Tumblr  AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Hard Men Rule the World
Aller à la page : Précédent  1, 2
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Sam 1 Sep - 18:26

Le membre 'Le Cyvosse' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 20' : 1
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 8937
Membre du mois : 1936
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Mar 4 Sep - 16:43

Évènement 1753 mots
Hard Men Rule the World
Le froid ardent de l'hiver se frappait à la peau de la jeune femme, ravageait chaque parcelle de son corps pour en refroidir tous les centimètres mais le feu inextinguible qui brûlait en son sein parvenait non sans mal à la garder en pleine possession de ses moyens. Elle s'était parée d'une robe grise et blanche, aux reflets d'or, parfaite démonstration de la richesse de la maison qui l'avait vu naître. Son collier était imposant, formants plusieurs rangs, celui que l'on réservait aux dames de la maison Bracken mais que sa mère lui avait offert au vu de la situation exceptionnelle, s'accordant à une paire de boucles d'oreilles visibles, ses cheveux tirés en arrière et attachés en un chignon ; seuls deux mèches ondulantes tombaient de chaque côté de son visage angélique, mettant parfaitement en avant son sourire séduisant. Si elle n'en portait pas encore le titre, elle détenait malgré tout la grâce d'une reine sur ses traits fins et dans ses parures, la fraicheur hivernale ne parvenant que davantage à mettre en valeur cette beauté dont elle n'était que trop bien consciente. Le regard fier de sa génitrice ne se détachait pas d'elle et, la veille, elle n'avait pas manqué de lui rappeler l'union qu'ils avaient prévu pour elle, dans cette terre étrangère ouestrienne alors qu'aujourd'hui, tous la savait fiancée non plus à un simple noble, mais bien à un roi, quand bien même il fusse un bâtard. Celle qui lui avait tant appris sur les manières des dames ne pouvait qu'être fier, sa fille était bien plus qu'une pouliche qui ne méritait que de porter des enfants et désormais, elle n'en doutait. Helena était, durant toute la majorité du banquet, demeurée digne en affichant quelques sourires et échangeant plusieurs paroles avec eux qui étaient venus lui parler, comme la princesse déchue, épouse de feu l'héritier et qui jadis, fut son amie avant de prendre le chemin que ses propres aïeuls, celui de la traîtrise, de la félonie. La future reine n'appréciait pas la présence de sa future belle-soeur, déclarée traîtresse peu auparavant et leur lien qu'elles partagèrent jadis n'y faisait rien : la Bracken ne pouvait décemment pas tolérer cette déloyauté, que cela provienne d’une ancienne amie ou de sa propre famille. Elle était parfaitement consciente des tenants et des aboutissants de la politique, de ce que certains étaient prêts à faire pour le pouvoir - comme la truite argentée, mais ne pouvait pas accepter cela tant elle était une femme fidèle et fière, ne pouvant renier ses propres voeux et ainsi, son honneur personnel. Mais malgré la présence de la scélérate, ce jour demeurait plus joyeux qu’on ne pouvait le croire pour la fougueuse dame, qui était prête à se battre pour son peuple. Elle avait proposé une danse à son promis, qui l’avait accepté et durant tout l’échange, elle s’était montrée dominante ; il ne connaissait pas autant de choses qu’elle sur les traditions riveraines, alors qu’à défaut, ses connaissances lui faisait défaut sur les insulaires. Un nouveau sourire fut dépeint par les lèvres de la future Hoare, quand il répondit qu’elle parlait déjà comme une membre de cette maison. Elle possédait déjà cette