout, lorsqu’elle évoque notre fille. Athynéa n’était pas née solide, et elle ne le devenait pas vraiment. Je hoche la tête, en silence dans un premier temps, quand il est question de sa prise de poids et de sa santé qui s’améliore. Je suis inquiet aussi à son sujet, plus qu’à tout autre, et j’évite le regard de Rhaenys alors qu’elle me répond. Elle me convainc de la protection de son dragonneau envers la petite fille, ce qui contribue à me rassurer aussi. Je relève la tête vers elle avec un léger sourire.



| Elle me ressemble mais elle semble plus dragon que loup, cette petite. Et ton petit frère ne semble pas se rendre compte qu’elle n’est pas de la même espèce que lui, c’est donc peut être vrai en fin de compte. |


J’avais dit cela d’un air pensif, tandis que Rhaenys s’allongeait de côté pour me faire face. Je me surpris à vouloir lui voler un baiser, mais je ne le faisais pas. Aeden était à côté, le dragon aussi, on risquait la catastrophe à réveiller tout le monde pour de bon et de toute manière j’étais trop fatigué pour ça. Elle me demandait si je me rendais compte qu’ils avaient déjà un mois. Je lui souris, fendant mon vilain visage d’un sourire confiant.


| Le temps passe vite. Nous n’étions pas mariés il y a un an, après tout. |


Elle reprend la parole pour me dire que j’étais trop fatigué et que je ne pouvais pas tout tenir sur mes seules épaules, et sa main vient caresser la face ravagée qu’elle a épousée. Ce n’est pas de la fierté, mais je secoue toutefois la tête en guide de négation.


| Non, prends le temps qu’il te faut. Je peux gérer. J’ai su le faire seul pendant des années, et je te consulte malgré tout. Je suis fatigué mais je pense que je le serais toujours, désormais. Je vieillis, Rhaenys. C’est un fait. Et la guerre m’a coûté beaucoup, l’année écoulée. J’ai plus été blessé dans ma chair que jamais auparavant. J’ai été blessé par des flèches sauvageonnes qui ont failli m’emporter par le poison et par la fièvre. J’ai pris un coup en plein front à Paege, j’ai eu le crâne presque ouvert en deux à Buron, et j’ai pris un mauvais coup au bassin. J’ai les ligaments du genou lacérés avec Eysines. Je me fais vieux, et je le suis plus que jamais. Ce n’est rien toutefois que je ne saurais gérer, d’accord ? Je ramènerais du travail ici si tu souhaites reprendre la main sur certains sujets, mais en aucun cas tu ne dois t’en faire pour moi. Je ne fais rien que je ne suis capable d’accomplir, d’accord ? |


J’esquisse un sourire un rien crispé en lui caressant la joue, et dis en commun plutôt qu’en valyrien, pour une fois.


| Je t’aime, Dame. Ca aussi, c’est certain. |


Je m’étends sur le lit, ferme un instant les yeux.


| Et puis, il y a des compensations. Ton amie, Isla Chelsted, je crois que je lui plais. Elle voudrait se mettre à notre service. Je crois que tu lui as manqué. |





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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyDim 27 Jan - 21:45



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Jamais nous ne cesserions l’un et l’autre de nous inquiéter pour notre fille. Jamais. Et si j’avais aussi des craintes concernant Aeden, elles étaient moindre comparées à celle que je ressentais vis-à-vis d’Athynea. Je m’en voulais pour cela. Je m’en voulais de faire la moindre différence entre eux mais… Elle était si petite, si fragile. Elle était le reflet de mes fautes. Je n’avais pas su la préserver. Je n’avais pas su la protéger. Tout était de ma faute, entièrement la faute. J’en pleurais souvent, lorsque j’étais seule et que personne ne pouvait me voir. Ni Orys, ni Torrhen, ni Argellea, ni Yesaminda, même si par deux fois elle m’a semblé m’avoir surprise. Et si c’est le cas, sans aucun doute comprend-elle ce qui étreint mon cœur et qu’il m’est impossible de le dire à voix haute. Car je n’avais pas envie d’être consolé, ni rassuré. J’avais simplement besoin de temps pour accepter mes échecs, mes erreurs. Et je ne pouvais le faire que seule. Ils sont empathiques. Bien plus qu’on ne peut le penser. Sous leurs écailles bat un cœur, et une âme merveilleuse. Ebryon donnerait sa vie pour elle et pour Aeden. Leurs sangs les appellent lui et Meraxès. lui soufflais-je doucement. Depuis qu’il était né, Meraxès survolait régulièrement le ciel au-dessus du château ainsi que ses alentours. Elle guettait. Elle guettait le moindre danger, ressentant sans aucun doute cette inquiétude qui me rongeait. Je n’étais pas souvent sereine alors elle et Ebryon ne pouvaient pas l’être non plus. Ils étaient à mon image, je le savais parfaitement. Et si le dragonneau ne quittait pas notre fille c’est parce qu’il sentait que cela me rassurait. Lorsqu’il était à ses côtés, mon cœur s’allégeait. Et regarde ce que nous avons accomplis en une si petite année. soufflais-je doucement à mon époux, non sans fierté, en regardant Aeden. Il était, avec sa sœur, le reflet de ce que pour quoi nous nous battions. Ils étaient notre avenir, la raison de nos combats.

Mais cela ne s’était pas fait sans sacrifice, sans combat. Et d’autres étaient à venir. Les mots qui sortirent de la bouche de mon époux me fendirent le cœur, meurtrirent mon âme. Ils me rappelaient mes absences, mes échecs, mes manquements. Je n’étais pas là pour l’épargner, mais je l’aurais tant voulu malgré tout. Je n’aime pas lorsque tu parles ainsi. Tu me donnes l’impression que bientôt tu vas me laisser, nous laisser. Nous en avions parlé jadis, je refuse que tu portes tous sur tes épaules. Cet empire, c’est aussi le mien. Je n’accepterai pas m’en tenir loin, en être écartée. Nous l’avons fondé à deux. Je ne serai pas de ces dirigeants absents et désintéressés. Et cela fait bien trop longtemps que je m’en suis tenue à l’écart. lui dis-je sincèrement avant d’ajouter plus doucement Je cesserais de m’en faire pour toi le jour où tu cesseras de t’en faire pour moi. Alors… Laisses moi non pas t’aider mais reprendre ma place à tes côtés… Demain je verrais avec Yesaminda et Leslyn les dispositions à prendre. Il le fallait bien un jour ou l’autre et, le plus serait le mieux. Je n’avais pas le droit de continuer à m’en détacher. Je n’étais peut-être pas faite pour gouverner, mais je le devais malgré tout. Et plus je m’en tenais éloignée, plus dur serait d’y retourner.

Je me redresse doucement pour ne pas déranger Aeden qui n’avait désormais yeux que pour son père depuis que sa voix avait raisonné dans la tête en voyant Ebryon s’étirer. Je déposais un baiser sur les lèvres de l’homme avant de me glisser jusqu’à notre petite fille qui bailla avant que ses petits bras ne s’agitent avant que ses yeux ne s’ouvrent. Je la récupérais doucement, la dégageant de toutes les fourrures sous lesquelles elle dormait. Je nous rapprochais du lit et délicatement, je la posais entre Torrhen et Aeden. Moi aussi. N’en doute jamais. lui répondis-je en déposant un baiser cette fois ci sur ses lèvres. Je les laissais tous les trois sur le lit pour aller caresser les écailles d’Ebryon et le remercier en valyrien. Il se lova quelques instants contre moi avant de s’étirer une fois de plus et se diriger vers la fenêtre. Je l’ouvrais et le laissais s’envoler, ne refermant qu’une fois qu’il ne fut plus à portée de vue. Il reviendra d’ici quelques heures, je n’avais aucun doute. Mais pour l’instant, il allait surement chasser avec Meraxès et/ou l’embêter. Sa « garde » était finie. Je retournais jusqu’au lit pour reprendre ma place initiale, couvant du regard cette famille que nous constituions, ma famille. Isla est digne de confiance et fidèle. Quelle impression t’a-t-elle fait ? Elle cachait quelque chose. Je ne sentais. Mais je sentais aussi que cela ne me concernait pas et ne me mettait pas en danger ou en péril alors je ne cherchais pas à en savoir plus. Chacun était libre d’avoir ses propres secrets, même si je n’étais pas femme à les aimer. D’ailleurs en parlant de cachoterie, je finis par souffler Argella… je relevais le regard vers Torrhen. Mon « prétendant orageois »… C’est Argella.








