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La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptySam 29 Déc - 16:37

Le retour de la reine Sharra dans le Val s'était passé dans le calme le plus relatif. La reine régente était apparu ravie de retrouver ses terres. Bien qu'elle n'avait pas encore partagée sur les différentes recontres diplomatiques qu'elle avait pu avoir en dehors du royaume tant avec les représentants de l'Empire que de nos alliés Ouestriens. Il était néanmoins possible de faire quelques déductions politiciennes pertinentes. Du moins si la tragédie de la mort de la reine Nyméria n'avait pas profondément entachée les relations d'amitié entre les deux nations. Ma chère amie était rentrée exténuée de ce retour précipité et contraint par la situation politique critique. Je savais que cela passerait pour une marque de faiblesse à l'internationnal tant aux yeux des puissances centrales que des autres royaumes. Une ambassadrice de sang royal obligée d'écourter son périple et de faire demi tour pour causes de troubles intérieurs... L'image de la puissante nation commerciale Valoise ne pouvait que ressortir égratinée par de tels évènements. En tant que politicien et seigneur du royaume cela ne pouvait que m'attrister. 


Bien que je n'avais fait qu'exécuter strictement les ordres de la reine mère en assurant mes devoirs de protecteur du roi en son absence, je me sentais coupable de ce lamentable échec. Les vélléités guerrières des croisés, les pulsions séparatistes des maisons liées à l'empire, l'immobilisme mortifère et illusoire de l'armée sans oublier l'état critique du roi et l'image qu'il renvoyait à ses nobles comme son peuple. Le royaume se trouvait englué dans un véritable marasme. Pour autant, tout n'était pas si sombre et de nombreuses opportunités se dessinaient à l'horizon. Les temps de changement étaient tout autant destructeurs que porteurs d'espoir. Et, si je m'en voulais de ne pas avoir suffisamment conseillé Sharra au cours des derniers mois laissant trop de place à lord Rougefort je me fis la promesse de ne pas faire la mème erreur avec son fils le roi. J'avais pour ma part déjà engagé nombre de mesures pour faire de Forchant un centre de rayonnement interne du Val et de la Montagne. 


Mais, ma vision pour le royaume allait dans le mème sens. Profiter de la situation de Dorne pour nouer des contacts commerciaux en insistant sur le fait qu'en dépit des appels à la croisade du grand septon la maison Arryn n'avait pas laissé ses fanatiques franchir les portes du Val pour aller s'en prendre à la principauté. En dépit du caractère pieux du royaume. La curée des prédateurs avides de sang dornien n'avait pas vu les faucons y prendre part. De là, des arrangements économiques avec le tyran d'Essos pourrait nous assurer des sources de revenu mirobolantes du fait de notre position géographique avec le détroit. Mereth avait amplement raison et était bien le plus à mème de parvenir à ce résultat. Développer des comptoirs commerciaux en Essos et à Dorne serait également une bonne chose. Le commerce représentait l'essence du Val mais nous nous contentions d'en tirer le minimum. Créer et soutenir une industrie de pointe dans un domaine d'excellence local serait également un point majeur pour que nos cimes dominent le continent encore sur des générations. Enfin, le point le plus délicat mais également le plus important était le militaire. Militariser le Val était une priorité parce que l'angélisme face à un continent à feu et à sang sur lequel deux tyrans avaient les yeux rivés n'était pas une obligation mais un devoir. 


Tôt ou tard, les montagnes saigneraient de nouveau. Or, il m'apparaissait comme innacceptable que le Val pleure une fois de plus bien trop de braves. L'armée du Val était l'une des meilleures du continent. Elle était compétente mais devait voir sa taille augmenter d'un quart et sa qualité intrinsèque améliorée. Le continent s'affaiblissait dans des guerres totales entre souverainistes et unionistes. Nul doute que le Tigre attendrait le moment le plus opportun pour frapper en force et raffler la mise. Sur le long terme le Val avait de quoi tirer son épingle du jeu à condition de ne pas se laisser entrainer dans un camp ou un autre. Bien sur toute cette vision économique, diplomatique et martiale n'était pas celle d'un baron mais d'un roi. Or, c'était bien là  que le bat blessait. Car, il était assez évident que la couronne ne se trouvait pas sur mon front. Cela ne me génait absolument pas et n'entrait aucunement dans mes projets. Il était infiniment plus rentable de laisser d'autres prendre tout le poids d'un royaume sur ses épaules. 


Ma loyauté à la maison Arryn était pure et complète en dépit de mon ambition démesurée à m'élever au dessus de mes pairs. Divers problèmes se dressaient néanmoins sur ma route. Succeptibilité des lions quant au remariage de leur gendre veuf, mon absence de position dans l'admnistration, le faucon lui mème loin d'avoir fait son deuil, mes rivaux politiques de mème que l'instabilité politique… Pourtant, une fois de plus tout n'était pas si sombre. La jeunesse de Ronnel le rendait plus influencable que Jehan ne l'aurait jamais été. Le roi se devait d'avoir un mentor car la crise frappant le royaume prouvait qu'il était loin d'ètre prèt. Si Jehan fut un ami et un modèle ainsi qu'un grand souverain dont je comptais bien venger la mort avant ma propre fin, la situation actuelle était un tremplin potentiel inespéré. Je devrais la jouer de manière subtile et avisée. Mais, j'adorais jouer au Cyvvose depuis toujours. Une grande partie allait commencer. Ronnel devait devenir le roi que son peuple et ses nobles attendaient de lui ou sa maison pourrait franchement en patir. Et, je comptais bien me tenir à sa droite lorsque cela arriverait. 

(...)

Ayant obtenu une entrevue avec le roi Ronnel, je me préparais pour cette dernière dans mes appartements de la Porte Sanglante. Un valet d'arme me passa une lourde cape de fourrure en peau de loup sur les épaules accroché à mon plastron de cuir par une broche en forme de cloche d'argent. Passant mon baudrier à ma ceinture, je pris le temps d'observer mon armure légère dans le miroir de plein pied. J'aurais certainement pu opter pour une tenue élégante et digne d'un courtisan mais la reine mère m'avait nommée gardien du trone et protecteur du roi avant son départ et cet ordre n'avait pas encore été levé. Je ne savais pas vraiment comment cette entrevue se déroulerait. J'avais cotoyé le roi durant les semaines d'absence de sa mère au cours desquelles j'avais veillé à sa sécurité personelle et transmis ses ordres souvent laconiques vis à vis du fonctionnement du royaume mais guère plus que cela. Respectant sa peine, nous n'avions que peu échangé. L'administration avait continuée de tourner seule grace à Mereth tandis que l'armée avait été maintenue dans le rang grace aux efforts du Froideseaux. 


Les semaines avaient passées et l'émoi du roi n'avait pas diminué. Muré dans le silence le plus glacial et paré d'un masque de desespoir, sa peine était aussi tranchante que la lame d'une épée. Cet état ne siait guère à un souverain mais je ne m'étais pas permis de tenter de le tirer de la noirceur de ses pensées. Et ce malgré le lien puissant m'unissant à sa mère et le respect profond que j'avais eu pour son père. La colère d'un adolescent pouvait ètre explosive alors celle d'un adolescent roi...Aujourd'hui était un nouveau jour et l'acceptation de ma demande semblait motif de réjouissance. Quittant mes appartements à la suite d'un garde royal, je rejoignis le roi Ronnel dans une vaste pièce attenante à la salle du trone. Arrivant devant mon souverain, je posais un genou à terre. 

_"Votre majesté. Vous souhaitiez me voir ?"
La main sur la garde de mon épée, je gardais le regard vissé sur le visage du jeune faucon.
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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyDim 13 Jan - 17:22



Ronnel Arryn

Ronnel Arryn est un jeune Roi qui, bien qu'éduqué à la dure par une mère exigeante, s'est révélé fragile dans son deuil récent d'une jeune épouse dont il était follement épris. Nyméria comptait énormément pour le jeune et idéaliste Ronnel, et son trépas l'a aigri et l'a profondément choqué. Même si le mestre n'a pointé personne du doigt, il en est convaincu, c'est un empoisonnement! Prisonnier de bien sombres pensées sur les responsables de l'horrible forfait, Ronnel délaisse le trône que sa mère a occupé si longtemps...

Sa mère était rentré il y a quelques temps de son voyage diplomatique dans l’Ouest. Ronnel savait qu’elle n’avait pas voulu le laisser seul, pas maintenant, pas dans ce contexte où il venait de perdre deux de ses êtres chers, surement les plus importants à ses yeux. Ils lui avaient été injustement retirés, partis trop tôt. Il s’était fait tellement de projets, son cœur s’était emballé tellement vite pour la jeune Lannister, il avait rêvé. Rêvé de pouvoir exprimer son plein amour pour elle, au quotidien et jusqu’à ce qu’ils aient des cheveux blancs. Rêvé de pouvoir régner ensemble sur le Val, ils auraient pu le faire ensemble et un jour passer le flambeau à leur aîné lorsque le moment serait venu. Mais tout cela n’était qu’un souvenir désormais, une pensée, quelque chose qui le hanterait très probablement jusqu’à la fin de ses jours.

Rongé par le chagrin au point de ne plus sortir de ses appartements, ne mangeant presque pas et ne voulant voir personne, avant de partir pour les terres d’origine de Nymeria, sa mère avait réussi à lui redonner un peu d’entrain. Mais surtout à lui faire comprendre qu’il avait des responsabilités, elle comprenait ce qu’il traversait, certainement plus que quiconque sur ce continent pour avoir été elle-même confronté à une situation à peu près similaire. Cependant, il avait des responsabilités, il était roi, comme son père avant lui. Il devait lui faire honneur, pour lui, en sa mémoire, mais également parce que c’est ce que Nymeria aurait voulu dans un sens. Il était toujours triste, portant son deuil comme il le pouvait, cela prendrait du temps, et pas qu’un peu. En l’absence de sa génitrice, il avait réussi à replonger son nez dans les affaires du royaume, du moins en partie. Là aussi cela demanderait encore du temps, encore meurtri par la perte de sa femme et de son enfant.

Cela ne quittait jamais son esprit. Difficile alors de se concentrer sur la politique et la gestion du royaume. Le chaos s’était emparé de ce continent et le Val n’en était pas excepté. La noblesse était agitée entre les loyalistes et les contestataires, chacun voulant donner sa vision de la situation et la façon à réagir à celle-ci. Lors de l’absence de sa mère, un noble en particulier s’était montré de bons conseils et avait été là pour le soutenir à sa manière en cette période troublée. Meribald Belmore. Cet homme avait été un proche ami de son père à en croire la reine mère, de plus d’être amie à celle-ci qui plus est. Ronnel était satisfait d’avoir pu compter sur sa présence en ces temps troublés par sa personne. Sa mère était de retour, il savait qu’il pourrait compter sur tout son soutien et son expérience pour l’aider à rétablir la situation au sein des frontières.

Il comptait bien se réinvestir, petit à petit, davantage dans le royaume qui était le sien. Mais il n’oubliait pas ce qu’il devait. Si bien que lorsqu’il reçut une demande d’entrevue de Lord Belmore, il l’accepta sans hésiter. Un membre de sa garde avait été cherché le concerné à ses appartements, alors que le roi attendait dans une pièce attenante à celle de la salle du trône qui avait été sécurisée par plusieurs membres de sa garde. On annonça l’individu et on l’introduit à l’intérieur. Ce dernier se présenta devant lui et ploya le genou, loyal il l’était, Ronnel le savait, il n’y avait aucun doute à avoir là-dessus. Le jeune faucon lui rendit un signe de tête respectueux et lui répondit.  «Relevez-vous, Lord Belmore, je vous prie. » Sa demande d’audience, il ne savait pas quel propos son sujet voulait aborder avec sa personne. Mais il savait ce qu’il lui devait, comment l’oublier ? Si bien qu’il ne perdit pas de temps et continua pour enchaîner avec ce qu’il avait à dire.

«En effet, Lord Belmore, je souhaitais aborder avec vous de quelques sujets concernant le royaume.  Vous avez été de tout temps un fidèle banneret de la maison Arryn. Que ce soit du temps de mon défunt père, le roi Jehan, mais également lorsque ma mère s’est assurée de garder le trône le temps que je sois prêt à assurer pleinement ce que l’on attend de moi. Et… » Le ton se fit plus triste en pensant à eux. «Plus récemment suite à la mort de mon épouse et de notre enfant qu’elle portait en son sein.» Il s’éclaircit la voix pour pouvoir continuer et retrouver ses esprits. «Je n’oublierai jamais le soutien que vous m’apportez en cette période troublée. Fort de votre expérience et de votre sagesse, j’aimerai faire de votre personne, un de mes plus proches conseillers. Si seulement vous l’acceptez bien entendu, et que vous me jurez d’ores et déjà que vous me parlerez sans détour, vos conseils seront alors toujours reçus avec le plus grand intérêt.  » Il marqua une courte pause pour pouvoir le laisser réfléchir, mais il avait également besoin d’une réponse assez rapidement. «Pensez-vous pouvoir assumer le poste que je vous propose, en plus de la gestion de votre domaine, Lord Belmore ?»


