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Celebrate [PV Garlan]
MessageSujet: Celebrate [PV Garlan]   Lun 25 Juin - 19:25

« A Lady Glover ! »

Le toast fut repris bruyamment par toute l’assemblée de nordiens réunis dans le semblant de taverne de Fort-Darion, tous des vétérans désormais, les trognes burinés et cousues de cicatrices de certains indiquant quelques rencontres fortuites et anciennes avec haches, masses et autres épées, tandis que les traits tirés des plus jeunes démontraient qu’anciens comme nouveaux guerriers avaient énormément donné ces dernières années, et particulièrement durant les mois écoulés, depuis l’invasion des sauvageons jusqu’à la dernière bataille contre les forces du Noir, et sa défaite. Dans l’assemblée, certains avaient connu le carnage des Jumeaux, la fin de la flotte nordienne lors de la première guerre. La plupart avaient perdu une épouse, une sœur ou une mère lors du sac de Motte-la-forêt, et pour celles qui restaient … La honte d’un bâtard étranglé à la naissance ou détesté dès son premier cri. Quelques-uns ne parlaient pas de leurs petits villages côtiers attaqués par les fer-nés. Tous avaient vu un ami, un frère mourir durant la campagne du Conflans. Et pourtant, tous ces hommes usés s’étaient réunis pour célébrer la joie, à leur façon, d’une nouvelle vie, et buvaient plus que de raison parce que tout, enfin, paraissait accompli. Hoare était mort. Lady Manderly, que plusieurs avaient connu petite fille sur les terres Glover, était libérée, comme la capitale impériale. Enfin, les forces Glover pouvaient célébrer complètement, sans aucune ombre à leur exultation. Il était temps. La naissance du fils de leur Lord ferait office d’exutoire à toutes ces souffrances, ces inquiétudes.

« A Lord Glover ! »

Soudainement, des bras puissants entourèrent les épaules de Bowen et avant que ce dernier n’ait pu émettre le moindre son, il se retrouva propulsé dans les airs, juché sur les épaules du géant qu’était Hoarfrost, son ancien homme-lige désormais Garde-Loup, et qui avait quitté ses nouveaux camarades pour festoyer avec les siens. A vrai dire, il avait tout de même ramené quelques membres de la garde rapprochée du Roi, qui ne boudaient pas leur plaisir et éructaient tout autant que les autres. Quelques soldats d’autres maisons se trouvaient également : Cerwyn bien sûr, et ils étaient presque les plus bruyants, à vanter la fertilité des femmes de leurs terres et leur bonne santé, mais aussi Manderly, deux ou trois Corbois, et même un homme portant la livrée des Flint. Bref, tout ce beau monde s’invectivait et enquillait les chopines avec rapidité, tout en beuglant leurs félicitations à leur Sénéchal. Le pauvre Poing du Nord, guère adepte de telles réjouissances, qui n’étaient pas forcément dans son caractère relativement réservé, comprenant qu’il n’arriverait pas à descendre, finit par en prendre son parti et brailla donc joyeusement avec les autres :

« A mon fils ! Torrhen Glover, l’héritier de la maison Glover ! »

Son exclamation fut suivie d’un rugissement sauvage et général. Quelques commentaires grivois fusèrent évidemment sur sa virilité lors de la nuit de noces, qui eurent le mérite de ne pas totalement le faire rougir. Au moins arrivait-il désormais à adopter une contenance correcte. Qu’il était loin, le temps où il n’était qu’un adolescent timide et dégingandé, prompt à s’empourprer face à la gouaille rugueuse de la troupe. Quand finalement, il put reposer le pied sur la terre ferme, ce fut pour être assailli par tous ces hommes qui trinquaient, plaisantaient, partageaient simplement son bonheur extrême d’être père, tout simplement, qui plus est d’un mâle. Pour une fois, il s’accorda donc une légère baisse de son habituelle réserve, et distribua à son tour force tapes dans le dos et sourire, demandant des nouvelles des uns et des autres, parlant des femmes, toujours, et buvant à foison. Le boucan se fit plus intense dans les lieux, le temps défilait avec délice. Tout était oublié : l’inquiétude, la guerre, la souffrance, pour ne retenir qu’une brève éclaircie de folie douce et si humaine. Harassé, le Glover parvint à s’extraire de la mêlée sonore et s’assit, sa chope à la main. Il lui fallut quelques minutes pour se rendre compte qu’il avait un voisin de tablée – eu égard à son taux élevé d’alcoolémie, il lui pardonnerait sans doute ses réflexes pour le moins hasardeux. Ses yeux se posèrent sur l’homme, dont la mise et le teint indiquaient d’emblée qu’il n’était pas du Nord. Un sudier, donc. D’où exactement ? Bowen ne le savait pas, et les armoiries qu’il portait ne lui disaient rien, alors qu’il était plutôt au fait des maisons riveraines. Orageois peut-être ? D’une maison très mineure ? Possiblement. Ou un simple chevalier ? Peut-être. Dans tous les cas, il paraissait un peu … décalé dans ce décor purement nordien, à les observer en pleine beuverie, et alors que les chants du Nord commençaient à résonner, quelques-uns ayant sorti leurs cornemuses et autres instruments typiques.

« J’espère que le bruit ne vous effraie pas, Ser. Mes hommes monopolisent quelque peu les lieux, et comme c’est en mon honneur … J’ai du mal à les en empêcher. »


Avec un mince sourire, il ajouta, se présentant :

« Lord Bowen Glover, Sénéchal du Nord. Mais ça, vous devez l’avoir plus ou moins déjà compris. »

Vu le raffut et les multiples vivats, on l’eut su à moins !



