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Feast of Successors
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MessageSujet: Feast of Successors   Lun 30 Juil - 22:35





Feast of Successors


Contexte
Le Tigre est arrivé. Les rues ne sont pas encore sèches du sang des émeutiers bastonnés par le guet que des fanions se font voir à l’horizon. Le tocsin sonne au port, alors qu’on signale l’arrivée d’une flotte massive. La panique se répand. Le Bief arrive avec ses alliés de la Foi, du Sel et du Roc et de l’Ouest ! Mais la nouvelle finit par trancher la terreur des habitants de Lancehélion. C’était le Tigre. Les bannières sont celles du Nouvel Empire de Valyrien. Des dizaines de navires. Des dizaines et des dizaines. Une galère prend les devants alors que les autres se bousculent dans la rade, commençant à mouiller. Le capitaine de la garde ne tente ni de résister, ni de temporiser. Les troupes du Tigre déjà débarquent. Par centaines, puis par milliers. Lanciers en armures, cavaliers en armures compartimentée, arbalétriers protégés par de lourds pavois. Jusqu’à des éléphants, et des espèces de sauvages portant javelots et peaux de loups. Les Légions Valyriennes prennent pied sur le littoral dornien, tandis qu’une troupe de cavaliers d’élite chevauche sans s’arrêter jusqu’à la Citadelle, prévenue de son arrivée depuis plusieurs jours. Le Tigre ! Cleitos Caradreon demande audience alors que son armée débarque, que sa flotte prend son mouillage.
La réputation des dorniens n’est plus à refaire. Des tablées sont dressées dans les jardins du palais. Pendant la troupe se voit ouvrir débits de boissons, bordels et autres auberges, l’élite et le commandement de l’armée se voient proposer quartiers et espaces dans les casernes de la ville. La cour mise sur son 31, la Princesse est prête, au coucher de soleil, d’accueillir la délégation de ses sauveurs, qui se présentent équipés de pied en cape dans leurs capes pourpres, casques à haut cimier au bras. Les trompettes résonnent. Dorne forge son alliance avec le futur.

Déroulement concret

  • Cette mission durera jusqu’au 31 août 2018 inclus.
  • Vous pouvez poster une page word maximum par réponse, et merci de laisser 2/3 joueurs entre chacun de vos réponses Smile
  • PAS d’ordre de passage. Vous faites comme vous voulez tant que vous respectez la règle ci-dessus.
  • Seul vrai impératif ; indiquez en spoilers où vous vous trouvez globalement et à qui vous parlez. That’s it.


Inscrits
- Deria Martell
- Nalya Ferboys
- Pal Forrest
- Belyar Forrest
- Hathor Qorgyle
- Solvej
- Cleitos Caradreon [PNJ inscrit]
-PNJs à venir ?
Si cette mission vous intéresse, vous pouvez la rejoindre en vous rendant simplement dans ce sujet pour exposer votre idée
 

     
©️ Crédit Dyxie
Le Cyvosse
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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 31 Juil - 13:09

Garder son calme alors que tous semblent s’affoler et s’inquiéter. Garder la tête haute alors que ma principauté semble tomber en morceau et se déliter. J’essaie de me rassurer, ou me consoler, comme je peux, en me disant que grand-mère n’a guère connue de situations semblables et aussi difficiles, mais sans grand succès. Et peu importe au final, cela ne change rien. Quoiqu’il ait pu se passer auparavant n’a rien à voir et n’a aucune importance en vérité. Je me dois de composer avec ce que j’ai, avec ce que j’ai provoqué ou créé, voulu ou non, par ma faute ou non. Et cette colère, cette rancune que j’ai tenté de faire taire pendant longtemps sont devenues trop pesantes pour que je les ignore encore. Et elles ne concernent pas uniquement le Bief ou Peyredragon. Quand j’ai indiqué au Tigre qu’il pourrait bien faire ce qu’il voulait du reste de Westeros, j’étais on ne peut plus sérieuse. Tant que j’arrive à sauvegarder et remettre mes terres d’aplomb, à protéger ce qu’il reste de mon peuple, peu me chaut le sort des autres dorénavant, ils ont tous trop bien su changer d’avis, tourner le dos ou regarder ailleurs quand ils le voulaient.

Et le moment est venu. Je l’espère du moins. Les serviteurs courent dans le palais, je sens autant que j’entends l’effervescence qui s’amplifie autour de moi. J’ai été averti dès que les bannières ont été aperçues au loin, donnant les ordres depuis longtemps préparés. Je n’ai pas eu de réponse du Hightower, sans doute cela lui a-t-il déplu, et je ne sais si les troupes qui viennent d’arriver suffiront, mais il faudra bien faire avec. Je hoche la tête quand Elios me fait un rapport plus précis, alors que Célène tente de me rendre présentable. La grossesse me réussi il parait, malgré la situation. Tant de sottises. Je suis énorme, je pourrais rouler bien plus facilement que je ne marche, j’en suis persuadée. Mais je dois avouer que cette tenue, aux couleurs de ma principauté évidemment, me sied plutôt bien. Sans cacher la grossesse, chose impossible si près du terme, elle est splendide et légère, laissant mes épaules et ma nuques libres.
Un diadème en forme de serpent, qui entoure mes cheveux, quelques bracelets à mes poignets, et j’inspire profondément face au miroir.

Bien évidemment qu’audience il y aura, réception également, ici et en ville, alors que les murmures enflent et que la population s’y met également. Les soldats sont requis, de nouveau, pour temporiser et protéger. Protéger les miens, pas les valyriens n’exagérons pas. Nous leur offrons déjà beaucoup à leur arrivée, sans certitude d’avoir un retour, sans certitude de ne pas juste servir d’en-cas… Mais comme dit, ai-je réellement le choix ? Je ne l’ai plus. Et à choisir entre l’Empire Valyrien et l’Empire Braenaryon… au moins le Tigre ne nous a-t-il pas encore trahi et rejeté…

Je passe auprès de mes nobles déjà présents, saluant et discutant avec chacun, alors que lentement l’ambiance se fait à la fois plus festive, plus détendue et plus nerveuse, plus austère. C’est un mélange étrange, qui s’explique fort bien par ce mélange d’espoir et d’appréhension, l’attente d’une aide salvatrice et la crainte d’un nouvel envahisseur. Et bien évidemment, cela ne dépend que de moi, n’est-ce pas ? Ce serait fantastique si cela était aussi simple et si j’étais seule décisionnaire… Mais tout cela dépend bien plus du Tigre que de moi, même si je ne compte évidemment pas le laisser écraser ma principauté comme il l’a fait avec les Cités Libres, même si nous avons désespérément besoin de son aide.

Et puisque l’on parle du Tigre… Le silence se fait un peu, alors que la délégation approche et fend la foule. Je redresse la tête, les détaillant des pieds à la tête, avant de le fixer lui. Quel doute pourrait-il y avoir à ce sujet quant on voit son regard et son assurance ?

« Majesté. C’est un honneur de pouvoir enfin vous rencontrer en personne. »


J’incline doucement la tête. Advienne que pourra.



UNBOWED - UNBENT- UNBROKEN


Spoiler:
 
Deria Martell

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 31 Juil - 17:56



Ezzelino Astoris


Maître de cavalerie de l'armée du Nouvel Empire Valyrien. Volantain d'origine aux cotés du tigre depuis le début de sa campagne sur le continent est. Il commande à la seconde légion de Valyria ayant débarqué, prenant en charge personnellement son millier de cavaliers lourds et ses éléphants de guerre.



Feast of succesors
Le soleil se couchait sur cette terre aride et brulante représentant le talon du continent ouest. J'avais passé toute la journée à m'occuper de veiller au bon débarquement des troupes de mon maitre le diadoque de Valyria, le Caesar d'Essos. En tant que commandant de la seconde légion composée d'un millier de cavaliers lourds et d'éléphants de guerre j'aurais pu aller me prélasser dans le luxe prévu à l'attention des hauts gradés des alliés de Dorne l'insoumise qui malgré cette réputation devait bien se trouver à genoux pour laisser l'envahisseur que nous étions prendre racine sur ces terres menacées. Mais, j'étais un commandant proche de mes troupes et bien que mon statut de lieutenant de Cleitos Caradreon aurait du me pousser à laisser mes propres capitaines se charger de la besogne je n'oubliais pas que j'avais du grimpé les échelons pour atteindre un titre aussi honorifique dans l'armée du Nouvel Empire Valyrien.

Le débarquement de troupes mobiles s'avérait toujours être un exercice particulièrement délicat car les bêtes n'aimaient pas la mer et comment leur en vouloir tant ce roulement permanent était insupportable pour le cavalier que j'étais. Mes précieux éléphants de guerre avaient été encore plus difficiles à amadouer mais nous y étions parvenu et je dois dire que j'avais donné de la voix pour insulter ces bons à rien de marins dès qu'une indélicatesse manquait d'esquinter l'une des armes du diadoque. Car, ces montures de mèmes que leurs cavaliers émérites n'étaient que des outils dans les mains de mon maitre. Peu importe mon affection pour ma légion, celle-ci n'était qu'une partie de la lance de la conquête que représentait cette infime fraction des forces considérables de l'Empire. En vertu de tout cela, je n'avais pu jouir d'une traversée triomphante de la capitale de cette colonie des disparus Roynar. Mais, du haut de mon destrier sur les quais du port j'avais pu constater l'émerveillement de la foule compacte devant les pachydermes. Foule tenue à distance par un cordon de soldats de la principauté.

Je n'avais rejoint les quartiers des officiers que quelques heures plus tôt sans faire grand attention au peuple local en dépit de ma curiosité d'ordinaire dévorante. Un messager m'avait fait parvenir une convocation de mon maitre qui me savait bien plus attaché à la chose martiale qu'à la jouissance des plaisirs de mon rang. J'avais donc pris le temps de me laver puis de m'équiper d'une tenue d'apparat dans les appartements somptueux qui m'étaient alloués. Je rejoignis le Caesar et les autres cavaliers de la délégation avant d'adresser un salut martial à Cleitos puis d'enfourcher un étalon immaculé. Nous arrivâmes finalement au palais et me fondant dans le sillage du diadoque je fendis la foule au coté des autres membres de la délégation jusqu'à ce que le maitre de tout un continent ne s'arrêta devant celle que je pensais être la princesse Deria Martell. Le silence qui s'était  emparé de la foule me tira un sourire en coin. Mon casque à cimier sous le bras, ma cape pourpre flottant au vent je laissais mon regard balayer les environs alors que les deux souverains engageaient la conversation. 

Tandis que je contemple la princesse Dornienne d'un air neutre, je sens mon sourire s'élargir aux propos sans appel du Tigre de Volantis. Oui, vos sauveurs sont arrivés peuple de Dorne. Festoyez parce que demain la guerre reprendra et il ne fait aucun doute que vous avez énormément à apprendre du conquérant d'Essos et de ses formidables légions. Obéissant au signe de tète tacite du diadoque je me dirige vers le buffet aux mets aussi colorés et alléchants que ceux de notre continent. Nul besoin d'un coup d'œil pour savoir que le reste de l'élite impériale s'est également dispersée à travers la foule. Saisissant une coupe de vin sur le passage d'une servante je porte la coupe à mes lèvres en observant la foule de nobles rassemblés. Les tenues sont légères et certaines laissent peu de place à l'imagination. Des brocards, des bracelets et des colliers d'or et d'argent prouvent le faste de cette cour. Décadence que de vivre dans un tel luxe alors que son pays est en proie à l'invasion. Curieux de connaitre l'avis des seigneurs locaux sur notre arrivée tonitruante je décide de rester près du buffet car la nourriture est une source de civilités lors de ce genre d'évènements. Ma posture raide est celle d'un soldat au milieu d'une célébration. Habitude militaire. J'ai passé la moitié de ma vie à me battre au coté de mon maitre. Pourtant, je sais m'abandonner aux affres doucereuses de la débauche lorsque j'en ressens le désir. Disons simplement que je préfère attendre avant d'aller danser avec une jolie demoiselle au teint de miel. Un bon commandant connait ses priorités.
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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 31 Juil - 20:18

[HJ Attention, vous n'avez pas fait vos résumés comme demandé les aminches]




Cleitos Caradreon


Cleitos Caradreon est le Diadoque du Nouvel Empire Valyrien, déclaré Dictateur à Vie après l'ensemble de ses victoires à l'est, qui ont fait de lui un homme riche et puissant, suivi par une armée nombreuse et compétente qui a su mettre à bas toutes les Cités jadis Libres. Il prend pied à Dorne pour des motifs ouvertement politiques et n'a rien caché de ses ambitions dans ses missives pour la Principauté.





