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How can I love when I'm afraid to fall | Feat Bowen Glover [Flashback]
MessageSujet: How can I love when I'm afraid to fall | Feat Bowen Glover [Flashback]    Dim 13 Jan - 20:12

Le froid commençait à se faire ressentir sans pour autant qu'aucun flocon n'ait encore osé paraître dans le ciel. Le temps était clair, la voûte d'un bleu azur aurait pu faire croire que cette annonce de l'hiver imminent n'était qu'une fable, mais la chute des températures avait brisé toutes les illusions. Je n'avais pas beaucoup connu les rudes périodes de froid et elles me terrifiaient tant elles emportaient d'immenses conséquences malheureuses avec elles. La neige paralysait bien souvent les déplacements, elle facilitait la famine et révélait le pire des hommes car le meurtre, le vol et autres infractions augmentaient en fréquence lors des nuits glaciales et sombres. La vigilance devra donc être de mise, mais je ne voulais pas m'inquiéter de tout cela pour le moment, j'avais bien plus urgent à m'occuper et surtout à penser. Je prenais soin de passer beaucoup de temps avec Lyham, pour pouvoir le retrouver, profiter de lui tant que je le pouvais. Néanmoins il fallait également que je me préoccupe de mon retour à Vivesaigues, car je ne pouvais me permettre de rester encore longtemps loin de la capitale de nos nouvelles terres. J'avais pleinement confiance en mon fils et en ma belle-mère pour gérer le domaine en mon absence, mais je n'aimais pas vraiment rester aussi longtemps éloigner d'une partie de ma progéniture et aussi des affaires que j'aurais pu gérer dans d'autres circonstances.

Pourtant c'était une toute autre affaire qui me tenait éloigner du confort de mes appartements cette après-midi là. Chaudement parée pour me mouvoir en extérieur je partais en quête d'un de mes parents, fermement résolue à l'entretenir d'une autre partie de ma progéniture. En effet cela faisait maintenant un temps interminable qu'Eléanor était partie. Je n'avais pu lui faire mes adieux comme je l'aurais désiré car le poison ne m'en avait pas vraiment donné l'occasion. Je n'avais pas non plus pu me réjouir totalement de l'annonce de sa grossesse. Je m'inquiétais plus que de raison pour elle, pour sa nature trop tendre, trop naïve pour les glaciales contrées qui la verrait devenir reine. J'avais déjà pu entretenir son nouvel époux de quelques unes de mes contrariétés et ma rencontre avec lui s'était montré satisfaisante même si elle n'effaçait rien de mes angoisses. Il me fallait plus d'assurance d'alliés autour de ma fille que mon seul gendre. En cela j'étais résolue à en trouver, même si j'avançais presque déjà en terrain conquis tant je connaissais la loyauté de celui qui serait bientôt mon interlocuteur à son pays, à son souverain et donc à sa future famille royale.

Comme je m'en doutais je trouvais Bowen Glover dans les écuries. A cette heure de l'après-midi il devait certainement revenir d'un entraînement équestre ou alors d'une petite balade rafraîchissante. Je ne m'occupais que peu de ses habitudes et en un sens je regrettais de ne pas avoir pu passer plus de temps en sa compagnie maintenant que j'avais appris que le départ des armées du Nord était imminent. Avec l'annonce de l'hiver et l'inertie que cette saison installerait il était plutôt logique que les résidents de ses contrées éloignées et hostiles s'en retournent au plus vite en leurs foyers pour ne pas manquer l'occasion de retrouver leurs familles avant de nouveaux affrontements. Le Nord était mobilisé depuis bien longtemps et je n'avais aucun doute sur l'ardent désir de chaque soldat de retrouver enfin sa patrie. Je ne pouvais que trop comprendre ce sentiment, moi qui avait passé de longs mois à me languir de mon combattant d'époux. Néanmoins je déplorais ce départ rapidement qui ne me permettrait pas de faire perdurer de façon physique mes liens avec ma parentèle éloignée. Ne souhaitant pas surprendre Bowen je réajustais ma cape d'un bleu marin profond complété d'hermine aux épaules avant de l'aborder gentiment.

« Je vous souhaite la bonne journée Lord Glover, j'espère que je ne viens pas vous troubler, si jamais c'est le cas n'hésitez pas à m'en faire part et je ne manquerais pas de reporter ma visite. »

Je lui adressais un petit sourire cordial révélateur de l'affection que j'entretenais à son égard. Nous n'avions pas réellement pu tisser une relation nourrie au fil de longues années mais j'appréciais déjà beaucoup les nombreuses qualités de cet homme volontaire. Que nos familles aient pu être ennemies pendant des années auparavant n'avait plus vraiment d'importance aujourd'hui et j'avais été heureuse de le découvrir parmi la délégation du Nord et les proches de mon gendre. Je comptais sur lui, sur son appui et son soutien, tant auprès du nouveau roi que de la position réconfortante qu'il pourrait avoir auprès de ma fille. Il était mon cousin et même si cela ne l'obligeait pas à adopter la moindre attitude prédéfinie, mais j'avais le secret espoir connaissant son honorabilité qu'il ne serait pas hostile à ma requête.

