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When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.
MessageSujet: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Lun 20 Aoû - 21:26

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
I never dreamt about all this but by now i will try with all my heart with all my burning rage with all my fire to lead our people to a better place and i need you to be by my side. To be the wildest and proudest queen that land has ever seen. ••• 


Le grand jour était enfin arrivé. En ce jour solennel et glacial, j'allais épouser ma promise Helena de la maison Bracken au cours d'une triple cérémonie qui verrait nos deux cultures respectives et religions être respectées de manière égalitaire avant que l'union ne soit scellée d'une manière inédite mettant en avant la portée de ce mariage royal. Seule une poignée de personnes connaissait le planning exact et parfaitement réglé des évènements à venir. Evènements qui verrait s'assoir un peu plus ma position et mon autorité souveraine sur ce qu'il restait du Sel et du Roc, sur ce que j'avais renommé Fleuve et Crépuscules afin de marquer de manière nette la rupture entre un ancien et un nouveau monde, un passé glorieux mais bien trop douloureux et un avenir qui s'annonçait tout aussi sanglant et morose mais au terme duquel j'aspirais à bâtir quelque chose de nouveau de plus grand que l'union forcée de deux peuples, que la conservation d'une conquête, que la bassesse d'un égoïsme individuel. Ce qui se façonnait dans mon esprit et que je me battrais jusqu'au bout pour créer était certainement trop ambitieux, trop différent de ce passé à la fois grandiose et tragique.

Je ne le verrais peut être pas de mon vivant mais espérais au moins avoir essaimé les graines de cette vision empruntée pour beaucoup à feu mon demi frère mais que j'avais néanmoins modifié afin de l'adapter à ma propre image. Je l'avais dépeint avec passion au cours du banquet quelques jours plus tôt et je pouvais en parler avec la ferveur d'un converti car ce projet m'habitait littéralement et j'étais ravi que mon neveu se retrouve en partie dedans car son statut lui permettrait de l'achever pour moi si le cours des évènements se voyaient renverser de manière drastique. Pour être parfaitement sincère, je ne me voyais pas survivre à l'ouragan qui frappait Westeros comme si une malédiction prenant le visage d'une chimère à visages de loup, de dragon, de cerf et de truite condamnait tous les hommes de la lignée Hoare à connaitre une fin en ce début de siècle. Comme si le Dieu des Tornades lui même avait jeté son abominable regard sur ma maison et ne la quittait plus des yeux. Cette humeur un brin mystique orientant le cours de mes pensées vers ce genre de considération vaguement fumeuse devait certainement être du à l'approche de mon mariage royal qui aurait lieu dans quelques heures désormais. Ou au fait que j'avais bu un peu trop de vin et consommé un brin trop de lait de pavot avec afin de faire passer mes douleurs liées aux séquelles d'Eysines.

Mais, j'aspirais à me montrer aussi impassible et solide que possible en ce jour sacré qui verrait la cause loyaliste se souder de manière plus ferme autour de ma personne. Si, je n'avais pas caché mon état au cours des derniers jours car ces blessures de même que la cicatrice barrant désormais à jamais le coté gauche de mon visage étaient des trophées à mes yeux de guerrier né, des preuves de ma bravoure aux yeux de ces hommes que j'avais mené au plus fort des lignes de l'armée de Forel, des marques prouvant que j'avais saigné au coté de chacun d'entre eux, des stigmates dévoilant la vulnérabilité de ma royale personne. En ce jour bien particulier dans l'histoire de mon royaume renaissant mais également dans la mienne propre je souhaitais apparaitre comme un roc aux yeux de mon peuple. Je voulais que l'on se dise que tant que cet homme se dresserait de toute sa stature tout un empire serait insuffisant pour faire disparaitre le royaume des Iles de fer et du Conflans. Qu'aucune vague ne pourrait fracasser ce navire sur lequel nous nous trouvions tous.

Je me devais d'apparaitre comme la proue d'une cause désespérée mais méritant que l'on se batte pour elle. Heda m'avait bien sur déconseillé de consommer autant de lait de pavot, cela me rendrait insensible m'avait elle prévenue ou du moins avait elle tentée de le faire et de m'empêcher de me débarrasser de la souffrance qui me tenaillait toujours en dépit des bons soins du mestre. Il arrivait encore fréquemment que je porte les mains à mes bandages. J'avais décidé que cela n'arriverait pas aujourd'hui et ma conseillère avait cédée tandis que nous étions en train de planifier les derniers détails de la cérémonie et de la célébration à suivre. Quant à Myria, je ne l'avais pas vu la veille mais je me doutais bien que le fait de voir sa couronne comme son rang lui échapper devait lui causer plus de douleur que ce qu'elle avait bien voulu l'affirmer. Tandis que je m'habillais de mes atours les plus luxueux pour l'occasion mariale aidé en cela d'un cousin éloigné de ma promise me servant finalement d'écuyer car je lui avais cédé.

Chausses, pourpoint, bottes et tunique couleur ébène avec le blason des Hoare sur le torse. Une cape cendrée renforcée de fourrure flottant dans mon dos et une dague en pommeau à tète de cheval offert par l'oncle d'Helena d'un coté et ma nouvelle épée tout juste sortie de la forge locale que j'avais baptisé Renaissance fort à propos de l'autre. J'étais fin prêt et je pris le temps de m'admirer sous toutes les coutures dans le miroir de plein pied de mon pavillon. Une partie de la cour devait déjà être installé dans le septuaire à l'heure qu'il était et le reste ne tarderait pas à arriver. Il était plus que temps que je m'y rende également. Je quittais la tente d'un pas rapide et énergique avant d'enfourcher Bucéphale qu'un garde royal tenait par les rênes près du pavillon. Erwann Rivers chevauchait avec moi de même que Lord Merlyn et la partie des commandants et nobles de mon royaume n'étant pas encore parti du camp. Suivait une fraction de la garde royale nouvellement crée.

Les soldats m'acclamèrent sur mon passage alors que ma couronne scintilla sous une légère éclaircie tandis que je quittais le camp au petit trop. Je leur adressais des signes de la main et apostrophais ceux que je reconnaissais des fers nés pour la plupart mais également quelques riverains que j'avais côtoyé au cours de la retraite. Ce fut dans cette clameur que je laissais l'armée fêter ma future union avec lady Bracken. Sur le chemin, j'avisais l'espace préparé au bord de la Nera pour la seconde union celle sous les auspices et la bénédiction du Dieu Noyé. Les hommes avaient fait du bon travail. Et ce fut dans une même clameur que je pénétrais dans la cité dont les portes étaient grandes ouvertes pour des raisons évidentes. Mon escorte hurlait à plein poumon de faire place pour le roi. Et nous fendîmes la cohue alors que les habitants de Pierremoutiers nous regardèrent passer avec déférence et un brin d'inquiétude.

(...)

Debout au pied de l'autel dans le fond de la nef aux vitraux représentant chacun des sept de la religion des continentaux, je me tenais droit et fier comme Harren en son temps, Joren également ainsi que tous mes aïeux de la noire lignée. Le regard souverain et plein de confiance je contemplais l'assemblée désormais complète la main sur le pommeau de Renaissance. Les fers nés et les riverains avaient été mélangés dans les rangs afin de promouvoir ma vision d'un peuple uni et ne formant qu'un. Ainsi, Heda et Myria se trouvait proche l'une de l'autre aux premiers rangs en vertu de leurs statuts de conseillères et meilleure amie pour l'une et de princesse du royaume pour l'autre. Si les riverains semblaient parfaitement à leur aise dans ce lieu de culte mes compatriotes insulaires semblaient bien plus nerveux cependant tous se tenaient de manière impeccables, mesurant certainement l'enjeu de cette journée à moins que les menaces de punir au prix fort les quelques excités capables de ne pas respecter la Foi de leurs frères d'armes en les amputant de leur langue avait peut être du jouée. L'assistance s'avérait parfaitement calme et à l'affut de l'arrivée de ma promise de même que je l'étais. Engoncé dans cette posture noble et impassible, le regard dressé haut et le buste plein de morgue et d'assurance j'attendais Helena avec une impatience grandissante.

Aussi mon regard inquisiteur continua d'observer ma cour, mes commandants, généraux, compagnons d'armes, conseillers, proches et membres de ma famille et future belle famille. Erwann s'était placé au premier rang. Euron masquait bien difficilement la répulsion que lui coutait de se trouver au milieu d'un septuaire mais son père plein d'expérience le faisait avec brio. Je ne m'inquiétais pas concernant Euron. Mon ami me connaissait mieux que bien des spectateurs de cette alliance maritale et savait que je n'hésiterais pas à exécuter ma parole aussi devait il aspirer à ce que tout cela se passe le plus rapidement possible afin que nous rejoignions le Dieu Noyé près du cours d'eau le plus proche. Alannys Timbal se tenait droite et féroce dans sa nonchalance ordinaire. J'eus un regard pour Beron lui qui aurait du se trouver à ma place si son père n'avait pas fait un choix stupide et si Eren et Harren n'avaient pas estimés qu'il valait mieux pour le royaume que ce soit moi plutôt que lui qui porte ce cercle doré. Dans mon dos Lord Merlyn tenait le manteau aux couleurs de ma maison que je passerais sur les épaules d'Helena après lui avoir ôté celui aux couleurs des Bracken à l'issue de nos vœux. Mais également le septon local un vieil homme vouté par l'âge mais encore plein d'énergie comme en témoignait son regard vif.

Un assistant de ce dernier tenait la couronne que coifferait dame mon épouse une fois que je l'aurais couronné. Des enfants de chœur s'apprêtaient à emplir l'édifice vaste et ancien de leurs chants dès que ma promise apparaitrait dans l'allée au bras de son frère. Tout était prêt ne manquait plus que ma reine. Je me fis la réflexion que ma sœur ainée me manquait cruellement dans un moment pareil et qu'elle aurait pu m'expliquer cette appréhension se nichant sournoisement en moi mais Eren était bien loin et ne verrait pas mon mariage.  Et finalement elle apparut alors que l'impatience commençait à me gagner. Elle apparut dans une superbe robe bleu océan à la traine longue comme une mer paisible mais aux vagues incessantes. Le visage masqué par un voile doré, elle avançait très lentement dans ma direction au bras de son frère cadet Ser Cleitos que j'estimais énormément et qui le savait fort bien. Incapable de quitter cette apparition divine du regard, je n'entendais pas le chant des enfants semblant provenir des cieux et louant les sept. Helena...
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 23 Aoû - 11:10



Helena Bracken


Helena Braken, Fiancée de Yoren Hoare. La jeune femme a subi les changements et les pertes causées par la guerre dans le Conflans, elle a vu les siens se déchirer et finalement son grand-père prendre position contre Harren Hoare au profit de Joren, le prince félon. Aujourd'hui, il est temps de prouver que la famille Bracken est restée fidèle au Roi des Rois malheureusement disparu et malgré la surprise qui a été la sienne à la demande en mariage de Yoren, elle a accepté autant de s'unir à cet homme que le rôle qui serait le sien ensuite. Aujourd'hui, il est l'heure pour elle de s'unir avec Yoren Hoare et par la même de devenir reine.  


Les rires se faisaient entendre dans les appartements qui étaient attitrés à la future souveraine du Royaume des Fleuves et du Crépuscule. Léane Bracken, dame de la maison dont elle portait fièrement le nom, se refusait à couper court aux agissements de ses deux plus jeunes filles Kelyce et Cassandra qui ne cessaient de courir dans les lieux, s'amusant avec des bouts de tissus qui jonchaient le sol, jouant en ce jour de mariage au prince et à la princesse. Elle les observait avec un doux sourire flottant sur les lèvres, aujourd'hui était un jour de bonheur après toutes les déconvenues qui avaient ébranlé la stabilité de la famille Bracken et il fallait parer au fait qu'il y aurait toujours des absents à cette cérémonie. Sans doute, Léane pensait-elle à la même chose que sa fille aînée, car quand elle vint à poser ses yeux sur Helena et que leurs regards se croisèrent, la future épouse ne put que remarquer le voile de tristesse qui continuait à peser sur l'esprit de chacun. Son père ne serait pas là pour l'accompagner à l'hôtel, son grand-père ne pouvait endosser non plus ce rôle mais Helena ne manquait pas de penser que Cleitos serait le fier représentant mâle des Bracken, tout avait été prévu pour qu'il fasse les meilleures impressions aux côtés de sa sœur lorsqu'elle se mettrait à progresser jusqu'à son royal époux. Helena ne manqua pas de se mettre à rire alors qu'une de ses sœurs vint à chuter sur le sol, ne manquant pas de déclencher la colère de la servante qui s'occupait de l'habiller et elle s'acharna alors un peu plus sur le corset qu'elle ne cessait de resserrer un peu plus violemment à chaque nouveau lacet. Helena grimaça légèrement et porta la main sur sa poitrine avant de lui lancer un regard courroucé. « Vous comptez définitivement me priver d'air pour le jour de mes noces ?! Je sais que tout le monde n'est pas favorable à ce mariage mais il y a sans doute une façon plus tragique et romanesque de pousser son dernier soupir qu'en étouffant simplement sous un corset un peu trop serré ! Et puis qu'elle est l'intérêt d'une telle chose ? … J'ai pleinement confiance en mon futur époux pour le retirer dès la première occasion qu'il le pourra ! » La servante s'étouffa pratiquement, déclenchant le nouveau rire de la future reine alors que sa mère prononçait son prénom d'un ton réprobateur. Pour autant, rien n'aurait pu faire disparaître la malice des yeux de Helena Bracken.

Finalement, Léane fit sortir Kelyce et Cassandra, demandant à deux des gardes qui attendaient devant la porte d'emmener ses damoiselles jusqu'au lieu de la première cérémonie qui allait rythmer la journée de noces. Il fallait en effet que ce mariage représente pleinement l'union qui allait se faire entre les Fer-Nés et les Conflanais du continent qui étaient restés fidèles à la famille Hoare. Si c'était une alliance politique, l'importance de la religion n'était pas pour autant à mettre de côté, aujourd'hui la religion des Sept comme celle du Dieu Noyé seraient respectées et mises à l'honneur d'abord au Septuaire de Pierremoutiers puis sur les berges de la Nera. Helena n'était pas plus inquiète que cela de son mariage, l'appréhension qu'elle avait ressenti quelques jours auparavant avait fini par se dissiper notamment quand elle s'était retrouvée dans les bras de son promis après le banquet où il avait annoncé leur future union. Ils avaient respecté la tradition, et rien ne s'était passé entre eux avant le mariage, une chose à laquelle Helena tenait plus par principe morale car si elle s'était réellement écoutée, il en aurait sans doute été tout autre. Sans qu'elle ne sache réellemnt quels mots elle pouvait mettre sur ce qu'elle ressentait à l'égard de Yoren Hoare, il y avait une attirance indéniable, un désir brûlant pour lui et une tendresse dont elle ne pouvait estimer encore la mesure. Helena avait été coiffé de façon assez sophistiqué alors qu'elle aurait préféré qu'on lui laisse ses cheveux ondulés libres, où tout du moins plus libre qu'à l'instant. Elle avait choisis sa tenue en accord avec Yoren, une robe aussi bleu que le bleu de l'océan et on avait posé sur ses épaules le manteau de sa maison, qui serait bientôt remplacé par celui de la maison Hoare à la fin du premier office religieux.

On para au dernier moment à remettre correctement les pans de sa robe, alors que plusieurs personnes se pressaient autour d'elle pour lui faire comprendre qu'il était temps d'y aller, qu'on ne pouvait faire attendre son époux et encore moins son roi. Elle glissa doucement son bras autour de celui de son frère, qui était déjà dans le rôle qu'il devait tenir. Une boule au ventre ne manqua pas de se former alors que la musique se mit à raisonner au cœur du septuaire et que le chant des enfants venait à bouleverser la jeune femme dans de pareilles circonstances. Helena s'avança avec fierté dans l'allée qui l'emmenait jusqu'à Yoren et à ce nouveau rôle dont elle ne mesurait pas encore totalement les contours. Cependant, alors qu'elle fixait son futur époux, tout se mit à disparaître autour d'elle, elle n'était plus qu'une femme allant épouser un homme, un homme qui la fascinait. Son frère lâcha son bras une fois qu'elle fut positionner devant Yoren qui lentement retira le voile qui cachait les traits de son visage. Elle lui adressa un sourire doux et décidé à la fois alors que son regard brûlait d'une lueur vive. Le septon commença alors la cérémonie, même si elle ne l'écoutait que d'une oreille distraite, ne se concentrant que sur l'homme qui était en face d'elle, observant attentivement chaque élément qui pourrait lui montrer les émotions qu'il ressentait à cet instant. Au moment de prononcer ces vœux, elle le fit avec fierté et d'une voix claire. « Par ce baiser, je vous engage mon amour et vous prends pour mon seigneur époux »


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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Ven 24 Aoû - 11:31

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
I always dreamt about all this and by now i must try with all my heart with all my burning rage with all my fire to forge another destiny to that iron place and i have nobody by my side. I should have been the wildest and proudest queen that land has ever seen. •••





Myria passa la journée à se préparer pour l’événement, pas qu’elle en ait besoin ni surtout envie, mais depuis le matin ses mains tremblaient et ses yeux refusaient de rester secs. Elle ne pouvait pas mettre le nez dehors dans ces conditions et elle se disait que, peut-être, avec l’aide des Sept, elle aurait réussi à évacuer suffisamment de larmes et de chagrin d’ici le soir pour arriver à rester digne. Pourtant il le fallait, elle aurait aimé pouvoir s’abstenir d’assister aux noces, mais elle n’en avait pas le pouvoir.


Tout ce que j’ai toujours voulu, tout. Tout sauf la couronne. Tout sauf lui.


La princesse ne savait que trop combien cette couronne serait lourde à porter, pour n’importe qui. Même pour elle-même, destinée à gouverner, éduquer pour régner, brûlant de s’élever. La voilà qui, après s’être effondrée, après avoir tout perdu, touché le fond et frôlé la mort, se relevait et touchait son rêve du doigt. Mais il lui échappait tout de même. Helena était un bon choix, elle en était consciente, une femme de caractère à la hauteur de la tâche qui lui incomberait. Qui plus est une Bracken, maison faisant l'unanimité chez les loyalistes et ayant payé le fer-prix dans cette guerre. Enfin, elle était jeune, sublime et probablement qu'elle lui donnerait tout un tas de rejetons. La veuve avait même promis à Yoren de l’aider et de la soutenir et sa promesse était sincère, pour le Royaume et pour le Roi. Mais sa gorge se serrait maintenant que l’heure avait sonné et elle n’était plus sûre d’en avoir la force. Elle avait, jusqu'ici fait preuve de toute la raison possible, mais ses sentiments étaient en train de lui déchirer les entrailles de l’intérieur. La quasi perfection d’Helena était probablement le pire à supporter et Myria espérait qu’elle ferait des faux pas, au moins pour pouvoir la haïr un peu. Pouvoir tuer cette usurpatrice, au moins en rêve. Pouvoir hurler son incompétence, au moins seule face à son miroir.


