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La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys
MessageSujet: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys   Mar 25 Sep - 21:26

La nuit est tombée depuis longtemps et pourtant, je suis incapable de fermer l’oeil. Mon regard s’attarde un instant en direction du lit et de la silhouette d’Alysanne, profondément endormie. Inutile de la rejoindre, je ne ferais que me retourner encore et encore jusqu’à finir par la réveiller. Même si l’idée a quelque chose de tentant, je finis de m’habiller, attrapant une pelisse fourrée et je sors, aussi silencieusement que possible.

J’ai à peine un regard en direction des gardes qui ne manquent pas de circuler dans les couloirs, alors que je circule entre ombre et lumière, mon regard se plissant pour éviter de trébucher alors que je me perds une fois de plus sans vraiment m’en rendre compte. Il faut dire que tout semble bien différent de ce que l’on peut voir en journée et que, surtout, je ne sais pas vraiment où mes pas me mènent. J’ai du mal à organiser mes pensées et je frissonne quand je réalise que je suis dans la cour. Il fait particulièrement froid et je me frotte les bras avant de faire quelques pas dans la neige. Elle a arrêté de tomber il y a plusieurs heures déjà mais cela a suffi à déposer un manteau qui atténue le bruit de mes pas.

Et autant dire que le silence est particulièrement appréciable. Je ferme les yeux un instant, prenant une profonde inspiration alors que, brusquement, mon attention est captée par un bruit à la fois familier et particulièrement déconcertant à cette heure de la nuit. De la musique. Je fronce les sourcils, sans même réaliser que mes pas me guident dans cette direction. Et je finis par traverser la cour pour entrer dans une pièce aux dimensions sommes toutes honorables. C’est là où nous avons pris la plupart de nos repas, lorsqu’il n’y pas nécessité de faire de grandes tablées. Un feu brûle dans l’âtre, réchauffant l’atmosphère, les flammes semblant presque danser au rythme de la vièle qui résonne dans la pièce. Il me faut bien quelques secondes pour détacher mon regard du feu pour me focaliser sur la personne qui en joue.

A ma grande surprise, il s’agit de l’Impératrice. Elle semble totalement concentrée à ce qu’elle fait et ne s’est pas aperçue le moins du monde de ma présence. Ce n’est pas le cas des silhouettes dans la semi-obscurité qui tiennent des torches. A voir leur mine à la lueur des flammes, ils n’ont pas l’air particulièrement avenants. Au contraire même, ils me jettent un regard mauvais mais ne font pas le moindre geste vers moi. Je suppose que, tant que je ne bouge pas, il en va de même pour eux. Je lève une main dans leur direction, comme pour les assurer de ma bonne volonté, avant que mon attention ne soit également captée par le dragon qui somnole près de l’âtre. Autant dire que c’est plus qu’impressionnant et je ne me rends même pas compte que j’effleure une table, faisant par là tomber un gobelet dans un bruit passablement assourdissant.

Je ne me souviens pas avoir été aussi maladroit en vérité. D’autant que l’attention de tout le monde est brusquement rivée sur moi, l’oeil du dragon s’étant même ouvert dans ma direction. Et la musique s’est brusquement arrêtée. Je toussote, passablement mal à l’aise, avant d’inspirer doucement, restant tout de même suffisamment loin pour éviter que les gardes ne froncent davantage les sourcils. « Toutes mes excuses votre Altesse. Je ne voulais pas interrompre un moment… magique. » Je m’incline brièvement dans sa direction avant d’ajouter, d’une fois aussi douce que possible. « Je peux vous laisser si vous le souhaitez. Même si j’adorerais vous écouter encore. » C’est probablement le son le plus reposant que j’ai entendu depuis longtemps. Presque apaisant en vérité.


