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Le jeu des traitres
MessageSujet: Le jeu des traitres   Ven 16 Mar - 5:09

Ses doigts étaient enserrés autour des rênes de son cheval, son esprit vagabondant au travers des prairies d'une contrée que son cheval foulait. Il était le soir, tard, en pleine nuit. Deux ombres vagabondantes, voilà ce qu'ils étaient. Toutes les deux dansant au rythme des battements des fer de leur chevaux sur la terre. Ils n'étaient que de passage et pourtant il marquait celui-ci. Incroyable coïncidence que leur présence sur cette route, qui aurait cru qu'un jour il prendrait celle-ci en compagnie d'une Dame du Conflans, de la mère des petits-enfants d'Harren le Noir. Il n'y aurait jamais cru, pas un seul instant, s'il ne l'avait pas eut devant les yeux. Cette sortie était incongrue, incompréhensible et pourtant il était là. Il chevauchait en direction de Vivesaigues, le coeur léger, l'esprit lourd. Y avait-il un seul moyen d'oublier ce que pouvait représenter un pareil acte que ce qu'ils étaient en train de faire ? C'était de la trahison, de la haute trahison. C'était une mort certaine si cela échouait, une survie incertaine si cela réussissait. Pourtant.. il était là, ses tendres yeux bleus d'enfants parcourant les plaines boueuses du Conflans. Il allait rencontrer le Traitre avec un grand T et il allait en devenir un. Quelle ironie. Lui, qui était si fidèle, si loyal, si descendant d'une famille à la noblesse acquise par l'honneur de servir.

Pourquoi donc ? Pourquoi risquerait-il de déshonorer toute une famille ? Ce n'était pas pour les yeux de la Dame à côté de lui, ni pour qui que ce soit d'autre que sa famille. Il n'était pas là pour le bien commun, il était bien là pour un égoïsme humain bien commun. Il vouait une haine profonde à cette guerre, il était fatigué de trainer dans la moitié du Conflans. Il vouait simplement un culte à l'idée de rentrer dans sa douce tanière, retrouver frères, sœur et parents. Il voulait simplement se marier et vivre en paix pour le restant de ses jours. Il avait perdu bien trop d'amis dans ce conflit sans intérêt entre grands seigneurs puissants et inconscients. Lui, il n'était pas un homme d'action ! Il se battait simplement, comme beaucoup d'ailleurs, parce que l'on lui demandait, voir parce que l'on l'y forçait. S'il sa dernière action sur Westeros devait-être de tenter de rétablir la paix et de garantir une vie tranquille aux hommes, femmes et enfants du Conflans alors il le ferait, il y donnerait même sa vie et les titres de sa famille.

Pourtant il avait eut à réfléchir pour venir. Cette soirée, quelques heures auparavant, avait été si commune à toutes les autres. Il avait discutaillé avec les quelques hommes qu'il appréciait autour d'une vieille table de fortune, mangeant quelques brèves portions de nourritures et buvant de l'eau. Oui, comparé à ce que pensaient beaucoup de gens en temps de guerre un ost ne se déplaçait que rarement avec de quoi festoyer pendant des milliers d'années. Certes, de temps en temps, un verre de vin discrètement volé se retrouvait sur la table des victuailles à partager mais c'était bien rare. Et ce soir-là il n'y avait rien, la discussion se déroulait entre un vieil homme d'une cinquantaine d'années en armure rayée, et dont la barbe grisonnante à peine faisait un contraste étonnant avec ses années passées sur cette terre, et un plus jeune homme d'une vingtaine d'année à la fougue et à l'envie passionnée d'en découdre encore avec l'ennemie. Ce fut alors que vint l'un des hommes qu'il appréciait, peut-être trop, le Capitaine Frey. Les deux hommes se respectaient mutuellement et c'est tout ce qui comptait. Ce ne fut qu'après avoir fait quelques pas ensembles que la proposition fut jetée à la mer. Les mots furent justes. Une trahison contre l'espoir de revoir sa famille, une dernière mort contre l'espoir de ne pas la rencontrer. Les mots furent longs mas ils étaient bons, c'était un oui avec un grand sourire réjoui.