La veuve se leva précipitamment et courut dehors pour vomir. C’était la quatrième fois depuis le matin et ce malgré le fait qu'elle n’avait rien mangé. Son oncle et sa servante, que la brune avait fini par apprécier et prendre sous son aile, s'inquiétaient pour elle. Elle écarta leurs attentions insupportables et leurs questions d’un brusque geste de la main et de redressa avec les yeux pleins de larmes. Elle rentra dans sa tente, écartant la porte d’un geste furieux et de rinça une nouvelle fois la bouche et le visage.


Ainsi donc, Myria Hoare, Princesse des Fleuves et du Crépuscule, Conseillère politique du Roi Yoren, Mère unificatrice des Îles de Fer et du Conflans, Protectrice du Royaume et du peuple, Pourfandeuse de traître, se tenait au premier rang dans le septuaire son air impassible vissé sur le visage. Elle portait sa robe de de taffetas vert ajustée et sur ses épaules dénudées, une houppelande de velours vert sombre. Une ceinture de cuir noir ornementée de plaques de bronze doré ciselé aux armoiries de la maison Hoare fermait la houppelande. Elle avait même poussé le vice jusqu'à se coiffer de la même manière que lors du soir où ils s’étaient vus en tête à tête pour la première fois. Il était hors de question qu'il oubli. Elle, elle n’oublierait pas.


À le voir là, si royal, si beau, si digne, à croiser son regard l’espace d’un instant, à apercevoir cette couronne qui aurait dû être sienne, la jeune femme aux yeux azurs sentit ses jambes, sa bouche et ses yeux sur le point de la trahir. Pour ne pas flancher, elle serra les dents et les poings, mais dû tout de même détourner les yeux pour reprendre contenance. Elle offrit un long regard triste à Beron et retint sa respiration avant de parvenir à remettre son masque de cour. Respirant lentement, elle fixa le Roi, même alors que tous se tournaient vers la magnifique mariée. La brune ne voulait pas, ne pouvait pas, la voir avancer au centre de la haie d’honneur, future reine qui n’aurait pas à attendre en vain. Elle se suspendait aux yeux gris de Yoren avec le fol espoir qu’il mette fin à cette cérémonie pour venir l’embrasser passionnément.

Le temps venait de s’arrêter. Le supplice allait commencer.

Il y a dix-sept ans, un autre temps, un autre lieu, je m'avançais vers un Prince qui serait mon époux. Il était beau et fort comme Yoren, et grâce à lui, je serais Reine. Je pouvais le choyer pour cela, et je l’ai aimé pour bien d’autres raisons. À en perdre la raison. Je l’ai aimé. Malgré la distance, je l'ai aimé. Mais je n’ai pas été couronnée.

En cet instant, la brune s’imagina soumise à la question dans les geôles de Vivesaigues à la place de son frère et n’importe quelle douleur physique lui paraissait plus supportable que celle qui la tenaillait. Elle avait l’impression de brûler de l’intérieur, ses ongles plantés dans sa paume lui rappelaient qu’elle devait tenir debout. Elle ne pouvait pas chanceler et n’ayant parler à personne de ses sentiments, elle ne trouverait aucun réconfort dans le regard d’un ami, si d’ailleurs, elle avait encore des amis. Malgré tous ses efforts, elle tressaillit lorsque la Bracken entra dans son champ de vision. Était-ce donc terminé ? Était-ce ainsi que tout devait finir ? Elle interrogeait Yoren du regard, mais peut être ce dernier regardait sa jeune et belle promise plutôt que cette vieille Princesse usée par la guerre et la solitude, décrédibilisée par son traître de mari, qui avait donné cinq enfants à la dynastie Hoare pour qu'aucun ne monte sur le trône.

- Je ne vais pas y arriver, c’est trop dur.
- Plus dur que de voir mourir Joren ?
- Oui...
- Ah bon ?
- Joren m’avait trahi, je lui en voulais suffisamment pour le haïr le temps de le voir mourir.
- Alors hais le… puisque tu ne peux pas l’aimer, hais le.



La princesse releva le menton et plongea un regard perçant sur le couple royal. La rage était une chose bien plus douce en son coeur que l’amour qui lui déchirait les entrailles. À chaque pas que l’autre brune faisait vers ce Roi qui lui était promis, elle effaça de son visage, tout espoir, tout amour, toute émotion, étouffant peu à peu tout ce qui lui restait encore d’humanité dans le coeur.



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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Ven 24 Aoû - 23:42


When The Stallion Marry The Shark. When The Ocean Marry The Ground. C'était le grand jour, le mariage royal unissant de nouveau le Sel et le Roc. Plusieurs Fer-nés avaient dû me tirer de mon lit au petit matin, m'intimant de me préparer, puis allant jusqu'à me supplier lorsque je décidais de ne pas sortir de mes couvertures réconfortantes. Le monde semblait s'arrêter de fonctionner tant que j'étais enfermée dans mon cocon de fourrure. Je n'avais aucune envie d'assister à cet événement qui serait sans aucun doute, royal et somptueux. Après tout j'avais aidé Yoren à planifier ce mariage porteur de symboliques, unissant les coutumes des deux peuples si différents. Au programme rendez-vous au septuaire de Pierremoutiers pour la prononciation des voeux et le couronnement de la Reine, puis la traversée de la capitale jusqu'aux berges de la Nera. Pour terminer la cérémonie, ils prononceront une seconde fois leurs voeux pour le Dieu Noté. La suite était encore longue, car cette dernière partie précédait les festivités de la soirée.

J'étais au premier rang côte à côte avec Euron Timbal, mon ami, lui-même à côté de Myria Hoare. Mon demi-frère quant à lui prenait place sur mon second côté tandis qu'il me partageait un sourire forcé. Derrière nous, je pouvais observer les discrets Harald Wynch et Halfjarn Pyk, dont le second respirait à perte de lieu la tension de devoir être passif dans un septuaire. J'avais vaguement l'impression que nous étions des bêtes de foire loin de leur milieu naturel. Nous observons Yoren devant l'autel des Sept en plein cœur du septuaire, dans les meilleurs tissus dont j'avais pu le voir vêtu ces 12 dernières années. Pour ma part, j'étais vêtue de nouveaux vêtements renforcés de cuir et d'une nouvelle cape pour agrémenter la tenue. Mes vêtements respiraient le neuf pour l'événement, et j'avais même opté pour un léger bijou frontal pour obtenir une touche de féminité.

Mon coeur se pinçait lorsque mes yeux se posaient sur mon ami, mon roi. Il avait fière allure aujourd'hui, alors qu'il y a tout juste quelques jours il grimaçait de ses blessures. Le regard de Yoren accrocha quelques instants le miens, avant d'aller cueillir celui de Myria. Mes sentiments actuels étaient indescriptibles, mais j'étais soulagée d'avoir Euron et mon frère Ivar à mes côtés dans ce moment difficile. Oui, difficile. Aujourd'hui j'allais assister au mariage de mon meilleur ami, mon capitaine, mon roi, et surtout l'homme avait qui je pensais passer le reste de ma vie. Aujourd'hui était un mariage pour Yoren, et un deuil pour moi. Le deuil d'un rêve qui ne trouvait plus sa place dans ce monde qui était dorénavant le nôtre.

La tension fut à son comble lorsque la mariée arriva enfin, parée d'un voile doré dans une robe bleue. Je sentais quelques élans d'humeur du côté de Myria, que j'avais d'ailleurs bien du mal à comprendre. Le temps semblait se figer autour de moi alors que je regardais la riveraine s'avancer au milieu de la haie d'honneur accompagné par les chants des chœurs. Je ne pouvais que me demander ce qu'elle ressentait à ce moment précis. Moi, mon cœur battait étrangement plus lentement comme s'il allait s'arrêter. Mes yeux me piquaient et ma gorge se serrait de manière étouffante, mais je restais droite et inébranlable sous mon masque de fer. Mes mâchoires se serraient l'une contre l'autre, empêchant mes émotions de déborder malgré moi. Lorsque les voeux furent prononcés, je pus sentir la main de mon frère réconforter la mienne. Je détournais les yeux de la scène, cherchant un regard à accrocher autour de moi.

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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Sam 25 Aoû - 19:29

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
I never dreamt about all this but by now i will try with all my heart with all my burning rage with all my fire to lead our people to a better place and i need you to be by my side. To be the wildest and proudest queen that land has ever seen. •••


L'attente commençait à devenir insoutenable non pas que je ne puisse comprendre qu'une splendide toilette nécessitait une minutieuse préparation mais mon caractère ne m'astreignait guère à la patience d'autant plus que toute l'importance politique de ce moment scellant mon début de règne se reflétait sur les visages de cette foule de nobles se trouvant face à ma royale personne. Impassible, j'attendais en me tenant droit et digne comme Harren s'était tenu de son vivant, Joren également ainsi que chaque roi et prince de la lignée au sang noir. J'aurais pu vouloir à tout prix éviter certains regards au cours de cet évènement notamment ceux d'Heda et de Myria et pourtant je me surpris à laisser le mien s'orienter dans cette direction l'espace de quelques fugaces instants. Celui d'Heda était serein et aussi calme qu'une mer sous un soleil d'été et néanmoins j'étais pertinemment conscient que se trouver au premier rang des témoins de mon mariage devait énormément lui couter après la nuit que nous avions passé ensemble. Nuit au cours de laquelle des aveux avaient eu lieu certains explicites et d'autres tacites.

Quoi qu'il en soit, mes yeux portèrent en eux une certaine tristesse que je savais serrer le cœur de ma conseillère et meilleure amie mais la guerrière sut faire preuve de maitrise et de retenue en ce moment historique qu'elle m'avait aidé à préparer en dépit de la douleur que cela avait du lui procurer. Quant à ma belle sœur, celle ci semblait sur le point de s'évanouir ou de flancher alors que son regard oscillait entre la couronne posée sur le coussin pourpre, artefact royal qui aurait du devenir sienne si la valse du monde n'avait pas été chamboulée avec une volonté perverse par le Destin et ses affres. Je ne parvins pas tout à fait à lire ce qui se trouvait dans ses yeux mais je pouvais aisément le deviner. La princesse avait osée porter la même tenue que celle qu'elle avait arborée lorsqu'elle s'était présentée devant mon pavillon quelques nuits plus tôt et avait poussée le vice jusqu'à arborer la même coiffure. Ma belle sœur était fidèle à elle même et le message était on ne peut plus clair. Le contraste entre mes deux conseillères était à ce titre saisissant. J'espérais de tout cœur que la mère unificatrice du Conflans et des Iles de fer parviendrait à ne pas perdre de vue la seule chose qui avait de l'importance en ce bas monde.

La lutte contre l'empire, la renaissance du royaume, la reconquête de ce qui nous revenait de droit. Tant de regrets en ce jour de fête. Tant de destins brisés par le cours inaltérable du monde et le caprice des dieux et des hommes. Tant de tristesse en un jour de fête. Mais qu'y pouvais je ? Je portais sur mes épaules les derniers espoirs d'une nation qui n'en n'avait jamais vraiment été une. Et finalement, alors que je ramenais mon regard inquisiteur sur le reste de la foule avant de le poser sur l'entrée du septuaire ma promise fit son apparition éclipsant tout le reste. Mon cœur s'accéléra dans mon poitrail et mes yeux se mirent à briller d'une lueur mêlant fierté et désir, satisfaction et surprise, tendresse et passion tandis que je contemplais la lente marche solennelle de la future reine des Fleuves et du Crépuscule. La garde royale constituait une haie d'honneur la grande hache levée au dessus de leurs tètes, fleurs mortelles s'entrecroisant comme un toit d'acier au dessus de leur future souveraine. Un bras au creux du coude de Ser Cleitos, la longue traine de sa robe océan la suivant telle une mer fluide et volubile, la gaze me masquant quelque peu ses traits que j'aspirais à connaitre par cœur. La main toujours posé sur le pommeau de ma nouvelle épée nommée Renaissance, je la contemplais proprement fasciné tandis que l'assemblée se trouvait plongée dans un silence de circonstance seulement brisé par les voix angéliques des enfants de chœur louant les sept.

Et durant cette lente déambulation royale, je laissais un instant mon esprit me rappeler la jeune femme fougueuse, sauvage et sulfureuse que j'avais rencontré à Harrenhall trois ans plus tôt. J'eus bien du mal à me faire à l'idée que cette femme serait mienne maintenant et à jamais avant de revenir à la réalité bien moins implacable au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de moi. Que le Dieu des Tornades et l'Etranger emportent l'empire en ce jour. En ce jour, il n'y avait qu'elle et moi. La fierté était éclatante dans le regard de dame Leane Bracken qui avait tant souffert de cette guerre mais était restée loyale jusqu'à l'os à l'instar de son beau père et de son époux. La fierté la disputait à l'émotion également dans le regard de mon beau frère Cleitos que je remerciais d'un petit signe de tète au moment ou il lâcha le bras de sa sœur ainée. Ce dernier alla s'installer près du reste de sa maison à coté d'Erwann Rivers et de sa mère tandis que je retirais le voile me masquant le visage de ma future épouse. Avec une délicatesse infinie ne me ressemblant guère, je libérais la magnifique Helena de cette prison légère. Celle-ci m'adressa un sourire doux mais déterminé tandis que ses yeux brulaient d'une lueur vive. Ses yeux plantés dans les miens je sus qu'elle n'écoutait guère plus le vieux saint homme que moi à l'ardeur de cette œillade complice.

Lorsque ses lèvres se déplacèrent pour prononcer les vœux ce fut d'une voix claire, forte et pleine de fierté que son serment plana sur la vaste assemblée. Un large sourire de contentement étira lentement mes lèvres alors que je clamais à mon tour d'une voix aussi forte que claire. "Par ce baiser je vous engage mon amour et vous prends pour dame mon épouse." Le Cristal à sept faces s'éleva dans les airs avec une vigueur que l'on n'aurait jamais pu deviné chez son vieux propriétaire avant que ce dernier ne consacre l'union. En ces lieux, au regard des dieux et des hommes, je déclare solennellement que Yoren de la maison Hoare et Helena de la maison Bracken sont mari et femme, une seule chair, un seul cœur, une seule âme et à présent et pour jamais et maudit soit qui se mettrait entre eux ! Approchant de mon épouse je saisissais son visage doucement et l'embrassais passionnément bien plus longtemps que ne le voudrait la bienséance mais que ces lèvres étaient délicieuses, douces, soyeuses, fruitées et fougueuses. Une fois cela fait, je me tournais vers Lord Merlyn qui me tendit le manteau aux couleurs et armoiries de la maison Hoare. Passant prestement la pièce de tissu sur les épaules d'Helena je la laissais s'agenouiller comme nous l'avions prévu avant de saisir la couronne jumelle avec déférence et soin puis de la poser sur la tète de mon épouse avec une lenteur théâtrale nécessaire pour l'occasion avant que ne se mette à clamer les hérauts et le septon.

"Longue vie au roi Yoren et à la reine Helena de la maison Hoare, souverains des Fleuves et du Crépuscule, Protecteurs du Conflans et des Iles de Fer et Seigneur et Maitresse des mers et des océans !" Tandis que la clameur éclatait dans l'édifice religieux, que ma reine se relevait dignement en me souriant, je pris conscience du rang qui était désormais le mien. Au cours de la retraite puis de l'installation dans les environs et même au cours du banquet j'avais parfois eu du mal à me remettre de mon nouveau statut intérieurement tout en tentant de me l'approprier du mieux possible mais désormais je le sentais peser de toutes ses forces sur mes épaules. Nous allions désormais quitter le septuaire pour traverser la ville sous les vivats de la foule en distribuant quelques libéralités, sourires et marques d'affection au peuple local. Tendant mon bras à Helena, je ne cessais de lui sourire. "Ma mie, nous pouvons y aller." Quittant les lieux les premiers la garde royale dans notre sillage puis la maison Hoare et la maison Bracken avant que le reste de l'assemblée ne suive en ordre de marche planifié. Généraux, commandants, conseillers en tète et bourgeois de la cité fermant la marche. Je chuchotais à l'oreille de mon épouse. "Comment vous sentez vous ? Eblouissez les autant que vous m'éblouissez moi."
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Lun 27 Aoû - 17:13

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
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Je m'étais réveillé aux aurores ce matin, ayant envie de flâner sur la rive de la Nera et j'avais pu assister aux derniers préparatifs pour l'événement dont tout Pierremoutier parlait depuis plusieurs jours. Le mariage royal de mon oncle Yoren avec Dame Bracken. Jour de tristesse pour moi, bien que je ne pus que reconnaître que le choix était tactiquement judicieux et que Dame Héléna était un ravissement pour les yeux. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser à Mère et à ce que représenterait ce jour pour elle. Elle qui aurait dû être couronnée par Père après avoir partager ses victoires. Mais à celles-ci avaient succédé des défaites bien trop cuisantes pour qu'on lui pardonnât, pour que Mère lui pardonnât. La couronne lui était devenue inaccessible par la trahison de mon père et la légitimation de son demi frère bâtard et si elle travaillait à quelque stratagème pour s'en rapprocher, le mariage rapide et inattendu de mon oncle avec une Bracken lui avait ravi son dernier espoir. Au risque d'être cruel, ce mariage me soulageait et si, bien entendu je me gardai d'en dire rien à maman, je préférai nettement cela à la perspective que mon Roi ne devienne mon beau-père. Je ne doutais pas que cette idée aie plus qu'effleuré l'être avide de pouvoir que j'avais pour mère.

