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Au beau milieu du morne hiver PV Myria
MessageSujet: Au beau milieu du morne hiver PV Myria    Sam 11 Aoû - 13:55

Au beau milieu du morne hiverYoren & Myria
 
La nuit était tombée depuis plusieurs heures désormais et dans les cieux nocturnes aux allures de ténèbres à peine entredéchirés par les pales rayons d'une lune moribonde aux éclats nacrés. Le camp semblait plongé dans un état de tranquillité profond. Le banquet avait eu lieu deux jours plus tôt et la routine martiale avait repris son cours de manière impitoyable. A peine fêté mon couronnement, la mémoire de mon illustre et glorieux prédécesseur ainsi que celle de tous nos braves frères d'armes et soldats tombés au champ d'honneur à Eysines, l'avènement d'un nouveau futur pour le Conflans et les Iles de fer. A peine fini les chants en hommage à la plus grande charge de tout les temps menée par le roi des rois en personne, les hymnes guerriers gueulés comme si hurler permettait d'exorciser toutes les peurs celles de ce passé auquel on avait réchappé que de justesse et celles de demain qui s'annonçait tout aussi sanglant, les prières aux Sept comme au Dieu Noyé chantées solennellement en chœur par des milliers d'hommes et planant au dessus de nos tètes comme une mélopée funeste aussi belle que tragique. A peine tout cela achevé que la dure réalité reprenait ses droits sur le monde.

J'espérais avoir convaincu les barons riverains avec ma vision de ce que devait être l'avenir du royaume des Fleuves et du Crépuscule. Une vision articulée en plusieurs axes reposant sur un projet de réforme politique solide. Au vu de la meilleure volonté constatée chez les troupes riveraines le lendemain de la beuverie je pensais que cela avait été le cas. Le royaume de mes aïeux ne pouvait espérer se perpétuer sans de profonds changements et c'était ici au milieu de la dernière partie continentale de mon territoire que je les avais amorcé. Joren en son temps avait compris que ce que voulaient les riverains n'était ni plus ni moins que ce qui existait dans le Val. Mais, l'état d'esprit des rois Hoare avait rendu cet espoir impossible à réaliser car les rois de la noire lignée avait toujours écrasé le Conflans de leur poigne ferme parfois pour de bonnes raisons et parfois par simple cruauté. Je représentais le changement presque malgré moi car ma situation était critique et mon ascendance déshonorante mais au lieu de tenter de le réfréner je l'embrassais pleinement. Yoren le batard légitimé, Yoren le roi pirate, Yoren le requin noir, Yoren le réformateur, Yoren le bâtisseur je me demandais lequel de ces surnoms passerait à la postérité si je venais à tomber au cours de la reconquête.

Récompenser la loyauté et punir la félonie était un raisonnement logique de n'importe quel souverain dans une situation comme la mienne. La routine martiale révolutionnant l'armée avait reprise et c'était cette dernière qui fatiguait les hommes. Mais mieux valait une saine fatigue aujourd'hui pour une victoire plus aisée demain que le contraire. Quant à ma garde royale celle ci se constituait bon gré mal gré selon mes instructions. Je l'avais voulu à mon image imposante et sauvage. Si je réformais le pays au niveau politique, économique et militaire je pouvais au moins m'offrir une garde personnelle conforme à mes envies. Toute la maison Hoare se devait d'être protégée et plus particulièrement Helena. Oh, le mariage n'avait pas encore eu lieu mais cela n'était plus qu'une question de temps tant les préparatifs semblaient incessants. Cette union bénie des Sept et du Dieu Noyé et les festivités qui s'ensuivraient viendrait offrir un nouveau répit aux hommes ainsi qu'un motif de réjouissance pour mon peuple. Tandis que je quittais ma tente pour aller savourer un grand bol d'air frais emmitouflé dans une épaisse fourrure si lourde qu'elle pesait même sur mes épaules six gardes royaux en armure d'ébène, la cape grise flottant au vent, le visage tatoué, le casque nasal sur le front et la grande hache à deux mains sur l'épaule m'escortèrent jusqu'aux lieux du banquet.

