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Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )
MessageSujet: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Sam 25 Aoû - 17:23

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur J'étais là, debout sur le pont oscillant mon regard sur l'ensemble du vaisseau. Vide, aussi désertique que les vastes étendues ibériques du sud de Westeros. Aucune âme qui vive ici bas alors que le temps semblait clément et que la brise soufflait dans les voiles tombantes des nombreux mâts. Un sentiment particulièrement étrange m'habitait à cet instant. Je ne me rappelais pas ou et comment j'étais parvenu à me tenir là sur cette étendue d'eau qui par delà les cordages et les voiles n’apercevait de terre, d'oiseaux, de vie par delà l'océan. Le mystère plane et pourtant le bateau semble immobile, stagnant dans une forme d’oisiveté malsaine qui ne me ressemble guère mais encore une fois je me retrouvais seul sur un navire, le mien à l'abandon. De nombreuses questions heurtèrent mes pensées si apaisantes et calmes soient-elles si tentées qu'elles aient une seule fois exister. Lentement mes yeux se posèrent sur l'escalier descendant dans les cales du navire. Peu à peu mes pas raisonnèrent dans sa direction et j'entrevoyais difficilement les rayons du soleil une fois arrivée en bas des marches. Mon navire avait-il été abandonné ? Avait-il subit une mutinerie ou une quelconque affection qui poussa mes hommes à abandonner le navire ? Pas de corps, pas de sang, aucune trace du passage d'un être humain et pourtant j'étais là observant de part et d'autres des tonneaux, des hamacs et des sacs de provisions si quelqu'un était là à m'attendre.

Un léger frisson parcourra l'ossature de ma nuque descendant le long de ma colonne vertébrale jusqu'au bas de mes reins. La froide sensation d'un œil me dévisageant sans dire mot. Par expérience je jetais un regard discret derrière moi. Ce que je voyais ne semblait en rien humain, quelques ressemblances pourtant portait à croire le contraire car cette forme squelettique et immobile regardait dans ma direction. Je n'arrivais pas à percevoir son visage, ses yeux, sa bouche sous cet amas de frusques décharnés et vieillis. La pigmentation de sa peau était noire, ses bras ballants le long de ce qui semblait être un corps amaigris camouflé d'une épaisse toile de jute et d'algues pourries. Aucun son ne sortait d'entre mes lèvres, ma gorge peinait à déglutir ne serait ce qu'un simple mot. Horrifiante créature qui subitement se laissait approcher par mes jambes qui ne ployaient pas sous l'inquiétude d'une telle apparition sur le navire fantôme qui était le mien. J'avançais lentement le craquement des planches et l'armature du bois sous le poids de ma personne rendait cette situation plus inquiétante au fur et à mesure que je me rapprochais d'elle. À mi-parcours la forme sépulcrale aux allures cadavériques descendit plus en profondeur au sein du navire. Un instant j'ai cru me tromper et devoir rebrousser chemin, sortir de cette vision terrifiante et angoissante qui me paraissait être le fruit pourri issu de mon imagination. Ma curiosité, ma soif d'exploration, mon questionnement sur sa présence ici même m'interpella à plusieurs reprises si bien qu'un pas en entraîna un autre laissant mon corps s'enfoncer à son tour dans les cales du vaisseau. Le faux-pont offrait quelques éclaircies si bien que la pénombre planant dans ce lieu humide et puant ne semblait pas si dérangeant à mes yeux.

À cette vision mes sourcils se froncèrent alors que cette forme spectrale semblait belle et bien réelle. Se postant à quelques mètres de moi j'entrevoyais sa mâchoire aux dents noircies comme la gueule d'une créature sous-marine. Pourtant ses mains à la peau morte et desséchée laissait apparaître des phalanges squelettiques et à forme humaine. La silhouette se releva me stoppant dans mon allure et je me figeais cherchant ma lame mais en vain. L'odeur putride se dégageant de cette monstruosité aux allures familières d'un kraken me donnait envie de vomir. Je ne comptais plus les relents infectes qui me tenaillaient la gorge. J'avais l'impression d'étouffer, de me noyer mais j'étais belle et bien debout face à ce qui ressemblait de plus en plus belle et bien à la mort. Une silhouette interpella les pupilles céruléennes que j'arborais sans défaillir jusque là. Sa chevelure blonde en bataille, ses yeux fixe et ternis par la crainte de me voir plonger et ne jamais remonter à la surface. Ma fille, mon enfant parlait, hurlait de toutes ses forces sans que je ne puisse entendre le moindre son sortir de sa bouche. Elle pointa son doigt vers moi mais semblait désigner tout autre chose. À son extrémité se trouve la réponse que je refuse de voir et pourtant lentement mon visage s’exécuta. Je tournais les talons sur une dernière personne que mon esprit ne connaissait que trop bien. Adèlie était là, sa bouche vomissant des torrents d'eau et ses yeux me suppliant pour que tout cela s'arrête. Je restais impassible, sans aucune réaction apparente, aucun chagrin, aucune douleur.

Je reprenais conscience entrevoyant le ciel gris au dessus de ma tête. Je massais mollement ma nuque mes yeux injectés de sang d'un éprouvant réveil. Tout cela n'était qu'un rêve, ou plutôt devrais-je dire un effroyable cauchemar. Un grondement se rétracta à travers ma gorge si bien que les vertèbres de ma nuque craquelaient sans le moindre effort. Mes idées devinrent plus claires, mon regard se posa de part et d'autres de cette citée qui m'avait reçu il y a encore peu comme un adversaire, un envahisseur en provenance de la mer. Aujourd'hui j'étais devenu un soldat auprès de l'empereur et de l’impératrice même. La morsure du froid raffermit mon caractère et je déambulais par delà les ruelles dont les dégâts causés par la guerre faisaient encore pâlir certains sujets. Sur mon passage les gens préféraient se taire, ils détournaient leurs regards face à celui d'un reptile qui n'avait plus grand chose à perdre. Cependant mes yeux se plissèrent sur cette silhouette gracieuse dont la chevelure ne me faisait curieusement pas défaut. Je m'en rapprochais me mouvant à travers la foule car je voulais en avoir le cœur net. « Je ne pensais pas vous voir si loin de Vivesaigues. » Lançais-je laissant un maigre sourire arboré ces lèvres gercés et dont le regard fatigué ne perdait pourtant aucunement de sa fougue et de cette jeunesse qui l'avait si longtemps habité.