Bien que j'aimasse beaucoup mon oncle, une telle union m'aurait meurtri et révolté. On ne remplace pas un frère par l'autre, on ne remplace pas un Hoare par un autre. Sur le Trône oui, dans la couche encore chaude d'un mort, non. Et si j'éprouvais une joie sincère à avoir pour mentor mon oncle, si je ne nierai point qu'il était devenu pour moi un modèle, une source d'inspiration, je n'aurais su l'appeler Père et le voir endosser son rôle auprès de ma Mère. Si l'avenir du Sel et du Roc en avait dépendu, j'aurais bien dû m'incliner, mais j'aurais quitté Pierremoutier et ma famille pour m'engager sur un boutre ou dans les rangs de notre armée afin de noyer ma rage dans l'ivresse du danger. Donc égoïste, oui terriblement au regard des espoirs déçus de ma petite maman, mais droit dans mes bottes et soulagé que le dernier honneur de Joren Hoare ne fut pas piétiné par l'homme que j'aimais et admirais le plus désormais, mon Roi.

Mère pourrait convoler avec un autre seigneur, peut-être même un Fer-né, ou un autre Roi, ce qui pourrait s'avérer utile à notre cause par ailleurs, mais pas avec Yoren, pas de ça entre frères. Et je préférai que mon oncle prenne simplement soin de Maman comme d'une alliée politique que de prendre en plus de sa couronne, la veuve de Joren. Aussi perdu dans toutes ces considérations m'étaient je laissé porté fort loin des fortifications, marchant sur le rivage caillouteux et mouillant sans m'en rendre compte mes guêtres. J'avais préféré laisser Shine au parcage et marcher. Je m’accroupis et trempai ma main dans l'eau limpide de la Nera. L'eau est la vie ... mais elle pouvait aussi bien nous apporter la mort sous la forme d'une invasion. Les forces impériales étaient dotées d'une flotte, d'une cavalerie lourde redoutable, d'un contingent peut-être cent fois supérieur au nôtre. Nous n'avons que peu d'alliances et encore incertaines, une flotte aux mains d'un bieffois qui se moquait de notre sort comme d'une guigne, une cavalerie lourde dévastée et des fantassins pour la plupart peu expérimentés. Buron et Eysines avaient décimé la fine fleur de notre commandement autant que les rangs de nos soldats.

Vers qui se tourner ? Quelle stratégie déployer avec une armée exsangue face l'Empire qui nous cernait de toute part ? Je nous voyais comme un pêcheur qui lance un filet aux mailles trop distendues. Jamais nous n'arriverions à mettre en danger l'armée de Torrhen Braenaryon. Je me relevai et contemplai l'autre rivage et la sylve qui s'élevait en doux coteaux au pied de la crête. Si paisible paysage dont la quiétude n'était troublée que par les coups de maillets des gens occupés à dresser les chapiteaux devant abriter les convives. Douce image d'un village se préparant à un heureux événement. Et pourtant tout pouvait basculer dans le drame, la mort et le sang en quelques minutes. Il suffisait que des cavaliers ou des bateaux apparaissent sur le fleuve, arborant l'étendard impérial et les noces deviendraient sanglantes. Je fermai les yeux pour refouler ce mauvais présage et entrepris de me dévêtir pour un bain bien glacé. Lorsque j'entrai dans l'eau, il me sembla que mon corps était transpercé de mille pointes très fines. Je m'ébrouai et me frottai vigoureusement le corps puis m’immergeai totalement.

Le froid enserrait mon crâne dans une douleur sourde et je hurlai sous l'eau, ma détresse et ma rage impuissante se déchargeant dans les flots qui les rendaient inaudibles. J'y demeurai autant que je pus, jusqu'à la suffocation,mes poumons devenant brûlants, mon cœur s'emballa tout d'abord puis reprit un rythme plus régulier, pour finalement se calmer et ralentir progressivement au point de devenir très lent. J'ouvris alors les yeux et contemplai le jeu de la lumière à travers le vitrail mouvant de la surface. Tout était silencieux et paisible. Des raies de lumière descendaient dans l'émeraude de l'eau, de petits poissons nageaient autour de moi, curieux de ce visiteurs. C'est alors que je la vis. Cette magnifique truite au ventre argenté. Elle s'immobilisa à quelques centimètres de mon visage puis me tourna autour pour finir par effleurer mon pectoral gauche et me passer sous le bras. Elle était pleine, je pouvais le voir à son ventre. Puis elle disparut aussi vite qu'elle était venue et je ressentis la nécessité vitale de remonter à la surface. La tête hors de l'eau j'invoquai le Dieu Noyé pour qu'il bénisse l'union de mon oncle et de sa reine.  

~¤~¤~¤~¤~¤~

J'avais traîné pour me préparer, m'attardant au palestre, puis aux écuries ou je bouchonnais Shine avec une telle ardeur après l'avoir travaillé qu'un vieux palefrenier me demandant si je voulais le rendre plus brillant que l'argent lui-même. De fait, il serait splendide dans le cortège. Mais qui s'en souciait ? Je n'étais qu'un prince déchu, un fils de traître. Souhaitant jouer la sobriété martiale, je m'étais vêtu d'une chemise de toile brune et d'une côte légère couverte d'un surcot et d'un plastron de cuir sombre lacé sur lequel était repoussé le blason des Hoare, de pantes en laine bure et chaussé de cuissardes de cuir tanné. J'avais ceint pour l'occasion une épée prêtée par mon grand oncle Ser Greydon Frey. Me tournant vers le miroir, je ne pus que constater que l'habit faisait parfois le moine. Ainsi vêtu je gagnais quelques années et m'éloignais du gamin dépenaillé qui allait courir la campagne en montant son cheval à cru.

L'heure de la cérémonie approchant, je préférai ne pas trop tarder car rien n'était pire que d'arrivée en telle assemblée le dernier et de voir tous les visages converger vers vous. Arriver dans les premiers permettait en outre de passer inaperçu et d'observer les réactions de chacun. Je pris donc place dans les rangs encore dispersés des convives réunis dans le Septuaire. J'avais ce rare avantage d'être à l'aise dans les deux cultes bien que plus initié à celui des Sept qu'à celui du Dieu Noyé, mais je comptais bien sur ma fréquentation assidue de mon oncle pour y remédier. Je comprenais le malaise de certains Fer-nés pour qui notre religion avait un caractère abscon, néanmoins je souris intérieurement en voyant frémir spasmodiquement les moustaches d'un certain général Fer-né fidèle de mon oncle. Mon regard glissa vers Heda et son impressionnant frère Ivar. Il avait des mains comme des battoirs propres à démonter le dos d'un gamin dans mon genre aussi détournai-je le regard de sa sœur lorsqu'il me fixa, pour laisser errer mes yeux sur le reste de l'assemblée. Maman fit son entrée, toujours aussi belle à mon cœur, mais terriblement pâle, les traits tirés, et les yeux cernés. Mon cœur se serra et je résolus d'avoir un petit tête à tête avec elle pour la convaincre de ne pas se rendre aussi mal pour notre mauvaise fortune. Certes la couronne avait échu à Yoren et à Héléna au lieu de nous revenir, mais nous étions réunis et en vie, le plus important était de réunir notre famille et de lui bâtir un avenir. Je doutais que mon ambitieuse maman soit sensible à tous ces arguments et laisse de côté sa déception pour reprendre goût à la vie, mais j'essaierai. Et je ramènerai dans son giron ses enfants bien-aimés, car nul remède n'est plus efficace pour guérir un échec politique que l'amour filial.

Notre Roi fit son entrée et je dus reconnaître qu'il était majestueux et très charismatique. Qui aurait pu croire que quelques semaines auparavant, cet homme tenait à peine en selle et que j'avais réussi à le faire chuter de sa monture ? Très élégant, et plein de dignité royale il se tenait près de l'autel, attendant auprès du Septon l'arrivée de sa fiancée, Dame Bracken. Le vénérable officiant bougea sur le côté et un rayon de soleil vint se poser sur la couronne  qui lui était destinée, posée sur un coussin, la nimbant d'une aura presque surnaturelle. Je soupirai et détournai le regard en déglutissant la gorge nouée. Mon regard revint sur ma Mère et croisa le sien d'une infinie tristesse. Les yeux me piquèrent mais je devais tenir parce que si je pleurais, je ne lui serai d'aucun soutien. Je devais être fort pour deux. Mais tout de même, cette pâleur m'inquiétait et l'espace d'un instant je la vis chanceler. Me cachait-elle quelque chose ? Une maladie grave ? J'en aurais le cœur net dès que possible. Cependant tous les regards convergèrent vers l'entrée du Septuaire où apparaissait ma future tante, au bras de son frère. Sa tenue et son port étaient digne d'un Roi, de mon Roi et je savais que le voile transparent cachait l'un des plus beaux visages du Conflans. Elle s'avança dans la travée et l'échange de vœux débuta sous les regards attentifs de l'assemblée. Je découvrais une autre facette de Yoren qui me fascina. Sa délicatesse, lui qu'on qualifiait de brutal et sans pitié, se faisait doux face à sa promise. Comment les femmes pouvaient-elles avoir un tel ascendant sur nous les hommes ? Est ce que cela m'arriverait un jour ? Les phrases d'engagement furent prononcées par les deux d'un ton sincère, haut et clair. Le baiser assez prolongé m'aurait tiré un sourire grivois en toute autre circonstance, mais j'étais bien trop inquiet pour Mère.

La chose était faite, une nouvelle page de notre Royaume s'écrivait désormais. Il nous appartenait à tous d'y laisser nos plus belles lignes. C'est avec sincérité que je me joignis aux vivats de la foule massée à l'extérieur tandis que le cortège s'ébranlait pour aller sur les rives de la Nera que je foulais quelques heures plus tôt. Mon jeune âge me permettait de quitter ma retenue et de laisser éclater ma spontanéité et  ravalant mes sanglots, je criai:

- Vive le Roi ! Vive la Reine ! Bonheur est prospérité !


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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Mar 28 Aoû - 20:39



« T'es pas censé te lever. » Peste son mari, ce à quoi elle répond par un regard condescendant, « Depuis quand j'écoute ce qu'on me dit. » Se targue-t-elle sous le regard furibond de Rodrick, qui reconnaît bien le caractère de sa femme. Son regard s'abaisse sur les chairs brûlés d'Alannys. Cela fait déjà 1 mois qu'elle se tient tranquille, non parce qu'on lui dit de l'être, mais parce qu'elle souffrait énormément. Le voyage, ou plutôt la retraite, jusqu'ici a été plus qu'éprouvant pour son corps. Pour elle, autant que pour les autres blessés d'Eysines.

Tous les jours, un mestre venait 2 fois par jour pour lui changer ses bandages et remettre leur onguent malodorant sur sa blessure, elle ne ressentait rien, anesthésier par l'alcool qu'elle ingurgitait à longueur de temps, à défaut de pouvoir faire autre chose. Et elle est certaine de rendre fou son mari avec ses remarques acerbes, à l'accuser de l'avoir ramassée alors qu'elle aurait du crever, tuée par le feu du dragon. Mais non, cet idiot avait éteint les flammes qui se propageaient sur ses vêtements avant qu'elle ne perde connaissance. Elle devrait se trouver au côté du Dieu noyé, à jouir des attentions des sirènes, pas sous cette tente, à ruminer leur défaite.

Mais aujourd'hui, il y a un événement qu'elle ne veut pas manquer. Le mariage de son Roi et elle y assistera, qu'importe que le mestre le lui déconseille, son mari en ajoute une couche, qu'il aille se faire prendre celui là tant il l'agace. Alannys tient debout, c'est tout ce qui importe aujourd'hui, même si elle en souffre. Nue face à Rodrick, elle lui laisse tout loisir d'observer ses chairs meurtrie par le dragon, elle n'a pas honte de ses cicatrices, elle en est même fière. Si ça le dégoûte, elle ne se cachera pas, mais elle sait bien que c'est loin d'être le cas. Malgré leur mariage étrange, ils se soutiennent quoi qu'il en coûte.

Leur femme-sel pénètre sous la tente et les observe l'un et l'autre, se jauger du regard, se défier, sachant parfaitement à quoi s'en tenir, elle reste à sa place et n'intervient pas. « Personne ne t'en voudra de ne pas être là. » Elle arque les sourcils, le regard sombre. « Heureusement que tes fils sont pas aussi cons que toi si tu penses que c'est ce qui me tracasse. » Il se tend, en temps normal il se serait déjà jeté sur elle pour lui faire regretter l'insulte, elle sourit bien consciente de sa position. Blessée, il ne s'en prendra jamais à elle. D'ordinaire, ils auraient déterminé par un petit duel lequel d'entre eux l'emportait, à défaut, elle l'emporte. Furieux, il quitte la tente dans sa tenue pour la cérémonie. Il réglera l'affront dès qu'elle sera rétablie, c'est une certitude, comme les nombreuses fois lorsqu'elle était enceinte, elle l'avait payé cher par la suite.

Elle fait signe à leur femme-sel de lui apporter les linges qu'elle porte et celle-ci l'aide à s'habiller et la coiffer. Rien de bien sophistiqué, juste ce qu'il faut pour ne pas paraître comme une souillon. Sa robe est rouge, là encore rien de sophistiqué, mais l'élégance est bien de mise dans les détails. La Dame Pourpre peut bien faire un effort pour son Roi, il l'était bien avant d'être couronné, même avant d'être légitimé. Elle est Reine de son bâtiment, il est Roi de son escadrille, de fait, elle lui a toujours été loyale. Sa femme-sel fait en sorte de ne pas trop serrer le laçage de sa robe afin de minimiser la douleur de la Timbal. Féminine, autant qu'elle peut l'être, elle chausse ses pieds avant de passer une cape de fourrure avec le blason de la maison Timbal par dessus le tout. Prête, elle rejoint son mari à l'extérieur. Il lui a expliqué le programme la veille, pensant bêtement qu'elle n'y participerait pas.

Alannys fait d'immenses efforts pour ne rien laisser paraître de ses douleurs malgré le lait de pavot but un peu plus tôt et Rodrick lui offre un bras sur lequel elle peut se reposer en attendant l'arrivé des principaux intéressé dans le septuaire. Elle lance un regard à son fils aîné et lui signifie de faire l'effort de bien se tenir. Les fer-nés savent tous que les accords passés avec la Foi ne sont qu'une mascarade, ça durera le temps de la guerre, en attendant, il faut jouer la comédie. L'arrivé de Yoren se fait sous les vivats des soldats à l'extérieur, suivi un peu plus tard par celle qui ne tardera pas à devenir leur Reine. La Dame Pourpre n'écoute pas un traître mot de la cérémonie, et observe autour d'elle. Fer-nés et riverains mélangé pour l'occasion, elle connaissait certains noms, d'autres lui étaient totalement inconnus. Elle constate qu'aucun fer-né ne se réjouit de cette union sous le regard des Sept.

Elle reporte son attention sur Helena, sur son couronnement. Ce n'est pas pour autant que tout lui est acquis, les riverains peut-être, mais elle allait devoir faire ses preuves auprès des fer-nés. Alannys ne lui facilitera certainement pas la tâche. Après quoi, ils quittent le septuaire tandis que le Roi et la Reine reçoivent les félicitations de l'intérieur autant que de l'extérieur. Droite et féroce, Alannys reste bien plantée sur ses deux jambes, prête à subir la journée. Maintenant que la mascarade est terminée, ils peuvent passer aux choses sérieuses.




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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 30 Aoû - 11:00

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
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La Princesse rencontra le regard d’Alannys Timbal, debout malgré ses blessures, et lui adressa un léger hochement de tête en guise de respect. Elle avait vraiment connu le feu du dragon et malgré cela, elle était foutrement belle pour une brute dénuée de finesse. Elle adressa aussi un sourire à Ivar qu’elle connaissait bien et appréciait à sa juste valeur, elle lui avait demandé d'aller sauver les Fer-nés bloqués sur l'Ile aux Ours après qu'Alysane Mormont ait incendié leur flotte. Puis elle posa la main sur le bras armé d’Euron et lui sourit en hochant la tête. Malgré leurs divergences de point de vue, elle pouvait comprendre ce qu’il ressentait en cet instant et elle espérait que cette attention l’aiderait. Quant à Heda, elle était égale à elle même, droite comme un I.

__ Et maudit soit qui se mettrait entre eux !

Que je sois maudite alors, les Dieux ne peuvent rien me faire de pire que ce qu’ils m’ont déjà offerts de malédiction et de chagrin, de regrets et de revers. Alors maudissez moi ! MAUDISSEZ MOI DONC !  Je vous attends ! Quoi ? La mort ? Une douce délivrance ? Le déshonneur, la souffrance, la solitude, la déchéance, le chagrin, la mort qui menace mes enfants et mon peuple tout entier, tout cela vous me l’avez déjà envoyé. Alors maudite je suis, et maudite je resterais. Elle possède déjà ma couronne, mon peuple, mon projet, je ne peux pas lui laisser mon Roi pour elle seule ! Oh je serai là pour elle, pour le Royaume, je l’aiderai, la conseillerai, je mettrais au monde ses enfants, même si cela éloigne Beron du pouvoir. Tout ce que je dois au Conflans et aux Îles de Fer, je le ferai, tout ce que je dois aux Bracken, je le ferais, tout ce que je dois à Yoren, je le ferais. Mais elle, je ne lui dois rien, elle m’a tout pris. Une Reine plus jeune et plus belle, c’est ce que nous verrons ! Elle me devra tout et je la surpasserait en tout. Il l’aime, comme un gamin aime sa promise, belle et jeune, parfaite. Puis la passion s’estompera car elle est plus jeune, mais ni plus belle, ni plus forte, ni plus sauvage que moi. Et elle ne sera jamais plus Hoare que moi. Je serais là, tapie dans l’ombre, à attendre mon heure. Et elle viendra. Je serais la Reine de l'ombre, sans couronne, sans révérences, sans titre et sans hourra. Qu’importe, il saura, lui, ce que je suis pour lui. Je n’ai pas besoin de la lumière pour briller.

Myria serrait si fort les dents qu’elles grincèrent. Elle desserra les mâchoires et se mit à sourire. Puis, elle posa délicatement la main sur le bras de Beron pour sortir du septuaire. Elle ne tremblait plus. Elle pouvait le faire. Elle était Myria Hoare, un Phoenix qui renaît de ses cendres. Elle était en vie. Harren était mort, Joren était mort et elle vivait, plus fort qu’elle n’avait jamais vécu. Finalement oui, l’ombre lui allait bien. Elle avait toujours pensé être faite pour la lumière, mais durant ses quelques jours, elle s’était rendue compte combien elle aimait la nuit et le secret.

