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Lost For Words ft Conrad & Helyna
MessageSujet: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Mer 17 Jan - 3:57


« Where were you when I was burned and broken, While the days slipped by from my window watching, Where were you when I was hurt and helpless »
(Helyna ~ Conrad )
Coming Back to Life.
Je me tenais immobile et raide au milieu des dames d’atouts affairées. Elles m’avaient déjà baignée et parfumée. Maintenant, elles tentaient de me revêtir d’un corset. Sur un mannequin trônait fièrement une robe somptueuse digne d’une princesse. Un grand miroir me renvoya mon image, comme une moquerie. Enfant, je n’étais pas jolie, toute en bras et en jambes gauche et dégingandée, je n’avais rien des autres petites filles qui attirent l’œil des adultes. Mais soudain en devenant femme, j’avais changé. Ma gaucherie avait fait place à une grâce étonnante, ma maigreur à la minceur, mes formes anguleuses à des courbes féminines qui attiraient des regards d’hommes. Mon visage – ce visage aux grands yeux d’ambre et à la mâchoire volontaire, une peau de miel hérité de ma mère et des cheveux d’un méchage naturel, encadrant mes traits pour les illuminer sous certaines lumières – s’était façonné en quelque chose de beaucoup trop original pour n’être que joli. Les gens me regardaient, indiscrets, les plus directs me disaient intéressante ; plus ils me regardaient, plus ils insistaient longtemps et moins je me sentais belle ou attirante, mais dérangée et pas à ma place.

Je foudroyai mon image. Le corset lacé dans le dos sembla d’un coup me refuser toute respiration. La femme glissa un regard sur l’allure que me donnait l’instrument de torture.

« Vous êtes faite comme une planche, on doit resserrer un peu plus vos hanches madame ou la robe généreusement offerte par la lady ne vous rendra pas grâce.

Elle se détourna pour reprendre l’arc de laçage et m’éloigna me faisant tirer les cheveux par les deux autres qui ne m’avaient pas vu partir prise dans l’élaboration d’un démêlage compliquer de longs jours de voyage.

« Il n’en est pas question, retirez-moi ça ! »

La femme enserra un peu plus fortement le sabot et avança d’un pas.

« Ne faîtes pas l’enfant, vous devez paraître et ici on est civilisé, on ne sort pas dans une tenue aussi dépravée que la vôtre ou la poitrine libre ! » Ses joue rougissais de colère. Je pouvais voir ses yeux sournois me suivre dans le moindre de mes gestes.

« Pour qui vous prenez vous ! Vous devez tout au nord et vous osez dire qu’on n’est pas civilisé ! » Elle laissa passer un sourire et avança d’un nouveau pas.

« Heureusement alors que le nord n’est pas composé que de vous, rendez grâce aux autres dames qui aiment tenir leur… » Elle n’eut pas le temps d'ajouter un mot que j’avais attrapé une des bottines choisies pour moi et la lançai en plein centre de son visage, la faisant hurler de stupeur. Les trois autres femmes s’avancèrent comme une armée prête à vouloir en découdre ou me raisonner mais déjà j’attrapai la seconde bottine les stoppant net.

« Dame Harclay, calmez-vous, elle n’est point douée pour la courtoisie, son domaine est l’apparence, pas les belles façons. »

Mais alors que les femmes tentaient de me calmer l’autre récupéra ma bottine et la leva au-dessus de sa tête tenant le sabot de corsage qui avait la forme en réalité d’une arbalète comme un bouclier. C’en aurait été risible si je n’avais pas vu ceci comme un prémisse à une punition, comme me les donnaient ma nourrisse ou ma tante quand je dépassais les limites.