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyMer 23 Jan - 19:11

Mon salut formel et respectueux envers mon souverain n'était en rien un geste calculé. Si, l'arrogance d'ètre l'un des seigneurs les plus proches de la couronne m'étouffait je me serais certainement passé de génuflexion mais ce n'était point le cas. Au contraire, cela ne me dispensait en rien de faire preuve du respect du au jeune faucon du moins cela constituait mon état d'esprit. Si, je m'inclinais de la sorte devant Sharra surtout pour taquiner la reine mère bien conscient de son agacement quant à cette étroitesse de l'étiquette. En présence du roi du Val et de la Montagne je trouvais cela naturel de marquer ma loyauté indéfectible de la sorte. Fort heureusement, l'héritier de Jehan dont j'avais été le protecteur officiel au cours des dernières semaines ne me laissa guère au supplice plus longtemps. "Je vous remercie votre majesté. Ainsi que pour cette entrevue que vous m'accordez." Une fois de nouveau debout, j'étudiais durant quelques instants le visage du jeune Arryn afin d'évaluer si ce dernier attendait que j'exposai mes demandes ou du moins les raisons de ma présence ici ou si le roi du Val comptait s'exprimer le premier. 


Il s'avera que le roi souhaitait lancer la discussion aussi je me contentais de prendre une pose d'écoute devant Ronnel. Je pouvais lire dans ses yeux que bien qu'encore et ce à juste titre affecté par la perte de sa compagne comme de son enfant à naitre le jeune roi semblait avoir retrouvé un peu de ce feu qui l'animait avant le drame. Un peu de cette énergie qui avait mue son père toute son existence. C'était ce dont le royaume avait le plus besoin. Que son souverain prenne finalemement les commandes des rènes de son héritage. Cela me faisait d'autant plus chaud au coeur que j'avais pu constater de très près l'état préoccupant du fils de Sharra au cours de l'absence de cette dernière. Je m'étais efforcé de ne pas froisser mon souverain en dépit de l'envie de le pousser à sortir de sa torpeur qui m'avait parfois saisi. Il finirait bien par sortir de son deuil et de sa morosité disais-je alors aux autres membres du conseil. Le roi était jeune et la perte était immense. Durant l'espace d'un instant, je vis ma fille au bras du Arryn et un sourire intérieur effleura mes pensées. Sharra n'avait pas manqué de me transmettre l'avis des Lannister sur une question aussi délicate que le remariage d'un souverain s'étant lié à l'une des leurs. 


Je comprenais bien leur réserve qui était à n'en point douter également un moyen de maintenir le lien avec le Val. D'autre part, je n'avais que du respect et de l'amitié pour Loren comme pour Jordanne bien que nos intérèts s'opposait sur la question. Chaque chose en son temps Meribald me murmurerait Amarei et ce à raison. Quoi qu'il en soit, je me réjouissais de déceler en Ronnel le spectre de son père. Car, mème au plus fort des difficultés je n'avais cesser d'avoir foi dans le sang des Arryn. "Je n'ai toujours fait qu'accomplir mon devoir  envers la couronne votre majesté. Le roi Jehan fut un grand roi. Puissent les sept veiller sur son ame. Et votre mère a été l'une des meilleures régentes qu'a connu ce royaume. Mais vous ètes désormais le souverain du Val majesté et c'est donc vous que j'espère servir jusqu'à mon dernier souffle." Sentant la tristesse du jeune homme, je gardais le silence et lui laissais le temps de se remettre de son émotion. Comprenant d'ou venait son trouble soudain, je me contentais d'hocher la tète avant de murmurer. "La reine Nyméria était un astre pour le royaume. Un astre que les dieux ont rappellés trop tot. Sa dispaition pèse sur tous nos coeurs." Le roi du Val et de la Montagne prit de nouveau quelques instants pour se remettre de l'évocation de sa bien aimée et de son héritier avant de continuer. 


"Une fois de plus majesté, je souligne que je ne fais qu'accomplir mon devoir envers votre maison comme l'ont fait mon père et nos aieux avant lui. Je ne tire aucune gloire du respect de mon serment d'allégeance. Vos compliments me vont droit au coeur votre majesté. Je n'ai jamais manqué de me montrer sincère dans mes opinions tant avec votre mère que feu votre père." Le roi Ronnel me laissa quelques instants pour réflechir à la proposition et je fis mine de devoir peser le pour et le contre. Oh, certes j'adorais mon fief et le gérer personellement cependant Amarei était une administratice redoutable et se débrouillerait parfaitement sans moi. "Ce serait un immense honneur que de vous servir en tant que conseiller votre majesté. Il est vrai que mon fief et les miens me manqueront autant qu'ils me manquent en ce moment mais le devoir passe avant tout et mon épouse le sait pertinnement." Conseiller officiel du roi Ronnel serait une excellente chose mais manquant de lustre d'une fonction de régime. Le rang de chevalier de la Porte Sanglante pourrait tout à fait me suffire. Après tout, un conseiller pouvait avoir bien plus d'influence qu'un argentier ou un chancelier.
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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyMer 6 Fév - 21:56



Ronnel Arryn

Ronnel Arryn est un jeune Roi qui, bien qu'éduqué à la dure par une mère exigeante, s'est révélé fragile dans son deuil récent d'une jeune épouse dont il était follement épris. Nyméria comptait énormément pour le jeune et idéaliste Ronnel, et son trépas l'a aigri et l'a profondément choqué. Même si le mestre n'a pointé personne du doigt, il en est convaincu, c'est un empoisonnement! Prisonnier de bien sombres pensées sur les responsables de l'horrible forfait, Ronnel délaisse le trône que sa mère a occupé si longtemps...

Lord Belmore se montre courtois comme à son habitude. Malgré son jeune âge et le fait qu’il soit inexpérimenté, aucun seigneur du Val n’avait osé lui manquer jusqu’à présent de tout de façon. Peut-être parce qu’ils considéraient qu’il fallait lui laisser une chance en tant que régent, il devait encore prendre ses marques dans certains domaines, acquérir de l’expérience, se roder au pouvoir. Tout cela demanderait du temps. Et il savait que dans le contexte actuel, le temps était une ressource qui pouvait s’avérer bien plus précieuse que l’or. On attendait énormément de lui. Mais il n’était pas Jehan. Il n’était pas sa mère. D’ailleurs en parlant d’elle, peut-être était-ce elle qui faisait pression que certains seigneurs pour qu’ils évitent de trop lui rentrer dedans, du moins de se montrer conciliant sur le fait « qu’il débutait ». Après tout, elle connaissait les ficelles du pouvoir, connaissant les rouages du système, elle savait quoi faire pour faire plier les plus…Comment pourrait-on les qualifier…réfractaires.

Avec toutes ses années de régence, elle avait dû accumuler certains éléments compromettants sur des familles nobles, de quoi leur rappeler qui tenait les rennes, la maison Arryn et qu’elle ne se laisserait pas intimider. La maison de Meribald a toujours été loyale et obéissante à leur règne, Ronnel ne pensait pas que cela changerait de sitôt. Sinon il ne lui accorderait certainement pas sa confiance. Beaucoup de personnes avaient déjà accomplis leur devoir pour respecter l’allégeance prêtée aux siens. Lorsqu’on faisait cela, il ne fallait rien attendre en retour, car il est naturel de respecter son serment. Et de ne pas forcément attendre quelque chose en retour, si c’est le cas, on pourrait considérer que les individus en question n’étaient des ânes s’activant dès qu’on leur mettait une carotte sous le nez. Bien que la loyauté et certains faits méritent d’être récompensés de temps à autre, c’était naturel de reconnaître la valeur de certaines personnes. Le seigneur, qui lui faisait face, avait fais bien plus que réaliser son devoir.

En dehors des derniers membres de sa famille, il avait été l’un des seuls à être vraiment là dans ces moments difficiles et à le soutenir. Il ne l’oubliait pas. Il faisait honneur à son défunt père dans ses paroles, sans oublier sa mère qui avait dû gérer les affaires du royaume à la mort de son époux.  «Votre dévotion pour ma maison vous honore, Lord Belmore. Je sais pertinemment que je pourrai compter sur vous pour être à leur hauteur. Afin de le royaume du Val et de la Montagne prospère sous mon règne, même en ces temps plus qu’incertains.» Et cela ne risquait pas de s’arranger, plus le temps passait, plus la situation dégénérait. Le Val avait réussi à conserver une certaine neutralité dans le conflit majeur qui faisait trembler le continent. Mais serait-ce encore le temps bien longtemps ? Le royaume avait ses propres problèmes internes, notamment avec les clans des Montagnes, mais également entre les pro-croisés et les loyalistes. Ronnel espérait que ça ne dégénèrerait pas en conflit armé entre les maisons nobles de ce royaume, ce n’était pas encore arrivé à ce point, il lui restait une marge de manœuvre, mais il ne pouvait pas ignorer cette possibilité. Et il devait tout faire pour que ça ne se produise pas, il ne le permettrait pas.

Il avait raison, elle était un astre. Lui qui n’avait eu d’yeux que pour elle. Il n’avait jamais aimé comme il l’avait aimé elle. Elle qui était si différente de toutes les autres. Et elle portait en son sein le fruit de leur amour, de leur avenir commun. Il ne rebondit pas sur les propos du seigneur sur ce sujet, il savait que cela le rendrait trop triste de parler de ça, alors qu’ils risquaient d’aborder des sujets on ne peut plus important. Il gardait cela pour sa mère, c’était la seule personne à qui il arrivait à se livrer de cela, bien que cela fût difficile et extrêmement douloureux pour sa personne. «Vos valeurs sont reconnues, ainsi que tout ce que vous avez accompli pour le royaume, Lord Belmore. Je compte alors sur vous pour que vous faisiez preuve de cette même sincérité à mon égard. Ce que j’ai besoin, c’est d’un conseiller franc, me parlant sans détour, qui ne me cache rien.»

Il avait besoin quelqu’un d’expérience, qui l’aiderait à reprendre les rennes du pouvoir et se roder au fur et à mesure à cet exercice. Et son interlocuteur semblait parfaitement indiqué pour cela. Il acceptait sa proposition en tout cas, Ronnel émit un hochement de tête, ravi que la réponse soit positive. Après tout, le contraire l’eut étonné, un tel poste n’était pas offert à tout le monde et il y avait beaucoup à gagner en acceptant. « Vous me voyez satisfait d’apprendre que vous acceptez ma proposition, Lord Belmore. La famille reste importante…» Et il l’avait davantage compris dernièrement, mais bref passons. « Si bien, si vous devez vous rendre dans votre fief pour une quelconque affaire ou simplement pour profiter des vôtres, n’hésitez pas à me le signaler. J’y accéderai, en fonction de la situation du royaume bien entendu.»

Il aurait d’importantes responsabilités, il le savait déjà, mais Ronnel était prêt à accéder à ses demandes pour les services qu’il rendait, cela dépendrait par contre si des affaires importantes requéraient son conseil. Et cela commencerait, dès maintenant, il n’allait pas faire le tour du sujet pendant trente ans pour connaître son opinion. « Comme je vous l’ai affirmé tantôt, Lord Belmore, je compte sur votre entière sincérité et franchise. Si bien donnez-moi, sans détour, votre opinion sur la situation du royaume, je vous prie.»



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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyMer 27 Fév - 14:32

Les paroles du jeune faucon, sire des Eryées et roi du Val et de la Montagne bien qu'empreintes de courtoisie policée eu égard au protocole que le fils de Jehan assimilait depuis sa plus tendre enfance en sa qualité d'héritier du trone Arryn ne purent que faire extrèmement plaisir au serviteur de la couronne que j'étais. La loyauté vis à vis de leur suzerain coulait dans les veines des seigneurs de Forchant depuis des générations et des générations lorsqu'Artys Arryn était devenu le premier souverain incontesté du Val en vainquant l'alliance des premiers hommes. Mon pater s'était toujours félicité de ce respect de nos serments depuis du moins de son vivant. Vassale ma maison était et féal je me sentais pleinement. Cependant, la mienne reposait sur un ciment plus solide et profond que celle du premier lord venu. La reine régente était une amie d'enfance de mème que son frère le capitaine de la royale garde et si je ne fus point un proche du roi Jehan je me surprends à espérer qu'il m'appréciait autant que je l'admirais. Ainsi ma propre ambition n'entrerait jamais en collusion avec ma parole quant à la défense de la maison royale. Car mon honneur de vassal tout autant que d'ami me pousserait toujours à prendre le parti de mon suzerain. Cependant, si ses paroles eurent un effet de miel aux oreilles du courtisan consommé que je me trouvais ètre c'était parce que la sincérité de Ronnel paraissait évidente et que tout homme politique loyal eut apprécié un compliment de la part de son maitre. Inclinant légèrement du chef, je reprenais d'une voix mesurée dans un fugace élancement des lèvres.