La veuve aux yeux céruléens était la lune qui éclairait la nuit et il était le soleil qui se reflétait sûr elle. Ils étaient fait du même bois, du bois flotté qui avait connu les tempêtes, le sang et le feu. Lorsqu'ils discutaient, presque toutes les nuits depuis leur entrevue, ils se nourrissaient l’un de l’autre, une idée en amenant une autre, une stratégie germant de leurs échanges. Maudissant leurs ennemis, déplaçant les figurines sûr la carte, plongeant leurs regards dans celui de l’autre. Elle ne s’était jamais sentie aussi vivante, sauf peut être lorsque Joren revenait de campagne et qu’il lui racontait les batailles, les tactiques et les massacres sanglants. Mais à l’époque, ils étaient les chasseurs, désormais, ils étaient les proies et l’espoir fou d’échapper à la mort avait quelque chose de plus excitant encore. La peur qu’ils étaient tous deux trop fiers pour s’avouer, mais qu’ils savaient, sans mot dire, partager se muait en un désir ardent qui les gardait en vie et leur donnait le courage d’affronter le lendemain, avec un peu plus d’insolence chaque jour, avec un peu plus d’audace à chaque heure passée ensemble.

Les deux Hoare élaboraient des stratégies jusqu'à des heures avancées dans la nuit puis se jetaient l’un sur l’autre comme des bêtes affamées. C’était là d’ailleurs, les seules nuits où elle arrivait à trouver le sommeil, épuisée par leurs ébats sauvages et passionnés et la tête pleine de solutions. Le reste du temps, des questions sans réponse l’assaillaient et l’horizon lui semblait bien trop sombre. Les feux des braseros qui la conduisaient jusqu'à la tente de Yoren étaient sa lueur d’espoir, les seules lumières dont elle avait besoin.

Est-ce que tout cela prendrait fin ce soir ? La jeune femme ferait en sorte que non. Mais à présent, pour le bien du Royaume et pour ce mariage si important pour la suite des événements, ils se verraient à la lumière du jour et ne pourraient plus se toucher pendant un certain temps. Cette pensée la fit frémir et assombri son visage quelques instants. Elle soupira alors que le souvenir de son corps contre le sien la réchauffait brusquement.

Les lèvres de la brune, un peu figées au départ se détendirent peu à peu alors que le cortège descendait vers la Nera. Son sourire se fit plus doux. Mais c’est néanmoins un regard carnassier qu’elle posa sur Héléna, désormais Hoare. Elle regarda un instant Beron qui l'observait étrangement et fronça les sourcils :

__ Qu’y a-t-il fils ?

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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 30 Aoû - 14:12


When The Stallion Marry The Shark. When The Ocean Marry The Ground. Ma présence à cet événement me coûtait énormément, mais je n'étais sans doute pas la seule. Lorsque le regard de Yoren accrocha celui de Myria, je me souvenins de la conversation des quelques Fer-nés postés devant la tente. Les deux Hoare savaient-ils que j'étais au courant de leurs occupations nocturnes ? Pensaient-ils pouvoir me le cacher, ou au contraire, n'avaient-ils eu aucun égard pour moi ?

Mon regard se reposa sur la cérémonie unissant Yoren et Helena. Je me faisais violence, m'obligeant à regarder cette scène qui serrait mon coeur. C'était ma punissions pour avoir été faible, pour m'être laissé duper par les mots doucereux de Yoren. Une seule phrase rongeait mon esprit, "regarde-le, si heureux de ce mariage. Ne s'est-il pas consolé bien rapidement de notre rêve brisé ? " Cette nuit-là, quelques soirées plus tôt, il avait prononcé ces mots que j'avais attendu presque six longues années. Il avait dit qu'il m'aurait pris pour épouse si les événements avaient été différents. Ses mots m'avaient convaincue de la symbolique tacite de cette nuit que nous partagions, je pensais être la dernière avant son mariage. Mais que restait-il de cette symbolique ? À mes yeux plus rien. Yoren l'avait détruite quelques nuits plus tard auprès de Myria Hoare. Je me sentais irrémédiablement salie, comme s'il m'avait craché dessus, me montrant à quel point jusqu'à la fin, je n'étais pas assez bien pour lui.

J'écoutais distraitement la cérémonie, ne retenant que certaines phrases et certains gestes. Yoren semblait déjà très heureux de son mariage, trop heureux à mon goût. Pourquoi suis-je la seule à souffrir ici ? Pourquoi moi, et pas lui ? Aujourd'hui j'apprenais une leçon, je ne referai plus l'erreur d'agrandir le tableau de chasse d'un homme. J'avais le droit d'être en colère. La colère assécherait mes larmes mais fatiguerait mon coeur, soit. La colère était le meilleur remède à un coeur brisé, à un rêve déchiré, à un avenir perdu à jamais. Cette situation, Yoren l'avait choisi. J'étais autant une dame qu'Helena Bracken, mais la seule différente entre nous se trouve être notre lieu de naissance. C'était également la faute de Myria et de Joren. Si elle avait mieux tenu son époux, elle serait reine aujourd'hui, et nous vivrions la vie qui était la nôtre. Mais elle avait échoué, et le roulement des événements m'avait volé mon avenir. Je lançais un regard amer à la princesse qui savait si bien remonter la pente. Je comprenais difficilement comment mon frère avait pu servir cette femme, cette croqueuse de couronne.

Nous sortons tous du Septuaire, suivant le cortège dans son sillage. Je n'avais jamais vu autant de monde, enfin pas des gens heureux d'êtres présents. Je reste auprès de mon frère, gardant une expression de marbre, malgré que mon regard se fasse plus dur. Je ne permettrai pas que cet affront puisse perdurer, il était inconcevable que Myria garde des vues sur cette couronne. Il était impardonnable que Yoren m'insulte d'avantage en continuant son petit jeu avec elle. Il avait sacrifié notre rêve sur l'autel des Sept, il n'avait pas le droit de se détourner de cette voie.

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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Dim 2 Sep - 18:55

Une nouvelle page de l’histoire du jeune royaume des Fleuves et du Crépuscule s’écrivait. Ce jour marquait l’union d’Helena Bracken et de Yoren Hoare, son ami et roi.  Le fer-né détestait les mariages, pour lui, cela représentait la fin d’une certaine liberté, les deux êtres se liaient, le destin de chacun des deux partis était réuni. Non il n’aimait pas du tout ça, ne plus être maître de ses mouvements, de ses décisions. Être privé de sa liberté, voilà ce qu’il craignait le plus, on pouvait même dire qu’il ressentait même une certaine peur à cette idée, bien qu’il ne partagerait pas, ô grand jamais ce sentiment avec quiconque. S’il devrait finir la fin de ses jours célibataire, alors ainsi soit-il, c’est que le Noyé en aurait décidé ainsi et pas autrement. Quand à sa descendance, celle de sa maison, il était l’héritier de la maison Timbal, même s’il ne souhaitait pas se marier, il savait qu’il n’aurait pas le choix, et il exécrait cela. Il devait surement avoir plusieurs bâtards, que ce soit à Westeros, mais également en Essos et bien plus à l’Est également.

Bien qu’il n’ait jamais reconnu aucun d’entre eux, il n’était pas prêt pour s’occuper d’un marmot, encore une fois il considérait que cela le condamnerait à avoir des attaches, la fin de la liberté qu’il chérissait tant. Euron était persuadé que Yoren partageait cet état d’esprit. Partageait, au temps passé. Depuis que son défunt père l’avait légitimé, le jeune homme avait d’importantes responsabilités et il en avait d’autant plus en étant roi aujourd’hui. De la politique, voilà un domaine dans lequel il allait devoir devenir un expert s’il escomptait porter son royaume vers des jours meilleurs. Des manipulations, des promesses, des alliances, le fer-né avait toujours considéré que c’était un domaine dans lequel seul les mots avaient du pouvoir et où le fer de leurs armes était complètement inutile. Voilà donc pourquoi le Timbal exécrait cela, lui qui était bien trop à même de sortir sa hache ou un couteau pour régler un différent, comment pouvait-il penser user de mots ou de vaines promesses pour résoudre un conflit ? Non, la violence était le remède à tous ses maux, cela l’avait toujours été.

Sa tenue, elle était on ne peut plus habituelle, il n’avait pas l’habitude de se mettre dans des atours élégants pour ce genre d’occasion. Il restait fidèle à lui-même, tout ce qu’il portait sur lui, il l’eut acquis au fer-prix, en combattant et en dépouillant des cadavres de personnes qu’il avait tuées de sa main. Jamais il ne se permettrait d’acheter un habit ou une arme, non ce n’était pas dans les habitudes d’un fer-né. S’il était présent dans ce lieu, cet endroit païen, ce septuaire, c’était bien pour Yoren et pour personne d’autre. Et malgré la promesse qu’il avait pu lui faire il y a un petit moment déjà, ses nerfs et sa patience étaient mis à rude épreuve. Euron montrait clairement son impatience et son manque de respect pour la religion des Sept en baillant à plusieurs reprises lors des paroles du septon avant de le fixer dans les yeux dans un regard noir. Il sentait des envies de meurtres l’envahir, son esprit s’assombrissait. Il se voyait sortir du rang sous les regards interrogateurs de ses voisins, armé d’un couteau, il saisissait le païen qui prêchait une fausse religion pour l’égorger, laissant son sang recouvrir son visage pendant qu’il savourait sa victoire dans un puissant cri de rage.

Mais tout cela n’était qu’un rêve, c’était sa volonté certes, mais il essayait de contenir ses plus bas instincts, ce n’était guère facile. La Main d’os savait que s’il restait trop longtemps ici, il ne pourrait plus se retenir. Tapant frénétiquement du pied sur le sol, il se désintéressait complètement de la scène principale pour jeter un œil à l’assemblée. Ses deux plus proches voisines n’étaient pas intéressantes. La princesse, Myria Hoare, Euron se méfiait totalement d’elle, lui accordant que peu de crédits, elle avait tout de même un certain charme. Quant à Heda, il imaginait son inconfort de voir Yoren avant une autre femme qu’elle, mais il était loin d’être compatissant face à sa situation. Après tout, elle avait eu des années pour se bouger les fesses et elle n’avait rien fais. Ses yeux rencontrèrent ceux de sa mère, également présente. Il comprit ce qu’intimait son regard, Euron se contenta de dandiner sa tête d’un côté et d’un autre en marmonnant quelque chose entre ses dents, comme pour la provoquer. Non, même Alannys n’arriverait pas à canaliser la colère du jeune homme si elle éclatait.

Quand ce simulacre d’union païenne prit fin, ils finirent par sortir de ce lieu impie, bien en arrière du couple royal, le fer-né poussa un puissant soupir dans leur avancée.  « Encore un peu et j’étripais cet enfoiré en robe, je lui apprendrai à prêcher pour des païens moi ! »  Euron ne mâchait pas ses mots, et il ne fit pas en sorte de baisser sa voix, si bien que des fer-nés non loin de lui éclatèrent de rire et appuyaient ses propos.




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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Mar 4 Sep - 12:33

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
I always dreamt about all this and by now i must try with all my heart with all my burning rage with all my fire to forge another destiny to that iron place and i have nobody by my side. I should have been the wildest and proudest queen that land has ever seen. •••




Myria écouta attentivement son premier né en descendant vers le Fleuve, il s’inquiétait encore pour elle et elle le rassura du mieux qu’elle pouvait. Elle lui dit combien il lui était difficile de voir une autre couronnée à sa place, que devenir Reine avait toujours été sa destinée et son ambition première, ambition qu’elle devait laisser de côté pour le bien du Royaume. Elle lui dit combien elle regrettait de ne pas le voir monter un jour sur le trône, héritant d’une Royaume prospère et pacifié après que son père et sa mère aient oeuvré pour leur construire un avenir décent. Mais elle ne lui dit pas à quel point son âme souffrait de voir le Roi aux côtés d’une autre après tout ce qu’ils avaient partagés ses derniers jours. Elle ne lui dit pas plus que ce qu’il s’attendait à entendre de la Princesse des intrigues avide de pouvoir et de richesses qu’il avait pour mère. que pouvait-il entendre de tout ça, lui qui devait hériter.


Que comprenait-il des efforts consentis, du travail de chaque instant, de la lutte acharnée qu’elle avait mené sa vie durant, depuis son plus jeune âge jusqu’à la veille encore pour mériter cette couronne, pour en être digne, pour réaliser le rêve d’un Royaume nouveau sous l’égide de la coopération entre les peuples et non de la soumission par la force. Des heures de lecture, de Cyvosse, de danse, de broderie même. Foutaise ! Des heures d'équitation, des centaines de chutes, la chasse pour réconfort et la joie de semer ses gardes à travers la campagne. Des heures à se faire coiffer ses cheveux rebels en serrant les dents, pour que son visage apparaisse charmant et représente la Maison Frey et la Maison Hoare avec toute la beauté qui devait émaner d’elle, objet de convoitise intouchable, pondeuse d’héritiers increvable. Retenir son souffle pour serrer le corset, marcher en cadence, tenir sa tête haute, rentrer le ventre, bombé le torse, cambrer les reins.

Un peu plus, non moins ! Regardes loin, comme si tu voyais à travers la foule, à travers les murs. Ne regarde pas les gens, embrasses l’assemblée, surplombe le monde !

Les coups de trique sur les jambes lorsqu’elle marchait trop vite, les livres qui lui tombaient sur les pieds lorsqu’elle bougeait trop la tête. Et les leçons durement apprises. Sans broncher elle était restée assise à étudier, elle avait travaillé si dur pour cela, apprenant l’histoire, la géographie, l’héraldique, la stratégie, la politique, bien au délà de ses prérogatives car tel était le prix à payer pour espérer être un peu plus qu’une esthétique parure au bras de Joren. Encaissant coups de livre sur les doigts lorsqu’elle se trompait. Elle avait appris à se tenir correctement, à cacher ses émotions pourtant débordantes, à s’en servir au moment opportun comme d’une arme.

Retiens tes larmes, retiens ton souffle, restes assise, lèves toi, marche, arrêtes toi. Mange comme-ci, boit comme-ça.

Certes ça n’était rien comparé à la brutalité qui pouvait régner sur un champ de bataille ou la lice du terrain d'entraînement martial, certes peu de choses face à la réalité du pont d’un navire, mais la violence était bien là, insidieuse, cachée dans des replis de soie et de velours. La lame qui faisait la femme avait la forme d’une brosse et les lacets d’un corsage serré, un bel écrin pour une réalité terrifiante. Comme il était loin le temps des cavalcades dans les champs, des pieds dans le ruisseau et de la joie simple d’un soleil couchant embrasant un chêne centenaire depuis le haut de la tour ouest du Pont.

Ainsi, parfois espiègle et insolente, souvent résignée et appliquée, malgré sa nature libre et simple, elle l’avait fait car elle le devait. Elle leur devait, à son père, à Joren, aux Riverains, aux Fer-Nés, au Royaume, à la dynastie Hoare. Elle leur devait d’être exemplaire, consciente qu’eux aussi avaient consentis bien des sacrifice pour la placer où elle était et lui enseigner ce qu’elle savait. Elle l’avait fait car elle avait un destin, un rôle à jouer. La place que lui avait négociée son père était son tremplin pour l’avenir et celui du Royaume; celui du Conflans et de la Maison Frey. Elle ne serait pas une Reine, elle serait LA Reine, celle qui marquerait les mémoires par ses réformes et sa grandeur, sa beauté, son charisme et sa vision. On se souviendrait d’elle comme la Reine de référence des siècles durant et elle marquerait son époque comme les héros en leurs temps. On parlerait de l’époque Myrienne…

Et voila que s’en est fini de ma brillante destinée, tous mes sacrifices ont été vains… Tout ça pour rien...

Derrière eux, un éclat de voix suivi d'éclats de rire la sortirent de ses pensées alors qu’elle avait reprit son air impassible et avançait, royale, vers le lieu du prochain rite. Elle se retourna brusquement et attendit que le fauteur de trouble soit près d’elle, lui lançant un regard glacial.

__ Euron Timbal, un peu d'égards pour votre mère, qui malgré ce qu’elle a subi à Eysine se tient plus dur à la peine et plus vigoureuse que vous devant les Sept. Le Dieu Noyé n’a que faire qu’on lui sacrifie des Septons en robe, il préfère les soldats en plates, seuls les guerriers valeureux sont dignes de lui être offerts. C’est le Dieu des tempêtes qui dicte vos paroles, celui qui sème la division au sein des peuples unis sous l’égide du Sel et du Roc, qu’importe les Dieux qu’ils vénèrent. La foi se vit dans le coeur, qu’il soit de fer ou de sang, elle n’a pas besoin de l’unanimité pour exister et perdurer.

Je ne laisserais personne, pas même un Dieu, diviser un peu plus les miens.

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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 6 Sep - 22:38

Lord Geralt Harloi:
 










WHEN THE STALLION MARRY THE SHARK, WHEN THE OCEAN MARRY THE GROUND
ft. Ironborn.


Il y avait quelque chose qui clochait, je n’arrivais pas à mettre des mots dessus, ça flottait, comme l’odeur viciée d’un poisson laissé dans le coin d’un boutre trop longtemps, une odeur qui me faisait plisser le nez… Oui, cette odeur c’était celle des Sept… Par le Dieu-Noyé je crois que j’aurais préféré crever que de voir ça, cette parodie. C’était navrant et insultant. Ce qui me fendait l’âme c’était qu’avant tout, c’était que Yoren Hoare avait décidé que la première cérémonie serait celle des Sept et à mes yeux, c’était une trahison et je n’étais certainement pas le seul à le penser. Même la mariée était en fait une traîtrise. Oh, elle était belle, pour ça, on pouvait faire confiance à Yoren, les laiderons n’étaient pas admises dans sa couche mais à quoi bon se marier avec une continentale alors que tout chavirait sous nos pieds ?
J’étais partisan d’une retraite calculée du Conflans, vu ce qu’il restait de ce que Haren avait construit, cela aurait été mieux, pouvoir concentrer nos forces dans les îles, retrouver de l’aplomb pour mieux remettre les pieds ici. Et puis honnêtement, les nobles riverains avaient totalement montré leur talent de girouette. Un soupire s’échappa d’entre mes lèvres alors que je prenais place dans le Septuaire, un endroit sans vie, une prison de pierre et d’encens. Bordel ! Les Fers-Nés avaient besoin de sentir le sel marin s’accrocher à leurs visages, sentir l’eau glacée fouetter leurs peaux ! Au lieu de ça, pour sceller ce mariage, il fallait subir les sermons d’un septon. Connerie.