« Par le loup ! N’y pense même pas veille chèvre ! »

 Mais elle fit un pas de plus et d’un bond les quatre femmes tentaient de me maîtriser en poussant des cris stridents dans le petit salon des logements omble. La porte s’ouvrit sous une mêlée de jupons et de bas en l’air. Une d’elle tentait de s’asseoir sur mes jambes, une autre tirait sur les lacets me coupant totalement l’air alors que la plus ronde assise sur mon dos semblait s’amuser terriblement. Restait la petite rousse qui tentait de négocier dans des cris perçants alors que la chèvre lançait ses ordres toujours menaçant et armée.

Un tel déferlement pour si peu je n’en revenais pas, mais ce fut pire encore quand tirant mes bras sur le tapis je tombai nez à pieds avec des bottes de pointure d’homme. Mon cœur sembla aspirer tout mon sang en priant les anciens dieux que dans nos échanges on n’avait pas rameuté toute l’aile.

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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Mer 17 Jan - 18:08





Pour la première fois depuis bien longtemps j’avançais d’un pas léger ! Maos en apparence je restais le même et les gens continuaient de s’écarter de mon chemin pour ceux qui ne me connaissaient pas ou me saluaient brièvement pour les autres. Je répondais d’un signe de tête, le visage fermé ! Me voir sourire était un fait rare et pourtant je me dirigeais vers celle, la seule d’ailleurs, qui savait à quel point je pouvais être différent de ce que je laissais paraître. La missive de mon père annonçant la venue d’Helyna à Vivesaigues m’avait enchanté. Ces derniers jours n’avaient pas été des plus réjouissants et j’avais besoin de retrouver… du réconfort ? Non, ce n’était pas ça. Je pense que j’avais besoin de me rappeler mes racines. La présence de mon frère était un fait mais nos discussions étaient trop sérieuses puisqu’il s’obstinait à vouloir me voir comme le futur héritier de mon père ! Pourquoi ? Je n’en savais rien. Et pourtant je lui avais expliqué à maintes reprises qu’il était le mieux placé pour ce rôle que moi ! Il s’obstinait à dire que c’était du vol et que père ne l’avait pas explicitement demandé. Rien que de penser à cela, je levais les yeux au ciel.
Ce dernier était tout aussi morose que l’avait donc été mes derniers jours. Ma rencontre avec Jon n’avait pas été simple non plus d’ailleurs mais je ne m’attardais pas plus longtemps sur cette pensée puisque je me souvenais que lui et Helyna étaient amis. Jusqu’à quel point d’ailleurs ? C’était une question que je ne m’étais jamais posé mais elle s’échappa de mon esprit alors que des éclats de voix parvenaient jusqu’à moi. Je fronçais les sourcils en constatant que cela semblait provenir de la direction vers laquelle je me rendais tandis que certains servants s’arrêtaient, sûrement pour capter les propos des voix féminines dont le volume semblait augmenter.



- Helyna ! dis-je dans un murmure en soupirant. Vous n’avez donc rien à faire vous autres ! aboyais-je aux domestiques curieux.


En un rien de temps le couloir fut vidé de toute présence, à l’exception faite de la mienne ! J’accélérais le pas et me stoppais devant la porte pour frapper un léger coup. Bien entendu personne n’entendit rien de l’autre côté vu le capharnaüm qui y régnait. Avant de frapper à nouveau, je me retenais et écoutais sans aucun mal la conversation ou tout du moins la dispute. Les quelques mots que je captais me firent très vite comprendre le problème et j’esquissais un sourire dont seuls les Dieux seraient témoins. Helyna détestait depuis toujours les mises en beauté et je l’avais souvent charrié à ce sujet en la comparant à une espèce de sauvageonne hystérique. C’était totalement faux bien sûr mais la taquinerie était un jeu entre nous.
Sur ce point ma cousine n’avait visiblement pas changé et cela me rassurait même si ce n’était pas forcément une bonne chose pour elle. Les Dames se devaient de se montrer de façon convenable ! Mouais… un truc comme ça quoi ! Teora, ma sublime femme n’avait jamais été adepte des belles robes et belles coiffures contrairement à la future Dame Omble.

