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Tête à tête familial [Torrhen]
MessageSujet: Tête à tête familial [Torrhen]   Jeu 13 Sep - 10:01

L'hiver venait, l'hiver était même déjà là. Dans le Nord, en tout cas, il avait commencé à recouvrir les sols, le vent glacial s'était mis à souffler plus durement qu'à l'ordinaire et bientôt les terres retrouveraient leur calme, pendant quelques mois, quelques semaines... On ne savait jamais réellement combien de temps durerait un hiver à Westeros, mais au moins, pour une partie de ce nouveau monde, il serait l'engagement d'une trève, l'hiver ne pourrait réparer les récoltes maigres ou perdues, il ne pourrait sans doute pas calmer la douleur du deuil que beaucoup de familles allaient devoir affrontrer quand on annoncerait le retour des hommes dans le Nord, il ne pourrait pas non plus calmer les âmes qui avaient été échaudés au cours de cette année, ni même des années précédentes … Mais au moins, il y avait une lueur d'espoir, une lueur de pouvoir serrer ceux que l'on aimait contre soi, une lueur qu'enfin la paix pouvait s'installer et qu'au printemps à venir, il ne faudrait pas reprendre les armes et descendre toujours plus au sud pour pouvoir défaire les ennemis. Mais la paix était un processus très long à mettre en place, les choses ne s'étaient pas faites en un claquement de doigts et ce n'est pas par la seule mort de Harren Hoare que tout Westeros allait maintenant se mettre à suivre les principes du nouvel Empire sans protestation. Mais c'était une belle et grande avancée, quelque chose de joyeux qui venait à percer et à se développer dans tous les cœurs de ceux qui avaient choisis de rejoindre cette cause.

La soirée de la veille  avait été le présage de ce que pourrait être un jour la vie à Westeros. Fêter une victoire était toujours un moment des plus importants et même Jon, connu pour être un jeune homme des plus taciturnes et restant souvent à observer les gens, c'était pris au jeu de la célébration. Il avait bien ris en voyant Bowen Glover, son sénéchal se mettre à jouer de la musique, talent que le jeune roi ne connaissait aucunement de la part de son second. Il s'était même laissé à aller danser, notamment avec Lysara Tully, bien qu'il ne soit pas un excellent danseur et qu'il se pourrait bien qu'il lui ait écrasé le pied une ou deux fois par inadvertance. Néanmoins, il n'avait pas fini ivre, à comparer de bons nombres de ses camarades ce soir là, pas qu'il n'avait pas profité de l'alcool qui avait coulé à flots ce soir là mais le relâchement était une chose assez difficile pour lui, et il aimait à avoir l'esprit encore un peu réactif. De plus, cela ne l'avait pas empêché de profiter correctement de la soirée, passant d'une musique d'accompagnement pour pouvoir danser, à des chansons paillardes et un peu plus grivoises en fin de soirée qui avait su le faire rire avec sincérité. Cependant, il n'avait pas oublié les quelques mots de son père, lui indiquant qu'il était nécessaire que les deux hommes se parlent. Jon avait alors hoché la tête et avec continuer de danser quelques instants encore avec Lysara comme si de rien n'était.

Alors que la fête s'était achevée au petit matin. Jon n'avait encore une fois que très peu dormi mais au moins cette fois ce n'était pas par ses tristes pensées qu'il avait été perturbé. Il avait néanmoins attendu quelques heures encore pour pouvoir se présenter au niveau des appartements de son père. Il avait pu voir l'empereur profiter allègrement de la soirée et il voulait lui laisser le temps de reprendre contenance après cet instant de féliciter. Il avait donc gagné les appartements impériaux de Fort-Darion et avait demandé à un des membres de la garde de l'empereur que son fils était arrivé. On revoit le voir quelques instants après pour le faire pénétrer dans un petit salon, permettant ainsi au père de se préparer, et au fils d'attendre qu'on lui accorde cette entrevue. Jon ne toucha à rien dans la pièce, d'ailleurs il restait prêt de la porte, les mains croisées dans le dos à observer les lieux. Il n'était pas homme à s'intéresser à la décoration mais il ne doutait pas que dans quelques semaines chaque pièce de la forteresse ou presque auraient été plus ou moins transformé pour pouvoir donner de l'ampleur à la nouvelle résidence du couple impérial et puis il serait temps également de s'attacher à préparer les lieux pour la naissance future de la première et nouvelle génération de Braenaryon. Torrhen devait être si fier de tout cela.  


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Jon Stark

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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Dim 16 Sep - 15:35

Tant de travail… Le labeur n’en finissait jamais et l’avènement de l’Empire n’avait finalement fait qu’empirer les choses. J’avais aujourd’hui quantité de tâches en moins à réaliser comparativement à mon ancien statut de Roi du Nord. Auparavant, je passais un temps apparemment infini à régler des questions parfois éminemment locales et avant tout militaires. Aujourd’hui, la tâche était nettement moins ancrée dans le détail mais elle fourmillait dorénavant d’informations à donner et à transmettre, à prendre en compte. Projeter les armées de quatre royaumes sur un territoire alors du Mur aux Marches de Dorne n’était pas une sinécure tant cela nécessitait en outillages et équipements, en approvisionnements de vivres et de munitions, mais surtout de fourrage. Les hommes eux-mêmes étaient nombreux et devaient être soldés, pour éviter que leur loyauté ne s’en retrouve défaillante. Fort heureusement, l’hiver était arrivé avant que les fièvres d’automne n’emportent trop de soldats, après les épidémies de Salvemer, Grell et des Jumeaux. On ne pouvait pas dire que nous avions été particulièrement chanceux dans l’affaire. Si l’affaiblissement des défenseurs avait permis les redditions notamment de Salvemer et d’autres petits bourgs côtiers, le tribu prélévé sur nos forces avait été nettement plus important.


Il y avait tant à prévoir. Tant à préparer. Planifier le retour des troupes à leurs quartiers d’hiver. Le maintien des approvisionnements. Assainir les finances de la maison Braenaryon, pour beaucoup dotées sur le butin de guerre car le système de collecte foncière n’avait pas encore été mis en place dans nos fiefs récemment conquis. C’était complexe, mais cela m’accaparait et me passionnait. J’aimais participer à une guerre, c’était dans ce domaine que j’étais le plus compétent et je ne pouvais pas nier que les défis organisationnels, stratégiques et logistiques d’un conflit armé étaient du genre à me stimuler le plus complètement possible en tant qu’homme. En revanche, je commençais à souffler enfin. A me poser, à savourer des moments plus simples. Bien sûr, toute la monarchie impériale était présente sur place, et il fallait sans cesse passer du temps en royale compagnie, mais il y avait aussi des instants plus fréquents de calme intimité avec Rhaenys, ou avec mes autres proches. Enfin, je pouvais savourer un rien de la paix provoquée par les dernières victoires. Je quittais le lit conjugal très tôt et ne m’arrêtais pas de travailler pendant un bon moment. La gueule de bois me ralentissait, mais boire beaucoup d’eau m’aida à chasser les effluves de bière et de vinasse tout en compulsant les rapports venus des forces Tully du sud-ouest. J’embrasse Rhaenys avant d’aller voir mon fils qui se présentait à moi.


