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La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]
MessageSujet: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Ven 20 Avr - 16:31

La liberté a-t-elle un prix ?
ANNÉE 1 - MOIS 03 - SEMAINE 2
L'odeur de la mort imprègne mes narines. Cette nuit fut rude et âprement récompensée. Au loin j'entends les lamentations et les pleurs se mêlant aux rires et aux festivités de mes hommes éprouvés et contentés par cette maigre prise. Une coupole en cuivre est mit à ma disposition à l'entrée du Castel, j'entrevois dans cet espace quelques uns de mes plus fidèles guerriers sortir les corps gisant encore par terre. Mon visage et ma barbe est imprégné de sang, à mes yeux je ne vois plus que des ombres, le sang des fers-nés à coulé cette nuit et pourquoi ? Cette question me hante et mon esprit étriqué connaît pertinemment la réponse celle-ci est bien trop cruelle en réalité. J'ai fais ce que l'on m'a ordonné, mes propres suggestions avaient de l'écho à l'oreille du vieux Roi et j’espérais que cet acte aussi insensé et fou soit-il le satisfaisait un peu tout du moins. Les torches illuminent faiblement le long couloir qui se dessine devant moi, tout ce sang au sol et sur mes mains me tirait un sourire maladivement crains par mes propres soldats. À croire que je n'étais qu'un fou de plus prit d'un rire nerveux et en proie à la démence des hommes qui n'en étaient plus. La boucherie de Buron m'avait-elle servie de leçon ? Il y a pas si longtemps encore je gisait en vie et agonisant dans la neige, la boue et le sang.

Je reviens peu à peu à moi, sortant de cet état léthargique qui me rendait si peu enclin à la causerie. Demain il faudrait tout recommencer. Il faudrait nous préparer pour ce qui allait suivre. J'appose mes avant bras éprouvés contre le récipient et commence à nettoyer mes mains. L'odeur ferreuse du sang se mêle à l'eau de plus en plus sombre et noir. Je passe machinalement ma main dans ma barbe, mon visage couvert de ce liquide sec et raisiné. Je me rend compte peu à peu du chemin parcouru depuis les Îles de Fer et dans quel but ? Ma longue tresse guerrière manque à l'appelle, mes phalanges n'avaient pas encore perdue l'habitude d'arpenter celle-ci. Un vestige du passé qui me hantait encore par moment. Incrédule je pensais parfois encore fièrement l'arborer. Désormais j'avais plus l'allure d'un conflanais qu'un seigneur et noble fer-né. Ma transition après tant de temps passé sur le continent s'opérait finalement ironisais-je vainement.

Il faudrait bientôt que je décide du sort de cette femme à l'allure noble et bien plus ferme que la plupart des petites garces que j'avais pu croisé sur mon chemin jusqu'ici. À quelques choses près elle pouvait avoir des allures aussi sournoises et perfides que Myria Hoare. Son teint froid et cette assurance qu'elle essaye de tenir pour faire honneur à sa maison, à son lignage et aux siens ne m'impressionnait guère. Car au fond elle savait pertinemment ce qui l'attendait. J'en finissais avec mes ablutions redressant de tout son long mon corps et me dirigeait d'un pas assuré vers la salle ou elle résidait et était tenue captive par mes hommes. Je déplorais certes beaucoup de blessés mais, avec un peu de temps ils seraient de nouveau sur pied. Je songeais déjà de ce que j'allais bien pouvoir faire des matériaux et ressources qui devaient servir à investir la nouvelle capitale de cet Empereur. J'arpentais le couloir et les marches humides et froides dont on commençait à nettoyer le sol. J'allais réhabiliter cet endroit aussi peu de temps resterions nous de toute façon je n'avais guère d'autres choix. Mon corps se stoppa face à l'immense porte en bois et lourdement fixé aux gonds à la rouillure visible même en cette heure matinale. Difficile à croire ce qui se terrait derrière cette porte. Mes valeureux soldats se tenaient fermement des deux côtés et j'avais pris les dispositions nécessaire à ce que cette porte soit étroitement surveillée de jour comme de nuit. Du revers de ma main droite, je crissais ma barbe forcé de me résoudre à ouvrir et pénétrer cette chambre. Les sourcils froncés je ne prenais pas la peine de tambouriner pour avertir de mon arrivé. Je pénétrais dans la pièce jetant par habitude de simples coups d’œil furtifs de part et d'autres des quartiers de la femme qui y était assignée. Je pénétrais lentement mais sûrement mieux valait être prudent avec ce genre de créature aussi frêle d'apparence qu'une anguille dans ses agissements.

Du bout des doigts je refermais la porte derrière mon front marqué par le temps laissait apparaître une légère quiétude. On était jamais trop prudent sur les îles mais je n'avais rien à craindre de cette silhouette au physique gracile et à la taille menue. La chevelure brune se dessina devant moi et je laissais ma bouche entre ouverte dévoilant ma lèvre inférieure suspendu un laps de temps difficile à définir. Je m'avançais calmement à bonne distance de celle-ci. C'était une dame. Une véritable lady de surcroît et je pouvais entrevoir ce que Westeros offrait aux hommes fortunés empreint des frivolités qui accompagnent leurs chemins vers les cœurs de ces femmes parfois bien trop jeunes et bercées dès leurs enfance d’illusions. Trop poreuse, superficielles, arrangeantes étaient leurs coutumes et leurs manières pour pouvoir un jour naître sur nos îles ce genre de code de bonnes conduites et bienséances avec lesquels ils pensent pouvoir paraître plus humain que bête. L'on pouvait dire ce que l'on veut sur notre façon de vivre, notre système archaïque, vieux, dépassé pour les gens du continent. La violence, notre cruauté et la noirceur de nos âmes et d'autres adjectifs nous qualifiant tout simplement de monstre car c'est ce que nous étions pour leur soit disant couronne, leur royauté. Nous ne sommes que des monstres à leurs yeux et c'est le seul moyen qu'ils aient pour obtenir de leurs braves sujets le motif légitime de combattre sans avoir peur d'aucun de nous. Quelle pagaille il y avait dans cet endroit. À n'en point douté celle-ci avait du se débattre et j'observais que la consigne de mes hommes de ne point la toucher plus que nécessaire avait pour le coup été respectée. Désarmée forcément, les pans de ses vêtements déchirés gisant encore parfaitement sur le sol démontrait la lutte qui avait été la sienne.

