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Pāsābare Perzys
MessageSujet: Pāsābare Perzys   Lun 16 Avr - 21:56



Conflans, An 1, mois 3, semaine 2
La nuit était calme. Le ciel dégagé nous permettait d’apercevoir l’astre lunaire, rond et entier, entouré d’une myriade de lueurs étoilées. Allongée sur une couverture au sol, je regardais les étoiles, Ebryon endormi contre moi. Parfois, ma contemplation était brisée par une énorme ombre volant juste au-dessus de moi. Meraxès était en chasse mais ne s’éloignant jamais, elle faisait des allées et des venues dans cette nuit lumineuse qu’elle rendait moins claire par moment. Autour de moi, le camp était encore vivant même si la plupart des hommes dormaient. Nous voyagions légers, et peu nombreux, assez pour avancer vite, chaque jour un peu plus. Ma tente était dressée non loin et je savais qu’elle n’attendait que moi. Mais… Pas tout de suite. Pas maintenant. Ce soir, j’avais ressenti le besoin de me ressourcer, de regarder tout simplement vers le haut. Nous n’étions pas en danger, et je ne craignais rien. Ma garde était tout autour de moi, à plusieurs pas, mais présente, et j’avais ma fidèle épée avec moi, en plus de mon dragonneau et de sa grande sœur non loin. Au moindre signe, au moindre danger, nous savions tous ce que nous devions faire. Mon escorte était petite, mais elle était efficace et chacun connaissait son rôle, même moi.

L’aurais dû le savoir, et pourtant, que l’on vienne briser ma quiétude me fit soupirer. Mes hommes commencèrent à sortir leurs épées mais leur capitaine leur fit finalement signe de ne rien faire, le temps de s’enquérir du nouvel arrivant. Je me redressais, une main posée sur Ebryon qui se réveilla immédiatement malgré tout. Lui aussi était prêt à brûler, mutiler et tuer. Il poussa sur ses pattes pour prendre son envol, échappant à mon contact mais restant juste au-dessus de mi. Il poussa un léger cri qui résonna dans la nuit, et qui ne manquerait pas d’attirer sa grande sœur. Plus protégée que moi en cet instant, il n’y avait pas. Je tournais mon regard vers la silhouette qui s’avançait. Si elle n’était pas considérée comme une menace par mes hommes, elle ne pourrait pas pour autant avancer plus. Mes gardes impériaux ne la laisseraient pas passer sans ordre de ma part. Majesté impériale. Une femme demande à vous voir. Elle porte un message avec le sceau de l’Empereur. Je tournais mon regard vers la silhouette capuchonnée, me doutant de son identité. Je ne pensais pas qu’elle nous trouverait ci tôt, et encore moins de nuit. Je gardais pour moi mon soupir avant de me relever doucement. Mon ventre s’arrondissait chaque jour un peu plus et je devais m’habituer à être moins souple, moins mobile aussi. Heureusement mes compagnons de route se gardaient bien de me le faire ressentir. Ils ne me tendaient pas la main, n’essayaient pas de m’aider à monter ou descendre de cheval non plus. Ils avaient conscience que, si j’avais besoin d’une quelconque aide, je la demanderais. Et que, s’ils me la proposaient pour la seule raison que j’attendais un enfant, cela ne ferait que m’agaçait. Je n’étais pas en sucre après tout.

Je récupérais la couverture que j’avais étalé sur le sol pour la secouer avant de la plier et de la poser dans le sac que j’avais apporté avec moi. J’étais peut-être une impératrice, pour autant, je n’étais pas incapable et il n’était pas question de ne pas faire des gestes aussi simples et les laisser aux autres. Une légère brise fit s’envoler les quelques mèches folles échappées de la tresse que m’avait faite Kora ce matin, et elle fit gonfler la cape que je portais au-dessus de ma tenue de voyage. Je fis signe à mon capitaine de garde de la laisser avancer, me tenant droite et prête à la recevoir, même si les premiers signes de fatigue commençaient à se faire ressentir. Dès qu’elle fut à quatre pas de moi, je lui indiquais de s’arrêter en la saluant d’un vague signe de tête, ma main posée sur le pommeau de Noire-Sœur. Ebryon s’approcha plus près,, volant au-dessus de mon épaule. Puis la lune fut bientôt partiellement masquée par Meraxès qui effectuait de tous petits ronds dans le ciel. Sans la lueur des torches des gardes, je n’aurais pu discerner les traits de la jeune femme, des traits qui expliquaient sans mal que mon époux se soit entiché de son corps. Vous devez être Mathie Rivers. Sa Majesté m’a averti de votre arrivée. Dois-je vous appeler autrement ? J’espère que vous avez fait bon voyage. Je vais demander à ce qu’une tente vous soit montée. Même si elle avait été envoyée par Torrhen, je ne désirais pas la savoir à côté de moi, sous un même abris. Je ne la connaissais pas. Elle avait sauvé la vie à mon époux et mon frère oui, et je lui en étais reconnaissance en effet. Mais elle n’avait pas ma confiance.














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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Dim 22 Avr - 20:32

La route avait été longue mais sans encombre. Si je n’avais jamais vraiment aimé voyagé jusque-là, depuis mon retour d’Essos, je prends un plaisir tout particulier à me retrouver sur les routes. Elles me permettent de réfléchir, d’organiser mes idées et de veiller à ce que j’ai l’esprit clair. Il m’a pourtant été difficile de quitter Vivesaigues, plus que je ne l’aurais cru, quand même c’était pour suivre Ses desseins. Et ceux de Torrhen. Pour le moment tout du moins. Aucun de ceux que j’avais pu revoir là-bas ne me manqueront, même si j’ai apprécié de les retrouver, dans ce contexte pour le moins particulier. Mais j’avoue que je n’ai pas aimé laisser Elya et savoir qu’elle sera sur les routes à son tour, loin de moi. Je réprime un soupir à cette pensée, essayant de ne pas songer au moment où nous serons de nouveau réunies et je vois au loin se dessiner un campement. Les hommes autour de moi me glissent que nous sommes bien arrivés, sans oser me regarder dans les yeux et j’ai un regard amusé dans leur direction, me fendant d’un sourire innocent alors que je continue de fixer l’horizon, sans faire mine de m’intéresser au but de notre voyage.