Là, je m'asseyais fort cavalièrement sur l'une des tables vides et portais ma coupe de vin chaud au lait de pavot à mes lèvres le regard perdu dans le vide. J'étais là sans être là. Perdu quelque part dans ce que les hommes sages nommeraient les limbes illusoires d'un avenir rêvé. Dans la cour d'une forteresse de grande taille sans égaler celle de la maudite Harrenhall je me tiens droit et royal tandis qu'un garçonnet de cinq ans s'entraine à monter à cheval sous l'égide d'un chevalier. Le petit garçon chancelle un instant sur son poney avant de se rattraper de justesse puis d'afficher une moue rayonnante de fierté en faisant avancer sa monture à la robe de jais au pas sous le regard aiguisé de son professeur. L'enfant monte comme un centaure. Nul doute que le sang des Bracken coule dans ses veines. Un instant, le petit prince souffle pour écarter une mèche de cheveux cendrée de son visage aux yeux gris acier. Alors qu'il fait le tour de la cour intérieure, l'enfant m'adresse un signe de la main et je l'applaudis bruyamment en vantant ses talents de cavalier émérite sous le sourire du maitre d'armes et du maitre des écuries royales. Puis, une petite chose percute durement mes jambes mais je reste ferme sur mes appuis. Me tournant j'abaisse mon regard sur la petite fille qui se blottit contre mes jambes et un large sourire étire mes royales lippes. Je me penche en avant pour la prendre dans mes bras et dépose un bisou sur son front avant de la faire tournoyer au dessus de moi ce qui lui arrache des petits cris effrayés.

Ramenant ma fille dans mes bras, je remarque Helena qui s'approche de moi plus resplendissante que jamais un nourrisson dans les bras. Ma reine m'embrasse avec toute la fougue de son caractère et je lui rends son baiser avec une passion similaire. Celle-ci m'indique que le conseil des seigneurs du royaume attend ma présence et je l'embrasse une nouvelle fois avant de déposer ma princesse au sol puis de me diriger d'un pas tranquille vers la salle du conseil une douzaine de gardes royaux sur les talons. Les seigneurs fers nés et riverains s'inclinent sur mon passage tandis que je vais prendre place en bout de table avant de faire signe à l'intendant de dérouler l'ordre du jour. Les débats s'animent séance tenante et je me languis déjà de la présence d'Helena. L'exercice est ennuyant mais nécessaire. Engoncé dans une royale posture j'écoute avec attention les propositions de chacun, jaugeant, analysant et réfléchissant avant de me prononcer ou de remettre mon jugement au lendemain. Les greffiers grattent le vélin de leurs plumes acharnées. Le commerce est florissant m'apprend un échevin car l'axe Castral Roc, Beaumarché, les Eryés est une source de prospérité assurée.

Un sourire étire mes lèvres alors que je repense à la personne m'ayant soufflé cet ambitieux projet il y a désormais des années de cela. Puis, d'un geste je mets fin à l'assemblée avant de retenir auprès de moi les quatre plus grands seigneurs du royaume. Ceux des maisons étant restées loyales alors même que l'héritage de mes ancêtres n'était plus que débris. Nous parlons de l'armée et de son évolution. Le sujet me passionne fidèle à ma nature. Dans la paix, j'ai pris gout aux joutes et aux mêlées ces traditions continentales afin de canaliser ma nature guerrière. Mais, améliorer l'armée du royaume est une obsession chez moi car je ne veux plus jamais revivre les sombres jours durant lesquels ma lignée a manquée de s'éteindre. Je ne veux pas d'une belle armée comme le fut la notre dans le temps mais d'une force militaire efficace et souple comme elle l'est devenu suite à mes réformes. Demain j'écouterais les doléances et arbitrais les querelles pour l'heure, je veux revoir mon épouse et qui sait lui faire un autre enfant. Soudain, tout disparait devant mes yeux et je me vois à genoux sur un champ de bataille une nuée de corbeaux croassant autour de mon visage tandis que du sang s'écoule de mon visage et de sous mon armure de plates de jais.

Je laisse tomber mon casque d'un coup de sangle et tente de me redresser en prenant appui sur mon épée mais je m'effondre lourdement pour ne pas me relever.
Revenant dans la réalité après cet élan fantasmagorique je renverse ma coupe de vin d'un geste brusque involontaire ce qui inquiète mon élite qui se place en position de combat circulaire autour de moi. L'un des gardes me demande si tout va bien et je lui réponds que oui. Reprenant peu à peu pied dans la réalité, mettant cela sur le compte du froid et de mes blessures. Je porte la main à la cicatrice courant de mon front à ma joue avant de me relever et de prendre le chemin de mon pavillon royal d'un pas raide. Arrivé devant la gigantesque tente au dessus de laquelle bat mon enseigne dans le vent nocturne, j'ai la surprise de constater la présence de la princesse Myria Hoare que j'avais gracié le soir du banquet. Que faisait elle ici ? La gracier ne suffisait il pas ? Qu'est ce que ma belle sœur attendait encore de moi ? D'une humeur soudainement mauvaise, je pénétrais dans ma tente dans laquelle régnait une chaleur accablante mais délicieusement réconfortante en comparaison à la fraicheur extérieure. Otant ma fourrure et la laissant par terre, je me resservais une coupe de vin sans lait de pavot cette fois ci et la vidais d'un trait. M'essuyant les lèvres d'un revers de main, je donnais finalement l'ordre à mes hommes de la laisser rentrer au lieu de moisir sur le pas du pavillon dans un froid glacial.

