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Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]
MessageSujet: Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]   Jeu 28 Juin - 19:22

Le soleil déclinait à l'horizon et pourtant, les jardins entourant  la capitale du Bief resplendissaient toujours de mille feux, comme si chaque fleur capturait les rayons du soleil pour les décupler, comme si toutes ces fleurs étaient autant de diamants réfléchissant la lumière pour donner aux lieux cette atmosphère suave et délicieuse que les dames semblaient tant aimé tant on les entendait en parler dans les couloirs richement décorés de Hautjardin. Malgré cela, et même si je ne pouvais cacher mon goût pour ces si beaux jardins aux longues allées à la terre claire entourés e milliers de feuilles émeraudes avec ces joyaux en leur cœur, Villevieille me manquait beaucoup plus. Cela faisait tant d'années maintenant que j'arpentais ses routes et ses rues pavées, entourées des hauts murs de la ville mais aussi et surtout dominée par la haute tour si haute que certains la disaient dataient de la même période que Bran le Bâtisseur. Ce serait ainsi lui qui aurait construit cette si belle tour, de même qu'il était à l'origine du Mur. Deux chefs d'oeuvres en des points opposés du Royaume, comme si les deux devaient s'opposer, le Nord représentant le froid de l'hiver et l'isolement alors que le Sud semblait représenter le rayonnement de la civilisation. Car il ne fallait pas oublier que Villevieille était la cité la plus grande et la plus peuplée de tout Westeros, une fierté pour tous les Bieffois. Et pourtant certains méprisaient la grandeur de cette région, ils préféraient aller à l'encontre de la volonté des Sept et plutôt que de rester dans le Royaume qu'Ils leur avaient donné, ils avaient créé cette bête immonde que certains honoraient comme l'Empire. Une solution, un concept semblant transcender les différents mais en réalité il ne s'agissait qu'une domination politique pure et simple. Aucune transcendance n'existe dans la domination militaire ou diplomatique, seuls les Sept peuvent transcender les royaumes de Westeros, c'est pour cela qu'Ils veillent sur nous. Nous étions peu à l'avoir compris, mais je faisais partie de ceux-là et je faisais mon possible pour oeuvrer dans ce but. La Sainte-Croisade était un succès et même si nous n'avions pas encore gagné, nous étions en bonne voie. Je le savais. Je le sentais, tout comme je sentais en ce moment-même cette délicate rose aux fins pétales d'un rose poudré dont la tige était hérissée d'épines toutes plus tranchantes les unes que les autres. La Foi aurait pu être comparée à cette Rose. Notre Foi était une magnifique fleur, et les épines n'étaient autre qu les croisés, les fils du Guerrier ou encore les Pauvres Compagnons. Tant d'armes à ma disposition pour faire entendre la voix de la Foi. Et pourtant ce n'était pas le meilleur moyen à ma disposition pour réaliser ce que les sept qui ne font qu'Un attendait de moi. Non, la diplomatie était un bras bien plus puissant. C'est pour cela que j'avais honoré feu Harren Hoare du titre de Défenseur de la Foi. Mais ce n'était pas ma meilleure arme. Qu'aurait-pesé la Foi si le Bief n'était pas son allié naturel ?