Enfin. Enfin j’y étais. Avec peu de troupes encore, mais le reste suivra bientôt. Deux légions. J’avais pris ma première ville avec beaucoup moins que cela. Le reste arrivait. Essos arrivait. Westeros s’enfonçait dans la ruine. Je l’avais senti jusqu’aux Degrès de Pierre. Ces renâcles de fureur et de ruine, de mort et de désolation. J’avais maté tout un continent rétif par la fougue et la puissance de mes légions et j’avais faim de beaucoup plus. Alors que plusieurs légions s’enfonçaient en désert Dothrak pour réduire ce peuple à néant, et qu’une flotte s’avançait sur les possessions de l’ancien empire Ghiscari, d’autres unités se mobilisaient, à l’est d’ici, pour m’acquérir l’Ouest. Porteur de la flamme sacrée d’une vision intacte, j’étais aussi venu par vengeance. Une vieille rancune. Une vieille prophétie à trancher. L’Ouest était faible, il l’avait toujours été. Nous en avions parlé depuis la galère qui me servait lieu de navire-amiral. Dorne était impressionnante. Elle sentait bon le sable chaud et les vendanges, mais rien ne saurait masquer à nos yeux aguerris par mille batailles les lacunes de ce peuple dans la chose militaire. Le port était endommagé. Il portait les stigmates d’un terrible affront survenu des mois plus tôt.


Le peuple était craintif, hagard. Il avait peur de nous. Je le sentais en voyant les colonnes de lanciers descendre à quai. Quand les massifs éléphants de guerre barrissaient à l’extérieur de la cité. Quand la cavalerie lourde, en armures d’écailles pesantes, cheminait sur mes talons en direction du palais. Je ne me débarbouillais que succinctement, refusant des appartements privatifs pour aller dans les casernes devenues nôtres. Je retirais mon armure de cuir moi-même, et me rinçait à grande eau, me frottais la barbe. Glaive au fourreau, je remettais mes plaques d’armures, épaulières, jambières, cuirasse. Et je n’acceptais d’aide que pour que l’on m’attache la cape rouge. Le casque à haut cimier noir et blanc me couvre la tête. Je ne le retire qu’en arrivant au milieu de toutes ces femmes et ces hommes, vêtus de peu. Beaucoup de bijoux et de robes légères. Tous impressionnés, voire craintifs. Mon corps d’officiers les plus proches est sur mes talons. Ma garde prétorienne, légats, premiers-nés et autres généraux ou capitaines de la flotte. Mes protecteurs et mes conseillers sont mes soldats.


Et la voilà, la Princesse de tout ce foutoir. Belle à tomber, mais aussi large que haute. On me l’avait dit grosse d’un seigneur adverse. Je comprenais les raisons politiques de ce genre de retournement d’alliance. Je réponds par son hochement de tête par un plus bref, et retire mon casque que je confie à un jeune aide de camp. L’électricité du désir d’un nouveau monde à conquérir parcourt mes hommes, et j’échange un regard entendu vers mon Maître de Cavalerie. Et lui adresse un signe de tête en direction des autres invités et du buffet. Je me retourne vers la Princesse, et fends ma barbe d’un large sourire, tandis qu’une voix grave s’en élève.



| Honneur partagé, princesse. Voici mes Compagnons, qui m’aident depuis des années à rétablir le nom comme le lustre de l’Ancienne Valyria. On vous aura déjà conté le débarquement de mes troupes. Nous sommes venus vous libérer.. |


Simple, clair, sans appel.


Spoiler:
 



Nous Survivons


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 31 Juil - 22:32



Dorne, An 1, mois 4, semaine 3




Je pris une grande inspiration avant de faire un signe de tête aux deux musiciens et à la jeune femme à côté de moi. Quelques légers coups de tambour et je partais sur la gauche dans un mouvement de danse acrobatique. Mes mains touchèrent le sol et les pieds se levèrent vers le ciel quelques instants avant de regagner terre. Je me mis à onduler le bassin et à faire un tour sur moi-même. A chaque mouvement, la ceinture à sequin que je portais émettait un léger son, rajoutant une nuance supplémentaire à la musique faite de légers tambours qui résonnaient, rythmant nos pas. La jeune danseuse à mes côté effectuait quasiment tous mes mouvements à l’identique mais dans le sens inverse. Si je partais à droite, nous nous croisions quand car elle s’en allait sur la gauche. Elle n’avait pas toute ma technique ni ma maitrise. Mais elle dansait bien malgré tout et son teint halé tranchait avec le mien que j’avais su préserver pâle. La tenue que je portais, composé d'une longue robe légèrement transparente et d'un bandeau recouvrant ma poitrine était composée de couleurs vives alors que la sienne - aussi peu couvrante que la mienne - était de couleurs très neutres. Nous étions comme le jour et la nuit, la lune et le soleil pour reprendre son expression, et elle avait tenu à ce que nous inversions nos rôles : elle en tant que lune, et moi en tant que soleil. Nous avions réussi à combiner le style de danse des différents pays que j’avais visité, même si la dominance était dornienne.  Et, je devais bien l’avouer, je m’amusais à effectuer cette danse à ses côtés. Cela faisait plusieurs semaines que nous répétions ensembles. Nos chemins s’étaient croisées alors que nous nous rendions toutes deux à Lancéhélion et nous avons décidés, avant de nous quitter d’exprimer cette passion commune que nous avions. Elle avait perdu ses parents dans cette guerre qu’elle qualifiait d’insensée, dont la seule responsable à ses yeux était, je la cite « cette catin d’Etrangère », mais ses deux frères et sa jeune sœur s’en était tiré. C’était d’ailleurs eux qui battaient la mesure pour nous, tandis que leur cadette, qui battait la mesure avec un tambourin, passait parmi la foule pour récupérer des pièces auprès des passants qui acceptaient d’en glisser une ou plusieurs pour notre représentation. Ce ne serait surement pas grand-chose, mais tout était bon à prendre. Si je savais où dormir cette nuit, Maya m’ayant déjà proposé de rester chez eux au moins ce soir, je ne voulais pas les encombrer outre mesure. Et surtout, je n’étais pas là par hasard.  

Nous saluâmes bien bas les passants, avant de boire une gorgée de vin coupée à l’eau pour récupérer. Quelques instants de répits avant de reprendre une nouvelle fois notre danse un peu plus loin. Nous nous étions décidés d’avancer à travers les rues de la capitale. Selon la fratrie, cela augmenterait nos profits et je leur faisais confiance. Et ils espéraient que nous nous fassions remarqué, pour être inviter à nous produire au palais. Notre trajet était précis. Ils connaissaient bien la ville et, pour ma part, cela faisait bien trop longtemps que je n’étais pas revenue ici. Lancéhélion avait, à la fois changé, à la fois restée la même. Je retrouvais certaines rues que j’avais adoré, et d’autres dont je savais que je devais me méfier. Je n’avais pas encore approché le palais. Je n’étais pas non plus retournée là où, avec ma mère, nous avions été installées pendant plusieurs mois. Et je ne m’étais pas approchée non plus de la mer et de l’eau. Je ne me sentais pas encore capable d’affronter tout cela. Un léger signe de tête à Maya et nous reprenions notre danse depuis le début. Pour la seconde fois, et pas pour la dernière fois. Ce soir, les dorniens fêtaient l’arrivée du Tigre… Ou du moins une partie d’entre eux. Nul doute que nombreux étaient ceux qui étaient contre l’ouverture des portes de la ville à cet homme, venu d’Essos.

Citation :
Solvej danse dans plusieurs rues de la capitale accompagnée d'une autre danseuse dornienne, de ses deux frères qui rythme avec des percussions leur mouvement et leur jeune soeur qui récolte de l'argent en agitant un tambourin.








Don't show me your weakness
Solvej

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 31 Juil - 23:32

Feast of Successors


J'entendais le tocsin sonner depuis le port, annonçant l'arrivée d'une flotte massive. L'inquiétude montait en moi, ne sachant pas quelle menace fondait vers nous. Le Bief ? Les Fer-nés ou peut-être l'Ouest ? Aucun d'eux. C'était le Tigre qui arrivait dans notre belle capitale. Les bannières du Nouvel Empire Valyrien flottaient fièrement dans le vent, des dizaines et dizaines de navires se bousculaient pour entrer dans le port. J'observais depuis ma demeure l'arrivée de ces navires étrangers. Une fois à quais, des centaines et des milliers de soldats quittaient les navires, suivis ensuite par chevaux et éléphants. Ni une ni deux je commençais à me préparer en vue de la suite des événements prévus pour le coucher du soleil.

Une fois au palais, j'eu le loisir de faire partie des premiers nobles présents, et de discuter avec la Princesse. Nous étions tous un peu nerveux, beaucoup d'émotions se bousculaient en nous. Je jouais nerveusement avec mes bracelets, tandis que nous attendions tous l'arrivée du Tigre. Pour l'occasion j'avais revêtu l'une de mes plus belles robes en voiles aux couleurs violettes et bleues canard, et ornée de lignes dorées. Une parure assortie ornait mon cou, ainsi qu'une paire de grandes boucles d'oreilles en or. La tenue possédait sur le devant un décolleté plongeant en V, séduisant sans être vulgaire, ainsi qu'un second dans le dos bien plus aguicheur. Aucun détail de ma tenue n'avait été laissé au hasard, tout était soigné pour me mettre en valeur.

L'arrivée du Tigre marqua un silence presque religieux dans nos rangs. La délégation fendit la foule, tandis que nous découvrions nos sauveurs. Notre Souveraine prit la parole en première, inclinant la tête à l'intention du Tigre. Tous étaient vêtus d'uniformes militaires, ornés de capes pourpres et de casques, l'ensemble leur donnant fière allure. Je dut naviguer entre plusieurs nobles afin de trouver une meilleure place pour reluquer, enfin..non je dirais plutôt... observer nos invités. J'étais tout excitée, comme une petite fille le jour de son anniversaire. Je ne savais pas ce qui rendait ces hommes si intéressants, leur origine ? leurs uniformes ? ou leur réputation sans précédent ? Certainement un mélange des trois. Je fus surprise en détaillant le Tigre de la tête aux pieds, je m'étais attendu à un homme plus âgé ou à l'aspect moins... moins bel homme ? Ce célèbre homme non loin de moi avait vraiment une aura particulière.

Je détallais rapidement les autres membres de la délégation, cherchant un quelconque représentant pouvant m'être utile dans mon domaine, le commerce. Je devais mettre mon grappin dessus avant les dames nobles en mal de bons parties ou encore les veuves en quête d'un remariage avantageux.

