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Promise Not To Fall
MessageSujet: Promise Not To Fall   Mer 10 Oct - 21:34



Fort-Darrion, An 1, mois 5, semaine 1




Mon fusain glissait sur le parchemin, dans un léger bruissement. Je relevais souvent le regard des esquisses qui prenaient vie sur le papier pour me rapprocher le plus possible de l’image que je croquais. Eclairé en partie par la lueur du feu qu’avait ravivé quelques instants plus tôt Kora – je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans elle -, Torrhen dormait d’un sommeil du juste. Je ne voyais qu’une infime partie de son corps, et pourtant, il était si captivant. Il était rarement aussi paisible. C’était cela qui m’avait interpellé. Je l’avais déjà dessiné plus d’une fois, mais jamais alors qu’il était aussi serein. Si le sommeil m’avait quitté, il n’en avait pas fait de même pour lui et j’en remerciais les Dieux pour cela.

Lové sur la table sur laquelle je m’étais installée pour mieux voir mon époux, Ebryon dormait lui aussi, bien qu’il ne le faisait pas aussi profondément que l’homme. Il ne le faisait que très rarement, uniquement lorsque Meraxès était à mes côtés. Le dragonneau ne faisait confiance à personne d’autre que sa sœur naturelle pour veiller sur moi, une mission qu’il s’était attribué lui aussi. A croire que tous les êtres qui me côtoyaient n’avaient que cela en tête. J’avais l’impression parfois d’être faite en sucre et d’être si fragile… Ce qui n’était pas le cas. Je savais me battre, je l’avais prouvé. Et j’étais forte. Mon entourage avait tout fait pour que jamais plus je ne sois vulnérable.

Je caressais doucement mon petit frère avant de reprendre mon dessin… Tout du moins si mon époux n’en décidait pas autrement. Ses yeux étaient grands ouverts et ses sourcils légèrement froncés. Encore ensommeillé, il devait surement se demander s’il n’était pas en train de rêver ou si son épouse était réellement perchée sur une table. Je lui fis signe de ne pas bouger et lui dis doucement Attends. Ne bouge pas plus s’il te plait. J’appuyais plus fortement mon fusain sur le parchemin, avant de le poser et d’étaler avec mon doigt le jeu d’ombre sur le haut de son corps. J’avais presque fini mon dessin et ne voulais pas m’arrêter en si bon chemin. Je replaçais derrière mon oreille ces mèches de cheveux rebelles qui n’arrêtaient pas de retomber inévitablement sur mon visage lorsqu’ils n’étaient pas peinés et coiffés. Je soufflais sur la feuille pour chasser le surplus de noir, et finit d’estomper certains traits avec mes doigts désormais plus que noircis, me battant encore avec mes cheveux. Je soupirais et résolue dis à Torrhen Je devrais les couper. Courts. Aussi courts que les tiens. Ce serait bien plus simple. Cela faisait un temps que j’y pensais, mais à chaque fois que je l’évoquais à ma servante, elle devenait blanche comme si elle avait vu la déesse valyrienne de la mort. Tu crois que Yesaminda accepterait de le faire ? Kora ne veut pas… Et elle serait capable de terrifier toutes personnes s’approchant de moi avec une paire de ciseaux. Peut-être Leslyn ? demandais-je sans vraiment le demander à l’homme, laissant mes pensées divaguer et s’exprimer.


















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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Jeu 11 Oct - 20:39

Je vois un loup. Je me sens loup. La meute court tout autour de moi, sous les branches basses des arbres peuplant le sous-bois. Nos pattes ne font presque pas de bruit dans la neige, qui étouffent les sons. L’un de nous se cogne contre les ramifications les plus basses d’une branche et de la neige tombe. Nous nous figeons au bruit étouffé du paquet de neige qui tombe sur le manteau blanc qui couvre le sol. L’animal est là-bas. Son sang nous donne tous faim, mais plus encore, son odeur nous enhardit et nous enrage. Cet animal-là a fait beaucoup de mal à notre famille. Nous l’attaquons dans la nuit. Le loup beige en premier, par l’arrière. Puis le gris foncé. L’homme crie et balance sa hache en tous sens, rugissant de fureur et de haine. Lui aussi nous déteste. Lui aussi cherche à nous tuer. Nous nous jetons tous pour la curée. Jappements. Le loup beige s’effondre, le crâne fendu, et mon âme se déchire. Nous attaquons avec plus de hargne et le goût du sang nous emplit à tous la bouche alors que nous cherchons à casser, déchirer, briser, tout ce qui passe à portée de nos mâchoires. L’homme gémit mais cogne le loup gris foncé en plein museau, et lui fiche sa lame dans l’épaule. D’un revers, il étripe le loup d’un gris très clair et le frère chouine, ensanglanté, chutant contre le sol. Incapable de bouger. Ses yeux qui cillent plusieurs fois, son museau dévasté qui exhale de la condensation. Le loup succombe et l’homme agite son arme entre lui et nous. Nous grondons, le loup blanc et moi, mon dernier frère encore en vie. Le loup blanc attaque le premier, sans crier gare. Il arrache un gros bout de chair du bras de l’homme, qui gémit et l’expédie au bout de la clairière d’un puissant coup de hache par le côté des côtes. Ivre de rage et d’un profond désespoir, je bondis. Je grogne et aboie en lui déchiquetant le bras qu’il interpose entre nous, alors que mes griffes lacèrent ses cuirs. Il me cogne. Une fois. Deux fois. Trois fois. Son coutelas me lacère la trogne, d’entre les oreilles jusqu’au coin des babines. Le sang coule à flots, mais je fouaille son cou que je déchiquette à coups de dents. Couvert de mon sang et de celui de mes frères autant que de ma victime, je me laisse tomber contre eux. Le loup blanc me dévisage. Lui aussi ne bouge plus. Il me regarde un long moment, puis ses paupières se ferment, et c’en est fini. J


Le loup noir boitille sous le poids de la couronne tenue par ses oreilles à demi-écrasées dessous, et s’affale dans la neige. Au loin, le cri de quelque bête d’outre-monde.


Je grogne en rouvrant les yeux. Me bougeant douloureusement, le corps perclus de raideurs. Les couvertures et peaux de bête pèsent une tonne mais je suis bien, là. Au chaud. Je tapote à côté de moi, cherchant ma femme et le réconfort de sa douce chaleur, mais sans la trouver. Je fronce les sourcils, et tourne la tête de l’autre côté du lit, cillant plusieurs fois pour essayer de mieux discerner mon environnement. Et je la vois. Belle et concentrée. Dessinant. Et je constate qu’elle est assise sur une table. Je me frotte les yeux avec le pouce et l’index de ma main gauche avant de sortir mon bras droit du lit tant j’ai chaud.



| Mais qu’est-ce que tu fiches sur la table, dame ? |


Je maugrée, m’étend. Ma jambe gauche est douloureuse, comme d’habitude au réveil. Je peine à la déplacer, et m’aide de mes mains dures et calleuses pour la bouger. Ma hanche répondait souvent mal en position allongée. J’essaie de rester immobile quand elle me le dit, pour lui complaire et parce que j’étais bien ici, au chaud. Mais je secoue la tête.


| Si tu as chaud, retire-donc tes vêtements et attache-tes cheveux. Mais ne me rejoins pas, parce que c’est moi qui tu enflammerais. Le vieux bois tout sec tient peu le chaud, et toi, t’es un soleil à toi toute seule. |


J’avais dit ça non sans ironie, car avec le feu plus les couvertures, j’avais chaud. Et Rhaenys avait toujours eu une température corporelle des plus élevées.


| J’aime bien tes cheveux longs. Tes cheveux d’argent. Je te ressemble chaque jour un peu plus, semble-t-il |


J’avais dit cela en piquant de deux doigts un cheveu blanc sur le coussin qui me servait lieu d’oreiller. Trop chaud, je renonçais à garder la pose. Je repoussais les couettes. Etendant mon dos, mes bras musculeux, faisant craquer mon dos en me contorsionnant sur le lit.


| Tu pourrais descendre de là ? Je n’aime pas te voir faire des acrobaties. Tu n’as le droit d’être sur une table que si c’est ton époux qui t’y mets. | concluais-je, l’admonestant avec une fermeté feinte, mais un peu amusé. Elle était si belle, enceinte jusqu’au cou, mais belle.