"Sa majesté est bien trop généreuse à mon égard. Je n'estime qu'accomplir ce que tout seigneur du royaume devrait faire par respect pour son serment envers votre maison. Vos mots me vont droit au coeur sire. Le Val prospérera sous votre règne n'en doutez point." Il n'était que trop aisé de voir en ce jeune homme un roi indécis, plus préoccupé par le chagrin de la perte qu'un futur souverain d'exception. Les apparences semblaient vouloir confiner le jeune faucon aux affres de sa jeunesse cependant il n'en était rien à mes yeux. Car, il était le fils de Sharra et l'héritier de Jehan l'un des couples royaux le plus exceptionnel de l'histoire récente du royaume. Son père avait été un grand souverain et sa mère une excellente régente. Il avait bien appris j'en étais certain et si les crises semblaient des tremplins trop dangereux pour lancer des glorieuses lignées je savais qu'une fois le moment venu. Celui ou il se sentirait pleinement délivré du sceau du malheur, celui ou il se sentirait paré à embrasser le poids de la couronne, celui ou il déciderait finalement de se dresser pour guider son peuple. Il planerait bien au dessus de la masse tel le faucon de ses armoiries.


La situation actuelle était terriblement compliquée pour ne pas dire désastreuse au niveau politique et les relents de guerre civile flottaient jusqu'à la Porte Sanglante pourtant symbole par excellence de l'unité Valoise en ce qu'elle incarnait un rempart face aux menaces du continent. Oui, une telle anarchie ne serait jamais arrivée du vivant de Jehan cependant Jehan Arryn avait été un jeune homme comme son fils après lui. Et c'étaient les épreuves de ce genre aussi dures puissent-elles ètre qui forgeaient les grands souverains. Par ailleurs, jamais Sharra ne laisserait les différentes factions du royaume s'entre déchirer pour des intérèts extérieurs. Aussi à défaut de confiance pleine et insouciante en l'avenir, je placais la mienne dans la reine mère. Je m'en voulus un instant d'avoir évoqué feu l'épouse née Lannister de Ronnel car son visage se para d'une mélancolie ayant de quoi dévastée tous les coeurs. La tristesse de l'amour véritable celle du premier qui donnait l'impression de dernier. Oui, Nyméria aurait fait une grande et superbe reine. Et, je ne le pensais pas seulement en vertu de mon amitié pour son père et les terres de sa naissance. Non, la jeune lionne devenue faucon avait cette force de caractère mélée à cette empathie pour les gens qui lui aurait aisément offert l'adulation de tous peuple comme noblesse. La perte était immense tant pour le roi que pour les Lannister que pour le Val. Seulement, si en des circonstances plus paisibles nous eumes pu porter le deuil des mois durant les circonstances exigeaient tragiquement que le jeune époux passé de la félicité pure au désespoir le plus profond devienne le roi que tous attendaient.


Car, les troubles trouvaient en partie et ce vicieusement leur origine dans la faiblesse du pouvoir royal. On peut aimer un roi. Ce qui est une bonne chose. Mais, si on ne le craint guère alors c'est le début des ennuis. Tels barons se mettent à parler plus haut qu'ils ne le devraient, tel courant politique tente de prendre l'ascendant, tels ambitieux s'évertuent à grapiller des miettes autour du trone puis les miettes deviennent briques et les briques deviennent un tout. Oh, je faisais sans conteste partie de ces ambitieux à la différence primordiale que ma loyauté étant acquise à la couronne je la trouvais saine car il n'était après tout que justice que les bons serviteurs du Val soient récompensés comme ils le devaient. Mon visage se drapa d'une extrème gravité et d'une solennité jumelle face à la tristesse royale. "Vous m'en voyez plus qu'honoré votre majesté. J'ai eu la chance de conseiller dame votre mère par le passé et je ne lui ai jamais rien omis de ma pensée. Il me sied de découvrir que vous ètes le genre de roi capable d'encaisser certaines vérités désagréables à entendre. C'est une qualité rare chez bien des tètes couronnées. Mais, cela ne m'étonne guère du fils de Jehan Arryn. Il en sera fait selon votre bon plaisir sire. Je me montrerais franc et sincère." Un poste de conseiller officiel donc qui viendrait oblitérer celui de conseiller de fortune officieux de la reine mère. C'était un bon début pour une escalade vers un titre plus prestigieux comme celui de chancelier ou de chevalier de la Porte Sanglante.


Le jeune Arryn avait l'air aussi franc que ce qu'il réclamait de ses conseillers. De bons conseils, une aide à toute épreuve, la résolution de problèmes politiques ne pourraient que renforcer le mérite associé à une telle fonction. Le hochement de tète de la royale couronne acheva d'entériner le sujet de mon nouveau rang. "Nul féal n'eut osé refuser un tel honneur majesté. Servir le royaume est la plus grande des récompenses." Quelques instants défilèrent rapidement avant que le roi ne me prévienne qu'il me laisserait retourner à Forchant s'il le pouvait afin que je retrouve les miens. "Il est vrai que les miens vont me manquer majesté. Je n'hésiterais nullement à vous faire part de mon besoin de retrouver mes montagnes. Le royaume passe néanmoins avant toute chose et les Belmore le savent mieux que quiconque. Si, je puis néanmoins me permettre certains de mes enfants pourraient venir servir à la cour en tant que pupilles." Alors que je balayais la pièce d'un vaste regard circulaire à la recherche d'un moindre rafraichissement le roi Ronnel revint à la charge d'une manière bien perspicace ne me prouvant que trop bien que j'eus été dans le vrai précédemment. Comme si le faucon se rendait plus que trop compte de tout le temps perdu voilà qu'il fondait sur sa proie en l'occurence la question de la politique Valoise. Passant une main sur ma barbe, j'analysais rapidement les divers élements que j'avais sous le coude.


"Eh bien pour ètre parfaitement honnète sire, la situation du royaume est exécrable. La mort de votre épouse a déliée nos liens profonds et puissants avec le royaume de l'Ouest. Le voyage de votre mère a eu pour vocation de limiter la félure cependant rien ne vaut l'union du sang pour cimenter les amitiés de longs termes. Nous sommes encerclés par l'empire de tous les cotés maintenant que le Noir est tombée or cela ne saurait que mettre à mal notre indépendance car l'empire ne tolère guère les menaces potentielles à son encontre et a tendance à considérer les royaumes indépendants comme des ennemis potentiels. Voilà pour l'extérieur majesté. Et si j'ai débuté par le delà de nos montagnes c'est bien parce que la situation externe influe sur la politique intérieure du royaume. En effet, les différentes factions qui se déchirent entre elles sont toutes marquées du sceau de la géopolitique globale du continent. Les pro empire voudraient vous voir renoncer à votre couronne et à l'indépendance orgeuilleuse de votre peuple. Les pro croisés esperent que nous nous soumettions à la voix d'un potentat religieux dont les intérèts sont étroitement liés à ceux du Bief et de son nouveau roi. Les indépendantistes dont je fais partie n'aspirent quant à eux qu'à ce que le Val fort de sa puissance reste ce qu'il est un royaume neutre que les bains de sang de Westeros ne concerne pas.


Chacune de ces factions a commencée à semer les graines de la guerre civile à sa manière. Vous avez eu état il me semble des combats entre soldats autour de ces questions durant la mobilisation. Le Val est une poudrière qui menace d'exploser sans oublier les clans des montagnes qui reprendront certainement leur campagne de dépravation au printemps. A mon humble avis la première menace à gérer est celle des croisés. Ces derniers ayant clairement manqués de respect à votre couronne en affirmant sans broncher à dame votre mère qu'ils passeraient la Porte Sanglante au printemps pour aller affronter l'empire ce qui détruirait toute neutralité et nous plongerait dans une guerre face à une puissance pour l'heure supérieure en tout point. Neutraliser les chefs croisés serait un bon départ. Les pro empire devraient suivre sur la liste et à ce moment là l'indépendance redeviendrait le courant politique dominant au conseil."
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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyLun 4 Mar - 22:42



Ronnel Arryn

Ronnel Arryn est un jeune Roi qui, bien qu'éduqué à la dure par une mère exigeante, s'est révélé fragile dans son deuil récent d'une jeune épouse dont il était follement épris. Nyméria comptait énormément pour le jeune et idéaliste Ronnel, et son trépas l'a aigri et l'a profondément choqué. Même si le mestre n'a pointé personne du doigt, il en est convaincu, c'est un empoisonnement! Prisonnier de bien sombres pensées sur les responsables de l'horrible forfait, Ronnel délaisse le trône que sa mère a occupé si longtemps...

Ronnel avait perdu son père très jeune, si bien que Jehan n’eut pas le temps d’éduquer son fils aîné et héritier comme il l’aurait souhaité. Il avait été un excellent père et il ne doutait pas qu’il aurait pu lui apprendre énormément et devenir la personne que l’on attendait de lui sous son enseignement. Cependant, les cors de guerre avaient retentis dans le royaume de la Montagne et du Val et les Sept avaient décidé de lui enlever son géniteur, malgré que ce fût un homme de bien et de droit.  Avec l’appui du mestre, sa mère se chargea de son éducation. Même si elle régnait d’une main de maître et que le royaume prospérait sous sa gestion sans, ou presque, anicroche, elle comptait bien faire en sorte que son héritier ait toutes les facultés nécessaires et requises pour reprendre les rênes le moment venu.

Sharra s’était montrée particulièrement exigeante envers Ronnel, mais si elle l’avait été, c’était pour son bien, pour le préparer au mieux à la tâche difficile qui l’attendait. Cela ne l’empêchait pas d’avoir des gestes affectueux à son égard, c’était l’instinct maternel qui parlait dans ces moments-là, l’affection d’une mère envers son enfant, son fils et son premier né. Son frère et lui étaient très proches à l’époque, cependant, à la mort de Jehan,  sa mère a poussé son aîné de l’avant pour faire de lui le futur roi dont le Val avait besoin. Cela l’avait forcé à s’éloigner de Jonos, cependant, il aimera toujours son frère et fera tout pour préserver cette insouciance, cette innocence, qui lui a été arrachée par sa mère.  Smaug Corbray, son oncle, était également un précieux soutien pour le jeune roi, Ronnel savait qu’il pouvait compter sur lui,  pour veiller sur sa personne, mais également pour être là quand il en avait vraiment besoin.

Il sourit légèrement aux propos de Lord Belmore, il espérait réellement que ce dernier avait raison et qu’il réussirait à faire prospérer le Val. Cela ne tenait qu’à lui de faire de son mieux pour que ce soit le cas. L’évocation de sa défunte bien-aimée l’attrista profondément, il s’y était énormément attaché et elle marquerait son âme à jamais, c’était un fait, si bien qu’en l’état, ça lui paraissait inconcevable qu’il puisse partager sa vie avec une autre, il n’y pensait même pas. L’amour véritable, voilà ce qu’il avait connu.  Le fait que son interlocuteur ne rebondisse pas de nouveau sur le sujet l’aida à reprendre quelque peu ses esprits afin de se concentrer sur la présente situation.  En plus d’accepter le poste que Ronnel souhaitait lui confier, le Valois acceptait également ses conditions. C’est-à-dire de toujours se montrer franc et de lui parler sans détour.

Le jeune roi opina du chef avant de rétorquer.  « Je préfère tout simplement la vérité, même si cette dernière peut être dure à entendre, plutôt qu’un mensonge, Lord Belmore. Le mensonge brise la confiance, et à certains échelons du pouvoir, il peut être un outil aux mains de certains opportunistes empreint d’ambition pour pouvoir progresser, quitte à déstabiliser et à évincer ceux qui sont au dessus d’eux afin de prendre leur place.» C’était un fait, Ronnel savait très bien que dans certains nobles du Val étaient comme cela, mais il était certain que l’homme qui lui faisait face n’en faisait pas parti. Du moins n’espérait-il pas se tromper en pensant cela. «Je sais très bien que vous n’être point de ces hommes-là, Lord Belmore. Je vous remercie donc d’accepter ces termes, bien que la franchise et la sincérité semblent naturelles chez vous. »

Le Belmore avait raison, il était vrai qu’il était difficile de dire non à une telle proposition, après tout, c’était une opportunité unique pour pouvoir contribuer à servir au mieux le royaume . Par ce biais, cela entraînait également un rapprochement avec la maison royale et en se faisant, la maison du conseiller s’en retrouvait d’autant plus influente. Au contraire, en refusant, à moins d’avoir une excellente raison pour se faire, on aurait pu supposer que la personne concernée désirait mener son propre jeu, loin du pouvoir royal, cela pouvait entraîner la méfiance du Faucon.  Ronnel était rassuré de pouvoir compter désormais sur un conseiller de la stature de Meribald. En tout cas, ce dernier confirmait bien que sa famille risquerait de lui manquer, c’était naturel après tout, il n’hésiterait pas à lui demander de retrouver les siens si le manque se faisait sentir et qu’il devenait insoutenable. Il comprenait fort bien que le royaume devait passer en premier maintenant qu’il avait accepté le poste qui lui avait été proposé.

