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Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]
MessageSujet: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyDim 30 Sep - 19:07

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhalerLa mer, cet espace qui porte les hommes sur des rivages nouveaux, des terres désolées, des contrées aux richesses et aux possibilités nouvelles. J'ai le souvenir que celle-ci s'apparentait telle une mère bienveillante, apaisante et éternelle. L'homme regarde devant et réajuste sans cesse le chemin parcouru. L'ombre d'hier obscurcit la lumière de demain. Ses yeux céruléens plongent dans ces profondeurs sans avoir peur pourtant des monstruosités qui y règnent. Qui es tu Lyle ? Les yeux rivés sur l'horizon, j'écoutais le frémissement du vent dans la voilure. Ressentir le remous des vagues contre la coque. Sentir le subtil parfum à l'odeur végétale, florale des algues et de l'iode emplissant ma bouche, mes narines, mes poumons. Mes hommes apprêtaient le navire et embarquaient sur le vaisseau qui nous mènerait sur la route d'une contrée aride et lointaine, dans le sillage d'une renommée nouvelle, dans le glas assourdissant de l'immortalité. Les pupilles à la pigmentation céruléenne se posèrent alors sur elle. Aucun sourire ne s'afficha sur les lèvres gercés et sèches que j'arborais closes. Alors que mon esprit vagabondait à travers la vision de ce vaste océan je perçu une voix familière. Sa voix semblait si lointaine et pourtant elle était tout près. Mes mains se crispèrent sur le rebord me faisant face. Elle était douce et pourtant un brin distante mais, je ne pouvais me résoudre à ne pas l'écouter.

« As tu peur ? » Déclara t-elle sans que je daigne tourner mon visage pour la voir. Je continuais de fixer l'océan sans me rendre compte réellement ou je pouvais me trouver à cet instant. « Tu sais bien que non... » Lui répondais-je expirant l'air de mes poumons gardant l'aplomb et le calme habituelle qui forçait l'admiration de mes hommes et naître la crainte dans les yeux de mes ennemis. 
« Tu m'en a voulu pour la perte de cet enfant. Et moi j'ai tout gâché... Si tu me rejoignais maintenant, que dirais tu si je t'en voulais à mon tour ? » La laissais-je continuer sachant obstinément qu'elle n'était pas réelle. « Qu'aurais je donc à y perdre ? » Laissais-je siffler entre mes dents alors que mes yeux luttaient désormais pour ne pas la regarder et jeter mon dévolu sur celle qui avait partager si longtemps ma misérable vie. 
« Tu n'es pas seul Lyle... Mais tu ne t'en rends pas encore compte n'est-ce pas ? » Mes paupières se fermèrent et ma mâchoire se contracta avec vigueur pour tenter vainement de garder le cape droit devant moi. « Adèlie... » Terminais-je alors que je revenais peu à peu à la réalité, la cruelle, la vraie. Personne n'avait remarqué cette absence dans laquelle je m'étais laissé embarquer. Personne peut-être sauf elle.



« The world is changing and we must change with it. »

Lyle Salfalaise

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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyDim 18 Nov - 0:51

