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Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )
MessageSujet: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Sam 25 Aoû - 17:23

Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur J'étais là, debout sur le pont oscillant mon regard sur l'ensemble du vaisseau. Vide, aussi désertique que les vastes étendues ibériques du sud de Westeros. Aucune âme qui vive ici bas alors que le temps semblait clément et que la brise soufflait dans les voiles tombantes des nombreux mâts. Un sentiment particulièrement étrange m'habitait à cet instant. Je ne me rappelais pas ou et comment j'étais parvenu à me tenir là sur cette étendue d'eau qui par delà les cordages et les voiles n’apercevait de terre, d'oiseaux, de vie par delà l'océan. Le mystère plane et pourtant le bateau semble immobile, stagnant dans une forme d’oisiveté malsaine qui ne me ressemble guère mais encore une fois je me retrouvais seul sur un navire, le mien à l'abandon. De nombreuses questions heurtèrent mes pensées si apaisantes et calmes soient-elles si tentées qu'elles aient une seule fois exister. Lentement mes yeux se posèrent sur l'escalier descendant dans les cales du navire. Peu à peu mes pas raisonnèrent dans sa direction et j'entrevoyais difficilement les rayons du soleil une fois arrivée en bas des marches. Mon navire avait-il été abandonné ? Avait-il subit une mutinerie ou une quelconque affection qui poussa mes hommes à abandonner le navire ? Pas de corps, pas de sang, aucune trace du passage d'un être humain et pourtant j'étais là observant de part et d'autres des tonneaux, des hamacs et des sacs de provisions si quelqu'un était là à m'attendre.

Un léger frisson parcourra l'ossature de ma nuque descendant le long de ma colonne vertébrale jusqu'au bas de mes reins. La froide sensation d'un œil me dévisageant sans dire mot. Par expérience je jetais un regard discret derrière moi. Ce que je voyais ne semblait en rien humain, quelques ressemblances pourtant portait à croire le contraire car cette forme squelettique et immobile regardait dans ma direction. Je n'arrivais pas à percevoir son visage, ses yeux, sa bouche sous cet amas de frusques décharnés et vieillis. La pigmentation de sa peau était noire, ses bras ballants le long de ce qui semblait être un corps amaigris camouflé d'une épaisse toile de jute et d'algues pourries. Aucun son ne sortait d'entre mes lèvres, ma gorge peinait à déglutir ne serait ce qu'un simple mot. Horrifiante créature qui subitement se laissait approcher par mes jambes qui ne ployaient pas sous l'inquiétude d'une telle apparition sur le navire fantôme qui était le mien. J'avançais lentement le craquement des planches et l'armature du bois sous le poids de ma personne rendait cette situation plus inquiétante au fur et à mesure que je me rapprochais d'elle. À mi-parcours la forme sépulcrale aux allures cadavériques descendit plus en profondeur au sein du navire. Un instant j'ai cru me tromper et devoir rebrousser chemin, sortir de cette vision terrifiante et angoissante qui me paraissait être le fruit pourri issu de mon imagination. Ma curiosité, ma soif d'exploration, mon questionnement sur sa présence ici même m'interpella à plusieurs reprises si bien qu'un pas en entraîna un autre laissant mon corps s'enfoncer à son tour dans les cales du vaisseau. Le faux-pont offrait quelques éclaircies si bien que la pénombre planant dans ce lieu humide et puant ne semblait pas si dérangeant à mes yeux.

À cette vision mes sourcils se froncèrent alors que cette forme spectrale semblait belle et bien réelle. Se postant à quelques mètres de moi j'entrevoyais sa mâchoire aux dents noircies comme la gueule d'une créature sous-marine. Pourtant ses mains à la peau morte et desséchée laissait apparaître des phalanges squelettiques et à forme humaine. La silhouette se releva me stoppant dans mon allure et je me figeais cherchant ma lame mais en vain. L'odeur putride se dégageant de cette monstruosité aux allures familières d'un kraken me donnait envie de vomir. Je ne comptais plus les relents infectes qui me tenaillaient la gorge. J'avais l'impression d'étouffer, de me noyer mais j'étais belle et bien debout face à ce qui ressemblait de plus en plus belle et bien à la mort. Une silhouette interpella les pupilles céruléennes que j'arborais sans défaillir jusque là. Sa chevelure blonde en bataille, ses yeux fixe et ternis par la crainte de me voir plonger et ne jamais remonter à la surface. Ma fille, mon enfant parlait, hurlait de toutes ses forces sans que je ne puisse entendre le moindre son sortir de sa bouche. Elle pointa son doigt vers moi mais semblait désigner tout autre chose. À son extrémité se trouve la réponse que je refuse de voir et pourtant lentement mon visage s’exécuta. Je tournais les talons sur une dernière personne que mon esprit ne connaissait que trop bien. Adèlie était là, sa bouche vomissant des torrents d'eau et ses yeux me suppliant pour que tout cela s'arrête. Je restais impassible, sans aucune réaction apparente, aucun chagrin, aucune douleur.