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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyLun 28 Jan - 0:30

La lassitude n’était pas extrême comme elle pouvait l’être en campagne, mais dans cette pièce, ce lit confortable et ces couvertures épaisses, avec la lueur du feu et le craquement du bois en train de brûler… C’était l’idée que je me faisais de la paix, de la quiétude. Ca ne voulait pas dire que je pouvais m’abandonner à cette sensation qui commençait à me réchauffer et à m’endormir en même temps, car j’avais sans doute encore du travail. Serait-ce bien sage d’y retourner alors que je ne me sentais pas prêt à rejoindre mon bureau et que je risquais de quitter tard Rhaenys et les enfants ? Je verrais plus tard. Attitude rare mais réelle, où je pousse le tas de poussière de mes problèmes sous le tapis pour les y cacher jusqu’au lendemain. Le sentiment d’urgence était toujours moins fort quand on ne se trouvait pas en campagne, et que les problèmes pouvaient tuer à très court terme… J’écoute Rhaenys me parler de ses dragons et de leurs sentiments, de leurs personnalités qui les rapprochaient tant des hommes, finalement. Mais la voilà qui avance encore que nos enfants ont du sang de Dragon… Ce que je sais pertinemment, mais c’est un jeu entre nous d’en réclamer la totalité de l’héritage. Je souris en fermant les yeux, allongé contre mon gamin qui remue, plein de vie. Sage. Je profitais tant que cela durerait.


| La guerre est pleine d’opportunités. Toutes ne signifient pas la mort, et n’enfantent pas que la destruction. Je me félicite de tout ce qu’on a fait ensemble. Et même si ça m’arrache dix mètres d’entrailles de l’admettre, je veux bien penser que nos enfants partagent une forme de fraternité avec ton petit frère et ta sœur à écailles. |


C’était beaucoup pour moi, d’autant que ces phénomènes de magie que je ne comprenais pas m’effrayaient toujours, même maintenant, même avec tout ce qu’il s’était passé. Je comprends ce que dit Rhaenys, et la fragilité que je découvre dans sa voix me fait rouvrir les yeux et la regarder bien en face. Elle qui était toujours si forte, si courageuse et si espiègle, je la redécouvrais inquiète et fatiguée, vieillie, d’un coup, par les épreuves traversées seule ou avec moi. Je comprends à quel point elle est sérieuse quand je me perds dans les reflets tantôt clairs et sombres de ses iris violettes, si étranges et si belles que je me perdais souvent dedans. Je comprenais ce qu’elle voulait me dire, et je comprenais aussi le besoin qu’elle avait de se replonger dans les événements, mais je ne voulais pas qu’elle s’épuise à cause de moi.


| Je vais bien, vraiment. Je dors juste mal. Pas à cause de toi ou des enfants, ni vraiment à cause des soucis. Je… J’ai mal, en fait. Souvent. Je me réveille souvent avec le sentiment de ces lames qui me meurtrissent les chairs. Comme si ça venait d’arriver. J’ai trop fait la guerre, mon amour, je n’arrive plus à l’oublier quand je dors, que je relâche ma vigilance. Si tu veux revenir travailler avec moi, tu le peux, bien sûr. Je ne te repousse pas. Mais je n’ai pas « besoin » de toi. L’Empire a tout autant besoin que l’Impératrice veille à son héritage que l’Empereur surveille le front. |


J’étais d’accord et j’acceptais, même si je considérais son travail dans notre maisonnée comme plus important, plus essentiel et plus valorisé, que tout ce que j’aurais pu faire moi-même. Rhaenys va chercher notre fille. Si menue, si fragile. En plein réveil. Ses yeux s’ouvrent sur moi, et alors qu’elle est posée contre Aeden, elle ne pleure pas et me dévisage. Sourire au coin des lèvres, je passe ma barbe contre son petit torse et la fait s’agiter, comme si elle n’aimait pas ce contact mais qu’il l’amusait malgré tout. Allez savoir ce qu’il se passe dans la tête de ces petites créatures, je déposais un baiser sur les mains de mes enfants, tandis qu’on les entendait faire de petits bruits. Ils n’allaient sans doute plus tarder à râler et pleurer pour réclamer leur lait. Rhaenys bouge, me dit qu’elle m’aime aussi, libère Ebryon et me parle de son amie d’enfance.


| Elle m’a parlé de beaucoup de choses, je t’en reparlerais plus tard. Mais elle m’a donné l’impression de vouloir s’investir pour l’Empire. Et pour toi. Je ne sais pas, je ne l’ai pas laissée indifférente, mais ça m’a semblé incongru. Je ne pense pas qu’elle se comportait ainsi pour faire avancer sa cause personnelle, mais je crois que vos mœurs sudiennes me sont encore trop étrangères pour vous comprendre tout à fait, vous autres, femelles du Ponant. |


J’avais taquiné Rhaenys, mais c’était vrai que son amie d’enfance s’était laissée dire sous mon charme, de façon un peu directe pour le nordien que j’étais. Quand aux autres sujets abordés, je les gardais pour plus tard, pas devant les enfants. Ils n’étaient pas anodins et je serais bien gêné d(‘aborder sujets d’importances devant des bambins innocents, qui ne devaient pas encore entendre la dureté du monde. Qu’importe. Ma femme me souffle de but en blanc que son « prétendant » n’était autre qu’Argella. Elle dit ça avec le ton de la confidence, et un regard un rien lascif. J’écarquille les yeux. Je ne m’y étais pas attendu, et entrouvre la bouche. Fronce les sourcils, un peu décontenancé, pris à contrepied. Surpris mais finalement sans l’être. Mal à l’aise, assurément, pas parce que j’étais déçu ou en colère, mais parce que je ne comprenais pas vraiment ce monde qui était celui de Rhaenys, et pas que le sien, visiblement, celui du plaisir et d’une connivence que mon éducation m’avait tenu longtemps éloigné.


| Je… je ne suis pas surpris. Elle est belle et forte, comme toi. Différentes, mais semblables. Elle t’admire beaucoup, et te fait confiance comme une sœur. Je sentais qu’elle t’aimait mais… Pas comme ça. Vous… Vous avez fait euh… quelque chose, avant qu’elle ne s’en retourne dans l’orage ? |