Pour l’occasion, j’avais revêtu non pas un bel atour comme il sied aux vautours nobliaux mais d'un tenu faite d’une broigne simple, sans capuchon et barrée de lanières de cuir d’une couleur écarlate. des bottes, neuves pour l’occasion et de ce qui faisait de moi un noble, une lourde cape, seul vêtement de luxe que je m’autorisais à dire vrai. Une épée pendait à ma hanche et bien fou celui qui oserait me dire que cela n’avait pas sa place dans un Septuaire ! Jouant des coudes dans la foule qui se massait, je me trouve une place dans les premiers rangs, mon statut de Lord de la Maison Harloi étant ce qu’il était, j’avais hélas cet honneur de pouvoir voir de près un Fer-Né singer les continentaux.
J’étais aussi celui qui c’était échappé du piège d'Eysines et rien que d’y repenser… Non, je ne devais pas, pas encore.Je fis quelques accolades aux Lords à mes côtés, des Fers-Nés à la mine dubitative. Je comprenais les doutes, mais je comprenais aussi Yoren, il désirait relever ce qui avait été perdu et même si je n’étais pas attaché aux possessions riveraines, sa décision était… Disons… Louable et je lui laissais le bénéfice du doute, il n’était pas nécessaire de poignarder dans le dos alors même qu’il n’avait pas prouvé ses capacités.

Et c’était la raison de ma présence ici. Malgré moi, malgré ma réticence, j’aimais mon royaume et mon absence aurait été un signe à l’encontre de Yoren. Ce dernier se tenait au fond de la nef, il avait de la prestance, à n’en point douter, nous pouvions au moins être fier de ce qu’il dégageait et les directives qu’il avait donné avant le mariage avaient été claires et sans équivoque. Oui, il y avait sûrement en lui du roi, il allait devoir cependant le montrer et rapidement.
Lorsque la mariée arriva dans des habits somptueux, toute l’assistance reteint son souffle et moi de même. Oui, elle était belle et un sourire satisfait naquit sur mes lèvres. Voilà une chose que Yoren allait vouloir garder. La cérémonie se déroula semble-t-il parfaitement, encore que, je n’y connaissais rien. Les codes pompeux pour un mariage et sacrement furent respectés mais honnêtement, il y manquait une certaine vie. Ce fut un véritable soulagement que de pouvoir sortir, suivant le cortège royal, mon regard fut accroché par une croupe que je ne connaissais que trop bien et alors, d’un pas décidé, je m’approchai de la cible.

Dans son dos, mon sourire s’élargit, par la verge du Dieu Noyé, j’allais enfin pouvoir penser à autre chose ! Ma main alla directement à la rencontre de ses fesses, mes doigts accrochant avec malice l’une des collines bien formées mais aussi vives qu’un zéphyr, je la retire, je n’étais pas fou, me faire arracher la main lors d’un mariage alors que j’avais survécu à Eysines n’était pas dans mes priorités. Mais pour autant, je ne reculais pas, me calant dans ses pas, toujours avec sa nuque pour seul interlocuteur, je me penchais à son oreille.

“Le Dieu Noyé est témoin de mon admiration pour ton cul Heda, j’ai l’impression de tanguer sur une mer déchaînée lorsque je le vois.”

Mon rire s’échappa de façon graveleuse, il n’y avait pas une once de honte mais je n’y pouvais rien, Heda était ce qu’elle était, froide et mortelle comme un iceberg de la Baie des Glaces et cela m’amusais de la taquiner Je n’étais d’ailleurs sûrement pas le seul à le faire, cela devait être un pari pour de nombreux Fers-Nés. Je me mis à sa hauteur dans le cortège Royal, comme si de rien était, voyant parfaitement le couple royal qui menait la marche vers le nouveau lieu de l’union. Posant une main négligée sur le pommeau de mon épée, je regardai de travers Heda.

“Alors ? Que penses-tu de ce mariage sous le regard des Sept et du DIeu Noyé ? Moi, je suis sûr que le Notre pisse allègrement sur la Vierge et le Forgeron.”

La procession allait bon train malgré le temps lorsque mes oreilles entendirent une douce mélopée, enfin, des éclats de voix, ne voyant pas vraiment de quoi il en retournait, ma décision fut de continuer de marcher aux côtés de Heda. Il y avait des tensions, c’était un fait et j’allais très certainement devoir bientôt parler avec notre Roi de la stratégie à mettre en place et il ne semblait y avoir nul doute pour lui, il fallait rester là, combattre un ennemi trop imposant, c’était comme lutter contre un Kraken dans une barque. Ici et là, des têtes connues firent leur apparition, j’avais cependant encore quelque temps à profiter de Heda, et qui sait ? Avec de la chance, je n’allais pas me faire remarquer.


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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Ven 7 Sep - 20:41


When The Stallion Marry The Shark. When The Ocean Marry The Ground. Nous étions enfin hors du Septuaire, les esprits échauffés commençaient lentement à s'apaiser. Je pouvais entendre Euron qui se trouvait à quelques pas devant moi. Non loin Myria Hoare et son fils Beron circulait également dans le convoi. Ivar était à ma droite, mécontent d'être étriqué dans la petite foule qui s'avançait vers la Nera à la suite de Yoren et son épouse. Harald Wynch et son frère Halfjarn étaient également à portée, car les deux riaient de bons coeurs aux paroles du Timbal. J’aperçus la Frey se retourner brusquement pour attendre mon ami Euron de pied ferme. L'échange était sec, mais les mots de la brune sonnaient juste à mon oreille. J'étais d'accord avec ses paroles, mais il était certain que le Timbal n'aurait pas le même avis.

Un frisson parcourait mon dos, comme si mon corps cherchait à m'avertir d'un danger. Comme un serpent se jetant sur sa proie, une poigne de fer agrippa l'une de mes fesses. Mon corps tout entier se tendit sous la violente surprise tandis que je me retournais vers le coupable. Machinalement j'avais placé ma main sur le manche de ma dague, prête à m'en servir. Je dévisageais le Fer-né qui s'était avisé de me peloter la fesse pour découvrir un Harloi d'Eysines. Il était relativement proche de moi, tellement que je sentais son souffle sur mon cou.

- "Grand bien te fasse, mais garde tes mains loin de moi."

Ivar semblait avoir vu venir l'infâme pervers, et avait vaguement esquissé un mouvement en voyant l'attaque surprise se profiler. Il avait certainement reconnu le Harloi, et avait décidé de ne pas l'empêcher de venir me nuire. Je n'aimais pas l'idée d'être peloté par quelqu'un, et encore moins par un énième pervers. J'estimais avoir eu ma dose ces derniers jours, je n'avais pas besoin d'un nouvel obsédé à mes trousses. Le nouveau débauché se mit à ma hauteur, pour que nous soyons côte à côte et il engagea la conversation au sujet de la nouvelle Reine.

- "Yoren semble en être très satisfait, que veut-tu que je te dise ? Peut-être qu'il sera au moins fidèle à quelqu'un dans sa vie. Il serait dommage qu'il brise un autre cœur..." - dis-je d'un ton amer.

J'avais entendu dire que le Harloi était du même bois qu'Euron, encore un fanatique du Dieu Noyé. Je n'étais guère une grande pieuse, j'avais trop à penser pour me focaliser sur cette pratique. Il m'était difficile de converser sur l'aspect religieux de ce mariage, mais mon opinion ne pouvait qu'en être biaisé. Voir Yoren et son épouse depuis le cortège me rappelait que cette place allait peu à peu devenir la mienne, m'éloignant de Yoren au fil du temps. Cette idée serrait mon coeur, mais je l'envisageais sous un nouvel angle. La colère m'aidait, j'en étais certaine.

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Dernière édition par Heda Volmark le Mer 12 Sep - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Lun 10 Sep - 19:38

Un homme d'arme de ma maison me tendit les rènes de Bucéphale et je les saisissais prestement avant de mettre le pied à l'étrier puis de pousser durement pour me hisser sur le dos de ma monture en dépit de mes blessures. J'aurais probablement du souffrir de l'élan et de la manoeuvre mais la quantité de lait de pavot ingurgité la veille m'épargnait pour l'instant le réveil dévastateur de mes amantes trompées, souffrance et sa jumelle douleur. Aussi, je savourais le privilège d'ètre le seul cavalier de toute la procession à sa juste valeur avant de tendre le bras vers mon épouse et désormais reine du Conflans et des Iles de Fer afin de l'aider à se hisser devant moi. Helena aurait pu et sans nul doute préférée monter son propre cheval à mes cotés mais nous nous rendions sous d'autres auspices. Celles de mon Dieu et de ses caprices aussi après m'ètre plié de bonne grace et sans aucune vergogne à ce début d'union sous l'oeil m'étant foncièrement indifférent des sept, ma jeune et splendide reine se devait de faire de mème. Fut une époque ou le Conflans n'était pas dirigé par la lignée du sang noir, il y eut une époque ou il celui-ci fut conquis. Il en allait de mème avec les épouses des seigneurs des Iles de Fer. Après avoir brillé de toute sa grace et de sa majesté dans le sanctuaire de ses dieux ma souveraine allait devoir s'effacer devant ma propre foi, mes traditions rugueuses et sauvages. 

Une fois, Helena installé sur Bucéphale qui habitué à ètre équipé de plates senti à peine le poids de la jeune femme, je le fis avancer au pas alors que ma garde royale avancait dans mon sillage marquant un rempart entre les maisons des deux époux, les conseillers et commandants de bataillon, le reste des seigneurs loyalistes et enfin les héritiers, chevaliers et autres nobles de moindre importance. Victarion ouvrit un coffre rempli de pièces d'or et avancait ainsi au devant de la garde à coté de mon cheval. Je piochais dedans avant de lancer de la monnaie en direction de la foule assemblée sur les pavés autour de nous. Des hallebardiers maintenaient néanmoins celle ci à une distance respectable. Helena souriait et rayonnait adressant des signes de la main aux habitants de la capitale. Durant le chemin, je laissais néanmoins certains habitants me toucher, le faire avec Helena. Voilà ce que signifiait ètre souverain. Avoir le destin d'un peuple entre ses mains, ètre mis au pied du mur par le Destin. Lire les attentes dans les regards, l'incertitude de l'avenir dans les yeux et se demander si l'on serait soi mème vivant dans les prochaines semaines. 

Me tournant en arrière pour contempler la procession de ma cour, je ne parvins pas à entendre quoi que ce soit émanant de leurs lippes au vu de la liesse provoquée par la distribution de libéralité ainsi que le spectacle d'un mariage royal dans une cité n'en ayant jamais vu. Mais, je devinais sans mal ce qu'il se passait dans les rangs fers nés. Les plus fanatiques faisaient ce que des fanatiques faisaient toujours. Si, les plus fins et les plus stratèges de mes compatriotes insulaires avaient eu l'intelligence de se comporter dignement bien conscients que si je m'étais enquillé plusieurs dizaines de minutes dans un septuaire ce n'était certainement pas par plaisir mais par calcul politique évident dans une situation comme la notre. Je ne pouvais guère faire plus que soupirer devant les réflexes de mon peuple. Gravant l'expression du Harloi ayant tourné autour d'Eren fut un temps, je le revoyais m'exposer son plan de pleutre quelques jours plus tot. Retourner dans les Iles de Fer pour nous y refaire une santé et abandonner le Conflans pour ne plus jamais pouvoir le récupérer. Cela va sans dire que j'avais rejeté ses conseils fumeux avec tout le doigté dont je savais faire preuve. Les plus grandes gueules étaient parfois les moins efficaces et cela se vérifiait dans le cas de ce dernier. Sans ma maison et la conquète des terres fertiles du Trident, les Iles de Fer seraient restées ce qu'elles étaient soit tout sauf une puissance à l'échelle continentale. 

Oh certes, la flotte de fer aurait continué d'inspirer une terreur sourde aux habitants des terres vertes mais l'époque ou mon peuple possédait une longue ligne s'étendant du nord au sud de la cote occidentale était depuis longtemps révolue. Ce qui faisait la grandeur de ce royaume c'était uniquement l'ajout du Conflans et cela chaque foutu fer né de bonne foi le savait. Abandonner le Conflans eut signifié trahir toute ma lignée, mon nom, ma maison. Trahir Harren et le noir sang dans mes veines. Trahir Eren, Joren et Beron. Trahir la loyauté que ma couronne inspirait encore à bien peu de riverains certes mais à une partie de continentaux. Etre un souverain était également utiliser et savoir utiliser des ressources humaines comme les autres. C'est ce que je ferais pour accomplir cette vision qui était la mienne devais je sacrifier un Harloi pour y parvenir je ne m'en priverais nullement. Laissant mon esprit vagabonder alors que nous passions enfin les portes de la ville je m'imaginais comment Harren aurait réagi à un affront de ce genre. Le Noir aurait soit fait amputer le couard de sa virilité puisqu'il n'en avait visiblement point usage ou alors il l'aurait humilié publiquement devant toute l'armée. 

Quant à Joren, il se serait montré un brin plus subtil mais non moins vengeur et aurait certainement envoyé l'homme en première ligne dès la prochaine bataille ou lui aurait tout simplement écrasé la gueule sur le premier support venu. Je ne ferais ni l'un ni l'autre car je n'étais ni Harren ni Joren mais une idée doucereuse me chatouilla l'esprit alors que je déposais un baiser langoureux dans le cou de ma compagne qui regardait droit devant elle vers la Nera un peu plus proche à chaque pas. Aussi ce fut avec un sourire tordu et carnassier que j'atteignis la berge de la Nera. Ah qu'il est bon de sentir le doux effluve de ce fleuve bien que simulacre de la majesté de nos mers ! Le Noyé est proche. Je sens son appel dans mes veines ! Un prètre du Dieu Noyé ayant officié à Harrenhall et suivi Harren dans sa campagne du nom de Torgal se tenait près de la berge. Il m'adressa un regard satisfait de ma dévotion si visible bien qu'il dut ètre vexé de mon choix politique. Je me rattraperais pensais je sans effacer mon sourire un peu fou de mes lippes. On aurait pu prendre cela pour un regain de fièvre mais ce n'était nullement le cas. 

Laissant Victarion aider sa reine à descendre de la monture, je ne me précipitais pas et lui fis faire volte face vers l'assemblée qui se pressait pour la seconde cérémonie. Reprenant une expression plus impassible, je clamais d'une voix forte. Il m'attriste fortement que nous n'ayons point de sacrifice à offrir à notre père tout puissant. Maitre des profondeurs et des tréfonds marins, il guide nos pas à tous et nous confère courage et sauvagerie à l'image de ses flots. Le Noyé apprécie le sang des plus valeureux or ces chiens d'impériaux nous ont prouvés leur détestable valeur au cours de l'année passée cependant nous n'en avons aucun sous la main. Par contre, chacun de vous a prouvé sa bravoure au cours de la terrible confrontation d'Eysines. Certains en portent les stigmates à mon instar ainsi qu'à celle de la sans pitié dame Pourpre Alannys Timbal. Aussi je m'interroge n'y aurait t'il pas un brave et dévoué fidèle du Noyé pour s'offrir afin de bénir cette union et nous accorder les faveurs de notre père ? Je ne comptais sacrifier personne en ce jour car seul le sang de mes ennemis se devait de couler en abondance et plus celui de mon peuple cependant je ne pardonnais pas à certains leurs attitudes. Evoquer ne serait ce que l'option de la fuite, une supplémentaire après celle humiliante d'Eysines m'avait atrocement déplu et cela ne devait plus se reproduire. Aucun volontaire. Lord Harloi peut ètre ?









   
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Mar 11 Sep - 15:12


Comme de coutume, Euron n’en fait qu’à sa tête, silencieux, mais clairement insolent. Dans d’autres circonstances, elle lui ferait reconnaître le respect qu’il lui doit. Une chance pour lui, d’une, elle est blessée et n’aurait aucune chance d’avoir le dessus dans ce duel contre son fils, de deux, ils sont en pleine cérémonie. Pas de n’importe qui, de leur Roi et sa Reine. Un sourire qui n’a rien de joyeux ourle les lèvres de la Timbal, de la même manière que son mari, elle n’oublie jamais un affront de la part de ses enfants. Rodrick ne manque rien de cette altercation silencieuse entre mère et fils, les connaissant, il sait qu’il est vain de s’interposer. Il le fera s’il le juge nécessaire, s’il juge que l’un ou l’autre s’avise de mettre à mal les célébrations qui vont suivre.

Mais la Dame Pourpre n’est pas au bout de ses surprises, alors qu’Euron y va de ses propos à l’égard des prêtres païens... C’est une Princesse qui s’avise de prendre la défense d’Alannys. Myria Hoare, dont la réputation est plus nébuleuse que jamais, se permet d’intervenir, comme s’il y avait lieu d’être. “Princesse, avec tout le respect que je vous dois, notre peuple est plus unis que jamais. Nous ne sommes pas en train de nous déchirer les terres du Conflans, bien au contraire, nous sommes ici, à célébrer une union sous le regard de Dieux que vous vénérez.” Une espèce de grimace déforme son visage, entre douleur et colère, il est facile de deviner qu’elle n’apprécie pas l’intervention, mais qu’elle se retient de balancer tout ce qu’elle pense.  

Invoquer le Dieu des Tempêtes est une terrible erreur de la part de Myria, elle peut s’estimer heureuse qu’ils soient si peu nombreux à l’entendre. Les Riverains n’ont jamais apprécié les Fer-nés, et la réciproque est vrai, mais ils sont tous là aujourd’hui. Si les fer-nés n’aimaient pas tant se battre, ils ne seraient certainement pas présents aujourd’hui, à se battre pour des terres qui ne sont pas les leurs, et ne le seront jamais. Si le Dieu des Tempêtes a bien diviser un peuple, ce sont bien les riverains et non les fer-nés. Quant aux sacrifices pour le Dieu Noyé, il a autant besoin de guerriers que de serviteurs.

“Nous sacrifions de grands guerriers pour des terres qui ne sont pas les nôtres, nous pouvons bien offrir à notre Dieu qui nous souhaitons.” Son ton est sans appel. Myria a beau avoir, d’une certaine façon pour une riveraine, la sympathie d’Alannys, elle n’a pas besoin que l’on intervienne dans sa vie de famille et encore moins qu’on rappel les sacrifices qui ont été fait et seront encore fait. Si son fils veut sacrifier des prêtres païens grand bien lui fasse, seul Yoren l’arrêtera et il le fera, mais les parents n’en n’ont clairement rien à foutre des Sept.