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler« La vie, on doit savoir la vivre, et si on doit partir, partons. »
Orane
Whent
Lyle
Salfalaise
Il y avait dans le vent du départ quelque chose de sinistre, comme si les Dieux glissaient quelque présage funeste dans la brise à destination des voyageurs qui finissaient d'empaqueter leurs affaires. Ou peut-être était-ce juste l'annonce d'un hiver plus froid que les précédents. Orane enfouit son cou dans l'épaisse fourrure qui bordait sa cape sombre, se rassurant du mieux qu'elle le put : d'ici quelques jours, elle atteindrait les hauts murs de Vivesaigues, elle serrerait sa fille dans ses bras pour la première fois depuis trop longtemps et toutes deux seraient libres de démarrer une nouvelle vie. Dorian était mort depuis deux mois, il était temps que son fantôme les laisse en paix.
Aussi étrange que cela puisse paraître, elle n'avait jamais posé le pied sur le plancher d'un navire avant cela. Maintenant que certains axes étaient sous contrôle impérial, la circulation devait y être plus sûre. Il fallait profiter du début de l'hiver, tandis que les températures étaient clémentes, pour faire naviguer les cogues marchands sur les principales voies fluviales, avant que les eaux ne commencent à geler et gêner au passage le bon déroulement des opérations. Le capitaine lui avait affirmé qu'on serait à Vivesaigues avant la fin du quatrième jour, peut-être le cinquième si les vents les chahutaient un peu. Elle n'écoutait qu'à moitié, trop obnubilée par les quelques hommes qui s'affairaient sur le pont et la voile nouée que le souffle venu de la mer allait gonfler d'ici une heure ou deux. Un sourire poli lui signifia qu'elle avait compris, puis dans un silence aimable qui seyait fort bien à l'apparente distance qu'elle semblait maintenir autour d'elle, Orane descendit le long du quai dans le sens inverse de celui qu'ils allaient emprunter. Loin devant, la mer s'étendait à perte de vue et les premières lueurs étreignaient l'horizon marin d'un simple halo jaune orangé. Le ciel au dessus avait perdu ses allures nocturnes et s'empourpraient de teintes roses et bleues. C'était un spectacle charmant.
Le quai grouillait de monde, quoique pas autant qu'en journée. Elle se faufila entre les pêcheurs et autres habitués des ports, qui portaient à bout de bras sacs en toile de jute, caisses chargées de marchandises et pots remplis de denrées, jusqu'à atteindre ses gens qui attendaient son retour. Sybel, sa suivante, était emmitouflée dans un manteau chaud d'où elle donnait des instructions aux deux hommes venus charger les quelques affaires que Lady Whent devait emmener dans son périple – trois fois rien à dire vrai, car la plupart des possessions de feu son époux devaient bientôt être réunies en la demeure familiale qu'elle allait dorénavant gérer. En leur compagnie se trouvait également un vieux mestre dont elle avait déjà oublié le nom et qui devait les quitter à mi-chemin pour rejoindre le seigneur qu'il servait. Enfin, un peu à l'écart, elle retrouva une figure devenue quelque peu familière, quoiqu'elle ignorait encore comment elle devait se comporter en sa présence et par conséquent se montrait toujours prudente dans leurs conversations.

« Lord Salfalaise ? » elle sembla le tirer d'une rêverie, et peut-être ne l'avait-il pas bien entendue car un nom lui échappa, mais ce n'était certainement pas le sien. Adèlie. Cela ne lui disait rien. « Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous... interrompre. »

Ils avaient conversé quelquefois depuis leur toute première rencontre, mais force était de constater qu'apprendre à se connaître l'un l'autre prenait du temps. Il en faudrait davantage pour qu'elle apprenne à lui faire pleinement confiance, pour l'instant l'atmosphère semblait encore chargé d'une tension persistante.

« Je venais vous prévenir que nous n'allions pas tarder à lever l'ancre. » dit-elle, formant dans l'air un discret nuage blanc à chaque mot prononcé. « L'on m'a dit que vous alliez quitter la capitale dans les plus brefs délais également. En ce cas, j'ignore quand nos chemins se croiseront de nouveau et je tenais à vous dire au revoir... avant de partir. » Elle ne pouvait détacher son esprit de l'expression absente qu'il affichait, comme tourmenté par quelque pensée. « Pardonnez mon indiscrétion, mais vous paraissez troublé. À l'instant, il m'a semblé que vous parliez dans le vide... vous avez prononcé un nom. Tout va bien ? »
Orane Whent

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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptySam 8 Déc - 15:23

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhalerÀ l’appellation de son nom il détourna son regard des vagues pour fixer sa silhouette. Lady Whent se présenta à lui avec prudence, sans perdre de son aplomb et de cette forme discrète de gêne qui transparaissait en ses traits. Je reconnaissais cette chevelure sombre, le teint pâle et délicat de sa chair et ses yeux brillant d'une étincelle primaire. Leur première rencontre était une épreuve, le temps d'une rédemption sommaire cruelle mais, sincère. Le souvenir douloureux de cette confrontation dont il se sentait parfois encore misérable, abrupt et honteux. Les vieilles rancœurs à l'encontre de l'hydre solitaire se ressentaient encore malgré les efforts et les rencontres faites dans la future citadelle.