J’entrais dans le salon où il patientait. Mince sourire, empreint de retenue. La dernière fois que nous avions discuté, ça avait fini en dispute. Eysines était à porter à notre crédit à tous deux, mais il y avait eu déchirure ce soir-là, les masques étaient tombés pour l’un comme pour l’autre et la discussion franche et virile avait viré aux reproches et à l’aigreur. Je m’avance vers lui. J’ai envie de l’embrasser comme un gamin et de lui ébouriffer les cheveux. Mais maintenant il était Roi. Et rien ne pourrait plus nous faire oublier nos positions à chacun.



| Fils… Bien remis ? |



De façon un peu gauche, je lui présente les fauteuils près du feu, à l’opposé de l’ouverture sur la cour où l’on voyait des flocons de neige épars voleter dans la baie des Crabes. Je me frotte la barbe et effleure du bout des doigts la cicatrice qui me barrait le visage en transversale.


| Des mots ont été dits, des deux côtés. Ca a pu mettre en péril l’Empire et surtout, la campagne contre Harren. Mais nous avons su surmonter tout ça, et faire notre devoir sur le terrain. Cette victoire n’était pas celle de l’Empereur, elle est celle du Prince de Peyredragon et du Roi du Nord. Vous avez su accomplir votre part sans désastre, alors qu’Harren n’est pas homme à se laisser faire. Et ta femme m’a écrit, aussi. Tu vas être père. C’est pour moi une grande fierté. Comment te sens-tu, avec tout ce qu’il s’est passé ces dernières semaines ? |


L’homme avant la raison, mais ça ne durerait pas.




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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Dim 30 Sep - 8:49

Jon était venu ici dans l'espoir de régler la situation avec son père. Eysines avait été une victoire pour tous les deux, marquant un tournant pour l'Empereur, imposant un peu plus à la face du monde l'idée de cette nouvelle constitution diplomatique au cœur de Westeros et la possibilité d'un avenir différent de celui qui leur était promis quelques mois encore auparavant. Torrhen aurait très bien pu tomber au cours des derniers combats, Harren Hoare aurait pu les vaincre, et autant dire que si l'un n'était pas mort, l'autre se serait employé à réduire à néant chacune des forces qui se serait liguée contre lui. Cela aurait pu prendre un certain temps et un revirement de situation n'aurait pas été impossible mais sa colère était grande, sa vengeance l'aurait été tout autant. Mais Harren n'était plus et cela voulait donc dire qu'à présent Jon ne tarderait plus à rejoindre le Nord et Winterfell. C'était une demande qu'il avait formulé il y a plusieurs semaines de cela déjà et c'était également une nécessité s'il voulait s'affirmer dans son pays comme le nouveau roi. Ce n'est pas parce que son père lui avait laissé sa place pour pouvoir créer l'Empire, ce n'est pas parce qu'il était l'aîné de la famille et de ce fait le prince héritier légitime de la Maison Stark que cela donnait tous pouvoirs et surtout toute confiance dans ce qu'il était capable de faire pour son peuple. Et puis surtout, il y avait le fait que dans quelques mois, il serait bientôt père si les Anciens Dieux en décidaient ainsi et il ne voulait pas se retrouver bloquer à Fort-Darion par l'hiver et de ce fait manquer la naissance de son enfant. Même si devenir père serait un nouveau défi pour lui, il avait envie de tenter l'expérience pleinement.

Mais pour pouvoir jouer son rôle de père, il fallait également qu'il arrive à mettre des mots sur les maux qui l'opposaient, qui le séparaient encore aujourd'hui de son propre père. A chaque fois que les deux hommes s'étaient rencontrés ces derniers mois, les choses avaient toujours mal fini entre les deux. Trop d'incompréhensions qui avait fini par gâcher leur relation déjà assez complexe de bases. Il était donc là à attendre son père, ne sachant pas trop ou regarder, ou se placer en l'absence du souverain. C'était réellement étrange de voir combien il pouvait se sentir angoisser à l'idée de voir son père, alors qu'il s'était nettement rapproché de sa belle-mère, avec qui il arrivait à parler plus facilement, laissant tomber totalement le masque qu'il ne cessait de porter jour après jour. Une porte sur le mur opposé s'ouvrit et laissa ainsi passer la carrure de son père. Jon inclina doucement la tête en le voyant avant de se redresser et d'hausser doucement les épaules à la question de son père. « Je ne me plains d'aucun mal de tête quant à la soirée d'hier … Je dois bien avouer que je ne suis sans doute pas celui qui ait bu le plus aux cours des festivités. La question se pose peut-être plus pour toi … L'Empire a remporté une importante victoire, tous les royaumes fédérés étaient réunis pour la première fois et en plus de cela tu vas être père doublement. Toutes mes félicitations encore. »

Jon suivit son père jusqu'au fauteuil, et il s'installa dans l'un d'eux, serrant ses mains avec nervosité alors que Torrhen reprenait la parole. « Je voulais tout d'abord m'excuser pour les mots qui ont été prononcé … Tu ne me croiras peut-être pas mais c'est avec sincérité que je le dis … Je crois qu'en fait je te ressemble trop … L'expérience de la vie, de la guerre, de la mort en moins ... » Il eut un léger rire avant de baisser la tête. « Comment je me sens ? … C'est une très bonne question … Je me sens mieux dans mon rôle de chef de guerre … J'ai perdu des hommes en menant une stratégie de blocs, ce qui n'a pas fonctionné immédiatement mais qui a servi par la suite. Dans celui de roi, je crois qu'il faut que je rentre à Winterfell pour me rendre compte de ce que cela représente réellement. » Il se passa une main dans ses cheveux avant de s'installer un peu mieux dans le fauteuil. « Pour celui de père, je suis assez inquiet de ce que cela représente. Je crois que je ne m'en rends même pas compte en fait. Quand je l'ai appris, il n'y avait aucun signe extérieur de cette grossesse et malgré tout, la relation avec Eleanor reste complexe. Nous n'avons pas véritablement eu le temps de construire quoique ce soit, alors avec un enfant en plus ... »


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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Mer 3 Oct - 22:20

Je ne savais pas comment me comporter concrètement avec mon fils. Ou plutôt, ce n’était qu’une demie-vérité. Bien sûr que je savais. Je l’avais accueilli sans gêne et sans fard, serein, parce que j’étais sûr de pouvoir contrôler la situation ou en tout cas de circonscrire tout nouveau problème entre nous. Je ne voulais pas que nous en arrivions encore à avoir des mots durs l’un pour l’autre. Une fois avait suffi. Il n’en restait pas moins que je n’étais pas tout à fait moi-même sur ce coup-là, car Jon avait ce don pour réveiller chez moi l’amour paternel le plus complet, ou la défiance la plus profonde. Même si je n’en montrais rien, j’avais été profondément affecté par ses mots, la dernière fois. Il n’avait plus voulu de père. Alors je respectais sa décision. Ma propre survie était un embarras profond pour lui, d’un point de vue politique. Succéder à un père encore en vie était sans doute moins douloureux mais aussi moins aisé ; imprimer sa marque ne devait pas être aisé, loin de là. Mais même si je pouvais compatir, je n’avais adhéré ni au fond ni à la forme du comportement de mon garçon. J’en étais le principal fautif sans doute, mais je ne l’avais pas appris à parler comme ça. Et même si d’un certain côté c’était une bonne chose qu’il s’affirme, j’aurais préféré que ça ne soit pas contre moi.


Je ne pouvais pas nier non plus que son emportement avait impacté ma vision de lui. Je le pensais plus mature et plus solide. Solide, c’était le mot. Parce qu’à son âge j’étais déjà Roi depuis quelques années, déjà marié, déjà père. Parce que mon propre père était déjà mort. Et que je ne l’avais jamais aimé. Ca aussi, ça rendait les choses plus faciles. Devais-je essayer de regagner le cœur et l’âme de mon garçon, dans ces conditions ? Je n’en étais pas certain. D’un point de vue politique et stratégique, il donnerait peut être le meilleur de lui-même sans moi dans les parages, sans vouloir suivre mon exemple. Mais c’était dur pour le père que j’étais, même si j’avais été mauvais dans ce rôle, que de devoir renoncer à l’amour de mon gamin. Il y avait eu Eysines, mais nous n’avions pas combattu côte à côte. Et déjà sur le champ de bataille, il faisait différemment. Ordre serré. Larges réserves. Il limitait les pertes mais ne cherchait pas la destruction de l’adversaire, mais la rupture de son front. Courageux quoiqu’il en soit, mais moins téméraire que son père. L’avenir dirait s’il serait aussi bon qu’attendu à ce rôle de général en chef des armées du Nord.