Et pourtant, je scrute l’obscurité, essayant d’apercevoir l’impératrice, de savoir quelle première impression sera la mienne lorsque je croiserais son regard en cet instant où tout semble sur le point de basculer, pour le meilleur comme pour le pire. Un garde se plante devant moi, me fixant d’un air peu amène alors que j’écarte les bras, avec un sourire mutin. « Je n’ai pas d’armes. Je n’en ai pas besoin. Libre à vous de me fouiller si vous le souhaitez mais vous pensez vraiment que l’empereur m’aurait fait mander jusqu’ici dans le but d’attenter à la vie de son épouse et de son enfant à venir ? » Il fronce les sourcils mais c’est le moment où la voix de la jeune impératrice se fait entendre. Et je lui adresse un clin d’oeil alors que je passe devant lui, non sans poser une main sur le pommeau de son épée comme si de rien était.

Je finis par me planter non loin d’elle, l’observant avec une curiosité non dissimulée alors que je fais retomber ma capuche dans mon dos. Je dois être passablement échevelée après une telle chevauchée mais je relève tout de même le menton, ne voulant pas passer pour une simple paysanne qui ne sait pas ce qu’elle fait là ou je ne sais quoi du même genre. Je jette un regard surpris au dragon qui vole au-dessus d’elle et je vois cela comme un bon signe. Elle est bien protégée et les hommes craignent les dragons. « Vous pouvez m’appeler Mathie votre majesté. Mon nom de famille n’a plus de raison d’être depuis longtemps déjà. Il ne sert qu’à rappeler quelqu’un que je ne suis plus. Le voyage a été quelque peu fatiguant mais je ne vais pas me plaindre. Et je vous remercie pour la tente. Quand bien même j’apprécie de dormir à la belle étoile, il commence à faire vraiment trop froid pour cela. » Je laisse filer un temps, lui tendant la missive de Torrhen avant de reprendre, d’une voix plus douce. « Comment vous portez-vous ? Et je ne demande pas cela par politesse, mais je suppose que vous vous en doutez. » J’ai un sourire engageant, essayant d’occulter les regards qui se portent sur nous, méfiants.
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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Dim 29 Avr - 12:12



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Je n’ai pas manqué le geste de la jeune femme à l’égard de mon garde, même si je la salue sans lui en parler. Plus tard, cela ne faisait pas de doute. Mon escorte était fidèle et protectrice. Elle faisait son travail et même plus. Il n’était pas question que je ne réagisse pas… Surtout pour la sécurité de celle que m’avait envoyée mon époux. Car, au moindre soupçon – et ils trouveraient une raison valable je n’en doutais pas – ils l’égorgeraient, protégée du dieu du feu ou non. Ils ne prendraient aucun risque. Elle était amenée à rester avec vous, alors elle devait s’intégrer. Et le plus tôt serait le mieux pour elle. Elle allait devoir gagner leur respect et en faire preuve à leur égard. Ces petits tours de passe-passe pouvaient marcher avec d’autres, mais pas avec eux. Et surtout, je ne lui permettrais pas.

Sur mon ordre, l’un de mes hommes se détache du cercle créé autour de ma personne, cercle qui s’était légèrement resserré d’ailleurs depuis l’arrivée de la femme. Je ne courrais aucun danger… Ou du moins si elle attentait à ma vie, peu certain qu’elle y arrive. Et elle serait surtout tuée immédiatement. Noire-Sœur était accrochée à ma taille, Ebryon juste au-dessus de mon épaule, et plus haut, il y avait aussi ma dragonne. Alors elle pouvait essayer, mais elle n’y arriverait pas. Elle me répond, avant de me tendre une missive écrite par Torrhen. Elle s’enquière de ma santé juste après et semble étonnement sincère. Je ne lui réponds pas immédiatement, ne me gênant pour la dévisager, sans lui cacher. Cette femme était… Etrange. Et je n’étais pas certaine d’apprécier cela. Je m’avançais d’un pas, me rapprochant bien plus près que la bienséance ne le permettait et lui dis Impériale. Pour vous, ce sera votre Majesté impériale. Et je vous serais grès de vous incliner devant notre personne pour nous saluer. Je n’étais pas femme à être protocolaire, mais je devais lui faire comprendre qu’elle devait revoir son comportement. Si elle commençait ainsi, je n’imaginais pas la manière dont elle continuerait à se comporter. Sans aucun doute avez-vous su gagner la confiance de mon époux, mais vous n’avez pas la mienne pour autant. La confiance est quelque chose qui se mérite, tout comme le respect. Et il commence envers mes hommes et ma garde personnelle. Car lorsque vous vous montrez impertinente avec eux, c’est envers moi que vous vous montrez impertinente. Je ne vous punirais point cette fois ci car vous avez sauvé celle de deux êtres qui me sont chers. Que cela ne se reproduise plus Mathie car je ne serais pas aussi clémente. lui dis-je en la regardant droit dans les yeux et lui laissant voir combien j’étais sérieuse. Ma voix n’était pas douce ni chaleureuse comme à son habitude. J’étais lasse de ma journée et je n’aimais pas son comportement. Elle n’avait pas tous les droits ici. Et je doutais d‘ailleurs que Torrhen puisse accepter cela. Elle devait posséder quelque chose, c’était indéniable.