Un silence malsain se profilait ne laissant que le son brusque de mes bottes sur le sol en guise d'introduction. Je raclais ma gorge intérieurement avant de prononcer d'une voix rauque ces quelques mots. « Lady Manderly je présume... Lord Lyle Salfalaise » Lançais-je quoi qu'elle devait bien se foutre de qui j'étais réellement. « Asseyez-vous, nous avons à discuter. » Je désignais de la main une chaise au devant de cette table qui se trouvait juste à mes côtés.



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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Ven 20 Avr - 21:14

C'était une situation désespérée. Nous le savions dès les prémisses de l'attaque, qui nous avait tous pris au dépourvu. Chacun, entre ces murs, avait fait son possible pour contrer l'assaillant, lui infliger autant de pertes et de revers que possible, mais las. Nous n'étions ni assez nombreux, ni assez équipés pour avoir la moindre chance face aux hordes de barbares venus piller la cité. Malgré toute notre résistance, tout notre courage, les Fer-nés eurent tôt fait de se rendre maître de la nouvelle capitale de l'empire.
Encerclés, submergés, les hommes n'avaient eu d'autre choix que de se rendre pour éviter un massacre certain. Malgré cette défaite, j'étais fière, si fière d'eux. Tous, soldats comme domestiques, s'étaient montrés prêts à tout sacrifier pour tenter de sauver la place forte. Il avait fallut que je m'avance, dans la grande salle, toisant le Fer-né qui s'avançait, pour réclamer la fin des combats et que soient épargnés la poignée de survivants qui bataillait encore.

Assise au rebord de la fenêtre, j'observe l'aube qui se lève à l'ouest, écoutant les clameurs du château occupé. Quelques heures se sont écoulées depuis que nous avons rendu les armes. Cette rage guerrière que je ne me connaissais pas a laissé place à un calme inquiétant.
J'attends.
Pour l'heure, ni larmes, ni cris de désespoir. Je reste là, à contempler le ciel qui, d'un noir d'encre, vire doucement au bleu marine, teinté de mille nuances. Comme détachée face à cette situation insensée, face au danger de ma position. Je n'ai guère d'illusions sur ce qui pourrait advenir de moi dans les heures et jours à venir. Ces butors n'en ont pas fait mystère en me guidant jusqu'à ma chambre, un peu plus tôt dans la nuit. Ils m'ont désarmée, dépouillée. Si j'avais espéré dissimuler la moindre arme dans mes jupons, c'était sans compter sur leur empressement à les déchirer, lambeau par lambeau, jusqu'à ne me laisser qu'en guenilles. Ah ça, ils se sont montrés zélés, ces chiens, à tous chercher en riant des armes sur moi quand je n'avais plus rien pour les cacher. Le souvenir de leurs mains poisseuses sur ma peau me révulse encore.
Mes dents se serrent à ce rappel infamant. Il ne me reste qu'à prier pour que nos corbeaux n'aient pas été interceptés et que vienne rapidement une aide salvatrice. Et pour mon petit garçon, que j'ai eu la présence d'esprit de ne pas emmener avec moi dans ce dangereux périple. Pour lui, pour Bowen, pour Byron, je me refuse à céder au désespoir. Mais combien de temps tiendrais-je ?

Comme faisant écho à mes pensées, la porte grince sur ses gonds et je me relève aussitôt. Un homme entre. Le même à qui j'ai déposé les armes quelques heures plus tôt, certainement à la tête de ces barbares de Fer-nés.
Du courage, Alysane ! Il va m'en falloir pour parler à cette brute. Stoïque, les bras croisés, aussi digne que possible compte tenu des circonstances, je reste debout, moins par volonté de braver son ordre que par souci de ne pas me laisser écraser par sa taille. Soucieuse cependant de ne pas ajouter à l'affront – oh, que les Anciens dieux m'en soient témoins, j'en meurs d'envie – j'use de son titre pour lui répondre.

« Je vous écoute, Lord Salfalaise. »
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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Ven 20 Avr - 21:58

La liberté a-t-elle un prix ?
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Faire bonne figure est une chose, devoir affronter le regard de son geôlier en est une autre. Je déshabillais celle-ci du regard bien qu'elle ne porte plus grand chose désormais. Les circonstances actuelles faisaient de moi un prédateur des plus dangereux, sans nulle doute mes hommes ne feraient qu'une bouchée de celle-ci si je n'avais pas pris les dispositions nécessaire à son isolement. Que pouvait-elle avoir en tête ? Songeait-elle encore à la fuite ? Non j'en doutais, elle n'était pas de celle qui fuyaient j'en étais intiment convaincu. Quand la reddition du castel fut venue elle se tenait droite, aussi stoïque et calme qu'à cet instant précis. Cela pouvait en agacer plus d'un, pourtant elle n'avait eut affaire qu'avec des brutes qui obéissaient jusqu'ici. Je toisais ses cuisses, ses longues fines et frêles jambes jusqu'à ses chevilles. Elle ne manquait pas d'audace, une nouvelle fois mes yeux perçants croisèrent les siens. La pigmentation de ses mirettes avec les miennes m'inspirait bien des idées mais, dans ce genre de cas la situation prête un minimum de sang froid.

Je pouvais lire sur son visage la crainte et l'inexorable défiance qu'elle avait envers moi et tout ce que ma personne pouvait véhiculer comme image péjorative envers mon peuple et moi même. Je ne pouvais pas la blâmer elle avait été élevée ainsi. Et l'idée qu'elle se faisait des îles de fers était tout ce qu'il y a de plus réel. Être une lady captive aux mains d'un insulaire n'avait pas du arranger les choses. C'était plutôt un poids de plus, un boulet accroché à sa frêle et délicate cheville qui l'emporterait dans les profondeurs abyssales de la mer froide, glaciale en offrande au Dieu Noyé et à ses créatures. Je n'avais nullement l’intention de lui faire changer son regard sur nous cette image contribuait à ce que le monde nous craigne à juste titre. Que pouvais-je bien y faire ? Ou plutôt qu'est-ce que cela pouvait bien me faire ? L'expérience m'avait dévoiler chez les femmes des contrées de Westeros qu'elles n'étaient pas aussi virulentes et farouches que les nôtres. Mais, lady Manderly elle ne venait pas à proprement parler d'une cage dorée. Elle n'était pas de ce genre non elle était d'une autre trempe.  