fougue, ce tempérament explosif et cette hargne de vaincre, prête à faire honneur à son nom, qu’il soit Bracken ou Hoare. On ne la cloitrait pas dans une chambre, à simplement enfanter et elle se l’était promise il y avait bien longtemps. « Je vous laisse la surprise, mon cher mais rappelez-vous de la première fois et je suppose que vous aurez déjà une parcelle de réponse à vos interrogations. » répondit-elle simplement quant au charme des continentales. Après tout, il avait déjà succombé une première fois, deux années auparavant. Et elle savait très bien que ce charme qu’elle possédait, cette grâce, était un atout. Si son père avait toujours considéré qu’une femme ne devait servir qu’à procréer, son grand-père s’était toujours montré plus enclin à voir sa petite-fille prendre part aux décisions. Et sa mère, bien que dévouée et obéissante envers son mari, lui avait apprise à jouer de ses atouts pour prendre à revers les hommes et les mener comme elle le désirait. La valse continuait, toujours sur cette même musique. Elle était typique de nos terres où le temps était implacable, triste, maussade. Parfaitement adaptée à la situation actuelle, car tous les riverains avaient perdu quelque chose. Des terres, des membres de leur famille et il en était de même pour la jeune femme : son grand-père et son père, après avoir décidé de suivre le prince Joren, s’étaient fait capturer par l’Empire. « Mais vous me laissez les clés en main pour vous rendre fou, votre majesté… » prononça-t’elle d’une voix langoureuse, sur un ton plein de provocation. « Cela dit, je suis une femme de principe, vous le savez bien et je ne puis que vous affirmer que l’attente sera récompensée, que cela soit pour vous comme pour moi. Nous lutterons ensemble, mais nous devons penser à chaque détails et nous ne pouvons bafouer les principes continentaux, car c’est ce que je suis, n’en déplaise à certains. » murmura-t’elle, contre lui, sa tête à quelques centimètres de la sienne ; le brouhaha couplé aux éclats de rires, de joies et quelques fois, de gueulantes, ne manquaient pas de camoufler ses paroles de sorte à ce que seul lui ne puisse entendre. Elle était consciente que si elle s’était donnée à lui, avant le mariage et que cela s’était su, sa réputation en aurait prise un coup et les riverains n’auraient plus accordé autant de crédit à la jeune femme. Ainsi, elle demeurait droite et respectueuse de toutes les traditions en ces jours qui précédaient son mariage, dont la date approchait à grand pas. Observatrice, la future reine avait tourné la tête vers sa soeur jeune, surveillée par leur oncle et leur mère. Cassandra était prise dans la fête, autant avec les riverains que les insulaires et son aînée savait à quel point elle pouvait apprécier le charme des habitants des Îles de fer. « Je ne doute pas que ma soeur retournera bientôt au sein de la forteresse accompagnée de ma mère, même si l’ambiance est à la fête, elles ont été touchées par la capture de mon grand-mère ainsi que de mon père. Ce n’est qu’un moyen de cacher cela. » répondit-elle, tenant toujours fermement son promis au niveau de ses épaules musclées. Un léger sourire s’échappa du creux des lèvres de son futur époux, quand il évoquait le supplice qu’elle lui faisait endurer. Elle vint lentement bouger ses pousses sur ses épaules, dans une douce caresse pourtant ferme. Juste après ses paroles et le geste de la jeune femme, il s’empara de sa main tout en se détachant légèrement, avant de prononcer un discours enflammé. Elle l’écoutait avidement, prenait note de toutes ses paroles mais alors qu’il allait la tirer la jeune femme pour une nouvelle