Laissant mes mots faire leur chemin dans sa tête, je me tournais vers chacun de mes gardes. Je leur adressais un sourire chaleureux tout en leur faisant signe l’un après l’autre qu’il pouvait reculer légèrement, que je ne craignais rien. Ils me répondirent qu’un léger signe de tête avant de faire un pas en arrière, leur main toujours posé malgré tout sur leur pommeau. Arrivée à mon capitaine, je lui dis Nous allons marcher jusqu’à ma tente, voulez-vous bien ouvrir la marche je vous prie ? Il inclina le buste avant de donner des ordres en conséquence. Ma garde se mit en branle pour adopter une nouvelle formation alors que trois d’entre eux partaient en éclaireurs. Je tendais la lettre à Leslyn pour qu’elle me la garde, et qu’elle ne s’abime pas. Je la lierai plus tard. J’attrapais mon baluchon, faisant passer l’une des sangles autour de mon épaule, puis me retourner vers la jeune femme.  Marchons je vous prie. Et joignant le geste à la parole, je pris la direction du chemin qu’elle avait du emprunter pour venir jusqu’à cette clairière. Votre confort sera sommaire, mais si vous manquez de quoi que ce soit, n’hésitez pas à m’en faire parvenir la demande. Torrhen vous estime grandement, j’imagine donc que cela n’est pas sans raison. Vous bénéficierez de ma protection et de mon hospitalité tant que vous respecterez les règles qui régissent chaque homme et chaque femme voyageant avec moi. Je ne fais d’exception pour personne lui dis-je dans un premier temps avant de m’arrêter et de me tourner vers elle. Il ne tient donc qu’à vous que notre collaboration se passe bien ou non. ajoutais-je en la regardant droit dans les yeux une fois de plus pour que mon message passe bien.  Je tiens d’ailleurs à vous remercier personnellement pour l’aide que vous avez apporté aux miens. Vous avez ma gratitude et s’elle n’est pas déraisonnable, je vous ferais parvenir la récompense de votre choix pour cela.
















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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Dim 6 Mai - 19:55

Je sens le regard de la jeune femme peser sur moi, alors que j’échange avec les gardes. Peut-être est-ce pour cela que je force un peu le trait ou alors, parce que c’est dans mes habitudes. Difficile à dire mais, en tout cas, je sens la désapprobation dans ses yeux alors qu’ils se posent sur moi. Quel petit bout de femme étonnant. Je garde le silence pour le moment, jetant de brefs regards sur les hommes qui me fixent, méfiants. Et, quand elle se décide à parler, je retiens un sourire, la fixant longuement, avant de souffler. « Majesté impériale donc. Et… si cela vous agrée... » Je m’incline devant elle. Si cela peut amuser les puissants de ce monde de croire qu’une révérence pourra prouver le respect que j’ai ou non pour eux et bien soit.

Je sais pourtant que c’est quelque chose qui semble important pour elle, visiblement pour rappeler quelles sont nos places. Peu m’importe dans le fond. Je l’écoute sagement, alors qu’elle reprend la parole, avant de répondre, d’une voix douce. « Je ne suis pas vraiment sûre que votre époux fasse réellement confiance à qui que ce soit, y compris lui-même. Mais ce n’est pas le sujet, nous sommes d’accord. Et je comprends pour le reste. Je pourrais vous expliquer pourquoi j’agis de la sorte, si cela vous intéresse vraiment ou me contenter de m’excuser. C’est comme vous le souhaitez. » Je ne me suis pas fait provocante, me contentant d’énoncer les possibilités qui s’offrent à elle alors que je l’observe avec une curiosité non feinte et qui contraste avec son sérieux. J’attends tout de même que nous retrouvions seules avant de souffler, d’un ton calme. « Maintenant que nous sommes seules, je tiens cependant à préciser quelque chose votre Altesse Impériale. Si je ne me montrerais plus impertinente, j’aimerais, si cela n’est pas trop demander, que vous n’évoquiez plus jamais le fait de me punir. Après ce que j’ai pu vivre, ce que j’ai pu traverser, j’ai certains… réflexes envers une catégorie d’hommes qui me permet de survivre. A défaut d’être en paix. Et je pensais qu’une femme comme vous aurait su employer d’autres mots. Je ne suis pas là en ennemie, bien au contraire. Cependant, si vous me punissez, même une fois, je disparaîtrais. » Et elle le paierait, d’une façon ou d’une autre. Hors de question de subir une nouvelle fois les foudres d’un souverain parce qu’il se pense supérieur à moi. J’avais survécu à Hoare, à Torrhen, hors de question de ne pas survivre une fois de plus.

Je laisse filer un silence tandis que nous marchons, avant d’ajouter, d’une voix plus douce. « Et je n’avais pas l’intention de répondre ainsi devant vos hommes, pour éviter de paraître impertinente ou peu reconnaissante. Je sais ce que vous avez fait pour eux et pour le peuple que vous menez aujourd’hui. Je vous remercie pour votre hospitalité. Je respecterais les règles à suivre et je ne ferais rien qui puisse porter préjudice aux vôtres. » Mon regard accroche le sien alors que je plisse légèrement les yeux et que je souffle, d’une voix douce. « Vous êtes étrange Rhaenys Braenaryon, Majesté Impériale. Mais maintenant que je vous vois, je comprends bien des choses. » J’agite alors une main dans les airs avant de reprendre, mon ton de voix redevenu normal. « Votre gratitude est plus que suffisante. Je n’ai besoin de rien, mais je vous en remercie. » Je sens le regard des gardes autour de nous, sans pour autant être à portée de voix et je reprends, d’une voix à peine audible. « Votre époux m’a envoyée vers vous pour que je mette mes talents à votre service. Votre vie et celle de votre enfant sont menacées et un rempart de plus ne sera pas de trop. D’autant que j’ai vu quelque chose vous concernant. C’est peu clair, mais vos hommes sont menacés. Dans une ville que vous défendez aujourd'hui. »
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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Lun 7 Mai - 22:22



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La jeune femme n’apprécie surement pas ce que je lui dis. C’est même sûr d’ailleurs. Mais cela, elle ne le doit qu’à elle-même et à son comportement. Les règles que je lui imposais étaient simples et claires : elle gagnera mon respect quand elle en fera preuve non seulement à mon égard, mais aussi et surtout à l’égard de mes gens. Si ce n’était pas le cas, alors elle me forcerait à agir en conséquence. J’espérais que ce rappel lui ferait du bien et l’amènerait à réfléchir. Elle ne pouvait pas agir comme bon lui semblait, quand elle le désirait. Elle avait sauvé les miens mais elle n’était pas pour autant intouchable.