Mes yeux la scrutaient attendant, écoutant le bruissement de l'air, de la flamme crépitant au sein des petites chandelles, cherchant une façon plus cordiale peut être pour l'aborder et puis si le temps manquait tant pis il lui ferait comprendre comment le monde tourne avec lui. J'observais d'un œil inquisiteur les poings fermés le long du corps cette jeune femme qui me toisait telle la proie et le prédateur. Il n'était pas question d'une quelconque partie de chasse en mer. Et pourtant il y avait fort à penser qu'une fois faites prisonnière elle devait s'être préparer à la vision d'un destin peut être aussi funeste que la mort si se n'est pire. Si jeune et déjà si tourmentée. C'est à croire que leurs dieux aiment se jouer d'eux par simple manque de divertissement. Quand elle se releva aussi promptement et ternit son si joli visage avec cet air grave qui ne lui sciait guère je compris qu'il me faudrait user d'un stratagème plus élaborer. Enfin avec certaines limites néanmoins car j'avais beau être Lord et avoir des responsabilités je n'étais pas plus doué en palabre qu'elle ne devait l'être au combat. Je soupirais esquivant son regard un instant vers le mur et écoutant péniblement ce qu'elle avait raison de me rappeler à moi même. J'étais Lord elle s'attendait sûrement à plus de clémence de ma part par mon statut et mon rang. C'était très mal me connaître, je n'étais guère flatté d'une telle intention pour gagner une quelconque marque de respect, d'empathie ou de pitié pour sa personne. Qui sait ce qu'il adviendra dans le futur. Cette question resta en suspend dans mon esprit qui ne tarda pas à recentrer son attention sur la jeune femme face à lui.

« Que faisiez vous à Salins ? » Questionnais-je la jeune femme dévoilant mes dents et ma bouche entrouverte en continuant de la fixer sans perdre la moindre information pouvant trahir une cavalcade pour tenter de fuir. Et pour aller où ? Il n'y avait nul endroit pour elle dans cette ville qui lui servirait d’échappatoire hormis moi peut-être. « Vous répondez au nom de Manderly un nordien si je ne m'abuse. » Reprenais-je en m'approchant de la table et tapoter celle-ci du bout de mes doigts nerveusement. Je ravalais ma salive reniflant légèrement d'un coup sec sentant une légère humidité emplir mes narines. « Quelle importance avez-vous à ses yeux ? Envers ceux de votre soit disant empereur ? » Terminais laissant mes mains retomber le long de mon armure faite de cuir et teinté de noir. « La peur ne vous sauvera pas de cet endroit, de moi ou même des gardes. Vous voulez une réponse rassurante mais, je suis incapable de vous la fournir. » Terminais-je me rapprochant d'elle et lui empoignant le bras d'un coup sec rapprochant mon visage du sien et scrutant ses iris la mâchoire rétractée avant de déclarer. « Parlez sans détour et ne me mentez pas. » Mon regard s'impatientait et j'avais envie de me convaincre qu'elle n'était pas une simple jeune femme dépourvu de courage comme on nous le laissait penser si souvent.  



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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Sam 21 Avr - 12:07

C'est un jeu dangereux. Un jeu qui peut avoir de lourdes conséquences. Négociations et discussions sont des pratiques que je connais bien, pour les pratiquer quotidiennement à Blancport. Mais ici, il ne s'agit pas seulement d'éviter de mécontenter l'un ou l'autre de nos vassaux. Non, l'enjeu est bien plus grave, l'exercice plus périlleux et rendu plus ardu encore par la tempête de voix qui s'est levée sous mon crâne, chacune cherchant à imposer son point de vue.
Il y a la prudence, qui plaide pour que j'évite de mettre mon geôlier en colère, qui voudrait que je me fasse discrète pour ne pas risque d'encourir sa colère. En un mot comme en cent : que je sois docile. Sans doute est-elle la voix de la raison, celle qui en définitive m'évitera de faire un faux pas fatal. Mais pour l'heure, elle n'a guère de poids face aux autres. La peur, l'amour des miens, la colère... Cette dernière considérant chaque objet de la pièce en cherchant celui qui pourrait servir d'arme. Allant jusqu'à se demander si les bougies allumées pourraient lui infliger des brûlures suffisamment graves pour me permettre de m'enfuir. Cette même colère qui m'habite depuis le sac de Motte-la-Forêt et m'a tenue en alerte toute la nuit durant, mais qui peine à rester rationnelle.
Enfin, il y a l'orgueil. L'orgueil des Glover et des Manderly, noms prestigieux dont j'entends bien être digne. C'est pour eux que je refuse de baisser les yeux, de céder aux larmes et à la panique. Pour eux que je reste debout, malgré la peur qui me noue les entrailles.

Sans broncher, j'écoute les questions du Fer-né, réfléchissant déjà à mes réponses. Garder le silence est exclu, évidemment. Mentir aussi, je doute qu'il soit homme à se laisser aisément berner. Pour autant, je ne tiens pas pour autant à lui en dire plus que nécessaire.
Mes réflexions sont interrompues par son geste, me tirant un cri de surprise et de douleur mêlées. D'un pas, je me recule aussitôt, m'éloignant autant que me le permet sa poigne impitoyable refermée autour de mon bras. « Lâchez-moi, vous me faites mal. » Le regard furieux, je le dévisage. Consciente cependant que j'ai davantage de chance de le voir s'éloigner en coopérant, j'entreprends de répondre à certaines de ses questions. « Je suis Nordienne, effectivement. J'ai été appelée ici par l'Empereur pour... aider à la gestion de la ville. » J'ai choisi mes mots avec soin. C'est pure vérité. De Fort-Darion en revanche, comme des projets d'agrandissement, je ne dis rien. De toute façon, cette attaque ne peut être le fruit du hasard, un raid aléatoire contre une petite ville en apparence tranquille. Ils savent forcément qu'en frappant ici cette nuit, c'est la future capitale de l'empire dont ils se sont rendus maîtres.

« Qu'avez-vous fait des survivants ? » Mes yeux sombres restent rivés aux siens, tandis que je dissimule ma peur au mieux. Bien sûr, je voudrais lui demander ce qu'il a l'intention de faire de moi... Mais avant cela, je veux m'assurer que tous ceux qui ont survécu à cette terrible nuit seront bien traités, tant les soldats blessés, les domestiques qui se sont battu, que les vieillards et les enfants partis se réfugier dans les souterrain à ma demande.
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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Sam 21 Avr - 13:08

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Ses réponses n'étaient pas des plus satisfaisantes mais, c'étaient des réponses. Au moins se montrait-elle un minimum coopérante sous l'injonction de ma poigne et mon regard sévère. Lui faire mal ? Si  elle savait ce que le Noir faisait subir aux traîtres elle ne se plaindrait pas d'une chose aussi frivole. Impétueux j'avais à bien des égards envie de lui montrer que je n'étais guère patient en palabre. À bien des regards je semblais être le plus avisé de mes congénères mais, se soir j'avais perdu de nombreux hommes et rien ne me les ramèneraient. Je ne pouvais le tolérer, cela me mettait en colère et la personne qui en subirait les conséquences était toute désignée à l'heure actuelle. « Seulement si vous répondez ! » Répliquais-je gardant avec force son bras pour la ramener à la place ou elle essayait en vain de se soustraire. Elle n'avait pas totalement satisfait l'ensemble de mes questions et elle semblait contre toute attente vouloir jouer à la plus maline. L’extrême pâleur de son teint avait quelque chose de plaisant. Pouvais-je croire ce qu'elle déclarait ? Je pense que oui, elle n'était pas sotte c'était bien tout le contraire qui attisait mon esprit prêt à faire ce qu'on attendait d'une bête telle que moi.

L'écho du vent soufflant vaillamment arrivaient jusqu'aux oreilles emmurés dans ce fort rudimentaire. L'on entendait son souffle de part et d'autres des brèches qui laissaient s’immiscer sa présence à la notre. La pièce était un peu plus plongée dans l'obscurité. Un voile d'ombre auquel quelques bougies et torches véhiculaient un inquiétante quiétude à travers un  silence qui ne tarderait pas à disparaître. Le ressentiment qu'elle couvait en elle était flagrant. Que pouvais-je bien y faire ? La vie est une salope que l'on soit de sang noble ou un simple paysan l'on doit connaître la frustration d'une vie auquel on jette un regard méprisant et empreint d'un sentiment de colère et de tristesse menant certains à la folie. Quelque chose en moi pensait que cette jeune femme aussi apeuré et effrayé par son destin serait faire face aux péripéties qui barreraient son chemin. Reste à savoir si elle ferait le bon ou le mauvais choix. Sa langue se délia et une pincée de courage sembla s’installer spontanément dans ses yeux, ses paroles qui n'avaient guère d'intérêts sur l'instant présent mais, en écoutant attentivement elle en disait long sur sa manière d'être et d'agir. Se sentait-elle l'âme d'une vertueuse et empathique lady ? Beaucoup de ces gens étaient mort en vain si sa propre petite personne ne l'intéressait pas. « Cela dépend de vous, qu'êtes vous prête à payer pour préserver  votre vie et celle de ces pauvres gens ? » Questionnais-je prenant très au sérieux ce qu'elle allait me répondre dès maintenant. Les femmes sont des créatures frêles, prévisibles mais, certaines pouvaient se croire au dessus de toute règles. Lady Manderly ne semblait pas ce genre là de femme bien qu'elle ne manqua pas d'hardiesse durant l'assaut de la citée. Que croyait-elle bien pouvoir camoufler derrière ses yeux bruns qui ne cessaient de défier les miens ? Pourtant c'est de la peur que naît le courage alors nordienne de quoi pensez vous être capable ?



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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Sam 21 Avr - 18:09

La force de ses doigts meurtrit ma chair, fait courir des frissons glacés le long de mon échine. S'il continue de serrer ainsi, il ne lui faudra pas longtemps pour imprimer la marque de sa paume sur ma peau. Une petite voix ironique me souffle cependant que je serais bien heureuse de sortir d'ici avec cette ecchymose pour seule et unique séquelle... D'où l'urgence de dénouer cette situation au plus vite.
Combien de temps avant qu'un secours ne nous vienne ? Nos corbeaux partis au milieu de la nuit, le premier avait du joindre son destinataire en l'espace d'une heure ou deux. Le second en revanche, pouvait encore errer dans le ciel de Westeros, cherchant à qui délivrer son message. Où est l'empereur, à cette heure ? Où est Byron... ? Mon cœur se serre à songer que de nouveaux combats seront nécessaires pour reprendre Salins, faisant toujours plus de victimes, toujours plus de veuves et d'orphelins. Non, attendre du renfort n'est pas la solution. Mais que faire ? Que dire, qui puisse sauver ma vie et toutes celle encore en jeu ici ? Comment faire entendre raison à ce Fer-né abreuvé de sang et de violence depuis toujours ?

Je sens son intérêt se ranimer face à ma question, et comme un sourire cruel se dessiner sur ses lèvres. Le prix à payer... C'est donc de cela qu'il est question. Évidemment. C'est toujours de cela qu'il est question. Et pour l'heure, il importe de savoir quelle valeur revêt la vie de ceux qui ont survécu à cette terrible nuit...
Soucieuse de plaider leur cause auprès de lui, je commence doucement, prenant garde au moindre de mes mots. « Ces gens n'ont commis d'autre crime que d'être nés et d'avoir vécus ici. Ils sont victimes de cette guerre et ne méritent de subir davantage que ce qui leur a déjà été infligé cette nuit. » Il ne me semble pas être de ceux que la compassion étouffe, aussi ma voix n'est-elle pas suppliante, ni plaintive. Je m'efforce de demeurer aussi calme que possible, énonçant les faits sans les déformer ni exagérer, sans pathos ni trémolos larmoyants.
Je hausse légèrement un sourcil, avant de continuer, le plus sérieusement du monde. « Mais vous avez raison, tout a un prix. Malheureusement, j'ignore ce qui peut vous contenter. De l'or ? Non, vous n'êtes pas un vulgaire mercenaire et vous avez déjà dû piller à l'envie toutes les richesses de cette ville. Alors quoi, une amnistie ? Votre prix sera le mien, mais je veux que ces gens puissent quitter ce jour les murs de Salins sans être inquiétés. » J'ai conscience de jouer avec le feu à lui répondre ainsi. Seuls les Anciens dieux savent quelles demandes abjectes il pourrait formuler. Mais après les flots de sang répandus cette nuit, je refuse que la boucherie recommence. Car l'empereur viendra, je n'en doute pas une seconde. Ou son épouse. Et à ce moment-là, tous ceux qui seront entre ces murs, civils comme soldats, se retrouveront pris entre deux feux, deux lames, en proie à une mort certaine. Et je refuse que ceux qui m'ont défendue cette nuit en soient les victimes.
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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 0:50

La liberté a-t-elle un prix ?
ANNÉE 1 - MOIS 03 - SEMAINE 2
Un râle profond raisonna au tréfonds de ma gorge inspirant profondément en levant les yeux en hauteur. Ce soir là il n'y avait ni nuages, ni lune, ni ciel. J'expirais d'entre mes narines l'air qui emplissait mes poumons et instinctivement je relâchais lentement mon emprise sur son bras. Passant ma main et mes rugueuses phalanges sur la frêle et délicate épaule de cette femme, je la forçait à s’asseoir sur la chaise que je désignais aussi sec. Je n'étais guère satisfait, la conscience si on pouvait l'appeler ainsi me rappelait que peut-être il y avait encore quelques confessions à faire sur le sujet. Je prenais en compte la tentative aussi futile soit-elle de sauver ces pauvres bougres comme une marque empreint à la sagesse que bien des gens n'avaient sans doute plus quand leur vie était menacée par la froideur d'un regard insulaire.

Commencions nous à parler le même langage ? Je ne crois pas, cela en prenait-il le chemin ? Peut-être bien... En revanche me faire une leçon de moralité sur les populations vivant ici était pure fantasque et une illusion dont elle semblait croire naïvement. « Ces gens comme vous dites servaient Harren le Noir il y a encore quelques temps. » Déclarais-je d'une voix sèche et méprisante. Mon corps se plaça alors contre la table au devant de cette femme la toisant de ses yeux reptiliens qui toujours vorace et perçants dévoraient celle-ci en permanence sans prendre de gant. J'étais lasse, entendre la complainte d'un monde ou il n'y a que les gentils et les méchants ne me faisaient plus vraiment rire depuis longtemps. « Ils savaient que les représailles seraient sanglantes, car la guerre elle ne fait aucune distinction entre civils et combattants. » Je ne lui apprenais rien, du moins je l’espérais car si ces citoyens de Salins pensaient pouvoir s'en sortir aussi facilement ils n'avaient rien compris à ce monde tout bonnement. Sa compassion était louable et complaisante à entendre sans aucun doute elle aurait déjà reçu un bien meilleur traitement de la part d'un noble en proie à l'étiquette et un minimum d'éducation. « Dommage que vous ne soyez pas en position de négocier quoique se soit. » Déplorais-je celle-ci car si elle voulait jouer au héros se dressant jusqu'au bout face à ses ennemis mieux valait qu'elle garde à l'esprit que j'étais sans doute et jusqu'à preuve du contraire son pire ennemi. Je saisissais presque dans sa globalité l'imperfectible prisme de cette vie qu'elle avait du mener. Se battre pour ce qu'elle aimait et chérissait, encore et encore sans se permettre de pouvoir relâcher cette forme de constance et d'espoir. Une espérance bien naïve dans le fond, elle devait s'en rendre compte depuis le temps. Néanmoins une idée germait dans ma tête, un brin souvenir de pourquoi j'étais venu arpenter cette terre. Nous autres insulaires n'avions jamais fais que survivre dans cette vie. Vivre était aussi facile que mourir. Je crois qu'importe nos divergences d'opinions et nos visions aussi biaisés de nos deux nations qu'elle pouvait cerner que ce n'était peut-être pas forcément par choix que nous avions mener ce genre de vie.  Pouvait-elle croire à cette mauvaise plaisanterie ?

Le climat subitement devint beaucoup plus palpable. Malgré la froideurs et l'humidité entre ses murs il régnait une chaleur insoutenable entre nos deux protagonistes. Imperfectible créature fragile, voilà donc qu'elle se terrait dans un silence qui semblait en dire bien plus que sa propre raison. La bouche entrouverte était prête à répondre à n'importe quelle parole provenant de la bouche de sa congénère. Au lieu de ça, c'est l'air sifflant qui s'extirpait d'entre mes lèvres. En réfléchissant moi même à la question j'avais depuis longtemps admis au sein de mon esprit que je faisais entièrement partie de cette idée que les peuples de Westeros nous donnaient pour justifier eux aussi leurs crimes. Si nous avions été jadis des hommes libres, aujourd'hui nous étions devenu des voleurs condamner à mourir. Encore fallait-il que nous ayons goûter à cette soit disant liberté au départ de toutes choses. Je me ravisais laissant ma hargne se contenir pour des événements plus enclin à son utilité. Je soutenais son regard plongeant dans ces sphères qui lui servaient à regarder le monde comme on lui avait apprit tout comme moi à le voir avant de reprendre. « Le pillage, les massacres, le meurtre, c'est le seul choix qui s'offrait à nous. Pour pouvoir vivre nous devons faire la guerre, l'on ne peut avoir l'un sans l'autre ici bas. » Je m'arrêtais de parler. À quoi bon raisonner et défaire ce qui avait été à jamais lié et permit de nous diviser ? Le temps allait jouer contre nous si nous ne décidions pas rapidement et seul les dieux savaient de quoi je parlais à mon sens.