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MessageSujet: Re: Celebrate [PV Garlan]   Lun 2 Juil - 22:44

Une partie des troupes impériales ayant combattue à Noblecoeur était arrivée il y a quelques jours à Fort-Darion. Bien qu’à son arrivée, Garlan avait pu constater que la ville se faisait déjà remarquer par son activité ambiante, les traces de l’occupation fer-née étaient encore visibles et les réparations allaient bon train pour que la capitale n’en porte plus de stigmates visibles pour le retour de l’Empereur et de l’Impératrice. Cependant, depuis qu’une part importante de l’armée ayant combattue était arrivée dans la capitale, la cité prenait pleinement vie. Il y avait des clients à chaque échoppe, les bordels tournaient à plein régime et les tavernes connaissaient un taux de fréquentation record. Cela faisait plaisir d’observer une telle vie, après tout depuis sa désertion du Bief, il n’avait fais que combattre et se rendre dans des villes de l’Orage sous la menace d’une attaque ennemie imminente, cela n’était pas forcément le meilleur contexte pour que l’activité soit florissante.

Le Bieffois se demandait ce que cela donnerait lorsque les dirigeants de l’Empire arriveraient avec le reste de leur armée après qu’ils aient repris Harrenhal. Cela serait probablement l’euphorie, toutes les composantes de l’Empire réunies à un seul endroit, du jamais vu pour le moment. Il avait pu faire d’intéressantes rencontres ces derniers jours, c’était instructif de rencontrer des personnes de cultures différentes. L’échange n’en était que plus profitable, il appréciait cela. Les tâches qu’il accomplissait chaque jour étaient variées, il faisait en sorte de soutenir son roi et ami du mieux qu’il le pouvait et n’hésitait pas à lui faire savoir qu’il était prêt à l’aider en cas de besoin. Ses journées étaient bien remplies, autant dire qu’il avait mérité de rejoindre les bras de Morphée le soir même. Ce soir, il avait rejoins des amis à lui, des bieffois qui avaient décidés eux aussi de suivre l’ancien Connétable des armées royales lors de sa désertion. Roturiers, chevaliers de moindre importance, ils étaient tous liés par leur serment de fidélité à Kevan, ils étaient des frères d’armes.

Les compagnons d’infortune se donnèrent rendez-vous dans une taverne repérée pendant la journée. Elle n’était pas bien grande et semblait calme, ça serait parfait pour qu’ils s’y retrouvent tous afin de boire un godet ensemble. Ils s’installèrent, les lieux n’étaient pas trop fréquentés. Du moins, ce fut de courte durée. En effet, leur surprise fut totale lorsque toute une troupe de joyeux drilles firent irruption à l’intérieur, ils semblaient déterminés à fêter un événement qui les mettait en joie.  Très vite, l’alcool fusa de leur côté et n’entendit bientôt plus qu’eux. Les bieffois devaient élever la voix pour s’entendre entre eux, sinon aucune discussion n’était possible. Grâce aux acclamations qui s’élevaient dans la salle, Garlan comprit qu’il s’agissait de nordiens. Il ne connaissait pas grand-chose de ce peuple, à part ce qu’on avait pu lui enseigner et les rumeurs qui couraient. Il n’en avait même jamais rencontré auparavant. Glover, voilà une maison qui n’était pas inconnue au jeune homme. En effet, les faits d’armes de Lord Glover lors de la bataille des Eysines étaient déjà venus se perdre jusqu’à ses oreilles, vu ce qu’on lui avait raconté, ça devait être un seigneur plein de valeurs et courageux.

Après avoir fini leur godet, ses amis s’en allèrent en prétextant qu’ils parleraient ensemble le lendemain, ils n’arrivaient pas à parler librement avec le brouhaha ambiant. Le chevalier n’en était qu’à la moitié de son verre, bien que ses voisins fussent bruyants, il essayait de s’imprégner de l’ambiance et de suivre le sujet de la fête. La naissance d’un fils, celui de Lord Glover. Un grand événement dans la vie d’un homme, l’un des plus importants. Tous ces gens avaient tenus à célébrer cela avec cet homme, il savait qu’il était le Sénéchal des armées du Nord, la troupe était donc surement venu parce qu’elle respectait Lord Glover pour l’avoir suivi dans ces nombreux conflits. Ce dernier vint l’apostropher afin de s’excuser pour ses hommes. Garlan le salua d’un signe de tête respectueux. «Il n’y a aucun problème, Lord Glover. Ils ont l’air un peu fort en gueule, il est vrai, mais après tout, ce n’est pas n’importe quel événement que vous fêtez là. Mes félicitations pour la naissance de votre fils ! » Garlan ne put s’empêcher de demander, peut-être un peu trop curieux peut-être. «Torrhen… Veuillez excuser ma curiosité, mais vous l’avez nommé ainsi en l’honneur à l’Empereur ? C’est votre premier ? »

Il le connaissait à peine et ça pouvait être une question assez intrusive, Garlan comprendrait qu’il se fasse rabrouer pour ce coup-ci. Les présentations n’étaient guère nécessaires du côté du nordien, mais c’était une formalité après tout. «En effet, vos hommes se sont chargés de faire les présentations pour vous. » avait-il terminé dans un léger ricanement. Il se présenta ensuite de son côté en retour. «Ser Garlan Goldwyne. Chevalier juré de sa Majesté Kevan Gardener. » Les présentations étaient faites, ils allaient pouvoir continuer sur des sujets de conversation un peu plus intéressants. En tendant son godet dans la direction du nordien et de ses hommes, il continua : «Bravo pour vos faits d’arme à la Bataille d’Eysines. J’ai entendu parler de vous et de votre bravoure sur le champ de bataille. »  


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MessageSujet: Re: Celebrate [PV Garlan]   Jeu 5 Juil - 13:20

« Oh, ils se tiennent presque, là. Attendez deux heures, et vous saurez le vacarme que la bise du Nord peut produire.