Je lui avais promis de ne juger ni interdire, mais j’avais besoin de savoir.





~~~
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Can you see the streets in blood?
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Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyDim 10 Fév - 20:49



Fort-Darrion, An 1, mois 6, semaine 3




Je souris un peu tristement à Torrhen en lui caresse doucement la joue. Mais beaucoup si. Je ne m’empêchais de penser à toutes ses personnes qui sont mortes pour qu’ils puissent avoir un avenir. Et rassures-toi, nos enfants sont autant loups que dragons. Ils sont l’hiver et l’été, la neige et le feu. Et c’était quelque chose dont je n’étais pas peu fier, dont il ne devait pas non plus être peu fier. Nous n’étions pas destinés à nous trouver, nous allier, encore moins fonder un héritage ensembles. Et pourtant, aussi différents que nous puissions être, nous avions, comme il venait de le dire, accompli ensembles, même si nous avions payé parfois, souvent même un lourd tribut. Torrhen était de plus en plus fatigué et je détestais cela. Je lui avais dit, je voulais qu’il soit présent pour nos enfants, pour tous nos enfants. Et s’il continuait ainsi, j’avais bien peur que mes volontés ne se réalisent pas. Veux-tu que je demande à Yesaminda quelques potions ? Tu as besoin de dormir, et plus le temps passe, moins tu y arrives. lui soufflais-je inquiète avant d’ajouter plus déterminée Tu te trompes. Tu as besoin de moi, tout comme j’ai besoin de toi. Nous avons fondés cet empire à deux et tu es comme moi, tu n’aimes pas déléguer ce que tu peux faire… J’ai accepté de le faire pour le bienêtre de nos enfants. Je ne suis plus indispensable à leur côté, alors je tiens non pas à t’aider, mais reprendre la place qui est la mienne. Cela me fera du bien aussi. Et j’avais peur que, plus je me tiendrais éloignée de la politique, plus difficile cela serait de reprendre. Je n’étais pas faite pour cela. Il le savait aussi bien que moi. Et si cela était inconsciemment, je savais que Torrhen voulait aussi m’offrir ce que nous voulions pour nos enfants : la paix et le bonheur.

Je me levais pour récupérer Athynae et venir le poser sur le lit, à côté de son frère, entre nous deux. Là était sa place, là était la nôtres aussi. Ces moments à quatre étaient bien trop rares pour que je ne les savoure pas pleinement. Ses yeux marrons-noirs rencontrèrent ceux de son père, qui profite de cette invitation pour la faire s’agiter. Je ne peux m’empêcher de sourire tendrement face à cette scène. J’en profite pleinement avant de laisser s’envoler Ebryon par la fenêtre. Je m’installais de nouveau sur le lit alors que Torrhen parlait d’Isla. Je lui demandai son avis sur la jeune femme, curieuse de savoir ce qu’il pensait d’elle. Il y a plusieurs années, elle avait fait partie de mes plus proches amies. Mais son mariage l’avait éloigné et nous avions fini par perdre le lien qui était le nôtre. Nous réapprenions à nous connaitre, petit à petit. Elle n’a pourtant pas besoin de jouer de ces charmes, pas avec nous. Elle vaut bien mieux que cela. J’ai l’impression que son mariage lui a couté bien plus qu’elle ne veut l’admettre… lui dis-je doucement et un peu peinée avant d’ajouter Mais cela ne m’étonne pas non plus parce que, quoi que tu en penses, et en dises, tu as énormément de charme et de charisme. Je le pensais, même si je me doutais que lui ne serait pas d’accord avec moi.

Et en parlant de femme de mon entourage, je finis par dire à Torrhen qu’Argella était celle qui m’avait embrassé. Je ne peux m’empêcher de rire franchement à sa réponse, prise dans un fou rire. Je n’étais pas moqueuse envers lui mais la situation était plus que cocasse. Tout en récupérant Athynea dans mes bras qui commençait à s’impatienter, je lui répondais Moi je l’ai été. Je ne m’y attendais pas. Ce serait mentir de dire qu’elle n’est pas attirante mais cela m’a surpris tout de même. Argella aime incontestablement les hommes et elle n’a pas été éduquée comme je l’ai été… Pour te répondre, non, il ne s’est rien passé. Je me tournais vers Torrhen et en lui désignant mon corset, je lui demandai Tu veux bien ?... Une fois qu’il l’eut défais, je fis glisser ma robe le long de mon épaule tout en maintenant Athynea qui n’allait pas tarder à pleurer si je la nourrissais pas. Je m’adossais aux coussins contre la tête de lit et positionnais ma fille face à mon sein. Sa bouche se posa immédiatement dessus et sa main se referma autour de l’un de mes doigts. Je la regardais plusieurs instants, fascinée par ce petit être, puis repris. Je n’ai pas répondu à son attention. Elle était… Vulnérable et sans doute perdue. Nous n’en avons pas reparlés depuis.















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Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

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Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyLun 11 Fév - 13:35

Le joli message de Rhaenys est marqué et touché par la faiblesse, la tristesse inhérente aux fins de conflit, à ces pauses dans l’hécatombe qui nous poussent toujours à lancer un regard en arrière pour contempler les ruines de tout ce que nous avions connu et traversé. Elle a raison de ne pas oublier tous ces gens, qu’ils aient été tués pour nous ou contre nous. Ce n’était pas toujours une motivation supplémentaire à réussir ce qu’on entreprenait, mais être le dépositaire de tant de vies ne pouvait qu’induire une responsabilité supplémentaire sur nos épaules… Comme si nous en manquions. Parler de nos enfants toutefois, était un sujet plus léger.


| Le feu et la glace. Comme toi et moi. | acquiesçais-je d’un air entendu.


Je savais que mon épouse n’était pas terriblement satisfaite de mon état de fatigue et des responsabilités que je prenais sans elle, mais je n’entendais pas me laisser aller à la faiblesse de potions ou d’expédients de ce genre. La jeune femme m’explique que je me trompe, et que nous avons besoin l’un de l’autre. Je la regardais droit dans les yeux même en restant ainsi allongé, convenant que sur ce sujet-là encore, elle avait raison. Je n’obtempérais pas à tout, mais j’étais d’accord sur le fond. De toute manière avec Rhaenys, j’avais appris à ménager mes munitions pour les seuls combats qui en valaient vraiment la paine.


| Nulle potion pour l’Empereur. Je ne peux dormir que du sommeil du juste, sinon, j’y prendrais goût, et je commettrais des erreurs en campagne. Pour le reste, tu as raison. Tu reprendras les rênes du pouvoir avec moi, en ce cas. Tu m’aideras à préparer la guerre, aussi. Puisqu’il faudra bien en passer par là. |