Puis, une phrase prononcée par Helyna me fit étouffer un rire devant la porte. Reprenant mon sérieux, j’ouvrais cette dernière à la volée attirant sur moi l’attention d’une seule servante. La rouquine me dévisagea mais ne fit pas le moindre geste ou ne dit pas le moindre mot alors que mon attention se portait sur… un combat au sol. Je levais les yeux au plafond et avançais dans la pièce jusqu’à croiser le regard d’Helyna, allongée par terre. Je croisais les bras sur ma poitrine en la fixant.



- Encore un peu plus de bruit peut-être MesDames ?! Je pense que l’Empereur ne vous entend pas bien d’où il est, déclarais-je froidement. Donc si vous pouviez mettre fin à cette bataille rangée et aller trouver d’autres occupations… Je dois m’entretenir avec Dame Harclay ! Je regardais les suivantes filer sans demander le reste et tendais la main à ma cousine pour l’aider à se relever. Heureusement que mon comportement est souvent bien pire que le tien ou je te jure que je serais mort de honte là, déclarais-je en la fixant avec sérieux avant de sourire.


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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Mer 17 Jan - 20:41


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- Encore un peu plus de bruit peut-être MesDames ?! Je pense que l’Empereur ne vous entend pas bien d’où il est, déclarais-je froidement. Donc si vous pouviez mettre fin à cette bataille rangée et aller trouver d’autres occupations… Je dois m’entretenir avec Dame Harclay ! Il regarda d'un air faussement en colère les suivantes puis me tendais la main Heureusement que mon comportement est souvent bien pire que le tien ou je te jure que je serais mort de honte là, déclarait-il en me fixant avec sérieux avant de sourire.

Nue pied, les cheveux en bataille, ne laissant presque plus aucun trait de ce qui aurait dû être une coiffure soigneuse. Mon regard se glissa sur les jeunes femmes dont l’allure n’avait que peu à envier à la mienne si ce n’est qu’elles portaient leur robe. J’aurai sûrement dû rougir de paraître ainsi devant lui mais non, au lieu de cela j’attrapai sa main, attendant quelques secondes interminables que la porte se ferme sur la dernière biquette du troupeau et sautai dans les bras de Conrad.

« Les chiens ne font pas des chats mon cousin ! » Lançais-je en déposant un baiser sans pudeur sur sa joue fraîche. « Et ces femmes sont des monstres, sans air, à quoi bon parader si c'est pour mourir aux pieds du premier que je croiserai. »

Je serrai un peu plus ma prise autour de son cou. Me fichant des façons ou courtoisies relationnelles. Conrad était au-delà des mots pour moi, bien plus qu’un cousin ou qu’un homme, dont on devrait éviter le regard. Il pouvait paraître froid à bien des regards, mais jamais au miens. La même sensation qu’être à la maison, en sécurité, me gagna à l’instant où son parfum nargua mes narines, mes bras le relâchèrent un peu pour mieux l’envisager.

« Par le loup, comme tu m’as manqué mon cousin, je sais que je ne suis pas présentable en l’état mais ces femmes… »

Je renonçai à poursuivre le sujet, me détournant tout en jupons de lui pour saisir la robe sur le mannequin.

« Je ne te ferai pas honte, mais je refuse de mourir à cause d’un morceau de tissu trop vissé à ma peau. Ces femmes n’ont que faire de respirer, juste un besoin impérial de glousser sous les yeux. »

Passant derrière le paravent de bois je tentai de défaire les lacets trop tendus, m’essoufflant rapidement en réalisant qu’elle m’avait piégé dans ce vêtement. Résignée je décidai donc de me glisser dans la robe et m’avançai en la tenant sur le devant.