Mais ils ont pleinement mérité ces moments de paix. Et ainsi, ils oublient qu’il y a un an, ils pleuraient leurs épouses, leurs filles et leurs pères. »


Un an auparavant, Motte-la-forêt tombait aux mains des sauvageons, et l’immense majorité des hommes présents avaient appris, comme Bowen, que leur famille avait été massacrée ou réduite en esclavage par les immondices d’au-delà du Mur. Il connaissait la plupart des histoires de ces soldats qui braillaient des chansons au contenu de plus en plus osé en s’envoyant tournée après tournée. Hoarfrost, son ancien homme-lige, avait perdu ses cinq enfants dans l’assaut, et sa femme avait été violé pendant des semaines par ses geôliers. Elle avait accouché d’un enfant mort-né depuis, sans que personne ne sache s’il s’agissait d’un fils de son époux ou de tous ceux qui lui étaient passé sur le corps. A vrai dire, le Glover était certain que la brave femme avait tué le nourrisson à la naissance pour ne pas avoir à le montrer à son époux lors de son retour. En tout cas, il n’avait pas porté le deuil, ce qui était commun parmi les petites gens au demeurant, surtout pour les venues au monde hivernales : dans le Nord, elle était davantage synonyme de décès que de vie longue. L’un des jeunes garçons qui s’enivrait à sa gauche, solidement charpenté et aux cheveux d’un roux tellement intense qu’il s’était plus d’une fois fait moquer de lui, à tel point que son père l’avait cru longtemps bâtard, était le seul survivant de sa famille. Ses parents étaient morts dans le sac, ainsi que ses deux sœurs aînées et leurs enfants. La dernière n’avait survécu que pour mourir dans les pillages fer-nés sur la côte, comme elle avait épousé un pêcheur. Et ses deux frères gisaient à la Mort-aux-loups et à Eysines. Il aurait pu continuer longtemps cette litanie. Pourtant, la plupart marchaient, buvaient, riaient, tentaient de reprendre le cours de leur existence, et lui-même essayait aussi. Mais sa propension personnelle à la nostalgie le rendait tributaire de ce passé qui ne reviendrait jamais. Chaque événement le renvoyant à ses propres pertes avait creusé une nouvelle cicatrice dans son cœur devenu si sombre, malgré les apparences. Parfois, il avait espéré refermer les plaies béantes de son blason. La captivité de sa sœur n’avait fait que lui révéler qu’il en était capable, et qu’elles continuaient à pourrir, purulentes, répandant leur venin acide dans sa tête et dans son corps. C’était un fait : jamais il ne guérirait de la perte de sa famille. Le penser n’avait été que maigre consolation illusoire. Jamais il ne redeviendrait celui qu’il avait été. La moindre fissure dans les convictions qui le faisaient tenir debout apparaissait comme un gouffre infranchissable. Il était un animal blessé, un fou en sursis, alors, il convenait de boire et de croire, pour ne pas songer aux jours d’antan qui, en dépit des victoires, lui semblaient bien plus beaux. Cette secrète langueur, néanmoins, il la conservait pour lui, continuant d’afficher son sourire aimable, de travailler dans l’ombre pour son royaume.

Tisser des liens avec le reste de l’Empire était au nombre de ses attributions. Il l’avait fait longuement avec le Conflans, désormais il convenait de connaître les autres peuples auxquels les actes de son précédent suzerain avaient uni les nordiens. L’homme en face de lui ressemblait au portrait type de ces chevaliers sudiers, de belle allure et de joli visage et dont les femmes raffolaient. L’accent chaud de l’intéressé évoquait les pays de cocagne qu’étaient, dans les récits à la disposition des rudes hommes du Nord, les royaumes du sud. Les Manderly, qui venaient originellement du Bief, avaient fait beaucoup pour la connaissance de ces cultures étrangères dans leur royaume d’adoption. Avec curiosité, Bowen avait parcouru, jeune garçon, les récits de Marlon Manderly, l’un des fils du premier Lord qui avait vécu à Blancport et qui essayait de rendre palpable ces lieux qui lui paraissaient alors si éloignés, si différents. Les mœurs, les gens, les croyances … C’était un autre monde, un héritier des Andals et adorateur des Sept, où la neige ne faisait pas partie du paysage et l’agriculture prenait place sur de vastes étendues, où la vigne et les fruits croissaient doucement. Pourtant, il demeurait peuplé d’hommes comme lui, avec des repères similaires, à défaut d’être identiques. N’en était-ce pas la preuve, à entendre les félicitations de l’inconnu sur la naissance de son garçon ? Quel autre événement pouvait autant fédérer les mâles, de part et d’autre de Westeros ?

« J’ai été l’écuyer de l’Empereur, dans ma jeunesse. C’était ma manière de le remercier pour les années passées à ses côtés, et pour avoir fait de moi l’homme que je suis désormais. Il m’a traité comme un fils. Ce n’est que justice que le mien porte son nom, désormais. »

Tous les nordiens savaient qui il avait été, pour l’avoir vu traîner ses chausses derrière l’homme qui les avait gouvernés pendant toutes ces années, mais évidemment, pour des étrangers à son royaume, il n’était connu probablement que comme le bras droit de Jon. L’ironie de la chose, eu égard à sa vie, ne lui échappa point. Le geste n’était pas un hommage de courtisan, même s’il était certain que dans les années à venir, Torrhen serait un prénom qui essaimerait, y compris dans les cours des sudiers. Cependant, pour lui, il s’agissait moins, à vrai dire, de célébrer l’Empereur que celui qui avait porté le nom de Torrhen Stark et avait été le Loup du Nord, celui qui avait aiguisé ses crocs et ses griffes, lui avait appris à veiller sur une meute … Il lui devait énormément, et malgré les années écoulées, ne l’oubliait pas. La loyauté avait du sens chez les Glover, et pour Bowen plus que pour n’importe qui. Peut-être était-ce aussi l’occasion de clore définitivement un chapitre de son existence et de devenir, enfin, un homme dans tout ce que cela impliquait.