Je ne me laisse pas aller jusqu’à fermer les yeux car les enfants gigotent ; je sens d’ici Athynéa qui s’agite à son tour. Et Rhaenys qui la dépose tout près. Ma fille me regarde à chaque fois comme si elle me découvrait. Comme une aveugle qui ouvre pour la première fois les yeux sur le monde, qui le découvre et qui le jauge. Un regard qui ne fait pas que m’attendrir, il m’interpelle. Je joue avec les deux petits à la mesure de ce qu’ils peuvent faire ; je passe mes doigts sur leurs petites mains pour les exhorter à me les attraper. Ils sont trop jeunes pour d’autres jeux, mais ça suffit bien et ça me délasse. Ca me réveille à de vieux souvenirs de Jon, de Jeyne, de Walton… Et je me demandais alors, si en jouant de la même façon avec eux, Bran avait déjà des vues sur Sigyn. S’ils avaient commencé à… Je savais cette vérité, mais je me la posais toujours malgré tout. Et si ? Et si non ? Et si j’avais mal agi de bout en bout. Je retire la main, maugrée dans ma barbe et me passe l’avant-bras un moment devant les yeux, tandis que Rhaenys reste assise et que les enfants s’agitent contre moi. Je souris sous mon avant-bras, quand elle vante mes « charmes ».


| Elle n’a pas été entreprenante ni quoi que ce soit du genre, si cela peut te rassurer. Elle avait beaucoup à dire de l’attitude de Kevan Gardener, en revanche. Il s’est montré entreprenant, lui. Je le suspecte d’avoir été éconduit par ton amie de l’Orage, et de vouloir réchauffer son lit à tout prix. |


On sentait bien dans ma voix toute ma réprobation. J’aimais le sexe, bien sûr, et je n’avais de leçon de moralité à donner à personne compte tenu de mon comportement. En revanche, s’intéresser aussi évidemment à ses propres plaisirs, sans la moindre précaution, ça n’était pas très digne comme attitude. Je n’aurais pas supporté que Rhaenys enchaîne les amants et se montre équivoque devant des gens qu’elle ne connaissait pas vraiment, même si nous avions nos accords sur le sujet. Nous dirigions, et Kevan Gardener, sans royaume, n’en avait pas moins tout le poids de sa dynastie sur les épaules.


| Pour en revenir à ton amie… Elle veut bien faire, je crois. Elle croit en notre cause. Et elle se sent seule, aussi. |



[i]Rhaenys rit beaucoup, quand je parlais d’Argella. L’anecdote était amusante, plus qu’elle était surprenante… Deux belles femmes, si semblables… je savais que ce genre de choses arrivait, même dans le Nord où la virilité état quelque chose de prégnant. Jamais intéressé, j’avais fait avec, tant que la publicité de ce genre de relation s’était toujours montrée muette. Rhaenys me demande de l’aider et je me redresse quand elle me demande si je veux bien l’aider. Ce que je fais, délaçant son corset tandis qu’elle prenait Athynéa, et lui donnait le sein. Je me rallongeais, me forçant à ne pas trop regarder le corps dénudé de ma femme ; c’était un moment qu’elle partageait avec notre fille et ce n’était pas le moment de me laisser à des désirs refoulés pour le travail, et sa santé à elle.



| Tu as bien fait, je pense. Difficile de regretter de partager ta couche, mais il est en revanche bien plus facile de nourrir des remords pour le choix de ses partenaires pour ce genre de jeu, si les choses se compliquent. Tu as bien fait d’attendre le « bon » moment. |


Je pris Aeden contre moi, me relevant et le promenant un rien dans la chambre, le temps que sa mère en ai fini avec sa fille pour lui laisser ce qu’il resterait.


| Elle n’épousera pas Orys, je crois. Rien de ce qu’elle ait dit ou fait, mais elle a quand même évoqué le besoin de resserer les liens avec son royaume. Et je pense que ton histoire avec lui l’effraie un peu. Je ne vous accuse de rien, ne te trompe pas. J’en discute juste pour voir ce qu’il convient de faire. Je pense qu’elle a peur d’être malheureuse d’un point de vue politique, comme avec Dorne… Mais aussi, plus personnellement. |




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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyLun 18 Fév - 21:34



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Le feu et la glace. Nous étions normalement des opposés et pourtant, les Dieux avaient réuni nos destins. Nous étions plus forts ainsi. Il comblait mes faiblesses et je comblais les siennes également. En le disant à voix haute, en l'entendant me le confirmer, je pris d'autant plus conscience qu'il avait besoin de moi pour diriger l'empire. Il avait été si égoïste de ma part de l'oublier, d'oublier mes obligations pour passer du temps avec nos enfants. Lui aussi devait en avoir l'opportunité, une opportunité que je lui enlevais quelque part en restant loin de la politique et des guerres. Il portait tout le poids de nos responsabilités sur ses épaules, et la fatigue s'en faisait ressentir. Il était temps que je reprenne la place qui était la mienne, plus que temps même. J'avais eu un mois avec nos enfants, cela était plus que suffisant, bien plus que lui n'avait eu. Oui, cela était décidé et rien ne saurait me faire changer d'avis. Il me connaissait assez pour le savoir d'ailleurs. Je comprends même si je pense sincèrement que cela te ferait du bien... Deux jours, c'est ce qu'il me faut pour m'organiser. Dans deux jours, je me tiendrai de nouveau à tes côtés. lui dis-je doucement. Nul besoin de crier ou d'élever la voix pour qu'il comprenne que c'était là une promesse que je lui faisais, et que je tiendrais. Il me connaissait assez pour le savoir.

Parler d'Isla était étrange. Isla était, est et sera toujours l'un des éléments de mon ancienne vie, de mon passé. La voir était aussi étrange. Elle appartenait à tous ces souvenirs d'insouciances, où la vie était plus simple, heureuse, faite de rire, de joie, de plaisir. C'était différent de Baâl et d'Orys qui ne m'avaient jamais quitté. Ils avaient été là pendant cette descente dans les ténèbres. Ils y avaient assisté, y étaient aussi descendus avec moi. Notre lien était différent. Isla était partie bien avant que les tourments ne viennent à Peyredragon. La revoir c'était... Je ne trouvais pas vraiment de mot juste et la plupart du temps, je ne savais pas vraiment quoi en penser. Tant de choses avaient changé. Je ne m'inquiète pas et, de toute façon même si elle se montrait entreprenante et que tu désirais y répondre favorablement, cela ne me poserait aucun problème. lui soufflais-je avant d'ajouter. Je ne sais pas vraiment quoi penser de sa présence ici. Une part de moi aurait aimé qu'elle ne soit pas là parce qu'elle porte avec elle des souvenirs qui parfois sont douloureux. Elle me rappelle tout ce que j'ai perdu. Mais une part de moi se plait à se rappeler de tout cela... Je lui confiais ce que j'avais sur le coeur sans détour, avant de froncer les sourcils. Je ne sais plus quoi penser de sa Majesté Gardener et de son attitude... Il est si... Hostile à notre égard. Pour autant, cela ne l'empêche pas de vouloir courtiser toutes celles qui m'entourent. Je n'ai jamais eu l'occasion de te le dire mais il m'avait demandé la main de Yesaminda ou de Leslyn. Et maintenant Isla? Je ne comprendrais décidément jamais cet homme. Il veut nous fuir mais s'attacher à l'une de mes suivantes. Il était un vrai casse-tête et je n'étais pas sûre d'apprécier cela. Lui a-t-il manqué de respect? A-t-il nui à son intégrité? Si c'est le cas, alors j'en ferais part immédiatement à Orys. Il est désormais le Souverain de Peyredragon et Isla est l'une des siennes. Il sera en droit de demander réparation. Et puis, il appréciait la jeune femme alors cela ne restera pas impuni. Il était lui aussi un Dragon et on nous avait appris à protéger ce qui était à nous.