« Une fois ceci placé correctement, il nous faudra parler, mais pas d’affaires, pas de suite, je veux tout savoir de tes combats ou ta santé. Les affaires de famille peuvent attendre un peu, je ne compte de toutes façons pas repartir demain et profiter de mon voyage pour user la corde de destinée. »

Je lui fis un large sourire en lançant un regard à mon carquois et mon arc laissés sur le côté. J’avais donné ce nom idiot à mon arc quand Conrad m’en avait fait don. Trop grand, trop tendu, l’arc n’avait visiblement rien pour un bras aussi fin que celui d’une enfant de dix ans et pourtant, je n’avais rien laissé tomber, usant les manches de mes robes au grand drame de ma tante et déplaisir de certains. C’est mon obstination qui avait fini de convaincre mon oncle et mes cousins. Avec les années l’arc s’était ajusté à moi ou du moins ce fut ma croissance qui m’ajusta à lui. J’attendis qu’il serre les côtés des lacets de la robe parfaitement consciente que cette action ne devait pas être commune pour lui, bien qu’il fut marié et attaché à son épouse, il était commun que les hommes ne s’attardent que peu à la remise en place de vêtements tels qu’une robe de soirée. Mon regard glissa sur le miroir qui nous reflétait et je lançai un soupire en remontant mes bras pour détacher mes cheveux.

« Si tu savais comme tout ceci est ridicule, on ne peut pas respirer, a peine bouger et pourquoi ? C’est la guerre et moi je me prépare comme une courtisane pour un repas, ne pouvons-nous simplement pas rester ici et oublier les convenances ce soir ? »

lui demandais-je quand il relâcha sa prise, j’attrapai les bottines qui avaient volé aux quatre coins du salon de toilette de son appartement.

« Je suis vêtue alors que je ne sais même pas où je vais dormir, voilà qui est bien sudien, regarde-moi, je ressemble à ces quatre folles avec moins de grasse qu’une loutre en plus. C’est tellement ridicule, pourquoi autant de dentelle et de brocard quand une simple robe ajustée aurait coûté bien moins de travail et m’aurait sûrement fait paraître plus digne. Conrad, tu penses vraiment que l’empereur nous a entendu ? Je suis désolée si je te fais déjà honte. »

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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Mer 17 Jan - 23:59





Lorsque je relevais ma cousine je ne pus m’empêcher de la regarder de la tête aux pieds… L'état de sa tenue aurait tué ma sœur et ma mère dans la seconde alors que je m’en fichais royalement ! Je remarquais plutôt à quel point cette petite fille que je m’étais juré de protéger était devenue une jeune femme sublime. Était-ce un manque de respect que de la regarder ainsi alors qu’elle n’avait pas fini de s’habiller ? Peut-être ! Mais les convenances n’étaient pas vraiment mon point fort de toute façon. Celui d’Helyna non plus d’ailleurs puisqu’elle reprit ses bonnes vieilles en se jetant dans mes bras dès que la dernière suivante eut fermé la porte.


- Les vieilles habitudes ont la vie dure, déclarais-je avant qu’elle ne prenne la parole et ne dépose un baiser sur ma joue. Je haussais les épaules tandis qu’elle restait accrochée à moi. Et comme je le faisais avec elle depuis toujours, je déposais un baiser sur son front. Très bonne question mais ce n’est pas moi qui pourrait te répondre. Je parade rarement en robe, à vrai dire jamais !


Je souriais à celle dont l’annonce de sa venue m’avait tant réjoui. J’avais même été tenté de lui écrire mais je n’en avais pas trouvé le temps ! Je regrettais même de ne pas avoir pu l’accueillir moi-même. Elle devait s’en douter mais je préférais le lui dire. La fixant, je replaçais une des nombreuses mèches rebelles derrière son oreille.


- Je me fiche que tu sois présentable ou non, le plus important est que tu sois là, déclarais-je. J’aurais d’ailleurs voulu t’accueillir moi-même mais cela s’est avéré impossible malheureusement !