Prenant la parole d'une voix sarcastique. "Princesse Myria ? Que me vaut cette visite nocturne ? Votre trahison vous empêche t'elle de trouver le sommeil ? Ou cherchez vous quelqu'un pour réchauffer votre couche ?"  Puis, m'asseyant sur mon lit de campagne je l'observais à la lueur des feux dans la pièce. Ma colère refluait peu à peu de mon esprit tandis que je m'interrogeais au sujet de ma nièce qui avait disparu suite à la bataille de Buron. Était elle morte ? En vie ? Abandonné dans un septuaire ou chez une famille de paysans ? Mais mes pensées prirent rapidement un autre chemin que la préoccupation familiale alors que je voyais la bru de feu Harren se déplacer avec grâce et sensualité dans la pièce. Sa captivité chez les Tully lui avait certes fait du mal et elle avait bien du perdre quelques kilos mais sa beauté restait intacte. Une beauté sévère mais langoureuse, attirante mais dangereuse. Une beauté ayant du s'avérer une arme redoutable par le passé mais qui ne fonctionnerait guère sur moi. Pourtant, je me surpris à lui proposer. "Servez vous donc une coupe de vin et venez me rejoindre vous avez l'air frigorifié." 
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Brule de t'élever. Maison Hoare.

It's not until you're broken that you find your sharpest edge.:
 


Dernière édition par Yoren Hoare le Lun 13 Aoû - 18:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Au beau milieu du morne hiver PV Myria    Hier à 2:25

L'eau était glaciale, mais Myria ne fit aucun commentaire à son unique servante qu’elle soupçonnait de l’espionner pour le compte du nouveau Roi du Sel et du Roc. Elle avait pris l'habitude de conditions de vies bien plus difficiles encore que celles qui lui étaient à présent offertes. Si elle n’avait point recouvré tout le confort auquel elle était habituée, et moins encore le respect de ses pairs, au moins conservait-elle son nom, son titre, ses robes et parures ainsi que la tente de Joren. De plus, elle profitait de vrais repas et de suffisamment de vin chaud pour arriver à trouver le sommeil. La jeune femme aurait pu se plaindre, mais à quoi bon. C’était amusant lorsque le Conflans était un grand et puissant Royaume dont elle serait la reine un jour, désormais ça n’avait plus de sens de jouer les précieuses Princesses. Cette eau glacée lui gelait le visage et abîmait ses mains, mais elle avait appris à serrer les dents et à survivre. Sa beauté en souffrait, mais moins que le pays avait souffert de la guerre et moins que son coeur et son honneur n’avaient soufferts des événements.

La Princesse se regarda un instant dans le miroir, face à elle même, face à ses erreurs et ses turpitudes. Il n’y avait pas de quoi être fière. Elle avait enchaîné les échecs depuis que Joren l’avait appelé auprès de lui pour lui annoncer qu’il avait trahi son père. Il lui semblait que les Dieux s’étaient joués d’elle tout ce temps, lui refusant tout succès pour lui faire toucher le fond. La seule chose qu’elle avait réussi était là pire, la seule qu’il lui arrivait de regretter, celle qui lui avait le plus coûté : tuer son bien aimé.

Survivre. À tout prix, survivre.

La Hoare ne savait plus qui elle avait trahi et à qui elle avait été loyale à force d’envisager toutes les options. Mais surtout elle ne savait plus pourquoi elle avait été loyale à Harren. Tout ça pour ça… Aucune reconnaissance. Elle prit appui sur ses mains enfonçant sa tête baissée entre ses épaules. Et pourtant, je suis en vie. Elle releva la tête et de fixa d’un oeil sévère, comme elle aurait fixé le Roi des Rois s'il était là.