Dorne


Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 2 Aoû - 11:37

Le moment tant attendu est arrivé. La mer d’habitude si placide connaît un fourmillement inhabituel et devient source d’inquiétudes et d’espoir. Le Tigre de Volantis arrive pour poser le pied à Dorne et sur Westeros. Nassio observe tout cela depuis la jetée. Arrivé un peu plus tôt à Dorne avec Aggelos Praderion l’ambassadeur du Nouvel Empire Valyrien, il sait que les grandes manœuvres débutent maintenant. Cleitos Caradreon a planifié son arrivée, bien aidé par sa garde rapprochée. Rien ne semble avoir été oublié pour que cette arrivée se fasse en toute sécurité tout en conférant à ce débarquement le faste qu’il mérite. Il faut dire que sa flotte est expérimentée. Nassio se remémore tous ces débarquements bruyants et dévastateurs. Maintenant, il continue de défendre le Nouvel Empire Valyrien mais a échangé la force militaire contre la force financière de ce royaume. Cleitos Caradreon n’aurait pu laisser la Banque de Fer de Braavos aux mains d’hommes rompus au secret, aux manœuvres discrètes, après avoir conquis leur cité et mis à mort tant de personnes.

Les hommes débarquent en tenue d’apparat. Le Volantais reconnaît de nombreux visages. Aggelos Praderion se tient non loin de Nassio tandis qu’apparaît Ezzelino Astoris, commandant de la seconde légion de Valyria, et enfin le Tigre lui-même, le Diadoque de Valyria, Cleitos Caradreon. Le représentant de la Banque de Fer s’incline respectueusement lors de son arrivée pour se placer ensuite dans le cortège d’officiers et de proches du pouvoir.

Pas de tenue militaire pour Nassio. Les souvenirs de son ancienne vie demeure dans une caisse laissée dans ses appartements privés : glaive, heaume, fourreau, épaulières, armure. Son instinct de guerrier lui intime de conserver néanmoins sur lui une dague discrète dissimulée sous sa cape rouge qui tranche avec le blanc immaculé de sa toge. Cleitos Caradreon ne s’entoure que de guerriers difficilement impressionnés à tous les postes imaginables. C’est le fondement de son Empire : la conquête, la force. Bien entendu, cela rend l’approche de son entourage un peu particulière.

Le parcours jusqu’au palais de la Princesse Martell se fait fièrement. Le Tigre libère son entourage proche d’un mouvement de tête. Nassio observe ensuite la Princesse et son sauveur échanger quelques amabilités. Une part de lui s’imagine forcément en combien de temps ils auraient pu faire tomber la cité. C’est bien la première fois qu’ils sont accueillis de cette manière. Deria Martell a vu son royaume s’affaiblir et le fait d’être enceinte dans un état si avancé la rend personnellement encore plus vulnérable. Mais, ils le sont tous et toutes. Les bras croisés, Nassio se fait discret à la fâcheuse habitude de ne pas se désaltérer lorsqu’on s’attend à ce qu’il le fasse…comme lors d’une réception par exemple. Il préfère réfléchir à la place et anticiper les choses. Il avait constaté l’état du port de Lancehélion, pourtant la capitale de Dorne. Alors qu’en est-il du reste de la Principauté sachant que la guerre sévit sur le territoire.


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Lun 6 Aoû - 23:09



Cleitos Caradreon


Cleitos Caradreon est le Diadoque du Nouvel Empire Valyrien, déclaré Dictateur à Vie après l'ensemble de ses victoires à l'est, qui ont fait de lui un homme riche et puissant, suivi par une armée nombreuse et compétente qui a su mettre à bas toutes les Cités jadis Libres. Il prend pied à Dorne pour des motifs ouvertement politiques et n'a rien caché de ses ambitions dans ses missives pour la Principauté.




Alors que je lance haut et fort ce pourquoi nous étions venus avec mon armée, mon attention se tourne vers les festivités que l’on voit, sent et entend un peu partout. On entend le bruit d’un tambourin et je vois une danseuse, une jolie blonde au teint un peu plus clair que la moyenne de ce que j’avais déjà observé à Dorne depuis mon arrivée. Belle, et agile de toute évidence. Je la regardais de loin, de haut en bas, alors que le corps de mes officiers commençait à se disperser en quête de vin, de discussions et de mets épicés. Ce soir, j’en étais sûr, ma couche ne serait pas vide. On ne s’embêtait pas à traverser cette mer d’automne pour rien, n’est-ce pas ? Et vue la situation les dorniens nous en devaient une belle. Mon regard se promenait sur le reste des personnes présentes et je voyais quantité de beautés orientales, d’hommes en armes… Assez peu de soldats aux airs patibulaires, ça sentait le raffinement, dans cette cour. Sans doute pour le meilleur comme pour le pire, compte tenu des résultats de la Principauté sur le champ de bataille, où se côtoyaient actes héroïques et terribles défaites.


D’un signe de tête et de quelques mots d’excuse, je me retrouve près d’Ezzelino Astoris, l’un de mes subordonnés directs. Discrètement, je glisse quelques mots à l’officier.



| Mêle-toi à ces gens et cherche à savoir où sont placés leurs propres cantonnements et sous quelle garde. On n’est jamais trop prudents. |


Je ne pensais pas que nous risquions quoi que ce soit tant les dorniens n’avaient pas besoin de se faire un ennemi de plus, mais je ne souhaitais prendre aucun risque avec notre sécurité. Je n’avais pas toute mon armée avec moi, seulement une fraction.


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 7 Aoû - 16:58



Lohan Sand



Lohan Sand, bien que bâtard, représente la maison Ferboys à Lancehélion comme son frère Edan est bloqué à Denfert, que Ryanne et ses enfants sont retenus captifs au Bief. Il a accompagné les Forrest depuis La-Tombe-Du-Roy. Le Sand a beaucoup voyagé pour arriver à Lancehélion et il entend bien défendre le nom des Ferboys qui ont déjà beaucoup souffert dans cette guerre


Ils étaient là.

Cette phrase retentissait comme le glas funèbre de l’oppression dans la tête de Lohan. Alors que toute la région festoyait, riait à gorge déployée et se dépêchait en courbettes et en hospitalité, le bâtard n’avait pas le cœur à la fête. Et quelle fête il avait sous les yeux. De futures victimes célébrant les scélérats. Car il ne faisait aucun doute que le Tigre n’était pas là par pure bonté, âme bienveillante prête à voler au secours de la femme battue et humiliée qu’était devenue Dorne sous le joug du Bief. Lancehélion était le pied-à-terre d’une future conquête. Westeros tout entier passerait sous la lame du nouvel empire valyrien. L’histoire ne leur avait-elle pas appris cela ? Les Martell ne se souvenaient-ils pas de leurs ancêtres Rhoynars ? Petit à petit, les valyriens avaient implanté leurs colonies le long de la Rhoyne avec l’approbation du peuple de Nymeria, avançant l’idéal que le fleuve était assez grand pour être partagé. Ils avaient été stupides. Stupides de penser que les valyriens se contenteraient d’un partage ridicule. Tout avait commencé par Sar Mell, écrasée par Volontherys. Et tout avait fini par la fuite éperdue de la Reine et des miettes de son peuple.
Était-ce à cela que les condamnait la Princesse Deria ? Lohan avait beau être né Sand, son père était un Ferboys. Famille issue des Premiers Hommes et des Andals, peuple ayant eu assez de jugeote pour fuir les conflits avec Valyria avant les heurts, le sang et la mort.

Et pourtant, Ferboys était tombée. Son frère retranché à Denfert, sa sœur, sa belle-sœur et ses neveux et nièce déportés dans le Bief en tant que prisonniers, il se retrouvait seul. Que pouvait-il bien faire alors qu’ils étaient assaillis de partout, blessés et que leur Princesse semblait prendre les pires décisions possibles ? Pourquoi faire confiance aux conquérants d’Essos plutôt qu’à l’Empire de Westeros ? Lohan l’ignorait.

Accompagné de Lady Forrest et de son héritier, il observait d’un œil critique la valse des capes rouges et l’éclat des cuirasses militaires. Au milieu des voilages délicats, des tables chargées d’agrumes et des musiques délicats, ils juraient. Néanmoins, Lohan ne pouvait leur reprocher leur préparation. Soldats émérites, militaires chevronnés, l’art de la guerre pouvait se détailler chez chacun des invités. Une qualité qu’il ne pouvait qu’apprécier, étant lui même un combattant. Il portait d’ailleurs sur son flanc droit les stigmates des Météores.

Le bâtard était un piètre diplomate et préférait le langage des poings plutôt que celui de la répartie. Au milieu de ce combat haletant hésitant entre hypocrisie, menaces et promesses, il ne se sentait guère à sa place. Aussi, se bornait-il à écouter, statue muette dans l’ombre de Delonne Forrest et de Belyar. Ses yeux bleus oscillent entre le Tigre et ses sbires, bien trop nombreux pour qu’il puisse suivre les mouvements de chacun.

Néanmoins, il était là pour défendre les intérêts de sa famille. Et il comptait bien tout mettre en oeuvre pour défendre les siens.

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 7 Aoû - 17:08



Ezzelino Astoris


Maître de cavalerie de l'armée du Nouvel Empire Valyrien. Volantain d'origine aux cotés du tigre depuis le début de sa campagne sur le continent est. Il commande à la seconde légion de Valyria ayant débarqué, prenant en charge personnellement son millier de cavaliers lourds et ses éléphants de guerre.


Feast of Successors
                                                               

La musique résonnant langoureusement dans l'enceinte de la cour intérieure du palais des Martell est dangereusement envoutante et me rappelle avec une nuance étrangère les mélodies de la glorieuse cité de ma naissance ou du moins celles de ce continent que nous avions laissé derrière nous après l'avoir mis à genoux sous l'alliage de la puissance de nos légions et du sens stratégique foudroyant de notre maitre le diadoque Caradreon. Durant quelques instants, je me laisse bercer par cette ambiance festive tout en savourant ma coupe de vin du bout des lèvres. Volantis oh Volantis patrie de ma naissance. Génitrice de la grandeur d'un Empire plus vaste que celui duquel ces cendres se sont élevés. O Volantis doux souvenir d'une enfance au sein de la faction belliciste des Tigres, première catin sur le bord d'une oliveraie, festins majestueux et interminables, mariage bref et sans amour. Te reverrais je un jour o toi reine des reines ? Probablement pas et au final rien ne m'inciterait à vouloir refouler les pavés de ma jeunesse ou à admirer l'architecture ancestrale de tes palais.

Le souvenir de la cité s'était estompée peu à peu dans mon esprit au gré des campagnes successives et tandis que le Nouvel Empire Valyrien s'étendait implacablement telle une ombre recouvrant le soleil j'en venais presque à oublier le lieu de ma naissance tant les nouvelles conquêtes défilaient de batailles en batailles. Le sang, la mort, les mouvements de cavalerie, la gloire, les manœuvres audacieuses puis les festins, les femmes farouches aux beautés multiples, le repos éphémère et un nouveau départ. Voilà ce qu'était devenu mon chez moi. Une routine martiale que je ne romprais pour rien au monde. Mais qui l'espace de quelques merveilleux moments comme celui-ci prenait une saveur doucereuse de nostalgie trompeuse. Combien d'hommes pouvaient se targuer d'avoir vu le monde dans sa quasi entièreté ? Combien pouvaient se targuer d'en dominer une si grande partie ? Combien d'hommes pouvaient se targuer de faire partie de la garde rapprochée du Caesar d'Essos maitre de tout un continent sauveur de la flamme de Valyria ? Bien peu, bien peu il est vrai aussi je balayais comme à l'accoutumée ces sentiments et savourais le vin âpre mais de caractère du cru local.