Devant eux, l’assemblée se met en marche pour rejoindre la Néra et honorer cette union sous le regard de leur Dieu. Yoren et Helena en tête. La marche est usante, ses chairs étirés la font souffrir, mais hors de question de rebrousser chemin. Du courage, elle n’en a jamais manqué, elle poursuit, la tête haute bien qu’un rictus déforme ses lèvres. Jusqu’à ce qu’ils arrivent enfin devant le prêtre Noyé et la berge de la Néra. Yoren prend de nouveau la parole, point de sacrifice ? Il se trompe, ils sont légions, bien qu’un impérial aurait été plus qu’apprécié. Yoren appel au volontaire, la main de Rodrick se referme sur l’avant bras de sa femme, il sait qu’elle est prête à s’offrir au Noyé, elle regarde alentours. Arrête son regard sur son frère, Lord Harloi, lorsqu’il est “appelé” par leur Roi.

Son visage n’exprime aucune émotion, s’inquiète-t-elle ? Non. Serait-elle attristé ? Non. Un Fer-Né n’a pas peur de la mort, ni celle qui touche ses proches. Qu’avait bien pu faire Geralt pour mécontenter Yoren à ce point ? Elle s'en contrefout puisqu'elle a l'intention de lui voler l'attention du Roi. “Ce qui est mort ne saurait mourir ! Je m’offre au Noyé pour bénir votre union.” Rodrick retient son souffle à côté d’elle. Il a bien tenté de la retenir, mais il aurait du la bâillonner pour l’arrêter. Elle croit dur comme fer que ce mariage sera béni du Dieu lorsqu'il renverra son fidèle serviteur auprès du Roi et son épouse. Elle reviendra.




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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Mar 11 Sep - 22:19

Lord Geralt Harloi:
 











WHEN THE STALLION MARRY THE SHARK, WHEN THE OCEAN MARRY THE GROUND
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Un vrai sourire vint barrer mon visage devant la réplique d'Heda et mes mains se levèrent d’elles-mêmes, prit sur le fait et quelque peu gêné mais ça, c’était en apparence et je savais fort bien qu’elle n’était pas dupe. “Pardonne-moi, difficile de résister.” La procession continuait toujours son bonhomme de chemin sans que rien ne semble émailler la bonne entente entre riverains et fer-nés, c’était un exploit avec tout ce qui s'était passé depuis quelque temps.
Finalement, peut-être que Yoren allait réussir à unifier tout ça grâce à ce mariage, grand bien lui fasse. L’autre réplique de ma compagne de route me fit par contre légèrement tiquer et mon regard se fit plus soupçonneux à son égard. Elle semblait peu encline à ce mariage, comme certains de chez nous mais pourtant, je doutais qu’il ne s’agisse que d’une question de tradition, non, il y avait autre chose et même si je pouvais être direct et mauvais, je n’allais pas m’engager dans une conversation qui pourrait me faire couper les couilles. Mon regard se posa sur le dos du couple royal et mes épaules se haussèrent. “Allons donc, ce n’est que du politique. Il n’y a jamais un amour véritable qui pousse des rois ou des reines à s’épouser. Avec le temps peut-être mais ce n’est pas un amour qui foudroie comme la foudre frappant un tronc. Oh écoutez-moi, le poète.” Je me mis à rire et mon coude trouva l’épaule de la Volmark comme pour la faire réagir à mon trait d’humour même si je savais bien qu’elle n’allait pas rire… Loin de là.

La foule qui regardait notre avancée semblée heureuse, un mariage couronné était toujours visiblement un moyen pour les petites gens d’oublier les affres de la guerre, ce n’était pas plus mal car après ça, la guerre allait reprendre et avec elle, des morts. Par les couilles du Dieu Noyé, tenir ce qui restait de ce royaume sur le continent n’allait pas être une chose facile et mon idée, Yoren l’avait balayée comme on chasse une mouche. Je pouvais comprendre l’orgueil d’un homme à ne pas lâcher ses terres mais ne voyait-il pas que c’était dangereux ? Je n’étais certainement pas le seul chez les Insulaires à penser qu’il valait mieux rentrer sur nos îles pour revenir en force plus tard, développer des raids sur le Nord.

Oh ce n’était pas glorieux, j’en conviens mais à force de vouloir s'accrocher comme une bernique sur un rocher, on se faisait cueillir sans rien pouvoir faire. Mais Yoren avait ordonné et je n’avais pas continué à vouloir imposer mon idée, il était mon roi et j’avais l’honneur dans le sang, nous verrons bien qui de nous deux avait raison et j’espérais qu’il allait pouvoir me railler de mon envie d’abandonner des riverains couards. Nous arrivâmes enfin pour la bénédiction du Dieu Noyé et… Mon sang ne fit qu’un tour, c’était donc ça qu’on allait offrir au Dieu Noyé . Un cours d’eau, loin de la mer ? Là où les femmes viennent battre leur linge . Où leurs  eaux usées viennent se déverser ? Mon regard se porta sur mes autres frères salés mais je n’arrivais pas à déchiffrer leur humeur. Lorsque enfin, Yoren prit la parole, mon visage resta de marbre mais ma main sur la garde de mon épée se serra jusqu’à ce que mes articulations blanchissent… C’était une souillure… Un simulacre et pourtant, notre roi semblait ressentir l’appel du Dieu Noyé dans la fange. Devais-je lui en vouloir ? Certes non, il n’avait pas le choix, nous étions encerclés, pas de possibilité de fuite, la mer comme un lointain souvenir et il devait s’imposer mais… Le Dieu Noyé m’en était

Alors que nous étions tous maintenant réunis pour ça, Yoren s’offrit un nouveau discours… Un discours qui me fit la désagréable impression qu’il préparait quelque chose et mon intuition fut la bonne car en parlant de sacrifice, voilà qu’il proposait à l’un de nous de se proposer ! Mais à quoi pensait-il ? N’avait nous pas déjà payés un lourd tribut à Eysines ? J’avais vu mes frères tomber, j’avais réussi à en sauver lors de la retraite et maintenant nous devions payer un tribut . Crever dans une rivière . Loin des flots salés ? Oh mais je n’avais pas encore compris où il voulait en venir et ce fut lorsqu’il demanda un volontaire que son désir se manifesta… Moi, rien que moi ? Petit enfoiré, Tu n’avais donc pas digéré ma proposition .

Avant que je ne puisse cependant réagir, Alannys était déjà sur les rangs et mon sang ne fit qu’un tour, plutôt crever que de la laisser offrir à ce roi son petit quart d’heure de gloire méprisable. Je quittais Heda et jouant des coudes, je m’avançais vers le roi, le demi-cercle qui s’était fait devant lui se brisa à mon arrivée et mes pas m’approchèrent de ma soeur, ma main se posant sur son épaule. Mon regard ne tomba pas sur elle mais sur Yoren Hoare et pourtant mes paroles étaient pour celle de mon sang, un murmure tendu. “Ne pense pas voler une place qui ne t’appartient pas ma soeur, surtout lorsqu’elle me revient. Tu bafoues mon honneur et je te jure que je te rosserais au sang si tu ouvres ta gueule encore une fois.”

Oui, j’étais en colère contre elle, non pas à cause de sa volonté de mourir mais pour avoir osé me voler cet instant face au regard du Dieu Noyé. Regardant mon roi, je frappais mon poitrail avec mon poing. “Ce qui est mort ne saurait mourir mon Roi. Si tu veux qu’un Fer-Né se sacrifie sous le regard du Dieu Noyé alors je serais heureux de le faire.” Et bien voilà mon roi, tu avais ton sacrifice sous les yeux. J’espérais simplement qu’il ne prolonge pas son manège, je n’avais pas peur de mourir pour mes traditions. Loin de là en réalité même s’il me déplaisait de le faire si loin d’une eau au goût salé.



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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Mer 12 Sep - 22:12

Il avait pu enfin souffler et délivrer des paroles haineuses à l’encontre de la religion des Sept dès qu’il fut sorti du septuaire. Euron avait su contenir ses plus bas instincts de ressurgir, autant dire que cela avait demandé de gros efforts pour se tenir un maximum à carreaux. Il y avait eu des signes évidents d’impatience,  de mal être, mais il avait résisté à la tentation de se jeter sur le septon pour l’égorger et brûler ce maudit endroit qu’était ce lieu païen. Un exploit ! Il fallait dire qu’il avait plus ou moins fais la promesse de ne plus s’en prendre à cette religion, du moins sa défaite lors de leur combat, avait été synonyme d’une promesse. Yoren lui avait imposé cette décision par la force brute, comme un bon fer-né, il respecterait la volonté de son ami autant se faire se peut. Cependant, il ne fallait pas lui demander l’impossible.

Jusqu’à aujourd’hui, il n’avait jamais été dans un septuaire en restant pacifique, les seules fois où il y était rentré, c’était pour tout saccager et tuer le septon. Il ne comptait pas faire davantage d’efforts envers cette religion païenne. Et alors qu’il exprimait le fin fond de sa pensée à haute voix, comme un homme libre, la princesse, anciennement Frey, vint se mettre à son niveau pour le tacler suite à ses propos. Le fer-né l’écouta, cette femme jouait dangereusement avec sa patience et sa colère, elle ne le connaissait pas. Elle ne savait pas de quoi il était capable. Folle qu’elle était de parler de religion avec un fanatique comme lui. La princesse chercha à mettre sa mère en avant, prenant sa défense, comme si son évocation allait changer le tempérament d’Euron. Mais il en était rien, le jeune homme avait un caractère bien trempé et peu de personnes pouvait se vanter pouvoir influencer ses décisions. Bien que sa mère soit une de ses personnes, lorsque sa religion était en jeu, personne ne pouvait vraiment être maître de ses actions, à part le Noyé lui-même.

Sa mère ne laissa pas passer ça sans s’exprimer. Et alors qu’elle parlait, le fer-né fixa Myria, en penchant sa tête légèrement d’un côté, puis d’un autre,  un sourire exagéré qui tirait ses traits et des clignements de yeux plus que nécessaire paillonnés sur son visage. Il ressemblait à un fou, à un dément, quelqu’un d’instable. Et c’était ce qu’il était, aussi bien lorsque sa génitrice eut fini de parler, il lui emboîta le pas pour reprendre les propos de la princesse. Il mima une révérence exagérée, ses mains voltigèrent dans tous les sens et sur un ton impérieux, il la salua : « Votre altesse ! »   Face à cette comédie, ses camarades fer-nés explosèrent de rire, elle ne croyait tout de même qu’ils allaient être de son côté.  «Je n’ai jamais dis que j’allais le sacrifier, j’ai dis que j’allais l’étriper. Cela est complètement différent ! Un moyen efficace pour le faire taire et qu’il cesse de balancer ses inepties païennes. Si jamais j’aurai souhaité l’offrir en offrande à mon dieu, j’aurai traîné ce gras du bide jusqu’à une étendue d’eau pour le noyer.   »

Il lui concéda un point cependant. «Le Noyé préfère les offrandes de valeur, de fiers guerriers ayant tentés de défendre leur vie jusqu’au bout, et vaincus au fer prix. Si bien qu’un prête païen semble avoir peu de valeur pour notre Dieu, cependant je suis sûr qu’il se satisferait si je l’envoyais un homme prêchant une autre religion, afin qu’il puisse le tourmenter dans son antre sous-marin pour l’éternité.   » Il éclata soudainement de rire, repensant à la fin des paroles de la princesse, elle parlait bien, trop bien cependant, elle pouvait garder cela pour les autres, cela ne l’atteignait pas. Tout sourire, s’arrêtant quelque peu de rire, ce qui l’opposait drastiquement à Myria qui gardait un visage de marbre. . «Gardez donc vos belles paroles pour les continentaux, princesse. Vous semblez déjà bien avoir dû mal à les convaincre, vous vous doutez bien que vos mots sonnent complètement creux à nos oreilles, nous, fer-nés !   »

Certains de ses camarades approuvèrent ses paroles, d’autres pestèrent contre la princesse après que cette dernière ait évoqué celui dont on ne doit jamais prononcer le nom.  Il n’allait pas laisser passer cela, il ne pouvait pas foutre la cérémonie en l’air, mais il était clair que ce n’était pas acceptable, une insulte, un affront, une hérésie, voilà ce que c’était. Brusquement, tout sourire disparut de son visage, un regard noir, un teint livide, quelque chose de sombre émanait de sa personne. Dans un geste vif, il s’approcha dangereusement de Myria, zieutant qu’elle ne prendrait pas une arme, il l’arrêterait si c’était le cas. Collé à sa droite, sa bouche se porta à son oreille et prononça quelques mots. «Attention princesse….Faites très attention… Evoquez encore le Dieu des tempêtes un jour… Affirmer le fait que je suis un de ses envoyés et je souhaite le malheur des miens… Refaites moi cet affront. Et je vous promets. J’étendrai un sourire rouge d’une oreille à l’autre sur votre visage. Par le Noyé, j’en fais la promesse. »

Il écarta ses lèvres, il saisit le lobe de l’oreille de la princesse entre ses dents, le pinça légèrement avant d’avancer et lui coller une tape virile sur l’épaule. Une fessée sur sa chute de reins était tentant, il fallait dire qu’elle possédait des formes on ne peut plus intéressantes. Le cortège s’éloigna du septuaire pour que les choses sérieuses commencent sérieusement. La troupe s’arrêta sur les rives de la Néra, un prêtre de leur religion les attendait patiemment pour que commence la cérémonie, la VRAIE cérémonie de l’union du couple. Yoren parla bien, avec des mots justes. Lorsqu’il demanda un volontaire, Euron hésita. Il donnerait sa vie sans trop réfléchir pour le guerrier et le frère d’arme qu’était son roi, cependant pour une continentale, une riveraine, le doute persistait. Il s’apprêtait à s’avancer, cependant sa mère le devança, se portant volontaire. Son oncle chercha à défendre son honneur, cherchant à écarter sa sœur du contact avec le Noyé.

«Attendez ! » cria-t-il d’une voix forte pour se faire remarquer. Ils étaient tous les deux des membres de sa maison et la famille était quelque chose de très important à ses yeux, c’était essentiel. Il les aimait, à sa manière, mais ne leur dirait jamais en public, c’était une faiblesse pour lui. Ce qu’il s’apprêtait à faire, c’était pour son Dieu, pour sa famille et pour son ami. Il se fraya un passage à coup de coudes et de bousculades jusque le devant de la scène pour prendre place aux côtés de son oncle et de sa mère. «Attendez… ». Il devança ses aînés de quelques pas, les toisant avant d’affirmer. « Vous êtes tous les deux de fiers guerriers, nul ne remettrait en cause cet état de fait et ces chiens galeux de l’Empire doivent se chier dessus s lorsqu’ils voient l’un d’entre vous sur le champ de bataille. Mais… » Euron porta sa main au menton, réfléchissant pour trouver les propos visant à ne pas les offenser en public. « Il est clair que vos plus belles années sont derrière vous désormais et que vous ne possédez pas toutes vos forces d’antan. De plus, les récents affrontements vous ont marqué, et il est clair que cela égraine la vigueur habituelle dont vous pouvez faire preuve. Et vous savez très bien qu'il faut honoré le Noyé avec un guerrier empli de vigueur et de fougue. »

Le jeune homme se détourna de ses proches parents, portant son attention versle religieux, il le salua respectueusement d’un signe de tête, il chercha à le prendre à parti. « Prêtre, ne suis-je pas un pieux serviteur du Noyé ? Parmi toute cette assemblée, ne fais-je pas parti de ceux qui lui ont offert le plus de guerriers de valeur ? Que ce soit sur ce continent ou dans ceux plus à l’Est ? » Euron espérait que l’homme de religion statuerait en sa faveur pour écarter sa famille, son oncle et sa mère seraient ainsi sains et saufs. Il se tourna ensuite vers Yoren, son poing tonna contre sa poitrine et il déclara : « Mon roi. Mon ami. Mon frère. Je t’ai suivi dans maints combats depuis bien des années. Aujourd’hui, laisse-moi m’offrir au Noyé pour qu’il t’accorde ses faveurs. Laisse moi le rejoindre dans son antre abyssale. Ce qui est mort ne saurait mourir ! »
 




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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 13 Sep - 0:05

When the stallion marry the shark, when the ocean marry the ground
I always dreamt about all this and by now i must try with all my heart with all my burning rage with all my fire to forge another destiny to that iron place and i have nobody by my side. I should have been the wildest and proudest queen that land has ever seen. •••



Les Fer-nés étaient ce qu’ils étaient, fiers, braves et sans peur, qualités qu’elle respectait et qui l’avaient toujours impressionnée chez Joren, mais aussi chez Harren, Lyle et Yoren. Mais parfois, souvent, ils étaient aussi obtus et manquaient cruellement de vision à long terme. En quoi, la soumission ou la disparition pure et simple des Îliens, que l’extension impériale promettait de fait, servirait le Dieu noyé ? Quelles côtes pilleraient les adeptes de l’Antique Voie lorsque l’Empereur posséderait toutes les terres de Fort-Couchant à la Treille ? Quelle liberté auraient-ils àvec un dragon et des légions de soldats ainsi qu’une armada plus grande que la Flotte de Fer pour écrabouiller toute rébellion, toute velléité de ne pas suivre les règles de L’Empire ? Et alors, sans rien d’autre que le fer et la rudesse des îles que mangeraient-ils, que deviendraient-ils ? Oui, ils continueraient à payer le Fer prix, et ils en mourraient tous.

__ Dame Alannys, avec tout le respect qu’une Princesse doit à une guerrière de renom telle que vous, ces terres SONT les vôtres, autant que celles des Riverains. Elles ont nourri les Îles de Fer durant des décennies et continueront de le faire pour les siècles à venir si tant est que, grâce au courage et au sacrifice des Fer-Nés et des hommes du Trident restés loyaux, grâce à l’union de deux peuple représentés aujourd’hui par le mariage du Roi du Sel et du Roc avec la Reine des Rivières et des Chevaux, nous récupérions nos terres et donnions naissance au Royaume des Fleuves et du Crépuscule. Que vous le vouliez ou non, l’avenir des Fer-Nés et donc celui du Dieu Noyé est lié aux terres fertiles que les Rois du Sel et du Roc ont acquis par le Fer prix. Ni le Dieu Noyé ni les Sept ne méritent que nous nous déchirions plus avant ouvrant la voie à la félonie du Conflans Libre et aux massacres des nôtres par les Braenaryon. Bien au contraire, ils méritent que nous nous unissions face à l’Empire, que nous cessions de nous quereller et que nous terrassions l’ennemi pour offrir le loup, sa catin et le dragon en sacrifice à l’océan. Vous étiez à Eysine, j’étais à Buron, ne pensez-vous pas que cette guerre et notre vengeance commune vaut bien que nous parvenions à nous entendre ? Moi je le crois, et je n’ai pas peur de mourir pour des gens qui me méprisent et me pensent déloyale alors que j’ai sacrifié mon bien aimé pour sauver ses hommes, Riverains et Fer-nés sans distinction.