__ Tu ne m’as pas donné la couronne malgré ce que j’ai fait pour toi Harren, et maintenant c’est une autre qui est destinée à la porter à ma place. Mes fils n’auront que les miettes que Yoren voudra bien leur laisser. Et moi, à quoi je sers, quel est mon destin dans tout ça ? Si je ne suis pas reine, moi qui suis née pour gouverner, pour donner une voix au Conflans, que vais-je donc bien pouvoir faire. Je pourrais me battre et encore me battre pour récupérer mon titre à n’importe quel prix. Je devrais peut être le faire parce que je ne sais faire que ça. Mais je ne le ferais pas car ça ne serait pas servir le Conflans comme j’ai toujours essayé de le faire. »

La brune eut un petit rire sarcastique.

__ Quelle ironie, pendant que je m’échine à réunir ce pays, se sont ceux qui le divisent qui me traitent de traîtresse et ceux que j’essaye de sauver qui me crachent à la figure ! »

Se disant, elle avait saisi la vasque de porcelaine et l’envoya valser à travers la tente. La camériste se précipita pour ramasser les morceaux. Une fois fait, elle aida Myria Hoare à s'habiller et à se coiffer puis cette dernière alla prendre l’air. Elle était là depuis deux jours et chacune de ses sorties était une épreuve, mais lorsqu'elle était enfermée dans cette tente, elle tournait comme un lion en cage.

La jeune femme aux yeux azur portait une robe de taffetas vert ajustée qui découvrait ses épaules et se fermait par de petits crochets sur le devant. Par dessus, une houppelande de velours vert sombre dotée de longues manches doublées de brocard doré avec de la fourrure noire aux ourlets, sur le profond col en V et en bas de la robe. Une ceinture de cuir noir fermait la houppelande. Elle était ornementée de plaques de bronze doré ciselé aux armoiries de la maison Hoare. Une lourde tresse ornée d’anneaux d’or ciselés tombait sur son épaule droite, d’imposantes boucles d’oreilles assorti à un lourd collier terminaient la parure princière. Elle jeta une cape de fourrure noire sur ses épaules pour se tenir un peu plus chaud.

La princesse s’arrêta sur la lice et observa l’entraînement avec un sourire, elle n’entendait pas grand chose aux passes d’arme à proprement parler, mais la simple vision du jeune Roi et de ses hommes à la tâche était réconfortante. Elle se souvint des oeillades que Joren lui adressait lorsqu'il s’entraînait et sentit son coeur de serrer. Que n’aurait elle pas donné pour le voir lui plutôt que son demi frère bâtard. Tu ne m’as pas laissé le choix mon amour. Alors que le visage de son Prince se dessinait sur les traits de Yoren, elle détourna ses yeux mouillés et quitta le champ d’entraînement et erra quelques temps.

Quelqu'un cracha non loin de la brune, elle savait que cela lui était adressé et préférait ne même pas savoir qui lui adressait cette marque de mépris. Elle continua donc son chemin de sa démarche altière sans broncher, ravalant sa rage et ses larmes. Plus loin, un petit groupe de soldats lui fit barrage pour l’insulter, elle se contenta de se murer dans le silence et dans la froideur d’un regard appuyé. L’un d’eux fit un mouvement vers elle, elle fit un pas en arrière prête à attraper la dague dissimulée entre ses seins. Son garde du corps, mandaté par Yoren, probablement plus pour la surveiller que pour la protéger n’avait pas levé le petit doigt sur le cracheur et elle commençait à se demander s’il comptait empêcher les soldats Fer-nés particulièrement virulents de la tuer, où pire. Si tel n’était pas le cas, elle vendrait chère sa peau et le peu d’honneur qui lui restait. Heureusement, celui-ci dégaina partiellement son épée et fit non de la tête ce qui suffit à faire reculer les hommes. Soulagée mais pas moins échaudée, elle préféra regagner sa tente pour y écrire quelques missives et ne reparut pas de la journée.

Le soir venu, Myria se dirigea vers la tente du Roi dans l’espoir de mettre les choses à plat pour pouvoir à nouveau avancer. Hélas, il dînait dehors et elle attendit donc longuement dans le froid glacial. Quand elle le vit enfin arriver, elle ne sentait plus ses pieds, ses mains étaient gelées, son nez, ses joues et ses lèvres rougis et transis de froid. Et Yoren la fit encore attendre quelques instants qui lui parurent une éternité. S’il lui refusait audience après une telle attente, elle mourrait de froid devant sa tente ! Heureusement, ce ne fut pas le cas et c’est avec un langoureux soupir de soulagement qu’elle s'engouffra dans la tente où régnait une douce chaleur réconfortante.

__ Qui ais-je donc trahi, dites moi ? »

La veuve se servit du vin et en apporta une coupe pleine à Yoren. Elle parlait d’un ton calme mais grave, plongeant son regard azur dans celui du Roi.