J'avouais à Torrhen qu'Argella était mon soupirant mystérieux. J'étais attentive à sa réaction qui me fit rire. Je savais que si cela pouvait parfois encore le troubler mais il l'acceptait même si cela allait à l'encontre de tout ce qu'on avait pu lui dire ou lui apprendre plus jeune. Il était né et avait grandit dans un pays emprunt de traditions stricts et venues de temps anciens. On targuait mes terres d'être étrangères principalement parce que nos coutumes avaient évolué avec nous, et les périples que mes ancêtres avaient connu et combattu. Cela les avaient changé, profondément, et leur avaient ouverts les yeux. Nous nous étions adaptés et avions appris qu'une vie était trop courte pour ne pas en profiter pleinement à chaque instant. r cela. Je pense qu'il n'y aura jamais de bon moment. Mais il n'était pas question d'y répondre positivement au vu des circonstances. Argella est non seulement belle à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur. Dire que je ne suis pas sensible à son charme serait un mensonge. Mais elle est avant tout une amie chère, et je ne laisserai rien mettre en péril ce qui nous lie. Si un jour, elle s’aventurait sur ce chemin et qu'elle était certaine de vouloir le faire, je l'accueillerai avec grand plaisir. Mais sans avoir la certitude qu'elle savait ce qu'elle faisait. J'avais toujours agi ainsi et c'était l'une des premières choses que m'avaient apprises Aegon lorsqu'il m'avait initié à la luxure. Il en avait fait preuve à mon égard, avait attendu que je sois vraiment prête, pas juste pour lui faire plaisir mais parce que je le voulais pour moi même avant de m'en faire découvrir plus. Et c'était sans nul doute pour cela que j'aimais autant les plaisirs charnels. Il avait été un très bon professeur, très attentif à mon égard. Il me manquait. Sa sagesse, sa bienveillance, sa malice, et même son foutu caractère de Dragon. Je me détournais de ces sombres pensées, me raccrochant à ma si petite fille qui ne manquait pourtant pas d’appétit. C'était là le meilleur signe de bon santé que je pouvais avoir d'après Yesaminda et je m'y raccrochais fermement. De son côté Torrhen s'était levé pour promener Aeden dans ses bras et je ne pouvais m'empêcher de les regarder de temps en temps. J'aimais cela. J'aimais voir le Loup avec nos enfants, et apprécier ses instants avec eux. Il les aimait, tout autant que je les aimais, cela ne faisait pas le moindre doute. Si c'est le cas alors c'est dommage. Nous en avons pourtant longuement parlé elle et moi. Je le comprends même si cela me rend triste. Orys ne la rendra pas malheureuse s'il l'épouse. Il n'est pas ainsi fait. C'est un homme bon, et soucieux des autres. Mais si cela ne se fait pas alors cela ne devait pas se faire. Il mérite une femme qui puisse le comprendre et l'accepter tel qu'il est. Torrhen le savait. Je l'aimais et ma vie était à ces côtés mais si la vie m'en avait donné le choix, c'était avec Orys que je me serai mariée. Pas avec Aegon, mais Orys. J'aimais mes deux frères, mais les choses avaient toujours été différentes avec mon Valonqar. Je lui appartenais tout comme il m'appartenait. Et j'appartenais à Torrhen tout comme il m'appartenait aussi. Je caressais doucement la joue d'Athynea avant de regarder Torrhen et lui dire. Je t'aime. N'en doute jamais.










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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyMer 20 Fév - 13:47

Ces enfants sont doux, et si vifs déjà. Ils posent un regard neuf sur le monde, pleurent ou s’extasient de tout, de rien. Ce n’est pas reposant d’être avec eux, mais ça réveille quelque chose en moi, un instinct souvent présent mais qui ne peut que trop rarement s’exprimer. Cette fibre paternelle que le Nord me fait nourrir depuis des lustres et que je ne sais jamais vraiment quand ou comment la partager avec les gens. C’est toutefois étrange de tenir contre moi ces si petits êtres. J’ai couché avec Rhaenys pour ce résultat, bien sûr, et j’ai eu avec elle plus de proximité physique et émotionnelle qu’avec quiconque depuis bien longtemps. Mais je reste plus habitué à manipuler l’acier que la chair. J’ai peur de les briser, de leur faire mal. Je ne serre aucune prise contre eux, de peur de leur faire mal, de leur casser quelque chose. Je souris de biais à mon épouse.


| Et nous régnerons de concert pour la première fois de notre règne. Il me faudra toutes les ressources possibles pour éviter de faire vider les lieux aux conseillers pour profiter de toi. |


Petite plaisanterie légère, histoire de lui faire comprendre que je ne lui en voulais de rien, qu’elle pouvait être sereine. Plus que ce qu’elle affichait en tout cas quand on évoquait le cas de son amie Isla dame de Chelsted, sujet qui semblait la préoccuper tant pour l’aspect politique de la situation, mais de ses implications personnelles. Je souris quand elle me dit que je pourrais l’avoir comme maîtresse, si c’était ce que je désirais. Je trouvais le sujet toujours aussi amusant, dans le sens où je ne croyais qu’à moitié faire ce genre de choses un jour. Et plus encore à l’évoquer devant mes enfants, même s’ils sont encore en bas âge et incapables de comprendre quoi que ce soit en dehors du jeu et de leur court horizon.


| Ce n’est pas mon genre, mon aimée. Et je suis sûr que ces petits louveteaux ne seraient pas ravis que je passe encore moins de temps avec eux ou avec toi. |


Rhaenys me confie ses peurs et ses doutes, je comprenais ce qu’elle disait mais je ne pensais pas qu’elle devait s’en inquiéter vraiment plus que cela.


| Profite d’elle et de ses retrouvailles. Profite de ce qu’elle est. Tu vas devoir apprendre à faire la paix et à accepter ton passé, celui que vous avez en commun, même s’il rappelle à la douleur. Si je n’avais pas jadis accepté qui j’étais et les événements qui m’avaient conduit jusque là… Je serais devenu fou. Quant à Gardener tu as raison. Depuis le début il nous prend comme ses ennemis, et considère l’Empire comme un gâteau dont il faut se tailler une part et en plus collecter les miettes des assiettes des voisins. Nous nous sommes peut être précipités, le concernant. L’avenir le dira vite, maintenant. |


Je me tourne à nouveau vers elle et prends un air rassurant.