Sa voix cristallisait une distance muette. L'impression qu'elle était déjà loin de lui et pourtant belle et bien à quelques pas à peine. Mon visage s'étira dans un maigre sourire. Alors elle allait tout comme lui partir. Pour un tout autre voyage cela dit. Je laissais une main furtive crissé cette barbe hirsute rare vestige du fer-né que j'étais à l'époque devenu. « Vous ne m'interrompez pas voyons. » Déclarais-je en expirant l'air chaud d'entre mes poumons parvenant à peine à dissocier si ce que j'avais entendu était réelle ou non. Mon regard se baissa sur mes mains que je frottais machinalement l'une contre l'autre faisant craquer l'ossature rude et abrupte de mes mains endurcis par la navigation. Mes yeux laissaient entrevoir l'espoir que je fondais peut être encore illusoirement au sein de ce crâne un peu trop brusque dans ses manières mais pas dénué d'éloquence. Je n'avais pas pris de pincettes, pas avec elles pourquoi faire après tout elle me le faisait bien comprendre finalement. « On ne peut se soustraire aux obligations que l'Empereur ordonne. » Entamais-je en me rapprochant volontairement de sa personne. « J'ai promis de vous protéger et pourtant nous devons prendre des directions différentes. Quel piètre homme je fais ne trouvez vous pas lady Whent ? »

Je détournais mon attention focalisant celle-ci sur le navire sur lequel j’appareillerais. Dans l'étirement de mes lèvres face à l'ironie du sort. Je cru un instant la voir, sur le pont me fixant de ses yeux à la pigmentation aigue-marine, me toisant avec cette forme viscérale de défiance. Elle n'était pas réelle, elle ne pouvait pas l'être. Ce n'était que le fruit de mon imagination, un fantôme venue me guider vers la tombe. Le signe que tôt ou tard je la rejoindrais dans les profondeurs de la mer. J'inspirais si bien que ma poitrine se souleva si fort que j'aurais cru sentir mes côtes se briser sous l'impulsion virulente de mes poumons. Ma gorge se noua et j'épiais d'un œil inquiet ce qu'elle aurait pu croire ou comprendre. La parole d'un fer-né observant la folie l'étreindre lentement, descendant peu à peu dans les cales nauséeuses et puantes des limbes sans aucune porte de sortie, aucune échappatoire. « Les souvenirs douloureux d'un passé qui me hante... Je, j'a... J'ai cru voir voir ma femme un court instant. » Étais-je entrain de me persuader que tout cela n'avait pas d'importance ? Peut-être que oui et peut-être bien que non. Je n'avais rien à cacher et même si cette vision me semblait belle et bien troublante je n'en comprenais pas encore la signification. « Je prend la direction de la mer, vers Dorne. On pense que je serais plus utile sur un navire de guerre et il n'a assurément pas tord à ce sujet. » Avouais-je en pensant à ce que l'Empereur m'avait confié pour lui prouver que je serais fidèle. « Et vous ? Où allez vous ? »



« The world is changing and we must change with it. »



Dernière édition par Lyle Salfalaise le Lun 10 Déc - 9:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyLun 10 Déc - 0:14

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler« La vie, on doit savoir la vivre, et si on doit partir, partons. »
Orane
Whent
Lyle
Salfalaise
Le vent froid venait faire virevolter ses cheveux autour de son visage tandis que s'échappait au dessus de leurs têtes la buée aérienne crachée de leurs poumons. Sous son œil soucieux, Orane le vit ébaucher un sourire sans grande conviction, puis se redresser en faisant craquer ses phallanges. Il fit un pas dans sa direction, expliquant qu'il ne pouvait désobéir aux ordres. Elle crut y déceler une forme d'amertume, cela ne la surprenait guère à vrai dire : on l'envoyait très loin de chez lui, très loin de la capitale également. En revanche, l'aveu qui suivit la décontenança quelque peu pendant un bref instant. Ainsi il regrettait de ne pouvoir tenir la promesse qu'il lui avait faite lors de leur première rencontre, et bien qu'elle ne le connaissait que depuis peu, ses mots lui parurent empreints d'une grande sincérité. Depuis ce jour où elle avait accepté de se mettre sous sa protection, en dépit de tous les a priori qu'elle avait pu nourrir à son égard, il s'était toujours montré sincère et honnête envers elle, sans jamais lui donner aucune raison de douter de lui. Un silence appréciatif accueillit ces paroles plaintives. Orane baissa les yeux, cherchant au fond d'elle-même les mots justes, puis posa une main sur son bras et sourit :

« Je ne vois rien de piètre en vous. Vous faites montre de probité, comme feu mon époux l'a fait en son temps, c'est chose honorable. Ne soyez point tant alarmé, je tâcherais de rester hors de danger jusqu'à votre retour, sain et sauf. Alors vous pourrez tenir la promesse que vous m'avez faite. »