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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Jeu 11 Oct - 21:50



Fort-Darrion, An 1, mois 5, semaine 1




J’ai du fusain partout. Sur les doigts, dans les cheveux et sans aucun doute dois-je en avoir sur le visage aussi. C’était toujours très salissant, mais je préférais son rendu à un crayon de bois. Je le trouvais plus… Vivant. Je pouvais jouer avec les ombres bien plus facilement, les noircir, ou les estomper. Je pouvais capturer la lumière et la refléter sur mon dessin. Torrhen était un sujet fascinant, bien trop pour que je me contente de simples esquisses jetées au hasard. Cela ne m’avait finalement pas dérangé que la venue de Kora m’ait réveillé. Sans cela je n’aurais pas pu capturer une partie de lui et me l’approprier, lui voler pour le garder à moi, rien qu’à moi sur mon carnet que je ne montrais qu’à de rares privilégiés. J’emprisonne ton âme Je partageais avec plaisir certains dessins, mais les plus importants non. Personne en dehors de Torrhen n’avait vu le portrait que j’avais fait d’Aeden. Pas même Orys. Mon frère ne mettait jamais son nez dans mes parchemins, comprenant qu’il s’agissait de mon jardin secret. Et mon époux en faisait de même d’ailleurs. Ce n’était pas que j’avais la moindre chose à cacher, simplement certains des dessins n’étaient qu’à moi, uniquement à moi. Et celui que je finissais en ferais parti.

Ebryon ouvrit un œil qu’il referma aussitôt. Il s’accoutumait très bien du nordiste. Ce dernier était devenu un « élément de son environnement » qu’il tolérait… Ou ignorait la majorité du temps. Il n’essayait plus de le mordre, de le griffer ou encore de faire fondre sa peau. C’était un grand progrès pour un dragonneau aussi jeune. Meraxès n’en supportait pas autant lorsqu’elle avait son âge. Elle avait toléré Orys oui, mais elle avait tué ou estropié plus d’un serviteur qui s’était approchée trop près d’elle. Kora avait d’ailleurs une marque de brûlure dans le dos à cause de ma dragonne qui s’était cachée dans une plante et qui, lorsque la femme était passée à côté pour défaire mes draps, l’avait brûlé. Si je n’avais pas été là… Je n’osais pas imaginer ce qui serait arrivé. Chaud ? Tu devrais savoir que je n’ai jamais vraiment chaud mon cher époux… Et pour un vieux morceau de bois, je te trouve toujours bien rigoureux. Je ne doute nullement d’ailleurs que tu ne te préoccupes que de mon confort et non de la vision que cela serait si j’étais nue sur cette table… Car tu sais que s’il ne s’agit que de cela, c’est simple d’y remédier ajoutais-je le regard pétillant. J’étais peut-être énorme – non vraiment pas seulement grosse, mais vraiment énorme – je restais toujours la même bien que, je devais l’avouer, mon ventre était… un obstacle. Appelons cela ainsi. Mes cheveux sont juste… Gênants. Ce serait bien plus simple s’ils étaient courts. Plus besoin de les coiffer, de les démêler. Tu n’imagines pas le temps que gagnerait Kora… Mais si tu les préfères ainsi… lui dis-je en regardant l’une de mes mèches que je rejetais en arrière, désormais noirci par mes doigts plein de fusain. Mais il vrai que nous nous ressemblons de plus en plus… Vois donc comment mon ventre commence à ressembler au tiens ! ajoutais-je non sans rire et sans le taquiner. Il avait perdu du poids. La guerre en était la raison, tout comme le poids de cette gouvernance, de cet empire qu’il portait désormais seul à cause de mon état. Je ne m’en excusais pas car si je le faisais, il se fâcherait comme à chaque fois que je lui disais que j’étais vraiment empotée et inutile. J’avais appris à choisir mes combats et je voulais profiter de cette bulle de paix qui nous entourait.

Je posais mon fusain et le feuillet derrière moi, ouvert pour qu’il puisse « sécher » un peu quand Torrhen ne pu continuer à rester immobile. Je ne lui en voulais pas et n’étais pas non plus déçu. Même inachevé, je savais que ce dessin serait beau et me rappellerait de tendres souvenirs. J’arquais un sourcil quand il parla d’acrobatie et croisais mes bras sur mon ventre. Si tu appelles ça des acrobaties et que cela t’inquiète, je n’ose pas imaginer la crise cardiaque que tu feras lorsque je voltigerai avec Meraxès puis Ebryon… Sachez votre Majesté Impériale que vous avez face à vous la meilleure grimpeuse aux arbres de tout Westeros… Enfin quand je ne suis pas… Handicapée de la sorte si vous voyez ce que je veux dire ajoutais-je en montrant clairement des doigts mon ventre. En réponse, Aeden ou notre second enfant me donna un léger coup. Je crois que ton fils… Ou ta fille va donc savoir, n’apprécie pas qu’on parle ainsi de sa personne... Je ne bougeais pas d'un poil, restant sur mon perchoir. J'avais mis un temps fous à y grimper et je n'osais imaginer le mal que j'aurais à y redescendre. Mais j'avais bien fais car sans cela, je n'aurais pas dû aussi bien dessiner mon époux alors cela en avait valut la peine.


















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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Jeu 11 Oct - 22:35

Rhaenys a toujours été espiègle. Je ne savais pas comment la contraindre à se reposer et à faire attention, mais la voir ainsi sur une table, en train de dessiner… C’était plus fort que moi, j’étais attendri. Je n’avais que rarement rencontré une jeune femme aussi passionnée et concentrée sur ce qu’elle faisait. Elle aimait la vie, et elle aimait tous les petits plaisirs qu’elle pouvait lui offrir. Un dessin. Je n’en avais jamais fait, moi. Mes frères me taquinaient sur la qualité de mon écriture qui pour eux, ressemblait plus à l’époque à des gribouillis qu’à des lettres qui se détachaient bien. Je la savais talentueuse pour tout ce qui touchait aux arts et aux lettres ; c’était une jeune femme cultivée. On lui avait appris tous les ressorts du paraître à une cour, n’ayant pas vocation au départ à régner. Et voilà qu’elle venait compenser mes propres lacunes, moi qui avais toujours reçu bien plus de leçons d’histoire ou de comptabilité que de littérature, de musique ou d’autres formes d’expressions artistiques. Ma peinture, c’était les champs de bataille, et mon épée était mon pinceau.


