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Nous voilà au début d'un nouveau cycle [Bowen]
MessageSujet: Nous voilà au début d'un nouveau cycle [Bowen]   Mar 24 Juil - 16:14

Fort-Darion avait été reprise, Fort-Darion avait été libéré de cette attaque ennemie qui n'avait plus vraiment de sens alors que Harren Hoare était en train de se battre pour la dernière fois, alors qu'il était en train de rendre son dernier souffle sur le champ de bataille près de Noblecoeur. Le Conflans était tombé et l'homme qui s'était présenté en tant que conquérant sur la capitale de ce nouvel Empire avait payé un lourd tribu personnel pour les actions qu'il avait mené contre les royaumes fédérés. Et c'est en vainqueurs que les troupes avaient passé les portes de la forteresse. Il y avait un air de soulagement qui s'affichait de plus en plus sur les visages des soldats qui avaient été beaucoup sollicités depuis un an pour les plus jeunes, et bien plus longtemps pour les anciens. La chute de Harren le Noir avait marqué le tournant, le début d'une nouvelle histoire à construire, un monde où cette paix dont ils rêvaient depuis longtemps pourraient sans doute s'installer enfin durablement. Et l'espoir également, l'espoir de pouvoir enfin rentrer chez soi, de pouvoir retrouver femme et enfants, de pouvoir retrouver ces terres. La reconversion ne serait pas forcément facile pour tout le monde, il y avait tant d'années que le Nord semblait se battre contre le reste de Westeros que la coupure pourait peut-être sembler violente pour certaines personnes. D'autres auraient l'envie de continuer la lutte, car ils ne connaissaient que cela et qu'ils ne savaient faire que cela, et que l'honneur ultime résidait dans le fait de mourir sur le front et en aucun cas dans les champs si difficiles à cultiver du Nord. Cependant, bon nombre de personnes et le jeune roi également, avaient la volonté de retrouver ces terres, de revoir Winterfell. Jon Stark avait hâte, tout autant qu'il venait à avoir une certain appréhension de son retour dans ces lieux où il était parti prince et où il allait revenir en tant que roi.

A leur arrivée, Jon avait fait le tour de la forteresse de Fort-Darion, pour estimer les probables dégâts qui avaient pu être causé. Il s'était ensuite rendu auprès de Alysanne Manderly, Dame du Nord, qui avait sans doute connu l'horreur, il ne l'avait pas dérangé personnellement, demandant au mestre pour connaître son état de santé et pour lui assurer qu'il ferait tout son possible pour qu'elle puisse regagner le Nord dans les meilleures conditions et qu'il viendrait la voir un peu plus tard quand elle se sentirait mieux. Il ne voulait pas s'imposer et maintenant que le Fort avai été repris par l'Empire, elle avait besoin de se reposer en toute tranquilité loin des yeux et des langues des gens de la toute jeune Cour et des soldats à l'humour parfois ravageur tant il était bête et inaproprié à la situation. Il avait donc cherché à se mettre quelque peu au calme, dans les appartements qu'on lui avait attribué et c'est alors qu'il s'était retrouvé confronter à une situation encore plus inattendue. Alors qu'il était prêt à s'effondrer sur son lit, dans l'espoir d'un sommeil réparateur même un bref instant, il avait trouvé une jeune femme endormie à sa place. Les choses avaient quelques peu dégénéré quand il avait essayé de la réveiller avant qu'elle ne comprenne qu'elle se trouvait dans les appartements du Roi du Nord et qu'elle n'avait clairement pas sa place à cet endroit. Autant dire, que cela pouvait être agréable de trouver une jeune femme des plus charmantes dans ses appartements mais il n'était pas forcément ce genre d'homme et surtout, il n'avait pas le désir que tout le monde puisse accéder à ses affaires personnelles aussi facilement. Il avait réglé cela avec ces gardes avant de se mettre à sa table de travail pour pouvoir lire les missives qu'on lui avait adressé. Il n'avait aucune nouvelle de son épouse et par la même occasion de son enfant, il ne savait pas si la reine était arrivée dans le Nord, elle avait tout simplement disparue, elle qui pourtant, dans d'autres circonstances étaient toujours si prompt à parler et à s'exprimer sur des sujets qu'il aurait préféré garder priver jusqu'au moment où il aurait eu le désir lui-même de converser à propos de ce sujet-là. Et aujourd'hui, il ne savait rien. Il s'empressa alors d'envoyer une missive à la reine pour lui demander si tout allait bien et qu'elle le tienne au courant le plus rapidement possible. Il ne manquerait pas de lui faire par de sa contrariété en face à face une fois qu'il aurait regagné Winterfell.