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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys   Mer 26 Sep - 20:38



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Mon archer courait sur les cordes alors que mes doigts en maintenaient certaines en place. Un accord suivi d'un autre puis d encore d’un autre. Je les enchaînais à la suite, jouant de ce morceau que je connaissais par cœur. C’était la mélodie préférée de mon père,  à la fois joueuse et mélancolique. Lorsqu'il était préoccupé il me demandait de lui jouer. Pour l’apaiser c’était ce qu'il disait à chaque fois. Parfois nous étions tous les deux. D’autres fois ils conviaient certains de ces proches à ce concert improvisé qu'il me demandait. On retrouvait souvent Baal, et lord Velaryon, en plus de ma famille. Et de très rare fois il jouait avec moi, sortant une vieille flute valyrienne de sa poche pour m’accompagner et donner une nouvelle perspective à la musique. J’adorais cela et je savais qu'il le faisait pour me faire plaisir, uniquement pour cela. A l'écouter il se trouvait trop vieux pour jouer et ses doigts étaient fatigués et plus adaptés pour cet art qu’il aimait pourtant tant. Plus régulièrement c’était Mère qui faisait apporter une harpe, qu'elle maîtrisait avec cette grâce qui la caractérisait tant. Elle ressemblait à un ange lorsqu'elle s'y adonnait, s’y oubliait, les longs cheveux blondes encadrant son visage et l’instrument. Visenya aussi était magnifique quand elle jouait même si, je pouvais le reconnaître,  elle n’avait jamais possédé ce talent qui s incarnait en mes parents et en ma personne. Elle jouait bien mais sans sentiment,  sans y perdre son âme... Aegon, c’était pareil. Il aimait écouter la musique mais en jouer... c’était une autre histoire. Quant à Orys il avait suivi l’exemple de notre ainé.

Ebryon s’était rendormi devant l'âtre de la cheminé qui crépitait dans la salle de repas que j’avais investi. Je m’étais réveillée en pleine nuit sans arriver à me rendormir. Sans réveiller Torrhen, je m’étais glissée en dehors de notre lit après une petite heure à essayer de regagner le sommeil. J’avais enfilé sur mes épaules une cape appartenant à mon époux, assez longue et grande pour me couvrir entièrement.  Pieds nus, j’avais quitté notre chambre, Ebryon volant juste au-dessus de moi sans me quitter du regard. La garde s’était divisée en deux, l'une me suivant, moins nombreux, et l'autre restant à son poste. L’un des hommes était parti en amont, et il revenu avec cinq six autres camarades. Baal, Conrad et le capitaine des Dandarrion avaient sans aucun doute donnaient des ordres dans ce sens et ils seront heureux d’apprendre que ni Torrhen ni ma personnes n’avions risqué la moindre chose même si nous n’avions pas été ensembles comme cela aurait dû être le cas. M encadrant, certains ouvraient la voie nous éclairant avec des torches, prêt cependant à les jeter à terre s'il y avait le moindre danger. J errais quelques instants dans les couloirs avant de me rendre un peu par hasard dans cette pièce où un feu régnait constamment, entretenu par des domestiques dont un que je surpris en arrivant avec ma garde et mon dragonneau. Avisant la vièle qui reposait dans un coin de la salle, je m’en étais saisie instinctivement. La musique,  à l’instar de mon père,  m’avait toujours apaisé. Debout devant la cheminé, les yeux fermés je m’étais mise à y jouer. Un morceau, un second, et plein d’autres encore. Je laissais mon âme guider mes mélodies.  