Et il était projeté dans un jeu dont il n'était qu'un vulgaire pion. Un jeu dont il n'avait pas encore conscience et d'une certaine insouciance, il jetait de temps en en temps un regard vers celle qui l'entrainait avec elle. C'était bien la première fois qu'il se trouvait à cette position, celle du protecteur d'une des personnalités les plus importantes du royaume. Son léger sourire d'orfèvre déjà légendaire au bout des lèvres, il se décala légèrement passant les rênes uniquement à sa main gauche pour se mettre au niveau de la Dame du Conflans. "Dame Myria" Ses manières gestuelles étaient aussi douce que sa voix. "Dois-je avouer que ma question va être bien déplacé mais je ne puis m'empêcher de la poser tant elle me brûle doucement les lèvres." Il ne s'attendait pas à une réponse agréable, pas plus qu'à une réponse tout court d'ailleurs. "Mais pour quelles raisons une Dame aussi importante que vous compte-elle faire ce que vous comptez faire ?" Elle en avait des dizaines de raisons, des dizaines voir des centaines probablement. Elle connaissait bien plus Harren que n'importe qui. Seulement voilà, le Paege voulait savoir derrière laquelle elle se cacherait, derrière laquelle elle se motivait.
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MessageSujet: Re: Le jeu des traitres   Mar 20 Mar - 11:09




Le jeu des traitres
ft. Anders Paege

Les chevaux trempés de sueur et essoufflés après une longue galopade, décision avait été prise de marcher un peu pour leur laisser le temps de récupérer. Temps où les cavaliers pourraient, eux aussi, souffler un peu. Mais le voyage devait se faire au plus vite, aussi, ce temps serait de courte durée. Il ne s’agissait pas de tuer les chevaux, précieuses montures qui les emmenaient vers Vivesaigues pour un acte de haute trahison et ce dans le plus grand secret. En effet, s’arrêter dans une auberge pour en changer les exposeraient à la délation et il fallait l’éviter, autant que faire ce peut. De plus, Myria n’était pas femme à marcher dans la boue, bien qu’elle l’ait déjà fait, contrainte et forcée, à son plus grand damne, pour des considérations plus importantes que l’état de ses chausses. Cela faisait maintenant quelques heures qu’ils chevauchaient tous deux sur l’étroite ligne entre la vie et la mort, à bride abattue, chevaux écumants, énervés de galoper ainsi dans la nuit, sur un chemin dangereux, incertain. A la faveur des ombres, ils pouvaient emprunter les routes, mais il fallait rester sur le qui-vive. Le jour, ils se déplaceraient hors des sentiers battus. La brune en excellente cavalière était restée en selle malgré les accidents de parcours. Le coursier des sables prêté pour l’occasion par son fidèle Capitaine était d’un confort absolu et avait un pied très sûr, rapide comme l’éclaire et endurant, tout comme celui de son compagnon. Il renâcla bruyamment, lui arrachant les rênes des mains pour qu’elle lui donne un peu de liberté d’encolure. Elle lâcha prise, se rendant alors compte qu’elle serrait les rênes si fort qu’elle en avait les doigts meurtris.

La jeune femme laissa s’écouler les grains du sablier nocturne dans les hululements lointains et les bruissements à peine audibles qui entouraient les pas de leurs chevaux. Concentrée sur un point de mire droit devant et tous les sens en éveil pour prévoir une attaque. La vélocité était leur principale protection et ils étaient au pas, il fallait rester vigilants. Au bout d’un moment, elle posa son regard azur sur son compagnon de route et d’un ton glacial accompagnant son regard non moins froid elle répondit :

__ Ser Anders, connaissez vous bien le Roi Harren le Noir ? Pensez vous qu’il mettrait fin à cette guerre de son plein gré tant qu’il restera un seul homme prêt à se battre pour le Royaume du Sel et du Roc ? Pensez vous qu’il se soucie des milliers de morts qui pourrissent déjà en son nom et de tous les massacres à venir ? Imaginez-vous qu’il s’inquiète de savoir qui cultivera les terres qu’il veut tant garder et reconquérir quand tout cela sera terminé ? Qu’il a quelque chose à faire de laisser un Royaume exsangue pour son ambition personnelle ? En même temps, je le comprends, il est Roi, il perdrait tout, surtout la vie en cas de défaite, alors il ne peut l’envisager, c’est tout naturel et c’est probablement aussi ce qui fait de lui un grand Roi. »

Myria posa un regard de glace ardent sur Ser Anders.