« À vos yeux nous ne sommes que des monstres. »
Déclarais-je un sourire nerveux et un faciès empreint à une forme de tristesse sûrement l'effet de la fatigue et des récents événements qui malgré tout avait créer une infime et lamentable brèche. J'avais ce poids sur les épaules, celui de la lettre d'une de mes filles qui m'implorait de revenir dans ce foyer que j'avais toujours cherché à quitter pour ne jamais revenir. Ici j'avais un auditoire qui à défaut de me comprendre m'écouterait qu'importe la décision que j'allais prendre. Je me redressais, l'ossature de mon corps s'articulant laissant apparaître ce corps vigoureux et puissant mais, affligé avec le temps.
« Imaginez un marin perdu en mer... Lors de son retour vers son île, son foyer. Celui-ci reçoit la visite d'un fantôme. Le fantôme lui dit... Qu'une fois retourné auprès de sa femme, une fois vaincu tous ses ennemis... Il devra faire encore une toute dernière chose avant de pouvoir se reposer. Il devra prendre une rame et marcher... Vers l'intérieure des terres et continuer... Jusqu'à ce que quelqu'un confonde sa rame avec une pelle. Parce qu'il sera arrivé quelque part ou nul homme n'a jamais été troublé par l'océan. Et que s'est la qu'il pourra trouvé la paix. »

Ma lèvre inférieure béante laissait entrevoir mes dents et un visage éprouvé fixant la jeune lady. «  C'est ce que j'étais venu cherché ici fut un temps... » Terminais-je expirant l'air de mes poumons et détourner le regard en sachant pertinemment que la seule chance d’atteindre un tel but n’existait pas concrètement.



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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 9:47

Cet homme m'effraie. Pas tant par sa naissance que par ce que je devine de lui. Il a trop vécu. Trop souffert. Il ne semble pas si vieux pourtant, guère plus âgé que moi, mais il est tout entier fait de violence contenue. À chaque seconde qui s'écoule, j'ai l'impression qu'il lutte, qu'il hésite entre continuer cette discussion ou me frapper.
Il me lâche enfin, et je laisse échapper un souffle de soulagement avant qu'il ne me force à m'asseoir, non moins brutalement. Pensivement, machinalement, je viens caresser du bout du pouce ma peau meurtrie, d'où pulse encore une douleur sourde. Il se place devant moi et je détourne à demi le visage, refusant d'avoir à lever les yeux pour le regarder.

« Ils servent celui qui s'empare de la ville, ils n'ont jamais demandé ni même peut-être voulu changer de bannière. Cette guerre les dépasse. » Elle nous dépasse tous, ai-je envie d'ajouter. Qui peut prétendre voir un dessein en tout ceci, hors de ceux qui les esquissent ? Toute loyale que je sois à mon roi et mon empereur, je réprouve ces combats incessants. Toute guerre, quelles que soient les raisons qui la motivent, n'est qu'un effroyable gâchis. Je n'ajoute rien pourtant, consciente que ce sujet ne nous mènerai nulle part. J'en sais trop peu sur lui pour avancer ce type d'argument. Peut-être est-il de ces hommes qui suivent leur chef aveuglément, sans discuter ses ordres. Peut-être est-il ici parce qu'il a l'oreille et la confiance de son souverain, et donc convaincu d'avoir un rôle à jouer dans tout ceci. Encore que j'en doute. Certes, il a pris la ville. Mais l'Empire ne laissera pas sa toute nouvelle capitale tomber sans réagir. Il frappera pour reprendre ce qui est sien. Et il frappera fort, pour l'exemple. Ce raid qu'il a si bien mené m'apparaît davantage comme une mission suicide et il ne peut l'ignorer. C'est donc que sa vie n'a guère de valeur aux yeux du Noir. Ce n'est qu'une intuition, soufflée par mon peu de connaissance en matière de tactique militaire. Mais une intuition qui pourrait bien se révéler salvatrice si elle se révèle fondée et que je parviens à l'utiliser à mon avantage.

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 11:40

La liberté a-t-elle un prix ?
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Les enjeux commençaient à se livrer lentement. L'importance de sauvegarder sa vie et son honneur m’indifférait car je ne pouvais sans aucun doute me résoudre à la croire aveuglément. Ce que je livrais ici, nulle personne ne s'en serait douter jusqu'à présent. Avec Joren c'était bien plus simple, nous nous faisions confiance mutuellement et ses aspirations à bâtir un futur ou nous n'aurions plus à piller, à saccager et à saigner à blanc plus infortunés que nous. Pour quelques maigres récompenses, un moyen de subsistance que l'histoire c'était bien gardée de nous dévier d'autant de violence. Je ne reniais pas qui je suis, pas totalement mais, le vaste continent et le Conflans avaient bien plus à offrir qu'une vie de pillard assoiffé de sang. Si seulement Harren le Noir n'avait pas perdue son temps en machinations et trahisons et tuer son propre sang. Cela ne pouvais pas pardonner la couardise et la peur de Joren qui l'avait poussé à faire le pas de trop dans le mauvais sens. Maintenant je commençais à comprendre, peut-être bien trop tard malheureusement. Cette lutte intestine avait trouvé en moi ce que je cherchais véritablement, une meilleure vie, un avenir plus lumineux si j'osais dire pour mes propres enfants mais, de nous tous qui pouvaient bien le comprendre ? Sûrement pas Harren, mes hommes ? Non ils ne demandaient rien de plus vulgaire que l'or et l'argent.  

« Probablement... » Murmurais-je entre mes lèvres l'épiant du coin de l’œil. Je passais une main sur mon visage me massant mollement mes yeux et crissant ma barbe pour réfléchir à ce qu'elle me déclarait consciencieusement. J'avais en partie dévoiler une part de mon esprit et de mon âme la moins sombre jusqu'ici mais, ferait elle son bout de chemin dans sa façon d'agir ? Je ne pouvais pas encore le dire. « Ne vous faites pas d'illusions, la guerre... La guerre elle... Ne meurt jamais. » De cela j'étais sûr. Nous pouvions converser et vouloir refaire le monde cet aspect de la vie ne changerait jamais. Je me penchais toujours assis contre le rebord de cette table l’œil brillant et empreint d'une intense force mystérieuse et aussi quelques peu curieuse peu rassurant sûrement à ses yeux. « Le véritable trésor à mes yeux ne se trouve pas dans l'or mais ici dans la terre. » Déclarais-je sans doute me prenait elle pour plus fou que je ne l'étais véritablement en employant des propos aussi incohérents les uns que les autres. Pourtant mon cheminement à moi se faisait lentement mais, sûrement. « Je doute fort que vous puissiez obtenir une nouvelle vie pour un ennemi de l'Empire. » Reprenais-je de plus belle quand à mon bon souvenir l'échange que j'avais eut avec une certaine Tully. En effet cela me paraissait plus utopique que cohérent quand on y regarde plus attentivement. « Une femme, une terre ou il n'est pas dur de vivre, une nouvelle vie en somme... Cela n'a semble t-il rien d’extraordinaire et pourtant cette idée m'est attrayante. »  À quoi donc jouais-tu Lyle ? Nourrir de faux espoirs si tenté tu y entrevoyais de l'espoir ? C'était plus l'aversion de tous ce que tu avais si longuement défendu qui était peine à croire. C'est un jeu dangereux auquel tu t'es longtemps défendu. Tu peux l'entendre raisonner dans ton esprit, l'espérance et puis soudain le désespoir. Je détournais mon regard subitement ma main accompagnant cette injure de plus à tous ces fondements. Ma main se déposa lentement contre mon front puis du bout des doigts je tapotais nerveusement le côté droit de ma tempe comme m'affligeant déjà d'avoir pu être aussi prompt à la naïveté d'un enfant.




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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 15:53

Je le regarde silencieusement, écoutant sans intervenir ses doutes et ses questions. Il semble en proie à bien des démons qui se combattent. De le voir ainsi, sautant d'une idée à l'autre, je me rappelle soudain ce cheval magnifique des écuries qui occupait une stalle isolée dans les écuries de Blancport. Byron a eu un coup de cœur pour cette bête, proposée sur l'un des marchés de la ville. S'entêtant malgré les avertissements du marchand, il en avait fait l'acquisition. L'animal était superbe, fier mais complètement traumatisé par la fureur et la violence des champs de bataille.
Des mois durant, Byron s'était rendu à ses côtés, chaque matin. L'observant seulement, lui laissant le temps de s'accoutumer à sa présence sans trop approcher, sans le braquer. Jusqu'au jour où, à force de temps et de patience, il avait réussi à lui passer selle et mors. Je me souviens encore de sa fierté, ce jour-là. Tant d'avoir triomphé des réticences de l'animal que d'avoir réussi à lui faire oublier son douloureux passé. Temps et patience oui.
Lord Salfalaise est si semblable à cet animal... Fier, têtu et hanté par trop de souffrances. Si l'étalon avait pu se relever, peut-être le pouvait-il aussi. Encore faut-il qu'il le veuille. Temps et patience. Malheureusement, la seconde était mise à mal par l'urgence du sentiment de panique qui m'habitait malgré mon calme apparent, et le second me manquait cruellement. En lieu et place des mois qu'il aurait sans doute fallut, je n'avais que quelques heures, quelques jours tout au plus. Et bien plus de risques à la moindre parole malheureuse...

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 19:22

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Ressasser le passé ne présageait généralement rien de bon. Certains disaient que ceux condamnés à mourir percevaient des brides de leur vie, des souvenirs passés juste avant que sonne le glas d'un dernier soupir. Je me souvenais de mon frère qui m'avait dardé d'un regard vantard et fier debout sur  le boutre qui suivrait l'armée d'Eren Hoare à Dorne pour y accomplir un destin tragique. À quoi avais-tu pensé à cet instant précis Dalvin ? Quels souvenirs heureux emportais-tu avec toi quand ton navire s'effondra dans la baie de Lancehélion ? Je secouais la tête instinctivement pourquoi sombrer dans un état encore plus affligeant avec cette femme qui me toisait et ne perdait pas une miette de ce spectacle flagrant. J'avais tout enduré, la trahison d'un prince et le fer-prix à payé pour un crime qui associant mon nom au sien était finalement devenu le mien. Les doigts de ma main gauche effleurait mon épaule à ce poignant souvenir qui m'avait laissé une trace dont il était impossible de se défaire. J'étais marqué du blason des Hoare pour le restant de ma vie. C'était peut-être un signe, celui d'appartenir à ce fou arrogant jusqu'à ce que le peu d'air qui emplissait mes poumons se faufile laissant mon corps inerte au sol et sans vie. La passion du combat, la rage et la soif de sang qui en découlera. Je ne perdais pas de vue qu'il y a encore plusieurs mois de cela j'aspirais tant à me battre, se ne serait sûrement pas le dernier de mes combats mais, je voulais pouvoir croire que le sacrifice de mes soldats ne serait pas fait en vain.





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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 20:57

Je l'observe attentivement, guettant le moindre changement d'humeur. Priant pour qu'à la folie meurtrière, à la violence, il préfère la voix de la raison. J'en ai le souffle court, à force d'espérer. Comme si le dénouement était à portée de main, comme si tout pouvait finir ici et maintenant, sans plus de sang versé. Il reprend la parole et ses mots attisent encore l'espoir qui commence à brûler, haut et fort. Trop fort.  
Il se retourne brusquement, et tout semble partir en fumée. En apparence, rien n'a pourtant changé. Ses yeux, son attitude sont les mêmes qu'auparavant. Empreints de cette violence qui ne cesse de m'effrayer. Et pourtant... Alors que l'atmosphère entre nous s'était adoucie, comme confinant à l'apaisement, elle crépite de plus belle. Il revient vers à grands pas. Trop vite, trop proche. Et ce que je parviens à lire dans ses yeux me laisse un goût amer qui transparaît dans ma voix.

« C'est ça que vous voulez ? Vraiment ? »

Je suis déçue, inutile de le nier. Acculée contre la table vers laquelle il m'a repoussée, je ne desserre pas la mâchoire, ne lâche pas ses yeux une seconde.

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 22 Avr - 22:41

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J'entrevoyais alors son vrai visage, celui qui se cachait derrière ce si joli minois et qui tentait désormais en vain de faire abstraction au flux de ses émotions. Était-elle entrain de cerner la situation ? Oh à en voir ses pommettes et sa déception bien sûr qu'elle comprenait l'enjeu de cette garantie. Qu'avait-elle de plus à offrir de toute façon ? Rien de bien important en somme si se n'est de prendre délibérément la main que je tendais à cet instant précis. « Les paroles ne sont que des mots, ils s'oublient. » Je ne me croyais pas supérieur et à ses yeux je pouvais clairement lire la pudeur s'affranchir d'une bien belle bêtise. Elle multiplia les paroles, c'est souvent ce qui arrive quand on déstabilise autrui. La jeune lady tombait le masque, à un moment ou un autre il aurait bien fallut qu'elle craque. Je comprenais ses réticences et je ne pouvais pourtant entrevoir une meilleure solution à mes yeux qui ne lâchaient aucunement les siens avec une intense brillance. Je l'écoutais, elle n'était pas en position de négocier lady Manderly le savait pertinemment et ce que je daignais mettre en avant spontanément pouvait faire la différence. Au lieu de répliquer je préférais attendre, certes ce que j'avais déclaré précédemment je le pensais indéfectiblement mes ordres étaient claires prendre Salins et puis ? Je laissais cette question en suspend.





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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Lun 23 Avr - 11:16

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Lun 23 Avr - 19:59

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Lun 23 Avr - 22:43

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Lun 23 Avr - 23:49

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Mer 25 Avr - 21:05

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Sam 28 Avr - 18:32

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 29 Avr - 15:50

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 29 Avr - 20:02

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Lun 30 Avr - 12:39

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Dim 6 Mai - 11:24

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Lun 7 Mai - 19:58

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MessageSujet: Re: La liberté a-t-elle un prix ? [Tour VI - Terminé]   Jeu 17 Mai - 10:17

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Quels sont tes plans ? Réfléchis bien à l'issue et aux enjeux, les perspectives futures que reste t-il ? Toi qui était fin tacticien en mer et qui avait prit le pli des combats sur un champ de bataille terrestre. Sur quelle tactique veux tu opérer désormais ? Tu es à toi seul une parfaite contradiction, naviguant entre deux eaux. Tu n'as que très peu de doute sur le sort qu'ils réservent à tes frères d'armes. Tu te tiens machinalement debout réfléchissant à un moyen de sauver tes hommes de cette situation instable à laquelle seule la mort et le gibet semble être une réponse acceptable. Il était peu envisageable que tu survives. Obtenir la reddition de tes soldats aussi bien conflanais et fer-nés à la fois était une idiotie utopique c'était certains. Cependant tout cela dépendra de la victoire ou défaite d'Harren le Noir. Les dés sont jetés, la cire s'écoule lentement sur le papier finement plié. J'avais fais tant d'efforts, et je suis arrivé si loin. Je suis tombé et je suis sur le point de tout perdre. Au final tout cela n'a plus d'importance. Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. Je met ma confiance en cette femme, j'ai envie de croire que tout ce que j'ai fais n'aura pas été vain.

De l'ombre naît la lumière. Malgré cela je reste intérieurement dans un conflit sans aucun dénouement, aucune fin qui puisse tranquilliser mon esprit. Je n'en sortirais pas, de ce marasme. Cela recommencera encore et toujours. La valeur que l'on accorde à la vie, à l'amour, aux idées des uns et des autres pour les hypothéquer dans le cadre d'un jeu ou personne ne gagne. Quel est le prix à payé pour la cause ? Combien de souffrances et de victimes peut on tolérer au nom du sautoir ? Et combien de sacrifices ? Ce n'est plus une guerre... C'est juste un horrible cauchemar. Je ne pourrais me résoudre à quitter Salins sans être sur que c'est terminé. « C'est comme ça qu'ils survivent... » Déclarais-je sortant de mon silence et de cette maigre consolation qu'elle me tendait de ses fines phalanges. « Oh vous en avez sûrement conscience, vous êtes bien trop maline pour ne pas en avoir conscience. » Poursuivais-je ne sachant pas réellement comment exprimer l'ingratitude ou la chance qui s'offrait à moi. Et mes hommes dans tout cela ? Qu'adviendrait-il d'eux ? « Ils peignent des ombres aux quatre coins du monde. Puis ils disent à leurs enfants de ne pas s'éloigner de la lumière de votre lumière. De leur vision des choses de leur façon de penser sur nous autres. Parce que dans l'obscurité il y a des monstres... » Je m'arrête subitement massant mon visage cherchant à tenir un discours vain mais cohérent dans le fond. « Mais se ne sont que des légendes. Je pourrais prouver que tout ceci n'est que légende. » Je réfléchissais, ma pensée s'éclaircissait au fur et à mesure et malgré cela une part d'ombre en moi continuait de me faire sombrer malgré tout. « De l'ombre naît la lumière. D'elle peut surgir des possibilités, la chance d'être libre tout ça est accessible si quelqu'un dissipe enfin l'obscurité. Hors qui de mieux placé que moi pour réussir ce pari ? » Ma question restait sans réponse et j’entrevoyais sur son visage que c'était peine perdue désormais.

« J'ai vu un monde sans espérance, dans lequel il n'y a plus rien à perdre. Donner un sens à ma vie quoi qu'il en coûte. Honorer le nom de ma maison et célébrer nos morts dans des batailles et de grandes victoires. J'étais ivre de colère une colère qui voulait mettre le monde à feu et à sang. » Je laissais entrevoir l'aigreur et l'amertume qui amplifiait dans mon cœur blessé et sans repaire. « Tout nos efforts n'auront servis à rien, nous n'aurons servis à rien. » Déplorais-je. « Nous ne serons que de simples marionnettes serviles, dénaturés pour se fondre dans vos récits jusqu'à ce qu'il ne reste de nous que les monstres dans les histoires que vous comptez à vos enfants. » Je concluais et tirais les lettres d'entre ses mains rebroussant chemin en direction de la porte que je refermerais cette fois pour de bon derrière moi.





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