danse, elle reste digne tel un roc. De ceux qui s’élevaient au centre de l’océan, sur lesquelles les navires venaient s’échouer. « Mes seigneurs, mes dames, riverains et riveraines. » commença-t’elle, l’attention était toujours tournée vers le roi et elle voulait en profiter. Sa proximité avec le Hoare lui permettait de prendre la parole aisément. « Cela fait des siècles que les corps des nôtres sont traînés dans la boue, que tous marchent sur nos terres en ravageant, saccageant et pillants. Nul peuple ne fait exception à cela, pas un seul ; l’Empire a su attirer certains de nos compatriotes dans ses filets, sûrement en affirmant que cela était l’apanage des habitants des Îles de fer ! Mais il n'en est rien. Nos terres ont toujours été le terrain de jeu des luttes entre royaume, de pas notre position particulière. Nous sommes le coeur du continent, nos terres sont riches, fertiles et notre population nombreuse. Tous se sont arrachés notre domination et aujourd'hui, c'est encore vrai ! Les Braenaryon se targue de lutter pour la paix, en asservissant chaque royaume. Qu'importe les méthodes et aujourd'hui, c'est une lutte fratricide qu'ils ont déclenché de part leurs actions, consacrant le Tully comme roi des Rivières et des Collines. Un homme qu'ils ont battu sur le champ de bataille et qui préféra se parjurer, faisant fi de l'honneur que toute sa famille prônait et ce, malgré les serments d'allégeance ! » fit-elle, la fougue se lisant parfaitement au travers de ses paroles. Elle croyait en ce qu'elle disait, qu'elle criait presque avec hargne. « Mon grand-père et mon père sont aujourd'huit au main de l'Empire, prisonniers de leurs geôles. Un choix s'est offert à moi, après une proposition risquée. Épouser le roi Yoren I Hoare, risquer de voir les miens mourir brutalement ou refuser et espérer la clémence de l'Empire pour la survie de mes aïeuls. Mais au fond de moi, le choix était fait. Car pour les miens, pour ne pas voir mes terres êtres prises par un agglomérat de royaumes se prônant supérieur, j'ai décidé que le risque en valait la chandelle. J'ai pris mon courage en mains pour renouer mes serments d'allégeance et je m'apprête à prononcer la plus grande allégeance qui soit, celle de l'union et ce, pour notre royaume. Car nous n'avons pas encore tout perdu, car notre royaume ne pourra que renaître plus fort que jamais ! Il est de mon devoir de me battre sur tous les terrains qui sont miens, de faire montre de courage autant que celui des hommes luttant vaillamment sur le champ de bataille et en retour, c'est ce que je vous demande, à vous, seigneurs riverains. Lutter non pas pour l'unité du Conflans, mais pour celui du Royaume des Fleuves et du Crépuscule, car c'est celui-là notre royaume ; nous ne formons qu'un puissant peuple et qu'importe les circonstances, nous devons être soudés. » poursuivit-elle, le visage dur, une fierté se trahissant par l'éclat qui se trouvait dans ses yeux. Elle lâcha la main de son promis et s'approcha de la table de banquet, s'emparant de son précédent verre de vin encore rempli, puis revint aux côtés de son promis, levant sa coupe. « C'est pour l'avenir de notre royaume et des nôtres que je vous demande de me suivre dans cette entreprise et de soutenir le souverain légitime Yoren Ier de la maison Hoare ! » conclut-elle, portant sa coupe jusqu'à ses lèvres pour en déguster le précieux nectar. Son élocution avait été longue, mais elle n'avait pas flanchée une seule fois ; elle s'était montrée forte et féroce, afin de manifester le courage dont elle faisait preuve en cette heure, afin que cela soit un exemple pour les siens, pour les riverains.