Un vin à l'image de cette terre sauvage mais orgueilleuse, fastueuse mais limitée. J'apprécie la robe de la boisson toujours engoncé dans une posture martiale de soldat prêt au combat malgré la naissance de l'ivresse cherchant à se frayer un chemin dans mes tripes et mon esprit. Il faudrait me faire boire bien plus qu'une modeste coupe pour que je perde ma lucidité de commandant. Alors, que je me laissais tenter par une pâtisserie fruitée j'eus la surprise de constater que mon maitre avait pris congé de la princesse et s'était porté devant moi. Je m'inclinais légèrement de manière mécanique tant pour montrer mon respect à ce dernier que pour capter son murmure. Echangeant un regard entendu avec Cleitos je mesure la nécessité et la logique de sa demande. Accueillir un conquérant étranger en grande pompe était relativement contradictoire avec la fierté locale et il s'avérait que la formidable armada Valyrienne se trouvait bel et bien encore en Essos pour l'heure or s'il arrivait quelque chose au Caesar l'empire chancèlerait. Dorne serait acclamée par les peuples conquis tombés sous notre joug et pourrait ainsi se faire de nombreux alliés prêts à venir à son secours sans risquer de lui ravir ses terres. Raisonnement un brin paranoïaque mais on ne se hissait pas à un rang tel que le mien sans pouvoir apporter un angle de vue acéré à un homme tel que Cleitos Caradreon. Deria Martell avait déjà trahi son époux et ses anciens alliés sous prétexte qu'ils l'avaient trahis la première.

La trahison semblait bien trop aisée aux habitants de ce continent à peine civilisé. Murmurant à mon tour, je m'exécutais. Bien maitre, je vais tacher d'obtenir la configuration martiale des troupes locales dans la cité afin de pallier à tous risques. Je demande la permission de prendre mes aises dans une chambre voisine de la votre afin de pouvoir assurer votre protection de jour comme de nuit. Puis, laissant un grand sourire étirer lentement mes lèvres je feignis une joie immodérée quant à cette somptueuse réception. Mon Caesar je vous conseille de gouter ce vin ! Il est aussi époustouflant que la beauté de ces dames. Attirer l'attention pour mieux la détourner, manœuvre classique de nos légions. Prenant congé du Tigre d'Essos, je me dirige vers un groupe de nobles Dorniens dont les sabres scintillent dans les fourreaux dorés. La danse attendra. Je vais vanter les mérites de la bravoure locale afin de m'attirer les bonnes grâces de ces seigneurs tout en laissant le vin délier les langues.

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 7 Aoû - 17:43

Feast of Successors


Maintenant que les festivités étaient lancées, je vagabondais entre les convives cherchant du regard un esclave ou un serviteur d'Essos. J'étais certaine que l'un d'eux pourrait l'indiquer le convive que je cherchais, ou du moins, celui avec un rang similaire. Manque de chance, la foule m'empêchais de mettre la main sur le moindre esclave ou serviteur, je me reportais donc sur un soldat quelconque. Je lui demandais rapidement de m'indiquer un représentant commercial ou bancaire parmi les convives, et celui-ci m'indiqua un homme habillé d'une toge d'un blanc immaculé. Une cape rouge complétait sa tenue, marquant son appartenance au cortège du Tigre. Un sourire de remerciement, et me voilà en chemin pour rejoindre l'homme.

Je naviguais une nouvelle fois entre les Dorniens et les gens d'Essos, échappant aux regards lubriques et aux mains baladeuses. J'ajustais rapidement mon décolleté aussi bien celui de devant que celui de derrière, puis replaçais une mèche derrière mon oreille. Sur le passage d'un serviteur, j'attrapais deux coupes de jus frais afin de bien débuter ma rencontre. D'un pas léger, je fais les derniers mètres me séparant de ma cible, celui-ci se tenant un peu à l'écart avec les bras croisés. En arrivant devant lui, je lui offre mon sourire le plus charmant.

- "Bonsoir, j'espère que vous avez fait bon voyage. Je me nomme Hathor de la maison Qorgyle de Dorne." - dis-je en lui offrant une coupe.

Discrètement j'observais l'homme face à moi. Ses cheveux sombres, ainsi que sa barbe, mais surtout sa silhouette sculptée. Je n'avais jamais vu un homme avec une carrure aussi imposante, et je devinais sans mal la musculature sous sa toge. A première vu, il était improbable qu'il puise être un commercial ou un financier. Quel poste pouvait-il bien occuper pour qu'on m'ai envoyé vers lui ?


Dorne


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mer 8 Aoû - 13:02

Jamais Nassio n’aurait pu penser que le Tigre puisse être accueilli de cette manière au sein d’une cité amenée à élargir le Nouvel Empire Valyrien. La même pensée doit parcourir la délégation provenant d’Essos…ou plutôt un sentiment bien camouflé d’incompréhension, d’étrangeté. Nassio sait qu’à la moindre incartade, cette réception peut très mal tourner même si cela n’est dans l’intérêt de personne.

Le représentant de la Banque de Fer de Braavos n’est pas inquiet mais il conserve toutefois sa vigilance. Une dornienne vient à sa rencontre avec une coupe à la main alors qu’il observe les lieux. Les traits fins, une tenue légère et évocatrice, un sourire chaleureux. Bref, plus la surprise est intéressante, plus la méfiance s’éveille chez cet homme expérimenté. Il prend la coupe dans sa main sans s’en abreuver.

« Bonsoir Dame Qorgyle. Le voyage a été des plus agréables par rapport à ce que j’ai pu connaître. »


Elle n’a pas forcément besoin de savoir qu’il est arrivé en même temps que l’Ambassadeur du Nouvel Empire Valyrien, soit quelques semaines avant l’arrivée du Tigre. Mais, elle doit savoir quelque chose pour venir s’entretenir avec lui. Il se caresse la barbe un instant en fixant la brune.

« Je vous remercie pour la coupe. Je m’appelle Nassio Demestris, de Volantis, représentant de la Banque de Fer de Braavos. »


Ceci explique pourquoi sa tenue d’apparat n’a pas lieu d’être portée en ce moment. La chute de Braavos a bien dû être évoquée ici à Dorne dans les rumeurs qui parcourent la Principauté, à côté des exactions bieffoises qui font nettement plus de bruit.

« Vous aviez peur que je fasse partie des premiers à me dessécher, n’est-ce pas ? »


Il sait bien qu’il n’est plus un jeune guerrier mais ne se sent pas vieux. Bien d’autres ont comblé les rangs du Tigre au fur et à mesure. De toute manière, la dornienne ne s’est pas préoccupée non plus de son âge.


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 14 Aoû - 20:57



Cleitos Caradreon


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Je profitais du moment comme du calme avant la tempête. Cet endroit n’était plus que l’ombre de ce qu’il en avait été, d’après ce que m’avaient raconté les sages. Les hommes s’égayent dans la foule. Je sens que l’on m’observe, que l’on m’épie, mais je ne me sens pas dérangé outre mesure. Ces regards appuyés sont totalement absorbés, parés, par la cuirasse de cuir et de lin, traditionnelle sous la cape pourpre qui me couvre les épaules. Le glaive au ceinturon est d’un poids rassurant et je caresse paume ouverte le pommeau en ivoire. Je hoche gravement la tête aux paroles de mon subalterne qui veut s’enquérir de nos dispositions militaires et qui veut aussi me protéger personnellement.


| Ne vous préoccupez pas trop de ma sécurité une fois la fête terminée, Général. Les prétoriens ne seront pas loin, je peux te le garantir. |


Je hoche à nouveau la tête, plus amicalement avec l’ombre d’un sourire, lorsque l’homme me parle de goûter les vins.


| Espérons que ça ne soit pas la seule richesse de ces gens, Astoris. |


Je le regarde partir vers la foule et prends moi-même un de ces godets d’or dans lequel un vin à l’odeur fruitée décante doucement. Il est bon, oui. Un peu trop sec pour mon habitude, mais qu’importe. Il a le goût de la victoire facile. Je me rapproche d’un général de jadis, placé comme contrôleur de la Banque de Fer. Je coule un regard vers la dornienne accorte qui l’accompagne. J’ignore pour l’instant la Princesse après nos salutations officielles, déjà pour montrer aux dorniens la proximité que je revendique auprès du commun des cours et des mortels, mais aussi et surtout pour voir ce qu’elle me dira, lorsqu’elle viendra me parler.


| Le bonsoir, ami. Madame. | levais-je ma coupe dans sa direction | Je suis content de vous revoir, Général. Vous nous présentez ? |


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mer 15 Aoû - 13:00

Feast of Successors
Jamais je n'aurais pensé accueillir aussi chaleureusement le Tigre et ses hommes d'Essos. Je fus l'une des premières à m'inquiéter de l'arrivée du Tigre sur les terres de Dorne, et j'étais dorénavant la première à dire le contraire. Pourquoi ? Parce que je devais défendre mes intérêts. Le commerce avec l'Ouest étant caduc je me retrouvais dépendante du commerce interne à Dorne, et des échanges avec l'Essos. Mais encore fallait-il que mes navires arrivent jusqu'à Volantis, encore de l'argent à débourser. Foutu Fer-nés.

Je débutais tranquillement une conversation cordiale avec le représentant de la banque de Fer. Je devais avouer qu'il était une belle trouvaille parmi tous les étrangers foulant le sol du palais. Quelle chance j'avais de trouver le représentant de la plus grande banque d'Essos. Un sourire d'appréciation ornait mes lèvres en entendant le titre prestigieux de Nassio Demestris. Je bus une gorgée de ma coupe avant de répondre à la question pleine d'humour de celui-ci.

- "Vous dessécher ? Non, vous avez l'air très résistant. Je dirais plutôt vous ennuyer. J'espère être de bonne compagnie." - dis-je d'un rapide regard sur la silhouette de l'homme d'Essos accompagné d'un sourire taquin.

Allant de surprise en surprise, Cleitos Caradreon en personne vient se mêler à nous. Je pouvais sentir son regard couler le long de mon corps, flattant mon égo. Je lui rendis plus discrètement le même traitement, détaillant cette fois plus précisément son allure. Il nous salua, et je fis poliment de même. J'écoutais avec soin les mots prononcés entre les deux hommes, qui semblaient fort bien se connaître. Les termes "ami" et "général" furent utilisés pour qualifier Nassio Demestris, donnant un bonus de charme à sa personne. Je me sentais pour le moins très bien entourée. Je laissais le représentant mener la présentation comme le demanda le Tigre à son ami.

Dorne


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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 16 Aoû - 22:31



Ezzelino Astoris


Maître de cavalerie de l'armée du Nouvel Empire Valyrien. Volantain d'origine aux cotés du tigre depuis le début de sa campagne sur le continent est. Il commande à la seconde légion de Valyria ayant débarqué, prenant en charge personnellement son millier de cavaliers lourds et ses éléphants de guerre.


Feast of Successors
                                                             

Bien que je sache pertinemment que le diadoque ne se rendra nul part sans son escorte de gardes d'élite plus connue sous le nom de prétoriens, je ne peux guère m'empêcher de m'enquérir de la sécurité de mon maitre. Nous sommes sur une terre étrangère si proche et si éloignée d'Essos à la fois. Or si sur le continent conquis le simple nom du Tigre de Volantis suffisait à dissuader les moindres velléités d'agression ou tentative de rébellion de par la crainte qu'il inspirait liée à sa formidable réputation rien n'était moins sur ici sur ces terres arides si semblables à certaines de celles que nous avions déjà foulé sur notre continent et pourtant si différentes eu égard au peuple local. Les Dorniens avaient peut être l'air impressionnés, craintifs et désespérés au point de laisser entrer le loup dans la bergerie cependant je me méfiais de l'eau qui dort comme de la peste. Le caractère flamboyant et orgueilleux que l'on leur prêtait avait peut être été moucheté par les défaites écrasantes qu'on leur attribuait un homme n'en restait pas moins fidèle à sa nature à l'instar d'un fauve à la sienne. Le dirigeant incontesté du Nouvel Empire Valyrien hoche gravement la tète à mes réflexes de commandant en campagne mais tient néanmoins à me rassurer fermement sur la qualité de sa protection. 