Je sursautais et m’arrêtais immédiatement lorsqu'un son dissonant se fit entendre. J’ouvrais aussitôt les yeux reculant légèrement vers mon dragon qui regardait en direction de l’intrus. Je suivais son regard, mon instrument toujours en main avant de soupirer en reconnaissant d abords le visage puis la voix de l’homme qui venait d’arriver. La main sur leur épée, les soldats étaient prêts à le pourfendre s il approchait plus sans que j'en ai donné l’autorisation. Toute aussi tête couronnée qu’il était, Lyham ne serait pas épargné. Et c’était justement parce qu'il était Roi qu'ils avaient toléré sa présence dans la pièce.  Nul doute qu’ils l’avaient vu bien avant moi. Le riverain, sans doute conscient de cela était resté à distance et même s’il s’adressait à moi désormais il n’avait pas fait le moindre pas en ma direction. J'inclinais doucement la tête pour le saluer et l'autoriser ainsi à me rejoindre Ce n’est rien votre Majesté. Vous m’avez surprise mais vous avez tout aussi le droit que moi de vous trouver ici. Je ne vous contraindrez pas à partir soyez rassuré. Lui dis-je avant de poser ma vièle et l’archer sur la chaise qu’avait rapproché plus tôt le domestique à mon intention. Pour ma part je pris place sur la fourrure d’ours sur laquelle était Ebryon qui s’était redressé.  Je le récupérais dans mon giron avant que l’envie ne vienne le prendre d’attaquer l’homme et caressais doucement son échine jusqu'à ce qu'il s’apaise et ne se remettre en boule sur mes genoux,  contre ce ventre qui ne cessait de grossir à mon grand désarroi et au plus grand plaisir de Yesaminda qui était de son côté rassurée par cela. Ce serait un honneur de jouer pour vous mon ami. Que voulez-vous entendre? Lui demandais-je doucement.  

















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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys   Sam 20 Oct - 18:27

La jeune femme m’a toujours intrigué et ce, depuis notre première rencontre. Elle n’était clairement pas prédestinée au rôle qui lui est échu et, quand je la vois en train de jouer, cela ne fait que me confirmer qu’elle aurait été une artiste brillante, une musicienne, mais pas une guerrière. Et pourtant, les méandres de la vie l’ont menée jusqu’à combattre sur le champ de bataille, avec sa dragonne, sans ciller, sans faire preuve de la moindre hésitation.

Mon regard s’attarde un instant sur le dragon qui m’a bien évidemment repéré mais qui, pour le moment, n’a aucun geste à mon attention. Je le sais bien. Si je ne bouge pas tant que je n’y suis pas invité par son humaine, elle en fera de même. Je ne connais guère ces créatures mais mon instinct est suffisamment bon pour voir à quel point elle veille avec attention sur Rhaenys. Ce qui est rassurant, autant se le dire tout de suite. Si les gardes peuvent donner du fil à retordre, ils pourraient toujours être vaincus, d’une façon ou d’une autre, ne serait-ce qu’en étant plus nombreux. Mais le dragon a quelque chose de particulièrement dissuasif, ne serait-ce que dans son regard qui ne quitte pas le mien, quand bien même il est loin d’être aussi grand que celle que chevauche Rhaenys. Il est presque hypnotique à dire vrai et j’ai un temps de latence avant de réaliser qu’il y a d’autres personnes dans la pièce qui ont capté ma présence. Je ne cherchais pas spécialement à me cacher, fort heureusement pour moi, mais à être discret, avec un succès relatif, pour ne pas dire un échec cuisant.

Pour autant, l’Impératrice ne semble pas s’en offusquer, même si je peux me targuer d’avoir bénéficié de l’effet de surprise la concernant. J’ai tout de même un franc sourire à son attention quand elle me répond, non sans continuer de sentir le poids du regard des gardes peser sur moi. Le moindre faux pas sera puni chèrement, on ne va pas se leurrer. Mais c’est une bonne chose. Je fais quelques pas dans sa direction, non sans souffler, d’un ton un peu rêveur. « Je n’arrivais pas à dormir. Et je ne voulais pas déranger mon épouse. Mais j’avoue que je ne m’attendais pas vraiment à tomber sur pareil spectacle. » Je la désigne d’un mouvement de la main, englobant également son instrument mais aussi son dragon. « Il est splendide. Et impressionnant. Encore plus d’aussi près. Dois-je… lui présenter mon respect ou quelque chose dans le même acabit ? Est-ce qu’il y a d’autres règles à suivre que ne pas être une menace pour vous? » Je ne peux pourtant pas m’empêcher de sourire quand je vois le museau du dragon effleurer son ventre arrondi et je souffle, sans même m’en rendre compte. « La grossesse vous va particulièrement bien Majesté. Si je puis me permettre. » Et, j’ai un haussement de sourcils surpris quand elle me propose de jouer pour moi. Voilà qui est une faveur, à n’en pas douter. « Ce qui vous plaira. Mais si c’est calme et apaisant, j’avoue que ne dirais pas non. » Je désigne le sol, à quelques mètres d’elle à peine et j’ajoute, d’un ton tranquille. « Est-ce que je peux m’assoir ? » Voilà qui ne serait pas vraiment protocolaire mais, en cet instant, il n’y a rien qui semble vraiment l’être en vérité. Comme un instant volé au temps.