« The world is changing and we must change with it. »

Lyle Salfalaise

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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Jeu 30 Aoû - 12:22

Fort-Darion, la capitale de l’empire Braenaryon. Lysara ne pensait pas y aller, où du moins pas si vite, pas si tôt. Elle avait eu du mal à quitter Vivesaigues. La forteresse de sa famille, c’était toujours un déchirement de la quitter. Quant bien même la princesse savait qu’elle y retournerait. Mais comment refuser une invitation faite par son frère. Et puis, elle ne s’était pas vu décliner alors que sa belle-sœur irait là-bas. Et à dire vrai, elle avait aussi l’espoir d’y rencontre enfin le roi du Bief Fédéré. Leur échange était intéressant, enrichissant et agréable mais pouvoir le rencontrer en chair et en os, pouvoir converser de vive voix avec lui était un espoir très excitant. Lysara n’avait pas pu aller le voir lors du banquet en l’honneur des victoires de l’Empire. Mais la jeune femme ne désespérait. Elle finirait bien par trouver un moment pour le rencontrer. Et si l’homme ne venait pas à elle, elle forcerait quelque peu le destin. Après tout il devait converser avec son frère et elle avait hâte d’ne savoir plus.

Mais pour l’heure, elle voulait se changer les idées en déambulant dans les rues de Fort-Darrion. Elle voulait en connaître les moindres recoins, connaître ces gens qui avaient rejoint la cause de l’Empereur et de l’Impératrice. Ces gens avaient souffert de l’arrivée des Fer-Nés. Les Fer-nés, quelle audace de venir prendre la capitale de l’empire. Et Dame Alysane, elle espérait que la parente de la reine Alysanne Tully se porte bien. Lysara Tully marchait dans les rues de la capitale. Parfois, elle voyait les têtes se baisser sur son passage, serait-ce son nouveau statut de princesse qui poussait les passants à baisser le regard. Lysara ne savait pas et à dire vrai elle n’avait pas envie de se poser la question. Pas aujourd’hui en tout cas, c’était certain. Elle préférait marcher, laissant ses pas la guider là où bon leur sembleraient. De tant à autre, elle jetait un rapide coup d’œil derrière elle pour vérifier que l’homme qui la suivait à bonne distance était toujours là. Il ne l’avait pas quittée depuis sa sortie de la demeure impériale. Un petit sourire amusé pointa sur ses lèvres. Pensait-il réellement qu’elle ne l’avait pas remarqué ? Le jeu était tentant mais son pas se fit plus lent lorsqu’elle cru reconnaître une silhouette au détour d’un tournant. Elle avait peine à le croire. Elle n’avait plus vu l’homme depuis… sa rencontre dans la forêt lorsqu’elle rentrait de Château-Rosière. Elle n’était alors qu’une jeune fille. La guerre n’avait pas encore frappé à sa porte, elle n’était pas encore une princesse et son père était encore vivant et seigneur de Vivesaigues.

Lysara poursuivait donc son chemin lorsqu’elle entendit une voix juste derrière elle. La princesse des Rivières et des Collines se retourna vivement. Son regard médusé témoignait de sa surprise. Elle n’avait pas rêvé. « Lord Lyle Salfalaise. » avait-elle prononcer très lentement comme pour se persuader elle-même qu’il s’agissait bien du même homme. « Je ne pensais pas non plus vous voir ici, pas après ce qu’il s’est passé entre ces murs. Prendre la capitale impériale, quelle impudencce ! » ajouta-t-elle, un peu admirative elle devait bien le reconnaître. « Mais j’ai ouïe dire que vous aviez rejoint la cause de leurs Majestés Impériales, je ne suis pas certaine que cela vous attire que de la sympathie. Un fer-né en terre impériale, même allié cela fait peur. » reprit la princesse parfaitement consciente que les gens de la cité mettraient du temps avant de lui accorder leur confiance. « Quoi qu’il en soit… » Lysara marqua une pause et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. « Bienvenue dans l’Empire, My Lord » Un rire cristallin et doux s’échappa de ses lèvres. Alors qu’elle se relevait d’une courte révérence. L’homme qui la suivait se rapprocha d’elle intrigué et inquiété, ayant reconnu l’homme qui avait assiégé la ville et pris en otage Lady Manderly. Faits qu’il ne manqua pas de souffler à l’oreille de la princesse. La Tully le dévisagea et l’homme se recula. Lysara inspira profondément mais ne souffla mot à son interlocuteur. Le sujet viendrait plus tard dans leur conversation. « Dites-moi Lord Salfalaise, que faisiez-vous à marcher ainsi dans les rues de Fort-Darion. »

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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Sam 29 Sep - 12:52

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur Sa chevelure de flammes descendant en cascade ramifiant les traits de son visage et de sa silhouette portait des nouvelles plus enjouées que les récents événements. Il se rappelait à quel point elle avait du se trouver impertinente et seule la première fois qu'ils se croisèrent dans cette forêt. Néanmoins c'est avec un sourire qu'elle gratifia le fer-né renégat. La malice de mon regard ne me quittait pas quand je croisais ses yeux pétillants d'enthousiasme. L'insouciance de la jeunesse assurément il n'y avait rien de plus à comprendre dans sa démarche. Une certaine forme de confiance c'était instaurée lady Lysara engageait la conversation avec une forme subtile d'aisance. L'impression que je l'avais quitté la veille la toisant s'éloigner au loin rejoindre son campement. Je laissais un sourire malingre s'étirer sur mes lèvres, ses paroles n'entachaient aucunement mon cœur mais, je me galvanisais à cette même idée qu'un seul homme pouvait parfois faire la différence dans une seule guerre. « Ce qui est fait n'est plus à faire. » Déclarais-je humblement pour la prise de Fort-Darion un coup dangereux et imprudent mais, qui finalement permit le cheminement tortueux et arriva au dénouement que nous constations tout les deux.