Elle m’appelle par mon titre avant de s’incliner devant moi. J’ai envie de lever les yeux au ciel car je sens combien tout cela est faux. Mais je n’en fais rien, je ne dis rien de plus non plus à ce sujet. Le message était passé à elle d’en faire ce qu’elle voulait. Comme je venais de l’en avertir, la balle était dans son camp et il ne tenait qu’à elle que notre collaboration se passe très bien, et évolue dans le bon sens… Ou au contraire qu’elle prenne rapidement fin, que Torrhen me l’ai envoyé ou non. Elle devait gagner ma confiance comme elle avait acquise la sienne, quoi qu’elle en dise. Si vous pensez qu’il vous aurait envoyé à ma rencontrer sans vous faire confiance, c’est alors que vous ne le connaissez décidément plus. S’il n’avait pas été sûr de votre personne, vous ne seriez pas là. la contredis-je. Libre à elle de me croire ou non, mais je connaissais le vieux loup. Il n’aurait pas demandé à ce qu’elle fasse partie de mon escorte s’il avait eu, ne serait-ce que le moindre doute à son sujet. Pas alors que je portais en mon sein Aeden. Pas alors que j’avais été empoisonnée et qu’on avait attenté à nos deux vies. Je connaissais l’affection qu’il me portait et je savais qu’il la portait également à son fils même si pour l’instant, il ne le connaissait pas encore. Pour le reste, quelles que soit vos raisons, elles ne sont pas justifiables. Mon garde ne vous a pas manqué de respect. Il n’a pas brandit son épée. Il ne vous a pas insulté. Il ne vous a jeté à terre, ni n’a essayé de vous violenter de la moindre manière. Il vous a simplement barré le passage, comme il le doit. Ne rejetez pas vos tords sur les vôtres. Vous n’aviez aucune raison de vous jouer de lui et vous avez eu de la chance qu’il fasse parti de ma garde. Car, sans cela, vous ne seriez plus là à discuter avec moi. ajoutais-je en la regardant droit dans les yeux, sur un ton on ne peut plus neutre. Je ne faisais qu’énoncer les faits et la réalité. Je ne doutais pas qu’elle avait pu être traumatisée d’une manière ou d’une autre. Pour autant punir tout le monde à cause d’une seule personne, ce n’était pas la solution et c’était surtout très stupide. Lorsque je n’étais qu’une enfant, un essossien en colère contre mon Père a essayé de me kidnapper au sein même du château de Peyredragon. Voyant que je ne le laissais pas m’emmener et me débattant, il avait décidé de me violer avant de m’emmener. Il a été tué par mon frère avant d’arriver à ses fins. J’en ai fait des cauchemars, et il m’arrive de revivre cet épisode. Pour autant, je ne m’attaque pas aux moindres essossiens que je vois. Ma main Baâl Forel vient de ce continent là et il est l’une des personnes en qui j’ai le plus confiance. Donc, comme je vous le disais, vous n’avez aucune excuse pour avoir agis comme vous l’avez fait. Je ne m’étais jamais remise de cela, et je ne le ferais sans doute jamais. J’avais mis du temps avant de repartir à la découverte des méandres du château. Et j’avais passé pendant des années mes nuits dans les bras d’Orys pour ne plus le revivre encore et encore. Je n’étais qu’une gosse sans défense à l’époque. Et malgré cela, je n’avais pas condamné tout un peuple pour les actions d’un seul.

Je lui fis signe de marcher, et de m’accompagner. Ma garde nous laissa toute l’intimité nécessaire pour discuter, sans pour autant nuire à ma sécurité et celle de mon enfant. Je soupirais aux propos de la jeune femme et m’arrêtais pour lui dire droit dans les yeux. Si vous pensez réellement que je suis Souveraine à aimer châtier les siens c’est alors que non seulement vous n’avez pas pris garde de ce qu’on dit de moi, mais également que vous vous fourvoyez sur ma personne. Je suis une Reine Libératrice, et non Punitive. Mais si le choix ne m’est pas donné, alors j’agis en conséquence. J’ai tué mes propres soldats quand ils ont bafoué mes lois à Sombreval et ont violenté les femmes présentes. C’est mon épée qui a tranché leur tête, la mienne et non celle de ma Main et ou de mon Général. Je n’aime pas cela, mais je suis prête à me salir les mains si c’est nécessaire. Encore une fois, libre à elle de me croire ou non et d‘agir en conséquence ensuite. En attendant, je la remerciais pour le sauvetage de Torrhen et d’Orys. Je lui étais redevable et je comptais bien m’acquitter de cela de la manière dont elle le désirait tant que cela restait raisonnable bien évidemment. J’arque un sourcil lorsqu’elle me qualifie d’étrange. On m’a donné bien des noms, et des adjectifs mais jamais encore cela. Soit. Si c’était ce qu’elle pensait, grand bien l’en fasse. Je n’avais pas envie de me battre ce soir et de déterminer si cela était ou non un compliment. Nous avions beaucoup chevauché et j’étais fatiguée. Elle m’indiqua que ma gratitude lui suffisait mais je ne savais si je pouvais ou non la croire. Dans le doute, ne la connaissant pas, je décidais que non. Puis d’une voix moins audible elle finit par m’indiquer ce que je savais déjà, si ce n’était la fin. Je fronçais des sourcils et m’arrêtais. Torrhen m’a averti de votre arrivée et des raisons pour lesquelles il vous envoyait à mon service. Prudence est mère de sureté. Comme vous pouvez le constater, désormais, je ne manque point de remparts. Je lui montrais du doigt mes gardes, puis les deux dragons qui volaient au-dessus de mon tête avant de poser ma main sur mon épée. Cependant, pour la sécurité d’Aeden, je ne refuserais jamais un de plus. Alors soyez la bienvenue Mathie. ajoutais-je avant de reprendre ma route. Quels hommes et quelle ville ? Vous vous imaginez bien qu’ils sont nombreux et que je sais déjà qu’ils courent un danger et qu’ils sont menacés. Tant que Westeros ne sera pas unifié, ce sera le cas. C’est pour cela que je me bats, pour qu’ils puissent tous enfin être en sécurité.



