« Et oui, c’est mon premier fils. Premier enfant, même. Je n’ai épousé Lady Glover que quelques jours avant le départ de l’armée du Nord pour la campagne du Conflans. »


Et neuf mois plus tard, Harren le Noir était décédé, et il était père. Le cycle de la guerre avait épousé celui de la vie, et les petites joies personnelles éclataient après les grandes célébrations martiales. Etrangement, il lui semblait que cette naissance brillait plus haut dans le firmament que n’importe quel triomphe militaire. Ce n’était sans doute pas une pensée digne d’un Sénéchal, mais celle d’un père heureux, d’un homme comblé. Ce n’était pas grave. Il était fait ainsi, et pour être franc, il préférait offrir un visage humain plutôt que celui d’une divinité du carnage et du devoir furieux. Au fond, cela n’apportait nulle consolation, et nulle récompense. Mieux valait qu’il ne le dise pas à un homme qui avait tout abandonné pour suivre un Roi qui n’en avait encore que le nom, puisqu’il s’était présenté comme un des suivants de Kevan Gardener. Son nom lui était parfaitement inconnu, à vrai dire, mais ce n’était pas étonnant. Il ne connaissait pas toutes les maisons de Westeros, et encore moins les plus modestes. Sans doute que Ser Goldwyne devait venir d’une petite maison de chevaliers fieffés récente dont le nom n’avait pas franchi encore les frontières de son royaume de naissance. Peut-être que grâce à lui et son engagement pour l’Empire, ce serait désormais le cas ? En tout cas, le bieffois n’était point avare en compliments, ce qui n’était jamais désagréable, en toute honnêteté.

« Je vous remercie pour ces louanges Ser, même si je n’ai fait que mon devoir, en tant que féal et commandant des armées du Nord … et que beaucoup ont contribué à la victoire autant que moi. »

Il hésita avant de confesser :

« J’aimerai vous rendre vos compliments, mais je dois bien admettre ne point avoir entendu parler de votre maison avant ce moment.

Avez-vous suivi Sa Majesté Gardener depuis qu’il a rejoint l’Orage ? Si c’est le cas, vous avez dû combattre aux côtés de l’ost orageois contre l’invasion menée par feu Mern Gardener ? »


Pensif, il ajouta :

« Je ne doute pas que, dans les mois à venir, vous retrouverez votre foyer. Il n’y a rien de plus doux que la terre natale, après tout, et elle n’a, je pense, pas les mêmes attraits qu’une soirée avinée en compagnie de nordiens dépenaillés. »



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MessageSujet: Re: Celebrate [PV Garlan]   Lun 9 Juil - 21:06

Lord Glover l’informa sur le fait qu’ils freinaient leurs pulsions là. Tiens donc. Lui qui pensait qu’ils se donnaient déjà pas mal et que l’alcool les avait déjà débridé, Garlan croyait qu’ils étaient déjà à leur maximum. Mais non, ce n’était guère le cas. Le Bieffois se demandait bien ce que cela pourrait donner après trois ou quatre bières en plus. Lui qui trouvait déjà que l’ambiance était à son apogée, il essaierait de rester le plus longtemps pour voir la manière dont les nordiens faisaient la fête. Il savait que les mœurs et coutumes étaient différentes entre le Nord et le Bief, il ne connaissait pas tous les détails de cette différence bien entendu, la religion, la culture, l’éducation, rien n’était identique. C’est avec des rencontres comme celle qui venait de se produire, avec le Sénéchal du Nord, qu’il apprendrait toute la complexité de la culture et des coutumes des autres régions. Ce n’était pas un érudit, il n’aimait pas passer son temps dans des bibliothèques, à part s’il souhaitait trouver des informations sur un sujet qui avait titillé son intérêt. Cependant, il aimait ces rencontres et ces discussions où il en apprenait énormément.

«Bien ! S’il me faut patienter pour voir la soirée arriver à son paroxysme, il va falloir que je me fasse servir un nouveau godet alors. » illustra-t-il en jouant avec le contenant presque vide dans ses mains. Le Bieffois avait dis cela sur un ton amusé, il aimait bien profiter des soirées comme celle-là, se laisser bercer par l’ambiance pour en profiter un maximum. Cependant, il faisait en sorte de ne pas profiter de la boisson trop régulièrement. Il savait que cela pouvait mener à développer de vilaines dépendances. Garlan avait vu trop de personnes, dont certains étaient des compagnons d’armes, se laissaient pervertir par l’appel de douces liqueurs et celles-ci les changer inexorablement, ils n’étaient plus les mêmes qu’il avait pu connaître dans le passé. Donc il faisait en sorte de ne jamais trop en abuser, bien que pour certains événements, il s’autorisait à consommer davantage d’alcool. Ce n’était pas parce qu’il rencontrait des nordiens pour la première fois qu’il allait finir ivre, du moins il l’espérait, non il ne fallait pas qu’il se laisse embrigader par la faune locale.

Il ne s’agissait que d’une accalmie, que ce soit pour les nordiens, mais également pour lui-même. Un moment de répits après ces mois de conflits qui s’étaient enchaînés à toute vitesse et où ils n’avaient pas eu le temps de souffler. Pouvait-on parler de paix cependant ? Non, ils étaient encore en guerre, que cela leur plaise ou non, ils pouvaient se considérer en sécurité dans la capitale impériale pour souffler un peu, mais depuis que Fort-Darion avait été victime d’une attaque surprise, pouvait-on dire que l’endroit était sûr ? Il s’agissait d’un tout autre contexte. Le Noir était maintenant vaincu, le Conflans plus ou moins sécurisé et une armée séjournait actuellement dans la Capitale. Même si une attaque ennemie imminente sur leur position semblait improbable, il ne fallait pas trop baisser la garde. Ils avaient tous perdus des êtres chers, que ce soit une épouse, un fils ou une fille, de la famille ou tout simplement un ami. La guerre n’avait pas frappé seulement que le Nord ou le Bief, mais presque toutes les contrées de Westeros.