Bien Diadoque, vous me voyez entièrement rassuré si les prétoriens se fondront dans votre sillage ce soir. Je ne quitterais donc pas mon cantonnement auprès de mes lieutenants. Et, je me laisserais peut être tenté par l'une de ces beautés au teint chaleureusement halée à la réflexion. L'un de mes lieutenants et amis d'enfance m'avait dit un jour que l'on se rendait compte de la valeur d'une nation à ses bordels et à ses soldats. Point de vue bien particulier ne pouvant émaner que d'un soldat de métier destiné aux métiers des armes depuis ses premiers pas et ayant effectué les suivants à faire couler le sang dans mon sillage. La rigueur du commandement pouvait bien s'effacer de temps en temps. La campagne ne tarderait pas sans nul doute. Mais de cela, je ne parlais pas avec mon Caesar car malgré notre proximité je maintenais une limite de bienséance à mes relations avec l'homme que je servais en dépit du fait de sa relation amicale avec ses hommes. 

Un sourire en coin teinté d'amusement étire lentement mes lippes à la réponse de Cleitos Caradreon. En effet, Caesar espérons qu'ils aient plus à offrir que du vin aussi corsé soit il. Nous le découvrirons bientôt je suppose. Mes respects. Je quittais mon maitre d'un pas martial afin d'exécuter la tache qu'il m'avait confié et tandis que je saisissais un fruit exotique du bout de ma dague au buffet. J'observais les environs  afin de jauger les Dorniens et Dorniennes présents tandis que le diadoque s'approchait de Nassio Demestris un ancien compagnon d'arme et officier ayant pris le contrôle de la banque de fer pour le compte de Cleitos. Ce dernier se trouvait en charmante compagnie et je me fis la réflexion que je devrais bien aller le saluer d'ici la fin du banquet. 

Mais pour l'heure, je cherchais d'un regard acéré et inquisiteur une cible potentielle qui fournirait une source d'information crédible. Accrochant du regard, certaines nobles superbes dans leurs atours flottant au vent j'esquissais un léger sourire avant de porter mon attention sur un petit groupe de locaux. Une dame quelque peu plus âgée que les deux hommes en sa compagnie mais aux allures de soldats. Ils semblaient contempler les festivités d'un œil circonspect aussi je décidais de me porter à la rencontre. Ils ne constituaient pas la meilleure source d'information sur les forces Martell dans la cité mais le seraient assurément sur l'état d'esprit local à notre encontre. Chaque chose en son temps, la soirée serait longue. L'un des deux transpirait le soldat à fleur de peau aussi, je prenais une nouvelle coupe de vin et m'approchais des trois Dorniens. Mes respects madame. Messieurs. Ezzelino Astoris commandant de la seconde légion de Valyria. Je prenais la main de la lady et déposais un baiser dessus persuadé peut être à tord qu'il s'agissait d'une coutume Westerosie. Entre nous la présence de guerriers dans cette débauche festive me plait car nous nous comprenons entre soldats. Mais à qui ai je l'honneur ?

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 16 Aoû - 23:58

Cette fois Dorne avait rendez-vous avec son destin. Nalia le savait. Depuis sa discussion avec la princesse Deria, la veuve ensoleillée trépignait d’impatience à l’idée que le Tigre arrive enfin à Dorne. Nul doute que l’accueil serait aussi mitigé que festif. L’arrivée du conquérant de Volantis ferait grand bruit tant à Dorne que dans tout Westeros. Quant à Nalia Dayne, elle avait déjà tout dit de ce qu’elle pensait de cela à la princesse. Ses sentiments n’avaient pas changé bien que son regard se faisait plus curieux. Lady Dayne avait mis du temps pour se préparer, hésitant entre plusieurs tenues. Tant était si bien qu’elle avait finis par être légèrement en retard pour accueillir les troupes du Tigre venues d’Essos.

Nalia soupira et prit tout de même le temps d’ajuster ses bijoux et son diadème dans ses cheveux. Elle se regarda une dernière fois dans le grand miroir en pied qui faisait face à son lit et contempla son image. Cette fois elle ne porterait pas de noir. Pour une fois elle abandonnerait le deuil pour revêtir des couleurs comme elle le faisait déjà depuis un bon moment dans son intimité. Ce fut alors vêtue d’une robe rouge et d’un pendentif et d’un diadème serti d’une émeraude qu’elle quitta ses appartements. Le choix des couleurs n’était pas anodin. Le rouge éclatant qu’elle portait était un choix délibérer. C’était pour Lady Nalia Dayne sa manière de rappeler à tous que Dorne saignait. C’était le rouge vif du sang du peuple dornien. Le port de tête haut, le regard fière, Nalia finit par rejoindre l’extérieur et se mêla à la foule. Quelques nobles, notamment des Dames se retournèrent, surprises sur son passage. Des murmures s’élevèrent sur sa tenue dont elle ne fit pas grand cas. Lorsqu’elle arriva non loin de la princesse Deria, elle la vit seule alors que le Diadoque de Volantis partait en direction de Lady Qorgyle. Elle esquissa une révérence et salua la princesse. « Altesse, veuillez excuser mon retard. » Puis elle se releva. « Avez-vous pu échanger quelques mots avec le Tigre, Altesse ? » demanda la jeune femme soucieuse de ratraper les événemetns qu’elle avait manqués. Et tout en prenant au passage une coupe, son regard déambula sur le reste des nobles présents.

Elle remarqua alors Lady Forrest et son héritier en compagnie de Lohan Sand, le demi-frère de Ryanne Ferboys. Elle ne manquerait pas d’aller lui parler. Son frère s’était réfugié chez les Uller et en un sens, Nalia en était plus que ravie. Elle but une gorgée de vin et elle tourna la tête vers le son qu’elle entendait. Deux danseuses arrivaient par une rue non loin, accompagnées de tambourins. La danse avait quelque chose à la fois d’étrangère et de familière pour la dornienne. Intriguée, Lady Dayne leur fit un léger signe de tête les invitant à se rapprocher d’elle et de la princesse Deria. « Comment avez-vous trouvé leur danse princesse ? Le rythme entraînant et familier devrait plaire au peuple dornien. » Nalia espérait que la petite troupe l’avait vue et elle demanda des coupes à une servantes qui passaient pour les réserver aux artistes qui en avaient sûrement besoin. Bien que l’hiver était là, le climat de Dorne restait assez clément bien que légèrement plus frais. Mais lorsque les artistes dansaient, ils avaient fatalement bien plus chaud que tous les nobles qui restaient sur place à observer les troupes du Tigre et à commenter leur passage dans la capitale.

Résumé:
 
Nalia Dayne

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Lun 20 Aoû - 19:55

J’avais fait le nécessaire pour que tout se passe au mieux, le Conseil avait supervisé le tout, et la réception avait été préparé avec soin et attention, sans rien laisser au hasard, ni la sécurité, ni la nourriture ou les boissons, ni le reste. Quelques mots échangés, des salutations, et voilà le Tigre tant attendu et redouté qui va déjà donner des instructions à ses généraux. Je le suis des yeux un instant, me demandant de nouveau à quel point je suis en train de vendre ma principauté à ces étrangers. Mais qu’importe maintenant. Tout plutôt que de la diviser et devoir en céder une partie au Bief, tout plutôt que laisser l’empire Braenaryon mettre la main dessus. Je chasse ces pensées et souris aux nobles qui m’entourent, échangeant quelques mots avec chacun que je croise. Je salue Anders d’un sourire, heureuse et soulagée qu’il soit là, ainsi qu’Arianne.
Mais je m’interroge néanmoins sur cet homme. S’attend-il à ce que je lui coure après pour converser avec lui ? Je vais devoir le faire certes, quand bien même son "vous libérer", tout vrai qu’il soit, ne me plaît guère. Vu son attitude et les ouï-dires à son sujet, il n’est pas surprenant qu’il pense que je doive me montrer plus que reconnaissante et qu’il oublie plus ou moins sciemment que je lui ouvre malgré tout une porte magistrale sur Westeros. L’orgueil est un bien vilain défaut, et j’en ai encore, malheureusement, beaucoup trop, tout comme lui visiblement. Ou est-ce de l’arrogance dans son cas ? Y a-t-il vraiment une différence ?

Je secoue la tête, avant de retrouver le sourire en voyant Nalia Dayne venir vers moi. J’incline la tête à son intention, et me penche vers elle, ma voix se faisant moins forte

« Lady Dayne. Vous êtes toute pardonnée. Vous êtes magnifique, vous allez faire tourner la tête de ces soldats. » J’acquiesce à sa question, mon regard se portant de nouveau rapidement sur l’homme en question. « Un bonjour compte-t-il ? Il semble désireux de montrer que c’est à moi de faire le premier pas en ce qui concerne nos échanges. Et je tâche de mon côté de me convaincre de me montrer aimable et heureuse de leur présence. Et uniquement cela. Mais il faut croire que je ne suis pas femme à aimer être délaissée . » J’ai un mince sourire à son attention. « Nous avons besoin d’eux, je me dois d’être agréable, mais je ne vais tout de même pas oublier ma couronne, n’est-ce pas ?… Ni ce caractère qui fait mon charme.  »

J’ai promis à certains d’être… sage ? Oui, appelons cela ainsi. Je porte mon regard sur les danseuses, dont Nalia est en train de parler, et qui ont quelque peu attiré le regard du Diadoque tout à l’heure. J’ai un mince sourire.

« C’était une magnifique représentation. J’ai en effet beaucoup aimé la musique, ainsi que la danse. Danse qui devrait plaire tant au peuple dornien qu’aux soldats essossiens… Comment vous appelez-vous ? » Non pas que je connaisse le nom de tous les serviteurs travaillant au palais, mais je me souviendrais au moins de la jeune femme blonde si je l’avais déjà vu, ce n’est pas vraiment le genre de physique typique de la région… Je regarde vers le Tigre qui discute avec Lady Qorqyle et un de ses hommes, et mon sourire s’agrandit. « Allons donc saluer l’empereur. »

Sans trop leur laisser le temps de répondre, et que répondre à l’injonction d’une princesse de toute manière, je me dirige vers le petit groupe, inclinant la tête envers ceux que je n’ai pas encore salué.

« Lady Qorqyle, je suis heureuse de vous revoir. Messire. » Je me tourne vers le Tigre et je le dévisage. « Majesté, je vous présente Lady Dayne, une des nobles dont vous allez secourir le fief. Et vous avez déjà fait la connaissance de Lady Qorqyle, je suppose. » Je souris. « Votre traversée a dû être éreintante, même si l’arrivée sur de nouveaux territoires est en général pleine de promesses et d’excitation, et je suppose que vous avez beaucoup à penser et à faire. Mais je vous souhaite néanmoins officiellement la bienvenue en mes terres. »  Je le fixe. « Les sujets sérieux reviendront bien assez rapidement, je ne peux que vous encourager à profiter de la soirée. » Je tourne un peu la tête vers les danseuses, avant de reporter mon attention sur lui. « Connaissez-vous les danses dorniennes ? Je ne peux malheureusement pas vous en faire la démonstration dans mon état actuel, mais ces jeunes femmes sont particulièrement douées. Peut-être en viendrez-vous à apprécier ma principauté et les trésors dont elle regorge. »


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Deria Martell

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mar 21 Aoû - 20:49



Cleitos Caradreon


Cleitos Caradreon est le Diadoque du Nouvel Empire Valyrien, déclaré Dictateur à Vie après l'ensemble de ses victoires à l'est, qui ont fait de lui un homme riche et puissant, suivi par une armée nombreuse et compétente qui a su mettre à bas toutes les Cités jadis Libres. Il prend pied à Dorne pour des motifs ouvertement politiques et n'a rien caché de ses ambitions dans ses missives pour la Principauté.