Cependant, il fut agréablement touché d'apprendre la naissance du fils de son Sénachal, Bowen Glover. Il retint un sourire en apprenant le nom de l'enfant qui avait été choisi, et il espérait réellement que ce ne serait pas un héritage trop lourd à porter pour ce nouveau né. Il se souvenait de la discussion qu'il avait eu avec Eleanor au sujet du prénom qui serait donné à leur premier né, autant dire que Torrhen n'avait pas été retenu si cela venait être un garçon, premièrement car son grand-père était encore en vie et deuxièmement parce qu'il comptait se défaire de toute pression que pouvait provoquer le port d'un nom. Parfois, il ne fallait pas influencer l'avenir d'un enfant dès sa naissance. Pour autant, c'était un vibrant hommage que Bowen rendait à celui qui l'avait pris sous son aile pendant des années et c'était une marque de reconnaissance tout aussi honorable pour la maison Stark, ainsi que l'attachement du jeune couple au roi du Nord et à la famille royale. Une fois quelques papiers en ordre, il quitta donc ses appartements en compagnie de sa garde rapprochée, il demanda à un page passant par là de ramener une bouteille de bonne qualité jusqu'aux appartements du Sénéchal du Nord et une fois qu'on l'autorisa à rentrer, il demanda au page de poser la bouteille sur la table la plus proche avant de faire comprendre à ses gardes qu'il ne voulait pas qu'on les dérange. « Et bien mon ami, aujourd'hui c'est moi qui apporte une bouteille pour pouvoir fêter la bonne nouvelle que m'a adressé le mestre Roshar. Te voilà père ! Félicitations Bowen, je suis véritablement heureux pour toi et également pour ton épouse à qui je n'ai pas manqué d'écrire. Tu me permettras de mettre une petite réserve sur le prénom. » Il lui fit un clin d'oeil tout en riant avant de le prendre dans ses bras pour le féliciter. « Comment te sens-tu ? »


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MessageSujet: Re: Nous voilà au début d'un nouveau cycle [Bowen]   Mer 15 Aoû - 22:17

« Leyk, trouve ma sœur et mon frère. Dis-leur qu’ils ont un neveu. »

Le gamin hocha la tête par habitude, avant d’ouvrir de grands yeux en comprenant peu à peu ce que Bowen voulait dire avec son expression béate, tenant fébrilement une page de parchemin chiffonnée entre ses mains comme s’il s’agit de l’objet le plus précieux au monde.  Toute trace de fatigue avait disparu de son visage, et les ridules d’angoisse des derniers jours semblaient envolés. Puis, comme s’il n’y tenait plus, le Glover offrit une étreinte au garçon, le soulevant presque de terre, tout à sa joie, au point d’oublier que son écuyer avait toujours le bras bandé après la cruelle blessure qu’il avait reçue à Eysines. Son petit cri de douleur le ramena à la réalité et, légèrement honteux, il desserra sa prise, s’excusant d’avoir été un peu brutal. Le Snow bafouilla quelques mots comme quoi ce n’était rien, avant, timidement, de le féliciter maladroitement, puis de disparaître. Seuls les bruits de sa course dans les couloirs de Fort-Darion résonnèrent aux oreilles du Poing du Nord … Jusqu’à ce qu’il exulte dans une forme de cri de joie sauvage qui dut laisser plus d’un de ses pauvres voisins pantois, sans parler des gardes et des domestiques. L’un des Garde-Loups passa même la tête dans ses appartements pour voir si tout allait bien, et il fut accueilli par un sourire radieux et une exclamation toute fière :

« J’ai un fils ! »

L’homme lui adressa un large sourire à moitié édenté, lui présenta ses hommages ainsi qu’à son épouse, et déclara sur le ton de la confidence qu’il allait falloir fêter cela comme il convenait, ce qui équivalait évidemment à vider toute une nuit durant des tombereaux d’hydromel en braillant des chansons paillardes et en portant quarante toasts à la fière mère et au bienheureux père. Etonnamment, pour une fois, cette perspective n’effaroucha pas du tout Bowen, lui qui avait pourtant accumulé une solide réputation de sobriété et n’était pas particulièrement connu pour son goût des festivités un peu trop viriles. Ce n’était pas tous les jours qu’il apprenait la naissance de son héritier, parbleu ! Et puis, sans doute que toute la tension accumulée depuis des semaines, des mois même, au gré des batailles et des nouvelles, trouvait enfin un exutoire pour se déverser hors de son corps et qu’enfin, il se sentait autorisé à relâcher la pression, maintenant que rien ou presque ne se trouvait en travers de son chemin vers la félicité. Presque.

Bien sûr, le fait que le mestre parle d’un accouchement très difficile et de l’état de faiblesse de son épouse l’avait inquiété. A vrai dire, s’il s’était trouvé sur place, nul doute qu’il aurait été tout bonnement insupportable et qu’il aurait harcelé l’homme de sciences pour avoir le plus de détails possibles. Seulement, n’ayant pas de moyens de savoir exactement de quoi il en retournait et connaissant Mestre Rorshar, il se disait avec philosophie que l’homme n’aurait pas pris la plume de la sorte si son épouse était toujours dans un état critique, et qu’elle avait donc de bonnes chances de se remettre correctement. Une fois à Winterfell, ou lorsque sa femme serait en état de lui écrire, il demanderait des précisions. Pour le moment, il devait croire ce qui était écrit sur le parchemin : Maedalyn était en vie. Elle allait surmonter cette épreuve. Son fils était vigoureux. Il s’était battu pour fouler la terre glacée de ses ancêtres, démontrant ainsi toute la détermination de sa maison. Et il devait célébrer leur bataille, pour leur rendre hommage. N’y tenant plus, il s’apprêtait à aller trouver sa sœur quand un Garde-Loup lui annonça que le Roi se dirigeait vers ses appartements. Oh, il aurait tout le temps dans la soirée de se retrouver en famille pour célébrer. Et son sourire, déjà grand, s’élargit davantage, si cela était possible, en voyant Jon approcher avec une bouteille de vin dans la main. Était-ce donc l’établissement d’une tradition ? Bowen ne put s’empêcher de penser qu’il y avait coutume plus ennuyeuse, et que celle-là, il s’y consacrerait encore longtemps avec plaisir, pour la naissance de l’enfant de son ami, pour toutes celles qui viendraient, les mariages … Peut-être les peines aussi. Tout viendrait en temps et en heure. Autant se contenter de profiter de l’instant présent, des yeux rieurs de son Roi et de cette accolade toute masculine qu’il lui offrait, suscitant par ses mots le rire de son Sénéchal, un rire tonitruant, si nordien, si fier et tellement éloigné du Bowen discret d’ordinaire, qui, à cet instant, avait été remplacé par un homme à l’image de ce qu’avait été son père, de ce qu’était son frère. Finalement, la joie lui seyait bien.

« Allons, ne sois pas jaloux, le prochain portera ton nom ! »

Pour une fois, il n’avait pas bégayé au moment de tutoyer Jon, il n’avait même pas répondu en premier à ses félicitations comme la bienséance le demandait … Il avait simplement fait preuve de spontanéité, et d’un brin d’espièglerie, trait bien présent chez lui mais à la démonstration fort rare. Oui, à cet instant, l’austère guerrier paraissait tout bonnement transfiguré, surtout par rapport à la mine sombre qu’il avait arboré jusqu’à leur arrivée à Fort-Darion, jusqu’à ce qu’il ait retrouvé sa sœur chérie en bonne santé, et de manière générale, par rapport à son expression ordinaire, connue davantage pour son stoïcisme que pour son apparence débonnaire. Il rendit son étreinte au Roi avec force tapes dans le dos, avant de se détacher et de déclamer :

« Je crois que je suis le plus heureux des hommes, et je n’ai même encore complètement réalisé ! »


Serait-il un bon père ? Comment élèverait-il son enfant ? Comment ce dernier serait-il ? Est-ce qu’il comprendrait les sacrifices de son père, pour lui ? Il n’en avait aucune idée, et pour le moment, ces questions lui semblaient loin. Il était père, sans l’être encore entièrement, transfiguré par l’idée même, au détriment de son caractère pratique et tangible. Mais cela, là encore, importait peu. Viendrait le moment où les doutes l’assailliraient, le submergeraient. Pour le moment, il se contentait de ressentir puissamment la perspective d’avoir contribué à faire naître en ce monde une nouvelle vie, qui partageait son nom, son ascendance, qui plus tard, le regarderait comme un modèle … Comme son père. Qui pesterait contre lui à divers moments, le trouverait sans doute trop ferme ou trop absent, se plaindrait de son ombre pesante … Mais qui, il l’espérait, l’aimerait tout de même, au moins un peu, parce que lui, ce petit Torrhen qu’il ne connaissait pas et n’avait jamais vu, il l’aimait déjà. Non, il l’adorait. C’était son fils, son premier-né, son petit garçon, et cela, jamais personne ne pourrait le lui enlever. Sa maison renaissait. Les Glover avaient enduré, avaient souffert, mais in fine, ils survivaient encore, malgré les rigueurs du Nord.

« Buvons ! Que l’on nous apporte de quoi manger pour fêter la naissance de mon héritier et les prouesses de dame mon épouse! »



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MessageSujet: Re: Nous voilà au début d'un nouveau cycle [Bowen]   Jeu 30 Aoû - 18:45

Jon n'avait jamais réellement pensé à ce que serait sa vie une fois qu'il deviendrait père. C'était étonnant mais il ne se rendait finalement pas totalement compte qu'il était marié. Connaissant son tempérament et même si les premiers temps de sa vie conjugale n'étaient pas les meilleurs qu'on ait pu connaître dans les couples de Westeros, il restait fidèle à son épouse et aux vœux qu'il avait prononcé le jour de ces noces à Vivesaigues. Ce n'était pas une question que l'occasion ne s'était pas présente, bien loin de là, s'il avait eu le désir de tromper sa toute jeune épouse avec une autre femme du Conflans sans se soucier de sa condition, il aurait pu très largement se vautrer dans le foin avec toutes les catins du coin pour pouvoir s'amuser à loisir. Ce n'était pas dans sa nature et puis il avait déjà assez de problèmes comme ça concernant sa vie personnelle, que même prendre du plaisir dans un coin avec une souillon l'agaçait plus qu'autre chose. Pour autant, pour en revenir au jour de son mariage, il restait camper sur ses positions, sur le fait que tout cela n'avait vraiment pas eu l'air d'un mariage. A l'expression de Jon et à ce qu'il avait entendu par la suite, on aurait dit que le marié se rendait à un enterrement, ils avaient organisé cela avec les moyens du bord entre deux importantes batailles, comme si ce n'était qu'une formalité, presque comme si tout s'était décidé à la dernière minute et qu'il fallait faire cela vite, car c'est ce qu'on attendait de lui et d'eux. Il ne se souvenait même pas d'avoir fait danser son épouse ce soir-là, il n'avait pas échangé un mot de leurs vœux jusqu'à l'instant où ils s'étaient retrouvé tous les deux dans la chambre. Cela avait dans le fond quelque chose de tragique. La nuit de noces avait été un succès si on parlait du fait que son épouse avait perdu sa virginité mais les choses n'avaient été ni plaisantes ni déplaisantes. Encore une fois, il avait fait ce qu'on lui avait demandé de faire mais il n'avait pas réellement cherché à la connaître plus que de raisons, de passer du temps à ses côtés en dehors des soirées où il remplissait son devoir conjugal dans l'espoir de voir naître au plus vite un héritier surtout s'il ne revenait pas de la guerre. Eleanor lui avait annoncé sa grossesse juste avant son départ, il avait été heureux sur l'instant, sincèrement et il tenait à ce que l'enfant tout comme la mère se portent bien maintenant que leurs vies étaient plus fragiles que jamais. Amoureux, il ne l'était pas, mais même s'il était un nordien plus que rustre sur les bords, à l'intérieur se cachait quelqu'un de véritablement touchant qui refusait qu'il puisse arriver quoique ce soit à son épouse sur le trajet à Winterfell ou pour pouvoir mettre au monde son enfant. Ce qui faisait qu'il était quelque peu déranger par le fait que son épouse ne l'ait pas tenu informer concernant l'avancée de son voyage jusqu'à Winterfell, elle qui était pourtant si prompte à raconter aux autres les nouvelles qu'un roi était censé annoncer par lui-même. On le lui avait assez reproché comme cela.

Pour autant, s'il avait sans doute tardé à annoncer même à sa famille, la naissance prochaine d'un nouveau Stark de Winterfell, ce n'était pas seulement parce qu'il s'inquiétait que Eleanor perde l'enfant mais parce qu'il ne se sentait pas totalement père dans le fond. Il avait à peine appris la nouvelle de sa grossesse qu'il avait du partir. Il n'avait eu qu'une seule lettre de sa part depuis qu'elle avait quitté Vivesaigues pour prendre la route de Winterfell, il n'avait donc aucune place dans ce qui se jouait pour sa famille et cela le désarçonnait réellement. Il allait être père mais c'était un état de fait, plus qu'un sentiment bien réel qui s'installait en lui. Cependant, aujourd'hui ce n'était pas lui qui avait eu l'annonce de la naissance de son enfant, mais son second, son Sénéchal, son ami, son frère d'armes Bowen Glover. Si Jon était bien plus spetique concernant son mariage, il n'y avait pas autant de doutes pour l'avenir de celui de Bowen et de sa femme Maedelyn. Son ami lui avait longuement fait part de son envie de pouvoir être présent au moment où son enfant, où son fils viendrait à naître et Jon aurait voulu sincèrement qu'il puisse être présent au moment de l'accouchement. Malheureusement, la guerre l'avait gardé bien loin de ses terres dans le Nord, de sa femme et donc de la possibilié de voir son fils pousser son premier cri. Il y avait des obligations dans la vie auxquelles il n'était pas possible d'échapper mais il lui avait promis qu'il ferait tout pour que leur première rencontre ne tarde pas trop pour autant. Il était donc venu honorer, célébrer cette nouvelle naissance, une nouvelle vie dans ce monde qui avait à présent bien changer et il espérait que ce petit Torrhen n'aurait pas le même destin que celui dont il portait le prénom et qu'il aurait alors l'occasion de profiter d'une paix durable au cœur de Westeros. Jon avait retrouvé son ami, une bouteille l'accompagnant pour pouvoir fêter l'évènement et le jeune Loup n'avait pu s'empêcher de le taquiner sur le prénom qu'il avait choisi de donner à son fils. Torrhen. C'était un choix qui pouvait s'expliquer sans aucun problème mais un choix lourd par sa symbolique, même Jon n'aurait pas souhaité que son fils porte un tel poids sur ses épaules. « Oh je veux bien te croire que tu es le plus heureux des hommes, cela se voit sur ton visage et je dois dire que ton bonheur est communicatif. Cela fait plaisir de te voir comme cela et de voir quelqu'un d'aussi heureux auprès de moi. Encore toutes mes félicitations ! Je te promets mon ami que tu seras bien  rapidement aux côtés de ton épouse et de ton fils, tu pourras ainsi les serrer dans tes bras et les embrasser tous les deux. Tu le mérites après tous les sacrifices qui ont été les tiens depuis maintenant une année que notre combat côte à côté à commencer. »


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MessageSujet: Re: Nous voilà au début d'un nouveau cycle [Bowen]   Dim 7 Oct - 18:51

Jamais Bowen n’avait été homme à s’épancher. Ses joies n’étaient pas connues pour être notoirement communicatives, et du reste, les derniers temps avaient été suffisamment rudes pour l’empêcher d’exprimer un quelconque sentiment de bonheur la plupart du temps. Les rares fois où il s’y était risqué, il s’agissait davantage d’exprimer une certaine foi en l’avenir, de faire preuve d’une croyance un peu désespérée dans des lendemains meilleurs, dans l’espoir fol qu’un jour viendrait où son existence ne se résumerait pas à pleurer des morts, serrer les dents de rage ou vitupérer contre de nouveaux ennemis. Mais, au fond, même ses contentements sincères avaient été plutôt discrets, et toujours empreints d’une forme de philosophie. Un pur élan, vif et sincère, profond et puissant ? Il ne se souvenait pas d’en avoir réellement connu depuis … tellement longtemps, en fait. S’il était honnête, peut-être que son dernier souvenir véritablement, merveilleusement, seulement heureux remontait aux festivités organisées pour fêter l’anniversaire de sa mère, peu de temps avant l’invasion sauvageonne. Et cela appartenait à un autre monde, le monde d’avant, celui où il n’était qu’un jeune héritier un peu gauche, où le Nord se tenait seul et fier, où l’Empire n’existait pas, où Aegon Targaryen n’avait même pas encore perdu sa tête. Où le Conflans ronronnait sous la férule Hoare, où personne n’aurait pu imaginer un Higthower à la tête du Bief, où le Val était la première puissance de Westeros malgré ses difficultés à se relever de la guerre contre l’Orage, où beaucoup auraient considéré Argella Durrandon davantage comme un désavantage pour son royaume que comme un atout, où l’Ouest n’était qu’une terre lointaine où Jeyne partirait, peut-être … Ses inquiétudes se résumaient à trouver sa place en tant que fils aîné mais pas préféré, à trouver un terrain d’entente avec son cadet, à s’enquérir de la santé de son neveu et de sa sœur, à savoir si Tonnie et Robert avaient bien fait leurs devoirs auprès du mestre et pour le plus âgé, du maître d’armes. Le mariage n’était qu’un horizon lointain, avec tous ses frères, Maedalyn, un souvenir légèrement émoustillé de son adolescence et l’assurance de son inénarrable manque d’allant en matière galante. Il se voyait trop fils pour être père à son âge, et imaginait que ses parents avaient encore plusieurs années devant eux pour finir d’élever leur nombreuse descendance et administrer le Bois-aux-loups. Et évidemment, il n’était qu’un jeune noble parmi tant d’autres, une figure familière du passé pour la plupart des maisons du Nord, certes, mais guère plus. Oui, le monde avait changé … et lui aussi. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Toutes ses croyances sur son royaume et sur lui-même avaient volé en éclat, comme intimement liées dans leur destin et dans ses pensées. Etait-ce pour le mieux ? En partie, probablement. Il avait dû mûrir très vite, d’abord pour reconstruire ce qu’il restait de sa maisonnée et de son domaine, puis aussi pour assurer les missions déposées entre ses mains, et enfin, assumer des fonctions auxquels sa formation le destinait peut-être, mais qu’il n’aurait jamais envisagé. Conrad Omble lui avait toujours semblé inamovible dans ses fonctions, et un modèle si différent de lui que le remplacer n’avait jamais fait partie de ses rêves, encore moins de ses pensées. Il y avait des maisons plus riches que la sienne, plus influentes, plus liées à la famille royale, des Lords plus âgés, plus expérimentés, plus compétents sans doute. Et pourtant, il estimait ne pas avoir démérité dans ses fonctions, acceptant le rôle un peu ingrat de commandant d’une force destinée à tenir, et non à vaincre, lors de la bataille d’Eysines, dans l’ombre d’un Prince quand lui resterait aux yeux des biens-nés comme un simple nobliau sans fortune ni grandeur. Peut-être aussi que ses fonctions lui avaient enseigné de biens vilains traits, comme l’orgueil ou la jalousie, ainsi qu’une certaine solitude. Là étaient les affres du pouvoir, quel qu’il soit, et les médisances sur son compte, sur sa proximité avec Jon, sur celle avec Torrhen, l’affectaient plus qu’elles n’auraient dû. Tant pis, il devait faire avec, et passer d’homme de l’ombre et de serviteur fidèle et discret à conseiller et voix officielle face à des hommes et des femmes qui, contrairement à lui, étaient nés pour exercer un pouvoir autrement plus important que la modeste commanderie de Motte-la-forêt.

Pis, il avait conscience que le devoir n’avait guère contribué à faire de lui un bon époux. Il l’admettait sans peine : il avait épousé Maedalyn par intérêt, parce que son père était prêt à lui offrir sa main, qu’il proposait une dot conséquente et qu’il avait cruellement besoin d’une femme pour gérer son domaine ravagé. Il n’y avait jamais eu une once de tendresse dans ses calculs. Certes, physiquement, son épouse était à son goût, et il en avait conscience, mais eut-elle été laide qu’il l’aurait recouverte du manteau des Glover devant l’arbre-cœur quand même. Il ne l’avait même pas courtisé proprement, n’avait pu organisé un mariage sur ses terres, son père n’était pas venu, et une fois sa virginité enlevée et quelques étreintes consommées, parce qu’il n’envisageait pas les choses autrement, que lui donner du temps était impossible et que, si elle n’avait point cédé … Il préférait ne pas y songer, parce que cela lui renvoyait une image détestable de sa personne. Et une fois parti, voilà qu’il l’abandonnait avec un beau-père sombrant dans la décrépitude physique et la folie, dans un domaine encore en reconstruction, enceinte par-dessus le marché. Elle avait mené sa grossesse seule, avait dû fuir Motte-la-forêt après avoir enterré Galbart Glover, accouché toujours seule, et maintenant, il n’était pas là pour assister aux premiers instants de son premier-né. Sans doute aussi que ses fonctions le destinaient, sitôt l’hiver passé, à ne plus voir ses proches et à s’engager sur la voie de ces pères absents, ces grands noms murmurés avec déférence dans les premières années, puis marmonnés avec la rancœur des abandonnés. Il avait tenu sa promesse à Maedalyn : il lui offrait un nom qui n’avait peut-être jamais autant brillé. En contrepartie, il lui imposait une vie de solitude. Même en paix, il serait souvent sur les routes, à vérifier frontières, casernements et patrouille. Leur vie commune ne le serait probablement jamais, et son fils serait un prénom murmuré tendrement, mais il était peu probable qu’il l’élève. C’était son choix, et il ne le regrettait pas. Les désillusions du passé et les cruautés du futur lui apparaissaient clairement. Il les balayait pourtant d’un revers de la main et d’une exclamation puissante.

Il était père. Plus que Lord ruiné ou Sénéchal absente, il était père. Voilà la seule réalité importante, la seule transformation qui valait la peine d’être racontée. Il y avait, dans ce constat, les germes de ses consolations futures : malgré les difficultés, en dépit de ses choix de vie et de la cruauté des dieux, sa maison ne mourrait pas avec lui, son nom avait une chance de ne pas s’éteindre, et les sacrifices consentis par son épouse n’avaient pas été vains. Il lui avait au moins offert un enfant. Les sauvageons, les fer-nés, les Hoare, le Grand Septon, les bieffois, le Tigre au loin … Ils pouvaient maudire le Nord, attaquer ses terres, les Glover continuaient tant bien que mal à survivre, et la vie ne s’arrêtait pas de fleurir. Il ne se battrait plus pour la vengeance, ni pour la gloire, ni pour une promesse, encore moins pour son seul devoir : il le ferait pour son garçon. Certains avaient soulevé des montagnes par amour, d’autres par foi, et d’autres encore pour leur famille. Il le ferait pour les trois. Parce que les Anciens Dieux avaient béni son union si précipitée, parce qu’il aimait sa chair déjà, même sans la connaître, follement, et parce que sa famille avait toujours constitué sa force et sa faiblesse.

« Je ne regrette aucun de ces sacrifices. Et j’ai choisi cette vie, cette séparation et la solitude, qui viendront inévitablement à l’avenir. »


Les mets demandés arrivaient, et bientôt, quelques valets essoufflés déposèrent sur la table de la viande séchée, du pain et quelques fruits. Son couteau se planta dans un bout de lard, avant qu’il ne continue :

« J’ai promis à Maedalyn, durant nos fiançailles, qu’elle ne regretterait pas d’avoir lié son nom au mien, et que, de fiancé ruiné, je passerais à un mari dont elle pourrait être fière. Qui s’élèverait plus haut qu’aucun autre n’aurait pu le faire.

J’ai tenu parole. Et elle, la sienne, puisqu’elle me donne un fils aujourd’hui. »


Ses yeux s’illuminèrent un peu plus alors qu’il concluait :

« Je suis heureux parce que … tout ce que j’avais promis de faire pour relever le nom des Glover est accompli. Mon père n’aurait jamais rêvé occuper la place qui est la mienne. Mon nom a une chance de me survivre. »

Un bref instant, il s’arrêta, avant de conclure :

« J’ai une famille. Il n’y a pas plus beau sentiment au monde que celle de savoir que je pourrais toujours revenir chez moi et voir un visage qui me ressemble, qui est l’assurance que tout ce que j’ai accompli ne s’éteindra pas avec moi.

Parce que, pour la première fois depuis longtemps, je sais que désormais, il existe un chez moi. »


Sa voix se fit plus forte :

« Alors trinquons ! A la joie ! A mon fils ! Et au Nord ! Et à l’avenir que l’on construit pour lui ! »

Ils burent. Mangèrent. Et quand ils n’en purent plus, Bowen finit par demander, repus :

« Quand devons-nous partir ? Après ton apparition au Collège Impérial je présume ? »



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Nous voilà au début d'un nouveau cycle [Bowen]
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