A l’époque, il avait eu vent que de terribles affrontements avaient eu lieu dans le Nord, les sauvageons avaient fais des siennes et les fiers nordiens avaient payé un très lourd tribu pour pouvoir les repousser, il s’en était fallu de peu. Le Bieffois ne connaissait pas tous les détails de ces affrontements, il n’était pas au courant du tragique destin qu’avait connu la maison Glover. Et même s’il était pris de curiosité et qu’il avait un homme du Nord sous la main pour répondre à toutes ses questions, il se dit que le moment était certainement très mal choisi. Il ne voulait pas gâcher la soirée du Sénéchal en posant des questions qui risquaient de ramener des mauvais souvenirs à la surface. Non c’était une belle soirée pour lui, il ne souhaitait pas gâcher cela et c’est pour ça qu’il s’abstint de le faire. Lord Glover avait la chance d’avoir un enfant, un fils, il imaginait fort bien que cela devait être certainement un des plus beaux de sa vie, si ce n'est le plus beau. Il avait bien de la chance, Garlan espérait également qu’il aurait un ou des enfants avec une femme pour qui il serait épris. Il l’enviait quelque peu à ce sujet. «Je vous souhaite que cela ne soit pas le dernier et mes félicitations à votre épouse également. » Il continua, cherchant à l’interroger afin de savoir s’il allait rester à Fort-Darion ou non. «Maintenant que le Noir est vaincu, peut-être avez-vous pour projet de remonter dans le Nord afin d’y retrouver votre épouse et votre nouveau-né ? »

Après tout, il n’avait pas dû voir son épouse depuis des mois, il suppose qu’il avait une folle envie de la revoir, du moins de voir son fils. Il savait qu’il avait un poste à responsabilité, mais sauf s’il se trompait, il était le sénéchal du Nord et qu’était-il du Roi du Nord en ce moment ? Garlan ne le savait pas, mais il comptait peut-être rentrer à Winterfell maintenant. Son sénéchal le suivrait probablement, il ne serait alors plus bien longtemps loin des siens. Il avait beaucoup entendu parler de Lord Glover et il était forcé de constater que c’était quelqu’un de modeste qui plus est, qui n’hésitait pas à mettre son devoir en avant, ainsi que les hommes qui ont combattu à ses côtés. Garlan ricana légèrement lorsque le nordien sembla désolé de ne pas connaître sa maison, sourire amusé aux lèvres, il lui répondit. «Et vous m’auriez fortement étonné si le nom de ma maison vous serait déjà parvenu par le passé, Lord Glover. Ma maison Goldwyne est une petite maison de chevaliers fieffés, vassale de la maison Redwyne. Son domaine se situe aux abords de Bourg-les-vignes, sur l’île de La Treille. La renommée des miens n’a jamais dépassé les frontières du Bief, il est donc naturel que vous en ayez jamais entendu parler. »

Le nordien le questionna par la suite sur sa désertion du Bief afin de suivre Kevan, cela ne le dérangeait pas d’en parler, il répondit donc tout simplement. «Je suis sous le commandement de sa Majesté depuis plus de dix ans maintenant, c’est tout naturellement que je l’ai suivi lorsqu’il a déserté l’armée, comme d'autres compagnons d’armes que vous avez pu apercevoir peut-être tout à l’heure. » La seconde bataille de Tinivel fut une bataille d’ampleur, marqué d’événements importants comme la capture du frère de Kevan. C’est la première fois que Garlan fut amené à lutter contre la bannière sous laquelle il avait combattu pendant tant d’années. Quelque peu morose, il mit une dizaine de secondes pour formuler une réponse.  «En effet, j’ai participé à cette bataille. J’ai chargé le flanc droit de l’armée bieffoise au côté de mon prince, maintenant Roi. Ce fut un déchirement de me battre contre la bannière sous laquelle j’ai servi depuis que je suis en âge de le faire. Je savais très bien que dans l’armée d’en face, il y avait des amis et compagnons d’arme avec lesquels j’ai pu braver maints dangers. Je sais que ce n’est pas la dernière fois que je serai à le faire, mais je suis loyal à mon roi, si c’est le prix à payer pour qu’il retrouve la place qui lui revient de droit, alors soit.   »

Le Bief, il espérait pouvoir retrouver rapidement cette terre qui lui manquait tellement, il voulait y revenir avec son ami pour qu’il reprenne ce qui était à lui. Mais il savait que c’était important qu’ils soient ici, ils ne remporteraiten pas ce conflit seuls, ils devaient avoir des alliés pour se faire. «Puissiez-vous avoir raison, Lord Glover. Le combat, qui nous attend, sera long et difficile, mais je sais que mon roi est un homme déterminé et qui n’abandonnera jamais. Je le soutiendrai du mieux que je le peux, mettant ma vie dans la balance s’il le faut. » Il but une gorgée du breuvage dans son godet avant de reprendre, et lança un regard vers le reste de l'assemblée. «Au moins, on peut dire que les vôtres savent fêter un heureux événement, il faut bien le reconnaître et on se laissera facilement porter par l’ambiance. » Il souhaitait en apprendre davantage sur le nordien, il le questionna donc. «Étiez-vous déjà descendu au sud du Neck avant la guerre contre le Noir ? Cela n’a pas été trop difficile de mettre de côté la gestion de votre domaine pour partir vers le Sud ? »
 


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MessageSujet: Re: Celebrate [PV Garlan]   Jeu 2 Aoû - 18:20

« A moins que mon Roi n’ait besoin de moi dans le sud, j’escompte en effet hiverner quelques mois en compagnie de mon épouse et faire la connaissance de mon fils, ainsi que raccompagner ma sœur sur ses terres si elle le désire. Mais si le devoir m’en empêche, cela devra attendre. »

Sa dernière phrase était teintée d’un certain regret. Bowen ne désirait rien tant que de revoir Maedalyn et de pouvoir contempler son premier-né, ce garçon dont il ignorait tout, et qui représentait pourtant tellement pour lui. Il était la promesse de la renaissance de sa maison, de la survie de sa lignée, de son pouvoir viril, aussi, mais aussi l’assurance qu’un lien indéfectible le liait désormais à sa femme, au-delà de leurs vœux et de quelques journées trop courtes passées l’un avec l’autre et un ou deux souvenirs d’adolescence qui n’avaient, aux yeux de chacun, pas la même signification. Guerrier désormais accompli et reconnu, meneur fier, Sénéchal des armées, Lord et père … Que lui restait-il à accomplir, après cela ? A vingt-deux ans tout juste, le Glover avait l’impression d’avoir effectué sa destinée, et même de l’avoir dépassée. Désormais, toutes les prouesses dont il pourrait se glorifier n’auraient jamais la même portée que les moments qu’il avait vécu. Il avait survécu à deux des plus grandes batailles de son temps et avait eu un fils. Il avait obtenu la plus haute distinction possible dans son royaume. En un sens, sa promesse faite devant les gisants des siens de redorer le blason de la maison Glover avait été remplie. Il ne s’élèverait jamais plus haut. Et cette impression le laissait avec un sentiment étrange, qu’il était incapable de décrire fidèlement. Peut-être parce qu’il n’en comprenait pas tous les tenants et aboutissants lui-même. Une chose, cependant, était certaine à ses yeux : la gloire avait pour limite sa propre famille. Seul le devoir pouvait l’empêcher de les rejoindre, et rien d’autre. Contemplant Garlan Goldwyne, un sourire presque nostalgique fleurit sur son visage. Le bieffois lui faisait penser à lui, un an auparavant. Ami d’un puissant, sans grand-chose d’autre que sa fidélité à offrir. Son récit de la bataille de Tinivel avait de quoi peiner, faire froid dans le dos même.