Ronnel entendit sa proposition, ce à quoi il répondit. «Je puis accéder à votre requête, Lord Belmore, je suppose que vous vous épanouirez davantage si quelques-uns de vos proches partagent votre quotidien. Cependant, je ne pourrai tolérer qu’ils rejoignent tous la Cour en l’état, imaginez donc un peu la réaction des autres maisons nobles y siégeant si j’accorde trop de faveurs à la vôtre, même si vous êtes devenus mon proche conseiller désormais. » Le jeune roi était persuadé que le seigneur serait en mesure de comprendre, après tout Dame Belmore n’aurait surement pas accepté que tous ses enfants se retrouvent loin d’elle pendant qu’elle gère le domaine familiale. Avant que la conversation sérieuse commence, le jeune homme se tourna vers un chevalier de sa garde pour l’interpella : «Ser Melcolm, faites mander un serviteur afin qu’il puisse nous apporter quelques rafraîchissements et de quoi nous restaurer, je vous prie.»

Il se concentra de nouveau sur le seigneur quand celui-ci commença à s’exprimer. Meribald exprimait clairement la situation et présentée comme cela, c’était bien plus inquiétant qu’il ne l’aurait pensé. Le jeune Faucon attendit qu’il eut terminé de parler, sa mine était assez sombre, il y avait de quoi refroidir un homme ce qui venait d’être exposé. Il déclara donc. «Je dois vous avouer que j’ignorai que le situation était aussi préoccupante, Lord Belmore. Avec la perte de mon épouse...Enfin... Je dois vous avouer que je me suis désintéressé des affaires du royaume, sous peine de quoi je suis responsable de la situation dans laquelle ce dernier se trouve aujourd’hui. Essayons de décortiquer point par point les éléments que vous avez soulevés et de trouver des éléments pour les résoudre, voulez-vous ? » Rebondissant sur le premier sujet abordé, celui qui le peinerait le plus parmi ceux exposés probablement, il commenta. «Comme vous l’avez si bien dis, Lord Belmore, je pense que le voyage de ma mère aura pu démontrer au Royaume des Terres de l’Ouest que nous voulions conserver des liens forts entre nos deux royaumes. Il est vrai qu’un mariage est idéal pour nouer une solide alliance, si bien qu’il pourrait être envisagé de demander à certaines puissantes maisons du Val de lier certains de leurs membres avec des maisons majeures vassales du Lion Lannister. Cela nécessiterait des négociations à ce sujet et un accord commun entre les deux royaumes, mais cela me paraîtrait envisageable et pourrait raffermir les relations entre l’Ouest et le Val depuis la mort de mon épouse… »

Il laisserait Meribald s’exprimer sur ce sujet, mais tenta de ne pas s’attarder dessus en état, le simple fait d’évoquer Nymeria le tourmentait terriblement. «L’Empire n’est en effet guère notre allié, vous avez raison, Lord Belmore. Cependant il a encore bien des ennemis, comme le Royaume du Bief,  le fraîchement renommé Royaume des Fleuves et de Crépuscule, les Croisés de la Foi, et également les forces du Tigre.  Malgré l’unité que semble représentée l’ensemble des royaumes fédérés, je ne suis pas certain que l'Empire puisse être capable de tenir tête à de si nombreux ennemis. Je ne les sous-estime pas. Ce que j’entends par là, c’est qu’en état, l’Empire ne semble pas être une menace pour nous, d’autres sujets de préoccupation doivent retenir son attention. Je ne compte cependant guère leur laisser mettre la main sur le Val. Le royaume que mes ancêtres ont défendus depuis des siècles, les Arryn, demeurera indépendant et neutre. Si une force extérieure essaie d’influencer ce choix par le biais des armes, alors ils découvriront l’étendue de notre puissance militaire sur un champ de bataille. »

C’était dis ! Le Val resterait indépendant, Ronnel ne comptait pas remettre en cause le choix de sa mère, de son père et de tous les Arryn avant lui, il n’en était pas question. Les Clans des montagnes…Une grosse épine dans le pied du royaume depuis trop longtemps, ils devaient également régler ce problème. «En ce qui concerne les clans des Montagnes, je dois avouer que je ne sais guère quelle stratégie adoptée contre eux. Toutes les tactiques conventionnelles de notre armée semblent assez inefficaces contre eux, le dernier revers subis parle de lui-même. Je ne vois que deux moyens pour tenter de résoudre la situation. Soit de mobiliser une armée assez conséquente afin de débusquer l’ennemi, tout en créant des campements fortifiés au fur et à mesure de notre avancement afin de pouvoir sécuriser le terrain et pour nous implanter sur « leur territoire », ne leur laissant le choix de reculer jusqu'à l'affrontement. Cela demandera du temps et en l’état, l’hiver ne se prête pas à un tel déploiement de forces. Soit nous pourrions envisager une option plus diplomatique peut-être...  Le fait d’essayer de leur accorder une terre fixe ne leur suffiraient-ils pas pour qu’ils cessent leurs abominations ? Ou sont-ils,  selon vous ,trop attachés à leurs traditions barbares  pour cela ? »

Les pro-croisés et les pro-empire, la noblesse souhaitait que la maison royaume prenne position à ce sujet, cependant comme le proposait Lord Belmore, parfois la meilleure solution était de trancher dans le vif pour calmer les esprits, quand la voie diplomatique n’était plus envisageable. «En effet, je pense que ce type de mesure s’imposer cela permettra également de raffermir l’autorité de la maison royale et de démontrer encore une fois que nous souhaitons maintenir le Val indépendant et neutre par rapport aux conflits qui pullulent à l’extérieur de nos frontières. Neutraliser tous les pro-croisés et tous les pro-empire creuseraient d’importants sillages dans les effectifs de la noblesse valoise, si bien ne serait-il pas préférable de faire seulement quelques exemples ? Il suffit parfois de cela pour calmer les esprits et rappeler tout le monde dans le rang.  »





“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 7 Mar - 22:27

Mon jeune mais néanmoins prometteur souverain opina du chef avant de souligner l'importance qu'il semblait accorder à la vérité au sein de son administration du royaume. Le faucon se révélait par là mème un brin idéaliste et innocent car le monde politique se parait bien souvent d'habile verbage. Oh, le mensonge n'était pas nécessairement le premier expédient mais l'arène du pouvoir était ainsi faite que les demi-vérités ou les manipulations étaient monnaie courante. Le roi s'en rendrait un jour ou l'autre bien tristement compte et mieux valait plus tot que tard. Cela n'était pas liée à la nature des hommes mème car de bons hommes se retrouvaient à faire des choses douteuses en politique. Non, à mes yeux c'était l'essence mème de l'exercice qui pouvait les pousser à faire preuve de déloyauté au regard de l'idéal chevaleresque du royaume. Je me demandais un instant si le fils de Jehan me cataloguait dans la catégorie des ambitieux et fieffés menteurs qu'ils décriaient. Pour, ma part ce n'était pas le cas renard de la politique mon alignement se trouvait sur celui de la reine mère ma tendre amie. Défenseur et premier tribun de la neutralité et de l'indépendance au sein du conseil, ma loyauté à la maison royale se doublait d'une affection pour sa famille. 


L'ambition dans mes veines n'était pas purement vénale. Je la considérais comme la simple manifestation de mon amour de ma propre maison. D'autant que mieux valait un homme ambitieux complètement dévoué et compétent que d'honnètes incapables capables de prendre le parti de puissances étrangères plutot que d'embrasser le point de vue de leur suzerain. Sans compter que je n'avais pas fait fi de mes plans de mariage de ma fille ainée avec le roi. Seulement, ce dernier avait été abordé avec la régente du Val et de la Montagne. J'eus pu évoqué ma proposition et ses vertus au souverain durant l'absence de cette dernière mais respectant son deuil et au vu de son état m'en étais abstenu. Non, à dire vrai en dépit de mon gout de l'intrigue et de ma réputation sulfureuse il fallait convenir que le respect de mon serment envers les Arryn était total et pur. Et puis quel mal pouvait-il y avoir à se voir récompenser pour des services de qualité à la couronne ? Si l'on ne procédait point ainsi comment les hommes se dépasseraient-ils pour accomplir des prouesses ? Par amour de leur contrée et fidélité à leurs rois ? Seul comptait le Val à mes yeux d'ou ma position au conseil. 


La fidélité inutile de dire quoi que ce soit. Non décidemment, la complexité allait devoir devenir un réflexe chez le jeune faucon ainsi qu'un certain pragmatisme choses qui illuminaient le talent de Sharra. Je pouvais néanmoins pleinement comprendre que dans un royaume réputé pour sa chevalerie et ses gentillhommes Ronnel soit engoncé dans un tel état d'esprit d'honneur. "Vous ètes dans le vrai votre majesté. Le monde politique est une véritable arène au sein de laquelle les hommes n'hésitent pas à user de déloyauté pour s'élever toujours plus haut. Mais seule la vérité permet au pouvoir de prospérer. L'administration et la gestion d'un royaume nécessite des informations solides et fiables. Soyez assuré sire que je me montrerais toujours sincère avec vous." Et c'était la vérité car pour qu'une admnistration tourne pleinement de manière efficace elle devait se nourrir de fiabilité. Une telle chose était connue de tout seigneur oeuvrant pour son domaine. Alors à l'échelle d'une contrée... Par ailleurs, j'avais dit vrai également à mon sujet. Je tacherais de me montrer aussi honnète avec le roi que je ne l'étais avec ma meilleure amie, dame sa mère. 


"Vos compliments me vont droit au coeur majesté. Non, je puis vous l'assurer. Seul l'intérèt du Val et de la Montagne m'anime." J'avais mesuré ma vitesse de réponse autant que mon intonation lors de l'acceptation de cette charge qui succèderait donc à celle informelle de protecteur du roi en l'absence de la reine mère. Car, la subtilité était nécessaire lors d'entrevue de ce calibre. Il ne fallait point que le souverain s'imagine que je n'attendasse que cela quand bien mème cela s'avérait le cas. Ma maison était déjà proche de la souveraine de par mon amitié d'enfance avec la reine mère mais il était vrai que le roi Ronnel représentait le futur du royaume et que servir ce dernier directement ne pouvait que réhausser encore un peu plus le prestige des seigneurs de Forchant. Un léger sourire étira doucement mes lippes devant la réponse et les conditions du roi. Je répondais avec amusement. "Oh mais je ne comprends que trop bien votre réaction sire et ne puis qu'agréer devant sa sagesse. Un souverain se devant de ne pas favoriser une maison face à une autre. Car cela est créateur de ressentiment et de dépit au sein de la noblesse. Bien que s'entourer de ses sujets les plus loyaux est une stratégie importante. Je vais donc devoir me priver de la présence ravissante de dame mon épouse. Mais, il faut bien que quelqu'un gère mon domaine et si j'ai toute confiance en mes frères je sais qu'elle fera un excellent travail. Ma fille ainée rève de venir à la cour depuis bien longtemps. Elle a beaucoup d'admiration pour votre majesté. Mon cadet pourra servir en tant qu'échanson à votre tablée." 


Le roi Ronnel se tourna ensuite vers un membre de la garde royale à qui il demande de faire mander un serviteur pourvu de victuailles et de raffraichissements. Je vis le visage royal s'assombrir au fur et à mesure que je décrivais l'ampleur de la crise politique frappant le Val depuis de longues semaines désormais et encore j'avais préféré omettre le fait que nos soldats étaient à deux doigts de s'entre déchirer à coups de poings et de dagues divisés par des chefs factieux privilégiant l'empire ou les puissances centales avant leur sang et leur rang de Valois. "Ne vous sentez pas trop coupable sire. Il n'est nullement de votre fait que des agents extérieurs tentent de destabiliser l'assise ancestrale de votre maison ou que des seigneurs du royaume préfèrent embrasser des partis n'ayant rien à voir ni à faire avec notre nation plutot que de défendre l'indépendance sacrée et séculaire de leurs terres natales. Sans compter que je comprends parfaitement que la mort de la reine Nyméria vous ait abattu à ce point. S'il arrivait malheur à dame Amarei je suis persuadé que cela me plongerait dans un abime de chagrin. Je dois néanmoins reconnaitre sire que le connétable, le grand chancelier et moi mème n'avons pas souhaité vous alarmer au vu de votre deuil. Nous pensions pouvoir tenir les choses sous controle en attendant le retour de votre mère." 