Les Gardener avaient été des rois faibles notamment son dernier représentant Mern IX... Un roi couard et faible qui préférait les armistices à la victoire. Son frère cadet ne valait pas mieux, il avait trahi son Roi, son royaume, ses Dieux. Heureusement pour notre cause, Manfred Hitghtower venait de prendre la succession, il s'était lui-même couronné lors de la prise de la cité dornienne, et il était désormais de retour au sein de son royaume chéri pour être couronné officiellement par la Foi. C'est un rituel auquel je tenais absolument. Un Roi ne peut régner qu'avec la bénédiction des Sept, et je représentais cette bénédiction. Mon pouvoir était grand, en tout cas dans le Bief, le Roi du Nord n'avait que peu à faire de mon intervention pour recevoir sa couronne, lui qui vénérait les Anciens Dieux, cet hérétique. Je connaissais les rumeurs sur Manfred, nouveau roi du Bief. Elles étaient horribles et je ne pouvais que croire en leur véracité, mais était-ce plus important que la suprématie de la Foi ? Je ne le pensais pas. Cela faisait plusieurs jours maintenant que j'étais arrivé à Hautjardin, avec une partie du collège de Leurs Saintetés, pour m'assister dans la cérémonie qui consacrerait le règne du premier Hightower à la tête du Bief. Mais il n'était pas encore de retour. Je l'attendais, avec patience, comme on m'avait appris à le faire.La cérémonie aurait lieu quand le roi serait là. J'étais à sa disposition, pour le moment, mais notre entente était profonde et il n'y avait nul rapport de domination entre nous, en tout cas je faisais tout pour m'en assurer. Je passais mes journées en conversation avec Leurs Saintetés, ou à prier dans le septuaire fleuri de Hautjardin, même si comme en ce moment il m'arrivait de me promener dans les jardins. Oh, loin de moi l'idée de toute oisiveté ou flagornerie, non, je profitais juste du cadeau que les Sept avaient fait à la terre par l'intermédiaire de leurs fruits, ces fleurs, les champs dorés du Bief, la verdure de nos paysages.

Mes pensées furent néanmoins interrompus par le bruit des cors des soldats annonçant le retour du Roi. Ainsi le temps était venu que je retrouve Lord Hightower non comme simple seigneur mais comme le roi du Bief. Une promotion qu'il méritait, et qui m'arrangeait bien. Je quittais dès lors les jardins d'un pas non pressé mais vif malgré mes genoux douloureux vers la cour où arriverait le Roi Manfred Hightower. C'est ainsi qu'il arriva avec ses hommes, et fut acclamé par les gens présents comme moi dans cette cour pavée. Je m'abstenais d'une telle manifestation non verbale, je devais tenir mon rang. Mais une fois qu'il eut mis pied à terre, et qu'il s'approcha de moi, je tendais naturellement ma main ornée de cette bague caractéristique de mes fonctions de Grand Septon vers lui, attendant qu'il la baise. Nous devions parler, il revenait tout juste, mais c'était nécessaire, nous n'avions pu communiqué depuis les récents événements.  C'était important.

Votre Altesse, je vous attendais avec toute l'impatience que les Sept m'aient permis de ressentir...
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MessageSujet: Re: Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]   Mar 3 Juil - 22:21

Il y avait eu tant à faire depuis mon arrivée que je n’avais pas eu le temps de souffler. Cet endroit n’était pas à moi, c’était très difficile de m’y sentir chez moi. Ce n’était pas forcément le but premier de mon retour non plus, mais je savais que je travaillerais bien plus efficacement si j’avais le sentiment d’être à la maison, d’être en sécurité. Je savais toutefois que je devais m’habituer à ce sentiment, parce que ma position aujourd’hui était bien plus exposée que toutes celles que j’avais pu connaître dans mon existence. Même amiral de la flotte orientale ne m’avait pas autant exposé ; j’avais connu une bataille rangée à ce post, mais il n’en restait pas moins que j’avais finalement couru assez peu de danger. Sauf si un de ces maudits pirates avait réussi à me faire passer par-dessus bord avec mon armure, j’aurais pu me noyer… Mais leurs armes ne tenaient pas la comparaison avec Vigilance, et elles ne pouvaient percer l’acier de mon armure. Pas avec Vigilance qui fouraillait tout autour, les empêchant d’approcher pour viser l’interstice d’une articulation. Mais aujourd’hui je n’étais plus simple seigneur, amiral ou de la maison du Roi. J’étais le Roi. J’étais la tête couronnée de ce royaume et je n’avais pas la légitimité de siècles dirigés par ma lignée, pas non plus la plus vaste troupe sous mes ordres ou le plus gros trésors. C’était un fait que j’avais travaillé durant mon ministère à améliorer encore la position des Hightower, jusqu’à en faire une maison puissante mais équilibrée. Pas aussi riche que les Tyrell, pas aussi nombreuse en hommes d’armes que les Gardener, mais forte partout. De ce fait, je m’étais positionné assez tôt comme un jeune seigneur sur lequel il fallait compter.