« Peut-être alors que grâce à vous, le nom de Goldwyne saura apparaître sur les lèvres de tous. Les bons suzerains savent récompenser la loyauté, même quand elle ne vient pas des noms les plus insignes, ou des plus belles fortunes.

Au final, votre valeur est d’être ici. Peu d’hommes sont capables de tout abandonner pour un idéal. Je ne doute point que mon fils saura où se situe votre fief quand il sera à notre place, Ser Garlan. »

Lui-même n’en serait sans doute pas capable. Plus maintenant, en tout cas. Jeune, oui, il aurait probablement pu sacrifier beaucoup, y compris ses prétentions sur Motte-la-forêt pour suivre Torrhen Stark. A vrai dire, en d’autres circonstances, il aurait vraisemblablement accepté son offre, à la Haye-Pierre, de devenir un comte d’Empire. Sa loyauté et son admiration l’y auraient poussé. Mais le massacre de sa famille et ses nouvelles responsabilités avaient changé cela. Il était responsable de son fief, de ses gens, et ne pouvaient se reposer sur personne d’autres. Edwyle était bien trop jeune pour cette charge, pas assez formé. Et après lui, il n’y avait plus personne, hormis sa sœur. Or jamais il n’aurait permis qu’une autre famille que les Glover préside au destin de leur forteresse familiale et de leurs terres ancestrales. Sa place était au Nord, pour le Nord. Il avait mûri, finalement, avait délaissé les vêtements du jeune homme avide de reconnaissance pour celle d’un Lord, d’un homme ayant le souci de son royaume d’origine, de la terre et du sang. Et Jon avait bien davantage besoin de lui que son père.

Bowen s’apprêtait à plaisanter en entendant une nouvelle fois Ser Goldwyne louer l’ambiance locale. Au loin, certains de ses hommes avaient commencé à entamer une chanson grivoise sur sa propre personne dont les paroles, en d’autres temps, l’auraient fait rougir jusqu’aux oreilles de honte. Aujourd’hui, il se contenta de lever sa chopine et de reprendre avec entrain le dernier vers entendu, qui parlait de son épée, entre autres délicatesses. Néanmoins, les ultimes paroles du bieffois lui arrachèrent net son rire qui menaçait de s’élever et son visage afficha immédiatement une mine plus contrite, alors que les souvenirs de ce qu’avait été Motte-la-forêt, un an auparavant, affluaient brutalement dans sa mémoire. Il revoyait l’enceinte entièrement détruite, et les traces noirâtres, la cendre sur les murs, la dévastation dans chaque salle, l’odeur de mort aussi, les ruines du village emporté dans sa grande majorité par les flammes sauvageonnes … La nausée le saisit, alors que son poing se resserrait brutalement contre sa choppe. Dans un éclat, elle explosa. Le bruit provoqua stupeur et curiosité, puis les hommes autour partirent dans un grand rire, persuadés que leur Sénéchal était un peu gris et n’avait pas mesuré sa force. Il ne se joignit pas à eux. Finalement, quand il eut conscience que son silence devenait embarrassant pour le bieffois, il se força à répondre :

« Mon fief a été ravagé par les sauvageons, et incendié. Il ne restait pas grand-chose et grand-monde à gouverner, croyez-moi. Et quand j'ai franchi le Neck pour la première fois, je n’étais pas encore Lord. Mon père est mort de la gangrène pendant que nous descendions dans le sud. »

Se reprenant quelque peu, il ajouta :

« Mais quand les fer-nés ont débarqué sur mes côtes pour menacer le Nord, ce sont encore mes gamins et mes vieillards qui les ont repoussés. Le Bois-aux-Loups sait se défendre. J’ai fait enrôler jusqu’au plus jeune puceau par mon intendant.

Je ne suis pas avec mes gens, mais je veille sur eux, même de loin, à la tête de nos armées. Pour que, justement, nous ne soyons plus jamais les seuls à mourir afin que ce continent continue de jouir de sa paix illusoire. En soi … C’est en servant cette cause que je gère mon domaine, Ser.

Comme vous servez le Bief en servant votre Roi. »



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MessageSujet: Re: Celebrate [PV Garlan]   Sam 18 Aoû - 22:26

Le retour au foyer. Chacun l’escomptait, la majorité des soldats de l’Empire étaient loin de chez eux aujourd’hui, combattant pour leur souverain, pour des valeurs ou encore seulement pour la solde que l’on leur promettait pour les services rendus. Harren Hoare, dit « Le Noir », était mort, l’ennemi séculaire de l’ancien Roi du Nord et maintenant Empereur, Torrhen Braenaryon, les forces du Nord ne semblaient plus être utiles pour le moment. Après tout, les nordiens étaient engagés dans ce conflit depuis plusieurs mois, quittant leur famille pour combattre un ennemi au Sud, dans des contrées où ils n’avaient jamais mis les pieds auparavant pour la plupart. Garlan pouvait comprendre que la plupart des hommes du Nord avait hâte de rentrer chez eux pour  pouvoir retrouver les leurs, après une si longue séparation, les retrouvailles n’en seront que plus intenses. De plus, l’hiver était là maintenant, il faisait déjà bien froid dans les parages et ils avaient même le droit à des tempêtes de neige assez importante de temps à autre.