Je souris quand elle me dit qu’elle emprisonne mon âme.



| Jamais prison n’a eu autant allure de paradis, Rhaenys. |


Je n’avais plus eu de période aussi calme et stable depuis longtemps. Trois semaines à Fort-Darion, déjà. Si ce n’était quatre ? Tout se mélangeait par moment dans ma tête, les dates, les lieux mais rarement les personnes. Gérer l’Empire me demandait de l’énergie. Beaucoup. Je distingue le petit dragonnet près de sa mère sur la table, qui semble endormi et qui se satisfaisait que je reste pour l’instant à distance. Je souris quand elle me tance, la beauté. Et je me redresse tout à fait sur le lit même si je dois encore accompagner ma jambe avec mes bras, la soulevant à moitié. Debout, elle restait ferme mais malhabile. Allongée, j’avais du mal à la mobiliser. Je buvais directement au pichet de cuivre au bord du lit, sur une tablette de bois.


| Quelle différence entre ton confort et mon plaisir ? |


Son regard ne m’a pas échappé, tout comme ma propre réaction ne lui aurait sans doute pas échappé non plus. Je sous-entendais clairement que mon plaisir pouvait lui donner bien du confort car j’étais un mari soucieux de ce qu’éprouvait sa femme ; il n’y avait pas que du devoir, entre Rhaenys et moi. Après une courte nuit mais réparatrice, c’était tout mon corps qui s’éveillait, et même si je vieillissais il me restait encore quelque vigueur… Mais je hochais la tête alors que je me levais enfin, totalement nu comme j’avais pris l’habitude de dormir à l’intérieur depuis mon mariage. C’était plus confortable et il n’y avait jamais de danger immédiat, ici. Je comprenais ce que Rhaenys voulait dire à propos de ses cheveux.


| Je préfère, oui. Courts, j’aurais l’impression de dormir avec un jeune aide de camp. Au Nord, on ne se rase la tête que quand la pilosité se clairsème… Ou qu’on est bouffé par les poux. |


Je me rapproche d’elle et ricane quand elle me tance. Je l’embrasse, cherchant son goût, son odeur. Le baiser s’éternise une seconde, et claque quand je me sépare d’elle.


| Je fais du gras à Fort-Darion,c’est un fait que je devrais reprendre l’entraînement. |


Je lui caresse le ventre d’un geste doux et possessif à la fois, humant l’odeur de ses cheveux. Je ris quand elle me dit qu’elle voltigera avec les dragons, et qu’elle savait grimper aux arbres comme personne. J’ai un petit rire équivoque quand elle me dit ça, et qu’elle se disait handicapée. Je lâche un « shhht » avant de laisser glisser ma tête contre son cœur, puis contre son ventre, écoutant ce qu’il se passait dans son ventre. Sourire en coin qui me fend la barbe.


| Un vrai guerrier. Ou une guerrière. Mes louveteaux. |


Je me redresse contre ma femme, frottant mon nez contre le sien, avant d’effleurer ses lèvres.


| Je t’aide à descendre ? Je serais rassuré… Et nous pourrions nous recoucher. Ou déjeuner, bien qu’il ait l’air d’être encore très tôt. |




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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Dim 14 Oct - 12:27



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Je ris, doucement. Je ne me moquais pas, loin de là. C’était tout le contraire. Cela venait du cœur. Je ne jouais pas avec Torrhen. Je ne le flattais pas non plus. Je ne m’étendais pas dans des compliments. Pas si je n’étais pas sincère. Je ne voilais jamais ce que je pensais de lui, ce qu’il m’inspirait. Nous étions d’une franchise absolue l’un envers l’autre et c’était pour cela que, nous deux, ça fonctionnait aussi bien. Je lui faisais confiance et il me faisait confiance. Notre relation n’était pas embellie par des mensonges et des non-dits. Ce n’était pas toujours calme, loin de là. Je n’étais pas toujours d’accord avec lui et l’inverse était complètement vrai. Mais nous arrivions à nous parler, à écouter l’autre, et nous prenions toujours l’avis du second en compte. Même si, au final, nous n’allions pas dans son sens. Nous nous respections assez pour l’accepter, aussi difficile que cela soit par moment. Je savais très bien qu’il n’aimait pas que je me déplace jusqu’à ma Dragonne par un temps pareil avec un si gros ventre. Et il savait très bien que je continuerais à le faire parce que j’estimais que je le devais. Meraxès était ma sœur et elle avait besoin de moi comme moi j’avais besoin d’elle. Il n’aimait pas ça. Mais c’était ma décision et il la respectait. Je n’ai pourtant pas dis qu’il serait confortable pour moi d‘être nue… lui répondis-je en souriant. Là encore je ne mentais pas. Je me trouvais énorme, pas seulement grosse. Je savais très bien que je passerais par là pour avoir des enfants mais il a tant de choses qui ne sont pas dites aux femmes. Je ne m’étais pas attendue à ce que cela soit si inconfortable par moment, ni même que ma peau se craquèle à certains endroits. Je me connaissais assez pour savoir que je regagnerais cette taille plus fine que j’affectionnais tant. Mais il y avait des traces que je garderais comme me l’avait confirmé Yesaminda. J’allais devoir les accepter et en faire une force, comme pour toutes ses marques que j’avais accumulées du fait de mon statut de chevaucheuse de dragonne ou de celui de combattante.

Torrhen se lève, un peu avec difficulté mais je ne lui propose pas mon aide. J’aurais été incapable de le faire dans mon état et surtout s’il en avait eu besoin, il me l’aurait demandé. Il n’y avait pas de pudeur ou de fierté mal placées entre nous. Nous étions au-delà de cela. Je soupire quand il m’affirme qu’il préfère que je garde mes cheveux longs. Très bien. Ils resteront ainsi… Dommage. Cela aurait été vraiment bien plus pratique si je n’en avais pas autant. Je passerais moins de temps à les laver, les coiffer, à m’en préoccuper tout simplement. Peut-être finirait-il par changer d’avis ? Quoi que, le connaissant j’en doutais. Je le taquine mais lève les yeux au ciel quand après m’avoir embrassé il affirme qu’il a en effet grossis. Que devrais-je alors dire ? Si un assassin entrait dans la chambre, je serais incapable de faire la moindre chose… Mise à part lui rouler dessus…. Avec un peu de chance, j’arriverais à l’écraser sous mon poids… lui dis-je à moitié blasée, à moitié amusée en imaginant la scène.

Sa main se pose sur mon ventre alors que je lui affirme qu’être perchée sur une table n’est rien comparé à ce que je peux faire et fais lorsque je n’ai pas un énorme ventre pour me gêner dans ma tâche. Lorsque je volais, je ne le faisais qu’un avec Meraxès, qu’un avec le ciel. J’avais toujours aimé le toucher, l’effleurer, avant même de grimper sur le dos de ma sœur. Combien de frayeur avais-je fait à Mère plus jeune ? Combien de fois étais-je tombée et m’étais-je fait mal pour mieux y retourner ensuite sous son regard effaré, retenue par Père qui lui disait de me laisser faire ce que je voulais et que c’était en tombant que j’apprenais à le relever? Combien de fois s’étaient-ils disputés à ce sujet d’ailleurs ? Je ne les comptais plus. Cela n’avait jamais eu d’importance à mes yeux d’enfant. Tout ce qui comptait c’était mes envies de liberté, d’évasion et d’art. Je ne me rendais pas compte combien j’étais égoïste, couvée comme je l’avais été…
Et pourtant, même avec mon recul d’adulte, je ne changerais rien de mon enfance, absolument rien. Ce que j’avais eu, je voulais la même chose pour mes enfants même si cela impliquait que ce soit nous qui nous inquiétons sans cesse pour eux. Mes dragonneaux… lui soufflais-je en souriant quand Torrhen appela nos enfants ses louveteaux. Ils seront un parfait mélange entre deux peuples, deux origines, deux cultures. Ce ne serait surement pas facile tous les jours, mais j’avais foi en nous pour leur apporter notre héritage sans dénigrer le second.