Je savais que j’avais du monde à rencontrer. Prendre le pouvoir ne suffisait pas. Finalement, c’était assez facile. Entre l’attitude de mon beau-frère et la diplomatie qui avaient été menés pendant un moment en faveur de Dorne alors que nous étions menacés, je n’avais eu qu’à prendre petit à petit du pouvoir de façon officielle et institutionnelle pour ne prendre aucun risque ; j’avais attendu mon heure. Et vue la vitesse des événements, je n’avais pas eu à attendre bien longtemps. Je n’en avais pas cru ma chance quand j’avais compris que le Roi était pris par l’ennemi et pis, qu’il était mortellement atteint. On avait reçu rapidement la nouvelle de sa mort. Et là, effet d’aubaine. Il avait fallu que j’en mette quelques-uns hors-jeu et que je mobilise mes soutiens. Quoiqu’il arrive il fallait encore que je m’assure de mes arrières… Et de ce que j’avais conclu avec le Sel et le Roc, mais aussi et surtout… Avec la Foi, qui était une puissance majeure en Westeros, et de plus en plus puissante encore.


Nous avions des accords avec le Grand Septon. Et nous avions convenu qu’il vienne me couronner à Hautjardin. Nous aurions sans doute préféré tous les deux le faire à Villevieille, mais pour les apparences ej devais le faire dans ma capitale. Il n’était pas inscrit dans le marbre que celle-ci resterait à Hautjardin mais symboliquement, je me devais de le faire ici, pour assurer la transmission de baton entre la lignée Gardener et la mienne. Eren serait présente, elle aussi. C’était un pré-requis indispensable. Nous arrivions après une revue d’armes du guet de la ville, et la petite troupe s’engouffra dans la cour pavée du castel royal, que j’avais tant de fois foulé en visiteur… Et aujourd’hui, en propriétaire. Il n’y avait plus de Gardener pour me contester le domicile. Je mets pied à terre sous les acclamations, lorsque je distingue la soutane brodée d’or du Saint Père lui-même. J’inspire profondément. Et m’avance vers lui, l’air sérieux, solennel. Lycaon XII et moi étions condamnés aux mêmes fortunes, mais je restais toujours méfiant. La Foi avait les dents longues, et si j’avais besoin d’elle et elle de moi, je ne faisais pas encore assez confiance au Saint-Père pour lui laisser crédit absolu. J’arrivais devant lui, et m’agenouillais pour poser un baiser du bout des lèvres sur la bague, symbole de son office, en plein sur la pierre précieuse. Et le vieil homme me salue. Je me redresse à mon tour. Mince sourire aux lèvres.



| Monseigneur… Je suis ravi de vous revoir. Je vous prie de me pardonner mes retards. La guerre contre les hérétiques m’a considérablement ralenti sur la route du retour, tant il y avait à faire. Voulez-vous faire quelques pas dans ces jardins, ou préférez-vous que l’on discute au sein du septuaire royal ? |





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MessageSujet: Re: Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]   Jeu 12 Juil - 17:13

Le destin était rarement clément avec ceux qui ne savaient pas l’écoute, et heureusement pour moi ce n’était pas mon cas, bien qu’en l’occurrence ce que beaucoup appelaient destin je l’avais volonté des Sept, et même si beaucoup devaient sûrement être convaincu qu’il ne s’agissait que de mots, pour moi il s’agissait réellement de Leur volonté. Après tout, il m’avait visité il y a de cela bien des lunes, bien des années, pour me confier cette mission toute particulière de consolider leur empire sur terre, et j’étais là pour mener à bien cette mission. Prendre partie n’était jamais chose aisée pour un Grand Septon, mes prédécesseurs l’avaient appris bien avant moi, mais je ne me laissais pas décontenancé ni perturbé par les aléas politiques. J’étais certes fidèle au Bief mais je l’étais avant tout à la Foi, et je n’avais pu tolérer l’alliance contre nature avec Dorne, cette putain sans foi. Ils avaient toujours été les ennemis héréditaires du Bief, et couvaient en leur sein l’antique religion e Valyria, comment leur faire donc confiance ? Cela aurait été à l’inverse de mes opinions religieuses, et il était dans mon intérêt de déclencher cette Sainte Croisade contre les hérétiques et païens de tout Westeros. Je sentais le peuple prêt à s’enflammer, face à l’anarchie s’installant un peu partout dans les royaumes, avec la soumission de certains de ces royaumes à d’auto-revendiqués Empereurs. Il était temps de faire entendre aux hérétiques la voix des Sept, de sentir le fer de leur glaive et de se heurter au bois de leur bouclier. Mern IX avait été un roi faible, que je ne soutenais que du bout des lèvres, face à sa mort dans les rangs de nos ennemis, il lui fallait un digne successeur capable d’incarner la puissance du Bief, avec la sainte bénédiction de la Foi. Et je portais cette sainte bénédiction. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour choisir celui qui porterait ces armes : Manfred Hightower.