Spoiler:
 
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Dim 9 Sep - 17:15

Alors que je m'appretais à entrainer Helena dans une nouvelle danse à l'issue de mon discours enflammé et sincère au cours duquel j'avais annoncé la grace royale que j'accordais à Myria celle-ci me surprit de la poigne ferme avec laquelle elle me retint sur place. Grace qui ne semblait absolument pas faire l'unanimité tant chez les riverains loyalistes pourtant peuple de naissance de ma belle soeur que chez les fers nés de mes Iles. La parole du Noir faisait semble t'il encore parole d'évangile dans les coeurs. Et, le choix de la veuve de Joren ne pouvait que mal passer au vu de la catastrophe qu'avait représentée Eysines. Bien evidemment, je savais que je devrais justifier cette décision dans les jours à venir et je le ferais de la manière la plus habile possible mais pour l'heure la mère de Beron devrait faire face à la vindicte populaire. Je savais qu'elle en avait pertinnement les épaules mais le voulait elle réellement ? Sa réhabilitation serait longue et fastidieuse et elle devrait se battre à chaque instant pour regagner ce qu'elle avait perdu lorsqu'Harren l'avait déclaré traitresse.

Ce n'était pas un cadeau que je lui faisais. C'était un fardeau certain et une promesse de sueur, de larmes et de souffrance à l'instar de ce qui attendait tout mes soldats. Il ne revenait qu'à elle de choisir. Ma promise me contraignit à rester en place de manière implicite par cette fermeté dans la manière de se tenir droite et fière, aussi digne et immobile que le roc au milieu d'une mer démontée. Curieux de son intention, je renoncais provisoirement à cette torture exquise que représentait une nouvelle valse de nos deux corps brulants de désir latent. Aussi parfaite qu'une statue de marbre et féroce que la proue d'un navire fendant les flots ma promise prit finalement la parole avec toute la fougue ainsi que la force de caractère que je lui connaissais depuis notre première rencontre. Celle-ci s'adressa aux riverains loyalistes et leur rappella leur histoire pleine d'invasions, de drames, de guerres sempiternelles pour un équilibre précaire et la défense de leur territoire riche mais difficilement défendable en l'absence de barrières naturelles de mème que la situation centrale du royaume.

La Bracken avait raison en tout point et la lignée ayant su protéger les frontières avait été celle de mes aieux en utilisant la soif de batailles des fers nés à sa juste valeur. Celle la mème qui avait gouverné le royaume d'une main de fer certes parfois par cruauté envers une conquète mais également parfois parce que les rivalités entre maisons locales étaient autant de facteurs de désunnion potentiels qui furent succeptibles de nous conduire à la situation actuelle. La voix d'Helena se faisait de plus en plus forte au fur et à mesure que la détermination et la sincérité de mème qu'une certaine dureté s'imprimaient sur ses traits graciles. Elle hurlait presque sa hargne de vaincre et de se battre à des seigneurs et chevaliers qui faisaient montre de bien peu de foi en l'avenir pour des raisons évidentes. La couvant d'un regard admiratif et plein d'une fierté anticipée de posséder une telle femme pour épouse, je la laissais terminer son discours tout aussi enflammé que le mien. Puis, elle alla chercher sa coupe qu'elle leva en mon honneur ainsi que celui de ma cause, de notre cause.

J'aurais voulu la saisir brusquement et plaquer mes lèvres contre les siennes dans un baiser ardent ou la saisir pour la prendre sur mon épaule et aller enfin me décharger de cette vague palpitante de désir qu'elle avait fait naitre en moi mais je ne pouvais pas eu égard à l'étiquette. Aussi, je me fis l'écho de ses propos. Lord Keath vous avez brillé avec la cavalerie lors de la bataille d'Eysines ! Sans vos efforts nous ne serions pas ici pour festoyer en l'honneur de nos morts et de nos braves. Lord Wynch vous avez mené nos compatriotes avec brio à Buron ! Cette victoire fut aussi de votre fait. Lord Lothson vous avez mené des troupes au siège de Sombreval et avez lutté contre l'ennemi avec bravoure ! Lord Greyjoy vous avez roulé sur l'Orage en compagnie de mon demi frère ! Lord Sombrelyn vos efforts dans la Nera notamment aux trois collines ne seront pas oubliés ! Lord Timbal vous étiez à mes cotés à Eysines et avez taillé du petit bois dans les hommes de la catin d'outre detroit ! Lord Brune vous avez connu l'enfer à Burlieu ! Lord Valleuse et lord Vendeloyn vous avez ravagé les cotes Nordiennes à Castel Oyster ! Ser Grell vous étiez à Haut Brechies et vous y avez fait saigné cette félonne de truite argentée !

Lord Merlyn vous avez prouvé que les ours saignent et meurent aussi bien que les loups ! En cette triste nuit, je mesure le poids de votre amertume car je la sens également sur le bout de ma langue. Mais n'oubliez jamais que vous ètes des hommes de valeur, que nous nous sommes battu durant plus d'un an contre quatre royaumes et que nous sommes encore là ! Nous sommes le rempart contre l'Empire, nous sommes des fers nés et des riverains et nous leur ferons payer chacune de ces morts, chacune de ces pertes, chacune de ces défaites qui assombrissent nos coeurs. Puis, cloturant enfin mes tirades pour la soirée je reportais toute mon attention sur Helena et l'entrainais cette fois dans une nouvelle danse un brin plus rythmée cette fois ci mais que je ne pus mener longtemps en raison de mes blessures.