« J'ai appris que vous allez très prochainement quitter ces terres pour repartir en vos contrées. J'aurais souhaité m'entretenir avec vous un moment, peut être au cours d'une balade à cheval ou alors si vous souhaitez vous réchauffer nous pouvons rentrer au château et voir si une des salles est libre. »
Alysanne Tully

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MessageSujet: Re: How can I love when I'm afraid to fall | Feat Bowen Glover [Flashback]    Mer 6 Mar - 23:59

Le départ des troupes nordiennes était imminent. Maintenant que le Conseil impérial avait eu lieu et que les dernières affaires en souffrance avaient été discutées, il était temps que les hommes du Nord regagnent leurs foyers, que certains n’avaient plus vu depuis pratiquement un an et demi, étant restés mobilisés pour certains entre la campagne contre les sauvageons et celle du Conflans. Et si quelques soldats portaient les armes de manière professionnelle, il était de bon ton de se souvenir que l’immense majorité de ces bras étaient plus à l’aise avec une faux dans les champs, un bâton de berger auprès de leurs troupeaux ou encore avec une hache dans les bois. Certes, les vicissitudes de l’existence au sein de leur royaume désolé obligeaient tous les mâles à savoir se servir d’une arme, et la plupart bénéficiait au cours de leur existence d’un minimum d’entraînement. Contrairement aux sudiers, chaque noble situé au-delà du Neck avait à cœur de veiller à la bonne défense de ses terres, et le peuple rechignait moins à s’armer. En même temps, hormis quelques bandits déguenillés, les bons paysans du Conflans et de la Néra n’avaient guère à s’inquiéter pour la tranquillité de leurs foyers. Pour eux, une guerre était une dévastation, un événement dont on parlait encore, au coin du feu, une fois chenu. Pour les nordiens, c’était une continuité de leur existence : aux hardes de sauvageons succédaient les fer-nés, les skaggosis … Quand ce n’étaient, pas tout simplement, les bêtes qui sortaient des forêts sombres ou des marécages, tenaillées par la faim et le froid. Néanmoins, malgré leur endurcissement, les hommes restaient des hommes, attachés à leurs terres et leurs foyers, à leurs échoppes et leurs champs, et pour beaucoup, à une femme restée derrière eux, à des enfants qu’ils n’avaient pas vu grandir. Combien, comme Bowen, avaient reçu la nouvelle d’un heureux événement s’étant déroulé alors qu’ils guerroyaient encore, à des lieues de leur propre lieu de naissance ? Combien, sans doute encore plus nombreux, avaient appris la fin d’un père ou d’un oncle, d’un grand-père, trop vieux pour tenir l’épée ou la lance et éprouvé par une vie si dure ? Oui, il était temps de rentrer, et le jeune seigneur piaffait presque autant que certains de ses subordonnés, si ce n’est davantage encore.

Pour autant, si le Lord de Motte-la-forêt trépignait chaque jour un peu plus et mettait une ardeur encore plus âpre aux préparatifs de retour, le Sénéchal du Nord n’en oubliait pas ses devoirs et veillait régulièrement à la bonne tenue de ses troupes. A vrai dire, maintenant que tout était acté, il s’agissait surtout de conserver les hommes occupés plutôt que de les maintenir affûtés. La joie, normale et juste, ne devait pas céder la place à des débordements malavisés, et il était de notoriété publique qu’un soldat harrassé et fourbu avait moins d’allant pour faire la tournée des filles de mauvaise vie, et beaucoup plus d’entrain à lécher ses plaies et bosses sur sa paillasse. Qui plus est, le rappel de la discipline aurait le mérite d’éviter également que certains ne s’imaginent que la promesse future de débander l’armée s’appliquait immédiatement. Quand bien même ils repartaient au pays, tous les nordiens sous le drapeau du Loup restaient, jusqu’à la rupture de ban officielle, assujettis au strict code militaire du royaume, et Bowen entendait le faire respecter. C’est ainsi qu’il se trouvait encore à observer l’entraînement de quelques cadets vigoureux opposés à des aînés qui avaient fait leurs preuves. Avec un peu de nostalgie, tandis qu’un garçon d’à peu près l’âge de son frère tentait avec fureur de passer la redoutable défense d’un vieux barbon qui en avait vu d’autres, il repensa au temps où lui-même se trouvait à sa place, avide de faire ses preuves et dur au mal. Ah, il ne comptait plus les plaies et les bosses qu’il avait accumulé durant son temps au service de celui qui n’était pas encore Empereur ! Et curieusement, il se souvenait de ces paroles maintes et maintes fois prononcées par les plus âgées, qui lui disaient que viendrait un moment où il contemplerait ces années avec envie. Comme tous les jeunots, il ne les avait pas cru. Peuh, lui regretter toutes ces douleurs qui le cisaillaient ? C’était bien là des paroles de vieux encroûtés ! Pourtant, comme il l’apprenait de plus en plus, force était de constater que la sagesse de l’âge avait parlé. Bien sûr, il n’avait pas nécessairement envie de compter à nouveau ses bleus, surtout que son bras continuait de l’élancer depuis Eysines, mais … Il y avait aussi une part de son être qui regrettait ce temps innocent, le poids des responsabilités ayant déjà prélevé son dû sur ses jeunes épaules.

Alors que la jeunesse mordait la poussière, Bowen commenta quelques minutes la technique des uns et des autres, félicita chaudement un Garde-Loup pour sa prouesse à la masse et quitta finalement les terrains d’entraînement, rejoignant doucement les écuries au petit trot, plus tard qu’il ne l’aurait pensé. Peu importe, il se restaurerait à volonté le soir, puisqu’il avait le soir-même un dîner avec sa sœur, son beau-frère et Ser Goldwyne. S’il savait qu’Alysane avait un intérêt particulier à cette rencontre, puisqu’elle assurerait son remplacement au Collège Impérial et qu’il était donc intéressant qu’elle fréquente d’autres représentants, son époux avait été très curieux de cette possibilité de renouer avec les racines bieffoises de sa famille, même si le Glover n’avait évidemment pas présenté exactement ainsi les choses. Autant dire qu’il se réjouissait d’avance de sa soirée en perspective, et pouvait donc amplement supporter son estomac vide. Après tout, ce ne serait pas la première fois qu’il sauterait un repas à cause d’un entraînement tardif. Arrivé aux écuries, il démonta, discuta quelques instants avec le palefrenier, flatta l’encolure de sa monture pour le remercier et, alors qu’il tournait les talons et s’avançait vers la sortie, eut la surprise de se trouver face à la Reine des Rivières et des Collines qui, du reste, venait manifestement pour sa personne, s’il en croyait son apostrophe en tout cas.

« Votre Majesté. »

Le jeune homme s’inclina légèrement pour marquer sa déférence face au rang royal de son interlocutrice, puis la laissa poursuivre, trouvant la confirmation qu’elle désirait en effet lui parler. Sa curiosité piquée, Bowen rendit son sourire à la souveraine, avant de lui répondre :

« Je vous en prie, votre présence ne me trouble en aucune façon, je viens de terminer une revue de l’entraînement des troupes du Nord, et suis donc à votre entière disposition. »

Pivotant légèrement la tête pour indiquer la direction de sa monture, il ajouta :

« Je viens tout juste de rentrer mon cheval, mais le palefrenier n’a pas encore eu le temps de le bouchonner et je pense qu’il est suffisamment frais pour ne pas redire à un peu d’exercice. Le pauvre a dû rester statique quelques heures. Se dégourdir les pattes lui fera du bien. Et puis, pour un nordien, le froid, c’est une seconde nature. C’est presque sacrilège de se réchauffer alors qu’il n’y a pas plusieurs mètres de neige sous les remparts ! »

Son sourire s’élargit alors que sa voix se faisait nettement amusée, le Sénéchal n’étant pas au-dessus des plaisanteries sur les petites médisances à propos de son pays d’origine et de ses rugueux habitants. Il retrouva néanmoins son sérieux rapidement, comme il le faisait toujours, pour demander :

« Dois-je, le temps que vous prépariez votre propre monture, faire appeler une escorte ? Je puis aller quérir quelques-uns des hommes de ma maison, ils chevaucheront à une distance respectable pour ne pas que leur présence vous importune ou avoir vent de vos paroles, je vous en fais le serment.

Sinon, vous devrez vous contentez de ma modeste personne comme escorte. »


Après tout, si Alysanne Tully faisait partie de sa parentèle, il ne devait pas oublier qu’elle était reine, et avait été une cible pour les assassins à la solde des Hoare. Bien sûr, dans les environs de Fort-Darion, il était probable qu’ils soient en sécurité … Mais chacun se disait la même chose à Vivesaigues. Et avant cela, lui-même pensait sa sœur, l’homonyme de sa cousine, parfaitement sauve dans la capitale. Malgré les semaines passées, il ne parvenait pas à effacer complètement le sentiment de répulsion qui le prenait en imaginant sa chère aînée prisonnière entre ces quatre murs de pierre. Et puis, le Roi du Conflans avait peut-être passé des consignes précises vis-à-vis de la sécurité de son épouse, et Bowen tenait à ce que la Reine elle-même fixe les conditions de leur entrevue. C’était cela aussi, à ses yeux, le respect : proposer, sans imposer.

« Sachez en tout cas que je suis heureux que vous soyiez venue me trouver. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour discuter, en dehors des cérémonies officielles et … Cela me touche et me tient à cœur, d’entretenir les liens autrefois distendus de notre famille. »



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.




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