Torrhen se redresse et son nez vint frotter le mien. Sa bouche se rapproche légèrement de la mienne alors qu’il me propose de m’aider à descendre. Je serais bien restée ici, perchée, mais j’acceptais d’un léger signe de tête et m’appuyais sur lui pour redescendre les deux pieds sur terre. S’il suffisait de cela pour le rassurer, je pouvais bien lui accorder. Kora a dû laisser quelques morceaux de pain et de fromage dans notre bureau. Elle sait que tu aimes particulièrement cela… Et qu’Ebryon également. dis-je à Torrhen tout en m’avançant vers le lit, non sans lui avoir au passage mis une tape sur ses fesses nues. Lorsque mon dragonneau - qui se levait après s’être étiré pour me suivre – était avec nous, il dévorait tout ce qui pouvait se trouver sur sa route au grand dam de ma servante qui avait fini par laisser de la nourriture dans une autre pièce, toujours à notre disposition, mais hors de portée du museau de mon petit frère. Ne me rapporte rien. Yesaminda va me gaver comme un cochon qu’on veut abattre une fois bien gras quand elle viendra m’apporter ce qui est, selon elle, le petit déjeuner que je dois avaler. Et mon amie était aussi tétu d’un dragon sur ce point, ne me laissant pas d’autre chose que de tout avaler, même si cela devait prendre des heures… Et ce n’était pas possible de tricher et d’en filer à mon petit frère vu qu’elle lui apportait un bon morceau de viande qu’il ne délaisserait pour rien au monde, encore moins ce qu’elle me faisait avaler. La petite maligne. Je soupçonnais Torrhen d’ailleurs d’être dans le coup. Ou Orys. Ou Baâl... Ou les trois. Allez donc savoir. Ils me couvaient comme du lait laissé sur le feu…

















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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Dim 14 Oct - 17:08

Rhaenys rit alors que je la taquine et que je lui confie à quel point je me sentais bien. Rhaenys ne voyait que le bon, en moi. Pas choix ou par nature, c’était compliqué à dire. Mais il n’en restait pas moins qu’elle était foncièrement concentrée sur ce que je ressortais de bon pour elle, avec elle. Ca me mettait un peu de baume au cœur, aussi. Changer de visage et traverser la pire campagne qu’il m’ait été donné de connaître n’avait rien fait pour arranger mes humeurs et mon âme, et je ne voulais pas que ça rejaillisse de trop sur notre quotidien. Sur nous. La crise n’était pas arrivée. Même avec son retour difficile depuis l’Orage, même avec le siège d’Harrenhal qui avait tourné à l’assaut en fin de journée. Rhaenys avait été là. Constante. C’était ça le mot qui la définissait le mieux depuis notre mariage. Plus encore que passionnée, aimante, protectrice. Constante. Elle n’avait pas monnayé ou conditionné son affection et son soutien inébranlable était toujours le même. J’ai un sourire de connivence quand la jeune femme me dit que ça ne serait pas confortable pour elle d’être nue. J’hausse un sourcil, ce qui doit faire l’effet d’une sale grimace sur ma trogne.


| Et pourquoi non ? Tu es magnifique, Jentys-Perdryze. Tu l’as toujours été, et tu le seras encore. La grossesse te va bien ; tu as l’air heureuse, bien que fatiguée. Et il y a quelques autres avantages… |


Le regard se fit outrageusement concupiscent pour la plaisanterie, traînant ostensiblement sur la courbe de ses seins, gonflés par leur fonction à venir. Je ne pouvais pas nier que cela me plaisait. Bien sûr, elle devait se sentir gauche, enflée, tout ce qu’on voulait. Mais sa féminité prenait un nouveau virage et elle se faisait plus femme, plus mature aussi. Je l’aimais toujours autant, comme le prouvait très bien mon corps à chaque fois que je la voyais, que je la sentais proche de moi. Rhaenys accepte de garder ses cheveux longs, mais j’éclate de rire quand elle parle de rouler sur un assassin.


| Quelle douce mort que voilà, succomber contre toi. |


Contre elle, je me sens bien. Contre nos enfants à venir. Je respire son odeur. Je ressens sa chaleur. Elle m’appelle. Je redresse un regard amusé vers ma belle quand elle souffle que ce seront ses dragonneaux.


| Espérons qu’ils me donnent moins de cheveux blancs que tu ne le fais, toujours à te mettre en danger ! |


Bien sûr, je doutais énormément que les choses se passent aussi simplement que cela. Avec nos caractères, l’éducation que l’on apporterait à nos rejetons et les circonstances sans aucun doute de leur existence… Ils allaient être vernis, sans le moindre doute. Ils allaient baigner dans le récit de nos vies et de nos combats, dans les histoires sur tous leurs glorieux aînés… Il allait falloir les tempérer, c’était indispensable. Rhaenys accepte de descendre de la table et je l’aide, difficilement assuré par l’assise à cause de ma jambe gauche, mais assez solide pour la porter malgré tout. Mon épouse me parle de fromage, de pain, de Kora et d’elle. Je souris en m’asseyant au bureau en face du lit, de l’autre côté du feu.


| Elle a raison. Tu dois manger correctement pour que nos petits soient vigoureux. Surtout… Avec ce qui leur est arrivé. Ils sont bénis des Dieux, Anciens et Nouveaux, mais leur bénédiction serait mal remerciée si nous ne prenions pas le plus grand soin que tout se passe bien pour eux. Et ce n’est pas que pour eux que tu dois prendre des forces…. |


J’avais achevé mes mots d’un clin d’œil aguicheur alors qu’elle avait une vue totale sur ma nudité sous la table. Mon poitrail, velu et musculeux, voyait ses poils se dresser malgré le feu. Il était très tôt. Nuit noire, encore. Et il faisait drôlement froid dehors ; on le sentait par la fenêtre qui laissait passer de l’air. Je me coupais un large bout de fromage alors qu’Ebryon se redressait sur ses pattes et croassait de mon côté. Je soupirais, secouais la tête et lui en jetais un bout.


| Que feras-tu, aujourd’hui ? Il est encore très tôt. Voir ton fameux soupirant pendant que ton époux se tue à la tâche ? la taquinais-je au souvenir de cette plaisanterie récurrente.




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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Dim 14 Oct - 20:19



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Je voyais parfaitement où voulez en venir Torrhen lorsqu’il parlait des avantages au fait que je porte en moi la vie. Ce n’était pourtant pas quelque chose à laquelle il devait s’habituer. Je savais que le premier lait était important pour un nouveau-né, en l’occurrence pour les nouveaux nés. C’était quelque chose dont m’avait beaucoup parlé Yesaminda et sur laquelle nous avions débattu toute une après-midi. Elle m’avait donné beaucoup de matière à réfléchir même si, finalement je n’avais que peu changer ma décision. Mon amie l’avait accepté même si elle aurait préféré qu’il en soit autrement. Seulement, j’avais des impératifs, et des obligations, des responsabilités d’impératrice en plus de celle d’être Mère. J’allaiterai dans un court premier temps mes enfants. Un premier mois avant que ne prenne le relais une nourricière choisie avec grand soin par la guérisseuse et qui accouchera quelques semaines après moi. Cette femme était de noble naissance bien que les siens vivent modestement après qu’un ancêtre ait perdu leur fortune dans de stupides paris, en en bonne condition physique et psychologique. Je l’avais déjà rencontrée plusieurs fois ces dernières semaines. Et Kora m’avait confirmé, après avoir fouiné du côté des domestiques et de leurs ragots que c’était une jeune femme discrète, courtoise et sans histoire. Elle était la candidate parfaite et avait d’ailleurs déjà eu deux enfants qui se portaient très bien. C’était un très bon choix que j’avais approuvé tout comme mon époux. Flatteur. lui soufflais-je, consciente malgré tout qu’il était réellement sincère lorsqu’il affirmait qu’il me trouvait belle.

Je caresse doucement sa peau alors qu’il m’affirme que ce serait agréable de mourir sous moi. Je lâche un léger rire en secouant la tête de droite à gauche. C’était l’une de ses plus grandes qualités même s’il ne s’en apercevait pas surement pas. Il avait ce don d’arriver à me faire sourire, à me faire dédramatiser des situations qui pouvaient me chagriner. Je ris bien plus franchement quand il se dit espérer que nos enfants seront plus calmes que je ne l’étais. Il n’y avait aucune chance, aucune. Pas alors que je serais dans les parages à les pousser à voler de leurs propres ailes cachant cette appréhension que je ressentirais quand ils le feront, à l’image de mon Père. Je voulais qu’ils aient cette enfance que j’avais eu. Et je ferais tout pour que ce soit le cas. Tu sais que tu auras beau prier tous les dieux de notre monde, ils te donnerons non seulement des cheveux blancs mais aussi des sueurs froides et plus d’un manquement de battements de cœur ?. lui dis-je amusée, espiègle et avec un brin de fierté aussi dans la voix. Ce ne serait pas facile tous les jours, ni pour lui ni pour moi, mais qu’importe. Et puis, nous ne serions pas seuls. Nous avions Yesaminda, Kora, mais aussi Orys, Jon, Leslyn, Baâl et même Conrad qui s’amusera à jouer le rôle du terrifiant monsieur à ne pas embêter… Quoi que ce ne serait pas rôle qui jouerait, mais simplement en restant lui-même… J’imaginais déjà nos enfants essayant de se jouer de lui et de le faire tourner en bourrique. Ce ne sera pas une mauvaise chose à bien y réfléchir. Cela le dériderait un peu.

En attendant je descendais de mon perchoir avec l’aide de mon époux et m’asseyais sur le lit. Torrhen récupéra de la nourriture puis s’installa au bureau que je venais de quitter, en face du lit. Je lui fis un vague signe de la main à ses propos qui allaient, bien évidemment dans le sens de Yesaminda. Je vous le dis, lui, Orys, Kora et même Argella s’étaient tous ligués contre moi. Impossible d’échapper à la corvée des repas si bien que je connaissais par cœur la leçon. Je sais je sais… lui répondis-je d’abord blasée avant de comprendre la fin de sa phrase et de sourire plus franchement… Pas pour eux dis-tu ? Je ne vois vraiment pas pour qui d’autre pourtant je le ferais… ajoutais-je sur sa lancée, sans me gêner pour le regarder de haut en bas, cette lueur appréciatrice dans le regard. Je n’étais peut-être plus capable de faire preuve de souplesse et j’étais véritable énorme, pour autant, mon appétit de luxure était toujours intacte et il le savait très bien. Il en profitait grandement même s’il faisait preuve de bien plus de prudence qu’avant. Tout comme moi d’ailleurs, même si, lorsque je lui avais demandé très franchement, Yesaminda m’avait affirmé que cela ne craignait absolument rien pour mes enfants. Et je lui faisais on ne peut plus confiance alors nous ne nous étions jamais gênés. Torrhen me comblait oui et j’étais capable de le faire par moi-même d’ailleurs, mais il me tardait malgré tout de retrouver mon ancien corps et mes anciennes pratiques. Justement, puisque tu en parles… Il me semble qu’il doive venir me tenir me compagnie aujourd’hui. Tu comprends, délaissée par mon époux qui ne pense qu’à se tuer à la tâche, je n’ai guère d’autre choix… lui soufflais-je amusé alors qu’il jetait quelques morceaux de fromage à Ebryon. Mon dragonneau n’appréciait jamais autant mon époux qu’au moment des repas et Torrhant avait compris que c’était une manière plutôt simple de s’attirer un peu les faveurs de mon petit frère tant qu’il était encore petit. Car, lorsqu’il dépassera Meraxès qui continuait de grandir, ce sera un cheval qu’il devra lui offrir. Mais j’ai de la chance, mon époux n’est pas du genre jaloux… Surtout qu’il pourra sans doute en profiter lui aussi… ajoutais-je sans toutefois lui dire une fois de plus de qui il s’agissait. Et pourtant ce n’était pas faute qu’il ait pu me le demander. C’était devenu un jeu entre nous désormais. Je savais qu’il s’imaginait que c’était un homme même si plusieurs fois j’avais laissé entendre le contraire. Comme à l’instant. N’avions-nous pas, après tout, convenu que la première fois que je lui ferais découvrir le plaisir de l’amour à plusieurs, ce serait qu’avec d’autres femmes ?








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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Dim 14 Oct - 21:31

Je taquinais Rhaenys par pur dessein, mais aussi et surtout pour parler, pour me réveiller. Il était encore vraiment tôt et c’était clair que j’aurais bien dormi quelques heures de plus. J’étais abonné aux nuits courtes. Pas que je n’aimais pas dormir, mais un rien me dérangeait toujours. En campagne, le bruit aux alentours de la tente suffisait parfois pour me sortir du sommeil. Ou le craquement d’une bûche dans le foyer. Ou n’importe quoi d’autre, comme le vent qui forcit. La lumière du jour me réveillait immanquablement et je n’avais jamais vraiment su surmonter ce problème. Dormir ici ne changeait rien, même avec tout le confort de notre chambre à coucher avec Rhaenys. Elle bougeait beaucoup. Et la lumière se levait toujours, le matin. Sans parler de la douleur qui me réveillait souvent. Ou des rêves, tous plus sombres et froids les uns que les autres. Je me rendormais après avoir embrassé l’épaule de ma femme, et enfouis mon visage au milieu de sa cascade de cheveux blancs, perdu dans son odeur, dans sa chaleur, dans sa respiration lente et régulière. Rhaenys me lâche que je suis un flatteur mais je hausse les épaules et les sourcils.


| A qui la faute ? Tu m’as ensorcelé. Avec tes pouvoirs magiques d’outre-monde dont tout le monde parle ; le Loup de Winterfell s’est fait manger tout crû par une jeunesse et se retrouve maintenant, j’en ai bien peur, totalement à tes pieds. |


C’était sans doute ce qu’il se murmurait un peu partout ; que le vieux loup, veuf de son état, s’était acoquiné à un démon d’au-delà du détroit, séduit par ses cuisses et leur douce chaleur. Six mois plus tôt, bien que déjà marié, j’aurais soutenu que c’était totalement faux. Aujourd’hui je serais moins direct, car même si je restais sûr de moi, de mon choix et de mes diverses alliances, je ne pouvais pas nier aimer Rhaenys. L’aimer pleinement, totalement, sans retenue et sans aucun doute bien au-delà de ce que la raison d’état impliquait. J’avais respecté Rhaenys, puis je l’avais appréciée. Je l’avais finalement désirée, une fois que nous étions devenus proches, et enfin je l’avais aimée, au fil des épreuves et des difficultés, à chaque fois que nous avions dû renverser l’obstacle de la mort et de la cruauté du monde et de nos adversaires. Je croquais à pleine dent dans un bout de pain, avant de couper un cube de fromage, de le transpercer du couteau et d’empaler un bout de pain par-dessous. Je tendais le tout plus près du feu, pour réchauffer mes boyaux quand le fromage ramolli par la chaleur me passerait dans le gosier. Je souris aux paroles de ma femme.


| Les Dieux fassent qu’ils soient aussi sages que Jeyne l’était, ou Walton,même s’il a provoqué quelques difficultés. C’était Jon le plus difficile à garder à l’œil. Toujours à vouloir jouer, monter à cheval, tirer une épée de bois ou que sais-je encore. |