Pendant que Myria répondait à Alannys, Beron ayant vu le manège de Gerolt autour d’Heda et n’ayant pas du tout apprécié qu’il la tripote, tenta quelque chose pour venger sa belle guerrière. Les abords de la Nera étaient particulièrement boueux et il profita d'une poule en train de caqueter sur le rebord d’un auvent protégeant une porcherie pour cela. Il attendit là que le Harloi fut à sa portée pour donner de toutes ses forces un coup d’épaule dans un pilier de la baraque vermoulue et faisant sauter la poule dans la fange et éclaboussant Gerolt. N’y prenant pas garde, Myria se tourna vers Euron

__ Au temps pour moi, étripez le donc, vous savez qui vous étripera en retour, et vous savez pourquoi, vous savez aussi que le Roi Yoren, si vous faites cela, perdra le soutien de la foi ainsi que celui des Riverains. Vous savez tout cela, mais vous préférez parler d’étriper un Septon alors que ceux qui méritent vraiment d’être étripés respirent encore, parlez donc, et laissez les grandes personnes agir.

La brune aux yeux azurs allait prendre congé, consciente qu’il était inutile de discuter religion avec des Fer-Nés ignorant tout de leur propre Dieu et prêts à avaler n’importe quoi pourvu qu’il y ait du sang dans l’histoire. Elle serra les dents et lança un regard noir à Euron, mais alors qu’elle allait lui tourner le dos, le menton relevé et la démarche à l’image de son orgueil quelque peu chatouillé par cette bande d’imbéciles, il s’approcha, menaçant. Elle se demanda où étaient passés Greydon et Creighton Frey, ils auraient été bien utiles, quoi que, cela aurait pu dégénérer bien trop vite, peut-être était-ce mieux ainsi. Quoi qu’il en soit, si elle tressaillit, elle n’en laissa rien paraître. Sortir sa dague pour l’en menacer et le faire reculer était strictement inutile, il était bien plus fort qu’elle et s’il décidait de riposter, elle était mort, or, elle ne comptait pas le tuer, ni se faire tuer. Elle espérait simplement que Beron ne voit pas ce qui était en train de se passer. Mais alors qu’il lui mordait l’oreille et d’une tape virile sur l’épaule, l’envoyait valdinguer à quelque pas de lui, sans qu’elle n’ait véritablement le temps de réagir, hélas, elle se retourna et clama haut et fort, suffisamment pour qu’il entende, qu’il se retourne ou non :

__ Il n’est fait état, dans aucun livre sur la religion du Dieu Noyé, de prosélytisme, savez vous pourquoi ? Parce que cette religion est réservée aux élus, élus du Dieu noyé nés sur les Îles de Fer, morts par l’eau de la mer et ressuscités par un noyé. Les élus n’ont que faire des païens, ils les tuent pour la gloire du combat et pour obtenir ce qu’ils veulent par le Fer-prix, mais en aucun cas ils ne se mêlent de leur foi. Ce n’est que depuis l’établissement de la Nouvelle Voie que les prêtres du Dieu Noyé sont en compétition avec les Septons. Je sais qu’on n’apprend pas à croire dans les livres, cependant, les écrits nous éclairent sur les fondements des religions et je puis vous dire que vous gagneriez à lire quelques livres plutôt que d’écouter naïvement ce que vos camarades de débauche racontent quand ils sont avinés. Mes belles paroles, ne sont que mots pour ne pas vous cracher au visage, car je préfère discuter que mépriser. Mais surtout, Capitaine Euron Timbale, n’imaginez pas me faire peur, je n’ai jamais tremblé face à Harren, et il m’a menacée aussi, demandez à votre ami. Rien ne m’empêchera de m’élever contre la dissension en ce Royaume, sauf la mort, j’en fais la promesse !

La Princesse resta plantée là quelques instants, furieuse de ne pas avoir pu lui mettre, à minima, un coup de pieds dans les parties. Mais cet enfoiré avait bien pris garde de rester sur le côté. Par réflexe, elle porta la main à son stylet, toujours bien en place. Je vous rappelle que j’ai élevé trois Fer-Nés baptisés selon l’antique Voie, que j’ai épousé un Fer-Né et servi le Royaume du Sel et du Roc à son côté pendant près de vingt ans, faudrait quand même pas trop me chercher, parce que mon côté Sirène Sanglante pourrait bien ressortir brusquement. Elle regarda la coupure sur sa main et esquissa un sourire carnassier en refermant fermement les doigts dessus et en serrant le poing, dardant un regard brûlant dans le dos du Fer-Né. Ca faisait un mal de chien, surtout avec ce froid, fallait être à moitié dingue, Euron n’avait aucune idée de la Princesse à laquelle il venait de se frotter.

(...)

Ils étaient arrivés au bord de l’eau, douce hélas.Il fallait reconnaître que la mer avait plus de gueule que cette rivière et Myria doutait que ce soit au goût du Dieu noyé, mais l’empereur avait bien fait son travail en coupant aux Fer-nés toute voie vers la mer, aussi n'avaient-ils pas le choix. Le Roi s'enflamma dans un discours à la gloire du Dieu Noyé et proposa un sacrifice. La brune était choquée, elle ignorait tout des plans soumis par le Harloi et trouvait qu'ils n’avaient pas les moyens de sacrifier qui que se soit, certainement pas un homme de valeur et un général respecté.

En premier lieu, ce ne fut pas Lord Gerolt Harloi qui répondit à l’appel des flots, mais Alannys Timbal. Myria sourit, cette femme avait plus de couilles que bien des hommes. Mais le sacrifice restait aussi vain qu’irresponsable. De plus, il lui apparut très incomplet avec seulement une Fer-Née pour honorer le Dieu Noyé se dit elle en se remémorant les paroles de la Dame Pourpre. Si ce mariage était l’union des deux peuples et que les Îliens avaient supporté le sacre dans le septuaire, alors il fallait une riveraine pour sceller le pacte des dieux. De plus, il était hors de question que les Fer-nés continuent à se sacrifier seuls. Cependant, la brune hésita quelques instants car Yoren avait besoin d’elle en vie pour faire ce qu'elle faisait le mieux. Pour autant, soit il enverrait sa Reine à sa place, ce qui lui sauverait probablement la vie, un mal pour un bien donc, même si elle ne comprenait que trop bien son envie de rester auprès de lui et de participer à ce qui allait suivre. Soit il mettrait fin à cette mascarade sacrificielle inutile et hors de propos au vue de la situation catastrophique dans laquelle ils étaient. Ainsi, elle n’avait pas le choix, soit son sacrifice sauvait la Reine et unissait pour de bon les deux peuples, soit il n’y aurait pas de sacrifice. De plus, le temps qu’elle se décide, deux autres Fer-Nés s’étaient proposés et à ce rythme, on frôlait l’hécatombe. Y’a des claques qui se perdent quand même.

Posant le regard sur son fils, la veuve se dit que si le Dieu Noyé n’était pas son Dieu de naissance, il l’était devenu par la force des choses, au côté des Sept bien sûr. Elle avait épousé un Prince du Sel et du Roc et élevé trois Fer-nés. Ils étaient son peuple au même titre que les Riverains. Oui, elle pouvait faire cela et si elle ne revenait pas, alors peut être qu'elle ne méritait pas d’être leur princesse. Ainsi soit-il. Elle prit le visage de son aîné entre ses mains et déposa un baiser sur son crâne. Puis, sans trembler mais en faisant appel à toute la lignée Hoare, au Sel et au Roc, au Dieu noyé et au père, elle s’avança à travers la foule pour rejoindre la Dame pourpre et Lord Harloi qui s'était avancé pour prendre la place de sa soeur. Elle n’était pas une courageuse guerrière, mais elle espérait que sa qualité de Princesse du Sel et du Roc suffirait à contenter le noyé. La gloire ou l’oubli…

__ Un sacrifice pour unir les Îliens et les Riverains ne saurait être fait sans qu’une Riveraine fasse don de sa vie pour honorer le Dieu noyé et le courage de tous les Fer-nés. Ils ont traversé le Septuaire pour nous, alors je traverserais la mort pour eux si vous acceptez que je vous accompagne. Ce qui est mort ne saurait mourir à nouveau et renaît plus dur à la peine et plus vigoureux.

Disant ses derniers mots, la Princesse posa ses yeux sur la Dame Pourpre et sur son frère, attendant une réponse. Seul un Fer-Né pouvait lui faire l'honneur d’accepter ce sacrifice, elle n’avait pas le droit de décider. Elle ignora Euron car dès qu’elle le voyait elle avait des envies de meurtre, et là n’était pas le propos. Elle espérait tout de même pouvoir mourir avec quelqu’un d’autre que lui, la Dame Pourpre était de loin sa préférée et elle lui fit savoir d’un léger signe de tête tout le respect qu’elle lui portait. Elle n’offrit en revanche à Yoren qu’un visage glacial et un regard noir.
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 13 Sep - 8:23


When The Stallion Marry The Shark. When The Ocean Marry The Ground. L'Harloi prenait place à mes côtés après coup petit coup d'éclat que je désapprouvais. Un sourire ornait son visage, et il prit un air presque innocent. Je fronçais les sourcils devant ses excuses peu sincères à mes yeux. Le guerrier engagea la conversation autour de l'éternel sujet de discussion, Helena Bracken. Il n'était pas le premier à me demander mon avis, et il ne serait sans doute pas le dernier. Je n'aurais aucun avis particulier sur elle, je ne la connaissais pas. En revanche, je voyais sans difficulté le regard admiratif à souhait que Yoren posait sur elle. Son comportement me tuait, j'en étais malade.

- "J'aurais tendance à dire que tu as raison, en général. Mais j'ai vu le regard que Yoren lance à cette femme de château... Je ne sais guère ce qu'est un amour qui foudroie, mais Yoren me semble bien trop ravi de l'épouser."

J'avais mal en me l'avouant. J'avais mal en ayant l'impression que mes sentiments à l'égard de Yoren ne valaient pas grand-chose. Mon ami depuis douze années c'était bien vite consolée de ce mariage "politique" dans les bras de sa promise. La tournure de phrase de Fer-né n'était sans aucun doute pas trop mal, surtout pour un Fer-né. Pourtant, je n'avais pas le coeur à rire. Le Harloi se mit à rire en frappant doucement son coude contre mon épaule, me déviant quelques instants sur Ivar.  Mon regard se faisait triste, et se perdait par moments dans le dos de nos voisins.

Nous marchons ainsi jusqu'aux rives de la Nera. Une fois le convoi rassemblé devant Yoren, celui-ci prononce un discours presque court, pour une fois. Les discours étaient importants car ils communiquaient de l'énergie vers son assemblé. Mais ces derniers temps je saturais d'entendre Yoren prononcer d'immenses discours, je n'écoutais même plus. Pourtant, une phrase bien particulière me sortit violemment de mes songes à l'écoute de ce discours. Sacrifier quelqu'un ? Yoren était-il tombé sur la tête ?! Après tous nos déboires, toutes nos victimes ? Il voulait en prime un sacrifice Fer-né ! Et le Harloi en prime ? Qu'il demande un de ses conseillers ou un commandant pendant qu'il y était non ?!!

Je me retrouvais encore un peu plus surprise en voyant Alannys Timbal se porter volontaire pour le sacrifice. Géralt quittait alors mon côté pour sortir des rangs afin de remettre sa soeur en place. Je tentais en vain de le retenir en attrapant son bras. J'ai inquiète à l'idée qu'il puise véritablement mourir ici. Il avait beau être un pervers, je n'avais pas une trop mauvaise opinion de lui. En revanche la menace qu'il promulguait envers sa soeur était assez déplaisante à entendre, je n'aimais guère cet aspect de supériorité typiquement masculine. A mon grand désarroi, Lord Géralt se porta volontaire pour le sacrifice, réclamant la place que Yoren lui avait "proposé". Mais le comble absolu suivi, et Euron se porta volontaire à son tour. Mon cher ami tentait de prendre l'ascendance sur les membres de sa famille afin de ''remporter'' l'honneur d'être noyé pour bénir le mariage que beaucoup désapprouvaient. D'un mouvement sec du bras, je réprimais toute envie de sacrifice qui pourrait naître chez mon demi-frère, seul héritier de la maison Volmark. Du coin de l'oeil, je pouvais observer Harald Wynch réprimant son demi-frère de la même manière, et semblant être prêt à toutes les folies pour l'empêcher de se sacrifier.

La prochaine manœuvre fut celle de Myria Hoare, désireuse également de se sacrifier. Autant nous assistions à une belle dévotion pour le Dieu Noyé, autant s'en était ridicule. Étaient-ils stupides ? Croyaient-ils que nous allions gagner cette guerre en sacrifiant des Fer-né à la pelle ? Étais-je la seule ici avec un peu de bon sens ?

S'en était trop ! Je manœuvrais légèrement afin de me retrouver au premier rang, sans toutefois trop m'avancer, afin de rester en retrait des volontaires. Je lançais à Yoren mon regard le plus noir, au grand jamais je n'avais déjà utilisé ce regard de gorgone à l'encontre de Yoren en douze années. Mais il était hors de question que nous perdions un valeureux guerrier en dehors d'une bataille. Nous souffrons, nous avons besoin de chaque homme valide, et je n'accepterai pas de voir l'un de nos camarades de raid être sacrifié. J'étais présente lorsque le Fer-né proposa son plan dans la tente de Yoren, et j'étais présente lorsque celui-ci le rejeta avec vigueur. Il était inconcevable à mon sens que Yoren profite de cet événement pour éliminer un Fer-né avec qui il serait en désaccord.


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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 13 Sep - 10:10



Le Cyvosse




RESULTAT
La confusion s'installe entre les fer-nés et les riverains. Le Roi requiert un sacrifice et propose Harloi mais Alannys s'en mêle, tout comme Euron, ce qui fait monter la tension d'un cran. Des fer-nés sont d'accord avec les arguments des efforts communs, mais d'autres crachent que c'est à cause des innombrables désertions de riverains que le Sel et le Roc s'est effondré sur le champ de bataille. Le "bien-aimé" vaut quolibets, mais pas tant qu'un fer-né qui fait remarquer que le contingent Tully est sans doute désormais plus gros que les riverains restés loyaux. La situation dégénère en bousculades quand des riverains rétorquent qu'on n'a pas beaucoup vu non plus les fer-nés briller sur le champ de bataille, en tout cas... Pas face à l'Empire. Le sous-entendu en fait bondir certains, agacés qu'une riveraine parle de leur antique religion par le biais d'ouvrages écrits sans doute par des mestres décatis, et qu'ils sont eux-mêmes les seuls véritables dépositaires de leurs croyances.

La Garde Royale ramène le calme. Les esprits s'échauffent, mais sans que la situation n'échappe à tout contrôle, riverains comme fer-nés sont habitués à une cohabitation houleuse. Finalement, des voix s'élèvent pour réclamer un sacrifice de chaque côté, de plus en plus de gens -et surtout de fer-nés- se rallient à l'idée. Ce qui ne dérange plus que les représentants et plus fidèles dévôts des Sept, qui voient là-dedans la pire des hérésies de faire un sacrifice humain. La croisade s'est justement élevée contre cette pratique supposée des nordiens et des peyredragoniens !

Si vous allez jusqu'à vous noyez les gars, moi je veux bien mais on testera qui s'en sort, y'a pas de raison qu'il y ai qu'à la bataille que des joueurs prennent des risques.  trône

REGLES
Il est là pour vous aider à tester des décisions et surtout, à juger de la tournure de vos rps quand vous essayez d'obtenir un résultat qui peut impliquer une armée, une faction ou autre groupe constitué. Attention toutefois à réserver les tests à de véritables tentatives; nous n'interviendrons pas sur tous les posts d'un sujet.
En règle générale, il est tout à fait possible que les résultats tirés aillent de l'échec absolu à la plus grande des réussite avec l'énorme panel de nuances possibles entre ces deux balises.
Ainsi, il se peut qu'un bon résultat au dé soit atténué ou contraint par une quantité de facteurs négatifs, propres à votre personnage ou totalement externes. Et vice-versa, bien sûr !
Le staff discutera en son sein des résultats en fonction des dés (merci messenger) et nous pouvons vous garantir de la cohérence du résultat fonction du dé, de notre contexte, de l'univers, et surtout des circonstances (nous prenons en compte les historiques des personnages, des factions, les traits culturels de l'époque etc).


 


Dernière édition par Le Cyvosse le Jeu 13 Sep - 10:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Jeu 13 Sep - 10:10

Le membre 'Le Cyvosse' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 20' : 10, 9
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MessageSujet: Re: When the stallion marry the shark. When the ocean marry the ground.    Sam 15 Sep - 19:48


Dressé bien droit devant la Nera sur mon destrier plus sombre que le sang dans mes veines, j'observais la petite foule amassée devant mes yeux d'un air calculateur. Helena se trouvait à quelques pas de là juste au bord de la berge du modeste cours d'eau ridicule en comparaison de notre mère, épouse de notre glorieux père à nous autres fer nés et chercha mon regard prise d'une soudaine inquiétude. Nous avions longuement discuté de la cérémonie qui se déroulerait en ce jour et avions tous deux convenu que débuter celle-ci par une union dans le septuaire constituerait un symbole suffisamment fort pour les continentaux. Seulement, si j'avais bien compté innové et ne pas manquer de sceller cette alliance pouvant devenir soit la dernière de ma lignée dans le Conflans soit la première d'une nouvelle époque cela n'était pas se déroulé ainsi et cela Helena le savait pertinemment d'où l'inquiétude sur ses traits ravissants. Le prêtre du Noyé m'interrogea du regard également de même que Victarion et j'adressais un signe de tète respectueux au premier avant de sourire discrètement au second. Ce dernier parvint visiblement à lire quelque chose dans mes yeux car son expression se détendit soudainement. Je comprenais la préoccupation de mon cercle intime. Ma proposition inattendue et visiblement incongrue avait déclenchée un véritable brasier dans les rangs de ma cour. La dame pourpre l'une des femmes que j'estimais le plus parmi mon peuple de guerrières et peut être le plus au monde depuis qu'elle avait survécu à l'impossible.