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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Mar 15 Mai - 11:38

Difficile de savoir sur quel pied danser avec cette femme. Mais il était intéressant de voir que, malgré tout ce qu’elle avait pu entendre à son sujet, elle était comme les autres d’une certaine façon. Mathie ne savait pas si elle devait être déçue ou pas mais elle savait que cela impacterait sur la façon qu’elle aurait de se comporter avec elle. Elle ne pourrait pas à être elle-même, c’était une certitude mais, au fond, ce n’était pas si important. Tant que la mission qui lui était attribuée était menée à bien, le reste était secondaire.

Pour autant, il lui était difficile de jouer totalement le jeu, surtout en un laps de temps si court. Elle se doutait bien que l’Impératrice comprendrait qu’elle se moquait de son titre mais, tant que ce n’était pas ouvertement, cela devrait suffire pour le moment. Penchant la tête sur le côté, Mathie fixa la jeune femme, la mine tout de même curieuse. « Je n’avais pas vu les choses de la sorte. Mais je pense tout de même qu’il continuera de se méfier de moi au vu de notre… passif. Pour autant, je me suis engagée auprès de lui et je ne suis pas du genre à rompre mes engagements. » Retenant un soupir au reste de ses propos, la prêtresse se contenta de soutenir son regard avant de hocher brièvement la tête pour montrer qu’elle avait compris. Inutile de dire ce qu’elle pensait réellement, cela ne ferait qu’alimenter un brasier qui de toute façon ne pourrait pas s’éteindre. Et elle n’était pas là pour ça.

Le reste des propos de l’Impératrice était pour le moins intéressant. Elle laissa filer un silence avant de reprendre, d’une voix plus douce, plus sincère que tout ce qu’elle avait pu dire jusqu’à présent. « Je vous remercie de m’avoir confié quelque chose d’aussi… intime. Et je comprends votre point de vue. Mais comprenez aussi que tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un frère qui l’a sauvé. » Fixant le vide un instant, elle fronça les sourcils avant d’esquisser un sourire, comme si tout cela faisait vraiment partie du passé.

Et alors, qu’elles commençaient à marcher, la prêtresse rétorqua, d’une voix douce. « Je ne sais pas encore ce que je dois réellement penser de vous Majesté. » Cette fois, le ton n’était pas ironique, elle pensait vraiment ce qu’elle disait. « Il se dit beaucoup de choses sur vous et j’avoue que vous avoir entendu parler de punition directement a quelque chose de troublant. Pour autant, si vous n’hésitez pas à vous salir les mains, je ne veux pas non plus avoir à le subir parce que j’aurais eu un mot de travers ou une attitude qui déplairait à certains. Je ne l’ai que trop vécu par le passé. » Elle hocha alors la tête lorsqu’elle évoqua le nombre de remparts suffisants avant de froncer les sourcils. « Et pourtant, ils ne manqueront pas de vouloir vous faire du mal. Vous êtes importante, ce que vous représentez également. Et votre enfant symbolise un avenir que peu de gens auraient osé espérer, qu’ils soient de haute naissance ou de petite extraction. Je ferais tout ce que je peux pour que votre fils vienne au monde dans les meilleures conditions possibles, quand bien même cela pourra me faire cataloguer de sorcière aux yeux de certains. » Esquissant un mince sourire, elle fronça néanmoins les sourcils avant de répondre, d’une voix presque rêveuse. « Une ville qui n’est gardée que par les soldats de l’Empire. Il n’y a que vos couleurs, que le sang des Braenaryon qui a maculé le sol. Et ils sont arrivés de nuit, armés de torches, pour prendre ce qui vous est cher. » Secouant la tête, comme pour revenir à la réalité, elle ajouta, d’une voix toujours aussi détachée. « J’ai besoin de regarder dans les flammes pour en savoir plus Majesté. »
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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Dim 3 Juin - 18:38



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Je me méfiais de la jeune femme que m’avait envoyé Torrhen. Je pouvais passer outre son passé, mais cela ajouté à la manière dont elle s’était comportée, comme si elle était en terrain conquis et que mes gardes étaient à sa botte, ou de simples jouets pour elle, cela ne me plaisait pas. Son attitude n’était pas respectueuse, non seulement envers eux mais aussi envers moi. Je pouvais passer sur le second faisant mine ne n’avoir pas remarqué qu’elle se moquait de moi, mais pas sur le premier. Elle allait devoir gagner notre respect à tous et on ne pouvait pas dire qu’elle avait fait bonne impression. Il lui fallait se reprendre et vite car aussi détestable pouvait-elle me trouver, j’étais la clef de son salut. Un nouvel affront envers mes hommes, et ils se débarrasseraient d’elle ni vu ni connu. Et cela quand bien même elle avait sauvé l’Empereur et mon frère. Ils n’avaient pas été là pour la voir faire. Ils ne pouvaient que constater ce qu’elle était aujourd’hui et cela était peu glorieux. J’espérais pour elle qu’elle comprendrait cette main que je lui tendais et qu’elle arrêterait ses sottises. Car je ne le ferais pas deux fois comme je lui indiquais.

Elle n’aimait pas les punitions ni les menaces ? Alors qu’elle se comporte convenablement par tous les Dieux ! Le sort qu’elle avait jadis subi, elle l’avait mérité, si ce n’était plus. Avait-elle oublié pourquoi cela lui était arrivé ? Et pourtant vous l’avez déjà fait par le passé, rompre vos engagements. C’est d’ailleurs pour cela que vous avez été châtiés. Malgré cela, il vous a pardonné, la preuve en est votre présence ici. Ne décevez pas la confiance qu’il a placée en vous, pas une seconde fois. lui dis-je en guise d’avertissement et afin que les choses soient bien claires pour elle. Je savais ce qu’elle avait fait. Je l’avais puni de sa vie. Elle avait su se racheter et regagné l’estime de mon époux. Qu’elle ne la brise pas de nouveau. Le passé devait rester le passé et elle devait aller de l’avant comme nous le faisions tous. Je balayais d’un vague signe de la main ses remerciements. Et tout le monde n’a pas la chance d’avoir un Empereur veillant personnellement sur votre personne. lui répondis-je simplement, avant d’ajouter. Vous avez là une seconde chance, une seconde vie qui s’offre à vous. Libre à vous de la gâcher ou d’en faire quelque chose de plus grand. . Pour moi le sujet était clos. Elle savait ce que j’attendais d’elle et le comportement qu’elle devait adopter. Comme je venais de lui dire, libre à elle de devenir quelqu’un d’important ou de mourir rapidement. Ce choix lui appartenait.

Je lâchais un rire quand elle m’avoua ne pas savoir quoi penser de moi avant de continuer. Je n’étais pourtant pas quelqu’un de très imprévisible. Je suivais les préceptes que je prônais. Ni plus ni moins. Je n’étais pas une sur femme comme certains pouvaient me voir. Mais je n’étais pas non plus n’importe qui. Dans mes veines coulaient le sang des dragons et j’étais une élue de mes dieux. Je ne suis pourtant pas bien difficile à cerner. Vous vous en rendrez bien vite compte au court de ce voyage. Je ne me cachais pas. Je ne mentais pas non plus. J’étais honnête dans tout ce que je faisais, disais et entreprenais. Elle pouvait apprécier cela et bien se comporter, ou tout le contraire. Je n’y pourrais de toute façon rien. Je ne pouvais pas changer celle que j’étais, même si je le désirais. Et, au risque d’en décevoir plus d’un, je ne suis pas aussi importante qu’on puisse le croire. Mes sangs sont entachés et rien ne pourra jamais les laver. Mes aspirations par contre le sont. Mais pas moi, tout aussi Dragon que je suis. Je ne suis qu’un être éphémère qui espère un avenir plus brillant pour les générations à venir, et qui a répondu à l’appel de ses Dieux. Rien de plus, rien de moins. Aegon avait été un grand homme, et Visenya une grande femme. J’étais loin de les égaler et je n’y arriverais jamais. J’aurais dû continuer à vivre dans leur ombre au côté d’Orys. Cela avait toujours été ma plus aspiration. Mais le Noir avait tout changé. Il nous les avait arraché et avait fait de moi, quelque part, un monstre. Car pour combattre un Monstre, il fallait en être un. Je vous remercie de l’aide que vous me proposez concernant mon fils… Cependant sachez que, pour l’heure, je ne vous accorde point ma confiance. Je vous écouterai, mais je ne vous garantis pas que je vous suivrais pour autant. lui dis-je franchement, sans me formaliser qu’elle puisse le prendre mal. Je ne suivais personne aveuglement, pas même les rares en qui j’avais confiance. Je serais attentive à ce qu’elle pourrait me dire, mais j’aviserais si je préférais la suivre elle plutôt qu’un autre. Fort-Darrion… j’ai bien peur que vous n’arriviez trop tard car la ville est déjà tombée entre les mains de nos ennemis. Mais cela ne durera pas. lui répondis-je férocement, une lueur déterminée dans le regard.. Le matin même j’avais intercepté les courriers destinés à Torrhen et j’avais pris les mesures nécessaires en ce sens. Je ne pouvais pas faire plus pour l’heure. Nous arriverions trop tard, et je devais d’abord rejoindre mon époux et mon frère. J’avais un mauvais pressentiment et je comptais d’ailleurs envoyer ma dragonne à leur devant. Je secouais la tête pour chasser ses sombres pensées. J’appelais Ebryon jusqu’à moi en Valyrien, en tendant mon bras. Le Roi de la nuit vint enrouler ses pattes tout autour, alors que je le rapprochais de moi. Je caressais ses ailes repliés de ma main libre alors qu’il nichait son museau dans mon cou, tout en laissant s’échapper un léger feulement de sa gorge qui me chatouilla et me fis légèrement rire. Puis me refaisait plus sérieuse je lui dis Par deux fois, nos ennemis ont tenté de s’en prendre à mon fils. Êtes-vous capable à travers les flammes de prévoir de futurs attaques à son encontre ? Car si c’est du feu dont vous avez besoin, rappelez-vous que vous adressez à une Dragon. Nous naissons en leur sein, et nous ne faisons qu’un avec les flammes.
















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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Dim 17 Juin - 22:52

A mesure que la dragonne lui parlait, Mathie réalisait qu’elle ne pourrait pas être totalement elle-même avec cette femme. Quand bien même il lui était tout de même difficile de savoir parfois qui elle était vraiment devenue. Pour autant, elle ne s’en offusquait pas vraiment. Elle avait d’autres batailles à mener que celle de se faire accepter comme elle était vraiment. Elle ferait les efforts nécessaires, serait aussi respectueuse que possible et elle se savait assez intelligente pour cela. Peut-être même finirait-elle par apprécier les hommes qui l’entouraient, tout comme cette femme qui l’intriguait passablement.

Penchant la tête légèrement sur le côté, elle laissa filer un silence aux propos de l’Impératrice. Comme si tout pouvait être aussi simple, aussi manichéen. Comme si l’on ne pouvait pas être châtié sans réelle raison ou, pire encore, par deux fois pour le même crime. Mais cela ne valait pas vraiment la peine d’être énoncé à haute voix, la dragonne étant persuadée de la confiance que Torrhen avait en Mathie. A son grand étonnement en vérité. Mais soit. Elle hocha alors la tête avant de souffler, plus troublée qu’elle ne l’était vraiment. « Il a confiance en moi. C’est... » Et elle fronça les sourcils, incapable d’ajouter quoi que ce soit, pour cela comme pour le reste. D’autant qu’elle restait persuadée avoir déjà eu sa seconde chance et l’avoir gâchée, il y avait de nombreux mois. Mais cela avait-il le moindre sens d’en parler ? Alors que la dragonne semblait si confiante en ce qu’elle disait ? En vérité, pas vraiment, parce que la prêtresse ne voulait pas se sentir redevable une nouvelle fois du nordien, en aucun cas. Quant à faire quelque chose de plus grand… elle servait déjà R’lhorr, difficile de voir au-delà.