Je repensais aussitôt à ma propre enfance et au Roi du Nord, si dur et si strict, qui avait fait de nous tous des soldats alors que nous n’avions pas encore appris à lire ou à compter correctement. Ces entraînements physiques au-delà du supportable, petits garçons le nez dans la boue, battus à coups de ceps et engueulés avant d’aller nettoyer les écuries, forcés de porter mailles et casques avant d’apprendre à se tenir correctement à table. Je secouais ces vieux souvenirs, douloureux par la présence de mes frères tous décédés aujourd’hui.


| Tu leur apprendras à dessiner. | concluais-je, essayant de reprendre mes esprits


Je cachais ces vieux démons sous la gloutonnerie, attaquant le morceau de pain durci et grésillant avec le fromage à moitié coulé dessus. Rhaenys en tout cas, saisit l’appât que je lui tends. Elle me détaille. Et je réagis physiquement, même si j’aurais préféré que l’Empereur soit plus digne et plus maître de lui, le peu de tissu qui couvrait ma femme et le désir naturel du matin et de l’intimité se réveillaient toujours bien vite.


| Auriez-vous oublié ma dame, le Loup qui dort sur votre couche chaque nuit ? Ces prédateurs ont quelques appétits qu’il faut contenter, si l’on ne veut pas qu’ils aillent saigner quelques moutons. |


Je coupe un autre cube de fromage et le pousse de la lame en direction d’Ebryon, qui se fait de plus en plus à ma présence. Mais je ne suis pas fou ; il me tolère et m’accepte, mais ne me donne pas tout le crédit que j’aurais souhaité. C’est un reptile. Le loup lui, est animal de sang chaud, un mammifère. Nous ne saurions pas être plus différents, mais c’était ce monstre de la taille d’un chat que monteraient dans vingt ans nos enfants pour la guerre et la sécurité de l’Empire que nous forgions dans l’ardent creuset de la guerre. Je lâche un « ah » rieur, moqueur et surtout, faussement jaloux.


| Cruelle que tu es, moi qui me tue pour t’épargner quelque horrible tâche, gourmande en temps comme en énergie alors que ce que je te permets de conserver, tu le dépenses avec d’autres ! |


Je me rapproche, après m’être levé. La rejoint dans le lit, sur lequel je me laisse tomber en sautant à moitié sur le côté. Je l’attrape, la serre, la chatouille pour la coucher.


| Je devrais t’épuiser, tu n’aurais plus rien à lui donner, à ce misérable qui trahit son Empereur. |


Je l’embrasse avec fougue et passion jusqu’à en perdre haleine. Les cheveux poivre et sel en bataille, je me recule de ses lèvres, rieur.


| Devais-je prendre quelque maîtresse, moi aussi ? Quelque comtesse du Conflans ou de l’Orage, beautés du sud que je ne connais pas et qui sauraient s’occuper d’un vieil homme tel que moi. |


Je glisse ma main contre et entre ses cuisses, que je flatte.


| Je t’aime, tu sais. Je suis content d’avoir été levé plus tôt. Ca me laisse un peu de temps avec toi. Aujourd’hui, ça sera encore très long. Il doit y avoir des nouvelles du sud, j’imagine… |





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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Lun 15 Oct - 22:45



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Torrhen m’avait pas tort. Enfin si, mais pas totalement non plus. Je n’avais pas de pouvoir, si ce n’était la chance d’être née dragon. Cependant beaucoup devaient le penser, penser que je l’avais ensorcelé et qu’il était désormais une marionnette entre mes mains. Ou du moins les personnes qui ne le connaissaient pas. Car, il était impossible sinon de penser le loup aussi faible, aussi faible au point de laisser une autre personne lui dictait sa conduite et ses actes. Totalement à mes pieds ? Sans doute devrais-je exiger alors qu’il baise le sol sur lequel je vais marcher alors ? lui répondis-je avec amusement, me moquant ainsi de tout ce qui pouvait penser ainsi. Ils étaient non seulement bêtes… mais aussi ignorant, et pire que cela d’égoïstes inconscients. Et c’était à cause d’eux, et d’eux seul que Westeros était peu à peu tombé dans de tels travers. Notre union n’avait pas rendu mon époux faible mais fort. Il se relevait à chaque fois, pour un idéal plus grand, mais aussi pour moi. Et j’en faisais de même également. Nous étions forts parce que nous étions deux. Et nous ne lâcherions rien, rien du tout. Il était Loup et j’étais Dragon, et de deux nous, il n’était pas évident de trouver qui était le plus déterminé ou le plus têtu.

Je ris, franchement, sans me cacher quand il espérait à voix haute que nos enfants soient à l’image de Jeyne. Cela n’arriverait pas, c’était certain. J’étais trop turbulente pour que nos héritiers ne le soient pas. Je ne tenais pas en place et Torrhen non plus d’ailleurs. Nos enfants ne grandiront pas dans un château baigné par le froid, et dans lequel le calme était de rigueur. Notre maison allait vivre, et être hanté par des rires et non des silences. Je ne permettrais pas le contraire de toute manière. Et à danser, grimper aux arbres, en tomber pour mieux y remonter, à joueur, à se battre aussi. Il y tant de choses à leur apprendre, à partager avec eux. Il me tarde de le faire, que nous fassions de cet endroit un lieu de vie bruyant et sans cesse en mouvement. Nous. Pas je. Il était parti intégrante de ce plan et il le savait très bien. Je ne le laisserai pas rester en retrait, et dans mon ombre. Je voulais un Père présent, à l’image de celui que j’avais eu et qui m’avait tant appris. Il ne sera pas le méchant. Non. Nous le serons tous les deux et nous serions à deux aussi les gentils. A juste valeur. Je ne permettrais pas autre chose. Nous étions égaux et nous le resterons même sur le sujet de l’éducation de nos enfants.

Je relève doucement le sous-entendu de mon époux, en me montrant candide… Ce que je ne suis absolument pas. J’ai bien des défauts mais pas celui là, pas alors que j’aime tant cette luxure et qu’elle me caractérise. Je réponds à mon époux en écartant légèrement les cuisses tout en continuant à le regarder, le croquant non plus avec mon fusain mais avec mon regard. Mais justement, le loup qui dort dans ma couche est tellement épuisé sans cesse qu’il dort très souvent Mon Cher ajoutais-je non sans malice à son attention. Si ma grossesse m’empêcher de jouer autant qu’avant, Torrhen n’avait pas à se plaindre de ce côté-là. Je lui accordais à chaque fois toute mon attention, réclamant aussi souvent la sienne qu’il ne réclamait la mienne. Je n’étais pas prude ni pucelle. Et il adorait ça. Non il aimait ça bien que j’imaginais parfois que je devais l’éreinté. Selon Aegon j’étais une femme insatiable et c’était d’ailleurs pour cela qu’il aimait tant que nous partagions notre couche avec d’autres personnes, hommes comme femmes. Et je l’avouais sans honte, j’avais toujours adoré cela. Lorsque nos enfants seront nés, oui quand ils seront nés je pourrais l’initier à cela. Et le plus tôt sera le mieux. J’étais certaine qu’il y prendrait un très grand plaisir. Mais qui a dit que tu ne le pouvais pas ? Je ne demande que cela, rencontrer m’amuser ou te voir avec quelques maitresses lui dis-je avec une voix chaleureuse et pleine de promesses de plaisir à venir. Sa main glisse sur ma cuisse et je le laisse faire. J’adore cela et il le sait. Ce n’était pas moi qui l’arrêterais, bien au contraire. L’Orage… ces gens semblent si chaleureux et dévergondés dans leur intimité. ajoutais-je le regard rivé vers les drapages de notre lit baldaquin, tout en posant ma tête contre son torse. Ma main jouait avec sa toison, décrivant de légers cercles. J’aime passer du temps avec moi, mais pas au détriment de ton sommeil. Es-tu sur que tu ne veux pas de recoucher ? Tu auras tant à faire et si peu de temps… Je ne m’excusais plus de mon absence, plus depuis qu’il m’avait sérieusement enguirlandé la dernière fois que je l’avais fait. Il n’avait pas besoin de m’entendre dire cela et j’avais fini par le comprendre. Je ne peux pas faire grand-chose, mais si je peux t’aider, tu sais où me trouver.




