Maison Hoare des Fleuves et du Crépuscule

Toujours il y eut cette clameur:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi des Fleuves et du Crépuscule
Âge du Personnage: 23
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Messages : 849
Membre du mois : 14
Célébrité : Alexander Ludwig
Maison : Hoare
Caractère : ▪▪ Conquérant ▪▪ Débauché ▪▪ Tacticien ▪▪ Alcoolique ▪▪ Charismatique ▪▪ Brutal ▪▪
From bastard to a king. My flame will burn them all.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Dim 9 Sep - 23:26

Hard men rule the world
Comme toute femme non guerrière, Myria était un soldat de l’Ombre, pas de ceux qui vont chercher la gloire sur le champ de bataille comme tant de Fer-Nés des deux sexes mais de ceux dont on ne retiendra pas le nom car il sera pas mort en héro. C’était ainsi qu’elle se voyait et qu’elle s’était toujours vue, oeuvrant sans témoins pour l’avenir du Royaume, dans les couloirs sans fin d’Harrenhall, dans les banquets et les voyages diplomatiques. Mais la contrepartie de tout ce travail, de ce sang, de ses larmes, de cette sueur, de cet encre et des concessions, des sacrifices consentis, des sourires et des révérences, c’était d’être Reine, un jour. Or ce rêve, cette récompense, celle de voir tous ceux qu’elle avait tant de fois flattés s’incliner devant elle, lui échappait soudain et c’était tout ce pourquoi elle s’était tant battu qui lui échappait. La punition et les visages fermés de ses nobles compatriotes était cuisante, mais elle était en vie, et c’était là tout ce qu’elle demandait pour le moment. Cependant, savoir qu’elle avait de la chance d’être en vie pour œuvrer et continuer à souffrir encore et encore pour la Maison Hoare n’en était pas moins douloureux. C’est là le prix des rêves, quand ils tombent en poussière, ils vous arrachent le cœur, vous broient les entrailles, vous brûlent les yeux.

Non, la situation est plus complexe que cela, je n’ai pas tout perdu le jour où Joren a décidé de m’appeler auprès de lui à Noblecoeur, j’étais dans l’ignorance de ses plans et pourtant j’aurais dû m’en douter. Idiote que je suis, j’avais si hâte de le retrouver, de retrouver ses bras et sa bouche, l’odeur de ses cheveux et de son cou, je voulais le serrer contre moi, retrouver la chaleur de sa peau et son regard de conquérant qui avait conquis mon cœur des années auparavant. Pas lorsqu’il a trahi son père, pas quand Harren m’a déclaré traîtresse. pas même quand je l’ai tué parce qu’il désertait l’armée qu’il avait lui même constituée comme un couard. Je t’aime, mais ça, je n’aurais pas pu te pardonner, je ne peux pardonner celui qui n’assume pas ses responsabilités envers le Royaume et sa famille. Même si cela est douloureux, même si cela est dangereux, même si la mort seule se trouve à la fin du chemin, qu’importe, nous sommes nobles, nous sommes Rois et Reines pour cela, pour le devoir que nous confèrent nos titres, sinon, à quoi bon, tout le monde pourrait gouverner, le peuple pourrait gouverner. Un bâtard pourrait gouverner.

Se faisant cette plaisanterie à elle même, la brune leva ses yeux céruléens vers le Roi et rit doucement. Oui, elle n’avait rien contre les bâtard contrairement à beaucoup, pas en soi, mais ils n’étaient pas éduqués et voués à prendre la tête d’un Royaume, aussi mal en point soit-il. Cependant, elle avait beau regarder son fils avec tout l’amour d’une mère, elle savait que, s’il avait hérité de ce chaos, la situation aurait été pire encore et hélas, elle devait au moins lui reconnaître cela : il avait bel et bien le charisme et la verve d’un Hoare, quand à sa dulcinée, elle ne se débrouillait pas mal du tout, et chaque regard de Riverain tournée vers elle avec des étoiles dans les yeux était un coup de poignard de plus dans les reins de la Princesse déchue. Elle déglutit difficilement après cela et son sourire avait disparu de son visage.