« Entre nous je préfère être craint plutôt qu'être aimé lady Lysara. » Répliquais-je. Oui nous voudrions tous avoir les deux mais, cela semble être incompatible. Alors il vaut mieux choisir d'être craint c'est plus sûr que d'être aimé. « Je dois mener des préparatifs pour les futures missions qu'il me faut accomplir. L'Empereur c'est entretenu avec moi récemment et dans son vaste projet il me conseilla de faire plus amples connaissances avec les fidèles qui le suivent. » Entamais-je symboliquement car je n'étais guère assuré de la réponse que les autres daigneraient me tendre. L'amiral Velaryon était un bon commencement et mes rencontres fortuites ou non se traduisaient souvent par le ressentiment de certains et la tristesse des autres. Nous avions tous beaucoup perdu dans cette guerre et elle n'était pas terminée, pas encore. « Et vous lady Lysara ? Pourquoi être ici dans ce lieu encore empreint de l'odeur du sang et de la guerre ? » Ce n'était pas une question purement dirigée envers celle-ci. Après tout si lady Lysara se trouvait à Fort-Darion aujourd'hui il y avait de grandes chance d'y croiser le reste de la maison Tully. « Votre frère est-il ici ? » Commençais-je à creuser pour y trouver une quelconque opportunité de faire table rase du passé. Si il avait été longtemps considéré comme un traître à mes yeux, je devais pouvoir m'employer à rassembler dans une idée commune le futur des fer-nés et des conflanais.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Dim 21 Oct - 23:31

Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas vu Lord Lyle Salfalaise. Passé la surprise de le voir dans les rues de la capitale impériale, la jeune princesse du Clonflans s’était approchée de lui, un fin sourire sur les lèvres. Lysara n’avait rien perdu de sa fraîcheur, de sa joie de vivre. Lord Salfalaise avait beau être un fer-né, il arborait désormais les couleurs impériales. Lysara Tully avait rapidement mentionné la prose de Fort-Darion par l’homme qui se trouvait devant elle. Elle l’avait fait avec une pointe d’admiration dans la voix. Nul besoin de cacher la vérité. Le Fer-né répondit simplement que ce qui était fait n’était plus à faire et en un sens, il avait raison. La prise de la capitale puis sa reddition avait fait comprendre à l’Empire que la place n’était pas imprenable, qu’élaborer une défense était bien plus urgent que ce qu’ils auraient peut-être pu le penser. « Je vous remercie d’avoir rendu la capitale sans combattre les hommes de l’empereur. Vous avez épargné bien des vies ce jour-là. » fit la jeune femme. Et si un sourire assez doux arborait ses lèvres, il s’estompa quelque peu lorsque Lyle Salfalaise affirma qu’il préférait être craint qu’aimer. « Vous avez donc dû être fort déçu de ne point tant que cela lire dans mon regard cette peur que vous affectionnez tant lors de notre première rencontre. Elle ne se trouvera pas d’avantage dans le regard que je vous offre aujourd’hui cher Lord. » répliqua avec une certaine malice la conflanaise.

La Truite Argentée fit quelques pas et puis elle avait fini par demander à Lord Salfalaise la raison de sa présence dans les rues de la capitale. L’homme lui expliqua alors qu’il avait rencontré l’empereur et qu’il devait préparer ses prochaines missions. Un soupire s’échappa des lèvres entrouvertes de al truite. « Je vois, encore et toujours la guerre. Elle ne s’arrêter donc jamais. Faut-il donc que tout Westeros soit teintée du rouge du sang des hommes pour que leur folie cesse enfin… » souffla-t-elle presque à elle-même. Combien de temps allait-elle encore trembler avec lady Alysanne pour la vie de Lyham et des autres ? Elle n’osait même pas penser que son neveu rejoindrait bientôt les rangs de son père. Reprenant le dessus sur ses émotions, la Tully fixa de son regard le fer-né. « Vous aurez ici la chance de croiser ceux qui ont adhéré à la cause de leur majesté, Lord Salfalaise. Faites bon usage du temps que vous passerez à la capitale. Il est toujours plus aisé de converser de vive voix que par corbeau. »

L’home qui accompagnait la princesse s’était rapprocher avant de glisser quelques informations à l’oreille de sa maîtresse. La Tully lui avait intimé le silence et s’était reportée rapidement sur sa conversation avec Lord Lyle. Ce dernier avait fin par retourner sa propre question vers la jeune femme. « Cela vous intrigue tant que cela Lord Lyle ? » questionna dans un premier temps la princesse. Puis elle reprit. « C’est une demande de mon frère. Et pour vous répondre, il me précède ici de quelques jours. Je suppose qu’il a jugé la présence de son épouse ainsi que la mienne nécessaire. Mais soyez rassurer, je gage que la demeure familiale est entre de bonnes et expertes mains. » Et pour cause, ce n’était nul autre que la reine mère, Lady Chléa Tully qui en avait la charge en l’absence du couple royale et de s fille. Puis sans demander la moindre permission, elle prit le bras du Lord. « Que pensez-vous de marcher ? Nous pourrions poursuivre bien évidemment notre discussion mais je ne connais pas encore bien les rues de la capitale. Alors que vous… » un air taquin se dessina sur le visage de la brune. Elle n’avait pas terminé sa phrase mais elle n’en avait nul besoin. Le fait même que l’homme est pris les lieux d’assauts supposait qu’il connaisse assez bien la forteresse impériale. Lysara n’avait pas encore aborder le sujet de lady Manderly, mais elle comptait bien le faire un peu plus tard. Du coin de l’œil, elle vit son garde se mettre en mouvement pour les suivre.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Jeu 1 Nov - 12:08

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur Je ne pouvais pas contredire la jeune lady. La guerre pouvaient pour le commun des petites gens être aussi sanglante que cruelle. La guerre ne meurt jamais. Envisager la paix ? Une utopie, la belle affaire me diriez-vous. Pour combien de temps ? Chacun peut entrevoir cette pérégrination comme une longue marche au bord d'un lac, dans une ruelle chaude et ensoleillée. « Quand cette guerre se terminera, il y en aura d'autres soyez en certaine. » Déclarais-je crissant ma barbe dans une réflexion qui somme toute semblait la plus claire aux regard d'un guerrier. La noblesse du Conflans devait quelque part comprendre certaines choses et en oublier d'autres. Je n'étais guère figer sur la plupart des idées, des paroles employées et de la manière dont nous autres mortels avions la possibilité d'envisager et voir le monde changer. « Je ne suis guère doué pour coucher les mots sur un simple bout de papier. » Ironisais-je. C'est vraie que les vieilles querelles ont la vie dure, que ma position pouvaient rendre la langue de certaines personnes bien pendues. Qu'il en soit ainsi, l'heure n'était pas à savoir qui de l'autre avait le plus à perdre dans cette affaire.