Le Bieffois n’avait même jamais vu autant de neige dans le passé, il fallait dire que le climat était beaucoup plus doux dans sa contrée d’origine en hiver. Il essayait donc de s’imaginer ce que cela pouvait beaucoup plus au nord. Lorsqu’il tentait de s’imaginer l’hiver dans le Nord, il voyait des personnes en train de se frayer un passage à travers une importante couche de neige de là à en avoir jusqu’à la taille. Peut-être exagérait-il trop, mais à part ce qu’il avait appris lorsqu’il était jeune et ce qu’on avait pu lui raconter, il ne connaissait pas grand-chose de cette région. Peut-être que la rencontre avec le nordien pourrait booster sa culture générale sur cette partie de Westeros et mettre fin à plusieurs préjugés issus de racontars que l’on pouvait entendre sur le Nord.

« Puissiez-vous rentrer le plus rapidement en votre foyer, Lord Glover, les vôtres doivent brûler d’envie de vous recouvrer après tout ce temps de séparation. »  répondit-il. Son interlocuteur lui signalait également qu’il raccompagnerait sa sœur dans le Nord si elle le souhaitait, il ignorait que sa sœur l’avait suivi dans le Sud lors de l’appel à la guerre et encore moins qu’elle était à Fort-Darion. Enfin, Garlan n’était pas présent entre ces murs depuis des lustres, on pouvait dire qu’il était arrivé récemment et il y avait tellement de monde, il était impossible de connaître tout le monde. En tout cas, il avait dis « ses terres » et non « les miennes », ce qui voulait dire qu’elle appartenait à une autre maison maintenant, donc qu’elle était mariée. Lui personne ne l’attendait vraiment au foyer, peut-être son oncle et ses sœurs, mais depuis qu’il avait déserté et qu’il était considéré comme un traître au royaume du Bief, quand était-il ?

Pouvait-on considérer qu’il ait encore un foyer ? Lui qui a été chassé du domicile familial à l’âge de sept ans. Pour une faute stupide, la recherche de la satisfaction de son père lorsqu'il regardait son second fils, mais au lieu de ça, cela l'avait conduis à une espèce d'exil. A Hautjardin, il était tombé sur de bonnes personnes, que ce soit son mécène ou le chevalier qu’il a servi en tant qu’écuyer. Cependant, ce n’était pas chez lui, il s’était toujours considéré comme un invité, même s’il y avait séjourné plusieurs années, rien de plus. Si bien que lorsque son souverain retrouverait la place qui lui venait de droit, où irait-il ? Il n’avait pas de chez lui. Il s’était toujours battu pour les autres, mais jamais pour lui-même. Une réalité qui lui faisait froid dans le dos et il but trois grosses  gorgées du breuvage pour faire partir le goût amer présent en bouche. Il donnerait tout pour que son souverain arrive à ses fins, cependant il ne pouvait que rêver qu’un jour, il puisse s’installer quelque part, avec une femme et si la Mère le voulait, des enfants, cessant de se battre pour penser à sa propre personne.

Chevalier, il faisait tout pour l’être jusqu’au bout des ongles, c’est ce qu’on lui avait enseigné, c’est ce qu’il était aujourd’hui. Pouvoir et richesse. Deux motifs qui avaient plongés Westeros dans le chaos que l’on pouvait connaître aujourd’hui. Si bien qu’il essayait de s’en désintéresser autant qu’il le pouvait. En tout cas, le nordien avait tout l’air d’être un homme de bien comme on n’en faisait peu, Garlan le jalousait sur plusieurs critères, sans pourtant rien en dire, mais il était de bonne compagnie et c’était agréable de faire sa connaissance. Sur quoi, il répondit. « Merci pour vos bons mots, Lord Glover. C’est la première fois que je discute avec un nordien et j’espère que vous m’en apprendrez énormément sur votre culture et vos traditions. Si bien que si les Sept le veulent, lorsque j’aurai des enfants un jour, le Nord ne leur semblera pas être une région inconnue grâce à vous. »

Quant à une hypothétique récompense de Kevan qui récompenserait sa loyauté, Garlan déclara. « Je ne demande rien de la part de mon souverain, je n’espère rien. Je me battrai jusqu’au bout pour lui, il sait que ma loyauté lui est indéfectible. Si bien que la plus précieuse récompense qu’il pourrait m’offrir, c’est de conserver l’amitié et la confiance qui nous lient, je ne demande rien de plus. » Alors que la soirée menait bon train dans le reste de la salle, un silence pesant s’installa entre les deux individus. La conversation entre eux semblait pourtant bien s’engager, Garlan se demandait s’il avait dis quelque chose qu’il ne fallait pas, mais en se rappelant ses propos, il n’y voyait rien de choquant. Pourtant, lorsque la discussion reprit, les paroles lui firent froid dans le dos. Le chevalier ressentait de l’admiration, car après tout ce qu’il avait traversé, cet individu continuait de se battre, du courage il devait en avoir à revendre, une valeur que les personnes de son statut prônait par-dessus tout.