Soit, je brûle dans les Sept enfer pavés de bonnes intentions, je paye mes péchés et mes erreurs ainsi que celles des membres de ma famille. Peut-être aurais-je dû agir avant, autrement. J’aurais pu tuer Harren dès lors que sa tyrannie a pesé plus lourd que sa vision, j’aurais pu le faire si seulement je n’avais pas été sous son charme après son coup de maître contre les Targaryen, et surtout si j’avais eut plus de courage. J’ai tout perdu quand j’ai décidé de le laisser en vie malgré tout le mal qu’il faisait à son fils, à cette Maison, à ce Royaume. Oui Lyham, j’aurais dû agir alors et faire disparaître le Tyran. Mais désormais, le Tyran, c’est Torrhen, tu ne t’en rends pas compte mon ami, il est plus difficile de les voir quand ils se cachent derrière un masque d’homme d’honneur, mais tu découvriras bientôt qu’il n’a rien d’un homme honorable, c’est un tueur implacable, un fou égocentrique, un visionnaire mégalomane, mais pas un homme honorable.

Les paroles de Yoren firent écho à Myria, sur les sacrifices de ses hommes et sur les batailles passées, qu’elle soient glorieuses ou non. Alors pour la première fois de la soirée, elle osa s’avancer vers la table du Roi et se planta là au milieu de tous ses gens qui l’auraient bien coupée en petit morceau. Son regard glacial ne les voyait pas, sa mine hautaine était tel un masque impénétrable, ses mains ne frémissaient pas et à chaque pas mesuré, elle se redressait et gagnait en assurance.

__ Nous avons perdu des hommes dans tous les royaumes de Westeros, car c’est ainsi que la Maison Hoare s'élève, sans limite et sans peur. Mais mon Roi, vous omettez la moitié de votre pays en ne parlant que des hommes valeureux. Alors je lève mon verre aux femmes de valeur. En premier lieu, celles qui se battent à vos côté, Heda Volmark que vous avez déjà honorée par un toast, la Reine Eren du Bief dont la réputation n’est plus à faire et bien sûr votre future Reine dont la passion enflamme nos loyaux riverains. A toutes les guerrières qui ont le courage d’affronter le champ de bataille. Mais je n’oublie pas celles qui se battent depuis plus longtemps encore, sans armes et sans toast porté à leur gloire. Je n’oublie pas qu’une Princesse a mené une armée de manière à prendre l’Empereur en tenaille avec les forces de feu Harren le Noir avant qu’une armée plus nombreuse et mieux préparée nous tombe dessus par surprise. Je n’oublie pas ce que j’ai crié alors que la cavalerie Nordienne fonçait sur notre flanc droit et que nous faisions face aux Peyrdagonnien d’Orys Baratheon sous une pluie de flèches : “Tenez ! Tenez pour le Sel ! Tenez pour le Roc, Tenez pour vos fils, vos filles, vos femmes et vos frères, pour l’homme qui est à votre droite et celui qui est à votre gauche. TENEZ !” Je n’oublie pas ce que j’ai ressenti. De la peur ? Non. De la détermination ! Tout comme Lord Bracken qui est allé se fracasser avec sa cavalerie sur le Nord pour laisser à nos hommes le temps de s’organiser et Lord Salfalaise qui a tenu mon flanc droit avec bravoure et dévouement jusqu’à l’arrivée d’Harren. Riverains et Fer-Nés œuvrant main dans la main, même dans la défaite pour la victoire du lendemain. J’ai combattu sans arme, avec seulement mon courage et mes couleurs, celle du Royaume du Sel et du Roc et de la Maison Hoare. A nos femmes de valeurs !

Myria leva sa coupe en fixant Yoren d’un regard teinté d’amertume, mais aussi de détermination, la même qui l'animait à Buron, et comme lors du massacre, elle avait scandé son discours avec force et conviction. Elle avait certes perdu, mais elle n’était pas la seule, à présent, tous avaient perdus au moins une fois, tous avaient fuis au moins une fois, à Eysine. Sans hésiter un seul instant elle but d’une traite le liquide rouge et lorsque son menton se rabaissa avec sa main et sa coupe, un sourire carnassier apparut sur son visage. Elle se retourna vers la foule et reprit d'un ton toujours aussi déterminé, faisant porter sa voix au delà des tables du banquet.