Il s’était emparé de la couronne lors de sa prise dornienne, et je l’avais appuyé. La seule condition consistait en ce que j’officie au couronnement officiel du nouveau roi du Bief en sa personne. J’avais insisté sur ce point, le peuple pourrait ne pas comprendre s’il n’en était pas ainsi, et je risquais soit une perte d’influence auprès des sujets du Bief, soit Manfred risquait une insurrection et le retour du traître qu’était devenu Kevan Gardener, certes dernier mâle de la famille anciennement régnante, mais s’étant battu contre les armées de son peuple. Il avait du sang bieffois sur les mains et la Foi ne pouvait le soutenir. Tout comme le nouveau roi, j’aurai préféré procédé à son sacre au Septuaire Etoilé de Villevieille, pour entériner une nouvelle page de l’histoire du Bief, mais il était trop tôt pour de tels changements. Cela ne devait pas avoir l’apparence d’un coup d’état mais d’un couronnement « ordinaire » si on pouvait dire les choses ainsi. Pour le moment, les rites étaient respectés, le jeune roi s’avançait à mon encontre, s’agenouillant pour déposer un baiser sur la bague symbolisant ma fonction. Son sourire est discret mais confiant. Mon visage lui restait impassible, officiellement je ne pouvais exprimer le moindre intérêt pour les affaires temporelles, et je m’investissais déjà beaucoup trop dans celles-ci.

Le temps nous est clément votre Majesté, nous aurons tout le temps nécessaire pour prier au sein du septuaire royal, j’admirais justement les massifs de votre capitale. Marchons quelques pas si vous le voulez bien…

J’entamais le mouvement, le Grand Septon ne devait pas suivre un roi, il devait être à son niveau, le protocole l’exigeait. Le septuaire aurait certes été plus discret, mais je préférais que cette discussion ait l’air de ce qu’elle n’avait pas : une discussion d’intrigues et de politiques sombres et alambiquées. Nous ne devions pas donner l’impression d’intriguer, même si c’est ce que nous faisions.

Je tiens à vous adresser toutes mes félicitations votre Majesté pour vos victoires en territoire ennemi. Les hérétiques sont comme de la chiendent, présents partout et si difficile à éradique. Vous êtes courageux, et sachez que les Sept ne sont pas insensibles à vos actions, loin de là. Vous n’avez rencontré aucune difficulté particulière avec nos ennemis hormis leur opposition habituelle ? Si seulement les têtes couronnées revenaient toutes à la raison …
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MessageSujet: Re: Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]   Dim 15 Juil - 15:53