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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Mar 16 Oct - 14:48

Ma femme me taquine et nous nous amusons ensemble à nous tancer l’un l’autre. Ces moments d’intimité réelle sont rares. Nous vivons ensemble, parlons et dînons quand le loisir nous en est laissé, mais nous n’avons pas tant de moments pour vraiment discuter, ou pour décompresser en même temps. Les obligations du devoir sont rudes et particulièrement prenantes, et il est clair à mes yeux que je passe beaucoup de temps à travailler. La fin de la campagne n’avait en rien signifié la fin des opérations et nous devions maintenant assumer quantité de problèmes d’ordre politique, économique et logistique. Ca n’avait rien de facile de gérer un Empire mais au moins, la fédération avait ses avantages, je n’étais pas tant voué à faire de la micro-gestion à l’échelle globale de l’Empire de quatre royaumes unifiés. En revanche il y avait aussi ces terres qui étaient tombées sous notre contrôle direct par traité avec le Conflans, ratifié ensuite par toutes les autres parties prenantes impériales...


J’en profitais donc doublement pour taquiner ma femme, même si j’étais fatigué, à peine réveillé et tout ça, ça me faisait un bien fou de plaisanter avec elle.



| Devrais-je en plus me retrouver à vous laisser vous essuyer les piedssur mon abondante toison ? |


J’adorais son rire. Si jeune, cristallin, un véritable rire amusé sinon réjoui ; elle s’amusait. Je n’avais jamais été connu pour mon humour ou pour la qualité de ma verve, d’ordinaire je faisais de petits et potaches traits d’esprit mais rien non plus à même de déclencher l’hilaritédes gens qui m’entouraient. Etre Roi voulait dire qu’on avait toujours infiniment plus de crédit auprès de gens qui voulaient systématiquement nous complaire. Quant au reste, on pouvait aussi me prêter pensées et propos qui n’étaient pas vraiment les miens, alors autant l’éviter. Je souris aux paroles de Rhaenys quand elle parle de nos enfants et grimace l’incompréhension, dodelinant mon accord tout relatif de la tête en haussant de surcroît les sourcils.


| Je sens que Fort-Darion sera terriblement reposante. Grimper aux arbres ! Je vous le demande ! Si le Roi mon père nous avait pris à le faire... On se serait pris quelques coups de martinets ou de bottes « des Princes ne sont pas des singes, si vous voulez qu’on vous respecte, respectez-vous, comportez-vous en hommes ». C’est sans doute essentiellement de sa faute si à quatorze ans j’avais déjà plus trucidé de gens que je ne l’aurais cru possible, ni tringlé autant de donzelles. J’avais fait l’homme. C’était facile, pour un jeune prince. |


Et puis il y avait eu Sigyn. Sigyn et la grande guerre, les défaites, les pertes personnelles et nordiennes en général... Et ensuite, les sauvageons, les pillages et la politique. Tout m’avait éloigné de mon enfance, à chaque moment de ma vie que j’ai six ou douze ans, vingt ou trente, je n’avais rien gardé de l’âme du garçon que j’étais jadis. Sauf peut être ce goût pour les véritables héros que j’admirais toujours, ou pour l’âme forte des femmes qui chamboulaient leur destin, ce qui m’avait toujours touché. Rhaenys joue les innocentes, mais pour le meilleur comme pour le pire elle ne l’était plus depuis longtemps ; la vie l’avait brutalisée et elle avait depuis longtemps jeté un regard très pragmatique sur le monde.


Son regard m’embrase. Son geste plus encore. Mais je choisis de jouer. Le Loup est moins vieux que d’habitude, aujourd’hui. Ma main remonte sur son ventre, sur le côté de son corps, le caressant non sans possessivité.



| Très souvent ? J’étais au lit bien après toi, ma jeune dame. |


Mais elle n’avait pas tout à fait tort pour autant. Je souris alors qu’elle continue, bien conscient toutefois que nos états respectifs ne nous permettaient pas si longtemps de nous « retrouver ». La conversation ne me laisse pas de marbre et je sais que la jeune nymphe est avide de ces moments complices, tout autant qu’elle l’est de plaisirs de toute sorte. Je prends un air choqué quand elle me parle de l’Orage.


| Quel misérable fils du tonnerre a osé lancé sa tour pour prendre d’assaut ma propre forteresse ? Tu devrais savoir, jeunette, que je n’aime pas trop que l’on piètine mes allées. |


Un rien de possessivité pour la taquiner, alors que j’avais éludé le sujet de mes « maîtresses ». Le sexe ne m’avait jamais franchement porté bonheur, en dehors de ce que nous vivions avec Rhaenys, et c’était encore trop jeune pour en tirer des conclusions. Je souris à mon épouse.


| Je vais devoir parler construction navale aujourd’hui. Le sujet ne m’enchante guère, j’ai toujours détesté les bateaux. Mais il est encore tôt. Je peux profiter un peu de toi d’abord. Et oui, je pense que tu peux m’aider. Il va falloir qu’on prévoit ce qu’on fait de tes autres frères et soeurs. |


Elle voyait sans doute de quoi je parlais. Mais ma main était passée sous sa tunique, maintenant, cherchant son rein, caressant son ventre, repassant sur l’intérieur de ses cuisses, si près qu’elle ne pourrait que le sentir. Ne plus sentir que ça.




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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Dim 18 Nov - 21:57

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Je ris aux propos de mon époux avant de faire mine de réfléchir sérieusement à sa proposition. Je laisse passer un peu de silence avant de lui répondre Vu son abondance je pourrais facilement en faire une descente de lit. C’est une fort bonne idée. Je vais aller quérir notre meilleur chasseur pour qu’il se mette rapidement à la tâche ! Je le taquinais une fois de plus malicieuse comme je ne l’étais qu’avec peu de personnes, uniquement celles qui m’étaient les plus proches et les plus chères. J’espérais que cela aiderait aussi Torrhen, à l’alléger quelques instants de tout ce qu’il devait porter à cause de mon état. Même si je désirais, pour leur bonne santé, mener à terme cette grossesse, j’avais cependant hâte de pouvoir retrouver ma liberté de mouvement. Cela faisait bien trop longtemps que je ne m’étais pas envolée, bien trop longtemps. Nul doute que je prendrais le large quelques jours, malgré ce froid de plus en plus tordant. Sans doute irais-je à Peyredragon ? Oui, c’était même certain. J’en ressentais le besoin, au plus profond de moi. Cette terre me manquait et j’avais des choses à y accomplir, des choses que j’étais la seule à pouvoir mener. Mon époux allait détester cela, me voir partir sans autre escorte que mes Dragons. Je le savais déjà.

