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Les morts unissent les vivants
MessageSujet: Les morts unissent les vivants   Ven 18 Mai - 11:43

Les morts unissent les vivants
Conrad Omble & Orane Whent
J’avais cette impression folle de ne pas avoir une minute pour moi, du moins pas assez pour ne serait-ce boire une pinte ! Voilà pourquoi je remerciais le fait que ma cousine Helyna soit revenue à la raison et ait accepté de rentrer auprès de mes parents. Je n’aurais guère eut le temps de veiller sur elle et avec tout ce qui c’était passé elle ne serait peut-être plus de ce monde. Je soupirais de soulagement car ce n’était pas le cas et pourtant les pertes avaient été nombreuses.
Je m’en étais davantage rendu compte lorsque qu’un soldat était venu me faire part d’une requête de la part de l’Empereur. La mission dont j’avais été chargé par mon ami était de celle que je n’appréciais pas du tout et dont j’essayais de me décharger en temps normal. Cette fois-ci c’était différent ! Je connaissais Dorian Whent ainsi que sa veuve. Elle comptait parmi les rares femmes pour qui je ressentais plus de respect que d’attirance. Étonnant ? Pas tant que cela quand on en connaissait les raisons.

Elle était celle qui avait été le plus proche de Torrhen après qu’il ait été ramené grièvement blessé. Bien sûr je m’étais montré des plus méfiants au départ… Les traîtres pouvaient être partout et il était hors de question que je baisse ma vigilance parce qu’il s’agissait d’une jolie femme, épouse d’un allié ! Mais j’avais très vite compris que mon ami ne risquait rien auprès d’elle, qu’il lui accordait même sa confiance. Orane Whent parvint donc a obtenir la mienne ainsi que mon respect grâce à sa relation avec mon plus ancien ami. S’ajoutais à cela que Dorian était une personne que j’appréciais. Apprendre sa mort avait été une triste nouvelle !
Marchant la mine fermée je me demandais dans quel état j’allais retrouver sa veuve. Il n’était un secret pour personne que l’amour de ces deux-là était fort, intense… Du genre que peu de personnes connaissaient ! Elle devait être effondrée.

Arrivé à ses appartements je me fis annoncer et patientais le temps que la suivante aille prévenir la veuve de ma présence. Je me rendais compte que même si je n’avais pas été réticent à l’idée d’accomplir cette mission, j’étais mal à l’aise. Je n’étais pas un exemple de compassion et même si cela était connu de toutes et tous je ne voulais pas me montrer, sans le vouloir, trop brusque avec la femme qui allait me rejoindre.
La voilà d’ailleurs qui apparaissait. La mine sérieuse je m’inclinais légèrement.



- Dame Whent… Face à ce douloureux coup de sort sachez que je partage votre peine !


Je n’étais pas le meilleur pour ce qui était de la communication mais je n’étais pas dénué de compassion. Peu importait ce que l’on disait de moi. Perdre des alliés, des hommes, ne me laissait pas indifférent. Je me contentais de ne rien laisser paraître. Mais aujourd’hui, face à cette femme, je ne pouvais rester de marbre… par respect pour elle et en mémoire de son époux.




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MessageSujet: Re: Les morts unissent les vivants   Dim 20 Mai - 17:31

Sa rencontre avec l'Empereur était encore fraîche dans son esprit. Combien de temps s'était-il écoulé ? Quelques minutes à peine, et pourtant cela lui semblait être une éternité. La perte de son époux l'avait complètement détraquée, ne laissant plus à son esprit torturé le loisir de réfléchir. Dans ces circonstances, il lui était impossible de retourner auprès des blessés car, sans concentration, elle était incapable de mener à bien la tâche qui l'avait jusqu'alors occupée. C'était donc sans surprise que les mestres l'avaient enjointe à se retirer pour prendre un peu de repos et accepter la nouvelle de son mieux. De toute évidence, elle ne leur aurait été d'aucune utilité dans l'état où elle était.
Orane ignorait comment Sybell – sa suivante – avait appris la nouvelle ou comment elle l'avait si rapidement retrouvée, sans doute l'avait-on interrompu pendant qu'elle prodiguait ses soins à quelque soldat agonisant, volontaire qu'elle était comme sa maîtresse. Elle avait surgi en trombe de la foule, toute aussi barbouillée et désordonnée qu'Orane pouvait l'être avec le sang séché sur sa peau, la boue qui tâchait le jupon de sa robe et ses cheveux en bataille, à peine tenus par des épingles dont nombre de mèches s'échappaient facilement. Sa main chercha le bras de la dame qui la reconnut à peine à travers les larmes qui lui masquaient la vue, puis la guida loin de l'agitation, là où elle pourrait enfin trouver le repos.
À l'abri des regards, enfin seules, Sybell s'empressa de la faire asseoir, de peur qu'elle ne s'effondre. Elle entreprit de lui laver le visage pour la débarrasser des traces de larmes sur ses joues mais aussi des éclaboussures sanglantes qui contrastaient avec la pâleur de son teint. On aurait dit un fantôme, une ombre. Son regard semblait vide, presque mort, jusqu'à ce que la voix de sa suivante la tire de sa rêverie – ou plutôt de son cauchemar éveillé.

« Madame ? »

Le masque se brisa. Pour la première fois depuis qu'elle se savait veuve, Orane se laissa aller à pleurer librement, incapable de retenir davantage son malheur. Son front se posa sur l'épaule bienveillante de la servante immobile, et les larmes jusque là étouffées affluèrent pour noyer son visage. Les sanglots devinrent gémissements, les gémissements devinrent lamentations, puis enfin elle poussa un cri de bête comme elle n'en avait jamais poussé auparavant et le silence revînt plus oppressant encore. Une suprenante quiétude envahit sa poitrine, épuisée qu'elle était par la brusque vague de désespoir qui l'avait submergée. Cette fois, elle en était sûre : plus jamais sa peine ne la quitterait.
Sybell se décida à la faire allonger, le sommeil peut-être apporterait un peu de paix à ses tourments. Son visage fut la dernière chose que sa maîtresse vit avant de sombrer dans l'inconscience tandis que, encore une fois, elle chassait de sa figure les traces de son chagrin, un linge humide à la main.

On la secouait doucement quand ses paupières s'ouvrirent à nouveau sur le monde. Elle n'avait pas du s'assoupir bien longtemps, sa tête lui faisait encore mal et ses yeux, rougis par les pleurs, lui brouillaient quelque peu la vue. Elle reconnut cependant Sybell à la délicate mélodie de sa voix qui lui annonçait un visiteur. Devait-elle donc se présenter à lui dans l'état si peu convenable où elle se trouvait ? La suivante tenta d'arranger un peu la robe défaite qu'elle portait sur le dos et les cheveux en bataille, mais quand elle s'apprêta à couvrir son visage d'un voile sombre – du type qui siérait parfaitement à une noble veuve – Orane la chassa d'un geste vif pour l'en empêcher. Il était hors de question pour elle de se cacher : nombreux étaient ceux qui connaissaient sa mauvaise fortune, nul besoin d'en porter les stigmates. Et ainsi, elle fit son entrée le plus dignement possible.
Elle reconnut le maréchal Omble qu'elle avait côtoyé à Vivesaigues quelques mois plus tôt. Oh, elle se souvenait bien de lui – Dorian lui en avait touché quelques mots avant leur rencontre, mais en sa présence il semblait un tout autre homme que celui qu'on lui avait décrit.

« Je suis très touchée, Maréchal, et vous remercie. »

Elle se força à sourire, mais ce faisant elle était incapable de le regarder en face. Si elle l'avait fait, ses yeux auraient trahi la douleur qu'elle s'infligeait en agissant de la sorte. Il était déjà insupportable que Sybell ait pu la voir au plus bas, elle refusait de se laisser aller face à quelqu'un d'autre. Les souvenirs des vieilles leçons de sa mère se rappelaient à elle malgré sa volonté – Lady Alice abhorrait le sentimentalisme, les effusions de larmes et tout ce qui, par nature, rendait vulnérable. « Restez digne, ma fille » répétait-elle, « Restez digne ». Alors, Orane se commandait de rester digne, même si elle n'en avait pas la force.

« Je suis bien aise de vous voir en forme. La bataille a été rude, m'a-t-on dit. » puis elle ajouta, sur un ton moins emprunté : « Que me vaut l'honneur de votre visite ? »
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MessageSujet: Re: Les morts unissent les vivants   Hier à 11:07

Les morts unissent les vivants
Conrad Omble & Orane Whent
L’attente… J’avais toujours cette impression que le temps s’arrêtait lorsque j’attendais l’arrivée d’un événement, d’une personne. En temps normal cela m’agaçait au plus haut point mais cette fois je prenais mon mal en patience. Presser une dame qui venait de perdre son époux était irrespectueux ! Je vous l’accorde, il est vrai que si cette veuve n’était pas Orane Whent je ne me serais pas gêné pour râler. Mon manque de compassion et de patience était connu de tous mais celle que j’attendais était une exception. Elle avait été présente auprès de mon vieil ami lorsque je ne pouvais pas l’être mais contrairement à ce que d’autres auraient pu faire, elle ne s’était pas vantée. Non ! Elle avait su être bienveillante et discrète… Polie avec moi malgré ma réputation et le manque flagrant de confiance qu’elle j’avais pour elle au départ. Mais cela était le passé ! Et aujourd’hui elle était une des rares personnes à connaître une facette de ma personnalité que beaucoup ignoraient.
Cessant de faire les cents pas je jetais un coup dans la direction qu’avait prise la suivante. Personne ! Je recommençais donc mes allées et venues alors que de très anciens souvenirs remontaient à la surface. Le décès de ma femme avait été une épreuve difficile d’autant plus qu’il était survenu en même temps que celui de l’enfant qu’elle portait. Ce que j’avais ressenti en apprenant la nouvelle et après était indescriptible… Colère, rage, tristesse et douleur ! Le tout semblait bouillonner en moi. La colère et la rage m’avaient été très utiles lors de la bataille suivante. La tristesse, elle, avait transformé mon visage ! Il était devenu impassible et les sourires, la bonne humeur s’étaient faits plus rares. Quant à la douleur… elle était restée !

C’est lorsque cette pensée me traversa l’esprit que je vis arrivée la veuve. Contrairement à la coutume aucun voile sombre ne venait dissimuler son beau visage pourtant marqué par la peine et les pleurs. L’absence de cette marque de deuil n’était pas plus mal selon moi… La présence du voile était voyante et attirait toujours les regards des curieux, chose que je détestais. Notre cheminement jusqu’à la colline n’en serait que plus discret !
Une fois la veuve arrivée jusqu’à moi je lui faisais part de ma peine de manière sincère. La perte de Dorian était une triste nouvelle. Je ne rajoutais pas que les derniers moments de son époux avaient été vaillants et sûrement décisifs concernant notre victoire. Torrhen avait déjà dû le faire et ces beaux compliments, même vrais, ne le ferait malheureusement revenir d’entre les morts. Aussi je me contentais de hocher la tête respectueusement aux remerciements d’Orane.

Je remarquais que son sourire était forcé et que son regard se faisait fuyant mais je ne disais rien. Elle faisait ce qui devait être fait pour rester digne et je savais que cela devait lui demander beaucoup de force et de courage. La perte d’un époux était terrible mais le sienne devait l’être encore davantage. Le couple qu’elle formait avec Dorian était un mélange parfait de complicité et de passion que moi-même j’avais remarqué.
Je revenais à la réalité lorsque la veuve s’adressa à moi pour me parler de la bataille dont j’avais eu la chance d’en sortir sans blessure grave. Je n’avais d’ailleurs de cesse de remercier les Anciens Dieux de la Forêt pour cela. Orane me demanda ensuite les raisons de ma visite. Elle n’ignorait pas que quelqu’un la conduirait au corps de son époux puisque Torrhen le lui avait dit. Mais peut-être ne s’attendait pas à ce que ce soit le Maréchal qui se déplace pour cette mission.



- Elle l’a été… La victoire a failli nous échappé mais ce n’était sans compter sur la détermination et le courage des soldats qui se battent pour l’Empire. Certains ont donné leur vie pour s’assurer que notre ennemi ne se relève pas ! Je ne l’oublierai jamais, dis-je en fixant la veuve. Je marquais une pause. L’Empereur vous a dit qu’il vous ferait conduire auprès de votre époux. Je suis ici pour vous y accompagner, ajoutais-je simplement.


Mon comportement aurait pu tuer de stupeur un grand nombre de personnes mais les gens autour de nous se faisaient rares et ne semblaient être intéressés par notre échange. Ce n’était pas plus mal mais il me tardait de m’éloigner d’ici !


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MessageSujet: Re: Les morts unissent les vivants   

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