Le jeune faucon n'hésita pas un instant avant de se lancer dans l'analyse et la gestion des maux du royaume suscitant en cela mon admiration profonde. Je me fis la réflexion que les espoirs que je placais en lui était justifié. D'abattu voilà qu'il se faisait déterminé à agir en souverain. Un instant, je reconnus les traits de Jehan sur son visage. "Je pense que dame votre mère a su parfaitement manoeuvré pour perpétuer les relations plus que cordiales que nous entretenons avec les Lions du Roc et ce en dépit de son départ précipité entachant son ambassade car l'empechant d'assister aux baptèmes princiers. Son amitié avec la reine Jordanne est un solide atout pour le maintien de ce lien cher à nos coeurs. Pour ma part, j'ai été proche du roi Loren fut un temps mais je doute que ce point puisse influer. Voilà bien une excellente idée sire et je ne dis nullement cela pour vous flatter. Le mariage est le meilleur moyen de souder deux peuples. Des unions entre maisons prestigieuses des deux royaumes seraient également un bon moyen de neutraliser certains de vos bannerets les plus indociles et déloyaux. Si, des enfants des maisons proches de l'empire se retrouvaient mariés à des maisons Ouestriennes attachées tout autant que nous à la neutralité cela pourrait permettre de régler le problème. Les négociations ne seraient par ailleurs pas si longues car je suis persuadé que les Lannister aspirent à rester liés au Val. Les maisons Valoises proches de l'empire en revanche... Cela permettrait de savoir si leur loyauté est digne de ce qu'elle devrait ètre." 


L'empire s'avéra en effet représenter le sujet suivant et la réaction royale me plut particulièrement en cela que le fils partageait la vision politique de sa mère quant à l'importance cruciale de l'indépendance du royaume. Ni croisade ni empire seul le royaume était légitime et se devait de l'ètre dans le coeur de ses ressortissants et sujets. "Il faut reconnaitre que l'empire Braenaryon dispose d'une quantité impressionnante d'ennemis votre majesté et semble donc loin de faire l'unanimité à Westeros. Presqu'autant qu'en eut Harren le Noir en son temps ce qui représente tout de mème un bel exploit. Vous avez raison sire je suis persuadé que l'empire a d'autres chats à fouetter que de tenter de conquérir le Val bien que la question des clans ne soit guère résolue. Et vous m'en voyez à la fois ravi et rassuré majesté. Mon courant politique oeuvrant pour que la neutralité reste le modèle du royaume s'est trouvé en bien difficile posture devant l'agitation récente. Savoir que le souverain du Val est aussi attaché à la préservation de cette neutralité est réconfortant. Si nous en arrivions tristement à ce point sire sachez que les hommes de Forchant seraient parmi les plus fiers de repousser l'ennemi hors du domaine des Arryn." La question suivante fut celle des clans des montagnes. Sujet me tenant à coeur car mon propre domaine se trouvait au pieds des montagnes du nord et par le passé Forchant avait du repoussé quelques incursions des clans barbares. Ma maison avait à l'instar des Rougefort une certaine réputation dans la lutte contre les descendants des premiers hommes. 


J'avais d'ailleurs pris des mesures nouvelles et innovantes sur mon propre fief pour pallier à la menace. Je plaidais depuis plus d'un an pour une campagne longue et méthodique afin d'anéantir cette épine dans le talon du colosse Valois mais n'avais pas été entendu. Et, les montagnards avaient pu nous couter des pertes importantes... "Pour commencer sire les montagnards n'accepteront jamais aucun compromis diplomatique avec nous. Souvenez vous lord Rougefort. Sa proposition était de ramener les clans dans le giron de la couronne à coups de présents et de cadeaux afin de disposer d'une force auxiliaire dans l'armée du Val. Nous savons tous deux ce qui lui sont arrivés à ses hommes et lui. Non, les rebuts des premiers hommes doivent définitivement cesser de fragiliser la puissance Valoise. Leurs actions égratinent le prestige de votre maison et nuisent au commerce. Leur accorder des terres et les voir devenir des citoyens loyaux serait une bonne chose mais elle me semble utopique majesté. Quant à votre idée de campagne elle est intéressante sire. Cependant, il s'avère qu'au vu de la localisation de mon fief j'ai récemment pris des mesures de défense vis à vis des pillards. J'ai crée un corps de patrouilleur des montagnes connaissant les lieux certes moins bien que les guerriers de la lune mais bien mieux que la majorité des Valois. Ces hommes feraient d'excellents éclaireurs et contre guerilleros en utilisant les mèmes tactiques que les montagnards. Des fortifications tenues par des hommes valeureux et habitués à lutter contre les clans tels que des chaines de tours de guet dont les feux préviendraient ceux plus bas de l'arrivée d'une force martiale ennemie


Enfin, je ne pense pas que mobiliser toute l'armée du Val soit nécessaire. Dix mille hommes pourrait suffire. Ils connaissent leur territoire mieux que nous sire et leurs sommets nous sont innateignables. Le froid y est inhumain et ils le connaissent comme leur poche sans compter que nos cavaliers ne pourraient y briller et se verraient désavantagés par le terrain. Ou alors nous pourrions tenter de les attirer dans un piège mais il faudrait que l'appat soit à la hauteur car bien que pillards ces derniers sont loin d'ètre stupides." L'ultime question fut celle de la guerre civile qui couvait et ses différents partis opposés au nombre de deux. "Oh mais nous voulons justement éviter que les troupes loyalistes et royales ne soient obligés de mater par la force les croisés ou les pro empire sire. Aussi, comme vous le soulignez des exemples semblent suffisants. Pendre des chefs croisés. Arreter des nobles pro empire après les avoir laissé prouver leur déloyauté en soutenant l'empire. Faire rentrer la noblesse dans le rang est moins compliqué que cela en a l'air. Il faut juste ètre capable de se salir les mains. Vous pourriez également exiger des pupilles qui serviraient d'otages."
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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptySam 16 Mar - 20:51



Ronnel Arryn

Ronnel Arryn est un jeune Roi qui, bien qu'éduqué à la dure par une mère exigeante, s'est révélé fragile dans son deuil récent d'une jeune épouse dont il était follement épris. Nyméria comptait énormément pour le jeune et idéaliste Ronnel, et son trépas l'a aigri et l'a profondément choqué. Même si le mestre n'a pointé personne du doigt, il en est convaincu, c'est un empoisonnement! Prisonnier de bien sombres pensées sur les responsables de l'horrible forfait, Ronnel délaisse le trône que sa mère a occupé si longtemps...

Dans un tel monde, il était compliqué de savoir à qui faire réellement confiance. Sa mère l’avait mis en garde sur cela il y a bien longtemps. Encore une fois pour le préparer au mieux à la couronne qui lui revenait de droit. Il savait que certains individus étaient prêts à tous les stratagèmes afin d’arriver à leurs fins. Ils auront beau prétendre soutenir la Couronne, le jurer devant les Sept ou même devant les Anciens Dieux, des êtres perfides étaient bien capables de mentir devant leurs divinités si ça leur permettait d’assouvir leur ambition. La richesse. Le pouvoir. Ronnel essayait de ne point oublier cette leçon, mais se montrer trop méfiant avec l’ensemble de ses bannerets n’était pas une chose à faire, surtout lorsque certains d’entre eux voulaient réellement vous apporter leur soutien sans arrière pensée visant à vous détrôner par exemple. Non, cela serait contre-productif et viserait à fragiliser la loyauté de quelques maisons valoises aux Arryn.

Se montrer rusé, à l’écoute de sa noblesse, comme de son peuple, mais en sachant faire preuve d’autorité et de fermeté quand c’était d’usage. Sa mère avait tenté de lui apprendre cela et lui, essayait vraiment de s’y tenir. Mais dans un royaume où les valeurs prônaient par la chevalerie étaient fortes et prenantes, il était d’usage de croire en l’honneur, la loyauté et la justice par exemple. Des préceptes qui influençaient les décisions du jeune homme, peu habile encore dans son rôle. Ce qui le différenciait de son défunt père, le roi Jehan et de la reine-mère, Sharra, c’était bel et bien l’expérience. L’exercice du pouvoir. Cela demanderait du temps, impossible de dire combien, car cela dépendait de tout à chacun. Le jeune Faucon devrait probablement connaître ses premières victoires, et également défaites, politiques, militaires, sociales, comme économiques pour pouvoir se forger, devenir plus fort. Trébucher pour mieux se relever. Se prendre un taquet pour progresser et se renforcer.

Meribald lui rappelait cette leçon, à sa manière en tout cas, en plus de lui assurer que son seul intérêt était celui du royaume. Même s’il le savait déjà, cela renforça encore davantage la confiance de Ronnel envers cet homme qui avait appuyé son père et sa mère avant lui.  «Comme mon défunt père, le roi Jehan, et ma mère, la reine-mère Sharra, je sais que vous saurez me conseiller au mieux dans les affaires du royaume, peu importe leur nature, vous avez ma confiance sur ce point, Lord Belmore, ainsi que sur votre dévotion au royaume et à ma maison.  Je suis conscient de mon manque d’expérience dans l’exercice du pouvoir. C’est un fait. Ma perception sur certaines affaires peut se retrouver faussée par le peu de situations concrètes auxquelles j’ai pu être confronté. Si bien, en tant que mon conseiller, je compterai sur votre personne, ainsi que sur l’appui de ma mère, afin de pouvoir me donner toutes les compétences pour que je sois à même de pouvoir être…le digne fils de mon père et de ma mère dirons-nous. Un Roi du Val et de la Montagne, aguerri et compétent dans l’exercice du pouvoir.    »

Lord Belmore avait très bien compris les conditions posés par le jeune homme et que cela pouvait créer des dissensions entre les différentes maisons nobles, d’accorder des privilèges à certaines et pas à d’autres. Bien que le seigneur ait raison sur le fait qu’il fallait s’entourer de ses loyaux sujets plutôt que d’ambitieux et conspirateurs bannerets, tout en les récompensant lorsqu’ils l’avaient mérité. Le Valois vint à proposer que deux de ses enfants rejoignent les Eyrié, sa fille aînée  et son fils cadet. Ronnel les avait déjà vu à quelques reprises, bien que son dernier souvenir d’eux commençait à être assez lointain en vérité. «Lady Olanei sera la bienvenue à la Cour, je pense que vous-même, en plus des nobles qui y siègent l’aideront à prendre ses marques et qu’elle s’y sentira à son aise en peu de temps. Je dois avouer que j’ignore l’âge de votre fils cadet, Lord Belmore, il s’agit d’Hugo,  il me semble ? Ne préfériez-vous pas qu’il devienne page d’un des seigneurs de la Cour si l’un d’eux accepte de le prendre à son service? Votre fils pourrait apprendre énormément, bien plus qu’en étant échanson à mon sens. Cependant, si c’est votre volonté, Lord Belmore,  il peut officier à ma table, je n’y vois aucune opposition.     »

N’était-il tout de même pas le Roi du Val et de la Montagne ? Assurément que si. Il devait donc accepter d’avoir fauter dans l’exercice de son devoir. Sa mère avait tout fait pour le préparer à son destin, mais elle n’avait pas pu lui donner les armes nécessaires pour surmonter cette perte. Ces pertes. Celle de sa défunte épouse et de l’enfant qu’elle portait en son sein. En l’absence de sa mère, heureusement que Lord Belmore et d’autres nobles influents, et fidèles à la maison Arryn, s’étaient montrés présents pour s’assurer que la situation ne se dégrade davantage. Ronnel ne rebondit par sur le sujet, il ne voulait pas évoquer une nouvelle fois Nymeria, car il était assuré qu’il n’arriverait pas à poursuivre davantage leur discussion si toutes ses pensées étaient consacrées vers ceux qu’il venait de perdre. Il ne pouvait pas les oublier, il ne le voulait pas, jamais. Mais à cet instant précis, il devait se concentrer sur son devoir.

« En effet, en plus de pouvoir pérenniser nos relations avec le Royaume des Terres de l’Ouest, comme vous l’avez souligné, cela permettra d’identifier les maisons  moins enclines à collaborer à la bonne entente avec nos alliés. Il me sera utile de savoir sur quel banneret je puis compter en n’importe quelle situation et les vassaux sur lesquels je devrai entretenir quelques doutes conçernant leur loyauté. Dans tous les cas, je suis sûr que ma mère saura avancer cette proposition à la reine Jordane Lannister, leurs deux personnes entretenant un très bon contact.      » Plus que très bon même, elles étaient d’excellentes amies à ce que Sharra avait pu lui en dire, après tout si la Lionne avait envoyé sa fille dans l’Est, c’est parce qu’elle nourrissait de la confiance dans la maison régente du Val. Une confiance qui avait dû se retrouver ébréchée à la mort de Nymeria, si bien que sa mère avait préféré faire le voyage jusque dans l’Ouest pour s’assurer que l’alliance pouvait être tout de même être maintenue en état.

Ils avaient enchaînés sur un sujet les menant à discuter de l’Empire, cette superpuissance qui s’était si vite montée à Westeros, regroupant bien des royaumes qui pouvaient à l’époque se montrer hostiles l’un envers l’autre. « Je suis satisfait d’apprendre que nos visions sur la politique, que le royaume se doit de tenir, se rejoignent, Lord Belmore. Ce fait est d’autant plus primordial, vu que vous êtes désormais mon proche conseiller. Gardons-nous d’intervenir dans les conflits à l’extérieur de nos terres pour l’instant, tout en gardant un œil sur la situation de nos voisins, et bien au-delà. On m’a enseigné qu’il était toujours judicieux de se renseigner sur les personnes et royaumes qui pouvaient s’avérer tenir une position amicale ou neutre à notre égard aujourd’hui, mais du jour au lendemain qui pouvaient devenir également des ennemis à la couronne valoise.   »

Un enseignement prescrit par sa mère, parmi tant d’autres. Ils discutèrent ensuite des hommes des clans des montagnes, la voie diplomatique était à exclure pour son conseiller, car elle s’était révélée inefficace par le passé. Reproduire l’expérience n’apporterait certainement rien et au contraire la noblesse se poserait surement des questions sur la stratégie adoptée, ne prenant pas en compte les échecs passés. L’homme d’expérience, qui lui faisait face, avait des idées très intéressantes. Il possédait un certain vécu militaire et ça se ressentait pleinement dans ses mots. Le jeune faucon, bien moins expérimenté, réagit comme il le put : « La création de ce corps de patrouilleur n’a pas été porté à ma connaissance, Lord Belmore, mais il s’agit d’une excellente  initiative. Ils pourraient être en effet de bons éclaireurs pour l’armée, pensez-vous d’ailleurs pouvoir en former davantage afin d’être certain que le corps principal de l’armée ne subisse pas une embuscade de ces montagnards ?

Une armée de dix milles hommes devrait en effet suffire pour mettre fin à cette menace, mais comme vous l’avez souligné, nous sommes forcés de reconnaître que nos ennemis connaissent le terrain bien mieux que nous. Chaque vallée. Chaque grotte. Chaque raccourci. Je pense que nous pourrions combiner les deux stratégies. Prenons-leur peu à peu du terrain en fortifiant chaque lopin de terre que nous serons capable de récupérer à leur territoire, essayons de les encercler, de les couper de leurs ressources. Maintenons le dispositif pendant un certain temps avant d’ouvrir une faille dans le réseau de fortifications.  Peut-être qu’avec l’énergie du désespoir, les clans des montagnes s’y engouffreront dans l’espoir de pouvoir mener des raids dans le royaume. Nous pourrions alors leur tendre un piège non loin de là. Qu’en pensez-vous ?

Quant à leur sort, je pense qu’il serait judicieux de le définir dès aujourd’hui. Si la voie diplomatique n’a pas fais ses preuves par le passé, peut-être que leur défaite d’un point de vue militaire leur fera ployer le genou devant la Couronne. Après tout,  des clans des montagnes existent dans le royaume du Nord, et ces derniers ont juré allégeance auprès de la maison royale des Stark après avoir été défais militairement, probablement que certains mariages au fil des siècles ont réussi à renforcer leur loyauté envers leur souverain. Dans notre cas, cela pourrait suffire, de plus les montagnards pourraient s’avérer être une excellente force auxiliaire pour notre armée.    
»

La conversation embraya ensuite sur les dissensions dans le Val, notamment entre le pro-croisés et ceux qui étaient favorables à l’Empire. Ronnel opina du chef suite aux propositions de Lord Belmore en appuyant ses mots : « Cela pourrait permettre de mettre fin aux dissensions. Je proposerai ces mesures à ma mère, la reine-mère, cette dernière a une très bonne expérience de l’exercice du pouvoir et je suis sûr que son avis sera des plus constructifs. Le fait de prendre des pupilles parmi les maisons pro-croisés et pro-Empire pourrait en effet permettre à certains nobles d’abandonner leur ligne de conduite qui ne fait qu’entretenir des conflits à l’intérieur de mon royaume.  
»



“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”



Spoiler:
 
Garlan Goldwyne

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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyMer 20 Mar - 20:18

"La confiance de votre majesté m'honore au plus haut point moi ainsi que la maison Belmore qui a toujours compté parmi les plus fervents soutiens de la couronne du Val et de la Montagne. Je suis fier de perpétuer le serment de féauté de mes aieux en me montrant utile à votre royale personne. Je tacherais de toujours me montrer digne de celle-ci. Chaque roi a été un jour dans votre position votre majesté peu importe son age lors de son couronnement n'en doutez point. Il est vrai que vous n'avez pas encore été confronté aux rigueurs de la politique et de l'administration pour l'instant majesté. Mais, les nombreux défis que devra traverser le royaume représentent autant d'opportunités de vous roder à l'exercice de ce grand pouvoir vous incombant. Dame votre mère a accompli un excellent travail de régence sur lequel nous pouvons nous baser pour oeuvrer à la stabilité du pays. Comme vous le soulignez si bien sire la reine Sharra ne cessera jamais de vous seconder dans la gestion du royaume et son expérience de régente est admirable. Sachez que mème au plus profond de la crise frappant le royaume et votre compréhensible douleur face à vos pertes je n'ai un seul instant douté de vous sire. Vous deviendrez le digne successeur de feu le roi Jehan. Ce n'est qu'une question de temps."



J'avais aisément agrée aux conditions posées par le jeune faucon quant à l'invitation d'une partie de ma famille au sein de la cour royale. D'une part parce que je n'aurais su m'opposer à mon roi sur son analyse critique du fait que favoriser trop vertement une maison par rapport aux autres ne pourrait que faire naitre de la rancoeur vis à vis des autres vassaux de la couronne. J'avais déjà bien assez d'adversaires politiques au conseil du moins d'opposants à la politique neutraliste dont j'étais l'un des plus acharnés représentants à l'instar du grand argentier Mereth Baelish ou de lord Grafton pour ne pas attiser les jalousies des autres loyalistes. D'autre part parce que je n'avais besoin que de quelques membres de ma maison auprès de moi. Amarei administrerait notre fief avec brio comme elle l'avait toujours fait en mon absence. Alesander menerait les patrouilles de nos hommes d'armes en compagnie de notre tout juste né corps de patrouilleurs des rudes sujets des montagnes dominant Forchant. Gaston se trouvait dans les rangs de l'armée permanente à la tète des renforts venus de mon ban. Mon héritier achevait sa formation de chevalier auprès de l'une des meilleures lames de ma suite de chevaliers. Mes autres enfants étaient parfaitement à leur place auprès de leur grand mère. 


Tandis que Olanei ne pourrait que se familiariser avec la cour et ses us bien particuliers tout en tentant d'attirer l'attention du roi Ronnel de manière subtile. Ma meilleure amie et reine m'avait donné le feu vert au sujet d'une possible union tout en me mettant en garde sur le respect attendu par la maison Lannister quant à la période de deuil. J'avais beaucoup trop d'estime pour la maison des lions notamment le roi Loren ainsi que les terres de l'Ouest pour tenter de forcer les choses. Sans compter que l'avis du roi lui-mème serait notoirement crucial. Les lions finiraient par accepter le fait qu'un roi aussi jeune se devait de reprendre épouse afin d'assurer sa descendance et rassurer sa noblesse. Quant à mon cadet, il avait été page de lord Sunderland mon beau-frère et avait à présent l'age d'ètre écuyer. La remarque de mon roi me donnai une idée intéressante. 


-"Vous me voyez plus que ravi de votre joie à l'idée d'acceuillir mes enfants à la cour majesté. Oh, ne vous en faites point pour ma fille. Olanei a héritée de la capacité d'adaptation de sa mère autant que de sa beauté ainsi que son intelligence. J'ai bon espoir qu'elle illumine quelque peu la cour afin de transpercer l'ambiance pesante qui y règne. Votre mémoire est remarquable sire. Mon garcon ne manquera pas d'ètre honoré que sa majesté se souvienne de lui. Hugo a fété ses douze ans le mois passé. Je pense que vous avez raison concernant mon cadet. Il a été le page de mon beau-frère lord Sunderland aussi je pense qu'il est plus que temps qu'il devienne écuyer. Je pensais proposer à mon vieil ami votre oncle et capitaine de la garde royale ser Corbray de le prendre à son service."


J'espérais ne pas m'ètre montré trop abrupt en évoquant de manière voilée l'atmosphère étouffante de la cour. Chose que tous les conseillers, courtisans et officiers civils et militaires avaient remarqués. Cette ambiance n'avait rien d'anormale au vu du deuil tragique ayant frappé le roi cependant plus elle se prolongeait plus elle écrasait les sujets du roi sous une chappe de plomb. Je ne le savais que trop bien pour avoir été nommé protecteur du trone en l'absence de la reine régente. J'avais donc passé ces dernières semaines auprès du roi Ronnel et avais été l'un des témoins privilégiés de son état émotionnel empreint de malheur pur autant que de desespoir. Signes qu'il avait plus que réellement aimé son astre Ouestrien. Ses secondes noces seraient bien moins joyeuses j'en avais bien peur. Parce qu'il ne saurait jamais considéré aucune jeune femme aussi parfaite que son premier amour. 


-"Exactement sire, identifier ses ennemis est une obligation en politique. Je sais bien que la culture du royaume nous pousse tous à nous montrer chevaleresque, courtois et respectable mais la politique est une arène votre majesté. Je pense que vous devriez l'envisager comme une sorte de champ de bataille. La perpétuation de nos relations excellentes avec l'Ouest est en effet important au vu de l'état chaotique du continent. Je compte beaucoup d'amis parmi les seigneurs Ouestriens aussi cette alliance me tient particulièrement à coeur et je dois dire que votre idée est pleine de sagesse sire. Je pense que nous devrions proposer des maisons favorables à l'empire dans un premier temps. Un refus serait une preuve non négligeable de leur défiance. Les croisés ayant été matés par dame votre mère. La seconde faction séditieuse devra ètre également neutralisée rapidement majesté pour le bien du royaume. Vous avez raison. Je suis certain que les reines Sharra et Jordanne seront ravies de ce rapprochement."


Le sujet de la menace impériale était mis sur le tapis et nombreux parmi le courant loyaliste étaient les seigneurs inquiets de la position géographique de cette nouvelle superpuissance qui avait supplantée celle du Noir en quelques mois à peine. A la différence des pro empire, nous ne voyions cette dernière que d'un oeil circonspect et méfiant une illusion utopique cachant une volonté hégémonique contraire aux principes pronés par le Val. Le royaume n'avait pas une grande opinion de la dynastie Hoare, ni des Orageois pour le mal qu'ils avaient occasionés à la contrée alors cet empire ne pouvait ètre vu que d'un mauvais oeil par les véritables fils et filles du Val d'Arryn. Ceux qui contrairement aux croisés estimant que la parole d'un pontife étranger et les maisons proches de l'empire que seule la vassalité à la maison du faucon était une position digne. Non, jamais le Val et la Montagne n'avait apprécié les conquérants. Or, l'empire que l'on le veuille ou non n'en était pas moins un. Si, les croisés étaient déterminés à aller guerroyer contre l'empire au nom de la foi je pensais que la solution se trouvait dans l'indépendance souveraine du domaine du faucon. 


-"Je n'aurais su mieux dire votre majesté. Seule compte l'indépendance souveraine du Val. Les bains de sang du reste du continent ne nous concerne en rien. Nous n'en sommes point les responsables. Votre mère a tenté de faire entendre raison à tout ces rois et reines en vain lors du conclave. Mais, la paix ne semblait guère à leur gout. En effet, une surveillance accrue de nos voisins parait plus que nécessaire. Les aléas de la diplomatie et des alliances peuvent radicalement faire évoluer le plateau du Cyvvose en notre défaveur. La géopolitique est un exercice instable sire. Prudence est mère de sureté."


Je me rendis compte que j'avais  toute l'ouie du roi au sujet des clans des montagnes, l'épine dans le pied de la puissance Valoise depuis bien trop longtemps qui avait peut-ètre été armé par l'étranger comme le pensait feu lord Rougefort. Il fallait dire que j'avais une certaine expérience militaire de par mon rang d'officier au sein de l'armée du royaume pendant la guerre face à l'Orage ainsi qu'une autre poussée vis à vis des montagnards au vu de la position de mon fief. 


"C'est que la gestion de nos fiefs ne concernent que leurs seigneurs votre majesté. J'aurais aimé vous apporter cette proposition plus tot afin de renforcer l'armée du royaume d'une avant garde bien plus rompue à la haute montagne et ses affres que nous autres habitants des plaines mais j'ai pensé que votre deuil primait sur de telles considérations. Après tout, l'hiver ayant interrompu les opérations de nos ennemis... Eh bien sire, je pensais constater l'efficacité de tels hommes à l'échelle de mon domaine avant de voir l'idée s'étendre à toute l'armée. Mais, je pense pouvoir tenter d'augmenter les effectifs de ce corps. Ne nous attendons néanmoins pas à des grands chiffres. Peu de Valois vivent aussi loin dans les montagnes principalement à cause des raids de ces barbares des montagnes de la Lune. Je pensais que vous pourriez faire former des hommes des Eryés, de Rougefort ainsi que des autres seigneurs montagnards afin que ces patrouilleurs soient en nombre suffisant. Oui, votre majesté dix mille hommes permettraient de ne pas trop impacter sur l'activité économique du royaume. Après tout, ce sont nos fermiers, artisans et bergers qui passent sous les drapeaux lors des campagnes. Tout en sachant que l'armée permanente à été renforcé de troupes de mon fief. Nous n'aurions qu'à lever sept mille cinq cents hommes parmi les maisons assurément loyales. Ainsi, cette force permettrait d'intimider toute vélléité de trahison des bannerets indociles tout en remplissant sa mission de protection du royaume. D'autant que les clans ont eu des pertes face à feu lord Rougefort et lord Froideseaux plus récemment. En effet sire ils connaissent ces terres abruptes comme leur poche. 