Elle tourna la tête pour suivre le regard qu'il posait sur un autre navire qu'on appareillait déjà en vue du départ. Encore une fois, un silence respectueux fut observé. Point besoin de demander si c'était là l'embarcation qui allait l'éloigner de la capitale, elle le savait déjà. Pour une raison qui lui échappait, Lyle semblait y porter une attention particulière, comme s'il suivait des yeux une personne sur le pont, or ses pupilles demeuraient fixes sans jamais suivre le mouvement des matelots qui s'y agitaient vigoureusement. Elle se retourna vers lui, l'esprit confus, quand il prit une profonde inspiration. Quelque chose le tracassait, il ne fallait pas être un génie pour le deviner, mais elle n'osait pas en demander davantage. Leurs regards se croisèrent, sa main était encore posée juste en dessous de son épaule comme si elle cherchait à maintenir le contact, à le garder avec elle encore un peu. Alors sa voix nouée s'éleva à nouveau pour lui raconter ce qui tourmentait ainsi son esprit.

« Votre femme ? Adélie ? » risqua-t-elle. Il n'avait jamais mentionné sa femme auparavant, ou même sa famille, Orane n'avait jamais osé poser la question. Elle avait pensé, par association d'idées, que c'était à elle qu'il s'adressait quand elle avait surgi.

Enfin, il l'informa de sa destination et de la tâche à laquelle on le destinait. La guerre, bien entendu. Il était un guerrier, elle le savait, mais elle était fatiguée de voir des hommes partir au front. Lui allait revenir, elle en était persuadée, il le devait mais pourtant cette certitude ne semblait pas l'habiter. Il avait dans le regard cette étincelle vacillante de ceux qui attendent la mort, un air commun aux soldats blessés qu'elle avait soignés après les dernières grandes batailles. Orane pouvait l'apercevoir quand son regard perdu commençait à chercher sans doute le visage de cette épouse absente sur le pont du navire qui l'emmenait à Dorne, et quand il se tourna vers elle pour lui demander quelle direction elle allait prendre, son cœur se serra un instant face à son incapacité à le défaire de cette morosité.

« Vivesaigues. » répondit-elle, la gorge nouée à son tour. « Je pars chercher ma fille. Nous serons de retour d'ici quelques semaines. » une pause. « M'écrirez-vous ? J'ignore quand nous aurons à nouveau l'occasion de nous voir et votre compagnie m'a été d'un grand soutien dans ces temps difficiles, j'aimerais avoir de vos nouvelles pendant cette longue absence. »
Orane Whent

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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyDim 16 Déc - 2:08

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhalerBienveillante, lady Whent ne semblait guère amoindrie avec le temps. La marque de cette perte qu'ils partageaient en commun semblait tendre peu à peu vers un dessein plus grand. Une chose dont elle cherchait à ne pas se défaire assurément, le porter en son cœur pour toujours était le meilleur moyen d'honorer celui qui avait combattu à mes côtés et l'un comme l'autre nous ne saurions l'oublier. Le deuil était une étape que chacun avait à porter un jour ou l'autre. Chacun le traversant d'une façon ou d'une autre. C'était un sentiment d'une force dévastatrice, sans aucune once de pitié pour ceux qui restaient à la fin à leurs côtés. La conviction que ceux qui vivaient seraient à la fin de cette ère des survivants. Qu'est ce que vivre sinon survivre à présent ? Pour le fer-né il en fut ainsi toute son existence et le futur ne présageait aucun changement si ce n'est une dualité entre l'ordre et le chaos qui à proprement parler ne cesseraient jamais de s'affronter mutuellement. Le regard que je percevais chez elle, ce spectre d'un passé bien présent était celui de la solitude, du froid régnant sur les mourants. Sa voix m'appelle comme une amie, de cette voix douce que je partageais parfois à l'aube naissante. Je pouvais ressentir sa présence, quand mes yeux mi-clos fatigués laissaient tes mains pâles et froides s'entrelacer à mes phalanges. Que me veux-tu ? Quel est ton but ? Mon esprit n'arrivait aucunement à percer l'opacité délavée de ces yeux cyan. Sa bouche suppliante caressait ma chair qui dévorée et brûlante de l'intérieur. Où veux tu m'emmener à présent ? Elle voudrait se venger, m'attirer dans les limbes, m'arracher au monde des vivants. Mais je suis mort depuis des années Adèlie. Tu me guettes je le sent. Pour m'emmener dans une dernière prison au dédale funeste qui annihilerait ce qui me restait de raison.