Je me rendais bien compte que si Lycaon avait facilité ma prise de pouvoir, mais d’un autre côté, quel choix avait-il ? Il aurait pu soutenir les Gardener… S’ils n’avaient pas essayé de sauver inutilement la paix des mois durant avec Dorne, passant les massacres sur la frontière et les troubles à Hautjardin lors de la funeste fête organisée par le pouvoir royal. Pis, jusqu’à ma chère sœur qui avait passé des accords avec les dorniens. Je me rappelais de cette ébauche de traité, passé avec la Princesse de Dorne… La défense des femmes, l’autorisation d’autres cultes… Les Gardener avaient creusé leur propre tombe. Toutefois, c’était moi que le Saint Père avait choisi de soutenir. Je lui avais lâché bien entendu beaucoup de lest dans nos négociations, mais j’étais resté aussi dur et ferme que possible sur d’autres sujets. Les négociations n’étaient pas faciles ; le Grand Septon était assis sur un tas d’or et disposait bien de quelques troupes, mais il dépendait finalement pour l’essentiel de son pouvoir de la bonne volonté de l’Etat du Bief. Et le Bief en retour, ne pouvait avoir que trop conscience de la menace que pourrait faire peser le clergé sur un pays aussi dévôt que le notre. J’étais convaincu que pour durer, la Foi et moi allions avoir besoin de nous entraider. Cela ne voulait pas dire que nous étions forcément d’accord sur tout, du moins officieusement. Je ne voyais pas Lycaon se risquait à une prise de position officielle contre moi dans l’adversité que nous traversions, et ce n’était pas non plus mon genre.


Je hochais la tête aux paroles du représentant de l’Eglise des Sept.



| Vous avez raison mon Père, le temps ici est clément. Mais je puis vous assurer que ce n’est pas le cas dans l’Est. Les Montagnes Rouges vivent sous l’empire dévastateur d’orages d’hiver, et le temps n’y est guère propice à quoi que ce soit. |


J’indiquais d’un geste poli, mais pas obséquieux pour autant, que je laissais le vieil homme avancer que je lui emboiterais le pas, l’invitant à m’imposer son rythme. Ce n’était que la politesse dûe à un aîné, et la marque de respect d’un Roi au représentant des Sept sur Terre. Les massifs de fleurs en tout cas, diffusaient plus d’odeurs et de fraîcheur que la terre ocre de Dorne, qui donnait certes d’excellents crus mais qui ne sentait jamais que la poussière et la sècheresse. Nous commençons à marcher et d’un regard, je calme les gens de nos entourages qui voulaient nous suivre. Ils allaient le faire, c’était l’étiquette, mais je leur intimais de respecter de la distance. Nous ne pourrions sans doute pas être trop transparents dans nos échanges, mais au moins nous aurions un rien plus d’intimité que si nous avions commencé à parler en plein milieu de la masse de nos suivants respectifs. L’homme me remercie, me congratule…


| Je vous remercie, Très Saint Père. Ma Foi m’a protégé de bien des vices et je remercie la Mère d’avoir incliné les défenseurs des Météores à la reddition, tout en remerciant le Guerrier pour ses faveurs lors de la prise d’assaut de Noirmont. J’ai bien envoyé propositions de trêves et de retour dans la Lumière des Sept à la Princesse de Dorne tout autant qu’à la Reine de l’Orage, mais je n’ai pas encore eu de réponses. Je crains que le vice l’ait emporté sur la vertu, dans ces deux royaumes… Mais j’ai foi en l’avenir. Les Dieux nous ont déjà montré que notre cause était juste et les Lannister ont montré de la bonne volonté en suppléant notre flotte à Boycitre. Tout est loin d’être perdu pour les guerriers de la seule vraie Foi. |




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MessageSujet: Re: Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]   Lun 17 Sep - 10:34

La chance que me donnait la place que j’avais mis tant d’années à construire reposait entièrement sur ma capacité à saisir les bonnes opportunités. A saisir ma chance comme diraient certains. Alors, certes, je n’avais aucun pouvoir réel, je n’étais que le Grand Septon et par définition mon autorité était avant tout spirituelle. Mais l’autorité spirituelle est déjà bien grande. Elle est suffisante pour agir sur les esprits non pas les plus faibles mais les plus malléables, ceux dont la foi les placent dans une position de servitude qu’ils ne devinent pas. Alors j’en jouais, même si parfois ce jeu était dangereux… Ainsi, je savais qu’en prenant appui et en soutenant Manfred Hightower face aux Gardener, je faisais entrer un loup aux mœurs répréhensibles dans la bergerie, mais avais-je vraiment le choix ? Comment aurai-je pu en faire autrement, là où les Gardener n’avaient eu de cesse de prendre les mauvaises décisions ? Les Sept m’avaient confié la mission de faire briller la Foi dans tout Westeros et quel meilleur outil pour une si grande tâche que d’utiliser le phare des Hightower pour augmenter cette influence ? Manfred au moins présentait l’avantage de défendre la moralité tout comme moi, et je savais qu’il n’aurait pas ces traits irrévérencieux qu’avait eu son prédécesseur… Notre marché semblait fragile mais en réalité, je disposais d’un pouvoir d’influence représenté par les fidèles et par l’or, tandis que Manfred Hightower possédait la légitimité de la Foi. Même le sang ne pouvait le sauver, il n’avait pas de sang royal. C’était désormais différent. Comme dans tout accord, nous étions unis face à l’adversité, et nous aurions besoin de nous entraider pour réussir à bien notre mission. C’est pour cela que j’avais voulu rencontrer le désormais nouveau Roi du Bief au plus vite. Il fallait régler la question du couronnement, un point sur lequel je n’étais pas prêt de reculer. Son respect amorçait de bonnes relations, je le sentais, avec une pointe de méfiance néanmoins, je n’étais pas devenu Grand Septon en gardant les yeux fermés toute la nuit !

Mais vous y avez survécu, et c’est le principal votre Majesté. Vous avez su vaincre et les intempéries et les impies, les sept ne peuvent qu’être derrière cette réussite !

D’un geste poli et respectueux, le jeune roi m’invite à avancer vers les jardins. Nos conversations n’ont rien de secret, ou presque, et il est presque sûr que des oreilles mal intentionnées chercheraient à entendre notre conversation, ainsi vaut-il mieux s’isoler sans en donner l’air. Le protocole était clair, je devenais l’invité que l’on enjoint à ouvrir la marche. Manfred Hightower prenait ses marques à la perfection, et c’est après un signe de tête que j’avançais vers un chemin entouré de massifs de fleurs odorantes. Ces odeurs me donnaient parfois le vertige, moi qui étais habitué d’ordinaire plus à l’encens qu’au parfum de fleurs fraîches. Le Septuaire Etoilé n’était pas connu pour sa propension en fleurs, mais plutôt par son côté riche et dispendieux. Le Roi remercie les Sept pour sa victoire. Il n’aurait pu me faire plus plaisir. Mais nous ne devons pas oublier le but réel de cette conversation, bien que dissimulé sous les mots.

Vous êtes un Roi optimiste votre Majesté, et j’espère tout comme vous le retour à la raison de la Princesse de Dorne et de la Reine de l’Orage. Je ne comprends point la position de cette dernière, sa foi a pourtant toujours été puissante, pourquoi aujourd’hui se tourner vers nos ennemis hérétiques ? L’Empire est une peste dont nous ne cessons de cautériser les plaies mais il semble que la maladie est bien résistante. Les guerriers de la Foi sont vénérables et je ne cesse de leur adresser mes prières tant leur tâche est d’une importance capitale. Heureusement pour lui, le Bief vous a pour le protéger. Je sais que vous ferez ce qu’il faut pour que le Bief influence ses voisins et leur rende la vision qu’ils ont perdu avec l’Empire… Si seulement nous pouvions éradiquer le mal à la source ou tout du moins limiter la propagation dans ses nouveaux foyers…

Le but était clair. L’Empire était puissant car il était grand. Si nous réussissions à récupérer de notre côté certains de leurs alliés, alors notre influence n’en serait que plus grande. Nos armées souffraient et il fallait les renflouer…
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MessageSujet: Re: Un roi indécemment attendu [manfred Hightower]   Dim 23 Sep - 14:07