| Il ne l’a pas violentée, ne t’inquiète pas, j’aurais été le premier à réagir. . Mais en effet. Lysara Tully, Yesaminda Forel, Leslyn Raybrandt, Isla Chelsted, cela fait beaucoup de jupons à courir. Dans tous les cas, ça en dit long sur son incapacité ou à suivre une stratégie claire pour la politique de son royaume, ou à rester maître de lui-même. Dans tous les cas, ça le rend malléable. Les rois malléables finissent souvent en rois morts. Il va devoir grandir et évoluer, s’il veut reconquérir son trône. |


C’était un fait… Et j‘avais su lire entre d’autres lignes. Tout le monde avait ses vices et ses passions dans ce monde, chez certains plus expressifs que chez d’autres. Je comprenais ce que Rhaenys me disait sur Argella, et elle avait une certaine sagesse de savoir rester, elle, totalement maîtresse de ses désirs et de ses pulsions. Je hoche la tête ne me tournant vers elle.


| Tu as doublement bien fait, alors. On dirait que tu es amoureuse d’elle, aussi. Et je me demande si ton amie Isla ne l'est pas encore un peu de toi. |


la taquinais-je doucement en berçant Aeden qui se rendormait dans mes bras. Je savais, sur ce point, j'avais compris. Elle parla alors d’Orys, avant de conclure qu’elle m’aimait.



| Pour Orys, je pense que tu as raison. Mais j’ai mis un point d’honneur à ne pas les forcer. Ils ont tous deux assez souffert, et l’urgence est moins grande qu’entre nos deux royaumes il y a un an… Moi aussi, je t’aime. Même si tu as un cœur assez gros pour aimer beaucoup de personnes. | taquinerie, encore | Vous allez me manquer atrocement, au premier dégel.




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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyJeu 28 Fév - 23:22



Fort-Darrion, An 1, mois 6, semaine 3





Je ris comme bien souvent en la présence de Torrhen. Il y arrivait à chaque fois sans réelle difficulté, sans parfois même le vouloir. C’était l’une des choses que j’aimais chez lui et je savais que ce trait de caractère n’était visible que par les personnes les plus proches de lui. On le voyait bourrue et froid, mais ce n’était là que deux facettes de cet être complexe qu’il était… même si, si vous lui posiez la question, il ne se qualifierait pas ainsi. Nous avions beau avoir les yeux grands ouverts sur le monde, nous restions parfois aveugles sur ce qui nous concernait, nous définissait. Flatteur. lui répondis-je doucement même si je n’étais pas aussi sûre que lui sur ce point. Mon corps n’était plus aussi gracieux qu’avant. Je m’entrainais de nouveau pour regagner l’endurance et la force que je possédais… Mais mon corps restera quoi que je puisse faire marqué par mes deux enfants. Je ne le regrettais pas non. Ils étaient ce que j’avais de plus précieux au monde. Cependant, il n’en restait pas moins que je ne me sentais plus aussi bien qu’avant physiquement parlant. J’allais avoir besoin d’un certain temps d’adaptation c’était certain.

Une fois de plus, j’assurais à mon époux que s’il le désirait, je ne verrais aucun inconvénient à ce qu’il se laisse charmer par Isla. Nous nous étions mis jadis d’accord sur ce point et la naissance de nos enfants ne le remettaient nullement en cause. Il était libre de coucher avec qui il le déchire. Surtout maintenant que je ne pouvais plus le satisfaire sur ce point. Cela pourrait le devenir, sans que cela ne me gêne. Tu es un homme et tu as des besoins. je n’ajoutais rien de plus car il savait déjà tout sur ce point. Je n’étais pas jalouse. Je n’étais pas possessive parce que j’estimais que personne ne pouvait appartenir à personne. Tant que Torrhen était présent pour nous, il pouvait très bien passer ses nuits dans la couche d’une ou plusieurs autres. Si c’était ce qu’il désirait et ce que voulait Isla, je ne voyais pas de problème à ce qu’il profite de ces charmes que je savais très attractifs et appréciables. Je ne savais peut-être plus comment me positionner face à elle, cela n’empêchait pas que j’étais certaine qu’ils pourraient tous deux y trouver leur compte. Sur ce sujet en tout cas. Pour le reste, et bien, j’étais incertaine. Je ne suis pas en guerre avec mon passé… Mais je n’étais pas non plus en paix avec lui, Torrhen avait raison sur ce point. Je ne suis plus la même. J’ai changé. La mort, la guerre, la douleur m’a changé. Vois ce qui s’est passé avec Daena. J’ai peur de refaire les mêmes erreurs et d’être de nouveau trahie, blessée, et en proie aux doutes. Cela allait mieux avec ma cousine mais les choses ne seraient jamais plus comme avant. Une ombre planait au-dessus de notre relation. J’essayerai de lui parler… Et si cela ne suffit pas alors je prendrai les mesures nécessaires Et ce qui était certain c’est que je ne laisserai plus passer le moindre affront. Envers l’Empire, ses membres, ou ma personne.

Retournant sur un sujet plus léger, je lui parlais d’Argella. Je ris doucement une fois de plus à son allusion. Je ne me moquais pas, mais je trouvais cela amusant malgré tout. Non, je ne suis pas amoureuse d’elle. Mais il est vrai que je l’aime d’une certaine manière. Elle est, à l’image de Yesaminda, à mes yeux, un membre à part entière de ma famille. C’est vraiment une femme exceptionnelle et je regrette de ne pas l’avoir connu plus tôt. Mon cœur parlait et ma bouche dictait ce qu’il me soufflait. Je ne pouvais pas être plus sincère que cela. Argella était une force dans ma vie, mais aussi une faiblesse quelque part. Parce qu’en l’atteignant elle, on m’atteignait moi. Tu penses ? Crois moi sur parole. Je suis toujours celle qui le connait le mieux, parfois même plus que lui-même. Je relevais la tête alors qu’Athynea lâchait mon sein. C’est sans doute égoïste de ma part… Mais je préfèrerai que tu ne t’en ailles pas. Ta place est d’abord ici, auprès des tiens. lui dis-je avant de lui faire signe de venir prendre dans ses bras notre fille et de me confier notre fils qui s’impatientait de plus en plus. Porte là contre toi, en maintenant sa tête niveau de son épaule. Il faut lui taper légèrement dans le dos lui soufflais-je en prenant dans mes bras Aeden et en lui donnant Athynea. Je n’arriverai pas à rassasier totalement mon ainé, mais au moins assez pour le faire patienter. Je l’installais à l’inverse de sa sœur, lui présentant mon autre sein sur lequel sa bouche se posa aussitôt. Sa main se posa dessus, et je savourais la chaleur qui s’en dégageait. Je gardais mon regard rivé vers lui et ne dis plus rien un bon moment, profitant simplement de cet instant qui n’était qu’à nous. J’aimais mon fils d’un amour infini, comme jamais encore je n’avais aimé, comme je n’aurai pu me douter d’aimer. Doucement, je fredonnais l’air que j’avais composé pour lui, et que, plus tard, je prendrai le plus de lui apprendre. Une fois, puis deux fois. Je voulais qu’il entende ma voix, qu’il la reconnaisse. J’en avais conscience, je passais et m’occupais