Jon me dit qu’il a sans doute moins bu que moi, ce que je concevais sans mal. Il n’avait jamais été porté sur la boisson. Ca viendrait peut être. Moi j’avais adoré ça, très jeune Je n’avais pas quinze ans que je tuais mes premiers sauvageons sur les rivages de l’Ile aux Ours. J’avais noyé les émotions dans la bière brune très forte qu’on y brassait, et entre les cuisses des jeunesses de l’époque. Je n’avais plus arrêté depuis lors. Tantôt ça me calmait, à d’autres moments ça m’aidait simplement à dormir. De manière générale, ça m’aidait à relativiser, à faire attention à ne pas prendre les choses trop à cœur. Il me félicite. Je ne sens que ce n’est toutefois qu’un prélude.



| C’est vrai. Je vieillis et je tiens moins bien qu’avant. Cela dit… je te remercie. Nous avons prouvé notre force collective, à Eysines. Et nous pouvons fêter les fruits de cette victoire comme nous l’entendons, ce soir, dans une place qui était encore ennemie il y a peu. Pour le reste, nous n’avons plus qu’à attendre… |


concluais-je à propos de Rhaenys. Il finit par s’excuser, par lâcher la boule qui lui tenaillait les tripes. Il se dit sincère, et qu’il me ressemble. Avec moins d’expérience. Je hoche la tête. Faire amende honorable c’était une chose. Je m’étais déjà excusé lors de notre dernière rencontre de mes défaillances d’homme et de mes manquements de père. Je n’allais pas recommencer. Et je pensais Jon honnête, mais sans pour autant faire table rase des mots qui avaient été dits. J’étais en phase avec le fait d’évoluer sur autre chose, mais je n’oublierais pas quand même. J’inspirais, et soupirais lentement.



| Je te remercie pour tes excuses. Nous avons tous les deux eu des choses à nous reprocher dans l’existence. Tournons-nous vers notre travail et notre famille, désormais. Tu as été bon à Eysines, Jon. C’est indéniable. Ton plan était le bon pour une bataille d’équipe ou une bataille que tu menais seul. Il te faudra toutefois mieux prévoir l’usage de ta cavalerie lors de prochaines campagnes ; leur rôle est où à la rupture, ou à la poursuite. Mais combler les trous nous fait endurer de lourdes pertes. Sans Meraxès, l’armée aurait été coupée en deux. C’était le risque du plan. Vous l’avez bien jugulé. Moi-même, j’aurais pu arriver plus vite sans ce temps. Et la recherche de la destruction de l’armée ennemie, de votre secours à toi et à Peyredragon, m’a sans doute privé d’une victoire définitive sur l’ennemi si j’avais pris plus de temps pour me déployer au lieu d’attaquer tout de suite. Je vous ai sauvé des effectifs, mais l’ennemi a eu plus d’espace que prévu pour fuir. Cela dit, la victoire fut belle. |


Toujours difficile à dire, quand il y avait eu autant de sang, mais Harren était mort, sa cavalerie détruite et ses troupes d’élite en grande partie également. Leurs pertes étaient de plus bien supérieures, et nous avions pu prendre Noblecoeur, Harrenhal dans la foulée, et libérer sans effort Fort-Darion. La messe n’eut pas été la même en cas de défaite.


| Quant au reste, j’aimerais pouvoir te dire que les choses seront simples, mais ce serait mentir. Comme je l’ai évoqué avec toi la dernière fois, les choses ne se sont pas si bien passées avec ta mère. Ne fais pas mes erreurs. Ne garde pas trop de distance. L’envoyer si tôt dans le Nord n’était pas une erreur. De toute manière, même si Eléanor t’aurais survécu à la bataille, elle n’aurait jamais pu s’asseoir sur le trône sans toi. Prends le temps disponible avec elle. Essayez de former un couple de souverains s’il ne s’agit d’amour, et ne vous mettez pas de pression dans votre relation ; vous en aurez assez à gouverner. J’ai laissé les choses se faire plus naturellement, avec Rhaenys. Sans nous forcer, sans nous attendre. Rester concentrés sur nos objectifs, maisprofiter de nos moments communs. Ca se passe mieux queje ne le pensais. Je n’ai pas vraiment de conseils à donner, pourtant. C’est à toi de te demander quel genre de père et d’époux tu veux être, Jon, et pas à moi de te parler d’un modèle que je n’incarne pas. |




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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Mer 31 Oct - 15:44

Il était étrange de voir combien il pouvait être difficile pour Jon de se retrouver en compagnie de son père. La pression était de moins en moins présente quand ils étaient tous deux réunis pour un conseil, pour une discussion politique ou bien évidement, ils n'étaient pas seul à seul, juste en tête à tête. Le face à face entre le père et le fils restaient encore aujourd'hui aux yeux de Jon une véritable épreuve dont il ne connaissait jamais l'issu que celle-ci allait pouvoir prendre. A chaque fois qu'il désirait le voir, qu'il avait une vraie envie d'une discussion intelligente et profonde avec son père, tout finissait malheureusement par redescendre, voir même s'effondrer. Alors que Jon venait le trouver avec les meilleures attentions du monde, l'un comme l'autre venaient à s'exprimer et tout basculait assez rapidement. Et cela n'avait pas été une bonne chose la dernière fois qu'ils avaient pris du temps pour se retrouver l'un avec l'autre. Le poids, de ce qui avait été dit, continuait à peser aujourd'hui encore sur leur relation et sur leur façon sans doute de voir les choses. Pour autant Jon aimait son père, même s'il ne viendrait jamais à l'avouer à voix haute. Il continuait simplement à être diviser entre cette place qu'il avait en tant que fils de Torrhen Stark, qu'il ne connaissait que trop peu et qui avait laissé de nombreuses marques sur l'esprit du jeune homme, un besoin qu'il n'arrivait malheureusement pas à combler malgré les dernières révélations. Mais il fallait aussi qu'il trouve sa place avec ce fait qu'aujourd'hui, Jon Stark était le roi du Nord, royaume fédéré à l'Empire de Torrhen Braenaryon. Suivre son père et son empereur, s'opposer à lui par orgueil ou par convictions personnelles, rien n'était simple et il aurait aimé avoir toutes les réponses à ses questions pour pouvoir réussir définitivement à passer outre les petits détails qui empoisonnaient son esprit pour être totalement disponible pour l'avenir. Il essayait de ne pas être trop raide dans sa façon de se tenir mais il était néanmoins assez stressé par cette entrevue avec son père.