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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys   Mer 5 Déc - 22:10



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J’invite la Majesté en face de moi à me rejoindre. Le sommeil semblait l’avoir quitté tout comme moi, ce qu’il me confirmait d’ailleurs très rapidement. A mon instar, ne voulant pas réveiller la personne partageant sa couche, il s’était décidé à se lever et arpenter le château pas si vide ni silencieux qu’on aurait pu le croire à une heure aussi tardive… Ou matinale selon le point de vue. Dans les cuisines, on devait déjà s’affairer à préparer les différents repas qui seront pris en ces lieux et aux abords du château. D’autres domestiques devaient surement aller chercher de l’eau destinait aux toilettes de tous ses nobles qui dormaient en cet instant, loin de s’imaginer le labeur que cela pouvait être. Etant plusieurs parties en « expédition » comme les appeler ma Père, avec Meraxès, je savais combien il était difficile de trouver à manger, ou un point d’eau ou se laver, un point d’eau froid, et bien moins agréable que la chaleur conservait dans un grand baquet. J’avais appris à les apprécier à leur juste valeur. Tout comme ces commodités dont je pouvais jouir entre plusieurs murs ou sous une tente d’ailleurs. J’appréciais et je savais me contenter de peu… Mais je ne rechignais pas au confort pour autant. Spectacle, je ne suis pas certaine, mais je suis ravie que cela vous ai plu Je n’avais pas joué pour lui, mais ma musique semblait lui avoir malgré tout parlé. Au fond je n’avais joué pour personne, pas même pour moi. J’avais laissé mes doigts glisser sur les cordes sans réfléchir, comme avant que la guerre ne frappe à ma porte.

Je ris doucement à ses paroles, un léger sourire aux lèvres, alors que mes mains caressaient toujours l’échine d’Ebryon. S’il s’était lové sur mes genoux, je savais qu’il ne dormirait pas, pas alors qu’un homme se trouvait aussi prêt de nous. Il ne le faisait déjà pas en compagnie de Torrhen alors en compagnie d’un inconnu… si sa posture était docile, il restait sur ses gardes prêts à mordre ou à brûler… Ou les deux à fois d’ailleurs. Il est tout petit… Il dépassera d’ici quelques années Meraxès. N’essayez pas de le toucher, ou de vous approcher de trop prêt. C’est un Dragon, sauvage et indomptable. Il ne vous connait guère et prendrait cela comme une attaque. Il ne peut pas vous blesser mortellement, mais il vous blessera malgré tout.  lui dis-je doucement mais le plus sérieusement du monde. Ebryon était un danger pour lui, il était important qu’il en soit conscient et qu’il ne pense jamais à lui comme à un animal domestique. Ce n’était ni un chat ni un chien. Et, même s’il ne pouvait guère en voir beaucoup, ma peau était marquée à de nombreux endroits dans des morsures et des griffures de Dragon. Meraxès avait énormément de caractère et, en comparaison, Ebryon était bien plus docile.