Je trouve que votre idée est intéressante majesté mais je ne pense pas que les clans accepteront de nous faire face directement bien conscients de la différence d'effectifs écrasante en notre faveur. Les affronter sur leur terrain est risqué mais les mettrait en confiance ce qui nous permettrait d'en profiter. Oui, votre idée est intéressante car elle pourrait les ammener à penser que nous nous contenterons de les tenir à distance à tarvers un résau de fortifications. Les leurrer de la sorte serait une excellente chose. Je crois que nous tenons là un plan de campagne votre majesté. Certes sire, certes mais les derniers représentants des premiers hommes sont fiers, opiniatres, entétés. Ils considèrent que le Val leur revient de droit. Contrairement aux clans nordiens qui ne revendiquaient que leur lopin de terre ce me semble. Nous pourrons toujours tenter d'offrir le statut d'auxiliaire militaire et de sujet du royaume aux survivants si le plan porte ses fruits. Vous avez raison quant au fait que nous avons besoin d'hommes aguerris et ces derniers le sont. Ils feraient d'excellents éléments d'avant garde. Mais, pour ètre honnète je doute fort qu'ils dépassent leur haine de votre maison et notre peuple." Je me contentais finalement d'opiner du chef face à la réponse royale quant à ma proposition de prendre des otages chez les familles déloyales. Hum des pupilles oui le terme est plus courtois. "Oui, votre majesté une maison a tendance à abandonner ses projets lorsque son héritier se trouve entre les mains de sa couronne."
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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptySam 13 Avr - 21:51



Ronnel Arryn

Ronnel Arryn est un jeune Roi qui, bien qu'éduqué à la dure par une mère exigeante, s'est révélé fragile dans son deuil récent d'une jeune épouse dont il était follement épris. Nyméria comptait énormément pour le jeune et idéaliste Ronnel, et son trépas l'a aigri et l'a profondément choqué. Même si le mestre n'a pointé personne du doigt, il en est convaincu, c'est un empoisonnement! Prisonnier de bien sombres pensées sur les responsables de l'horrible forfait, Ronnel délaisse le trône que sa mère a occupé si longtemps...


Du temps, c’est ce qui lui fallait pour lui permettre d’emmagasiner de l’expérience et de faire de lui un roi aguerri qui pourrait ensuite pleinement régner sur son royaume, peut-être même sans l’assistance de sa mère. Bien qu’il fût peu probable que cette dernière se désintéresse totalement du pouvoir. Le pouvoir. L’or. C’était compliqué de côtoyer cela sans y prendre goût et ne pas réagir lorsque tout vous est arraché du jour au lendemain, comme une espèce de dépendance qui avait pris place au fil du temps, une routine.  Ronnel aimait sa mère et elle lui était indispensable, surtout en ces temps troublés où il ne sentait pas forcément à même d’accomplir seul les tâches affiliés à son rôle.  Comme l’affirmait si bien Lord Belmore, c’est au fur et à mesure des situations délicates qu’il aurait à gérer qu’il se rôderait à l’exercice du pouvoir, apprenant les stratagèmes à employer.

Apprenant également de ses erreurs, en espérant que ces dernières ne soient pas fatales aussi bien pour lui, mais surtout pour le royaume. Car là était toute sa responsabilité, protéger le royaume que ses ancêtres avaient bâtis pierre après pierre pendant plusieurs siècles. Il devait être à la hauteur. Non. Il serait à la hauteur. Sa mère, ainsi que Lord Belmore désormais en tant que conseiller, y veilleraient.  Le seigneur serait donc désormais amené à séjourner aux Eyrié pendant des périodes très longues, il ne reverrait pas son domaine avant un petit moment. Du moins, comme Ronnel l’avait dis, il pourrait y retourner quand il le souhaitait, si la situation du royaume ne l’obligeait pas à rester tout du moins. Mais désormais, dans le nouveau rôle qui était le sien, il avait des responsabilités supplémentaires qui lui dictaient de rester un maximum de temps à la capitale pour donner conseil au roi.

« Si tel est le cas, elle devrait alors rapidement faire sa place à la Cour, Lord Belmore, j’espère qu’elle s’y sentira bien.   » Quant à sa beauté et son intelligence, Ronnel n’en savait rien, il n’avait pas croisé son chemin depuis un bon moment déjà. De plus, aucune femme ne semblait trouver grâce à ses yeux, aucune n’arrivait à la cheville de Nymeria pour lui. Inutile alors de faire des comparaisons.  Meribald est d’accord avec lui en ce qui concerne son cadet, sa première proposition ne lui rendrait pas service, il y avait surement un autre moyen pour lui de s’épanouir que de servir du vin à sa table. La seconde idée du seigneur semble plus convenable, il était en âge d’être écuyer après tout. Ronnel acquiesça en hochant la tête. « Mon oncle est l’une des plus fines lames du royaume, il est sûr que votre fils pourrait énormément apprendre à ses côtés. Je ne pense pas que mon oncle ait déjà pris un écuyer à son service, mais il y a un début à tout. Je vous laisserai introduire le sujet avec lui et je glisserai un mot en faveur de votre fils. Bien qu’au final, la décision revienne entièrement à mon oncle. »

Il n’allait pas obliger son oncle à prendre un écuyer, ça serait ridicule. Et cela ne rendrait guère service à Hugo, car Smaug serait bien moins enclin à fournir son enseignement s’il en avait reçu l’obligation que si c’était de son bon gré. L’Ouest était un solide allié du Val, le seul si l’on peut dire. Il fallait maintenir cette alliance, la pérenniser et la renforcer. L’union avec Nymera avait marquée l’apogée de ce lien entre les deux royaumes, sa mort l’avait fragilisé, bien que la bonne entente était encore là. Si par ce plan, il pouvait faire une pierre deux coups en consolidant l’alliance avec l’Ouest, tout en essayant de régler les problèmes internes au royaume, ça serait magnifique.  Il n’a guère autant d’expérience en matière de politique que Lord Belmore, ni même que sa mère, si bien se montre-t-il attentif aux conseils qu’on peut lui donner.

« Je vous remercie pour vos conseils, Lord Belmore et je puis vous assurer que je les prendrai en considération. N’ayant pas encore connu de champ de bataille, j’assimilerai cela à un jeu de Cyvosse dans un premier temps. Il m’est d’avis que si nous pouvons renforcer nos relations avec l’Ouest par ce biais, en plus de découvrir les maisons qui présentent des défauts de loyauté envers ma maison, cela pourrait s’avérait être une opération très intéressante. Je glisserai mot à ma mère pour  qu’elle présente l’idée à sa majesté Jordane Lannister.   » La question des clans des montagnes revient sur le tapis. Toujours eux. Ils ont toujours été un problème pour les régents des Eyrié, jamais aucun n’a réussi à les neutraliser, ni même à leur faire ployer le genou. Ces descendants des premiers hommes étaient bien trop fiers et ils connaissaient la montagne comme nul autre. Après tout était-ce leur habitat, c’était inné chez eux.

En tout cas, la création d’un corps de patrouilleurs de montagne par Lord Belmore était une excellente initiative. Même si cela ne s’appliquait qu’à son domaine pour le moment, il ne serait pas trop compliqué de calquer son modèle à d’autres maisons pour augmenter les effectifs de ce corps. « Je comprends les raisons qui vous ont poussé à ne point informer la couronne de l’expérimentation d’un tel corps, Lord Belmore, vous avez bien fais.  Nous ne devrions pas avoir dû mal à trouver des hommes volontaires parmi les seigneurs possédant un domaine affleurant les montagnes. Beaucoup ont subis des pertes suite aux assauts des clans des Montagnes et souhaitent prendre leur revanche. Pourriez-vous sélectionner quelques-uns de vos patrouilleurs afin qu’ils puissent servir en tant qu’instructeurs pour la formation de ces hommes, Lord Belmore ? Ainsi,  l’entrainement sera plus rapide et nous serons plus rapidement prêt à en découdre.    

Il est en effet clair que la levée d’une telle force dissipera toute envie à un seigneur déloyal valois de mener à bien ses plans séditieux. Et un effectif de 10 000 hommes ne sera pas considéré des autres royaumes voisins comme les prémices d’une invasion si l’information pourrait leur être communiqué…
» Par le biais d’espions par exemple, chaque royaume entretenait son propre réseau d’espionnage, plus ou moins efficace selon l’investissement qui y était consacré, en plus de la police secrète mise en place dans le royaume espionné.  Lord Belmore approuvait son plan d’action, cela réussit à étirer un sourire sur le visage du jeune homme, qui, bien qu’il n’avait pas connu de champ de bataille encore, réussissait à établir une stratégie qui semblait potable aux yeux d’un seigneur expérimenté. « Bien, alors, en plus de la formation d’effectifs qui viendront compléter le corps de patrouilleurs que vous avez mis en place et l’ordre de mobilisation auprès des maisons loyales à ma couronne pour mettre à terre la menace que représente les clans, je donnerai des directives pour que tout le matériel pour construire le réseau de fortifications soit prêt lorsque l’armée sera mobilisée. Le conseil aura un droit de regard sur le plan que nous avons établi ensemble bien entendu et s’il l’accepte nous pourrons l’appliquer. »

Le destin des clans des montagnes était évoqué, ce n’était point une question évidente. Ils avaient tant défié sa maison, seulement, la pitié n’était-elle pas de mise en cas de victoire ? Il n’était guère aisé de définir clairement leur sort tant qu’ils ne les avaient pas vaincus. «J’entends vos arguments, Lord Belmore et je les comprends amplement. Il me semble plus avisé de laisser à plus tard le sort qui leur sera réservé si nous obtenons la victoire contre eux. Bien que comme vous l’avez évoqué, s’ils ploieraient le genou, ils pourraient être d’une aide précieuse au royaume. »


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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptySam 27 Avr - 21:13