Hochement de tête auprès d’Azzelino, confirmant ce qu’il me disait d’un signe de tête, il avait raison quand il disait qu’on ne tarderait plus à en savoir davantage sur nos hôtes qui avaient si instamment appelé à l’aide, isolés au milieu de l’adversité. L’endroit était prometteur, très beau et raffiné. Mais dans la ville, ça puait la guerre et la défaite, alors que le port portait encore les stigmates d’une attaque audacieuse menée quelques temps plus tôt contre


La dornienne est accorte, c’est indéniable. Il était temps de se délasser un peu de la traversée, vous ne pensez pas ? J’avais franchi un monde en semant des corps et des ruines partout sur mon passage et ça avait demandé beaucoup de temps, d’énergie et de force de caractère ; ça n’était pas facile de mettre à genoux des peuples qui avaient eu l’habitude pendant longtemps de vivre dans une certaine autonomie, voire dans une totale liberté. Les fouler du pied avait nécessité du temps et des efforts conséquents… Dont une partie avait été fournie par Nassio, ou par Ezzelino un peu plus loin. La jeune femme me salue poliment, ni plus ni moins.


Enfin, la Princesse pointe le bout de son nez. Je me tourne. Mince sourire aux lèvres.



| Appelez-moi Caesar et Général, Altesse. Ce sont mes véritables titres ; il ne suffit pas de se coiffer potentat d’un Empire pour le diriger, il faut le défendre sur le terrain. |


Je nourris de l’intérêt pour sa présentation.


| Vous dansiez, vous aussi. Comme cela ? | dis-je en pointant d’un regard les danseuses plus loin.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mer 22 Aoû - 22:12



Delonne Forrest



Delonne est la mère de Belyar et de Pal Forrest. Veuve de Mors, elle porte depuis peu un nouveau deuil: celui de son frère ainé, feu Lord Noirmont, abattu par Manfred Higtower. Rompue à l'art de mépriser ses suzerains, ce n'est pas vers le Bieffois mais bien vers les Princes de Lancehélion qu'elle dirige ses reproches. Femme fière et très protectrice, sa nature de mère n'en reste pas moins gangrenée par un profond instinct belliqueux; Instinct qui lui rendrait presque intolérable la venue du Tigre et de ses troupes dans son pays. En se rendant à la Capitale, elle espère voir le nouveau visage de l'ennemi.
 



Jamais foule ne fut mieux habitée par la nervosité et la joie contenue, par l'inquiétude, par l'impatience. Flanquée de son fils ainé, Delonne, singulièrement pâlie et amaigrie, le tenait par le bras et s'avançait en lui disant quelques mots à voix basse, rompant le silence pesant que les trois dorniens portaient en étendard.
"Si ton père voyait cela... Quelle humiliation! Regarde-les, à se parer comme des paons, à se gaver comme des oies..." Sa voix sèche était fortement imprégnée de l'accent chantant de sa patrie, et sa langue assassine roulait les "r" sans parvenir à réchauffer ses paroles. Elle soupira longuement. Tapotant avec consternement l'avant bras de Belyar de sa main libre, elle souffla entre ses dents serrées: " Au moins, les Dieux ont épargné ce spectacle répugnant à ton père et à ton oncle. Dorne se meurt..."

Son frère était mort par orgueil. Contraint par la peur d'être lâche il avait épuisé Noirmont jusqu'à la moelle face à un ennemi trop heureux  d'honorer la hardiesse vaine du Seigneur d'une mort inéluctable et sans doute désirée. Il tenait de la nature profonde des hommes de la frontière de la perpétuation de la violence. Une guerre n'était jamais pour eux qu'une guerre de plus. Un fléau pour les ennemis de Dorne, mais aussi une plaie pour les amis et alliés. Cette fois, pourtant, la Tombe-du-Roy avait su s'épargner cette peine que de rougir encore de sang  ses murs pour des nobles gens qui ne voyaient que le profit comme seule boussole pour mener une bataille. La vieile femme pinçait ses lèvres fines et blanchies par l'aigreur.
Consciente des regards qui, régulièrement, croisaient le sien, elle s'appliquait à rendre dans le sien tout ce que son âme contenait de fureur. La honte n'avait aucune prise sur ses pensées. Et tandis que ses yeux pâles carressaient de leur froideur la foule frémissante, elle se confortait derechef dans le sentiment que son coeur n'éprouvait ni culpabilité, ni le moindre regret.
Qu'ils les dévisage, elle et son fils! Qu'ils regardent le visage de Belyar aussi longtemps qu'il leur plaira, seulement puissent-ils y reconnaitre la face blême de leur bétise, eux qui préféraient colmater les blessures nées de leur erreur par ce poison valyrien plutôt que de faire tourner bride à leur orgueil! Qu'ils chuchotent leur mépris et leur ressentiment; qu'ils l'accuse, s'ils le souhaitent, de n'avoir porté secours aux Dayne ou aux Ferboys, mais qu'aucun ne se permette de le traiter de couard! Les Forrest, au nom de Dorne, avait pris et donné plus de coups que les Martell n'avaient jamais prononcé de mot depuis que les Dieux les avaient élevés à ce ridicule titre de Princes. Chaque entaille sur leur peau avait été la tombe d'un ennemi.  Et elle en rendait grâce aux Dieux.

Tout en s'avançant, elle pouvait deviner derrière elle la silhouette couronnée de boucles blondes de Lohan et elle aspirait à sa présence par un intêret particulièrement égoiste, teinté d'une satisfaction déplacée. Nul autre en ces lieux n'incarnait mieux la déroute de ce pays que cet enfant bâtard, seul rescapé des combats d'une illustre famille et qui se retrouvait ignoré au beau milieu de ceux qui avaient quelques semaines plus tôt prétendu au titre d'alliés de la maison Ferboys. La Dame, dont la taille était longue, sèche et disgracieuse, tourna lentement ses yeux bleus à fleur de tête et sans expression, et les fixa sur lui ; puis elle secoua la tête, soupira et reporta son regard vers les invités.
"C'est un mauvais jour pour toi, je sais. Mais regarde. Regarde et souviens-toi." le somma-t-elle avec une autorité souriante et sibylline. Elle ne partageait guère l'amitié de ses fils pour leurs voisins. De lui elle n'attendait rien, et préférait miser sur l'avis que se feraient ses nobles frère et soeur de toute cette mascarades si jamais ils réchappaient à leur sort.

Les traits de la dame avaient une contraction plutôt de méchanceté que de tristesse et d’abattement ; ils trahissaient la lutte violente qui se passait en elle, et signifiaient clairement à son entourage qu'un evennement déplaisant était sur le point de se produire.
L'Homme à l'origine de son trouble s'approchait paisiblement de leur étrange trio, aux froques austères salies des sables du désert et aux corps marqués par les dernières semaines de privation et de combat. Sans qu'elle n'y prit garde, sa main se retrouva bientôt solicitée par l'étranger qui la porta à son visage. Ses lèvres minces pâlirent davantage, mais ses yeux gardèrent leur immobilité, tandis que sa voix, qu’elle ne pouvait plus maîtriser, avait des éclats inattendus de reproche immédiat.
"Quelles paroles aimables."s'avança-t-elle en retirant sa main de l'emprise de celle du Commandant."Cependant, qui vous retournerait un bon mot serait un méprisable flatteur." reprit-elle avec une hargne sourde. " Puisque vous dites parler en soldat alors cessez de feindre une amitié que nous vous refusons. Je vous ai observé. Je vous ai vu nous choisir dans ce troupeau de chair. Parlez donc sans détour, Commandant Ezzelino Astoris. Vous vous adressez à Lord Forrest, mon fils, ainsi qu'à Lohan Sand, de la maison Ferboys. " Disant cela, elle n'avait pas quitté le bras de son fils. Elle avait pointé les noms des jeunes hommes avec un orgueil non dissimulé comme si leurs patronymes étaient des dagues qu'elle présentait à la gorge du Valyrien.

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Dernière édition par Pál Forrest le Jeu 23 Aoû - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 23 Aoû - 13:19

Feast of Successors
Du coin de l'oeil je vis arriver Lady Dayne dans une magnifique tenue rouge, rejoignant la Princesse Deria. Sans plus d'intérêt, je reportais mon attention sur mon nouvel interlocuteur, que j'avais poliment salué tandis que Nassio Demestris me présentait au Tigre de Volantis. J'espérais faire bonne impression à ces deux hommes très importants car la bonne santé de mes affaires en dépendait.

Quelques minutes plus tard je retrouvais avec plaisir la Princesse et Lady Dayne à nos côtés. Je salue d'un signe de tête et d'un sourire la cousine de mon cher Arman, ravie de la voir si rayonnante depuis notre dernière discussion.  

- "Altesse, c'est un bonheur partagé."

J'écoutais avec attention les paroles de ma souveraine, curieuse de voir l'évolution de cette rencontre entre la Princesse Martell et le Tigre en personne. Nous reportons ensuite notre attention sur les danseuses, dont l'une d'entre elles était pour le moins atypique pour la région, très blonde. Je n'avais jamais entendu dire que la Martell savait danser de la sorte, c'était un spectacle que j'espérais voir un jour. La principauté de Dorne regorgeait effectivement de trésors, le vin, les orages et surtout les femmes. Je pouvais aisément dire que le Tigre était actuellement entouré d'un bon aperçu de la beauté diversifié des femmes de la région.


Dorne


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Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 23 Aoû - 16:21



Ezzelino Astoris


Maître de cavalerie de l'armée du Nouvel Empire Valyrien. Volantain d'origine aux cotés du tigre depuis le début de sa campagne sur le continent est. Il commande à la seconde légion de Valyria ayant débarqué, prenant en charge personnellement son millier de cavaliers lourds et ses éléphants de guerre.


Feast of Successors
                                                             

Au cours de mon observation aiguisée de commandant émérite habitué tant à passer des troupes en ordre impeccable en revue qu'à évaluer des failles et des ouvertures sur des champs de bataille pour les faire exploiter de manière complète par ma légion ainsi qu'à contempler d'un œil devenu avec le temps terne et morne la soumission de peuples conquis à la toute puissance de mon Caesar Cleitos Caradreon, je ne remarque guère les mines peu amènes des faces locales du trio hétéroclite. Il faut dire que cela n'était guère mon intention première car le diadoque m'avait conseillé de me lancer à la chasse aux renseignements militaires sur les forces de nos alliés Dorniens au sein de leur capitale. Et puis, de toute manière nul homme pas même l'un de ceux appartenant à l'élite du Nouvel Empire Valyrien n'était infaillible. Si à l'instar de nombres de mes camarades impériaux tels que Nassio je ne partageais aucune des innombrables foi existant de par le monde mais bien plutôt une certaine forme de loyauté fanatique vis à vis de notre empereur et maitre je connaissais les affres de la mortalité pour avoir vu des centaines, des milliers d'hommes saigné et agonisé sur des champs de bataille aussi éloignés les uns des autres que Dorne était à ce que l'on disait éloigné du Nord de ce continent.

Si mon œil s'était fait terne et torve à force d'expérience et de routine sanglante de conquêtes en conquêtes il aurait néanmoins du se montrer attentif à certains détails. Le pincement des lèvres de la noble dame locale, les regards courroucés des deux jeunes hommes vigoureux aux allures de soldats à ses cotés, le feu dans les yeux de la Dornienne. Feu cotoyant des éclairs enrobés d'une dose particulièrement critique de mépris et de déception dans ses prunelles marquées par la vie mais toujours éclatantes de vitalité et de force de caractère. A dire vrai si j'avais prêté une plus grande attention à tous ces détails, je n'en aurais nullement pour autant modifier mon cap. Car, mon intention première avait été de sonder l'esprit des nobles locaux vis à vis de notre arrivée triomphale du à la décision de leur princesse. Or voilà justement que je choisissais de saisir toutes les nuances de l'opposition farouche que l'on contait bien ancrée dans les veines de ce peuple depuis bien avant l'arrivée des Roynars de la Sang vert. La majorité des nobles semblaient en accord avec la décision de Deria de la maison Martell bien plus par nécessité que par gaieté de cœur mais je n'avais nul besoin de sonder des cœurs appréciateurs ou satisfaits. Le contraire par contre serait particulièrement intéressant.

Aussi, je fendais la foule d'un pas martial la dague de nouveau dans son fourreau et une coupe dans une main. Ne me formalisant guère des contacts agréables au passage de certaines lady locales qu'il s'agisse de tissus bien légers ou de peau satinée et halée. Mais tandis que je m'introduisais avec courtoisie auprès du trio en tentant d'adopter la mode Westerosie la réaction de la dame fut équivoque. Ses lèvres pâlirent un peu plus et tandis qu'elle m'arrachait sa main, sa voix se teinta d'une colère à peine larvée pour le vil envahisseur que j'étais. Un sourire plus large encore étira mes lèvres tandis que je feintais une moue tout à fait peinée par la réaction de dame Forrest. Intérieurement, le sourire qui était le mien était encore plus solaire car me frotter au véritable esprit de cette nation allait s'avérer un exercice notablement délicat mais également profondément instructif et un brin divertissant. Faisant fi de sa hargne non dissimulée à mon égard ainsi qu'à celui de tous les hommes du Tigre de Volantis, je notais l'orgueil qu'elle afficha en évoquant ses deux protecteurs.

Une véritable fille du soleil dans tout ce que l'on attribuait à ce peuple de sec, de fier et d'indépendant. Mu par une habitude de gérer les populations conquises par l'empire je me drapais d'une courtoisie plus prononcée encore en répondant. Je mesure l'honneur qui est le mien de rencontrer de véritables chantres de l'esprit que l'on m'a dit habité cette contrée. Enchanté lady Forrest, Ser et vous aussi Lohan. Oh mais je n'attendais aucune flatterie de votre part ma dame. Cette réception en soit suffit à flatter n'importe quel égo. Surtout celui d'un sauveur prêt au sacrifice suprême pour ses nouveaux alliés. Je portais un instant ma coupe de nouveau à mes lèvres et observais les trois Dorniens d'un œil me faisant la réflexion que j'avais trouvé là une des plus farouches oppositions de la soirée à l'arrivée de mon maitre et de nos troupes. Forrest et Ferboys hein.

Une information à garder en tète. J'aurais pu les complimenter pour leur bravoure face à l'envahisseur du nord mais je n'avais pas eu énormément d'information sur la guerre locale. Tout ce que j'en savais à l'instar de mes lieutenants et de ma légion c'était que la défaite semblait proche pour le peuple de la lance et du soleil. Je parle en soldat parce que j'en suis un tout comme votre fils et Lohan si mon expérience ne me trompe pas. C'est avec tristesse que je prends note de ce refus. Je sais reconnaitre une personne portant le deuil lorsque j'en vois une aussi je vous prie d'accepter mes plus sincères condoléances. Mais, oui je vous ai choisi au milieu de cet attroupement pour une raison précise. Que pensez vous de la décision de votre princesse dame Forrest ?
Spoiler:
 



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Toujours il y eut cette clameur:
 


Dernière édition par Yoren Hoare le Jeu 30 Aoû - 2:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 23 Aoû - 23:56

Feast of
Successors
La main de sa mère reposait sur son avant-bras, dans un geste qui se voulait un avertissement à ceux qui aurait quelque chose à leur reprocher. Sans avoir besoin de la regarder, Belyar devinait la colère sourde qui avait raidit le bras de la lady. Ses doigts que le temps avait rendu plus minces, paraissaient les serres d'un oiseau de proie ceignant l'étoffe damassée qui recouvrait une cotte de maille. Drapé dans un silence qui lui était pourtant si peu familier, le Forrest regardait fixement devant lui, et chaque attitude que son regard harponnait, chaque expression que ses yeux étaient capable de lire sur les visages qu'ils rencontraient lui inspirait irrémédiablement du dégoût et du ressentiment. Autant d'émotions amères qui donnaient l'impression d'être doublement entouré d'étrangers. Son esprit torturé s'éclaircit l'ombre d'un instant quand la conscience de la présence discrète sur leurs pas du bâtard le porta à la compassion pour ce que ce dernier devait ressentir devant pareille fête, alors que la défaite sanglante des Ferboys devait encore hanter ses nuits. La voix de sa mère ramena toute son attention à elle, bien qu'il ne réagit pas aux paroles acides de la lady, car il n'en pensait pas moins. Le banquet allait leur paraître bien long, et seule une déraisonnable envie d'affrontement le poussait à rester au milieu de ce qui n'était qu'une mascarade. Tout ce cirque qui trouvait sa justification dans une formalité d'usage suffirait bien à flatter l'orgueil des hommes aux lourdes capes pourpres, qui avaient là la plus suave démonstration de la soumission qu'une grande partie de la principauté était prête à leur témoigner. Coupable lui même de vanité et de fierté, Belyar entendait déjà les phrases qui seraient tôt ou tard servies par tous, et il s'amusait par avance de qui serait le premier à dire que le cirque de ce jour n'était que mensonge et hypocrisie purement stratégiques, que l'acceuil bien trop chaleureux pour être sincère n'était que feint, et ce nouveau mensonge suffirait à panser la honte qu'il s'étaient infligée à eux-même, car c'était ainsi que le monde fonctionnait.

 Le trio qu'il formait avec sa mère et le Bâtard Ferboys détonnait, tant leurs froques de voyage et leurs bottes qui portaient encore la poussière ocre des montagnes offraient un inévitable contraste avec les soies fines et les parures éclatantes du reste de la cour des Martell. L'effort qu'ils auraient bien plus aisément apporter à leur mise qu'ils ne seraient prêts à l'admettre avait été volontairement oublié, car la richesse et l'opulence que chacun des nobles présents s'étaient évertués à appliquer à leur toilette avait immédiatement été traduit comme une faiblesse s'ils s'étaient décidé à faire honneur aux codes vestimentaire que le faste d'un pareil évènement exigeait. Au contraire, il s'était appliqué à revétir non pas ce que l'étiquette eût appelé à endosser, mais ce que la raison demandait quand on était amené à traverser un pays désertique et laissé exsangue par les batailles. Ainsi, si les prises de positions et les choix récents des Forrest empêchaient leur compatriotes de bien vouloir leur accorder quelque discussions, leur opinion se trouvait ainsi affichée sans qu'ils eussent besoin de l'exprimer par des mots. Non sans qu'une certaine surprise vienne lui faire à peine lever le menton, l'un des hommes du Tigre était venu à leur rencontre, se présentant d'abord puis alla pousser l'insolence jusqu'à se saisir de la main de sa mère pour y apposer un baiser dont il aurait dût s'abstenir. Ce geste qui aurait pu plaire à certains eût l'effet tout contraire sur le lord Forrest, dont le regard s'anima aussitôt d'une rage sourde devant ce qu'il perçut profondément comme une insulte faite à sa mère et donc à lui-même, car mère et fils se ressemblaient trop pour ne pas être fusionnels. Cette dernière ne tarda pas à répondre sèchement à celui qui s'était présenté à eux comme le commandant de la seconde legion de Valyria.
"Si vous cherchiez à questionner des fils et des épouses endeuillés, vous auriez pu vous passer de venir nous importuner en allant trouver n'importe quel autre lady ou lord présent ici. Ils seront assurément plus enclin à apprécier votre compagnie." Tout comme sa mère, sa langue roulait les "r" comme l'eau d'une rivière roule les galets, d'une façon plus prononcée encore que les reste de Dorne, car la rudesse des Montagnes Rouges les avaient modelé. Tout en parlant il avait détaillé l'allure et le visage de l'homme qui avait eut l'audace de venir leur servir les paroles mielleuses dont leur attitude hostile était supposée les garder. Bien que cela reveilla en lui le feu d'une impétuosité qui lorsqu'elle se mélait au poison qui assombrissait par moments ses pensées pouvait friser la folie, l'insolence de leur interlocuteur lui plut d'une certaine façon, car elle répondait de fait à son désir de confrontation. "Je pense que vous n'avez guère besoin de nous entendre dire ce que vous savez déjà, soldat." Il appuya soigneusement ce dernier mot pour ne pas laisser plus longtemps au Valyrien le loisir de croire qu'il acceptait de se voir imposer une égalité qui n'avait pas lieu d'être pour lui.

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Mer 29 Aoû - 13:14

Nalia avait rejoint sa princesse. Lady Dayne s’était naturellement excusée auprès d’elle. En tant que dame de compagnie, elle n’aurait jamais dû arriver aussi en retard. Non en réalité, elle aurait dû être à ses côtés pour recevoir le Tigre dès le début des festivités. Nalia s’en voulait. Elle se mordilla les lèvres par nervosité et contrariété. Mais la remarque de la Princesse Deria sur sa tenue et le fait qu’elle fasse tourner plus d’une tête lui arracha un petit rire. « Là n’est nullement mon attention Altesse. Mais si cela peut arranger nos affaires, ma foi. Après tout, me voilà veuve et je n’ai que trop longtemps mis de côté mon caractère pour porter le deuil de mon époux bien aimé. » répondit presque gaiement la Dame des Météores. Puis elle se concentra sur la réponse de sa souveraine concernant son échange avec le Tigre de Volantis. « En effet, cela est mince. » répondit dans un premier tant la Veuve Ensoleillée. « Personne n’aime être délaissé, cela fait parti de nous. Quant à votre couronne et votre caractère, ils sont vos atouts les plus précieux Altesse. N’en déplaise à vos ennemis. » conclut la jeune femme avec un sourire.

Puis elle attira l’attention de la princesse sur le groupe de danseuse. Nalia était curieuse de savoir ce que Deria Martell en avait pensé. Elle laissa alors la princesse de dorne parler avec eux se mettant légèrement en retrait. Elle suivit finalement sa souveraine jusqu’au groupe que formait le Tigre, un autre Essossien et Lady Qorgyle. « Hathor, je suis heureuse de vous voir ici. Vous étiez en grande conversation. Me présenteriez-vous cet homme ? » fit la Dayne en saluant de la tête l’interlocuteur de son amie. Nalia laissa Deria la présenter au Tigre et inclina humblement la tête en sa direction. Puis elle préféra finalement laisser la princesse parler librement avec le Tigre. « Altesse, Général, Monsieur, permettez que je vous abandonne. » Nalia avait pris soin d’utiliser le titre de gébéral plutôt que de Caesar pour parler au Tigre. La Dayne ne servait que la princesse et le second titre sciait davantage à l’homme selon la jeune femme. Elle fit une brève révérence à Deria et inclina la tête en direction du Tigre. Son regard pétillant se posa sur Hathor. « Mon amie, je ne doute pas que votre conversation aidera la principauté. Au plaisir de vous voir prochainement, votre compagnie ainsi que celle de votre fils me manque terriblement. » avait-elle soufflé à l’oreille de la Qorgyle.  