__ J’avais prévenu Harren que j’allais effectuer des manoeuvres politiques douteuses, que je ferais ce qu'il ne pouvait pas faire. Je pensais qu'il avait compris qu’il s’agissait de gagner la confiance de l’ennemi ! Et cet imbécile se précipite pour frapper mon nom et ma lignée d’infamie ? Comme si la trahison de Joren ne nous avait pas suffisamment divisés ! Les Hoare et leur absence totale de sang froid ! Je vous maudirai sur cent générations si je n’en était pas devenu une par la force des choses, si mes enfants n’en étaient pas. »

Le ton était monté, le regard de la princesse s’enflamma et elle se dirigea vers la table de sa démarche féline. Réchauffée, elle enleva sa cape de fourrure et la posa sur le dossier d’un fauteuil. Dégageant sa lourde tresse de sa blanche nuque d’un gracieux mouvement de la main. Elle but d'une traite la coupe de vin et se resservit, puis reprit, tournant lentement pour faire à nouveau face à Yoren.

__ J’étais partie pour convaincre le Tully de revenir dans nos rangs pour unir à nouveau tout le Conflans. Je voulais recueillir des informations sur les défenses de Vivesaigues et l’organisation des forces du Conflans Libre. Je voulais sonder l’Empereur pour trouver ses faiblesses. Je n’ai réussi qu’à me faire emprisonner et à être condamnée par Harren. Je n’étais pas là quand mon peuple et mon Roi avaient besoin de moi à Eysine et croyez bien que je le regrette. Je vous accorde que j’ai pris bien trop de risques pour bien peu de résultats, mais je pensais pouvoir compter sur l’intelligence stratégique d’Harren pour comprendre mon jeu et en tirer le meilleur parti quel que soit mon sort. N'avais-je donc pas prouvé ma loyauté en tuant l’homme que j’aimais pour le bien du Royaume ? »

La brune plongea un regard triste et désabusé au fond de sa coupe avant d’y plonger les lèvres. Il lui semblait qu'il faisait vraiment chaud dans cette tente, elle défit donc sa ceinture pour enlever la houppelande et la poser sur sa cape.

__ Qui a écrit au Grand Septon pour qu’il dirige la croisade sur les jumeaux ? Qui a essayé de convaincre Joren d’abandonner son projet dément par tous les moyens jusqu'à ce qu’il décide de ne plus jamais me parler, même après que j’ai mis nos jumeaux au monde ? Qui s’est excusé auprès de l’Ouest pour les frasques inconsidérées du Prince ? À l’heure où mon époux abandonnait ses hommes à la vengeance aveugle du Noir, qui a prit la tête de l’armée pour réunir nos forces sous l’unique bannière Hoare ? Lorsque les cavaliers d’Orys Baratheon nous faisaient face sous une pluie de traits à Buron, qui est resté avec les soldats pour éviter la débandade ? Qui a écrit à la Reine Jordane pour que les Lannister entrent en guerre suite au massacre des combattants de la foi venus de l’Ouest ? Personne dans ce foutu Royaume n’en a fait autant que moi. Personne n’a payé ses erreurs aussi cher que moi. Personne n’a été aussi acharné que moi pour que les alliances et les amitiés survivent à cette guerre ainsi que la famille et le Royaume. Je mène le vain combat d’être une femme de paix au milieu d’hommes de guerre depuis tant d’années que je ne sais plus si, une fois, une seule petite fois, mes actes ont comptés. »

La brune était tellement en colère qu’elle en avait les larmes aux yeux. Ses poings se relâchèrent doucement alors que son regard de perdait dans le vague. Elle ferma les yeux une seconde et quand elle les rouvrit, ils s’étaient à nouveau posés sur le Roi.

__ Merci d’avoir veillé sur mon fils malgré tout. »

Myria eut un sourire furtif de gratitude avant de continuer sur un ton nettement moins affable.

__ Quoi qu’il en soit, j’exige que mon nom soit lavé ainsi que celui des Frey. Je veux aussi une épée lige plus à même de défendre mon honneur… et de l’eau chaude pour ma toilette. »


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MessageSujet: Re: Au beau milieu du morne hiver PV Myria    Hier à 18:18

Au beau milieu du morne hiverYoren & Myria
Assis sur le rebord de mon lit de campagne probablement bien plus confortable que celui qui aurait pu être le mien dans le donjon de la forteresse de Pierremoutiers, j'observais Myria d'un œil terne. Bien plus terne que l'on n'aurait pu s'y attendre d'un homme comme moi. La concupiscence naturelle qui me collait d'ordinaire à la peau semblait avoir disparue pour laisser place à une mine grave et marquée par bien plus que la cicatrice traversant mon front pour aller s'achever sur ma joue droite en un sillon imparfait et irrégulier. A dire vrai ce n'était point tant le fait d'avoir manqué de perdre la vie à Eysines qui m'avait changé ou du moins amorcé ce processus inaltérable de ma personnalité. Car la mort faisait partie intégrante de ma culture de naissance et comme le répétaient si bien nos prêtres. Et encore bien plus la glorieuse mort du guerrier les armes à la main. Une telle fin était un honneur incommensurable digne de faire parvenir une âme auprès du Dieu Noyé afin de festoyer éternellement dans son maritime panthéon. Ce qui est mort ne saurait mourir mais renait plus fort et plus vigoureux à la peine. Non, ce qui expliquait cette expression désabusée et empreinte d'une gravité que l'on ne m'aurait jamais prêté en public parce qu'un souverain se devait d'être le roc sur lequel se reposait son peuple au milieu de la tempête en toutes circonstances ce n'était point d'avoir frôlé la mort et senti l'haleine putride de la faucheuse au cours de mes songes enfiévrés ou du semi coma que j'avais vécu lors de la retraite précipitée vers le Sud Conflans.

Ce qui expliquait mon attitude à l'opposée de mon caractère habituel s'avérait être la prise de conscience de la tache titanesque qui m'attendait, la révélation du poids de cette couronne que je n'avais jamais désiré mais que le Destin avait placé sur ma tète ainsi que les incertitudes et les doutes qui me rongeaient par moments comme tout un chacun. Tout roi que j'étais je n'en restais pas moins un simple mortel capable de se tromper et de faire les mauvais choix. Or désormais, tout mon peuple comptait sur moi et l'époque presque doucereuse des abordages et des pillages semblaient désormais bien lointaine. J'avais rapidement pris conscience que j'allais devoir changer radicalement afin d'acquérir la stature d'un roi pour souder autour de ma personne les plus rétifs. Mes compatriotes insulaires me vouaient une allégeance aveugle mais les riverains s'étaient montrés compliqués. Les différentes mesures que j'avais prises afin de prouver ma volonté de rupture avec un passé certes glorieux mais injuste qu'il s'agisse d'une chartre politique, d'investissements massifs, d'avantages commerciaux avaient je l'espérais tempérer leur rancœur quant au fait de voir un fils illégitime à leur tète cependant bien plus que mes actions ma manière d'être et de penser serait elle aussi jugée.

Oh une fois marié à Helena les barons seraient forcés de se montrer plus dociles ne serait ce que parce que ma promise leur tiendrait aisément la dragée haute au vu de son caractère flamboyant mais j'aspirais à mériter leur allégeance car ma vision de l'avenir du Conflans dépendait de cette union sacrée entre deux peuples antagonistes. Mon regard terne tenait probablement de cette découverte amère. Celle qu'être roi était un poids bien plus qu'une récompense, un devoir bien plus qu'un honneur, une obligation bien plus qu'un plaisir. Harren était mort bien trop tôt sans même me former un tant soit peu à sa succession et voilà que j'apprenais sur le tas, tel un autodidacte funambule louvoyant entre deux précipices. Tant d'Hoare étaient tombés d'abord ce demi-frère que j'avais toujours haï et jalousé, puis père lui même avec lequel je n'avais jamais entretenu de lien filial et enfin les derniers enfants de Myria dont on ne connaissait guère la localisation. Celle qui fut jadis la plus puissante maison de Westeros se trouvait au tournant de son histoire et moi qui n'avais jamais vraiment été porté sur la famille me surprenais à ressentir un élan protecteur envers tous ses membres qui m'avaient pourtant majoritairement rabaissé par le passé.

Mon regard ne quittait point ma belle sœur tandis qu'elle entrait dans le pavillon comme une tornade en furie, pressée par un vent glacial de s'abriter dans les flammes dignes du soleil Dornien. La camériste m'avait rapportée ses monologues sarcastiques et un peu fou face à son miroir de même que ses phases de colère soudaine. Quant au garde du corps fer né que je lui avais assigné il s'agissait d'un excellent ami à moi et vénérable compagnon d'arme qui n'était autre que le fils ainé de l'un de mes commandants. Le Timbal m'avait rapporté chaque mouvement de la princesse dans le camp sans avoir besoin d'évoquer les traitements dégradants que les fidèles du Dieu Noyé composant mon armée lui avaient réservés. Mon compagnon d'arme n'avait du tirer l'épée qu'une seule fois pour dissuader un petit groupe de fer nés de s'adonner aux pires exactions sur la toujours princesse du royaume. Le dernier cadeau empoisonné d'Harren à sa bru. Mesurait elle ce que m'avait couté ma clémence ? Mesurait elle que le fait de l'avoir gracié avait pu déplaire à mes plus fidèles guerriers ? Mesurait elle qu'en la laissant en vie je lui prouvais que j'estimais pouvoir lui faire confiance ? Mesurait elle que si je l'avais fait c'était pour la mémoire de ce demi frère avec qui j'avais partagé du sang noir en commun malgré notre détestation mutuelle ? Mesurait elle que je l'avais gracié pour marquer ma rupture politique avec mon glorieux et illustre géniteur ? Non, bien sur que non car Myria Hoare était ainsi faite qu'elle s'imaginait que tout lui revenait de droit, trait qu'elle avait partagée sans nul doute avec Joren jusqu'à la mort de ce dernier.

Aussi excédé par son expression agressive je faisais fi de ses lèvres rendues presque écarlate par le froid, ses mains et ses pieds probablement à deux doigts du gel ainsi que ses joues d'une blancheur nacrée cadavérique. Superbe même dans une telle situation, je ne perdais pas un instant pour me défouler et lui lançais sans ménagement une pique pleine de sarcasme. L'ouragan qu'était ma belle soeur allait rencontrer une autre tempète ce soir. Et, je ne savais guère comment cela pourrait finir. Sa réponse dans un premier temps mesuré me fit hausser un sourcil tandis qu'elle nous servait à chacun une coupe de vin et qu'elle m'en apporta une nouvelle coupe que je saisis doucement de ses mains glacées. L'étaient elles autant que son cœur ? Son regard azur se planta dans le gris acier qu'était le mien et tandis que je répondais la mine fermée. "Votre maison. Votre titre. Votre roi. Moi et votre fils. Une princesse ne s'enfuit pas chez l'ennemi à la veille d'une bataille décisive sans s'imaginer que l'on ne l'accuserait de trahison." Ma voix était trompeusement calme et aussi glaciale que le vent d'hiver et le cœur de la nuit. Aussi grave et mesurée que la sienne. Comme si je ne faisais qu'énoncer un constat sans la moindre once d'émotion.

Et c'était quelque part le cas car je l'avais bien gracié de cette condamnation paternelle. "Ais je l'air de manquer de sang froid princesse Myria ? Maudissez nous donc vous ne seriez que la énième d'une longue liste tant tout ce continent nous a toujours craint et méprisé ! La trahison de mon demi frère n'eut guère été d'importance si ce dernier avait eu le discernement de mieux choisir son moment. A l'issue de la victoire contre l'empire par exemple ! Joren a fragilisé une situation déjà précaire et rien que pour cela il méritait de mourir. Notre emprise sur le Conflans a toujours été plus ou moins fragile et voilà que ce bien né a eut la superbe idée de creuser un peu plus la fosse commune menaçant tous de nous engloutir. Ne traitez point mon père d'imbécile ! Vous lui devez tellement ! Quoi qu'il est vrai que sur la fin je ne le reconnaissais plus. Nul doute que la perte de Joren combinée à celle de la moitié de son armée à Buron ont du l'atteindre bien plus qu'il ne voulut bien l'admettre. Après tout il n'était qu'un homme. Comment croyiez vous qu'il allait prendre vos manœuvres alors qu'il venait juste de subir la félonie de son propre héritier ?! Pour une fois dans votre vie Myria vous auriez du vous contenter de respecter votre rang." Passant une main sur mes bandages aux cotes tandis que ma belle sœur se dirigeait vers la table de campagne de sa démarche aguicheuse, je laissais mes oreilles savourer le crépitement des buches. Celle-ci ôta son lourd manteau, le posa sur une chaise et dégagea sa lourde tresse d'un mouvement habile et séduisant.