__ L’Empereur et sa catin étrangère nous veulent tous morts, ils nous extermineront jusqu’au dernier. Mais ils ne savent pas encore ce dont est capable un peuple qui n’a plus rien à perdre. Depuis le début de cette guerre, ils utilisent les dissensions internes à chaque royaume pour gagner les moins forts à leur cause et conquérir par la ruse la plus vile chaque parcelle du continent. Ils pourraient y parvenir, ils s’en approchent, à mesure que le dernier rempart, tenu par nous seuls, recule et s’effrite sous leurs assauts. Mais je sais que nous sommes plus forts que ça, que nous ne sommes pas dupes de leurs manœuvres et de leur usage des forces du Tully comme piétaille de leur ambition. Je sais que nous ne sommes pas morts et encore moins à genoux. Je sais qu’un Fer-Né ne craint rien d’autre que de vivre comme un couard et qu’un Riverain se battra jusqu’à la mort pour sa terre et sa famille. Je sais ce que vous valez, chacun d’entre vous aussi bien que je sais ce que je vaux. Je n’ai aucun doute. Nous allons leur faire comprendre une fois pour toute qu’on ne déchire pas les Fleuves et le Crépuscule impunément, ils connaîtront la vengeance sanglante du Sautoir, bientôt ce n’est plus notre sang qui abreuvera les sillons du Conflans mais le leur, et ce jour là, le Dieu Noyé trinquera avec les Sept. Que notre orgueil soit aussi aiguisé qu’une lame et notre rage aussi puissante qu’un trait d'arbalète.
[size=40]©️️[/size] 2981 12289 0


avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Princesse
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Le Phénix
♛ ℝeine de l'Ombre ♛
Messages : 1157
Membre du mois : 18
Célébrité : Eva Green
Maison : Hoare
Caractère : Déterminée ♦ Ambitieuse ♦ Diplomate ♦ Vénale ♦ Pragmatique ♦ Maligne ♦ Aimante
Le Phénix ♛ ℝeine de l'Ombre ♛
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Lun 10 Sep - 19:21

Impact discours Helena
Impact discours Yoren
Impact discours Myria
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 8937
Membre du mois : 1936
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Lun 10 Sep - 19:21

Le membre 'Le Cyvosse' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 20' : 10, 20, 12
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 8937
Membre du mois : 1936
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   Lun 10 Sep - 19:47





Hard Men Rule
the World


Mise à Jour
Premiers tests:
 

Le discours d'Helena reste accueilli poliment et applaudi. On vantera sans doute la clarté du propos et la bonne foi de la maison Bracken, mais sans pour autant déchainer les ardeurs de la foule. Il faudra sans doute faire son nid, en particulier auprès des insulaires qui forment l'essentiel du contingent... Yoren est acclamé et les seigneurs principalement insulaires qui tapent du poing sur la table ou entrechoquent leurs choppes au nom Hoare. Myria est sur une mauvaise pente, entre les commérages et la défiance de beaucoup de nobles qui ne veulent pas se laisser leurrer. En revanche, son discours suit celui de Yoren. Les seigneurs sont chauds comme la braise et la haine s'embrase facilement. Ils continuent leur clameur mais en hurlant le nom du Roi.

Déroulement concret

  • Cette mission prendra fin ce week end, vous pouvez encore clôturer votre participation
  • Vous pouvez poster une page word maximum par réponse, et merci de laisser 2/3 joueurs entre chacun de vos réponses Smile
  • PAS d’ordre de passage. Vous faites comme vous voulez tant que vous respectez la règle ci-dessus.
  • Seul vrai impératif ; indiquez en spoilers où vous vous trouvez globalement et à qui vous parlez. That’s it.


Inscrits
- Yoren Hoare
- Heda Volmark
- Myria Hoare
- PNJs à venir ?
Si cette mission vous intéresse, vous pouvez la rejoindre en vous rendant simplement dans ce sujet pour exposer votre idée
 

     
©️ Crédit Dyxie
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 8937
Membre du mois : 1936
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: Hard Men Rule the World   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Hard Men Rule the World
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Holly Holliday ~ You don't have to be cool to rule my world
» God Save the queen- English Rule the world and I speak English
» everybody wants to rule the world
» Everybody wants to rule the world { HARLAN
» (Alastar) everybody wants to rule the world

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown ::  :: Le Conflans :: Pierremoutier-
Sauter vers: