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Nos routes s'entrecroisent, mais jamais ne se lient
MessageSujet: Nos routes s'entrecroisent, mais jamais ne se lient   Dim 10 Juin - 14:05

Les navires avaient vogués malgré les vents et marées. Leur départ fut des plus houleux, le territoire de la reine Durrandon n’avait jamais été reconnu pour son climat clément et l’avait encore démontré. Ils eurent le droit à des vagues des plus impressionnantes pendant les premiers jours de navigation, Garlan eut craint que certains navires se retrouvent engloutis et viennent se fracasser sur les falaises, poussés par les flots violents. Il eut le mal de mer pendant plusieurs jours, autant dire qu’il était dans un sale état et avait passé son temps au niveau du bastingage à régurgiter le peu qu’il arrivait à manger et à boire. Vous l’aurez deviné le jeune homme n’avait guère le pied marin, non pas du tout. Sa maison avait beau être vassale à celle des Redwyne, une maison noble reconnue pour leurs aptitudes dans la navigation et le combat en mer, les Goldwyne étaient une petite maison de chevaliers fieffés. Leur domaine de prédilection était la terre ferme, avoir une vraie masse sousles pieds que ce soit pour vivre et pour se battre, il n’y avait rien de tel !

Le chevalier estimait que les marins qui passaient le plus clair de temps en mer que sur terre s’étaient acclimatés à ces conditions et que leur corps n’était plus trop sensible aux flots violents. Il devait peut-être un des seuls à être malade pendant le trajet, du moins sur le navire sur lequel il se trouvait. En s’éloignant des conditions météorologique des terres de l’Orage, il retrouva un peu d’énergie et était moins malade, mais il lui arrivait de faire de vilaines rechutes lorsqu’une vague trop violente venait frapper la coque en bois du bateau. Il ignore combien de jours défilèrent, il arrêta de les compter, plusieurs semaines ? Un véritable enfer pour lui, il préférait encore sur un champ de bataille plutôt que rester une semaine de plus sur ce maudit rafiot ! Il aurait préféré faire le voyage jusqu’à Fort-Darion à cheval, là il aurait été aux anges et le trajet se serait ainsi passé dans de bien meilleures conditions, pour sa personne en tout cas. Mais par les temps qui courent, les routes de l’Orage n’étaient plus vraiment sûres avec l’ennemi bieffois  et il aurait difficile d’assurer la pleine sécurité de deux têtes couronnées.

Il s’était réveillé de bon matin afin de se débarbouiller dans une bassine d’eau claire et revêtir des vêtements propres. Garlan ne possédait pas de nombreuses tenues. Premièrement, parce qu’il avait déserté le Bief précipitamment en suivant son ami et deuxièmement parce que sa bourse n’était pas bien pleine, ce qui ne lui pas permis de faire de nombreux achats dans l’Orage. Mais il avait gardé des vêtements propres à se mettre pour leur arrivée, car oui, c’était le grand jour ! Il avait parlé avec un marin la veille au soir qui l’avait informé qu’ils avaient pénétrés dans la Baie des Crabes il y a deux jours environ. Il lui avait même certifié qu’ils arriveraient dans la mâtinée si tout se déroulait bien. Un soulagement pour le jeune homme qui voyait son calvaire se terminer.

Ils croisèrent une quantité importante de navires, c’était vraiment impressionnant, il ignorait que les forces coalisées de l’Empire en possédaient autant. Il avait encore bien des choses à apprendre sur cette entité. Les navires venant de l’Orage s’approchaient à bonne vitesse de la capitale et durent diminuer leur allure pour  s’accoster aux quais de débarquement. Les voilà enfin arrivé, lorsque les passerelles furent dressés, le bieffois ne demanda pas son reste et s’empressa de quitter le bâtiment avec ses effets personnels. Son pied tâta le quai en bois à trois reprises et il eut l’air satisfait, ce n’était pas encore la terre ferme à proprement parlé, mais au moins il n’était plus en mer. Se déclarant à lui-même à haute voie : «- Je ne suis pas prêt à remonter à bord d’un de ces maudits rafiots ! Comment se fait-il que je suis l’un des seuls à avoir été malade ? »

Il regarda autour de lui et ne vit pas Kevan. Son roi semblait encore à bord du navire en compagnie de la reine Durrandon, il attendrait qu’il ait débarqué pour savoir s’il souhaitait qu’il l’escorte ou s’il le congédiait pour la journée. Ses yeux scrutaient les personnes autour de lui, jusqu’à tomber sur une personne qu’il connaissait fort bien, autant dire qu’il était même content de la voir. Il déposa ses effets personnels, ainsi que son équipement, sur  le quai et il alla saluer la dite personne. Il s’agissait de Yesaminda Forel, il avait fais sa connaissance il y a plusieurs semaines déjà. C’était une femme très belle et Garlan appréciait discuter avec elle. Elle le vit venir et lui présenta sa main. Le chevalier avait dû travailler plusieurs semaines pour qu’elle accepte qu'il lui fasse un baisemain. La jolie brune ne semblait pas se laisser amadouer si facilement, mais le bieffois aimait les défis. En soutenant légèrement la main de la dame par le dessous, il y déposa un doux baiser sur le dos de celle-ci avant de se redresser, sourire charmeur aux lèvres. : « Vous êtes resplendissante comme à votre habitude, lady Forel. Votre simple vue va très probablement emplir de gaieté mon cœur pour tout le reste de la journée. »

Toujours des jolis compliments et de beaux mots, l’homme était galant, c’était dans sa nature, il la questionna un peu. « Vous êtes vous déjà rendu sur ces terres auparavant , lady Forel ? Pour ma part, c’est la première fois que je m’aventure aussi loin du Bief. »


“Loyalty means I am down with you whether you are wrong or right, but I will tell you when you are wrong and help you get it right.”

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MessageSujet: Re: Nos routes s'entrecroisent, mais jamais ne se lient   Mar 12 Juin - 20:19

Les bannières Durrandon et Gardener sont hissés en haut des mâts depuis des jours, on lui avait appris qu’ils se trouvaient dans la baie des crabes, et qu’ils se dirigeaient directement sur Fort-Darion. C’est alors qu’ils avaient croisé multitude de navires, un nombre impressionnant. Ils n’égalent pourtant pas le Titan de Braavos en granit noir, mais sont tout aussi dissuasif de tenter une attaque maritime. Etrangement, Yesaminda se sent fière de voir tant de bannières alliées levées haut dans le ciel. Fière du combat que mène l’Empire et leur réussite.

Elle s’est réveillée tôt, dans la nuit, pour admirer le ciel, et surtout la lune. Elle a prié jusqu’à l’aube, prié pour son amie et la naissance à venir. Yesaminda prie les Chantelunes, pour que l’accouchement se déroule bien dans 3 mois. La guérisseuse prie ainsi chaque jour depuis le premier empoisonnement de l’Impératrice, un rituel qu’elle ne s’est jamais permis de s’y soustraire. Si un temple était à sa disposition, elle y passerait chaque jour avec son dévouement habituel.

C’est donc accompagnée du Capitaine du navire, qu’elle observe l’astre lunaire disparaître au profit de l’astre solaire. Elle est ainsi témoin de la vie qui commence à s’animer à bord du navire, le Capitaine commence à distribuer ses ordres et les quartiers maîtres et moussaillons s’exécutent. Voir la vie qui l’entoure a toujours plu à la jeune femme, c’est à les voir ainsi qu’elle sait pourquoi elle se salit les mains. Il n’y a rien de plus satisfaisant que voir la vie autour de soi.

Elle se redresse lorsque le Capitaine lui apprend qu’ils ne vont plus tarder à pouvoir accoster à Fort-Darion. Elle sait, d’après Argella, que le couple Impérial ne s’y trouve pas encore, mais il lui tarde d’être témoin de l’édification de la Capitale de l’Empire, en espérant ne pas avoir à trop attendre l’arrivé de Rhaenys. Il lui tarde de retrouver l’Impératrice et l’enfant qu’elle porte, pouvoir veiller sur eux, car l’inquiétude n’a eu de cesse de la ronger depuis son départ pour retrouver son mari.

A peine a-t-elle posé pied sur le quai qu’elle le vit venir de loin. A dire vrai, il est difficile de le rater. Le Bieffois est un homme qui sait sortir du lot, en plus d’être séduisant, il est fort charmeur. Sachant pertinemment ce qui l’attend, elle fait l’effort de lui offrir sa main qu’il s’empresse de baiser de ses lèvres. Il avait réussi à obtenir cette faveur, à force de moultes conversations, ce bougre la travaille depuis des semaines. Jusqu’à ce qu’elle capitule, lassée d’avoir à débattre sur ce même sujet. Il a gagné une bataille, mais pas la guerre. La barbe du bieffois lui chatouille brièvement la main avant qu’elle ne récupère celle-ci.

“Ser Goldwyne. Cette mer déchaînée ne semble pas avoir entaché votre propension à charmer les dames.” Ce serait mentir que d’affirmer y être insensible, Garlan est un homme fort séduisant, il sait user de ses charmes et obtenir ce qu’il convoite, mais Yesaminda ne veut simplement pas être ‘une de plus’. “Ou bien les dames vous ont justement trop manqués.” Fait-elle remarquer avec espièglerie. Quoi que d’une certaine façon, elle se persuade que c’est le cas, c’est mieux que d’être déçue quand elle verra une autre femme à son bras.

Garlan Goldwyne n’est pas le premier, ni le dernier a tenté de la charmer, il reste au même rang que les autres. Econduit par l’indifférence qu’elle affiche, pourtant, il fait encore preuve de détermination. La jeune femme ne se fait aucune illusion, elle ne se laisse charmer par personne et impose une barrière entre les séducteurs et son coeur. Elle sait fort bien comme elle pourrait rapidement tomber entre leurs bras. Elle sait être une femme fort séduisante au regard des hommes, mais l’étrangère est d’une nature trop fidèle pour n’être que passagère dans les draps d’une couche masculine, malheureusement, son coeur trop tendre bondit à chaque compliment envers sa personne.

“J’affectionne particulièrement la découverte de nouvelles contrées. Je n’ai eu que brièvement le temps de visiter l’île de Peyredragon à mon arrivée, j’ai découvert le nord de la Néra jusqu’à Herpivoie. Dès lors, j’étais plutôt inquiète de me trouver en territoire ennemi pour apprécier le paysage du regard. Toutefois, j’ai eu l’occasion de passer par Haye-Pierre, avant de rejoindre le sud de la Néra, où nous nous sommes rencontrés la première fois. La suite, je l’ai parcouru avec vous.” Par vous, elle entend bien évidemment les troupes unifiées, jusqu’à la Griffonière.

Il faut dire, qu’elle n’a que très rarement quitté l’Impératrice et encore moins lorsqu’elle a été victime de son premier empoisonnement. Après quoi, elle se trouvait toujours dans son sillage et souvent en compagnie de Shantel, l’espionne d’Argella, pour retrouver le coupable. “J’espère avoir davantage l’occasion de visiter la nouvelle contrée de l’Empire et pourquoi pas d’aider à son développement.” Ajoute-t-elle avec un infime sourire de ravissement.

“Ressentez-vous de la nervosité à vous aventurer si loin ? Si je ne m’abuse, voilà des mois que vous avez quitté votre pays natal, seriez-vous sujet au mal du pays Ser Goldwyne ?” S’enquit-elle avec une réelle prévenance et inquiétude. Ils ont cela de commun, tous deux ont dû quitter leur pays natal, par la force des choses.





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MessageSujet: Re: Nos routes s'entrecroisent, mais jamais ne se lient   Mar 12 Juin - 22:53

Malgré qu’il soit un homme galant et qu’il pouvait représenter tout ce que l’on pouvait attendre d’un vrai chevalier, Garlan n’avait jamais connu le véritable amour, celui avec un grand A. Peut-être ne l’avait-il encore jamais rencontré, peut-être qu’il n’était jamais resté assez longtemps au même endroit pour le connaître. Les histoires qu’il avait connu, aussi nombreuses soient-elles, ne s’apparentaient qu’à des aventures sans lendemain ou à des amourettes de passage. Comme déjà évoqué, il ne restait jamais assez longtemps à un endroit donné, appelons cela les appels du devoir, voilà plus de dix ans qu’il suivait le Connétable dans tous ses combats et il n’attardait jamais dans la même bourgade. N’étant que de passage, il était difficile de nouer une relation saine et durable avec une femme. Puis son départ et la distance séparant les deux individus tuaient le poussin dans l’œuf, il n’y avait aucune chance pour qu’une vraie histoire commence.

Le chevalier s’était toujours contenté de cela, car il était totalement dévoué à Kevan, prêt à mettre de côté « sa vie amoureuse » pour pouvoir servir à tout moment son ami de la façon la plus efficace possible. Pourtant il a déjà remis à quelques reprises cette condition en question. Cela devrait-il durer jusqu’à son dernier souffle ? Devait-il ne point connaître l’amour ? Ne pas avoir d’enfants ? Juste parce qu’il entêtait à penser que son devoir envers son roi n’était pas compatible avec la création d’une relation avec une dame ? Garlan était prêt à tout pour Kevan et pour qu’il retrouve sa place au sein du Bief, mais il espérait pouvoir un jour connaître le vrai amour. Cependant, en ces temps de guerre, cela semblait compromis une fois de plus, il ne pensait pas que les Sept mettraient sur sa route une dame pour laquelle il aurait un fort intérêt en cette période troublée.

Il se posait surement trop de question, mais cela le travaillait énormément, bien qu’il garde tout cela pour lui. Il devait laisser faire les choses et advienne que pourra, sait-on jamais. Lady Forel était une très belle femme, il avait fais sa connaissance il y a de cela plusieurs semaines. Il appréciait passer du temps avec elle pour discuter de tout et de rien. Disons-le clairement, il aimait également lui faire la cour, il se plaisait à la complimenter à chacune de leurs rencontres et tentait de la charmer. Mais la jeune femme ne semblait pas lui rendre la tâche facile et cela ne lui donnait que plus d’intérêt aux yeux du Bieffois. Plus la résistance semblait accrue, plus il était déterminé. Il n’avait pas encore subi un refus catégorique de sa part, il ne savait pas trop à quoi s’attendre et comme il l’avait décidé, il verrait bien où cela mène, la forme que ça prendrait et laisserait le temps au temps.

Garlan était ce qu’il était, il n’allait pas le nier, après tout elle avait dû certainement le constater vu qu’elle l’évoquait avec tant d’aisance. Il n’allait pas confirmer son propos à haute voix, pour le coup cela le mettrait dans une mauvaise posture.  « Ou bien m’avez-vous manqué, vous et nos conversations, pendant ce long trajet ? Et lorsque je vous ai vu sur ce quai, je n’ai pas pu m’empêcher de venir converser avec vous, car il me tardait de vous revoir. » Répondit-il dans un franc sourire. Le chevalier était parfaitement honnête, il ne mentait que très rarement de tout de façon, il se disait qu’un mensonge finissait forcément par se savoir de tout de façon.  Mais d’un côté, il ne fallait pas se mentir, les femmes lui avaient manqués, aucune femme sur ce rafiot, la traversée fut bien longue et ennuyeuse…

Les deux individus avaient pu discuter longuement sur divers sujets, mais Garlan ignorait qu’elle avait vu tant de choses à Westeros, du moins elle en avait vu certainement vu plus que lui. Il était certain qu’il y avait encore bien des choses qu’il ignorait sur cette femme, mais cela viendrait au fur et à mesure de leurs rencontres, il ne pouvait pas la questionner sur toute sa vie comme ça sans paraître intrusif, cela ressemblerait à un interrogatoire. Non elle lui parlerait de ce qu’elle souhaiterait, si elle voulait garder ses secrets pour elle, il ne pouvait pas la forcer à les lui dévoiler. Hochant doucement la tête en l’écoutant énuméré les lieux qu’elle avait traversé, il paraissait admiratif, il l’était.  « Voilà que je vous jalouse votre expérience à travers ces contrées. Vous semblez connaître Westeros bien mieux que moi pour en avoir traversé une partie, alors que j’en suis originaire. Peut-être que lorsque que la guerre sera finie et que mon roi aura retrouvé ce qui lui revient, je pourrai découvrir les contrées appartenant à l’Empire dont j’ignore tout encore.   »

Il ne prêtait pas encore foi à l’Empire dont il ignorait tout, sa loyauté allait uniquement à Kevan Gardener, par extension, elle revenait également à cette entité supérieure bien entendu, mais il n’était pas encore dévoué à l’Empire corps et âme pour cela. Il faudrait du temps, Garlan devrait se faire une idée sur l’ensemble des royaumes qui le composait, sur ses habitants, sur ces royaumes et sur ses dirigeants. Il vit dans les propos de la guérisseuse son envie de découvrir cette nouvelle contrée, peut-être était-ce une occasion pour se rapprocher davantage d’elle. Puis s’ils restaient un moment ici, à part s’entraîner et escorte Kevan, il ferait bien d’apprendre à connaître la région s’il était amené à y séjourner un moment. « Si nous restons suffisamment longtemps et si vous me le permettez, ne souhaitant pas représenter un quelconque poids pour vous, j’aimerai la visiter à vos côtés.   » Une demande simple, Garlan ne s’offusquerait nullement s’il essayait un refus à sa demande.

Il connaissait les talents de la jeune femme, on pouvait même dire que c’était un don, il n’était pas donner à tout le monde de soigner les gens comme elle le faisait, c’était un savoir précieux, elle pouvait être fière.  « Je n’ai aucun doute que vous arriverez à apporter votre pierre à l’édifice. Je n’ai pu le constater par moi-même, mais on m’a dis que vous étiez très douée. Certaines personnes n’ont aucun mal à tuer, c’est une tâche simple ne demandant aucun talent particulier. Maintenir en vie une personne, la soigner, la sauver. Il s’agit d’autre chose, c’est bien plus compliqué et ce n’est pas donné à tout le monde. Vous possédez ce savoir, je pense sincèrement que vous saurez le mettre à contribution dans l’Empire et que cela lui sera bénéfique.   » Il s’agissait à la fois d’un compliment, mais de la simple vérité, un constat de ce qu’il avait pu entendre et ce qu’était les choses.

Il émit un rire nerveux à sa question, un chevalier devait être sans peur, sans reproche, du moins c’est ce qu’il était censé faire transparaître. Si elle lui avait posé la question, c’est qu’un élément dans ses propos et dans son comportement devait trahir son état d’esprit. Encore une fois, il parlerait à cœur ouvert, il n’avait rien à cacher de tout de façon. « Je n’ai jamais quitté le Bief, je suis né là-bas, j’ai été élevé dans cette région et j’ai toujours tout donné pour pouvoir défendre du mieux que possible ses intérêts. Donc oui, comme vous le dites, on peut dire que je suis quelque peu nerveux, bien que le goût de l’aventure devrait  me pousser de l’avant et arrêter de regarder en arrière, je n’y arrive pas totalement. En suivant mon roi, je savais que je n’y retourne pas de si tôt, mais d’en être si éloigné, c’est presque un déchirement. Observer le coucher de soleil depuis l’île de La Treille, et chevaucher à travers les plaines verdoyantes entourant Hautjardin. Des choses simples, qui semblaient si banales, me manquent aujourd’hui. Je sais que j’y retournerai un jour, que ce soit dans un ou cinq ans, mon roi n’abandonnera jamais et je le suivrai dans chacune de ses décisions. Je saurai faire preuve de patience, puis si nous ne repartons pas trop vite, cela me permettra de découvrir de nouvelles contrées moi aussi. »

Ils étaient bien loin de chez eux, tous les deux, Garlan lui retourna donc la question dans l’espoir d’en apprendre davantage sur elle par la même occasion. « J’espère ne pas me montrer trop indiscret, votre pays d’origine ne vous manque guère ? Depuis quand en êtes-vous parti ? »
 


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MessageSujet: Re: Nos routes s'entrecroisent, mais jamais ne se lient   Hier à 13:57

Lorsque son compagnon lui fait part de l’idée saugrenue selon laquelle elle lui aurait manqué, l’intéressée n’y croit pas un instant. Gênée par cette idée, elle détourne le regard et ne se donne pas la peine de surenchérir. Certes, elle apprécie autant que lui leurs conversations, elle a la certitude qu’il saura la remplacer dès qu’il aura trouvé une femme pour le distraire, une femme qui lui apportera ce qu’elle s’efforce de ne pas offrir. A personne.

Yesaminda serait beaucoup plus à l’aise avec ce chevalier s’il cessait de se jouer d’elle en lui faisant la cour. De son point de vue, il ne s’agit que de ça, d’un jeu, une partie qu’elle n’a nullement envie de gagner ou perdre. Il faut dire, qu’elle ne croit plus en la sincérité des hommes, battue par son mari et rejetée du seul homme qu’elle eut aimé, c’est suffisant pour entacher sa confiance en elle en matière de relations amoureuses. Pourtant, une part qu’elle ne s’avoue pas, ni ne s’autorise, le souhaite, mais elle ne mérite pas le bonheur. Celui-ci serait bien insipide sans son fils.

“Détrompez-vous, j’ai encore d’énormes lacunes en ce qui concerne Westeros, bien que je m’emploie à les combler, je me trouve encore incapable de situer une ville dans son pays et pour autant que je sache de nouvelles frontières ont été délimitées.” Mais elle en apprend chaque jour, grâce au pli apposé du sceau de l’Empereur lui-même, les Mestres sont bon gré mal gré forcés de partager leurs connaissances et avec les nombreuses conversations qu’elle a eu l’occasion d’avoir avec les moins réfractaires à sa condition. La jeune femme n’est jamais avare à l’idée de bavasser. “Vous n’êtes nullement un poids Ser Goldwyne et il me plairait de visiter cette nouvelle région en votre compagnie, si vous me promettez de me considérer comme une amie et non une femme à courtiser pour votre bon plaisir.”