Je soupirais et secouais la tête négativement Je suis affreuse et énorme… Mais je vous remercie malgré tout d’essayer de me convaincre du contraire.  lui répondis-je sincèrement. Ils s’étaient tous passé le mot. A croire que Yesaminda leur avait tous indiqué de me dire cela alors que ce n’était pas vrai. J’étais empotée, disgracieuse, et… très très grosse. Les choses les plus courantes et les plus facile devenaient de vraie épreuve. Je ne pouvais plus manier mon épée correctement, ni même monter à cheval, ou sur le dos de ma sœur. Voler me manquait. Affreusement. Je n’étais pas faite pour passer plus de temps les pieds sur terre que la tête dans le ciel. Il me tardait de pouvoir de nouveau quitter la terre ferme et gagner les nuages. Je fis un signe positif à l’homme Je vous en prie. Prenez place. Vous pouvez vous asseoir sur la chaise si vous le désirez.  lu dis-je en indiquant celle non loin sur laquelle j’avais posé mon instrument que je récupérais. J’étais une « originale », à aimer m’asseoir par terre plutôt que sur un siège. Je n’en attendais pas autant de Lyham. Sans doute devait-il penser que j’avais des allures de sauvageonnes ? Allez savoir. Peu importait… Non peu m’importait. Je n’avais jamais agis dans le but de plaire aux autres. Calme et apaisant ? Hmm   Je réfléchie un instant, mon archer levé, puis une fois que j’eus trouvé, je replaçais l’instrument sur mon épaule, contre mon cou, après avoir chassé mes cheveux. Je pris une inspiration puis je commençais à jouer.



Mon archer glissait doucement sur les cordes que je pinçais. Mes doigts savaient ou se placer même si cela faisait bien longtemps que je n’avais pas joué cet air. C’était le préféré de Baâl. Je l’avais compris en le voyant, lorsque je jouais, tapotais la mesure sur sa cuisse, le plus distraitement du monde, le regard légèrement perdu dans le vague. Son langage non verbal était bien plus parlant que ce qu’il aurait pu dire. Je me stoppais une seconde, avant de reprendre cette sonate, plus vivement, plus joyeusement. J’aimais ce changement de rythme, cette surprise qu’on pouvait avoir en l’écoutant. Les parties étaient différentes, mais elles s’accordaient finalement tous ensembles, formant un très bel ensemble. D’abord lentement, puis plus vigoureuse... Je fis trainer ma dernière note, avant de m’immobiliser quelques secondes…. Avant de reprendre sur un air totalement différent, plus vif. Ses notes avaient été composées sur demande de mon Père qui avait été très exigeant. Je me rappelais encore tous ses artistes qui avaient envahi le château de nombreux mois. Certains étaient repartis dans un triste état, secoué par mon Dragon de Père qui savait particulièrement ce qu’il voulait… Et ce qu’il ne voulait pas. Il avait voulu quelque chose de parfait à son oreille, quelque chose qu’il avait voulu à l’image qu’il avait de moi. Cette musique n’était pas comme toutes les autres. Elle se jouait sur un rythme pétillant, épuisant  aussi, brutal parfois. On pensait l’arrêter, mais finalement elle revenait plus vivace que jamais, ne lâchant rien, continuant encore et encore. J’adorais cet air, et la dextérité qu’il exigeait. J’avais mis des années à le maitriser totalement. J’y avais passé des journées et des soirées, casant les oreilles de tous ceux qui pouvait entendre mon violon résonnait contre les murs du château de Peyredragon. Combien de fois Visenya était venue m’arracher mon instrument pour dormir tranquillement ? Combien de fois avait-elle d’ailleurs envoyé Orys ou Aegon me distraire en ayant assez de m’entendre répéter pendant des heures et des heures la même dizaine de notes ? La pauvre, elle qui avait une chambre non loin de la mienne, elle en avait eu plus d’une fois les oreilles qui saignaient. Ce souvenir me fit sourire alors que je jouais les dernières notes, le haut de mon corps bougeant au rythme de la musique, mes yeux fermaient pour que rien ne puisse me perturber. Puis je m’arrêtais, gardant mon archer en l’air quelques secondes avant de le reposer, épuisée par cet exercice difficile. J’essuyais les quelques perles d’eau qui s’étaient formées sur mon front avant de boire une gorgée du verre d’eau posé non loin de moi.



