En tant que chien errant dans les ruelles ternes et froides de ce fort calamiteux, elle était la seule personne douce et sincère que je connaissais de ma vie quelques années en arrière. Avais-je de l’animosité pour son frère ? Sa trahison au regard de la mienne semblait la plus préjudiciable mais, qu'importe ce discours là je me gardais bien de le connaître. Être un bourreau semblait me scié guère, contrairement à Issam Petitbois qui avait sauté sur l'occasion pour récupérer quelques miettes. Les Îles de fer, Salfalaise, un foyer qui me fait plus de mal que de bien. Aujourd'hui je n’essayais même plus de m'acheter une quelconque conscience. Je subissais le sort d'un jour voir paraître les chevelures blondes de mes filles ensanglantées dans un sac en toile de jute. C'était l'une de ces macabres finalités qui accaparait toutes mes pensées. J'avais l'impression de vivre un cauchemar éveillé.

Cette discussion était un moment de flottement, de l'eau de pluie qui ruisselle, gonfle les rivières et se manifesterait dans le cours d'eau d'un fleuve et sa crue meurtrière. Je suis l'Hydre, je suis le serpent des mers à sept têtes. Coupez en une, deux autres surgiront aussitôt pour se repaître de votre chair. Je chassais les sombres pensées tant qu'il en était encore temps focalisant ma vision sur la silhouette de la truite d'argent aux écailles brillantes. « Je suis curieux voilà tout... » Acquiesçais-je dans un maigre sourire trahissant néanmoins le désarroi dans mes yeux. Je m'employais d'un geste de la main paume ouverte vers une allée plus commode et moins touché par la gangrène de la guerre. À ses côtés il y avait toujours cette odeur de pinède, comme si elle virevoltait et dansait non loin. J'inspirais et appréciait cette odeur, peut-être parce qu'elle arrivait à couvrir celle du sang ici ou ailleurs. Je n'avais jamais réellement envisagé revoir ses pommettes et ce visage angélique, aussi prude et farniente. C'est peut-être un besoin que j'exprime là. Peut-être qu'il s'agit d'une nécessité nouvelle ? Je ne savais plus trop ou j'en étais réellement. Nous marchions l'un à côté de l'autre dans ces ruelles dont j'avais causé la ruine jusqu'à saisir la bonne opportunité. « J'envisagerais peut-être de discuter avec votre frère, si l'opportunité se présente. » Entamais-je avant de reprendre. « Qu'en pensez-vous ? » Questionnais-je préférant obtenir l'avis de celle qui avait jusqu'ici toujours paru sans fioriture et sans filtre.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Mar 13 Nov - 0:21

« Vous êtes d’un pessimisme Lord Salfalaise. » souffla la jeune princesse des Rivières et des Collines. Lysara ne voulait pas penser ainsi. Pour la Truite Argentée il ne tenait qu’à eux que la guerre ne renaissance point après la fin de celle qui avait commencé il y a plusieurs années. Elle voulait croire que les hommes pourraient finir par s’entendre. Utopiste, elle l’était sûrement mais elle avait ce rêve et elle espérait qu’un jour il ne soit plus qu’un simple rêve mais une réalité. Elle voulait cette réalité pour ses nièces et son neveu, pour l’enfant que portait Eleanor aussi. Et alors qu’une ombre soucieuse passait dans son regard, l’aveu du fer-né tira la Truite un sourire amusé. « Devrai-je en conclure que le maniement des mots est davantage l’apanages des Dames, très cher ? » taquina gentiment la Tully qui s’amusait de constater à quel point les hommes peinaient parfois à exprimer par écrire leurs sentiments. A n’en pas douter il était bien plus à l’aise avec une arme entre les mains.

Lyle Salfalaise faisait preuve de curiosité à son égard et Lysara Tully ne l’aurai pas parié un seul instant. Mais c’était un peu touchant. Elle le reconnaissait volontiers. Elle n’aurait jamais cru le revoir en ces lieux non plus d’ailleurs. C’était étrange comme les desseins des Sept pouvaient prendre au dépourvu les mortels qu’ils étaient. Mais malgré cela, Lysara était heureuse que ses pas croisent à nouveau ceux du fer-né. Elle lui avait dit que son frère la précédait en la capitale et que c’était d’ailleurs Lyham qui avait demandé à ce qu’elle vienne à Fort-Darion quittant par là-même les murs de Vivesaigues. Alors elle était venue à la capitale avec sa belle-sœur et reine du Conflans Libre. Et dans ces rues qu’elle arpentait désormais en compagnie du fer-né, elle se sentait un peu plus légère, peut-être aussi un peu plus en sécurité parce que dans le fond, parmi tous ses soldats, hormis ceux de son frère c’était l’homme qu’elle connaissait le mieux.

La Truite avait invité l’hydre à marcher dans des rues un peu plus à l’abri des regards des curieux. L’homme avait pris la forteresse et la jeune femme ne voulait pas qu’il se sente mal à l’aise. Une délicate attention que certains lui reprocherait volontiers mais elle s’en moquait. Elle avait appris à faire fie de ce que les autres pouvaient dire à son sujet le jour où elle avait décidé qu’elle ne ferait aucun effort à l’égard de ce fiancé que Lord et Lady Tully lui avait imposé à l’époque, homme qu’elle détestait profondément. Lysara se perdait dans ses propres pensées alors que Lord Salfalaise réagissait à sa remarque concernant l’opportunité qui se présentait à lui de pouvoir converser de vive voix avec ceux qui avaient suivi l’Empereur comme Lyham. Il lui demanda alors ce qu’elle pensait de l’idée de discuter avec lui. Un peu surprise, la brune ne répondit pas tout de suite à la question posée. Elle planta son regard dans celui du fer-né et fit quelques pas. « Ce que j’en pense ? » répéta-t-elle perplexe. « Je pense que vous devriez forcer le destin et non attendre qu’une opportunité de voir mon frère se présente à vous. Comme tous les hommes ici présents il est très occupé. Si vous attendez qu’il ait du temps libre pour se promener dans Fort-Darion et ainsi le voir presque par hasard, vous faites fausse route, Lord Salfalaise. Si vous désirez réellement avoir une conversation avec mon frère allez donc le trouver. » commença la jeune femme bien consciente que Lyham avait bien mois de temps libre qu’elle en avait pour le moment. Elle laissa passer n silence et reprit. « Quant à savoir si vous devez ou non parler avec lui, vous êtes seul juge en la matière. Mais je gage que vous devez avoir beaucoup de chose à vous dire… Et puis, une bonne entente entre vous deux permettrai peut-être enfin que fer-né et riverains se comprennent enfin ce qui n’est toujours pas le cas. Je doute que la présence des hommes du fils illégitime du Noir sur les terres du Conflans réjouisse grand nombre de familles nobles riveraines. »