La réponse ne se fit pas attendre. Elle me tira d'un cauchemar trop long. « Oui. » expira t-il dans un souffle empreint d'une nostalgie qu'il dissimulait guère aux yeux de la veuve. Elle était plus qu'une simple lady, j'imaginais peut-être qu'au fil de ce serment et de cette promesse elle finirait par soutenir l'idée que je serais un allié, un éventuel ami comme je le fus pour son mari. « Ces mots ne me rassurent guère mais, je ferais avec. » Sourais-je faussement masquant l'inquiétude par le faux semblant. Il marqua un temps d'arrêt pour reprendre en lui confessant ce qu'il pensait véritablement d'elle et encore plus depuis cette rencontre ou il l'avait vu apparaître devant lui. « Est ce que je peux être sincère... » Il observa son inspiration cherchant une réponse à sa propre question contenue de ce que l'on disait de lui, le traître, le renégat, le félon. Il reprit sans attendre une quelconque approbation. « Je me méfie de tout le monde ici... Mais vous... Vous êtes la seule en qui je crois pouvoir faire confiance. » Je faisais un geste de la main, balayant cette pensée et la mimant sur mon faciès sans qu'elle puisse comprendre ce geste. Je devais encore sur bien des sujets lui paraître étrange, différent pour ne pas dire bizarre même. Si la nouvelle de retrouver son enfant, l'unique héritage véritablement important aux yeux d'un parent l’allocution de Vivesaigues haussa un sourcil sur mon faciès qui n'avait rien à voir avec les morsures du froid venant et tailladant par moment nos chairs. Non mon esprit, mon être cherchait depuis le plus jeune âge à satisfaire une curiosité qui n'était pas sans déplaire à mon père et à l'entourage d'un homme parfois un peu trop borné si se n'est téméraire. « Votre fille a besoin de vous. Si Vivesaigues est votre prochaine destination peut-être voyagerez vous avec lady Lysara la sœur du roi Lyham Tully. » Déclarais-je sans réellement savoir si celle-ci avait pour projet de s'éterniser à Fort-Darion sauf si le roi Lyham Tully, son frère devait rester ici. À l'allusion d'une correspondance, l'humeur et le sourire se fit plus propice. Comme l'aube est la lueur la plus pure à son paroxysme, je me permettais de prendre sa main face à sa force de caractère et d'esprit. Je n'avais pas manqué d'observer cette gorge qu'elle étreignait de l'intérieure, se nouant face aux propos qu'elle cherchait à déglutir. J'embrassais furtivement l'extension de ses doigts, ma barbe caressant maladroitement le dos  de sa main jusqu'à l'ossature de son poignet mon regard glaçant transperçant le sien. « Je le ferais soyez en sûr Orane. »



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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptySam 29 Déc - 0:50

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler« La vie, on doit savoir la vivre, et si on doit partir, partons. »
Orane
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« Vous ne m'aviez jamais dit son nom. » commença-t-elle, imaginant à quoi devait ressembler Lady Salfalaise, au loin sur son île, attendant le retour tant espéré de son époux. « Elle vous manque, je suppose. Mais je ne voudrais pas être indiscrète bien sûr... »

Ses efforts se révélaient vains, il ne tirait aucun réconfort des quelques paroles qu'elle lui avait adressées. Orane baissa les yeux, soupirant. Consoler les âmes en peine n'était pas son fort, sans doute l'avait-il remarqué depuis le temps qu'ils se connaissaient. Il lui fallait trouver les mots justes, ces mêmes mots qui, pour une obscure raison, ne semblait jamais lui venir. Enfant, elle se contentait de bredouiller gauchement quelques paroles maladroites et finissait par fuir, le visage en feu, morte de honte. Adulte, elle ne pouvait plus que s'en excuser. Des mots, toujours des mots. Comme il se trouvait si près, elle songea un instant à lui témoigner sa compassion d'une autre façon, sans équivoque bien sûr et qui ne nécessitait aucun talent d'oratrice. Une main qui se voulait rassurante se posa sur son avant-bras tandis qu'elle relevait la tête, soufflant d'un air contrit :

« J'en suis la première navrée. J'aimerais pouvoir en faire davantage... »