Pour autant, c'est sur le terrain doucereux de la fête après la victoire qu'ils avaient remporté l'un comme l'autre contre les ennemis de l'Empire, et ceux qui avaient été avant tous les ennemis du royaume du Nord, que la discussion se dirige. Jon écoutait attentivement son père, souriant légèrement au moment où il venait à dire que le temps petit à petit avait fait son œuvre sur son corps. Jon était généralement sur la réserve et même s'il en avait profité la veille au soir, il était resté tout à fait raisonnable par rapport aux habitudes des hommes de son temps. La seule fois où il s'était vraiment rendu ivre d'alcool et qu'il s'était retrouvé dans un état véritablement pitoyable, c'était après son premier vrai combat, celui qui l'avait opposé aux sauvageons lors de la bataille de la Mort-aux-Loups, où Jon avait manqué de mourir. Ce qui avait clairement remis le jeune homme à sa place, lui qui finalement n'avait jamais rien vu en dehors de Winterfell et dont tout l'entraînement qui lui avait fourni depuis son plus jeune âge n'avait pu lui permettre de comprendre réellement la réalité de ce qu'était une bataille qu'une fois sur place. Jon secoua doucement la tête. « Si le corps souffre des affres du temps et plus encore des nombreux combats que tu as mené depuis tant et tant d'années, le plus important est que l'esprit au contraire est toujours aussi vif et brillant dans sa manière de fonctionner. C'est ce qui compte bien évidement. Même s'il est important de reposer ton corps au cours de l'hiver qui vient. Pas seulement pour pouvoir repartir encore plus fringuant à la guerre dès que le printemps fera son apparition mais surtout parce que tu vas être à nouveau père, père de deux enfants et c'est une mission tout aussi importante que le reste. Sois présent pour eux et pour cela il faudra être en vie. » Il inclina doucement la tête. « Quant à ma façon de fêter la victoire, ne t'inquiète donc pas pour moi, je sais en profiter même si ce n'est pas dans l'abus de la boisson. »

Pour autant cet esprit badin qui était présent très peu de temps ; fut rapidement remplacer par la leçon de moral du jour. Même si son père reconnaissait à demi-mot que le jeune homme s'en était plutôt bien sorti, il ne manquait pas néanmoins de lui reprocher que la victoire n'était pas pleine et entière faute des prises de décision de son fils. Jon se retint de dire que le prince de Peyredragon avait lui aussi commis des erreurs qui l'avaient obligé à agir différemment, et qu'il avait du revoir de ce fait les plans qu'il avait imaginé dès le début. Oui, il avait essayé de préserver les forces car il était clair que sans l'arrivée de l'empereur la victoire leur aurait sans doute échappé et qu'il fallait qu'il ait à sa disposition le maximum de forces pour mener l'offensive sur deux fronts et donc chercher à submerger l'ennemi par leurs nombres. Néanmoins, il n'ignorait pas les reproches mais surtout les conseils qu'on lui donnait à cet instant. Son père lui avait dit un jour qu'un prince n'avait pas à s'excuser et Jon n'irait pas à s'excuser pour les décisions qui avaient été les siennes pendant la bataille d'Eysines. Il était assez fier de ce qu'il avait accomplis alors il hocha doucement la tête. « Oui la victoire a été belle. » Mais finalement c'est sur le sujet de son couple que Jon se crispa totalement et cela s'afficha sur son visage. « Je ne veux rien forcer … Elle, si. » Il soupira doucement et passa une main sur son visage. « Quand je reviendrais à Winterfell, si les Anciens Dieux le veuillent bien, je serais sur le point de devenir père. Je sais ce que je veux pour mon peuple, je sais quel père je veux être, je ne sais clairement pas ce que je veux pour mon mariage. Je ne lui ferais aucunement du mal. Cependant, j'ai besoin d'une femme à mes côtés, pas d'une enfant, et j'espère que les mois de séparation l'auront fait grandir de ce point de vue là. J'ai besoin d'une reine, pas juste d'une jeune femme qui rêve seulement d'amour. »


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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Lun 19 Nov - 21:09

Je comprenais mon fils autant qu’il restait pour moi un véritable mystère. C’était parfois difficile à vivre. Plus encore de se rendre compte que mes louveteaux étaient maintenant loups, qu’ils étaient adultes. Que le destin du Nord reposait maintenant bien plus sur les épaules de mon aîné que sur les miennes. Le Nord n’était plus à moi, alors qu’il avait été absolument tout dans ma vie. J’étais né pour ce pays, élevé pour le défendre, et j’avais grandi en irriguant cette Terre qui m’avait vu naître avec mon sang. J’avais souffert et j’avais vécu, sur ces terres du Nord. Mais ce n’était plus ma vie désormais. Mon destin m’appelait ailleurs. J’étais autant fier que je pouvais l’être de Jon, mais je l’enviais. Et je lui en voulais toujours pour ses mots si cruels. J’avais passé outre, j’avais avancé… Et j’avais aussi juré de ne plus jamais me laisser déconcentrer. Jamais. J’avais passé mon existence toute entière à suivre des objectifs, à rechercher leur accomplissement envers et contre tout. Je n’avais jamais voulu que les choses dérapent à ce point avec mon garçon, mais c’était trop tard pour avoir des regrets. Au fond de moi, le gamin que j’étais jadis était tourmenté à l’idée de se faire détester par son propre rejeton. Mais le Roi que j’étais devenu, puis l’Empereur, avait fait en sorte d’étouffer ce gosse il y a bien longtemps. Ca avait eu lieu sur l’Ile aux Ourse. Vingt-quatre ans plus tôt. Quand j’étais ressorti couvert de sang de cette bataille sur la plage de galets. Que je tenais fermement le cuir chevelu d’un sauvageon sous l’eau pour le noyer, alors que mon épée d’alors m’avait fait défaut. Il y a des choses qui nous marquent à vie.


Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.


C’était l’adage préféré de mon père, jadis. On l’avait appliqué, crevés, contusionnés, embourbés dans la cour du château avec sa garde, tancés à coups d’épées émoussés pour que l’on soit plus forts, plus endurants, plus déterminés que tous les autres. Ca avait tellement marché que le père avait forgé une génération de Stark qui, en dehors de son aîné, s’était retrouvé dilapidée avec obstination sur tous les champs de bataille du Nord. Mon fils, lui, me brosse aujourd’hui dans le sens du poil. Je le sais au moins autant pragmatique que l’est son vieux père. Il reconnaît mes qualités, mais voit plus encore mes propres défauts. Je hausse les épaules, quand il me dit qu’il sait profiter sans abus, ignorant si ce coup-ci il s’agit d’une pique ou pas du tout. J’assume ce que je suis, depuis toujours. Certains jours, c’est plus difficile, mais je le fais quand même.



| Le fait est que je deviens vieux malgré tout. Je suis aujourd’hui plus âgé que mon père ne l’a été. Plus que mes frères aussi. Leurs visages s’effacent, parfois, quand j’essaie de repenser à eux. Je les revois pourtant dans les traits de chacun de tes cousins, de ta cousine. Je les vois mieux que jamais dans mes rêves, la nuit. La nuit, fils. C’est elle qui nous révèle. La nuit, l’obscurité. Quand l’Hiver vient. Ca a toujours été comme ça. La Nuit nous montre tels que nous sommes vraiment. Ma nuit, c’est la guerre. C’est peut être la tienne aussi. |


Je fronçais les sourcils, mal à l’aise avec l’idée que je développais comme je pouvais. Parler aux hommes sur le champ de bataille, je savais faire. Séduire une femme par les mots, je savais faire aussi. Flatter et provoquer la loyauté chez mes vassaux, c’était aussi quelque chose que je maîtrisais. Parler de moi et de mes sentiments, c’était compliqué. Je n’ai jamais vraiment eu besoin d’extérioriser. Mon corps est mon arme au même titre qu’il est ma propre cage. Il en a toujours été ainsi. Jon encaisse. Il est sujet au même mal que moi, je le vois dans son air toujours si sombre, si sérieux. Mon petit loup, qui est devenu trop grand trop vite. Roi déjà. Je l’étais devenu plus jeune encore. Mais je n’avais pas eu la même enfance. La sienne avait été différente, et sans doute aussi éprouvante. Nous étions les mêmes. Mais pas que. C’était ça, le plus déroutant. Il ressemblait tellement à Brandon, même s’il semblait mieux dominer ses émotions aujourd’hui. J’eus le cœur serré de penser que j’avais engendré trois enfants, et peut être deux autres qui arrivaient. Et qu’aucun de ceux-ci ne seraient jamais libres. J’ai un fantôme de sourire, quand on parle de la bataille.