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Dernière édition par Lysara Tully le Sam 17 Nov - 15:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Sam 17 Nov - 15:27

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur Je feintais un maigre sourire s'étirer au travers de mes lèvres. J'en avais presque cette façon un peu enfantine de montrer un certain agacement à l'égard de ce qu'elle ne pouvait pas comprendre ou même apprécier. Une plante vivace, qui ne cesse de croître, de pousser. Qu'importe que la guerre, les flammes et le piétinement des armées aient tout ravagées. Lysara serait cette jeune pousse qui se dresserait face à l'adversité. Autrefois je trouvais que cette vision, cette manière de pensée était assurément le manque d'expérience, les uses et coutumes d'une jeune lady n'ayant connue que la facette d'un monde qui n'avait de cesse de la protéger. La différence était plutôt flagrante, il persistait cependant à entrevoir le cœur bon d'une jeune enfant par moment et avec le temps celui d'une femme malgré tout s'épanouir dans une démarche lente, assurée et élégante. Le futur aussi incertain soit-il ne me mènerait-il pas à aspirer à un peu de cette naïveté ? Elle la faisait sienne, une brise légère, la caresse et l'insouciance d'une terre qui avait marqué les nouvelles génération par la guerre. Le bonheur n'est rien en ce monde, cela n'a jamais semblait-il exister au regard de mon père. Je ne me faisais guère d'illusion ni de promesse à ce sujet. Personne ne m'a jamais déclaré que je serais heureux, que le bonheur était une finalité. Lysara elle pourtant semblait en être remplie. J'aurais souhaité que mes filles aspirent à la paix et à l’insouciance dont elle faisait preuve jusqu'ici. Les îles de fer ne permettaient pas cette vision simpliste. Elle n'était tout simplement pas concevable et possible.
« Vous avez sans aucun doute une bien meilleure disposition à parler que vous n'en avez à manier une épée. » Déclarais-je en observant celle-ci. Il n'y avait pas une seule forme de courage, de détermination prédisposée. Il y avait seulement que des hommes, des femmes, agissant pour l'intérêt personnel ou commun. Sa langue était une lame tout autant que ma main était capable de manier l'acier. « Je serais capable de saisir l'opportunité. » Entamais-je d'un ton convainquant et assuré. « La bienséance et les mœurs du continent m'obligeait à vous poser la question. » Poursuivais-je en passant une main gauche à l'arrière de mon crâne tapotant de mes phalanges le long de sa paroi pariétal les tatouages bestiales et archaïques de ce peuple qui n'avait rien à voir avec le sien. Je faisais parti d'un peuple froid, en proie à sa propre destruction. Entretenue dans une clameur vengeresse et d'un culte païen si effroyable que l'on en dépeint des monstres titanesque. Joren Hoare m'avait ouvert les yeux et éclairé à ce sujet. Ce qui subsistait de son rêve n'était peut-être qu'un doux songe, un rêve qui de part et d'autres de mes actions me hantait. « Un royaume se construit par l'épée. L'usage de la langue servira à prévenir et maintenir la paix. Aux yeux des continentaux je ne suis rien de plus qu'un monstre lady Tully. C'est pourtant un Hoare qui m'a laisser entrevoir un rêve imagé pour la survie de mon peuple d'une part et garantir une meilleure vie pour les générations futures. J'envisage que Lyham entende ce que j'ai à lui dire rien de plus. Le reste se fera peut-être... Peut-être pas. » Concluais-je en souriant fébrilement et riant de ma propre pensée à ce sujet.  



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Mar 20 Nov - 23:30

La Truite Argentée n’a pas su empêcher ses jours de rosirent face aux paroles du Fer-né. Oui elle savait sûrement mieux manier les mots que les armes. Mais à en juger par le comportement de l’impératrice et de la reine de l’Orage, certaines femmes savaient faire les deux. Les lames d’acier ne suffisaient pas à tenir les hommes. Les mots, les gestes autant d’outils pour mener ses sujets là où elles le voulaient c’était certain. Et si d’un côté elle trouvait presque indigne d’une reine, Argella et Rhaenys forçaient l’admiration de la jeune princesse. « Dame la reine mère a toujours considéré que les femmes avaient leur rôle à jouer dans la tenue d’un fief. Alors je ne peux aller que dans votre sens. J’ai sûrement bien plus de disposition en ce qui concerne l’art de la parole que le maniement des armes. Mon frère a eu cette éducation comme l’a mon neveu. » répondit la jeune femme sur un ton des plus neutre comme si tout ceci était normal.

Un petit rire s’échappa de ses lèvres lorsque Lyle Salfalaise affirma qu’il était capable de saisir l’opportunité quand elle se présentait à lui. « Je n’en doute pas un seul instant Lord Salfalaise, pas un instant. » Lysara étouffa un léger gloussement et reprit. « Vous avez tout de même su saisir la main que vous tendait l’Empereur. » Puis elle lui sourit lorsqu’il parla de bienséance. « Trop aimable très cher, je suis touchée par tant d’égard Lord Salfalaise. » Lysara s’amusait un peu de la situation elle devait bien le reconnaître. Et à dire vrai cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas apprécié une conversation avec un homme autre que son frère et son neveu A dire vrai la dernière fois remontait à son séjour à Château-Rosières.