Et elle ne put s’empêcher de sourire au rire de la dragonne. La voir se détendre un peu rendait la discussion plus agréable et, il fallait le reconnaître, même enceinte, elle était plus qu’avenante. A sa réponse, elle souffla alors, d’une voix douce. « J’ai hâte de le découvrir votre Altesse. » Et cette fois, nulle trace d’ironie dans la façon dont elle l’appelait. Au reste de ses propos, elle reprit, plus sérieuse. « Vous l’avez dit vous-même, vos aspirations sont importantes. Vitales même. Ce n’est pas pour rien qu’Il nous a mises sur vos routes. Pour vous aider à les accomplir. Parce qu’elles dépassent de loin les attentes des simples mortels. Mais vous êtes importante. Parce que vous êtes humaine, parce que vous cherchez à vous transcender pour que le monde soit meilleur. » Elle laissa filer un silence, un léger sourire flottant sur les lèvres qui se fit plus large alors que la dragonne reprenait. « Le contraire aurait été inconscient. Je ferais ce qu’il faut pour que vous sachiez que vous pouvez me faire confiance, mais déjà, si vous m’écoutez, ce sera un premier pas des plus importants. »

Restait la vision qu’elle avait eue. Elles se faisaient plus nombreuses, plus nettes, même si Mathie avait encore parfois du mal à mettre totalement des mots sur ce qu’elle pouvait deviner. Elle grimaça à la réponse de Rhaenys avant de hocher la tête. « Je vois. Quand est-ce arrivé ? Il y a-t-il eu autant de victimes que ma vision le laissait supposer ? » Au vu de son regard, c’était fort probable. Mais elle avait besoin de réponses pour mieux comprendre ce qu’elle pouvait voir.

Le spectacle qui se déroula alors sous ses yeux était unique, elle en avait parfaitement conscience alors qu’elle observait le jeune dragon, le regard brillant. En rien elle n’aurait voulu interrompre ce qu’elle voyait et elle sursauta presque quand la dragonne reprit la parole. « Ils essaieront de nouveau, je crois que nous sommes d’accord au moins sur ce point. Je n’ai encore jamais essayé de me concentrer précisément sur quelque chose mais, comme vous le faites remarquer, vos affinités avec le feu peuvent faire pencher la balance… même si je ne souhaite en rien prendre le risque de mettre l’enfant en danger. Vous êtes bénie par les flammes, mais pouvez-vous être sûre que c’est son cas ? Que l’enfant ne tient pas plus de son père que de vous ? »
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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Mar 31 Juil - 11:53



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Je hoche la tête sans répondre à la jeune femme. Il n’y avait rien à rajouter de plus que ce qui avait été dit. Elle aurait tôt fait de se faire son opinion sur ma personne, qu’elle soit positive ou négative. Je ne changeai pas mon comportement selon mes interlocuteurs. Je suivais la même voie, qu’elle plaise ou non. Cela n’était de toute façon pas mon problème. C’était à prendre ou à laisser. Je n’obligeais personne à me suivre ni même à me servir et encore moins à croire en ma personne. Tous étaient libres de le faire et c’était d’ailleurs en cela que nos armées et nos hommes étaient forts. Ils n’étaient pas contraints et les manipulations d’Hoare pour les pousser à abandonner le combat n’avaient jamais marché. Il régnait par la peur. Ce n’était pas mon cas. Et cela ne le sera jamais. J’avais du changer pour mener cette guerre, mais pas à ce point là. C’était là quelque chose que je ne saurais jamais capable de faire : régner par la terreur et terrifier mes gens. Non. Je m’y refusais. J’étais là pour veiller sur eux, pour les protéger. Ils n’étaient pas « personne » à mes yeux. Ils comptaient, tous autant qu’ils étaient. Et c’était pour cela que le fardeau de leur mort pesait autant sur mes épaules.

Je secouais légèrement la tête de droite à gauche Je ne cherche pas à me transcender. Je suis un être mortel et éphémère comme je vous l’ai dit et je n’ai pas la prétention d’être autre chose. Ils leur arrivent de venir me visiter dans mon sommeil, et de me mettre en garde, me guider, m’aider qu’en sais-je ? Quoi qu’il en soit, .je désire simplement offrir un monde meilleur aux générations à venir, à mon fils et à ceux qui suivront. Cela est déjà très ambitieux même si j’ai bon espoir d’avoir pu faire, ne serait-ce qu’un peu, bouger les choses lui répondis-je tout en marchant à côté d’elle sous le clair de lune. Cette nuit était plutôt calme et c’était agréable. Les températures diminuaient tout doucement mais pas assez encore pour que nous ayons froid. C’était agréable, quoi que très différent des températures que j’avais toujours connu sur mon île. Ma terre natale me manquait affreusement. En rejoignant Torrhen, c’est un sujet que j’aborderai avec lui. J’avais besoin de revenir chez moi, de fouler de nouveau le sol de Peyredragon et d’arpenter ses longs et mystérieux couloirs. Et, je le savais, cela ferait aussi un bien fou à Meraxès. Ces nouvelles étendues devaient lui plaire oui, mais la mer devait lui manquer malgré tout.