| Rien n’est jamais parfait, fils. Ma propre arrivée est survenue sans doute un poil trop tard. Et frapper Harren le premier a permis à certains de ses bataillons de s’enfuir, avec son dernier fils semble-t-il. Ainsi ai-je occis mon ennemi et libéré le Conflans, mais pris le risque de continuer la guerre. La seule bataille parfaite est celle qui est économe en sang et qui met fin directement aux hostilités. |


Mince sourire qui s’accroît quand il parle de sa femme, tandis que je me ressers un godet que j’attaque derechef, m’emplissant le gosier d’une boisson dense, et les narines d’une odeur de tourbe et d’alcool.


| Le Nord et les épreuves qui vous attendent là-haut se chargeront de la faire mûrir, si c’est ce que tu crains. Et ne me dis pas que tu ne rêves pas d’amour. Sur ce point, nous avons toujours été différent. Tu as cette sensibilité aux gens que je n’ai plus depuis longtemps. J’ai toujours rêvé de gloire. Je n’ai connu que la guerre, le veuvage et les blessures, et la gloire, je ne la ressens pas encore. Rentre chez toi quand tu le pourras, Fils, et apprenez à vous connaître. Il n’y a pas de destin, mais ce que nous faisons. N’est-ce pas ? Il ne tient qu’à vous de forger votre propre futur, et il peut être beau, et ton fardeau moins lourd à porter. Tu sais au moins quel père tu ne veux pas être, n’est-ce pas ? Je le savais aussi, à l’époque. Et j’ai fini par en devenir encore un autre. Ne te cause pas plus de mal à épargner les autres, Jon. C’est toi le nouveau seigneur de Winterfell. Tu ne dois pas seulement protéger. Exige des autres, sinon le Nord ne tiendra pas. Mais en contrepartie, tu devras exiger autant de toi-même. |


Je termine mon godet, évite son regard.


| Je ne t’ai pas fait de cadeau avec cette couronne. J’ai aimé être Roi, j’aime être Empereur. Mais j’étais fatigué. Gérer l’Empire sera autre chose. Je serais toujours sur les routes. C’est pour cela que je suis fait, je crois ? Trouve ce pour quoi tu es fait, toi. Et vis-le. Mais ne le vis pas seul. |





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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Lun 3 Déc - 20:46

« Oui en effet, aujourd'hui tu deviens vieux … Plus vieux qu'aucun autre membre masculin de notre famille et de ce fait tu devrais te réjouir de cela. Tu as mené ta vie comme un fier combattant mais tu as pu ainsi profiter de tes victoires et aussi assumer tes défaites. Mourir au combat est un honneur, je ne remets aucunement cela en cause et c'est sans doute une belle mort, mais tu es en vie … Et de cette façon là, même si la mémoire s'estompe au fur et à mesure que le temps passe, tu vis aussi pour pouvoir raconter leur histoire, ton histoire, notre histoire. Tu vas pouvoir vivre pour pouvoir faire la connaissance de tes futurs enfants … Tu pourras être à leur côté, c'est une seconde chance qui s'offre à toi, même si des jours sombres ne manqueront pas de se profiler. Il faut essayer de voir ce qui est positif et qui accompagne le fait que tes cheveux sont en train de blanchirent. » Jon laissa un léger sourire malicieux s'inscrire sur ses lèvres alors qu'il venait à lui décocher en plus de cela un petit clin d'œil. Un moment de complicité qui était toujours aussi rare et bien souvent difficile entre eux. Finalement, il se rendait compte que son père était celui avait qui il devait mesurer le plus sa façon de s'exprimer. A moins que lui aussi vieillissait tout simplement, et qu'il était en train petit à petit d'effacer l'image de ce prince du Nord impulsif aux grands idéaux et à l'esprit parfois révolutionnaire simplement à cause de ses émotions. Il essayait de devenir roi et pour cela il s'imposait d'être plus réfléchi, de moins s'emporter sur les sujets qui le touchaient plus que d'autres et préférait à présent garder le silence au lieu de se ridiculiser dans certaines circonstances. Il se devait à présent de tester sa politique et sa manière de régner une fois qu'il serait à Winterfell, revenant avec la couronne sur la tête et non seulement en prince guerrier. « Je ne sais ce que la Nuit pourra me révéler, la nuit n'est malheureusement qu'une longue suite d'angoisses … Elle réveille mes peurs les plus secrètes, mes questionnements les plus profonds … L'Hiver qui s'annonce sera mon épreuve. Je n'espère pas que ma vie se résumera à la guerre comme c'est le cas pour toi. Pour autant, je sais que les combats sont loin d'être terminés … Je sais que dans un laps de temps plus ou moins long, je reviendrais à Fort-Darion pour pouvoir mener les troupes du Nord à la guerre ».

« Ne revenons pas sur chaque élément de la bataille. Avec des si et des on, nous pourrions facilement refaire le monde … Même si rien n'est jamais parfait, je pense néanmoins qu'on peut se féliciter sincèrement de la mort de Harren le Noir. Son fils est encore en vie, peut-être, mais après les années que tu as passé à t'opposer à lui, sa tête est enfin tombée. Et même si cela ne nous permet pas de dire que nous avons eu une victoire écrasante et que la guerre sera interrompue par l'hiver, cela a été une lourde perte pour eux. Néanmoins, il faut que les troupes se reposent quelque peu avant de reprendre les combats. Et Winterfell m'attend, j'ai besoin de me retrouver chez moi, chez nous, pour pouvoir exercer pleinement mon nouveau rôle au sein du royaume. » Il but une longue gorgée de son godet, alors que la discussion au sujet de sa nouvelle épouse ne manquait pas de l'angoisser beaucoup plus qu'il n'aurait jamais cru possible. Ce n'était pas une question qu'il risquait de se trouver impuissant physiquement face à elle, il n'était pas dans cette incapacité là, loin de là même s'il savait que la discrétion perpétuelle de Jon sur tout ce qui le concernait était souvent source de questionnements ainsi que de commérages les plus fous. Il ne se sentait pas à l'aise avec cette jeune femme, il était vrai qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de se connaître, le petit mois qu'ils avaient passé d'une certaine façon l'un avec l'autre avant qu'il ne reparte à la guerre et qu'elle soit envoyée dans le Nord. Il ne manquait pas de penser à la dernière missive qu'elle lui avait adressé, elle lui demandait s'il était dans de meilleures dispositions à son égard. Chose à laquelle il était difficile de répondre alors qu'ils avaient très peu échangé pendant les dernières semaines et qu'il n'était pas homme à s'amouracher par le biais d'écrits échangés. Il redressa le regard en direction de son père, il ne pouvait pas aller contre son argument. « Oui j'ai toujours rêvé d'amour et je l'ai connu, aussi bref que cela a pu l'être, aussi fragile qu'il a été et j'en ai souffert bien plus que je ne l'aurais pensé un jour. Tu me diras peut-être que ce n'était qu'une folie passagère d'un adolescent mais pour moi cela a été vrai le temps que cela a duré et c'est toujours ainsi que je le perçois pour le moment. L'histoire est tout autre avec Eleanor … Ce n'est pas ce que tu m'as demandé le jour où tu as décidé que j'allais l'épouser. Il n'était pas question d'amour, il était question d'alliance politique et j'ai fais mon devoir. Nous en avons parlé avec Rhaenys bien longuement, et nous avons toi et moi déjà abordé ce sujet-là. Je le savais que ce serait ainsi, je l'ai toujours su comme Jeyne le savait aussi. Nous étions les aînés, elle pouvait apporter quelque chose pour le Nord et moi j'étais l'héritier, cela allait de soi. Et l'avenir me poussera peut être à devoir faire la même chose avec Walton … Tu rêves de gloire, je rêve d'amour et de construire un foyer … Lui, il rêve de reconnaissance. Peut être qu'un jour nous arriverons tous à atteindre notre objectif. Je suis pour le moment, bien plus exigeant avec moi-même qu'avec les autres. Je n'ai pas encore ton aplomb. » Il haussa doucement les épaules. « Je ne déteste pas le rôle d'être roi … Loin de là. Je crois simplement que tout ce que j'ai désiré pendant des années c'est d'être comme toi, et surtout que tu sois fier de moi, que je le vois dans des yeux une seule fois dans ma vie.  Je suis né pour être roi, et j'en assume pleinement le rôle. Ce qu'on m'a enseigné, n'est pas pour autant le reflet de ce que je vis, et je dois juste trouver quelle sera ma façon de faire … Il n'est pas facile d'avoir toujours grandis en îdolatrant un modèle, et de trouver sa propre voix. »