Je reprenais conscience entrevoyant le ciel gris au dessus de ma tête. Je massais mollement ma nuque mes yeux injectés de sang d'un éprouvant réveil. Tout cela n'était qu'un rêve, ou plutôt devrais-je dire un effroyable cauchemar. Un grondement se rétracta à travers ma gorge si bien que les vertèbres de ma nuque craquelaient sans le moindre effort. Mes idées devinrent plus claires, mon regard se posa de part et d'autres de cette citée qui m'avait reçu il y a encore peu comme un adversaire, un envahisseur en provenance de la mer. Aujourd'hui j'étais devenu un soldat auprès de l'empereur et de l’impératrice même. La morsure du froid raffermit mon caractère et je déambulais par delà les ruelles dont les dégâts causés par la guerre faisaient encore pâlir certains sujets. Sur mon passage les gens préféraient se taire, ils détournaient leurs regards face à celui d'un reptile qui n'avait plus grand chose à perdre. Cependant mes yeux se plissèrent sur cette silhouette gracieuse dont la chevelure ne me faisait curieusement pas défaut. Je m'en rapprochais me mouvant à travers la foule car je voulais en avoir le cœur net. « Je ne pensais pas vous voir si loin de Vivesaigues. » Lançais-je laissant un maigre sourire arboré ces lèvres gercés et dont le regard fatigué ne perdait pourtant aucunement de sa fougue et de cette jeunesse qui l'avait si longtemps habité.



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MessageSujet: Re: Quel homme serait celui qui ne chercherait pas à rendre le monde meilleur ? ( Pv Lysara )   Jeu 30 Aoû - 12:22

Fort-Darion, la capitale de l’empire Braenaryon. Lysara ne pensait pas y aller, où du moins pas si vite, pas si tôt. Elle avait eu du mal à quitter Vivesaigues. La forteresse de sa famille, c’était toujours un déchirement de la quitter. Quant bien même la princesse savait qu’elle y retournerait. Mais comment refuser une invitation faite par son frère. Et puis, elle ne s’était pas vu décliner alors que sa belle-sœur irait là-bas. Et à dire vrai, elle avait aussi l’espoir d’y rencontre enfin le roi du Bief Fédéré. Leur échange était intéressant, enrichissant et agréable mais pouvoir le rencontrer en chair et en os, pouvoir converser de vive voix avec lui était un espoir très excitant. Lysara n’avait pas pu aller le voir lors du banquet en l’honneur des victoires de l’Empire. Mais la jeune femme ne désespérait. Elle finirait bien par trouver un moment pour le rencontrer. Et si l’homme ne venait pas à elle, elle forcerait quelque peu le destin. Après tout il devait converser avec son frère et elle avait hâte d’ne savoir plus.

Mais pour l’heure, elle voulait se changer les idées en déambulant dans les rues de Fort-Darrion. Elle voulait en connaître les moindres recoins, connaître ces gens qui avaient rejoint la cause de l’Empereur et de l’Impératrice. Ces gens avaient souffert de l’arrivée des Fer-Nés. Les Fer-nés, quelle audace de venir prendre la capitale de l’empire. Et Dame Alysane, elle espérait que la parente de la reine Alysanne Tully se porte bien. Lysara Tully marchait dans les rues de la capitale. Parfois, elle voyait les têtes se baisser sur son passage, serait-ce son nouveau statut de princesse qui poussait les passants à baisser le regard. Lysara ne savait pas et à dire vrai elle n’avait pas envie de se poser la question. Pas aujourd’hui en tout cas, c’était certain. Elle préférait marcher, laissant ses pas la guider là où bon leur sembleraient. De tant à autre, elle jetait un rapide coup d’œil derrière elle pour vérifier que l’homme qui la suivait à bonne distance était toujours là. Il ne l’avait pas quittée depuis sa sortie de la demeure impériale. Un petit sourire amusé pointa sur ses lèvres. Pensait-il réellement qu’elle ne l’avait pas remarqué ? Le jeu était tentant mais son pas se fit plus lent lorsqu’elle cru reconnaître une silhouette au détour d’un tournant. Elle avait peine à le croire. Elle n’avait plus vu l’homme depuis… sa rencontre dans la forêt lorsqu’elle rentrait de Château-Rosière. Elle n’était alors qu’une jeune fille. La guerre n’avait pas encore frappé à sa porte, elle n’était pas encore une princesse et son père était encore vivant et seigneur de Vivesaigues.

Lysara poursuivait donc son chemin lorsqu’elle entendit une voix juste derrière elle. La princesse des Rivières et des Collines se retourna vivement. Son regard médusé témoignait de sa surprise. Elle n’avait pas rêvé. « Lord Lyle Salfalaise. » avait-elle prononcer très lentement comme pour se persuader elle-même qu’il s’agissait bien du même homme. « Je ne pensais pas non plus vous voir ici, pas après ce qu’il s’est passé entre ces murs. Prendre la capitale impériale, quelle impudencce ! » ajouta-t-elle, un peu admirative elle devait bien le reconnaître. « Mais j’ai ouïe dire que vous aviez rejoint la cause de leurs Majestés Impériales, je ne suis pas certaine que cela vous attire que de la sympathie. Un fer-né en terre impériale, même allié cela fait peur. » reprit la princesse parfaitement consciente que les gens de la cité mettraient du temps avant de lui accorder leur confiance. « Quoi qu’il en soit… » Lysara marqua une pause et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. « Bienvenue dans l’Empire, My Lord » Un rire cristallin et doux s’échappa de ses lèvres. Alors qu’elle se relevait d’une courte révérence. L’homme qui la suivait se rapprocha d’elle intrigué et inquiété, ayant reconnu l’homme qui avait assiégé la ville et pris en otage Lady Manderly. Faits qu’il ne manqua pas de souffler à l’oreille de la princesse. La Tully le dévisagea et l’homme se recula. Lysara inspira profondément mais ne souffla mot à son interlocuteur. Le sujet viendrait plus tard dans leur conversation. « Dites-moi Lord Salfalaise, que faisiez-vous à marcher ainsi dans les rues de Fort-Darion. »



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