Nous évoquons notre futur, nos enfants et ce bruit et animation qu’ils amèneront dans leur sillage. Je ne permettrais pas autre chose de toute manière. Cette maison devait vivre, tout comme ses extérieurs. Je voulais leur offrir tout ce que j’avais pu connaitre, les joies, comme les tristesses qui ne manqueront pas de les toucher. Je ne pourrais les préserver de cela, mais je serais là, à les épauler, les aider, à veiller sur eux. Je ris en voyant Torrhen hausser les sourcils face à ce qui doit lui semblait si saugrenu même si jamais il ne lui viendrait à l’esprit de l’interdire. Ils se comporteront comme les enfants qu’ils sauront, puis comme les princes et roi, reine, empereur qu’ils deviendront… possédant la faculté de grimper aux arbres, de dessiner, de jouer de la musique ou que sais-je d’autre qui leur plaira de faire. Nous ferons sans aucun doute des erreurs vis-à-vis d’eux, mais ils ne pourront jamais nous reprocher de ne pas les avoir aimé, et laisser grandir. lui dis-je doucement alors qu’il évoquait son propre père, et sa propre enfance. Je ne considérais pas mes parents comme parfaits, loin de là. Mais je ne regrettais pas l’éducation qui avait été la mienne. Et je ne voulais pas voir dans les yeux de mes enfants à venir ces ténèbres qui ornaient nos deux regards. Nous les épargnerons de tout cela. Ou nous mourrons en essayant.

Sa main s’égare sur mon corps, sur ce ventre bien trop gros, bien trop rond – même si pas assez au gout de Yesaminda -. Même s’il était bien plus empoté, bien moins gracieux, Torrhen aime ce qu’est devenu mon corps. Je garderais des traces du fait de porter de nos enfants, j’en avais conscience. J’apprenais à faire avec ce qui était inévitable, ce que je ne pourrais pas rectifier ensuite. S’il y voyait de la beauté, je ne trouvais vraiment pas belle dans l’état qui était désormais le mien.  Bien après oui, et tu en repars bien avant aussi. lui glissais en réponse, sans reproche pour autant. Il devait mener notre empire jusqu’à que je puisse de nouveau siéger à ses côtés. Cela aussi me manquait, ce que je n’aurais pas cru avant. Je n’avais pas été faites pour diriger avant qu’on me prenne mes aînés et même si je doutais encore de mes capacités, j’y avais pris un certain goût. J’aimais l’idée de pouvoir aider les autres, de guider mon peuple vers une destinée bien meilleure que la sienne.

Je ris face à son regard faussement choquée lorsqu’il évoque ce fameux soupirant, et redouble d’hilarité face à ses propos possessifs. Je laisser trainer mes doigts sur son torse tout en lui disant, mes yeux dans les siens. Misérable ? Il ne l’est point bien au contraire… Et j’ai bien peur qu’il n’est pas pris d’assaut ta forteresse mais que tu lui ais ouvert les portes en grand à son arrivé. D’ailleurs, pas plus tard qu’hier, je t’ai vu lui sourire et discuter chaleureusement avec ! Je les avais aperçue par ma fenêtre alors qu’ils rentraient d’une partie de chasse. Sans doute cela allait orienter mon époux… ou alors continuerait-il à se tromper ? allez savoir. Cela était, je devais bien l’avouer, assez drôle. Construction navale ? C’est là bien plus mon domaine que le tient c’est certain… Veux-tu que je t’accompagne ? Il allait refuser je le savais déjà, même si je lui posais la question. Il prétextera que je devais me reposer, ce que je n’arrêtais pas de faire.




















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MessageSujet: Re: Promise Not To Fall   Ven 23 Nov - 12:57

On n’entend pas encore le chant du coq dans la cour du castel ; il doit être vraiment tôt. Combien de temps ai-je vraiment dormi ? Je ne sais pas, mais la journée sera dure avec tout ce qu’il y avait à faire. Ma jeune épouse rit quand je dévie la discussion sur ma subornation supposée à son endroit, tandis qu’elle se retrouve à faire semblent de peser vraiment le pour et le contre de ma proposition. Une descented de lit, et le besoin d’un chasseur ? Je prends un air choqué, traumatisé, ce qui doit bien trancher avec la rigueur de mon apparence physique, balafres, barbe et cheveux en bataille, plus ma nudité que je n’ai toujours couverte.


| Il faudra un grand guerrier pour abattre le Loup de Winterfell, ma dame. Mais je note que tu n’as rien contre l’idée de me faire peler tout vif ; tu es bien cruelle. Aurais-je désiré de mon côté, un collier de dents de dragons ? |


L’indignation est clairement sélective. Je n’aurais rien contre toutefois, emporter un petit quelque chose d’elle, la prochaine fois que je partirais pour la guerre, pour l’éclatement de violence le plus terrible que l’on puisse anticiper à l’avenir. J’étais sentimental sur certains points, je ne m’en défendais pas. Chacun son truc. Pour surmonter les affres du combat et de la solitude face à la mort, certains buvaient plus que de raison, d’autres allaient voir les femmes du cortège de l’armée. Je ne savais quoi lui demander, toutefois. Sigyn, ça avait simplement été un foulard gris frappé de l’emblème Stark avec un peu de son parfun dedans, que je portais noué autour du cou à la mode nordienne, noeud simple par-dessous la cape. Il m’avait tenu chaud à sa manière. Rhaenys était-elle matérialiste ? Je ne savais pas vraiment. Je savais qu’elle était attachée aux symboles...


Je détourne le regard vers le feu quand elle parle des enfants. De la perspective de les laisser grandir. De s’amuser et de tout le reste. Je savais très bien quel genre de père j’avais été, et il était clair aussi pour moi que je ne pouvais en aucun cas me targuer d’avoir été brillant sur le sujet. Mais il avait fallu ce qu’il avait fallu, et même si je pouvais connaître le poids des remords, il était trop tard pour les manifester vraiment. Je ne voulais pas que mes rejetons aient le même destin que le mien, mais quels desseins les Dieux auraient-ils pour eux ? Je gardais le silence. Je savais ce que je voulais, mais j’avais aussi conscience de ce que j’aurais bien du mal à expliser autrement. Je me contente de la caresser avec douceur, même si ça contraste fortement avec la dureté de ces mains plus habituées à détruire qu’à construire. Cela semble lui plaire, sans toutefois la rabibocher tout à fait avec l’apparence de mère qu’elle commence à avoir. Je lui offre un mince sourire de connivence.



| Ne crois pourtant pas que je te fuis pour d’autres compagnies plus agréables. Même si Lady Chelsted est charmante, sans parler de Dame Whent... |


Je la taquinais doucement alors qu’elle riait de plus belle quand nous jouions avec cette histoire de soupirant qu’elle m’avait raconté. Cela faisait écho à mes peurs de jadis, transformées avec le temps en résignation, pas tout à fait indifférente, mais pas loin pour autant. J’étais un pragmatique. Rhaenys est belle, elle est jeune et fougueuse, pleine de feu. Elle va attirer les regards toute sa vie. Et plus que les regards, les attentes. J’ai su que même les plus vertueuses des femmes étaient sensibles à l’attention des autres. Je fronce les sourcils, intrigué par son anecdote. Elle dit que j’ai moi-même ouvert les portes à un loup qui n’est certes pas moi, et avec qui je discutais. Conrad ? Lyham ? Je ne voyais qu’eux, ils étaient les personnes avec qui j’avais le plus de contacts. Si ça m’étonnait peu de Conrad, même si ça me déplaisait, ça m’étonnait plus encore de Lyham, qui semblait très attaché à son épouse, et bien peu désireux de profiter de sa renommée et de son pouvoir.


| Et quel accueil lui as-tu donc fait, cruelle ? |


Je me sers un godet d’eau sur la tablette non loin du lit, attrapant un pichet à côté. Je bois, puis je lui réponds à propos des bateaux.


| M’accompagner dans mon bureau, si tu le souhaites. Nous pourrons passer en revue les registres de matériel de construction, et les finances concernées. Cela ne demandera que peu d’énergie... |


Sauf si son arrivée ne me donnait envie que nous nous distrayons un peu... Mais serait-ce alors un problème ? Pas vraiment. Mais voilà le véritable sujet, le coeur de la conversation.


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My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


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