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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Jeu 6 Déc - 23:57

Plus vieux que mon propre père… Un démon que je n’arriverais sans doute jamais à exorciser, le temps n’avait jamais rien fait pour dans tous les cas. Je savais ce que vivait Jon, d’une certaine manière. Mais je désapprouvais son attitude passée. Je trouvais qu’il n’avait pas mûri aussi vite que je l’attendais, qu’il n’avait pas suffisamment pris ses responsabilités. Je me demandais dans ce genre de moment à quel point je ressemblais à mon propre père, et ce que je pouvais faire pour m’améliorer. Mais ça ne changeait rien. Je gardais cette rancœur en tête, que j’avais vue dans ses yeux. Là où j’avais espéré de la force, de la valeur. Je me rendais bien compte que j’avais voulu faire grandir mon fils trop vite. Je pensais qu’il agirait comme moi, qu’il le vivrait comme moi, de se retrouver Roi aussi jeune. Je l’avais été plus encore. Mais j’avais mes frères sur qui compter. Les quatre. Et j’avais été marié à une femme que j’avais aussitôt aimée passionnément, même si j’avais vite senti que la vie ne serait pas toujours facile à ses côtés. Jon vivait dans la désillusion. De ce qu’était vraiment la guerre, de ce qu’était le mariage, de ce que j’étais moi, et sans doute un peu, de ce qu’il avait montré lui. J’estimais plus que je ne savais, car si je connaissais mon fils, instinctivement, je ne pouvais jamais prédire qu’à quelques secondes sa réaction. Tenter de deviner à l’avance quelque chose sans voir son regard ou ses gestes, sa posture… J’en serais incapable. Je le connaissais parce que je l’avais fait, mais je ne le connaissais pas en tant qu’homme.


Ce loisir ne nous serait de toute façon jamais laissé.


Jon me brosse dans le sens du poil, mais même si je sens qu’il croit ou qu’il veut croire à ce qu’il dit, ses paroles ne trouvent pas vraiment d’écho en mon for intérieur ; je savais que j’avais déjà trop vécu et j’étais épuisé. Rhaenyus me mettait du baume au cœur, c’était certain. Voir mes enfants s’épanouir était important pour moi, et savoir qu’ils étaient en sécurité était beaucoup aussi. Mais l’année avait été extrêmement dure. La vie l’était depuis toujours, mais les mois écoulés avaient été pires encore. Je hochais quand même la tête au bon sens de ses paroles. Mes vieux os me faisaient de plus en plus souffrir alors que je n’avais pas quarante ans. Mais les atteindrais-je un jour ? J’avais l’impression d’en avoir vécu soixante.



| Oui, je vais être père. Encore. Et ça me fait beaucoup plus peur qu’autrefois compte tenu des circonstances et du… Passé. J’ai parfois l’impression que je suis trop vieux et trop fatigué pour tout ça. Que je suis dans le rôle de ces vieux croûlants dans ces châteaux reculés qui se marient six fois et pondent une trentaine de moutards. Rhaenys est tellement plus jeune. Mais elle a été forgée par la guerre, aussi. Comme moi. Et comme toi aussi. |


C’était un honneur pour un père nordien, mais j’avais déjà exprimé ma fierté à mon fils, qui s’il n’avait pas conscience de ce que je ressentais pour lui, devait vraiment le faire exprès à force. Jon se confie, pourtant. Il me parle de ses craintes, et de ses peurs.


Je suis mal à l’aise.


Ce n’est pas dans les us et coutumes des nordiens d’évoquer ses peurs les plus secrètes, même en les dédramatisant, on ne les évoquait qu’assez peu. Je me rappelais de mes frères. Nous avions tous peur de mourir avant d’aller combattre Harren, quinze ans plus tôt. Mais aucun de nous ne l’avait dit à voix haute. Jon est comme ça. Plus sensible que nous l’étions. Plus fort, sans doute. Mais ça ce serait à lui de le prouver définitivement.



| Tu as raison, tu dois rentrer au Nord. Il va te falloir te montrer tout l’hiver. Aller à la rencontre de tes vassaux et leur montrer que ce n’est plus moi qui commande, que c’est toi. Et que tu n’as pas à te réfugier derrière l’excuse que ton père est l’Empereur. Reviens au printemps, si tel est ton souhait. Mais la campagne se fera sous bannière impériale pour les troupes qui avanceront. La future stabilité de l’Empire en dépend ; on ne peut marcher sur Pierremoutiers et le Bief avec un Roi du Nord à la tête de sa propre armée. Soit tu me rejoindras à l’est, soit tu travailleras avec Conrad au Conflans. Dans les deux cas, les combats seront durs. Nos forces nécessairement dispersées. Mais je pense qu’il vaut mieux que tu combattes aux côtés du Maréchal et de ton beau-père. Les nordiens sont déjà allés bien au sud, me suivre dans l’Orage et le Bief serait encore plus dur et plus loin. Et tu auras aussi besoin pour gouverner, de bonnes relations avec le Conflans. Saigner ensemble au printemps sera un bon ciment pour ce mariage qui doit être notre Mur au sud. Qu’en penses-tu ? |


Jon voulait se battre non par envie ou par devoir, mais par une nécessité beaucoup plus crue ; il le fallait pour qu’on soit en paix. Au-delà des affaires d’honneur et de stabilité, il le fallait pour nos propres vies. Car l’ennemi ne nous laisserait jamais tranquille ; il l’avait déjà prouvé en nous attaquant une seconde fois, huit ans après qu’un traité officiel soit pourtant signé. Je regarde fixement mon fils qui me lâche que je suis son modèle, qu’il cherche à me ressembler. Qu’il apprend, mais qu’il a aimé, aussi. Je n’en suis pas surpris, mais je suis honteux de n’en avoir jamais rien su.


| Il n’y a pas de destin, mais ce que nous faisons, fils. Tu n’es pas moi. Et je ne suis pas celui que tu as idéalisé. J’ai dû prendre des décisions difficiles toute ma vie. Tu en prendras aussi. Nous sommes semblables, mais nous restons différents. Je suis convaincu que l’avenir a plus besoin de toi que de moi et la peste soit de tes doutes, j’ai toujours été fier de toi. Si tu avais fui l’ennemi, ou te serais humilié devant les hommes, je ne dis pas que malgré moi, j’aurais été déçu… Parce que je t’aime, et parce que je veux que mon fils soit la fierté de tout le Royaume. Tu l’es. Je n’ai pas été déçu. Tu es vif, fougueux. Pas de la même façon que je le suis ou que je l’étais, mais tu as ton tempérament. Tu ne dois pas le laisser te piéger par lui, mais tu ne dois pas non plus te renier toi-même. Cet équilibre est dur à trouver. Mais je suis fier de mon gamin, fier du général que tu es devenu, et je ne doute pas non plus que je sois rapidement fier du Roi que tu seras. |


Je me frotte la barbe. Jon se dévoilait plus que jamais, je lui devais la réciprocité.


| Quand je vois comment les choses se sont passées avec toi, Jeyne et Walton, j’en viens à me demander si c’est une bonne chose que je sois père à nouveau. Mais pas plus que toi, je ne dois me dérober à mon devoir, pas vrai ? C’est difficile pour nous quatre, les Stark, mais je me raccroche aux branches en me disant que je ne peux pas faire pire… Et cette fois, les circonstances sont différentes. |


Je fis la moue. Me resservais de l’alcool et l’engloutissais pour masquer mes appréhensions, ces réflexions non abouties que je ne savais plus bien comment interpréter. J’étais heureux avec RHaenys, je l’aimais, et je voulais des enfants d’elle. Mais serait-ce bien pour eux ? Je n’avais pas le choix, socialement, ce mariage aussi devait se cimenter. Comme tous les autres.


| Qui as-tu aimé ? | lui demandais-je, le plus sérieusement du monde.