Nalia se dirigea alors vers le groupe que formait les Forrest, Lohan et un visiblement un homme du Tigre. « Lohan, je suis si heureuse de vous voir. » commença Nalia sans même prendre le temps de se présenter. « Si vous désirez des nouvelles de votre frère, n’hésitez pas, n’oubliez pas que je suis aussi Uller. » Puis la Dame des Météores se tourna vers Lady Forrest et son héritier. « Lady Forrest, Ser Belyar Forrest, je ne pensais pas vous voir à Lancehélion. C’est une surprise. » Et à dire vrai, elle ne savait encore si cela en était une bonne ou non. Elle ne pouvait pas oublier que les Forrest avaient refuser d’aider les Météores alors assiégé. Elle ne pouvait pas dire que leur refus avait causé la perte de son époux et de ses terres mais ce n’était pas loin. « Nalia Dayne, Dame des Météores, ravie de faire votre connaissance… » ajouta la dornienne à l’attention du soldat sur un ton qui se voulait plus doux qu’à l’attention des Forrest.
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Nalia Dayne

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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 30 Aoû - 2:18



Ezzelino Astoris


Maître de cavalerie de l'armée du Nouvel Empire Valyrien. Volantain d'origine aux cotés du tigre depuis le début de sa campagne sur le continent est. Il commande à la seconde légion de Valyria ayant débarqué, prenant en charge personnellement son millier de cavaliers lourds et ses éléphants de guerre.


Feast of Successors
                                                           
Le regard du fils de dame Forrest et seigneur de sa maison était tout aussi brulant de rage que celui de son impétueuse mère et je devinais avoir mis le doigt sur le foyer contestataire le plus dangereux de la principauté quant à notre présence étrangère en ces terres animées d'une fierté légendaire mais soumise à rude épreuve en vertu des défaites martiales successives justifiant paradoxalement la présence du Caesar d'Essos et maitre de Valyria en ces lieux. Je n'avais cherché qu'à me montrer charmant en tentant d'adopter les coutumes locales quand bien même je savais pertinemment à quoi m'attendre dès que j'avais compris que le trio se souciait comme d'une guigne de ce festin et de l'alliance entre la puissance de l'est et la principauté de la lance et du soleil ou plutôt qu'il désapprouvait les deux en égale mesure. Adoucir ou charmer un ennemi n'ayant même pas la volonté de masquer son hostilité et de manœuvrer sur le plateau de Cyvvose au niveau politique était une tache qui relevait de l'utopie. Non que je pensai manquer de charme seulement cela ne pouvait fonctionner que face à des personnes prêtes à plier ne serait ce que de quelques iotas afin d'atténuer l'ardeur de leur opposition. Or, cela n'était aucunement le cas ici aussi je ne faisais que mesurer la menace potentielle que pouvait faire planer cette maison sur l'équilibre de l'association entre mon maitre et leur princesse. En Essos, il n'y avait encore que bien peu de gens de cette trempe résolument hostiles à l'autorité de Cleitos parce que des champs de cranes et d'os inondés de sang avaient suffi à faire comprendre à tout un continent ce qu'il en coutait de s'opposer au nouvel empire Valyrien et à son diadoque. Mais nous n'étions pas sur Essos le continent de ma naissance. Là bas le haut valyrien était encore bien ancrée dans les mœurs ici peu savaient le parler correctement. Un sourire matois étira lentement mes lèvres tandis que je me faisais la réflexion que le Ezzelino Astoris d'il y a quinze ans aurait probablement dégainé son sabre de cavalerie et défié l'impudent en duel. L'élite de tout un empire n'avait rien de soudards prompts à verser le sang à moins que la vie du diadoque ne fut menacée. Tout n'était que calcul sinon comment aurions nous pu œuvrer à imposer une seule volonté à un continent aussi vaste que celui d'Essos. Les Dorniens ne calculaient pas assez et étaient trop ardents. Eh bien vous me voyez attristé d'apprendre que ma présence vous importune à ce point lord Forrest néanmoins quelque chose me dit que peu importe ma position en ces lieux elle l'aurait fait tant vous masquez mal l'aversion que je vous procure. Il est vrai que j'aurais pu aller présenter mes condoléances à une autre maison mais la colère dans vos yeux m'a amené à penser que vous les méritiez plus qu'aucun autre. Laissant mon regard se poser un instant sur la silhouette de Cleitos avant de revenir dans les yeux de Lord Forrest, je reprenais. Soldat et fier de l'être mylord. Aussi me le jetez comme une insulte n'est guère probant car je le reçois comme un compliment. J'ai pensé que dans une nation luttant de toute son âme pour son indépendance je ne pourrais que trouver le respect de ce rang. Je me suis visiblement égaré dans la saveur âpre de ce vin. Alors que je m'apprêtais à rejoindre Nassio afin de le saluer comme il se doit eu égard à notre passé commun dans l'armée du Tigre de Volantis une noble de la principauté visiblement intime de la princesse s'approcha de notre confrontation à peine larvée. Je notais le ton un brin tendu à la limite de l'acerbe avec lequel elle s'adressa aux Forrest et celui bien plus accueillant avec lequel elle s'était présentée à moi. Lady Dayne c'est un honneur de vous rencontrer. J'ai eu vent de la résistance héroïque de votre mari. Toutes mes condoléances. Ezzelino Astoris commandant de la seconde légion de Valyria à votre service. C'est une bien somptueuse réception que vous nous offrez là. 


Spoiler:
 



Maison Hoare des Fleuves et du Crépuscule

Toujours il y eut cette clameur:
 


Dernière édition par Yoren Hoare le Lun 3 Sep - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Feast of Successors   Jeu 30 Aoû - 21:30



Delonne Forrest



Delonne est la mère de Belyar et de Pal Forrest. Veuve de Mors, elle porte depuis peu un nouveau deuil: celui de son frère ainé, feu Lord Noirmont, abattu par Manfred Higtower. Rompue à l'art de mépriser ses suzerains, ce n'est pas vers le Bieffois mais bien vers les Princes de Lancehélion qu'elle dirige ses reproches. Femme fière et très protectrice, sa nature de mère n'en reste pas moins gangrenée par un profond instinct belliqueux; Instinct qui lui rendrait presque intolérable la venue du Tigre et de ses troupes dans son pays. En se rendant à la Capitale, elle espère voir le nouveau visage de l'ennemi.
 


Drapée dans les plis sombres de sa fierté vieillissante, Delonne, droite et rigide comme une lance, s'appliquait, toute à son mépris et à sa verve. Verve à laquelle elle se voyait répondre avec un talent rare, et il était presque plus douloureux pour elle de remarquer à quel point les propos mesurés -avec une finesse dont elle ne le soupçonnait pas alors capable- la heurtait presque plus, presque mieux, que si le jeune militaire s'était pris à lui répondre de toute l'insolence dont ses yeux brillants le disaient à même de déployer. Quelle que fut sa nature véritable la dame, qui n'en finissait pas de le voir comme un ennemi sinon comme l'adversaire ultime de la race humaine, comprenait désormais l'intelligence du guerrier. "L'esprit de Dorne a un seul visage mais plusieurs âmes: il est semblable au soleil qui, ici, peut tuer ou réjouir. Nous avons nos humeurs, elles sont rarement mesurées..." s'entendit-elle répondre tandis que ses yeux pâles étudiaient l'insolente jeunesse du Commandant. La franchise de ses mots touchait l'évidence tant sa personne les reflétait dans la dureté de son regard, dans l'expression fermée de son visage, dans la sévérité qu'elle exerçait puisqu'elle n'avait plus que cela. "Je suppose que ce n'est pas pour vous effaroucher car, d'après ce qu'on dit, vous n'avez peur de rien."

Ce furent ses doigts fins et recourbés qui sentirent les premiers la secousse de colère qui devait plus tard attiser les flammes dans les propos de son fils. Un frémissement de son bras sous sa paume maigre. Le muscle qui se tord sous sa poigne de mère. Ses yeux se relevèrent vers la chair de sa chair un court instant. Comme toujours ils parlaient en jumeaux, reflets et amis. Le monde était toujours le même sous leurs yeux indignés. En se rattachant au visage de l'envahisseur elle ne put réprimer un certain sentiment de satisfaction qui devait ensuite lui paraître malvenu, voire inconvenant. Cet homme et son ainé étaient tout à coup si semblables sous son égide maternelle que l'esquisse d'une amitié  lui était aussitôt venue à l'esprit.  Non, frémit-elle. Jamais. Sinon dans la tombe.Et l'idée avait disparue, lavée par son orgueil.

A la froideur cynique que l'échange entre son fils et l'étranger avait achevé d'étendre entre eux, la dornienne entreprit de poursuivre la discussion avec cet adversaire au lustre insoupçonné.
" Malgré les circonstances, je vous remercie de présenter ainsi des condoléances."Reprit-elle avec une aise nouvelle, comme si l'égale réaction de son fils avait installé une aura plaisant àson instinct rude, et qui semblait presque amène contre l'agressivité première de ses mots. "Un exercice auquel je vous soupçonne d'être rompu, si j'en crois les récits que l'on rapporte des conquêtes de votre Maître."

Une nouvelle silhouette fit alors son apparition au coin de son regard, attrapant son attention de part la flamboyance de sa toilette. Sous le rougeoiement des soies se distingua non pas une femme de Volantis ainsi que la vieille Dame s'y attendait mais un visage qu'elle ne reconnut que par le nom qu'elle présenta avec un sourire enjoleur et une douceur qui évoquèrent à la Lady la sollicitude suave d'une maîtresse de maison venue s'assurer du bon déroulement d'une soirée auprès de ses invités. Dayne des Méteores? tiens-donc, et moi qui les pensait tous morts persiffla-t-elle en silence, acerbe et consciente que son âge avancé y était pour beaucoup dans ce venin qui suintait de son esprit ou de sa langue. La dignité seule la retint de divulguer à voix haute ce que l'éclat sardonique de son regard laissait deviner de ses pensées. Un demi-sourire, si fin qu'il s'évanouissait sur ses lèvres minces, avait ourlé sa bouche à l'évocation du Lord Ferboys. La nonchalance des paroles de la jeune femme la hérissait. Il y avait une note étrange dans les accents de sa voix, dans le choix de ses mots qui transformait  une politesse formulée en une remarque qui frisait l'insolence. Il lui paraissait ainsi que la veuve se satisfaisait de la situation et se plaisait dans l'importance que lui donnait la détention des informations qu'elle était venue agiter sous le nez du bâtard comme si elles étaient ses otages.

A la nouvelle évocation de la ronflante réception qui se déroulait, la Dame Forrest revint à la charge, inépuisable.
"D'ailleurs, Commandant, vous me demandiez plus tôt mon avis sur la décision de la Princesse?" coupa-t-elle net de sa voix sèche. Jetant un regard noir à la brune, elle devança ses propos puisqu'elle devinait que la soudaine venue de la Dayne ne pouvait signifier qu'une chose: qu'elle était venue s'assurer que rien ne viendrait mettre en péril cette si précieuse fête. Qu'elle soit tranquille! La Lady était venue dans le seul but de rencontrer celui que ses fils rencontreraient peut-être sur le champs de bataille, sans mensonges, sans artifices ni intérêt. Elle poursuivit: "Décision? Et de quelle décision parlez-vous donc? A quoi bon croire susciter des évennements auxquels on ne fait qu'obéir?"Affirma-t-elle, parfaitement certaine. Elle croyait d'autant moins en le véritable pouvoir de la Martell dans cette union bâtarde qu'elle pensait sincèrement que l'invitation de la Princesse n'était qu'une excuse, tout juste un prétexte, pour un dessein que le Volantin escomptait poursuivre de toutes façons."De cette décision elle ne retire qu'une seule gloire, celle de placer sa foi en votre armée en dépit de sa fierté, et qu'une seule plaie: d'avoir fait un pari du sang de son peuple et de son avenir. Lorsque vous avez foulé les plages de la Principauté, vous n'étiez pas des hommes pour mes yeux, vous étiez des siècles de guerres s'avançant vers nous. Que nous tombions sous le coup de vos glaives ou que nous allions à la bataille sous votre bannière vous n'êtes pour moi qu'un seul être, qu'une entité, qu'un fléau."


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