L'agitation autour d'eux n'attirait même plus son attention, comme si marins, marchands et voyageurs disparaissaient peu à peu dans une espèce de brume fantasmagorique, ne laissant plus qu'eux deux sur ce quai. Les sons paraissaient comme étouffés, lointains. Seul régnait encore le bruit de leurs respirations, se répondant en dépit du mutisme dans lequel ils avaient plongé. Salfalaise osa quelques mots, lui demanda d'un air grave s'il pouvait être sincère. Elle acquiesça, toujours silencieuse, tandis qu'il recommençait déjà à parler sans prêter trop attention à sa réponse. Sa main gesticula devant ses yeux de manière un peu étrange, mais elle s'attarda davantage sur la profession de confiance qui l'accompagna. Orane ne sut quoi répondre sur l'instant. L'aveu était touchant à n'en pas douter, ce qui la troublait avant tout c'était la facilité avec laquelle ils semblaient s'être liés. Elle n'osait pas lui retourner ce compliment, taraudée qu'elle était par l'impression de baisser sa garde un peu trop aisément. Plus elle le regardait en face, plus il lui paraissait honnête et plus elle se sentait coupable de n'être pas en mesure de lui faire davantage confiance, comme lui semblait lui faire confiance.

« Permettez-moi de l'être à mon tour... » dit-elle en cherchant ses mots. Comme toujours, elle craignait de ne pas choisir les bons. « Nous ne nous connaissons que depuis peu, Monsieur. Comment pouvez-vous être si sûr de moi pour m'accorder toute votre confiance et si vite ? Loin de moi l'idée de vous le reprocher – honnêtement, je partage ce sentiment et vous croit digne de ma confiance également – mais ne craignez-vous pas de vous tromper ? Ne craignez-vous pas que je ne sois pas... à la hauteur de vos espérances ? »

Crainte qu'elle aurait trouvé tout à fait fondée, étant donné les premiers mots houleux qu'ils avaient échangé lors de leur rencontre. Ne doutait-il donc pas ? Car elle le faisait, inutile de le nier. Elle doutait de tout et tout le temps, de lui plus que tout au monde à cet instant là car elle savait si peu de choses à son sujet et pourtant elle se sentait en sécurité en sa présence. On lui avait appris la méfiance toute sa vie durant, on lui avait enseigné à être constamment sur ses gardes et elle se trouvait là, face à un homme qu'elle traitait encore comme un ennemi quelques mois auparavant, une main sur son avant-bras – qu'elle retira discrètement – et l'envie de le réconforter bien ancrée dans sa tête. Le monde était rempli de surprises.

Au sujet de son voyage à Vivesaigues, elle répondit sans détour : « Peut-être. Mais je n'y resterai que quelques semaines. De nouveaux devoirs m'attendent ici, à la capitale. Je ne saurais y manquer. »

Il sourit enfin quand elle lui demanda de lui écrire. Bien malgré elle, Orane lui adressa un sourire en retour. Elle ne savait pas ce qui lui prenait, ni pourquoi elle faisait fi de tous ses doutes. L'ancienne Orane aurait-elle seulement agi de la sorte ? Elle demeurait confuse, interdite. Il lui prit la main, gentiment, sans rencontrer aucune opposition. Ça n'était pas la première fois qu'il le faisait, et même si elle avait la sensation que ça n'était pas très convenable, Orane le laissa effleurer de ses lèvres ses doigts glacés. Son souffle était chaud. Ils se dévisagèrent un instant, puis il lui promit d'écrire et elle reprit un peu de contenance.

« Je vous remercie. Lyle. »
Orane Whent

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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyDim 27 Jan - 18:23

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhalerJe regrettais la manière dont je l'avais quitté. La tournure des événements, les cries, les lamentes et les pleurs de mes filles. La crainte et la peur que leurs visages inspiraient à la vision d'un père froid et sans cœur. Cette dernière image de ma femme me suppliant de ne pas partir. Le chagrin et le sillage du sel à travers ses larmes sur ses joues. La perte d'un fils qui nous avaient été arraché bien trop tôt. Je laissais mon regard épié le sol un moment sentant l'émotion et l'étreinte de cette imperceptible tristesse grandir. Reprenant une posture plus digne, les mains joints au devant de mon corps observant le ciel la bouche entre-ouverte. « Je regrette ce qu'il c'est passé entre nous. » Déclarais-je alors que mon regard céruléen épiait du coin de l’œil lady Orane. « J'ai fais de nombreux mauvais choix... » Qu'importe le malheur et la colère qui affligeait ma femme, mes larmes elles jamais ne coulèrent. L'Antique voie était la seule chose qui importait à mes yeux. Les préceptes et la dévotion au Dieu-Noyé pour faire de mon nom un héritage digne des plus redoutables et plus sanguinaires fer-né. Je pouvais me montrer cruel, je pouvais être le pire des hommes et un bien piètre époux. Tout le contraire de ce qu'avait été sûrement Dorian auprès de sa femme et de sa fille. « Malgré toutes mes fautes, tout mes manquements... Elle était... C'était une bonne épouse, bien meilleure que je ne le serais jamais. » Concluais-je reniflant et passant d'un geste vif mon index sous ce museau qui me servait de nez. Je laissais un léger rire nerveux s'échapper, je me trouvais ridicule à partager ce sentiment et ce souvenir douloureux que je n'avais jamais exprimé.