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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Mar 1 Jan - 22:24

Jon savait parfaitement que son père ne serait pas éternel. Personne ne l'était malheureusement, on ne devenait éternel que par nos actions, nos paroles, par le souvenir que l'on laissait après sa mort, et surtout ceux qui parlaient de nous, décrivant la personne que l'on était avant de passer de vie à trépas. Jon avait toujours vu la mort comme une inquiétude qui venait à le tirailler en pleine nuit mais pour autant, rien ni personne ne pouvait empêcher ce phénomène de se produire, c'était dans la logique des choses. Mais Torrhen aurait du néanmoins se réjouir de représenter celui qui avait survécu. Il avait vécu plus longtemps que son père, plus longtemps que tous ses frères qui avaient été emporté sur le champ de bataille en très peu de temps. Il avait commencé une nouvelle vie avec Rhaenys, il allait à nouveau être père … Il savait parfaitement qu'il ne serait pas éternel, Torrhen avait déjà pris la décision de recommencer les combats dès que le printemps faciliterait à nouveau les déplacements. Son combat n'était clairement pas terminé, il y avait encore beaucoup de choses à faire pour que l'Empire puisse mettre pleinement ses ambitions en action et puisse assurer ainsi une paix durable. Ce qui voulait dire qu'il y aurait d'autres combats et si son père montait au front, il risquerait encore une fois sa vie. Même si la guerre faisait pleinement parti de la vie de cet homme, que c'était ce qui le faisait vivre, ce qui le faisait vibrer depuis toujours. D'une certaine façon, Jon se demandait, si la paix arrivait un jour à s'imposer à Westeros, si son père ne se mettrait pas alors à dépérir face à ce calme qu'il avait tant recherché. Pour le moment, ce n'était encore qu'un idéal, le temps, la sueur, le fer et sans aucun doute le sang réussirait peut-être à faire de cette espoir une réalité. « Être père près de vingt ans après ton premier enfant ne peut être quelque chose d'étrange … Rhaenys est jeune en effet, et tu auras sans doute d'autres enfants encore avec elle. Tes enfants te rendront ta jeunesse, même si les muscles seront sans doute douloureux, je doute qui te laisseront tranquille. Et tu auras peut être la chance cette fois de les voir pleinement grandir. Tu es plus vieux, de ce fait tu es bien plus réfléchis qu'avant et quand on réfléchit de trop ce n'est jamais bon. Je sais que cela est difficile, mais profite de l'Hiver pour que pour une fois tu penses un peu moins à la guerre et que tu sois un peu plus avec ta famille. Rhaenys aura besoin de toi, dans le domaine des enfants, tu en as eu et tu pourras la conseiller. »

Jon n'avait pas clairement établis ce qui se passerait une fois que le printemps reviendrait. Pour le moment, ce qui comptait était son retour dans le Nord. En effet, quand Jon avait quitté Winterfell puis qu'il avait passé la frontière du Nord pour la dernière fois, il n'était encore que le prince héritier de la maison Stark. Il n'imaginait pas tous les bouleversements qui allaient jalonner sa vie en très peu de temps. Il avait imaginé ne pas pouvoir rentrer, mourant sur le champ de bataille, il avait pensé revenir sous le même titre et s'il avait cru devenir roi, c'était parce que son père serait mort pendant les combats … Il revenait également marié et sa femme était enceinte. Il espérait d'un fils, car même s'il n'était pas contre la naissance d'une fille qui serait tout autant aimé que son frère, il était essentiel pour Jon et pour la maison Stark qu'un héritier mâle vient le plus rapidement au monde. De nombreuses choses seraient à régler dans le Nord à son retour, si son installation se passait bien, il lui faudrait également voir ce qu'il se passait au Mur, et il verrait alors avec son Sénéchal qui serait le mieux placé pour pouvoir venir en aide aux troupes impériales. « Je dois dire que je n'imaginais de toute façon pas les troupes nordiennes continuées éternellement dans le Sud. Nous serons là pour vous soutenir, là n'est pas la question mais notre combat premier était contre Harren le Noir, contre le Conflans et contre les Îles de Fer. Pour moi, pour les Nordiens, cela reste une priorité d'action. Suivant comment se passe mon retour dans le Nord, je te communiquerais les éléments concernant mes troupes pour le printemps et si la situation ne me permet pas de te rejoindre, j'ai pleinement confiance en Lord Bowen Glover pour pouvoir me représenter au sein des forces de l'Empire. Il sait ce que j'attends de lui et il défendra autant que moi l'honneur du Nord. »

Jon esquissa un léger sourire aux paroles de son père. Il n'était pas facile pour l'un comme pour l'autre de parler ouvertement, et surtout sans que cela ne finisse tout simplement à un pugilat comme presque à chaque fois qu'ils avaient tenté de s'expliquer. Jon se doutait qu'il mettait son père à rude épreuve. Jon avait besoin d'être rassuré, et puis il grandissait, plus il semblait demander à son père de répondre à ses attentes. Il savait que les Nordiens n'étaient pas fait pour exprimer leurs sentiments. Jon n'était pas vraiment un homme très doué pour cela également, il pouvait compter les gens avec qui il se dévoilait réellement sur les doigts d'une main et pour le moment sa jeune épouse n'en faisait pas parti, il était encore pleinement sur la réserve et au vu de la missive qu'elle lui avait adressé Jon ne pouvait pas douter qu'elle espérait que la séparation est jouée positivement en sa faveur et qu'il serait ainsi dans de meilleurs dispositions. Chose qu'il ne pourrait savoir qu'une fois qu'il serait à nouveau en face d'elle. Doucement, il vint tapoter l'épaule de son père. « Les circonstances étaient différentes d'aujourd'hui … Et puis ils ne sont même pas encore nés. Walton a le même caractère que nous, ce qui voudra dire qu'il sera insupportable avec déjà un fort caractère. Jeyne … Jeyne ce qui nous sépare d'elle est la politique que mène les Terres de l'Ouest. Cependant, elle semble heureuse auprès de son époux, et elle va devenir mère. On ne peut pas dire que ce soit une mauvaise chose ! Quant à moi, je ne m'en sors pas si mal … Je suis roi, je ne suis pas mort lors de la bataille contre Harren et pour ce qui est du domaine personnel … Enfin je crois en avoir assez parler. » Jon but son verre d'une seule traite avant de soupirer grandement. « Willona Reed … Je sais parfaitement que tu la considérais comme une sorcière … Mais outre, cet aspect de sa personnalité, c'était une femme réellement bien. Qui connaissait le Nord, qui défendait ses valeurs, qui avait un tempérament de feu … Quelqu'un qui savait me soutenir, et me porter … Il faut croire que le destin en avait décidé autrement de toute façon … Elle a disparu dans des conditions étranges à Salvemer et nous ne l'avons jamais retrouvé. Je dois dire qu'il aurait été compliqué pour moi que je lui explique que j'allais épouser une conflanaise. » Il se servit à nouveau et but une longue gorgée. « Cela n'a plus d'importance de toute manière. »