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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys   Jeu 13 Déc - 12:33

Difficile de ne pas être captivé par la musique et par l’ambiance qui se dégage du tableau que j’ai sous les yeux. Je me sais privilégié de pouvoir assister à un pareil moment et pour rien ne monde je ne voudrais briser cette atmosphère si atypique. Alors je garde le silence aussi longtemps que possible, ayant de ne pas trop me faire remarquer. En vain bien évidemment, les gardes et le dragon étant aux aguets pour repérer tout intrus. Mais je me contente de sourire, n’ayant pas vraiment cherché à me dissimuler par ailleurs et je souffle à ses propos, d’un ton tranquille. « Disons qu’il semblerait qu’il n’y ait plus guère le temps pour ce genre de parenthèse. Alors elles en sont autrement plus appréciables. » Et la musique m’a toujours touché, d’aussi loin que je me souvienne.

Je continue de jeter des regards aussi prudents que curieux en direction du jeune dragon, mon sourire se faisant amusé quand elle reprend la parole. « Loin de moi l’idée de le toucher, je ne suis pas inconscient. Et j’ai eu mon content de blessures pour toute une vie ou peu s’en faut. » Même si nous savons pertinemment que la guerre est loin d’être terminée et que des blessures, il y en aura d’autres à l’avenir. « S’il n’est pas domptable… quel est votre lien avec lui ? Comme une mère et son enfant ? Enfin, la question est peut-être un peu trop indiscrète. Si c’est le cas, j’en suis désolé. » Mais je peux comprendre la fascination qu’exercent ces créatures sur bien des gens, surtout à le voir d’aussi près. Je me demande vaguement combien ont eu la même chance que moi avant de reporter mon attention sur la jeune femme.

Et je ne peux m’empêcher de tousser un rire à sa réaction. « Ma femme le répétait souvent lors de sa dernière grossesse. Cela n’empêche pas le fait que porter un enfant vous rend… lumineuse ? Comme s’il irradiait quelque chose d’unique à vous regarder. Et puis, c’est l’avenir que vous avez en vous, alors forcément, on ne peut que vous complimenter. » A son geste pour m’installer non loin d’elle, je l’imite et m’assoit en tailleur à même le sol, sans vraiment me préoccuper des convenances Je n’aime guère l’idée de la surplomber, d’autant que cela pourrait déplaire à son dragon, d’une façon ou d’une autre. Et je hoche la tête quand elle me confirme mes propos. « Calme et apaisant oui. Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, j’en ai grandement besoin. »

Je ferme alors les yeux, inspirant longuement alors qu’elle recommence à jouer, me laissant emporter par un instant de calme, de quiétude, bien loin de toutes les préoccupations qui nous assaillent à chaque moment ou presque. Je ne saurais dire à quel point je me sens chanceux en cet instant, de pouvoir mettre tout cela de côté juste pour écouter un peu de musique. Et je rouvre les yeux, un peu surpris par le changement de rythme, fasciné par la façon dont la jeune femme se laisse emporter par la musique. Quand elle finit par s’arrêter, je garde le silence, les yeux un peu écarquillés, incapable de trouver les mots, d’oser dire quoi que ce soit après ce que j’ai pu entendre. Mais je finis par souffler, un peu incrédule. « Et bien, c’était quelque chose votre Altesse. Je ne pensais pas entendre quelque chose d’aussi beau avant bien longtemps. Merci. Vraiment. » Je dois lui laisser se reprendre un peu, visiblement, l’exercice l’a passablement fatiguée. Si je n’étais pas aussi fasciné, j’aurais probablement eu mauvaise conscience de lui avoir demandé de jouer.


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MessageSujet: Re: La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots... | Rhaenys   

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