Les mots sont fragile comme le papier. Les actions s'accompagnent pourtant d'une parole qui inspire plus les hommes et les femmes à l'instant fatidique. Je ressent encore au fond le besoin d'être guidé. Un navire fantôme sur une plage désolée qui cherche la lueur d'un phare pouvant le conduire jusqu'à sa destinée. Lady Whent me fait part de son incertitude, de cette confiance que je gage pour honnête et sûr. Je laisse un léger rictus se tracer sur mes lèvres, humidifiant ma lèvre supérieur d'un subtil coup de langue je laisse ma main prendre à nouveau la sienne et y placer un bracelet, celui que je gardais à mon poignet depuis que j'étais en âge d'en porter. Je plaçais sa main et la mienne contre sa poitrine, au niveau de son cœur. Il ne ressemble en rien aux bijoux et ornements que peuvent porter les continentaux. Le bronze aux extrémités se termine par deux têtes de serpents ciselés. « Votre cœur est bon. Vous vous êtes montrée honnête avec moi. Cela me suffit amplement. » Je laissais mon regard énigmatique s'inscrire dans le sien. Toujours ce même sourire aux lèvres j'expirais l'air d'entre mes poumons en observant tout autour de nous une dernière fois Fort-Darion. « J'espère qu'un jour nos dieux pourront devenir amis. »  Lui lançais-je en sachant pertinemment que non mais, le monde change et avec lui les mœurs et les peuples.



« The world is changing and we must change with it. »

Lyle Salfalaise

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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyMar 12 Fév - 15:45

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler« La vie, on doit savoir la vivre, et si on doit partir, partons. »
Orane
Whent
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L'oeil perdu dans le lointain, il évoqua son passé en des termes assez vagues, exprimant de profonds regrets pour quelques mauvaises actions qui, semblait-il, pesaient sur sa conscience. Parfois, il jetait vers elle un regard avant de reperdre son regard vers l'horizon. Patiente, Orane l'écouta en essayant de comprendre. Elle avait construit mentalement une image de l'épouse que, jusque là, elle imaginait encore bien vivante et attendant sans relâche le retour du mari en exil. Cette image la quitta presque immédiatement lorsqu'il la lui décrivit à l'imparfait.

« Je suis navrée, j'ignorais... » répondit-elle sans terminer sa phrase.

Un rire nerveux lui échappa. Orane joignit ses mains devant elle, la tête basse, compatissante. Il savait donc ce qu'elle ressentait. L'illusion de cette Dame Salfalaise aux joues roses, aux yeux brillants et à la poitrine gorgée de vie se mua doucement en une présence fantomatique, intangible. Et avec elle, Dorian reprit sa place d'esprit fugace et perdu. La douleur était toujours présente mais, curieusement, elle ne ressentait plus la solitude comme ça avait pu être le cas auparavant.

« Merci... pour vous être ainsi ouvert à moi. »

Soudain, il se saisit de sa main et se défaussa d'un bracelet qu'il passa à son poignet sans lui laisser le temps de réagir. L'instant d'après, il guidait sa main dans une solide étreinte jusqu'à son cœur. Le geste était surprenant, peut-être un peu contre-protocolaire, et Orane demeura muette. Son regard se posa sur l'ornement très inhabituel qui reposait froidement contre la peau pâle et dénudée à la base de sa paume. Sans relever les yeux, les joues roses, elle repoussa sa main délicatement sans défaire sa prise.

« Je crains de ne pouvoir accepter... » murmura-t-elle, sa voix portée par le vent, interdite.