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MessageSujet: Re: Tête à tête familial [Torrhen]   Dim 6 Jan - 22:54

Je pensais ne pas ignorer grand-chose de mon fils. Sans dire que je tombais de haut, je me rendais compte que si j’avais une connaissance presque parfaite de son âme, je ne savais rien de son histoire, ou peu s’en faut. Je m’étais toujours contenté du respect des consignes données, de la façon qu’il avait de s’entraîner et d’obéir aux directives de ses précepteurs et maîtres d’armes. C’était tout. Jamais je ne m’étais vraiment inquiété de ce qui le passionnait, de ce qu’il aimait faire. De ce qu’il aimait toujours. En fait non, ce n’était pas totalement vrai. J’avais toujours estimé que le laisser plus libre serait bénéfique pour tout le monde, que sa liberté lui laisserait assez de place pour devenir plus grand, plus mature, par lui-même et pas seulement par les expériences que je tenais à lui faire vivre. Je m’étais peut être trompé. Difficile de le savoir. Je n’avais pas vraiment eu de guide. Pour mon père, seul l’entraînement comptait. Et s’il avait parfait mon éducation auprès des mestres pour le domaine de la gestion, c’était passé tellement au second plan de l’entraînement militaire, que c’en était devenu des occupations secondaires de mon enfance. J’avais dû passer mes années de jeune adulte à parfaire mes compétences en lecture et en écriture, car je savais bien mieux manier l’épée que la plume à l’époque. Ca n’avait jamais vraiment changé, cela dit.


Je hochais la tête, alors que Jon faisait en quelque sorte amende honorable après nos dernières disputes, pour me dire cette fois que je me devais d’être présent pour Rhaenys, car je savais ce que c’était que d’être parent. Je hochais la tête à nouveau, l’air sans doute un peu bête, un peu perdu, alors que je comprenais ce qu’il disait et la mesure de ce que cela impliquait.



| D’autres enfants ? Nous le souhaitons, mais les portées de loups que j’aurais généré finiront sans nul doute par m’épuiser tout à fait | le taquinais-je | Mais oui, tu as raison. Encore qu’elle semble avoir la fibre plutôt maternelle. On l’a plutôt éduquée à devenir mère, et dame de sa maison, plutôt que Reine ou Impératrice. Moi, c’est tout l’inverse. Mais on a sans doute une chance d’apprendre l’un de l’autre, et donc d’être un peu meilleurs. Quand vous étiez enfants, c’était votre mère qui voulait toujours décider de tout. Et dans l’accomplissement de mes devoirs, je n’y voyais jamais que des avantages. J’essaierais d’être meilleur. |


Je leur devais bien à tous, somme toute, vu comment les choses s’étaient déroulées dans mes jeunes années. Je n’avais pas forcément d’excuses, je ne pouvais plus qu’espérer faire mieux que la dernière fois. C’était une obligation morale, presque éthique désormais. Jon et Jeyne m’avaient tellement parlé des conséquences de mes absences dans leur jeunesse que l’idée de recommencer me mettait mal à l’aise. Mais pouvais-je malgré tout continuer de me dérober à mes devoirs d’Empereur des mois durant pour pouponner ? Je savais très bien quelle était la réponse de mon âme, et que je n’avais jamais vraiment eu le choix non plus. Je comprenais la position de mon fils à propos de la guerre et de sa poursuite future. C’était comme ça et il avait raison ; les buts de guerre n’étaient qu’en partie atteints et le peuple ne comprenait jamais vraiment pourquoi il fallait continuer sur d’autres objectifs. C’était un navire délicat à manœuvrer qu’un peuple victorieux ; il était facile d’unir sur une victoire, mais peu aisé pour autant de prolonger une œuvre qui semblait pour certains déjà achevée.


| C’est là la voix de la sagesse et de la raison, Fils. Il fallait qu’ils rentrent. Je leur avais déjà à tous beaucoup demandé, depuis le Bois-Aux-Loups il y a un an et demi à Harrenhal le mois passé. La guerre a prélevé beaucoup sur le peuple du Nord, et des fils ont combattu avec leurs pères. Il y a eu beaucoup de pertes, et il faut que le pays se remette aussi des attaques ennemies. Prenez le temps qu’il vous faut à tous. Au printemps j’aurais à nouveau besoin des épées du Nord, sois-en sûr. Mais probablement pas selon la même stratégie que durant cette fin d’année. Il nous faudra innover. Quant à ton Sénéchal, tu as raison de t’en remettre à lui pour ce genre de choses. C’est bel et bien de son ressort, et Bowen est un homme capable. Il saura œuvrer pour le mieux, je n’en doute pas un seul instant. |


Sinon, je n’aurais pas hésité à mettre mon grain de sel dans sa nomination. Non pas que je doutais des choix de mon fils,pas de ceux-là en tout cas, mais parce que je ne pourrais jamais me résoudre à laisser le Nord sans rien, à baisser les bras dans un pays que j’avais laissé victorieux, mais en pleine passation de pouvoir. Si tout cela s’était avéré nécessaire, il n’en restait pas moins que je ne pouvais pas me permettre d’avoir le luxe des doutes, ni de l’hésitation et du temps ainsi perdu.


Jon sourit légèrement, pourtant je savais qu’il allait aborder le sujet de ses sentiments, et je savais qu’entre nous c’était toujours un objet particulièrement complexe, comme si nous risquions l’un comme l’autre d’être déçus des révélations ainsi faites. Je savais que la déception n’était sans doute pas le bon terme que je cherchais mais je n’en voyais pas d’autres. La crainte de blesser l’autre, peut être. Il me parle de Willona Reed. Je fronce les sourcils, ignorant tout de cette histoire en dehors de la sanglante fin de celle-ci. Elle avait disparu. Je l’avais su après Buron, par missive adressé à son père, tombé en plus au combat. La fatalité avait beaucoup frappé cette famille, la mienne de longue mémoire, et visiblement, elle avait déjà jeté son dévolu sur Jon, dont je comprenais la peine, mais aussi son pragmatisme.



| Cela a toujours de l’importance. Penses-tu que j’ai oublié ta mère en épousant Rhaenys, en passant mes nuits avec elle ? Tous ces drames et ces revers font partie de nous. Ils sont ce que nous sommes. Je suis désolé pour toi, Jon. Perdre un amour n’est jamais aisé, que l’on soit gueux ou Roi. Pendant un temps, je pensais que la solution était de ne pas s’attacher. Avec le temps j’ai compris que c’était impossible pour nous autres, Stark. Nous aimons trop les gens pour ne pas tomber amoureux, pour ne pas vouloir les défendre à tout prix. Et notre proximité les met en danger. C’est ainsi. Cela fait partie de ce que nous sommes, de notre position. Willona n’était pas une sorcière… Enfin, pas vraiment. C’était une bonne fille. Sa famille était bonne également. Personne ne mérite ce qui leur est arrivé. Mais il est de notre charge de trouver un sens à tout ceci. Les morts sont libérés des explications. Mais aujourd’hui Jon, tu es marié, tu vas devenir père. Tu vas devoir expérimenter la mort des gens qui t’entourent, du fait de tes décisions Ca n’a rien de facile. C’est néanmoins indispensable. Quel fardeau que le nôtre. Et nous devons toujours être assez forts pour l'endurer malgré tout. |




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Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt


Spoiler:
 
Torrhen Braenaryon

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Tête à tête familial [Torrhen]
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