Tandis que je retirais mes bottes la princesse vidait une coupe de vin puis finit par se retourner vers moi. Posant une main sur le collier que m'avait offert Helya sur Pyke il y avait désormais une éternité de cela, je laissais tomber ma coupe de vin vidée d'un trait sur le tapis de la tente. C'est d'une voix moins dure et agressive que je répondais cette fois ci. "Si vous aviez prouvé votre loyauté en faisant abattre Joren et croyez bien que si vous êtes encore en vie c'est en partie en raison de ce sacrifice. Mais vous avez été folle de vous imaginer capable d'un tel exploit. La trahison du Tully ne pourra être récompensée que d'une seule manière et ils vous haïssent autant qu'il me haïsse, qu'ils haïssent tout ce qui a trait au Sautoir. Vos intentions étaient donc louables à n'en point douter mais il ne m'étonnerait guère que vous aviez également tenté de vous offrir une porte de sortie satisfaisante de ce marasme sanglant ne le niez pas. Le désespoir peut nous faire faire des actions insensées mais je vous connais Myria. Si l'empire vous avait proposé quelque chose d'alléchant pour vous et vos fils vous m'auriez trahi sans ménagement. Mais vous êtes là bien vivante et donc utile."

Tandis que ma belle sœur plongeait ses yeux dans sa coupe, je continuais. "Oui, vous auriez du être là pour votre peuple car dans la victoire comme dans la défaite un dirigeant se doit d'être au devant des siens sinon c'est qu'il ne les méritent pas." Myria trempa ses lèvres pourpres dans le vin avant de se défaire de sa ceinture et de sa houppelande dévoilant des formes alléchantes dans un corsage plus léger. Pour ma part, je n'avais point si chaud mais il fallait reconnaitre que j'étais encore en convalescence de mes blessures de guerre aussi la normalité niveau température m'échappait quelque peu. A l'issue d'un monologue sincère et d'autant plus vibrant qu'il n'était qu'empreint de vérité de la princesse, je levais deux mains comme pour mettre fin au débat futile de tous les efforts qu'elle avait sacrifié pour son royaume. "Oui, oui princesse c'est vous et encore vous qui étiez derrière tout cela ! Nul besoin de me le rappeler je ne le sais que trop bien. Oh mais vos actes ont comptés puisque je vous ai gracié en pesant le fruit de vos efforts et celui de votre "trahison". Une femme de paix dites vous. Je ne sais pas si je suis un homme de paix mais je pense être un homme de guerre avec une vision de paix. Tant de braves fers nés tombés bien trop loin des mers de notre Dieu. Tant de braves riverains loyalistes tombés pour avoir choisi de servir leur souverain légitime plutôt que le traitre inféodé aux envahisseurs étrangers. Un royaume exsangue. Je n'aurais jamais cru pouvoir penser dire cela un jour mais je chéris la paix comme un homme chérit un rêve inatteignable. La guerre coule dans mes veines mais je ne veux pas qu'elle hante mes futurs enfants."

Je ne remarquais que tardivement les larmes s'écoulant silencieusement des joues de la princesse et ses poings si serrés qu'elle en aurait mal durant des jours si elle ne les desserraient pas. "Beron est également de mon sang, je n'ai fait que mon devoir d'oncle et d'Hoare." Répondais-je d'une voix laconique. Puis, sentant un soupçon de colère monter en moi, je me relevais brusquement et m'approchais de ma belle sœur d'un pas menaçant. "Que les choses soient claires princesse. Vous n'êtes guère en mesure d'exiger quoi que ce soit de moi. Je vous conseille de vous le mettre dans le crane avant que je ne vienne à changer d'avis à votre sujet. Une fois juste en face de ma ravissante belle sœur, je plantais un regard courroucé dans le sien avant de reprendre. Ce sont vos actions qui laveront votre nom ! Ne croyez pas que je vais vous offrir une rédemption juste parce que vous me le demandez. Si vous aimez tant ce royaume vous le servirez avec justesse et honneur et par ce biais vous effacerez la souillure de ce passé honteux. Quant aux Frey, ils ne sont guère des traitres à mes yeux. Harren les a laissé démuni face à une invasion nordienne aussi je comprends leur choix et peux aisément le leur pardonner. Ils ont d'ailleurs prouvé leur loyauté d'une manière bien malhabile. Votre oncle sera libéré et sera votre protecteur. Quant à l'eau chaude n'exagérez pas ! Nous sommes en guerre au cas ou vous l'auriez oublié et si votre souverain peut s'en passer vous ferez de même." Me radoucissant quelque peu, je reprenais d'une voix plus calme. "Bien vous aurez votre eau chaude. Avez vous diné ?" M'éloignant de Myria, je m'approchais d'une autre table sur laquelle avait été déposé à mon attention des plats aussi divers et variés que nous pouvions nous le permettre. Déposant ma couronne sur un coussin je saisissais le plateau et retournais m'installer sur mon lit avant de commencer à trancher une pomme d'un couteau prévu à cet effet.
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