Tout est loin d’être perdu. En effet. Si les ouestriens et les valois cherchent à obtenir par le fer et par le feu le maintien de leur indépendance, ils n’ont absolument aucune raison de tergiverser trop longtemps. Le Bief ne peut tenir seul face à quatre royaumes fédérés en plus de Dorne. Seuls contre cinq. L’Ouest nous a bien tendus la main pour Dorne, mais de façon bien tiède. Où étais les osts royaux dont parlait feu le père de Mern le Neuvième ? Où étaient les armées ouestriennes ? Une flotte avait été envoyée et c’était une chose louable. Mais nous avions besoin aujourd’hui de bien plus. Plus que quelques coques de noix quand nous en avions déjà tellement. Plus que de l’or, et plus que quelques centaines de marins. Plus que des déclarations creuses d’amitié compte tenu des risques pris par le Bief dans toute cette affaire. Comme toujours l’Ouest ne semblait pas vouloir se mouiller, ne voulait pas se mettre en porte à faux. Je devais convaincre Sa Sainteté de faire ce qu’il fallait pour m’aider sur la scène diplomatique, alors que des armées croisées avaient déjà grossi les rangs des armées bieffoises. C’était aussi un sujet que je devais manipuler avec précaution avec le Grand Septon, qui avait ses propres calculs politiques, ses propres impératifs. Je n’étais pas le genre d’homme à croire que l’on pouvait seulement considérer un homme des dieux pour ce qu’il était ; uniquement leur serviteur. Je n’étais pas aussi fou.


Nous en étions encore à nous jauger mutuellement, à nous apprivoiser. Il n’était pas clair que nous puissions collaborer à tous points de vue ; je me méfiais des arrangements pris avec le Grand Septon s’agissant d’autres personnes. Je ne voulais pas non plus me faire doubler et préférer par un autre tiers, peut être la couronne Ouestrienne ? J’étais maître du Bief et cela signifiait forcément beaucoup pour Lycaon, car j’avais avec moi les plus gros bataillons du continent et le plus grand nombre de recrues potentielles pour la Foi, tant elle entraînait de ferveur sous nos latitudes. Je hoche la tête aux paroles du Saint incarné, quand il me dit protégé par les Sept.



| Je n’en ai jamais douté. C’est la Foi qui me porte. |


Mais je savais également que l’Etranger m’impactait forcément. Que nous avions nous aussi nos propres démons, dans la famille Hightower. Depuis que mon père avait fait appel aux mestres. Depuis qu’il m’avait mis inconsciemment en danger, sauvé in extremis par les pires expériences tentées contre les fièvres malignes qui m’abattaient, enfant. J’écoutais la conversation et les questionnements du prêtre, lorsqu’il évoquait l’Orage et Dorne. Je ne le laissais toutefois pas reposer l’avenir de notre lutte sur mes seules épaules ; la Foi avait elle aussi un rôle à jouer car elle avait un pouvoir de contrainte dont je ne disposerais jamais sur les autres puissances. Je médite ma réponse un instant.


| Peut-être considère-t-elle que la position de la Foi vis-à-vis des fer-nés la dispense de combattre l’Empire ? |


Je m’aventurais sur une pente glissante, mais sans effronterie. Cela pouvait éclairer le Saint Père sur les arguments qu’il devrait sans doute dérouler pour emporter l’adhésion de la Reine de l’Orage. Je ne voulais pas désigner le pouvoir Hoare en tant que tel, mais le fait qu’il y avait peut être eu incompréhension globale liée à la prise de position du Saint-Siège en faveur d’Harren Hoare, qui n’était quand même pas le plus saint des compagnons de la Foi, sans parler de ses païens de fils qui s’étaient rendus ouvertement coupables de crimes affreux tout au long de leur existence.


| Peut-être un mot de vous pourrait convaincre l’Ouest et le Val de s’impliquer ? On dit les Lannister à cheval entre deux positions, condamnant par les mots votre croisade tout en assurant les religieux de leur soutien. En sus, le Val a déjà une force de croisade mobilisée d’après leurs commerçants, mais la Reine Sharra ne semble guère encline à s’aliéner l’Empire… Si nous pouvions faire front commun, il serait aisé avec ces royaumes de détruire le monstre bicéphale qu’est le Loup mêlé au Dragon. J’essaie déjà en permanence de les convaincre, mais il ne sera pas possible pour moi de décider ces vieilles dynasties par la seule force de conviction de mes mots. Harren lui-même n’a pas réussi à les convaincre, et il fut abandonné par l’Ouest, et ignoré par le Val. |




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