Il ne tarit pas d’éloges sur ses compétences, ce qui étonne la jeune femme qui ne peut s’empêcher de le dévisager. “Vous ne me trouvez pas…” Plutôt que de poursuivre, elle hausse des épaules. A Westeros, les hommes la trouvent trop instruite pour une femme, des connaissances égalant celles des Mestres bien qu’étrangères, ou trop impliquée dans les affaires de la guerre, pas assez coquette et elle pourrait faire une liste longue comme son bras de toutes les choses qu’on lui reproche. Quant aux femmes, certaines la jalouse, parce qu’elle a cette beauté étrangère et une peau plus hâlée, un charme qui ne laisse pas indifférent, pourtant, elles ignorent que son corps est couvert de cicatrices qui rendrait une truie plus séduisante qu’elle-même.

Elle est profondément touchée par ses propos. La plupart des nobles sont enfermés dans leurs traditions concernant le rôle de leurs femmes. Secrètement, Yesaminda apprécie que le bieffois ne semble pas être de ceux là. “Vous ne cessez de m’étonner.” Conclut-elle. “Je ne suis pas tant au service de l’Empire, qu’à celui de la vie elle-même. La mort est beaucoup trop définitive à mes yeux, elle m’effraie. Vous partez en guerre avec vos armures et vos épées, je pars en guerre contre la mort elle-même et je l’empêche de vous enlever à ce monde.” Et cette dernière s’est vengée en lui retirant son fils, pourtant, la guérisseuse poursuit sans relâche son combat.

Puis, elle l’interroge. Elle n’est pas sans savoir le plus important, le Roi fédéré du Bief a été exilé de son propre royaume, renié par son frère pour avoir choisi l’amour plutôt qu’une alliance qu’il jugeait dangereuse. Rien ne s’était passé comme prévu pour ce Prince déchu, entraînant à sa suite ses hommes les plus loyaux. Dont Goldwyne. Leur histoire n’est pas si différente de la sienne. Et la réponse du chevalier touche particulièrement la jeune femme qui n’est pas loin de ressentir la même chose.

“Chaque jour, depuis… 9 mois.” Ce n’est pas un secret d’état, voilà 9 mois déjà qu’elle a posé le pied à Peyredragon avant de rejoindre son oncle à Herpivoie. 9 mois que la douleur ternie son coeur. “Je suis née à Braavos, et contrairement à vous, j’ai eu l’occasion de visiter les cités libres grâce à ma famille maternelle, je peux facilement vous dire qu’ils ont éveillés en moi le plaisir des excursions, ce sont des commerçants et j’ai appris l’art de la négociation lors de nos périples, mais c’est définitivement dans la Maison des Mains Rouges que je me suis épanouie. Braavos est ma cité favorite de par sa grande tolérance, nous sommes un peuple libre et fier. Ma cité et nos moeurs sont tellement différents de Westeros, les préjugés qui sont les vôtres ne sont pas les miens, je n’ai de cesse de recevoir des revers et je ne comprends pas la raison de la majorité.”

Une légère grimace fait plisser ses lèvres. Son regard se perd au loin, vers le chemin qui les mènera sûrement à cette nouvelle forteresse qu’elle s’impatiente de retrouver malgré tout. “Je ne suis pas pessimiste, heureusement, j’ai le plaisir de pouvoir profiter de la compagnie comme la vôtre.” La jeune femme retourne son attention sur le chevalier et lui offre un sourire enthousiaste. Il y a encore quelques mois, à son arrivée, elle n’éveillait que la méfiance d’autrui. Aujourd’hui, il semble que son charme naturel fasse son effet et qu’elle se fasse de plus en plus d’amis. Des hommes et des femmes qui regardent au delà de son pays d’origine et de ses moeurs étrangères aux leurs.

“Si tel est votre souhait, je serais heureuse de vous parler de la cité qui m’a vu naître et grandir, j’aurai autant d’agrément à vous écouter parler de votre pays et votre histoire. Il me tarde d’en apprendre davantage à votre sujet Ser, pour l’heure, je crois que nous gênons le débarquement.” Surenchérit-elle en évitant un homme portant à bout de bras une malle qui semble faire plus de 2 fois son poids. “Que diriez-vous de nous retrouver plus tard ? Je dois retrouver la Reine Durrandon avant qu’elle ne s’inquiète de mon absence. Faites-moi parvenir le lieux de rendez-vous de votre choix.”





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MessageSujet: Re: Nos routes s'entrecroisent, mais jamais ne se lient   

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