Sans même s’en rendre compte, la jeune femme prit le bras du fer-né et poursuivit sa marche le sourire aux lèvres. Un sourire qu’elle perdit lorsqu’il prononça le nom d’Hoare. La Truite se rembrunit et se détacha de son accompagnateur. Elle le laissa faire quelques pas seul pour tenter de se retenir d’exploser face à propos du fer-né. « De quel, Hoare parlez-vous ? » lâcha-t-elle, lèvres pincées. Elle se mordit la lèvre inférieure et reprit. « Si aux yeux des continentaux vous êtes un monstre… à mes yeux vous n’êtes qu’un mufle, Lord Lyle Salfalaise. J’ai écrit à Lady Manderly alors que vous la reteniez captive entre ces murs… Je lui ai écrit me doutant que celui qui la retenait prisonnière lirait sûrement cette missive. Vous auriez pu y réponde mais vous ne l’avez pas fait, Lod ! Lady Manderly a une position confortable dans le Nord. Elle avait les moyens de négocier sa libération mais si elle n’y parvenait pas que ce serait-il passé pour vous ? J’aurai pu négocier auprès de l’Empereur, je suis une princesse… » La Truite Argentée laissait sa colère s’exprimer, qu’importe qu’elle soit en public ou non la jeune femme n’avait pas pour habitude de dissimuler ses émotions. Son garde s’approcha d’elle pour tenter de la calmer mais la princesse lui lança un regard noir qui le fit reculer. Si le fer-né ne connaissait pas encore cette facette de la conflanaise, l’homme qui l’accompagnait avait vite appris à s’en méfier. « Vous l’ignoriez peut-être mais je tiens à vous rappeler que Lady Manderly est une cousine par sa mère de ma belle-sœur la reine du Conflans. En vous en prenant à elle vous vous en êtes pris aux Tully indirectement. Et nul besoin de vous dire je pense qu’elle est la sœur aînée du nouveau Sénéchal du Nord… » reprit un peu plus calmement la Tully. Quant à son entretien avec Lyham, Lysara n’ajouta rien de plus. Les deux hommes étaient amenés à se parler tôt ou tard, elle espérait néanmoins que cela se ferait dans le calme.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Jeu 22 Nov - 22:54

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur Cette ballade que nous menions m'apprit sans aucun doute beaucoup sur notre condition. À nous autres les forbans, pillards et monstruosités des mers nous portions en nous une part de cet être abject, cette noirceur qui nous avait vu naître. Nous l'embrassions car il n'y avait sur les îles de fer aucun échappatoire aucune autre solution. On ne naît pas fer-né, on le devient. Qui pouvait mieux comprendre que moi les incertitudes et les troubles  d'un peuple qui pour existé n'avait pas eut d'autres alternatives, d'autres choix que celui là. Mon sang est fait de sel et de limailles de fer, mes yeux sont les embruns se fracassant sur les rochers. Je troquais ma maladresse de notre isolement auparavant contre un peu d'enjolivement. Peut-être paraissais-je plus fourbe à son regard lorsqu'il s'extirpa le nom de Hoare d'entre mes lèvres. Je rappelais une nouvelle fois les tourments, les lamentes et les pleurs que ce maudit nom avait apporté sur cette terre. Indéfectiblement cherchais-je à garder profondément ancré en moi ce passé qui me rappelait qui j'étais et celui que je ne suis pas ?
Il fallait accepter comme tel ce comportement récalcitrant un brin stupide peut-être mais, qui n'avait rien d'anodin assurément. Salfalaise était mon foyer, le berceau de ma lignée, là ou tout avait commencé.  Mon foyer... Il n'était pas de toute beauté certes, il était même aussi peu reluisant que le clivage permanent entre la terre et la mer. Malgré tout ce rivage désolé me manquait terriblement maintenant.

Il y avait bien des similitudes flagrantes entre nous. J'en connaissais les tenants et aboutissants. Je saisissais presque dans la globalité l'imperfectible prisme de cette vie qu'elle avait du mener. Se battre pour ce qu'elle désirait, encore et encore sans se permettre de pouvoir relâcher cette forme de constance et d'espoir. Une espérance bien naïve dans le fond, elle devait s'en rendre compte depuis le temps. Lysara tenait son rôle correctement, proprement si ce n'est à la perfection. Je ne cachais pas ma surprise de voir son étreinte autour de mon bras. C'était surprenant, étrange, incompréhensible après tout ce que j'avais pu faire dans cette chienne de vie. Le cœur de la jeune lady n'avait pas changé, il était tout aussi apte à la clémence qu'à se révolter pour ce qui lui semblait plus injuste qu'horrible. Elle me questionna à ce sujet. Celui dont le requin noir lui même ne comprenait sans doute pas au sujet de son malheureux demi-frère. Son visage se ternissait derrière la défiance et l'incertitude se cachait l'inquiétude et la peur de connaître réellement ce que j'avais pu vouloir révéler sur ceux qu'elle détestait. « De Joren Hoare lady Lysara. De qui d'autres pourrait-il s'agir ? » Concluais-je gravement non sans une pointe d'affliction et de tristesse à la prononciation de son nom. Je n'en déclarais pas d'avantage écoutant ce que celle-ci me reprochait par la force des choses et du déroulement de ces négoces qui ressemblaient bien plus à une rédemption houleuse et empreint de ressentiments. « J'ai lu votre lettre... J'ai laissé le choix à lady Manderly d'écrire des missives pour négocier une reddition à qui bon lui semblait juste d'avertir de sa captivité. Princesse ou non croyez bien que se ne sont ni les lettres de lady Manderly ni votre parole qui ont décidé du sort de Fort Darion. » M'arrêtais-je en me retournant le regard pointé droit sur sa personne. Je m'en retournais alors dangereusement jusqu'à elle. « Croyez-vous réellement au pardon lady Tully ? Pensez-vous un simple instant... Que c'est de la bonté et de la miséricorde qui me fait me tenir vivant devant vous aujourd'hui ? » Insistais-je révulsé par le sort que j'ai du réservé à mes propres frères d'armes pour obtenir la sauvegarde de ma propre vie. « Avez-vous regardez les remparts ? J'aurais du finir comme eux... Oui... » Reniflais-je un court moment le froid taraudant mes narines et mes yeux céruléens inflexibles ne lâchant aucunement prise. « Tout ces pauvres malheureux... Leurs nuques brisées, suspendus dans le vide, mutilés, laissés à pourrir au soleil... » Poursuivais-je alors que mon esprit lui se tournait vers le passé, mon corps encore bien ancré dans le présent et mes yeux hagards eux pourtant semblaient revivre cette scène lugubre, cruelle et froide sous mon commandement.