Brulé partiellement par le souffle d'un monstre ailé destructeur celle-ci ne montrait rien de la douleur que lui causait cette blessure sans égale. Alannys se tenait aussi droite et fière que moi sur Bucéphale et ne semblait même pas éprouvée par la longue marche de la cité à notre position. Mais, je savais bien pourquoi celle-ci s'était proposée en dépit de l'insistance de Rodrick. La vie ne lui était plus douce ni suffisamment salée depuis Eysines et cela me chagrinait qu'elle soit si pressée de quitter ce monde alors qu'elle était le symbole vivant de l'héroïsme fer né. Lui adressant un signe de tète reconnaissant et respectueux je m'inclinais devant la piété de la mère de l'un de mes plus proches amis. Ce fut ensuite Geralt Harloi qui bouscula les premiers rangs pour venir me toiser sans ménagement et se clamer près à rejoindre notre père pour ma cause. J'échangeais avec lui un long regard avant de me détourner pour poser ce dernier sur mon plus féroce, fidèle et fanatique compagnon d'armes. Euron s'avançait fièrement en hurlant d'attendre avant de se retrouver au coté de sa mère et de son oncle qu'il écarta bien habilement de la course à l'abnégation par des paroles pleines de sens et de logique. Insolent fut son discours enrobé dans une dose bien réelle de respect. Puis se tournant vers le prêtre du Noyé, il apostropha ce dernier vivement.

Oui, Euron serait certainement le meilleur sacrifice potentiel. L'étendue de sa foi de même que sa bravoure légendaire, sa sauvagerie sans pareille ainsi que sa fidélité à ma personne sans oublier le fait qu'il se sacrifiait certainement sans arrières pensées autres que celle d'épargner ce sort à deux membres de sa famille plairait probablement énormément à notre Dieu. Cependant, il ne le rejoindrait pas en ce jour. Pas avant de m'avoir apporté une litanie de tètes impériales. Néanmoins, le discours de mon ami intime me toucha et me prit aux tripes si bien que j'ouvris les bras et lui adressais un sourire étincelant teintée de toute l'affection guerrière, de tout le respect, de toute l'estime et de tout le poids de nos aventures fraternelles. Pour autant, je ne pris nullement la parole pour le moment. Me contentant de jauger la foule dont les expressions étaient tiraillées. Les riverains semblaient révulsés tandis que les fer nés semblaient séduits par l'idée d'offrir du sang au Noyé. Heda se fraya un chemin jusqu'au premier rang à quelques mètres de ma position et me fusilla du regard comme elle ne l'avait jamais fait en douze années d'amitié. Son regard sur moi était extrêmement sévère et meurtrier, sombre à en être menaçant.

Cela me déplut immédiatement et me déçu également mais balayant bien vite ce duel de regard et ces sentiments je portais mon attention sur Myria en réprimant un soupir. Cette dernière s'était également proposée en sacrifice et clamait que si un fer né devait mourir alors aucune autre ou aucun autre riverain qu'elle ne pourrait mieux l'accompagner dans la mort afin d'équilibrer la valeur de l'offrande. Puis, comme si elle s'était concertée avec ma meilleure amie elle me fusilla également du regard. Ma monture piétina quelques instants et je lui flattais brièvement l'encolure pour la maintenir tranquille. Puis, les vieilles rivalités ressurgirent et fer nés et riverains se mirent à s'insulter et s'apostropher vivement. Les uns accusant les autres de n'être qu'un ramassis de félons, les autres accusant les uns de n'avoir guère été vaillants face à l'empire. Le brouhaha se fit assourdissant alors que les échanges se faisaient de plus en plus vifs. Voilà, ou se trouvait le nœud du problème. Voilà en partie pourquoi nous nous étions fait roulé dessus par l'empire à plusieurs reprises. Voilà pourquoi après un siècle d'existence ce royaume restait ce qu'il était une conquête instable reposant sur des fondation vacillante. Voilà pourquoi je ne pouvais m'empêcher de fustiger mes aïeux. Il y aurait eu bien des manières de souder un royaume en une seule entité. Et désormais au vu de ma situation périlleuse la majorité d'entre elles m'étaient inaccessibles.

Echangeant un regard avec le capitaine de ma garde, je n'aurais rien eu contre laisser mes nobles s'expliquer entre eux de manière quelque peu musclée car parfois une bonne mêlée rugueuse avait le mérite de mettre les choses à plat cependant bon nombre de mes seigneurs vassaux étaient armés aussi cela pourrait s'avérer bien dangereux. Aussi, je lui indiquais d'un signe de tète l'assemblée et il beugla des ordres à s'en bousiller les cordes vocales. La garde royale fine fleur des tueurs insulaires rétablit le calme en cognant le manche de leurs grandes haches doubles à deux mains contre le sol gelé. La tension descendit lentement mais surement jusqu'à ce que la situation soit de nouveau sous contrôle. Eperonnant doucement les flancs de ma monture, je m'approchais des quatre volontaires. Dame Alannys votre piété n'a d'égale que votre bravoure ! Vous êtes la survivante des flammes destructrices. Nul doute que le Noyé notre père vous accueillerait avec joie à ses cotés. Nul femme plus vaillante que vous n'a saigné pour ma maison ! Puis, je posais ensuite mon regard sur lord Harloi, grande gueule de nature mais un bon combattant, respecté et loyal. Sa proposition stratégique m'était odieuse mais allais-je me priver de sa lame et de sa langue pour autant ? Lord Harloi je n'ai jamais douté que vous accepteriez d'offrir votre vie pour la cause, rejoignant notre Dieu pour festoyer éternellement avec lui en chantant vos exploits. Nous étions à Eysines je connais la mesure de vos efforts.

Mes yeux bleus aciers se posèrent ensuite sur mon compagnon d'arme et frère de débauche. Euron, guerrier qui serait capable de s'empaler sur une lance ennemie pour défendre ma vie. Euron, l'un de mes amis les plus chers et l'un des plus audacieux et téméraire fer né à avoir foulé ce monde. Mon frère, mon compagnon, mon berseker tu es certainement l'un des plus fidèles adeptes du Noyé en ces lieux ! Tes exploits retentiront encore longtemps sur nos Iles et dans les chants de nos frères et de nos sœurs. Et il est certain que les autres élus du Noyé te rendront un hommage vibrant lorsque tu les rejoindra ! Enfin mon regard, se porta sur Myria qui une fois de plus avait choisie de se porter sur le devant de la scène, fidèle à sa nature ce qui semblait déplaire à nombre de fer nés. En même temps, sa bravoure tempera le déplaisir que son acte me causait. J'avais besoin d'elle pour une mission bien précise de même que j'avais besoin de chaque personne présente devant moi. Princesse Myria vos mots sont fort justes comme souvent ! Vous avez raison les insulaires ont acceptés de pénétrer dans le septuaire et cela ne serait que justice que votre acte ne reflète leur dévouement envers ma maison. Vous avez énormément fait pour ce royaume et cela ne sera point oublié. Je ramenais les rênes de mon cheval vers moi avant de faire le tour de l'assemblée au pas. Ce feu que j'avais allumé risquait fort de devenir à double tranchant.

Il ne pouvait être contrebalancé que par un contre brasier aussi puissant. Ce qui est mort ne saurait mourir mais renait plus fort et plus vigoureux à la peine ! Cependant aucun de mes loyalistes ne perdra la vie en ce jour. Car, aussi doux que pourrait être ce sacrifice au cœur du Noyé, je suis persuadé que ce dernier préfèrera mille fois l'offrande des entrailles de nos ennemis, le sang de ceux ayant massacrés tant de ses fils et de ses filles bien loin de notre mère son épouse l'océan. L'ardeur de même que la dévotion que vous avez démontré en ces instants ne lui indiquent que trop bien que son tribut sera versé dans un avenir proche. Je serais le premier à clamer que ce qui est mort ne saurait mourir mais renait plus fort et plus dur à la peine lorsque ma lame s'enfoncera dans le cœur d'un félon car j'ai frôlé la mort à Eysines à l'instar de chacun d'entre vous. Revenant près de la berge de la Nera à coté du prêtre comme de mon épouse ainsi que Victarion, je descendais de cheval en me laissant glisser en réprimant un gémissement de douleur. Alannys Timbal, Geralt Harloi, Euron Timbal et Myria Hoare votre dévouement restera à jamais gravé dans nos mémoires cependant vous avez encore beaucoup à accomplir avant de rejoindre notre père. De même que moi alors que je me sacrifierais volontiers pour ma Foi en d'autres circonstances. La notion de sacrifice peut prendre bien des formes. J'estime que bien trop d'hommes et de femmes valeureux sont tombés au cours de cette guerre ! Des pères, des frères, des oncles, des fils, des cousins et des sœurs, mères, cousines ou tantes. Prions pour ces derniers et faisons leur la promesse solennelle que leurs morts seront vengées !  

J'avais bien pensé à offrir un sacrifice bien réel au cours de cet évènement très important pour l'avenir mais il ne s'agissait nullement d'un de mes compatriotes insulaires d'une part parce que mes braves hetaerois et fantassins sanguinaires représentaient l'épine dorsale de mon armée aussi chaque noble présent ici m'était infiniment précieux car chaque seigneur ou noble fer né survivants et se trouvant dans l'assemblée était respecté de ses hommes. Oh, la foi profonde envers notre dieu balaierait sans doute la perte et fidèle à notre tradition le sacrifié serait glorifié et chanté en héros surtout si ma campagne de reconquête s'avérait fructueuse. Cependant, cela n'était point la seule raison de refuser cet acte sacré. Certains riverains étaient de fidèles dévots des sept et je ne pouvais décemment pas m'aliéner certains de mes quelques soutiens continentaux encore fidèles. Les riverains représentaient une bonne part de mon contingent. Sans compter que l'union du royaume à travers ma vision nécessitait une neutralité religieuse et une tolérance relative entre les deux cultes. Il était déjà bien assez compliqué de traiter avec les différences culturelles alors les religieuses...Et puis pour finir, je ne pouvais guère mettre en danger l'alliance précaire et hypocrite avec la Foi quand bien même celle ci ne valait pas grand chose au vu du peu d'efficacité des troupes croisées au cours de la campagne passée. Non, décidemment j'avais été bien maladroit en évoquant cette possibilité et j'en mesurais pleinement le cout alors que je prenais conscience de la délicate merde dans lequel je m'étais fourré. Nous n'étions pas dans les Iles de Fer et le contexte stratégique catastrophique ne me permettait point d'imposer une telle tradition à mes barons riverains.

Fort heureusement pour moi, j'avais eu l'idée d'un acte symbolique pour nous attirer la faveur divine ainsi qu'une vengeance métaphorique sur l'éternel ennemi, fléau des fer nés et riverains et tueur d'Hoare. Je faisais là un pari dangereux car les esprits s'étaient bien échauffés. Cependant, il était hors de question que je perde une emprise par trop précaire et fragile sur les continentaux. J'avais prévu cet évènement comme le clou de ma double union mais jouer cette carte maintenant permettrait peut être de sauver les meubles.  Après quelques instants, je  m'approchais de mon étalon tenu par Victarion. Je récupérais un cor de guerre attaché à ma selle puis le portais à mes lèvres et le son résonna longtemps dans l'air glacial. Le martèlement effréné d'une cavalcade s'imprima dans les oreilles de tous. On eut dit qu'il s'agissait du tonnerre tant le fracas était assourdissant. Soudain, des cavaliers légers fer nés apparurent et arrivèrent de l'ouest et des collines. Capitaine Botley, vous avez fait du bon travail. Saluais je l'insulaire qui sauta de cheval et s'approcha de moi après avoir arraché prestement un loup impressionnant dont la gueule était maintenu fermée par une corde. L'animal fut jeté à mes pieds. Et Victarion le maintint au sol de sa botte tandis que celui-ci ruait en tout sens pour s'échapper. Il y aura bien un sacrifice en ce jour ! Mais celui-ci sera avant tout symbolique car ce loup attrapé ce matin par mes éclaireurs symbolise le plus dangereux de nos ennemis ! Ce prédateur est le blason des Stark. Le Braenaryon a vaincu mon père mais avant que mon dernier souffle ne soit venu, je lui ferais subir le même sort j'en fais le serment devant cette auguste assemblée et devant mon Dieu !

Je saisissais prestement la corde maintenant la gueule du canidé fermé et le tirais vers l'eau sans ménagement. Une fois le bas du corps immergé, je retirais la corde et attrapant le prédateur des bois par la peau du coup, je l'empoignais par la nuque et l'attirais vers moi dans les flots plats et silencieux de la Nera. L'animal se débattit furieusement et claqua des mâchoires dans le vide à quelques centimètres de ma main en tentant de se dévisser la gueule pour m'atteindre. Mais, ce dernier reprenait lentement le contrôle de sa puissante mâchoire qui avait été entravée longtemps. Or bien conscient que je pouvais risquer de me faire mordre au sang par le lupin hargneux, je le plongeais dans l'eau placide brutalement. Les griffes des pattes du loup déchirèrent mes premières couches de vêtement sous l'eau tandis que ses pattes s'agitaient en tous sens pour tenter de me repousser et d'échapper à la funeste étreinte. Raffermissant ma prise sur le loup, je sentais l'énergie que me coutait ce duel avec le chasseur des bois. Des plaintes étranges émanèrent de l'eau tandis que le loup perdait pied et cessait peu à peu de se débattre. Une fois certain que la besogne était achevée, je lâchais la carcasse qui flotta à la surface du fleuve et regagnai la berge d'un pas tranquille.

L'eau avait été glaciale aussi j'apprécierais autant que l'on ne s'éternise pas sur la beauté de ma technique de noyade. Et que la fièvre qui s'était emparée de l'assemblée soit redescendue de quelques crans suite à mon offrande métaphorique. Parce que je ne laisserais personne mourir en ce jour. La guerre reprendrait bien assez tôt et des centaines d'hommes ne manqueraient pas de perdre la vie. Parmi ces nobles visages m'observant, certains ne seront peut être plus vivants également. Je pouvais perdre la vie pour ma cause. Par le Noyé, cela risquait même foutrement d'arriver et cela ne me faisait ni chaud ni froid mais mourir avant même d'avoir pu me battre pour ma vision. Non, cela je ne pouvais le concevoir. Aussi, je refusais que mes plus proches fidèles ne meurent autrement qu'à mes cotés sur un champ de bataille. Si cela faisait de moi un mauvais fidèle alors soit. Prêtre un sacrifice aussi loin du sel de l'océan pourrait bien être hasardeux il me semble ? Comme je l'ai clamé cette modeste étendue aquatique n'est guère qu'une ombre piteuse de la gloire des flots et des vagues, du ressac et des vents iodés. Les demeures liquides du Noyé se trouvent dans les plus profonds des fonds marins. Serait il raisonnable de risquer l'âme d'un fidèle et dévoué guerrier de notre père dans de telles circonstances ? Je ne le pense pas mais je ne suis qu'un fils pieux du maitre des mers et des océans et non l'un de ses portes paroles. 

Me tournant ensuite vers les nobles groupés en arc de cercle, je réfléchissais aux mots que je pouvais employer pour expliquer que nous avions tous une importance capitale dans les évènements à venir et que mourir pour notre dieu était certes un honneur mais que servir ce dernier en étant vivant était une gloire plus impérissable encore. Parant au plus pressé je jouais sur l'axe le plus évident mais qui représentait la pierre angulaire de toute chose dans un contexte comme le notre. Chaque membre de cette assemblée est primordial de même que chaque membre de mon peuple. Du premier au dernier d'entre vous, chaque bras sera précieux sur le champ de bataille, chaque loyauté permettra de vaincre l'ennemi. Le Noyé est heureux lorsque le sang des tueurs de fer nés coulent abondamment et viendra rapidement le moment de contenter notre Dieu n'en doutez point mes frères ! Maintenant que les choses sont dites clairement pouvons nous passer à mon foutu mariage. Mon gosier se fait bien trop sec et je vais finir par me les geler si nous restons là comme des statues de grès. Pour sceller cette nouvelle union du Conflans et des Iles de Fer, je veux que l'union de nos âmes soit également accompagnée de celle de nos sangs. Car le sang des riverains et des fer nés a coulé en abondance pour défendre cette terre qui est la votre tout autant qu'elle est la mienne. Ce sang n'a fait qu'un quand nos frères d'armes sont morts ensemble à Buron puis Eysines et qu'il s'est répandu dans les plaines glacées. Il ne fera qu'un en ce jour et pour ceux à venir. 

Me tournant vers Helena, je fus heureux de lire le sourire sur ses lèvres. En dépit de la tempête que j'avais moi même déclenché le programme se déroulait désormais comme prévu. Cela était un choix personnel quelque peu éloigné de la tradition de la noyade cependant à travers ce pacte de sang, je souhaitais bien faire comprendre que le royaume se devait d'être uni. Le prêtre à qui j'en avais référé par piété m'avait indiqué que cela n'était guère courant mais il m'avait donné son accord aussi, je n'avais pas hésité à innover pour cette cérémonie. Celle-ci tira ma dague et je lui tendis ma paume gauche -ma mauvaise main celle avec laquelle je maniais la hache et non l'épée- qu'elle entailla proprement avant de me tendre la lame et je fis de même avec la sienne puis nous laissâmes couler quelques gouttes de notre sang dans la Nera déjà pourpre en raison du sang carnassier répandu. Puis, je prenais la main saignante d'Helena dans la mienne et le prêtre du Noyé vint nouer un ruban autour de ces dernières. La cérémonie sous l'égide de mon Dieu allait commencer et ensuite nous pourrions tous aller nous installer sous le chapiteau sous lequel se trouvait nombre de braseros. La cérémonie du coucher arriverait bien assez tôt. Mais pour l'heure, il fallait que je sache si les esprits échaudés par ma faute s'étaient calmés suffisamment pour que nous puissions prononcer nos vœux avec la bénédiction du prêtre. Si les esprits étaient encore brulants, je pouvais tout à fait laisser fer nés et riverains s'affronter dans des concours de lutte ou de combats à main nu pour qu'ils se défoulent.









   
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