bien plus d’Athynea que de lui et je m’en sentais coupable. Mais elle avait tellement plus besoin de moi. J’avais si peur, si peur de la perdre. J’en faisais parfois des mauvais rêves, dans lesquels je la cherchais en vain, dans lesquels mon fils finissait par le tourner le dos, parce que je l’avais délaissé. C’était une peur irrationnelle, dont je parlais souvent avec Yesaminda. Elle m’aidait, chaque jour un peu plus à aller mieux, à ne plus me sentir aussi mal. Un pas après l’autre. Me penchant vers mon bébé, je lui murmurais en Valyrien combien je l’aimais, et tout ce qu’il représentait à mes mots. Je voulais qu’il les entende. Je voulais qu’il ne les oublie jamais. Je voulais qu’il se sente aimer, autant que sa sœur. Je veux que tu passes plus de temps avec eux. Je te soulagerai de tes fonctions si cela est nécessaire. Je veux que tu profites d’eux… Et que, lorsqu’il sera venu pour toi de partir, tu te rappelles de chaque instant passé avec eux, de ce qui t’attends ici à Fort Darion… Et qu’il est tout simplement inimaginable pour eux comme pour toi que tu ne rentres pas auprès d’eux.













Fire, Blood & Winter

Jusqu’à ce que le soleil se lève à l’Ouest et se couche à l’Est, jusqu’à ce que les rivières soient asséchées et que les montagnes frémissent au vent tels des feuilles...

RHAENYS :
 

Rhaenys Braenaryon

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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptySam 2 Mar - 12:44

Rhaenys et moi parlions beaucoup, ces derniers temps. Je la découvrais plus proche que jamais ; nous n’avions pas eu tant besoin de nous séduire mutuellement, ou de faire des efforts particuliers. Malgré notre forte différence d’âge, nos intérêts divergents, nos caractères et nos ambitions nous rapprochaient l’un de l’autre, bien au-delà d’un simple intérêt sexuel ou de reproduction de notre lignage. En très peu de temps, Rhaenys était devenue mon plus fort soutien et la personne qui me connaissait et me comprenait le mieux. Sans doute étais-je différent avec elle qu’avec les autres, du fait de toute cette vérité qu’elle savait sur moi, et que je savais aussi sur elle. En revanche son intérêt pour moi restait parfois un mystère, même si je me disais que les femmes plus matures pour leur âge appréciaient souvent les hommes plus âgés. Je n’en savais trop rien. Qu’importe de toute manière, le fait était que la jeune beauté était mienne, et que nous partagions bien plus que d’éphémères instants. Je souris un rien quand elle me dit que je la flatte.


| Nul besoin de cela, quand on est en présence de la plus belle femme du monde. Et je le sais pour te connaître sous bien des coutures. |


J’étais sincère. J’avais rencontré d’autres femmes magnifiques au cours de mon existence. Les Sharra Arryn, les Jordane Lannister, les Sigyn Stark… Etaient de pures beautés, grâcieuses, aux traits fins… Mais elles n’avaient pas ce petit quelque chose en plus qu’avait Rhaenys, cette fougue et ce regard passionné et pétillant, plein de vie, qui me rappelait à une jeunesse dépassée depuis bien longtemps. Je soupirais quand elle me répétait une fois encore quand elle disait que j’étais un homme avec des besoins.


| Me pousseriez-vous dans d’autres couches pour ne plus avoir à remplir vos devoirs envers moi, gente dame ? Vous m’affligeriez, et me conduirez à me croire vilainement repoussant pour de bon. |


Je la taquinais, bien sûr, mais ne désirait qu’elle. Je ne disais pas ne pas trouver d’autres femmes avenantes, et très belles aussi, mais je n’avais plus été homme à courir les jupons depuis bien longtemps, et mon épouse me suffisait dans le sens où elle était belle, me connaissait, et ne me jugeait en rien. Mieux, elle m’aimait, et j’avais conçu depuis longtemps le besoin d’être aimé. Je ne savais pas vraiment d’où il venait, du père brutal, des frères en concurrence ou de Sigyn, mais j’avais besoin de me sentir aimé au moins dans mon foyer. Je hochais la tête à ses mots concernant Isla, son passé, et Kevan Gardener.


| Passes du temps avec elle. Et avec Daena. Et avec tous les autres. Tu vas avoir besoin d’être entourée, et tu es femme d’amour et de fête. Organises-en. Des tournois même, si tu veux. Des concours et des banquets. Le pays est bien assez riche pour soutenir la dépense. Et tu ne brilles jamais autant qu’en faisant éclore arts et talents autour de toi. Fais-donc cela, et assume ne pas être que l’Impératrice de guerre qui remporta Paege avec moi. |


Je souris plus franchement à l’évocation de ce souvenir, cruel et douloureux puisque j’y perdais des hommes et des amis, et y prenais encore un coup sur la tête, mais je me rappelais d’autres choses...


| Le Vieux Loups que je suis t’y as trouvé formidable, et tu m’as salement fouetté les sangs avec ton armure de cuir, tes mailles et cet air farouche. Ton agilité au service du combat… Voilà qui m’a rajeuni, je l’avoue volontiers. |


Mon épouse me dit qu’elle n’est pas amoureuse d’Argella. J’étais un rien étonné, mais je ne comprenais pas grand-chose à ces sentiments diffus et affectifs qu’elle semblait ressentir avec bien plus de facilité que moi. Je comprenais ce qu’elle disait, dans tous les cas. La Durrandon était effectivement exceptionnelle. J’arrivais à son geste pour rejoindre notre fille, la prendre et suivre les directives de Rhaenys, bien que je savais m’y prendre.


| J’ai déjà eu trois enfants, tu sais. Je n’ai pas été tellement là pour eux mais je me souviens comment faire… |


Ce n’était pas une rebuffade en soi… Mais je savais quoi faire. Je laisse Rhaenys jouer avec le garçon tandis que je tiens ma fille contre moi et que je chantonne, dans un vieux patois nordien, une vieille ballade des Stark, un récit des gloires passées et à venir. Je me tourne vers ma femme, dont je caresse la joue alors qu’elle me dit qu’elle ne veut pas que je parte, et encore moins que je puisse ne pas penser revenir. Mince sourire aux lèvres, mais qui se veut rassurant, alors que ma petite s’en endormie contre mon torse, petite main repliée contre son visage.


| Je reviendrais car j’ai toutes les raisons du monde de le faire, ma Dame. Je t’en fais la promesse. J’ai grande compétence dans le fait d’esquiver la coups avec la tête, si dure qu’elle ne s’en est jamais trouvée décollée. |


Je la taquinais et lui soufflais, au creux de l’oreille.


| Je me cinglerais de trop de jalousie en te sachant ici quand moi je serais là bas, dans la boue des camps, et que tu aurais quelques minots pour te réchauffer les soirs de trop grande solitude. Peut-être devrais-tu me faire oublier par avance cette jalousie, la tuer dans l’oeuf ? Ou attendre demain le plaisir de dégager tout le monde de mon bureau pour t’y aimer. | je la taquinais et la défiais, mais avant tout pour la faire rire et lui faire reprendre un peu confiance en elle.