« Tout cela pour répondre et assouvir un esprit de vengeance. » Terminais-je en laissant un sourire affligeant épousseter la commissure de mes lèvres. Je revenais aussitôt à la réalité, au visage de celle qui c'était injustement à mes yeux empourpré. Je continuais de marcher au devant ne cherchant pas à comprendre si elle me suivait ou non. « L'Empereur a trouvé une utilité en ma personne pour servir sa guerre. Sur un terrain qu'il est incapable de dompter... C'est là la seule différence entre eux et moi finalement. »



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Dim 25 Nov - 23:57

La princesse des Rivières et des Collines s’était faites curieuse. Peut-être un peu trop à son goût finalement. Elle avait demandé le nom du Hoare dont parlait Lord Salfalaise mais elle n’était même plus sûre de vouloir connaître son identité. Et si les traits de son visage s’étaient déjà tirés, ses dents grincèrent lorsque le fer-né prononça le nom de Joren Hoare. Joren Hoare, le fils légitime du Noir, Lysara le détestait tout comme son père. La Truite Argenté se fit alors silencieuse avant de reprocher au Lord son propre silence lorsqu’elle avait écrit à lady Manderly. Elle lui en voulait, c’était certain et elle l’avait fait savoir avec force et détermination.

Lyle Salfalaise confirmait ce qu’elle avait toujours pensé et presque su :  il avait bien lu sa lettre et malgré les arguments qu’il avançait au sujet de Lady Manderly, Lysara n’en démordait pas. Il aurait dû lui écrire. Quant bien même ses paroles n’auraient pas suffi, elle aurait pu aider à faire pencher la décision en sa faveur. Elle en était certaine et le fait qu’il la regarde avec un air à faire peur en s’approchant d’elle ne la faisait pas changer d’avis. La Brune écoutait les mots durs du fer-né et si son regard ne s’était pas perdu dans un lieu qu’elle ignorait, sa main serait venue claquer sur sa joue. Mais au lieu de cela, Lysara Tully s’était radoucie. « A quoi bon mourir avec vos hommes, Lord Salfalaise ? Croyez-vous que votre mort aurait été utile ? Vous parliez de rêve, mais une fois mort quel rêve reste-t-il ? Répondez-moi Lord Salfalaise, vous vous battez pour vivre ou vous vivez pour vous battre pour vos rêves, pour ceux qui vous sont chers ? » commença la jeune femme. Puis elle inspira profondément et reprit. « Pardonner n’est pas chose aisée. Il est bien plus facile de crier vengeance et de se battre. Pardonner s’est difficile parce que cela implique que nous acceptions de laisser le passé au passé. Il faut passer outre la douleur de l’âme pour parvenir au pardon mais c’est un état délicieux. Lorsque vous pardonnez vous vous libérez d’un poids et vous pouvez aller de l’avant. La vengeance est une prison et une maîtresse au goût amer, Lord Salfalaise, mais beaucoup la préfère. Mais ne vous méprenez point, le pardon n’est pas l’oubli. J’ai moi-même pardonné aux croisés de la Foi la mort de mon père. Je prie pour que leurs âmes s’apaisent mais cela ne veut pas dire pour autant que je suis prête à oublier ce qu’ils ont faits. Ils payeront un jour pour ce qu’ils ont fait mais je ne leur ferais pas le plaisir de paraitre devant eux telle une âme vengeresse et hérétique comme beaucoup d’entre eux le pense. » Lysara marqua un silence et reprit. « Alors oui, vous allez peut-être me trouver idiote mais je crois au pardon, my lord presque aussi fort que je crois aux Sept. » Quant à ses hommes, aux yeux de la Tully, il avait fait le choix qui semblait le mieux pour lui. Il avait agi comme chacun d’entre eux aurait agi à sa place. C’était peut-être un comportement égoïste mais que pensait-il ? Qu’en mourant ses hommes auraient été épargnés, certainement pas et il l’avait lui-même souligné un peu plus tôt. Alors quoi, il n’y avait pas de remords ou de regret à avoir.

Lord Salfalaise s’éloignait déjà en murmurant quelques mots au sujet de l’empereur et de sa place en tant que fer-né. La jeune femme marcha d’un pas actif pour le rejoindre. Une fois à sa hauteur elle se planta devant lui lasant filer un soupire d’entre ses lèvres entrouvertes. « C’est là toute votre force. Vous êtes utile sur un terrain que l’empereur reconnait ici devant vous qu’il ne maîtrise pas. Votre différence est votre force, Lyle… Ne laissez personne vous persuader du contraire. Et je vais vous dire une chose, même lorsque vous avez l’impression de ne point pouvoir évoluer comme vous le souhaitez, sachez que vous êtes toujours libre de vos mouvements. Il n’y a que la mort qui vous ôtera ce privilège. Croyez-vous sincèrement qu’en étant fiancée à un homme que je détestais je suis restée passive ? Si tel est le cas alors vous me connaissez bien mal… » ajouta la truite Argentée des éclats dans ls yeux. Oh oui, même fiancée à cet homme, elle en avait fait voir de toutes les couleurs à sa septa et Dame sa mère. Elle se rappelait encore de son séjour à Geoville. Elle avait volontairement faussé compagnie à son fiancé, ce dernier s’en était outrageusement offensé. Et c’était aussi cela presque autant que la nouvelle allégeance de son frère qui avait précipité la chute de cette alliance. Un soulagement pour la jeune Tully dont la reconnaissance envers son frère était désormais indéfectible. Jamais Lysra ne saurait remercier assez Lyham Tully pour cela. Et pour l’heure son seul moyen résidait à œuvrer pour l’intérêt des Tully, du Conflans et de l’Empire dans cet ordre très précis, ni plus ni moins.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Sam 1 Déc - 17:16

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur La sensibilité d'une femme semblait parfois si abjecte, faible, pleine de choses et d'autres que nous autres les Hommes cherchons à ne pas laisser paraître dans nos vies. Lady Lysara m'avait de nombreuses fois occultées cette partie d'elle même, émanant avec une facilité fragile et complètement esquisse chez les riveraines et par dessus tout les filles de Westeros et de ça noblesse. Il y avait de la douceur entre ses lèvres et ce qu’elle me susurrait à l'oreille ne me rendait que plus triste. Son raisonnement et sa voix appelait à la compassion, la clémence, le pardon. Quelque chose dont j'effleurais parfois la sensation du bout de mes doigts et auquel je ne me laissais finalement jamais prendre au jeu. « Je crois que c'est ce qu'on attendait de moi. » Répondais-je d'un ton sec. Je songeais aux conséquences, de mes choix et de mes actes, de la perception de ceux qui pour cette réédition m'avaient tout enlevés. « Autrefois je rêvais de pouvoir établir un futur sur ces terres. Aujourd'hui je voudrais seulement reprendre ce qui m'a été enlevé. » J'observais un moment de silence et de solitude. Adèlia et Sia, mes filles étaient aux yeux de Yoren la principale motivation que j'avais de poursuivre un chemin vers une loyauté qui n'avait plus aucun sens à Harrenhal auparavant. Je manquais de temps, les inquiétudes de l'Empereur étaient fondées. L'oisiveté et la passivité ne faisaient pas partie de mon vocabulaire. Je devais agir vite et maintenant.