La jeune femme le parla d’une vision qu’elle avait eue, et je soupirais à sa question. C’est arrivé il y a peu. Et je n’ai aucun moyen de le savoir avec précision. Ils se sont introduits dans la ville à la manière de leur Roi, sournoisement, et ils l’ont prise. Mes gens ont été blessés, pliés, meurtries, et d’autres tués. J’en saurais plus beaucoup, mais en attendant, je ne peux que l’imaginer et le craindre. lui dis-je mes poings serrés et le regard colérique. Je détestais être aussi loin, être aussi impuissante. Hoare me le payerait. Un autre grief qui se rajouté à la liste déjà bien longue. Cet homme n’avait aucun honneur et n’était que fourberie. Je donnerais beaucoup pour lui arracher le cœur de mes propres mains. Mais pas avant de l’avoir fait souffrir à son tour. Pour l’instant, je ne pouvais rien faire de plus que ce que j’avais déjà fait. Je devais me concentrer sur Torrhen et sur notre enfant, sur Aeden qu’on avait essayé de tuer à plusieurs reprises. Elle me parla de flamme et sans le savoir, elle changea mes pensées vers un sujet bien plus léger. J’appelais à moi mon dragonneau qui répondit immédiatement à mon appel. Je rie doucement à ses interrogations, interrogations que bien des gens avaient dû se poser. Aeden ressemblera bien plus à Torrhen qu’à ma personne. Il tiendra tout de suite, sauf ses yeux… Il sera tout aussi Loup que Dragon et les flammes seront autant ses alliés que les miens. Cela ne fait aucun doute à mes yeux et tous en auront la certitude à sa naissance. A Peyredragon, chaque enfant, dès sa naissance, est amené près d’un âtre enflammé. Si la chaleur l’incommode, cela est le signe évident qu’il n’est pas né avec « le baiser des flammes » comme l’appelle les vieilles dames de l’île. Si, au contraire, il était fasciné par elle, alors nous savions qu’un nouveau Dragon est né… Je prends des bains à des températures que vous ne sauriez supporter. J’ai besoin de chaleur, et de flammes. Aeden n’a jamais été incommodé par cela. Il sera Dragon.






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MessageSujet: Re: Pāsābare Perzys   Sam 18 Aoû - 19:00

Avec le temps, elle apprendrait probablement à la connaître d’avantage ou, tout du moins, à fréquenter suffisamment son entourage pour savoir ce qu’elle voulait sur elle. Pour l’heure, elle avait du mal à se faire véritablement une idée sur cette jeune femme, quand bien même elle comprenait parfaitement ce qui pouvait attirer chez elle. Bien des hommes seraient encore prêts à mourir pour elle et sans la moindre hésitation. Voilà qui était à la fois fascinant et inquiétant, la prêtresse se demandant jusqu’où cette femme pourrait aller pour atteindre ce qu’elle appelait encore des idéaux. Mais, dans le fond, ce n’était pas son problème, loin de là même. Elle était là parce que c’était le chemin que R’hllor avait choisi pour elle, que cela permettrait à Torrhen de lui faire davantage confiance. Pourquoi ? Elle ne le savait pas encore vraiment, même si une idée commençait doucement mais surement à germer dans son esprit. Mais il n’était pas encore temps pour cela et, dans l’immédiat, elle esquissa un sourire à ses propos.

« C’est bien parce que vous ne cherchez pas à le faire que vous risquez de devenir une légende. Vous avez parfaitement conscience de ce qui fait de nous de simples mortels, mais cela ne vous arrête pas. Et les hommes admirent cela. Ils le vénèrent parfois. Je sais, ce n’est pas ce que vous cherchez mais il y a quelque chose chez vous qui pousse à se montrer… passionné ? Je ne sais pas si c’est le terme le plus approprié, mais c’est celui qui me vient en premier en tout cas. Vos intentions sont louables, elles sont mêmes admirables. Et j’espère sincèrement que vous y parviendrez. Et que je pourrais mettre mes compétences à votre service pour vous y aider. » Elle lui jeta un bref regard avant d’ajouter, d’une voix plus douce, presque un murmure. « Vous avez permis à certains de se défaire du joug d’Harren, c’est déjà beaucoup. Bien plus que la plupart des gens qui ont foulé cette terre. » A quel point pensait-elle ce qu’elle venait de dire ? A quel point les actions de Rhaenys avaient influé sa propre existence ? Difficile à dire mais, en cet instant, Mathie ne ressentait pas la moindre animosité envers la personne qui lui faisait face. Si leurs existences avaient été bien trop différentes pour qu’elles puissent vraiment se comprendre, la prêtresse ne pouvait manquer de remarquer ce que l’Impératrice avait pu faire jusqu’à ce jour. Et ce dont elle semblait encore capable.

Elle inspira longuement, avant de parler de la vision qu’elle avait eu quelques heures plus tôt. Grimaçant lorsque la jeune femme reprit la parole, elle laissa filer un silence avant de hocher sèchement la tête. « Il y avait du sang. Beaucoup. Mais je sais qu’ils paieront pour cela. Et pour le reste. » Au moins, si elle ne pouvait se venger directement d’Harren, elle savait que ce serait fait, un jour ou l’autre. Peut-être des mains de cette femme, ou de Torrhen. Peu importait dans le fond, tant qu’il finissait par tomber. Même si elle avait réussi à se détacher de la plupart des choses qui avaient fait d’elle la femme qui avait foulé le sol de Westeros il y a des mois de cela, cet homme continuait de lui provoquer un mélange de peur et de répulsion qu’elle avait du mal à contrôler. Tout en continuant de parler, la jeune femme observait Rhaenys alors qu’elle parlait de son enfant à venir. Cet enfant allait être important, très important. « Un enfant loup qui ne craint pas le feu. Voilà qui sera pour le moins exceptionnel. Je n’avais encore jamais vu cela mais je n’avais encore pas croisé de femme dragon après tout. Tout peut arriver donc. Et j’aimerais donc, avec votre permission, voir si je peux entrapercevoir son avenir dans les flammes. » Elle pouvait dire non, Mathie ne le prendrait pas mal. Mais elle était curieuse. Surtout qu’elle était là pour veiller sur cet enfant, d’une façon ou d’une autre.
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