« La prochaine fois que je prierai, sachez que ma prière sera tournée vers vos pertes et pour vos proches qui vous attendent chez vous, Lord Glover. Nous ne croyons certainement pas au même Dieu, mais j’espère que mes paroles seront entendues. » A la fin de ses mots, il fit un grand signe à l’aubergiste, lorsque ce dernier fut interpellé, il lui signifia de redonner une chope au nordien et de le mettre sur le compte du Bieffois. « Mes excuses, je ne voulais pas vous noircir votre soirée. Ce moment est synonyme de bonheur pour vous, buvez, fêtez comme il se doit la venue de votre premier fils. Je vous offre celle-ci. »

Garlan allait tenter de détourner le sujet de conversation pour que la discussion reparte sur un ton plus joyeux. Il scruta l’assemblée quelques instants, puis reporta son attention sur le nordien se tenant à ses côtés. « Possédez-vous quelques chansons traditionnelles dans le Nord ? Je suis sûr que si vous initiez, vos hommes vous emboîteront le pas à cœur joie, je vous suivrai avec plaisir également ! »


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MessageSujet: Re: Celebrate [PV Garlan]   Mer 29 Aoû - 19:26

La mélancolie quittait rarement Bowen. Enfant, déjà, il était d’un naturel discret et plutôt rêveur. Adulte, ce trait de caractère avait eu tendance à se renforcer, et l’invasion des sauvageons sur ses terres l’avaient définitivement transformé en un homme qui ne laissait que rarement les fantômes du passé à la porte de son esprit. Ses joies étaient réelles, mais souvent teintées par l’amertume de ne plus pouvoir les partager avec cette famille qu’il avait tant aimée, malgré les bisbilles courantes au sein d’un tel ensemble humain. L’une de ses premières pensées, alors qu’il serrait entre ses doigts le courrier de Mestre Rorshar annonçant la bonne nouvelle, n’avait-elle pas été de regretter que ses parents ne puissent jamais connaître leur petit-fils, et ne le voient jamais devenir cet homme dont ils avaient tant rêvé pour assurer la continuité de leur maison et de ses traditions ? Tout ce qu’il avait accompli, finalement, il l’avait fait en dehors de ce cocon familial. Sa gloire militaire et son élévation au sein du Nord, son mariage et sa paternité, gloire mâle et paternelle … Ils ne sauraient jamais que leur fils avait été digne de leurs espoirs et de leur amour. Le massacre de Motte-la-forêt avait détruit définitivement une part de lui-même, et s’il avait tenté de l’oublier des mois durant, les dernières semaines l’avaient confirmé. Il se demandait simplement s’il arriverait un jour à ne pas être cet homme au sourire douloureux, qui, alors que tout lui souriait, parvenait encore à se sentir dévoré par ses souvenirs. Néanmoins, le bieffois face à lui avait raison. Il devait célébrer. N’avait-il pas assuré à Vivesaigues que, s’il ne s’efforçait pas d’être optimiste, il serait devenu fou ? C’était encore le cas. Alors, d’une pichenette mentale, il chassa les ombres des Glover et essaya de se tourner vers leur avenir qui vagissait, quelque part dans le Nord, auprès de sa mère et si loin de ce père qui aurait tellement aimer le serrer dans ses bras, à cet instant précis, et enfouir son nez dans sa chair de nourrisson pour sentir l’odeur de la vie et de l’innocence.

« Ne vous inquiétez pas, Ser Goldwyne … Vous ne saviez pas. Et toutes les prières sont les bienvenues. Même s’ils sont peu nombreux, certains nordiens prient les Sept, tout comme vous, mon beau-frère étant le premier d’entre eux.

J’ai tendance à penser, en vérité, que si nous avons tous nos traditions … Il y a finalement plus de choses qu’on ne le pense qui nous rassemblent. »


Sa main s’empara du godet devant lui, qu’il vida d’une traite. L’alcool, ingéré si brutalement, lui brûla la panse, mais réchauffa aussi son esprit morose, l’effet bienfaiteur de chaleur commençant à se répandre dans son corps. Il comprenait pourquoi certains finissaient par s’abrutir dans les saouleries : c’était plus facile d’être heureux de la sorte qu’avec toute sa tête et les dilemmes et souvenirs à l’intérieur de celle-ci.

« Merci pour cette tournée, la prochaine est pour moi. C’est la tradition, après tout. Et pour vous répondre … Je suis meilleur musicien que chanteur, sans compter que beaucoup de nos chansons paysannes sont assez … mélancoliques. Si j’omets les paillardes, mais je ne suis pas assez saoul pour m’y risquer. »

Bowen connaissait quantité de complaintes sur l’hiver et la nécessaire mort, entonnée souvent dans les longues soirées monotones de sa jeunesse par un trouvère quelconque cherchant à gagner sa pitance. Ses années à sillonner le Nord avec Torrhen Stark, et donc à s’arrêter dans un certain nombre d’auberges et autres clapiers à ribaudes avaient complété son répertoire avec une foultitude de chansons grivoises qui, à l’époque, lui arrachaient des rougissements dignes d’une pucelle effarouchée. Avec le temps, heureusement, il avait fini par s’en départir. Mais une part de lui ne se résignait pas à prononcer de telles paroles, surtout que la plupart désignaient de manière sous-entendue des dames connues, et qu’il ne voulait aucunement faire preuve d’irrespect, même dans de telles circonstances. Guindé, le Glover ? Evidemment. Il n’allait cependant pas changer en une soirée.

« Il y en a une … Néanmoins … Que j’apprécie beaucoup. C’est une ballade traditionnelle du Bois-aux-loups. On dit qu’un de mes ancêtres l’écrivit pour son épouse, la fille d’un Roi du Nord, dont il était très épris, au soir de sa mort . »

Il se râcla la gorge, avant d’entonner de sa voix de basse :

« Fille du Loup, femme des bois sauvages,
Je t’entends dans la houle glacée de la bise,
Maintenant que tu as rejoint les dieux des anciens âges,
Mais mon cœur, de ne plus te toucher, se brise.

Fille du Loup, ton temps est venu,
Je t’entends souffler que tu m’aimes dans les vents,
Maintenant que tu veilles sur ton fils et ta bru,
Mais mon cœur, de ne plus t’embrasser, se fend.

Fille du Loup, je chanterai pour les miens,
Je t’entends me dire de me réjouir et d’aimer,
Maintenant que tu ne fais qu’un avec nos anciens,
Et mon cœur, de toujours t’aimer, s’est apaisé.

Fille du Loup, je bois et je ris,
Je t’entends sourire derrière le barral,
Maintenant que tu me contemples avec nos amis,
Et mon cœur, de te savoir ici, n’a plus mal.

Fille du Loup, je regarde ton petit-fils,
Je t’entends le bénir, cet enfant du Nord,
Maintenant qu’il me regarde, sous ce bel haruspice,
Enfin mon cœur, de le voir, aime encore. »


Musique:
 



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