~~~
Soothsayer, can you save them?
Can you see the streets in blood?
The remnants of your name?
Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
And now, give this leave and come away with me

~~~


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyDim 10 Mar - 20:12



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Torrhen le sait, je n’attends pas de lui qu’il se restreigne, se contraigne concernant ses envies et ses besoins. Il était comme moi sur ce point là, il aimait les belles choses. Alors, s’il voulait y succomber, je n’y trouverai jamais rien à y redire. Je n’avais aucun problème avec cela. D’autant plus maintenant alors que je ne pouvais plus le combler, alors que mon corps n’était désormais plus le même. Mettre au monde des enfants, ce n’était pas anodin. Et si depuis la naissance de mes enfants, je reprenais les exercices physique à l’Aube et retrouvais peu à peu la forme qui était mienne avant, mon corps resterait malgré tout marqué. Torrhen avait été marié et il avait eu plusieurs enfants avec Sigyn. Il avait conscience de cela. Mais Sigyn m’avait toujours été décrite comme une femme magnifique et je ne correspondais pas vraiment à cette description. Je n’avais pas peur qu’il soit déçu, mais gêné d’aller désormais partager sa coucher avec d’autres plus jolies oui. Alors je lui rappelais qu’il le pouvait, et que son choix pouvait se poser sur qui il le désirait, quand il le désirait. Mais, je m’en doutais déjà, Torrhen n’était pas le plus intéressé du homme. J’ai bien peur de ne pas être d’accord avec toi mon amour. lui répondis-je doucement. Il y a des femmes bien plus belles que moi… Mais si je le reste à tes yeux, belle, alors me voilà rassurée. ajoutais-je tout aussi sincèrement en lui souriant tendrement. Nous avions toujours éprouvé de la passion l’un pour l’autre, et cela nous avait soudé très rapidement. Me voilà démasquée. Comment l’avez-vous deviné très cher ? Répondis-je en riant, sur le même ton que lui. Bientôt, oui, bientôt selon Yesaminda. Mais pour l’instant, elle préférait que je me montre prudente et j’avais confiance en elle alors je suivais ses conseils. Elle avait sauvé ma vie et celles de mes enfants. Plusieurs fois. Alors, elle pouvait me faire le poirier pendant une heure tous les jours pour aller mieux, je le ferais. Ma foi en elle était... Inébranlable. Parce qu’elle n’était pas seulement ma guérisseuse, elle était mon amie, et une sœur que je pensais pas retrouver, que je n’espérais pas même.

Je n’imaginais pas ma vie sans Yesaminda. Plus maintenant. Imaginer Isla de nouveau à mes côtés… C’était autre chose. Comme je venais de le dire à Torrhen, à l’image de Daena, j’avais l’impression que nous nous étions connus dans une autre vie, un vie qui n’était pas la mienne. Je ne savais pas si c’était une bonne idée de renouer… Comme je ne savais pas si c’était une bonne idée de ne pas le faire. J’étais… Perdue, et en discuter avec mon époux me faisait du bien. Je lui faisais confiance et j’appréciais les conseils, son avis sur la question. Ne serait-ce pas déplacé de dépenser alors que notre peuple… Je sais ! Tu es un génie… Et pour ce qui est de Daena et Isla je pense que nous allons devoir réapprendre à nous connaître. Mais cela peut être bénéfique, tu as raison. lui répondis-je, lui promis-je même. Je ne lui disais rien sur l’idée qu’il m’avait donné. Je devais y penser et le mettre à nu sur papier avant de commencer à en parler. Mais il serait le premier à qui j’en parlerai une fois que je serai sûre de moi, une fois que j’aurai un projet solide et construit.

Baâl et Visenya en ont tout le mérite. lui répondis-je avec une certaine nostalgie. Ce que je connaissais du combat, c’était à eux que je le devais. D’abord mon aînée pour m’avoir fait comprendre que se battre était une forme d’art. Et Baâl pour avoir fait le reste. Et pour continuer à le faire encore, chaque matin. Le premier jour où j’avais repris mon entraînement, il était absent. Uniquement cette fois là. Il l’avait sûrement appris de l’un de mes gardes et, alors même que l’aube se levait à peine, il m’attendait pour aller courir et ensuite me pousser chaque fois un peu plus dans mes retranchements. Il était dur. Il ne me ménageait pas. Et c’était ce dont j’avais besoin.

A l’image de Yesaminda, Argella était devenue très rapidement l’une de mes plus proches amies. Je l’adorais, comme je le disais franchement à mon époux. Elle était aussi brillante que magnifique, aussi forte que vulnérable, aussi belle que guerrière. En d’autres circonstances, j’aurai pu être jalouse d’elle, mais nous étions au-delà de cela. Elle était aussi attirante de l’extérieur que de l’intérieur. Je l’estimais énormément, et je savais que ce que je ressentais pour elle était réciproque.


Je lui confiais notre fille pour nourrir Aeden, lui indiquant au passage comment la tenir. Je relevais le regard vers lui quand il m’indiquait qu’il savait comment s’y prendre avec des enfants étant donné qu’il en avait déjà eu. Parfois, je l’oubliais. Jon et Jeyne étaient grands. Et Walton était trop loin de nous. Beaucoup trop loin de nous. Je hochais la tête et me consacrais à notre adorable fils. Je ne cachais pas à Torrhen que je voulais qu’il passe autant de temps que possible avec nous. Nous serions ses raisons principales de revenir. Le laisser partir était très compliqué pour moi. Je voulais l’accompagner. Mais je devais penser à nos enfants et rester ici, en sécurité avec eux, à veiller sur leur santé. Et moi de te savoir en train de te battre pour l’avenir de Westeros, enourés de tous ces jeunots et ces femmes se jetant à tes pieds pour te remercier de les libérer, de te battre pour elles… lui répondis-je d’abord avant d’ajouter aussi doucement que lui à son oreille, ne bougeant pas d’un pouce pour ne pas déranger Aeden. Ou alors devrais-je au contraire la laisser prendre de l’ampleur jusqu’à ce qu’elle soit tellement insoutenable que tu sois obligé de rentrer Je déposais un baiser sur sa joue, à porté et ajoutais. Je suis entièrement consacrée à tes enfants alors si tu dois être jaloux, ce sont d’eux.













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MessageSujet: Re: Feeling Good   Feeling Good EmptyDim 10 Mar - 21:53

Je rejetais en bloc les paroles de Rhaenys. J’étais un homme, certes, mais je n’avais que mépris pour ceux qui usaient de leur pouvoir ou de leur position pour obtenir quelque faveur. Il était clair pour moi que si on usait d’une emprise quelconque qu’on avait sur les gens pour la satisfaction de pulsions… C’était rabaissant. On ne valait pas mieux qu’un chien. Je n’avais pas une petite opinion de moi-même, sur ce sujet. Je n’avais jamais eu besoin de faire le chien pour obtenir quoi que ce soit dans l’existence.


Et puis de toute façon, je suis un loup.


Quoiqu’il en soit, c’était encore la guerre, et je n’avais pas du tout envie de me laisser déconcentrer. Rhaenys y arrivait très bien toute seule, à ce résultat, sans que je n’ai besoin de me compliquer la tâche en rajoutant d’autres beautés à l’équation. Relâcher l’attention, face à des ennemis aussi intelligents et déterminés que les miens, ça ne ferait que m’amener à ma propre mort, et à celle des gens que je pouvais aimer. Je souris aux paroles de mon épouse, toujours à se dévaloriser.



| Entendons nous sur notre désaccord, en ce cas. |


Chapitre clos. J’avais une envie abyssale d’elle. De son odeur, de sa chaleur, de son corps. Rien qu’à l’imaginer, je devais déjà contrôler d’autres réactions physiques que la seule pensée d’elle pouvait faire naître chez moi. Et plus j’y pensais, et plus ce désir m’enflammait de l’intérieur. Alors l’ancien Roi du Nord fait ce qu’il sait faire de mieux, et étouffe dans l’oeuf ces vélléités qui l’auraient autrement transformé en chien, comme déjà évoqué plus haut. Ne rien avoir fait depuis longtemps, avoir été séparé de Rhaenys pendant tous ces mois… Je pouvais attendre. Et fondamentalement, ça n’avait pas beaucoup d’importance. Ce n’était qu’un désir, une pulsion physique. Absurde et éphémère, j’étais au dessus de ça. Rhaenys me donnait son autorisation, peut ^tre qu’un jour je m’en saisirais, peut être pas, mais il n’y aura jamais rien d’inéquitable entre nous, et je n’aimais qu’elle de toute manière. Ce qui, pour moi, signifiait l’essentiel.


Je hausse les sourcils quand Rhaenys dit qu’elle a une idée… Mais sans m’en dire plus. Je soupire. Je la connais assez pour savoir qu’elle ne m’en parlerait pas plus, alors que je ne l’interrogeais pas. Je la laissais parler d’Isla et de Daena. Et je caressais sa joue avec mon pouce.



| Oui, ça vous ferait sans doute du bien à vous toutes. Elles sont ton passé, mais elles sont aussi ton avenir. Ces dames t’accompagneront dans cette vie à Fort-Darion. Isla m’a déjà affirmé être prête à tout pour toi et pour l’Empire. |


Autant être honnête, même si Rhaenys devait déjà en avoir conscience. J’acquiesce quand elle parle de sa sœur décédée et de son maître d’armes. Ils avaient fait du bon travail. Rhaenys n’était pas la meilleure guerrière du monde, mais elle se débrouillait très bien. Elle jouissait d’une épée d’acier valyrien, d’équipements efficaces, et d’une relation fusionnelle avec sa dragonne. Je commence à piquer du nez, doucement mais sûrement, maintenant que j’étouffais les flammes de mon désir pour ma femme. Le fait que les petits commencent à s’endormir à moitié ne m’aidait pas à tenir debout. Je prends Athynéa, repue, dont la petite tête dodeline déjà. Je la tiens contre moi, tandis qu’elle s’occupe maintenant de notre fils. Je me rallonge, ma fille sur mon ventre, contre moi. Endormie, aussi sec. Et moi qui ferme les yeux, et souris aux paroles de mon épouse.


| Ce n’est pas parce que j’ai accepté d’essayer d’évoluer avec toi que je vais changer du tout au tout ; les jeunots ne seront pas pour moi. Pour les femmes, je ne peux rien promettre. |


Je souris plus avant, ce qui me donne l’air bête et stupide du vieux soudard défiguré, avec mes cicatrices. Mais je suis ravi de ma bêtise, pour le coup.


| Je ne suis jamais jaloux d’eux. Ils ont la chance de t’avoir. J’ai la chance de t’avoir, toi. |


Je prends sa main, et en caresse le dos du revers du pouce. Il ne faut pas longtemps pour que je m’endorme tout habillé, ma fille contre moi.




~~~
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Can you see the streets in blood?
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Soothsayer, can you save them?
Soothsayer, let these words set you free
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~~~


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