"Oh il est bien possible que ce soit la fierté paternelle quant à sa progéniture qui parle en cet instant votre majesté mais je suis au moins certain d'une chose. Olanei s'épanouira comme un poisson dans l'eau à la cour." A dire vrai ma fille avait toujours révé de s'y installer mais Amarei bien que relativement ambitieuse pour sa maison rechignait à laisser filer nos enfants en dehors de notre fief. Une mère aussi féroce qu'elle ne l'était face à ceux qu'elle considérait comme les ennemis du royaume ou ceux suceptibles de freiner l'ascension de la maison Belmore. Forchant était une forteresse faite pour la guerre à l'instar des Portes Sanglantes ou de Rougefort bien que non dénuée d'un certain charme mais cela avait été l'arrivée de la Sunderland en ses murs qui l'avait vu se métamorphoser en un foyer agréable et transcendé de diverses pièces d'art. Les meilleurs précepteurs disponibles avaient été engagés pour que la prochaine génération de Belmore soit à mème de perpétuer la puissance de la maison de pourpre aux cloches d'argent. Et j'étais également bien placé pour savoir que ma fille ainée avait bien pris de sa mère. Non, aucun doute elle ne tarderait guère à s'imposer de manière bien habile au sein de la noblesse mondaine de la capitale. Bien sur, l'étoile ne savait pas que l'on l'envoyait aux Eryés dans le but de la voir épouser le jeune faucon veuf. Seuls Amarei, Sharra et moi-mème étions au fait de ce projet qui avait dans l'immédiat bien peu de chance d'aboutir eu égard au chagrin lancinant qui continuait d'affecter le roi. D'autant que la reine mère m'avait prévenu que les Lannister n'apprécieraient que moyennement de voir le deuil du roi Ronnel ètre écourté de si brusque manière. Chose que je pouvais parfaitement comprendre en vertu de mon amitié pour le royaume de l'Ouest et la bienséance politique. Seulement, je me demandais si dans la situation similaire le prince Lyman ne serait pas pressé de reprendre épouse. La différence était relative car ce dernier était déjà père d'un héritier désormais. Quoi qu'il en soit, je n'escomptais point placer mes billes de manière aussi évidente. Le fait qu'Olanei ne sache pas qu'elle se trouverait en la capitale en guise de parti ne pourrait que constituer un avantage si elle venait à gagner l'affection royale par son seul mérite. Arriverait bien un temps ou la noblesse presserait le roi tout jeune et inexpérimenté qu'il soit à reprendre épouse. Si le cas de ma fille ne sembla guère passioner outre mesure sa majesté celui de mon cadet quant à lui le vit s'animer d'une admirable manière. Son coeur est encore enchainé au trépas de Nyméria mais cela lui passera, l'apanage de la jeunesse. Un sourire sincère s'épanouit sur mes lippes devant sa remarque. "En effet sire, je ne le sais que trop bien pour avoir eu le plaisir et l'honneur de croiser le fer avec lui à de nombreux reprises. Nul honneur ne serait plus grand pour mon garcon que de servir sous le plus grand chevalier du royaume. Il est vrai que Smaug n'a point pris d'écuyer mais j'imagine que c'est parce qu'il estime ne point vouloir ètre détourné de votre protection. Je tacherais de le convaincre qu'il est plus que capable d'assurer l'éducation martiale d'Hugo tout en veillant sur votre personne avec brio. Bien sur la décision lui appartiendra cependant je vous sied grée de votre recommandation majesté." Et si mon vieil ami me faisait l'affront de refuser au motif de son rang de garde royal, j'entrainerais mon sang en personne à la capitale plutot que de le confier à un seigneur prestigieux. Lord Sunderland mon beau frère eut fait un mentor convenable de mème que mon Vanbois de cousin cependant ayant tout deux pris le parti des croisés j'estimais comme une erreur politique de les solliciter et il était hors de question qu'il soit fait chevalier par des pro empire il constituerait un otage par trop précieux. La discussion bascula ensuite dans des considérations autrement plus politique lorsque l'alliance entre le Val et l'Ouest fut mise sur le tapis. Je conseillais le jeune faucon comme je l'avais toujours fait avec sa royale mère sans faux semblant ni langue de bois. Consolider l'alliance avec le Roc nécessitait une nouvelle politique diplomatique un brin plus concrète que les belles missives d'amitié mutuelle. Politique qui pourrait également s'avérer utile à l'intérieur de nos frontières en nous débarassant d'héritiers ou de rejetons de maisons déloyales à la couronne. "Ne me remerciez point pour mes conseils votre majesté. Je n'accomplis là que mon devoir. Vous m'honorez en les considérant sire. Le Cyvvose s'inspire de la guerre car tout n'est qu'affrontement mais je gage que vous ètes un excellent joueur de Cyvvose. En effet, nous pourrions faire d'une pierre deux coups en unissant des seigneurs et des lady Valois à des Ouestriens tout en étudiant la réaction des membres des maisons croisées ou soutenant l'empire. Votre mère appréciera l'idée je n'en doute point." La menace montagnarde fut le sujet suivant à ètre traité par nos soins et je me gardais bien d'affirmer que j'avais tenté d'alarmer les membres du conseil sur le danger représenté par ces rebelles rétifs à l'autorité royale depuis plus d'un an désormais. Oui, je me gardais de pointer du doigt ma prévoyance car je me trouvais en présence de mon suzerain et non des autres membres du conseil du royaume. La dignité de ma fonction de mème que l'oreille royale balayait ces considérations mesquines que je réservais à mes pairs au cours des échauffourées politiques. Ou du moins avais réservé car désormais je devrais incarner le soutien du trone de manière plus publique en raison de mon nouveau rang de conseiller. J'abreuvais néanmoins le souverain du Val de tous les conseils que j'avais en réserve concernant cet ennemi de l'intérieur que ma maison combattait depuis des siècles au vu de la position de notre domaine. Un sourire étira lentement mes lippes alors que j'annoncais la création de mon corps de patrouilleurs montagnards connaissant les hauteurs bien mieux que n'importe quel soldat de notre ost. Jouant la modestie j'expliquais les raisons m'ayant empeché de porter cette initiative dans le giron royal jusque lors. "Vous m'en voyez rassuré sire. Il est vrai que les vassaux dont les fiefs sont à l'instar de la capitale et du mien situés dans les montagnes devraient pouvoir nous fournir un contingent suffisant pour que l'armée puisse se voir dotée d'une telle force d'éclaireurs et de contre guerilleros efficace. En effet, la haine et le ressentiment semées par les actions des irréductibles descendants des premiers hommes devraient faciliter le recrutement de ces volontaires. Bien sur sire, il sera fait selon vos ordres. Je détacherais le plus rapidement possible mes meilleurs éléments afin d'oeuvrer à la formation de ce corps martial. Tout à fait majesté 10 000 hommes seront suffisants pour pacifier le Val d'Arryn car les montagnards ont certainement à peine un quart de cette force si je me fie aux rapports des troupes menées quelques semaines plus tot par Adrian Froideseaux. Et, un nombre aussi écrasant dissuadera en effet tout noble dissident de se rebeller contre votre maison. Quant aux puissances extérieures, elles pourront se rassurer en comprenant que si nous entriions en guerre nous ne le ferions point avec la moitié de l'ost." L'idée du jeune faucon était limpide. Les espions de nos voisins notamment ceux de l'empire ne pourraient prétendre à prendre des mesures contre le royaume car ils comprendraient que ce ban n'aura nulle vocation à fondre sur l'empire par surprise. Le sourire satisfait et fier du fils de ma meilleure amie me tira un sourire sincère. Le roi apprenait déjà et comme je m'y attendais il faisait preuve d'un très grand potentiel. Rien d'étonnant à cela. Il était le fils de Jehan et Sharra après tout. Je me fis la réflexion que je préférais le voir ainsi plutot qu'à se morfondre sur un passé tragiquement révolu. Tout le royaume partagerait certainement mon avis. "Cela me semble parfait sire. Ainsi, nous pourrions partir en campagne le plus rapidement possible contre cette menace qui se doit d'ètre écrasée afin que le prestige de votre maison redevienne intouchable et que le commerce intérieur puisse de nouveau s'épanouir sans crainte de pillages intempestifs. Bien entendu le conseil devra approuver ce plan au préalable. Mais, je doute que vos vassaux n'aient point à coeur l'intérèt du royaume." Affirmation bien pieuse que celle-ci. Les factions ne déchiraient peut-ètre plus le Val pourtant la situation était loin d'ètre idyllique au niveau politique. Et tant que Westeros se déchirerait en luttes sanglantes alors des nobles Valois auraient des opinions divergentes quant à cet extérieur dont je me moquais bien tant que le Val d'Arryn restait prospère et puissant. "En effet votre majesté le sort des clans des montagnes ne saurait ètre scellé avant que bataille ne soit remportée en votre nom. Il ferait néanmoins bel et bien une formidable force de soutien à notre armée. Leur sauvagerie féroce serait un atout non négligeable. Je gage que si nous parvenons à leur porter un  coup fatal les survivants pourraient bien accepter vos propositions de terres mais rien n'est moins sur."
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MessageSujet: Re: La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé]   La royauté est un fardeau qu'il ne faut pas supporter seul. PV Ronnel Arryn (PNJ) [Tour VII - Terminé] EmptyDim 5 Mai - 19:04



Ronnel Arryn

Ronnel Arryn est un jeune Roi qui, bien qu'éduqué à la dure par une mère exigeante, s'est révélé fragile dans son deuil récent d'une jeune épouse dont il était follement épris. Nyméria comptait énormément pour le jeune et idéaliste Ronnel, et son trépas l'a aigri et l'a profondément choqué. Même si le mestre n'a pointé personne du doigt, il en est convaincu, c'est un empoisonnement! Prisonnier de bien sombres pensées sur les responsables de l'horrible forfait, Ronnel délaisse le trône que sa mère a occupé si longtemps...


Chaque fils ou fille voulait trouver grâce aux yeux de ses parents. Faire leur fierté, afin de leur prouver que tout ce qu’ils avaient endurés pour eux, tous les espoirs qu’ils avaient nourris en leur personne, que tout ceci n'ait pas été vain. Ne pas être une déception, voilà ce que le jeune homme voulait. Il est clair qu’il ne saura jamais si son père aurait approuvé tous ses choix, s’il serait fier de sa progéniture et du roi qu’il était en train de devenir. Il aurait tout donné pour qu’il soit là aujourd’hui, à ses côtés, tout comme elle. Destin cruel que voilà. Il ne pouvait qu’écouter certains de ses vassaux essayaient de lui brosser le poil en plaidant que ses décisions auraient été approuvées par son prédécesseur. Était-ce seulement vrai ? Flatteur qu’ils étaient, le but de la manœuvre était bien sûr de se faire bien voir auprès du Jeune Faucon.

Pas dupe pour autant, Ronnel ne pouvait pas les rabrouer. Il n’avait pas suffisamment connu son père, si bien ne sait-il pas comment il aurait réagi dans une situation similaire. Il ne pouvait s’appuyer que sur les personnes de confiance pour se faire, en la personne de sa mère et de Lord Belmore par exemple.  Quant à sa mère, que pensait-elle à son sujet ? Le roi ne le savait pas trop, elle avait été là et l’était toujours en ce qui concerne la perte de son épouse. Ayant perdu elle-même son mari, elle pouvait savoir ce qu’il pouvait traverser, bien qu’en plus de perdre sa femme, il avait perdu également leur enfant, ce qui était encore plus terrible en soit. Il savait également qu’elle aimait ses fils et qu’elle était prête à tous les sacrifices pour eux, cependant pensait-elle que son fils était un bon roi ou bien au moins qu’il pouvait en devenir un ? Cela il l’ignorait.

Il espérait au moins en devenir un pour rendre hommage à ses ancêtres.  «Je ne puis que l’espérer, Lord Belmore. » déclara sobrement Ronnel en ce qui concerne la fille de Meribald. Voilà bien longtemps qu’il ne l’avait pas aperçu à vrai dire, comme lui, les deux individus auraient bien grandis depuis la dernière temps, c’est donc sans nul doute qu’il la trouvera changer lorsqu’elle arrivera aux Eyrié.  Soudainement on frappa lourdement à la porte, un garde s’excusa, pénétra à l’intérieur, précédant un serviteur qui venait fournir quelques rafraîchissements sur un plateau. Il les mit à disposition sur la table la plus proche des deux individus, il servit deux coupes et s’en alla sans autre forme de procès. Ronnel n’avait nullement soif pour le moment, mais il laissait Meribald se sustentait à sa guise si c’était son souhait.

«Soit, qu’il en soit ainsi. Je toucherai quelques mots à mon oncle de cette affaire, nous verrons si cela peut aider votre fils, Hugo, d’une quelconque façon afin qu’il devienne son écuyer. » Son Oncle n’en avait jamais eu dans le passé à son bon souvenir, il était peut-être grand temps que cela change. La majorité des chevaliers aspirait à transmettre leur savoir à un écuyer, pour que leur héritage perdure, mais surtout que les valeurs de la chevalerie trouvent en la nouvelle génération des nouveaux défenseurs. Mais peut-être que Smaug ne souhaitait pas s’encombrer d’un individu dans les tâches qui étaient les siennes, peut-être jugeait-il que ça le ralentirait et qu’il serait alors moins efficace. C’était peut-être ça oui. En tout cas, Ronnel n’imposerait rien à son oncle, il n’était pas en droit de le faire et il ne le voulait pas le forcer à une chose qu’il ne souhaitait pas.

Ils avaient défini une façon de procéder en ce qui concerne les dissensions qui divisaient le royaume entre pro-croisés et pro-Empire, un stratagème qui pouvait s’allier parfaitement au renforcement des relations avec l’Ouest, leur plus grand allié à ce jour. Une pierre deux coups comme l’avait souligné son interlocuteur, cela ne serait guère évident à mettre en place, mais au moins ça permettrait de révéler les maisons les moins à même de soutenir la maison royale en ces temps troublés. En ce qui concerne les clans des montagnes, grâce aux idées de Lord Belmore et leur discussion, ils avaient pu élaborer un plan. Bien sûr les plans étaient ce qu’ils étaient, de la théorie, il fallait bien souvent les adapter en fonction des contraintes rencontrées sur le terrain et de tout un tas d’éléments qui nous échappait au premier abord.

Cette action pourrait permettre au commerce de ne plus être impacté par les actions des pillards, ça serait une victoire bienvenue, si victoire il y avait, car cela consoliderait le pouvoir royal aux yeux des bannerets les plus sceptiques. «Bien. Nous avons un plan d’action, Lord Belmore. Peut-être que Conseil proposera quelques modifications et que celui-ci devra être adapté une fois sur le terrain, mais je suis satisfait que nous ayons bien avancé sur le sujet. Quant à moi… Au vu des récents événements qui ont pu ternir l’image de ma maison, ainsi que celle du royaume, je pense qu’ils seraient de  bon ton que je participe à cette opération. Me montrer, être là auprès des hommes qui risquent peut-être leur vie pour mettre à bas cette menace, les inspirer qui sait. Enfin comme je vous l’ai dis plus tôt, je me sais inexpérimenté, cela est une évidence. Je pense que cela est une occasion de faire mes preuves. Qu’en pensez-vous ? »

Encore une fois, si la victoire leur était concédée, le sort des sauvageons serait à définir. Ronnel était partisan de les faire entrer sous le giron royal. Leur offrir une terre, conserver des otages et faire des clans une solide force auxiliaire pour l’armée. Pourquoi ne pas anoblir certains chefs de clans, cela serait surement purement symbolique, mais ça aiderait à leur intégration. Enfin, autant ne pas s’emballer, cela restait à définir. Ils discutèrent encore un peu, ils avaient abordés beaucoup de sujets ensemble, ça ne faisait aucun doute que Meribald ferait un conseiller avisé et que Ronnel avait énormément à apprendre à ses côtés, il vint à demander : «Avons-nous d’autres sujets à voir ensemble, Lord Belmore ? »


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Garlan Goldwyne

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