Mais il ne semblait pas entendre. Sans le regarder, l'oeil toujours posé sur le bracelet qu'il venait de lui offrir, Orane l'entendit complimenter sa bonté, son honnêteté. Elle ne trouvait rien à répondre. Son propre silence la secoua d'un frisson, remontant sa colonne jusqu'aux racines des cheveux qui retombaient sur sa nuque. Lorsqu'elle leva la tête, il la fixait intensément en souriant. Encore une fois, elle se trouva coite. Il ne sembla pas s'en formaliser, promenant son regard sur les environs comme s'il sauvegardait mentalement la vue que l'on avait depuis le port sur la capitale qui doucement se réveillait. C'était le point du jour. Enfin, il formula un souhait d'amitié entre leurs divinités respectives et elle sourit doucement.

« Je prierais pour qu'il en soit ainsi. » puis, délicatement, sa main échappa à sa poigne avec la retenue qu'on lui connaissait. Elle contempla encore un instant le bijou qu'il avait passé à son poignet, se demandant s'il était convenable qu'il lui fisse pareil don ou même qu'elle le portât. « C'est un magnifique présent... » admit-elle, visiblement attendrie par cette gentille attention, promenant un doigt sur la tête de serpent sculptée à son extrémité. « ...ne craignez-vous pas d'en regretter l'absence ? » demanda-t-elle, n'osant pas répéter ce qu'elle avait murmuré un peu plus tôt.
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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] EmptyJeu 28 Fév - 1:14

Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhalerJamais je ne m'étais livré auprès d'une femme. C'était peut-être la compassion, le désespoir, la perte de ce frère mort au combat. Peut-être tout à la fois. Lady Whent savait voir ce que beaucoup n'entrevoyaient pas. Je ne pouvais laisser de place pour le chagrin, les remords, les larmes, tout cela je ne le retenais pas. Je suis né et j'ai grandis pour m'élever et être crains d'un monde qui jusqu'ici ne nous comprenaient pas. Il aura fallut des milliers de morts et il en faudra des milliers d'autres pour poursuivre ce que j'aspirais à créer et façonner dans un idéal lointain. Je ne serais qu'un précurseur, une étincelle s’illuminant dans le noir total. « Ce n'est rien... » Répliquais-je face à la maladresse je n'étais pas celui qui pointerait du doigt ce que les autres ne pouvaient pas savoir. Le réconfort d'une présence amicale me soulageait quelque part. Me laisser aller et finalement extérioriser ce que je n'avais jamais réellement su m'avouer.

Mon faciès se voulait plus affable, je n'étais pas en paix et le serais-je réellement un jour ? Je ne pense pas. J'étais résigné à mourir seul sur un rivage dévasté en luttant contre vents et marées. L’Empereur me confiait une mission qui m'était toute désignée et je devais désormais m'en aller. J'entendais sa complainte, cette façon éhontée de ne pas pouvoir accepter le présent que je faisais. Je ne retenais aucunement ses paroles, je feintais de les avoir entendu ou même avoir pu comprendre ce qu'elle murmurait. Alors les sentiments, l'émotion, ce mélange qui liait ma présence à la sienne finissait par l'emporter. Ses yeux attirés par le bracelet me rendait au fond de moi moins tourmenté que je ne l'avais été. Lady Whent avait ma parole, je reviendrais et je tiendrais mon serment jusqu'à ma délivrance, ma mort ne saurait venir avant. Je suis un fer-né, une ombre, un fantôme errant sans remords, avec cette vision du futur je me sentais moins en proie à la vengeance même si elle restait farouchement ancrée en mon cœur. Il y a un temps pour toutes choses, un temps pour naître et pour mourir, pour semer et recueillir, pour tuer et soigner nos blessures, pour détruire et reconstruire ce qui fut.

Je croyais fermement et j'aspirais à la revoir prochainement. J'écoutais en l'observant les mains retombant promptement le long de mon corps. Je la gratifiais d'un sourire énigmatique avant de retourner mon faciès vers une direction contraire sans réellement pouvoir détacher mon regard de ses yeux. « C'est votre présence que je regrette déjà à présent. » Confessais-je laissant ma langue fourcher par delà cette lèvre supérieur camouflée de cette barbe revêche vestige d'un monde, archaïque et brut. « Partout ou vous irez, je serais avec vous. » Concluais-je avant d'embrasser sa joue. Je lui volais l’opportunité de répliquer, dans le sifflement du vent et des voiles cinglantes je me faufilais à travers la populace, cette immensité mouvante, foule de gens. Mon navire s'apprêtait à partir et je ne pouvais le faire attendre plus longtemps.



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MessageSujet: Re: Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé]   Viens sombre en moi et laisse-moi t'inhaler ( Pv Orane ) [Tour VII - Terminé] Empty

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