__ Mais moi je suis plus souple, de par ma position somme toute inconfortable de veuve du traître qui n’a de Princesse que le titre qu’Harren a bien voulu me laisser, je suis dans l’obligation d’avoir une vision d’ensemble de la situation. Croyez bien que cela me brise le cœur, car j’aime mon Roi autant que j’aimais mon époux et j’aime ce Royaume encore bien plus - il est probable que l'amour me perdra... Mais il est des guerres qui rapportent, des Royaumes construits dans le sang de leurs ennemis qui durent, et il en est qui… pfuit - Elle fit un geste de la main - Disparaissent. Je crains qu’Harren, en grande partie à cause des erreurs stratégiques de Joren, il est vrai, ne soit à présent engagé dans une guerre qu’il ne peut plus gagner, pas tout seul en tout cas, même si tout espoir n’est pas perdu. Or, de fait, comme je porte son nom, je serais du côté des vaincus si cela advenait. Et voyez vous, je suis parfaitement mauvaise joueuse, sans compter que le côté des vaincus est tout à fait inconfortable, surtout pour une femme, et bien sûr, il le sera aussi pour mes enfants. Aussi, je me dois de mettre un pied du côté des vainqueurs pour assurer ma survie et celle de mes enfants. Or, je pensais pouvoir louvoyer un certain temps, mais hélas, les derniers événements me force à prendre un risque que d’aucuns jugent inconsidéré, ce qui n’est pas totalement faux, je dois l’admettre. Cela dit, j’ai dernièrement eu un enseignement précieux que j’ignorais jusqu’alors, tout m’ayant été donné depuis la naissance, de la beauté à l'intelligence en passant par le rang. Cet enseignement, c’est qu’on n’obtient rien sans efforts. J’ai donc décidé d’arrêter d’attendre que les choses me tombent toute crue dans le bec et de faire des efforts pour obtenir ce que je veux. Et ce que je veux en ce moment, c’est survivre, un jour de plus. »

La brune huma profondément l’air frais de cette nuit hivernale et soupira avant de reprendre.

__ Ne vous fourvoyez pas, j‘ignore encore ce que je ferais, j’ignore même si je ressortirais de Vivesaigues en vie. Tout ceci ne sera une trahison que si je décide de mettre ce plan-ci à exécution, or, je ne jouerais mes cartes que si c’est la meilleure option qui s’offre à moi, et, qui sait, je pourrais rencontrer sur la route, de nouvelles opportunités. »

La Princesse lança un sourire fugace à son acolyte et, reportant son regard sur le chemin, elle demanda :

__ Et vous messer, que voulez vous ? »


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MessageSujet: Re: Le jeu des traitres   Ven 23 Mar - 3:32

Intérieurement il bouillonnait d'envie d'avoir une réponse. C'était une question indiscrète qui requérait une réponse tout aussi discrètement secrète. Il ne s'attendait pas à voir une réponse directe et sans détour, il s'attendait plutôt à la voir le faire tourner en bourrique avec une fausse réponse que seul les grands de ce monde font. Se laissant doucement porter par le rythme des pas du cheval, il avait quitté du regard sa compagnonne. Le temps qu'elle mettait à lui répondre le faisait fondre. Soupirant doucement entre ses lèvres pour qu'elle n'entende rien, il se mit à réfléchir à ce qui pourrait la pousser à venir là. Tout le monde était plus ou moins au courant de la légitimation du Pyke d'Harren. Cependant, il doutait fortement qu'il ne s'agisse que de cela, c'était vexant et humiliant pour ses enfants mais de là à trahir son Roi. Non, définitivement il ferait une croix sur cette piste. Relevant doucement la cape qui trainait sur ses épaules pour le couvrir du froid qui régnait sur le Conflans sans foi. Eut-il alors une belle surprise en entendant sa chère protégée Hoare ouvrir la bouche pour lui pondre quelques mots comme réponse.

Il tendit l'oreille attentivement aux propos de la Princesse. Et non, il devait le dire, il ignorait tout d'Harren, il ne l'avait jamais rencontré. Il ne l'avait jamais vu. Comparé à elle, il ignorait tout de ce qu'il pouvait être. Alors oui, probablement avait-elle un point de vue plus global que lui mais dans tous les cas, ils étaient tous les deux en train de devenir des traitres pour la même raison. Hochant la tête à ses paroles sans prêter réellement à ce qu'elle faisait derrière lui, le Paege réfléchissait. Ce n'était pas surprenant tout ce qu'elle lui racontait sur le Roi Noir. C'était un homme d'honneur et qui se tenait une haute dignité. Perdre revenait à mourir, plier devant le Roi du Nord à pourrir la réputation de sa famille et par-dessus tout la sienne. Anders ne pouvait pas dire le contraire il trouvait cela normal, sa famille l'avait éduqué de la même façon.

Tournant doucement la tête vers la reine, il planta ses yeux dans les siens. L'écoutant, elle lui faisait une impression mixte dans ces paroles. D'un côté de la barrière se trouvait cette Princesse qu'Anders reverrait de voir à la tête du Royaume agissant pour le bien du peuple, de l'autre il avait l'impression qu'il y avait le syndrome des Hoare, ce côté malveillant inexplicable. Mais au final qu'importait ? Si les termes à la fin de cette nuit étaient posés pour que Harren soit donné en pâture à Torrhen Braenaryon, il doutait fort qu'elle soit la Reine de quoique ce soit. La dernière de ses phrases balaya cependant tout et un frisson parcourut l'échine du Paege. Ils ne savaient pas s'il quitterait Vivesaigues en vie, ils ne savaient pas s'ils reviendraient en vie au campement. Il savait très bien ce qui était arrivé au fils légitime de Harren, il s'attendait probablement à une mort de ce genre et elle, qu'attendrait la Princesse si l'on venait à la trouver en train de fomenter un coup contre son propre Roi ?

Dévisageant la Princesse pendant un instant, il se mit à réfléchir sur les mots à employés. Un tas d'information remontèrent de ses souvenirs. Certains glorieux, d'autres bien moins. Surtout des biens moins fallait-il qu'il avoue. Jetant un coup d'œil aux arbres alentours, il se remit à l'aise sur sa selle. "Je ne veux rien." Il haussa doucement les épaules. "Rien, en dehors de la paix." Son regard vira sur elle. "Quand mon père m'a envoyé dans l'ost d'Harren, il m'a dit que j'y trouverais de la gloire, de l'honneur et surtout l'impression d'être un homme." Il perdit légèrement son sourire suivant ses propos. "Depuis que je suis dans l'ost de votre beau-père, je suis peut-être devenu un homme en ayant tué mais je n'ai trouvé ni gloire, ni honneur. J'ai vu des centaines d'hommes mourir, pas par plaisir mais par obligation envers un Roi que la plupart n'auront jamais vu sur le champ de bataille." Il enserra doucement les rênes, plus par besoin que par rage. "J'ai vu des hommes être emporté par la peur, par la douleur, j'ai vu des chevaliers nobles trembler jusque dans leur bas en voyant l'ennemi arriver." Il souffla légèrement pour faire de la buée. "Non, définitivement, la seule chose que je suis venu chercher avec vous à Vivesaigues c'est la paix, c'est pouvoir retourner chez moi avec ma famille et finir mes jours en ne voyant plus que ça." Il fit un geste de la main envers la Princesse pour lui présenter la foret typique du Conflans autour d'eux.
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MessageSujet: Re: Le jeu des traitres   

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