« Vous êtes une fervente croyante des sept. » Reprenais-je face aux discours qu'elle portait dans son cœur. Alors que je la laissais derrière moi, prenant de l'assurance dans sa démarche et en véritable lady aussi pieuse et constante dans ses agissements elle n'en avait pas finit. Je l'observais mes yeux fixés sur celle-ci, le regard terne et les sourcils froncés. « Ma liberté a un prix que je ne souhaiterais à personne d'honorer. » J'avais assez de fierté pour ne pas désemplir. Quand il s'agissait de ma propre vie je ne craignais aucunement de mourir. Seul l'avenir m'importait, celui de mes filles, de ma famille, de mon foyer, de ce qu'il restera après des décennies. « Je crois qu'après notre rencontre dans cette forêt vous êtes rentré à Vivesaigues. Vous semblez avoir réussit à vous soustraire de votre fiancé et servir aujourd'hui votre frère semble vous plaire. Suis-je dans le vrai ? » Rétorquais-je en feintant un sourire à son encontre. Il est vraie que nous avions trouvé un intérêt mutuelle dans cette affaire. Tout revenait probablement à un certain coup du sort, le destin faisait parfois bien les choses d'une certaine manière. La curiosité suscitait chez moi des décisions qui pour beaucoup de mes congénères ne déversaient aucunement dans le bien commun d'un royaume de fer riche, puissant et prospère. Mais je sais depuis longtemps que je ne pense pas comme les autres, on me dit imprévisible et c'est ce que je suis. La plupart pourraient voir en chacun et chacune des âmes errantes et plus ouvertes à l'incertitude une forme d'incapacité à prendre le bon tournent. Parler au premier véritable traître de cette guerre me ferait-il penser que nos visions seraient similaires ? Quoiqu'il advienne je me devais d'obtenir un moyen de reprendre Salfalaise, pendant que l'ennemi est aux aboies, faible, recroquevillé sur lui-même.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Jeu 6 Déc - 16:54

« Je vous l’ai dit, vous ne devriez pas agir en fonction de ce qu’on attend de vous. Du moins pas toujours. Je sais que je fais ce qu’on attend de moi, mais je le fais parce que cela me semble juste de le faire, my Lord. » répondit simplement la riveraine. Oui, elle prenait son rôle de princesse très à cœur mais si elle gardait la tête haute et se présentait aux autres comme on attendait qu’elle le fasse, c’était simplement parce qu’elle y trouvait son intérêt. Lysara avait de la douceur dans sa voix et lorsque Lyle Salfalaise reprit pour exprimer ses désirs passés et ceux présents, la jeune princesse le regarda fixement. Elle avait ouïe dire qu’il avait des filles, était-ce cela qu’il voulait récupérer ? La jeune femme s’approcha de l’homme et lui murmura. « Vous voulez parler de vos filles. Elles sont au nombre de deux si j’en crois ce que j’ai entendu. Où sont-elles, Lord Salfalaise puisqu’elles ne sont point avec vous ici. »

Lysara Tully s’écarta doucement laissant de l’espace à son interlocuteur. Elle fit quelques pas et lui offrit un magnifique sourire en retour. C’était étrange, la Truite Argentée ne connaissait pas tant que cela le fer-né, pas personnellement, mais elle voulait l’aider. Il y avait comme une force qui la poussait à vouloir lui rendre un sourire qu’il n’avait que trop rarement. Et quel sourire, toujours teinté de tristesse, de mélancolie. Il n’avait rien à voir avec celui qu’avait pu arborer son père et même son frère. Et puis Lyle Salfalaise rebondit sur sa foi envers les Sept. « Vous avez raison, je suis effectivement une fervente croyante des Sept. Mais je reste tolérante rassurez-vous. » et alors qu’il partait devant, Lysara Tully l’avait rejoint. Elle lui avait parlé de la liberté de ce qu’elle pensait de tout cela. Elle était sincère et cela se sentait dans le timbre de sa voix. Mais l’homme était sombre dans ses paroles. Et Lysara s’attrista en entendant ce que le fer-né disait. « Non vous vous trompez. La liberté n’a pas de prix Lord Salfalaise. » répliqua la jeune femme avec force. Elle ne pouvait le laisser dire des bêtises pareilles, pas en sa présence. Elle posa ses mains sur ses hanches comme pour accentuer ses dires. Puis elle secoua la tête de gauche à droite pour exprimer son mécontentement et soupira doucement. Puis elle lui demanda s’il s’avait ce qu’elle avait fait en ce qui concernait ses anciennes fiançailles. Le fer-né répondit avec justesse.

« Vous dites vrai lord Salfalaise. Je suis bien retournée à Vivesaigues après notre rencontre. Je me suis effectivement soustraite à ces fiançailles. Mais je ne l’ai pas fait seule. Je dois avouer que le choix politique de mon frère a fortement aidé à la rupture de mes fiançailles. Quant à servir mon frère, si cela me plait effectivement, cela ne date pas d’aujourd’hui. Mon frère partait à la guerre avec parfois mon père Lord Kian Tully. Il était alors de mon devoir d’aider ma mère et ma belle-sœur dans la gestion de notre domaine. » répondit avec une certaine fierté la princesse des Rivières et des Collines. Elle avait toujours voulu aider les siens et veiller sur le fief des Tully était sa priorité tant qu’elle n’était pas mariée. Lysara esquissa un sourire presque enjôleur et reprit. « Là est mon rôle jusqu’au jour où mon frère donnera ma main à un homme qu’il jugera digne de notre maison. Avec mon accord néanmoins, il me l’a promis. » Oui Lyham lui avait promis de ne point la marier sans son accord. Mais ils connaissaient assez bien leur mère pour savoir que Lady Chléa Tully donnerait son précieux avis sur la question quand bien même son fils et roi ne lui demandait nullement.



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