Avec Helyna je ne cachais jamais ce que je ressentais et elle était sûrement la seule personne au monde à connaître cette facette de ma personnalité. Teora aussi l’avait connu mais pas assez à mon goût puisque la vie me l’avait prise beaucoup trop tôt !
Avec ces deux femmes, j'étais un autre homme. Voilà donc pourquoi j’éclatais de rire lorsque la jolie nordienne reprit la parole pour évoquer les dames du coin.


- Ce sont ces femmes qui me feraient honte ! Tu n’as pas besoin de ce genre de bout de chiffon, continuais-je en la voyant revenir après qu’elle se soit éclipser derrière un paravent, ton intelligence et ta beauté les dépassent toutes sans exception.


J’aurais du m’abstenir de la dernière précision puisque ma future femme se trouvait dans le lot mais je n’y prêtais guère attention. Et puis Nelya était différente de part son caractère. J’en venais d’ailleurs à me demander si elle et Helyna se connaissaient déjà ! Mais je ne posais pas la question et écoutais les paroles de ma cousine. Mon regard se posa sur son arc et je ne pus m’empêcher de sourire.


- Tu l’as toujours ! dis-je assez fier qu’elle ait encore ce cadeau que je lui avais offert contre l’avis de beaucoup. Je me suis attiré les foudres de pas mal de monde le jour où je te l’ai donné, lui rappelais-je. Cela m’avait bien amusé, avouais-je. Et l’on parlera autant que tu veux et de ce que tu souhaite si ça me permet de te garder ici.


Mes mots auraient pu être soumis à de belles rumeurs, tout comme le fait que j’étais en train de resserrer la robe d’Helyna mais je m’en fichais. Un homme n’était censé que défaire les vêtements de ses dames mais j’avais aussi appris à les attacher. Combien de fois avais-je été conquis par la beauté de ma femme au point de la déshabiller alors qu’elle venait de se faire habiller ? Des tonnes de fois ! J'avais ensuite du l'aider à se vêtir à nouveau... Ce souvenir inconnu de toutes et tous me fit sourire !


- Les mondanités sont aussi stupides que la guerre est violente ! Mais on ne peut rien y changer… Les traditions ont la vie dure.  Je marquais une pause et eut un sourire malicieux. Tu me demande de briller par mon absence ce soir ? L’idée est plaisante et…  je cherchais une excuse… et tu me parais un peu pâle, presque malade non ?


L’Empereur ne m’en voudrait pas si je restais au chevet de ma cousine malade ? Lui comme moi accordions beaucoup d’importance à la famille et même s’il comprenait que cela n’était qu’une excuse, il me pardonnerait sûrement. Il savait à quel point Helyna comptait, à quel point je regrettais de ne pas être arrivé à temps lorsque sa mère avait été violentée sous ses yeux.
Puis je levais les yeux au plafond en soupirant au flot de paroles d’Helyna. Mes mains se posèrent sur ses épaules et je la fixais.


- Bien sûr que non. Il n’a rien entendu ! Tu te poses trop de questions Hely. Mais sois certaine d’une chose ! Jamais tu ne me feras honte, jamais, insistais-je. Reste telle que tu es surtout et n’écoute pas celles et ceux qui veulent te faire changer ; peu importe qui ils sont ! dis-je en faisant allusion à notre famille. Puis je fronçais les sourcils concernant le fait qu’elle ignorait où dormir. Concernant l’endroit où tu vas dormir je ne suis pas au courant mais je pourrais te laisser mes quartiers en attendant !



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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Jeu 18 Jan - 3:58


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Très bonne question mais ce n’est pas moi qui pourrais te répondre. Je parade rarement en robe, à vrai dire jamais !

L’image de ma robe verte et or sur lui me fit sourire, l’émeraude n’était pas ma couleur, du moins je l’imaginais ainsi, en réalité toutes ces choses de couleurs de teint de lait ou de belles étoffes me dépassaient tout autant que lui, je préférais parler d’angle de tir, de vent, de pistage.

Oh combien plus agréable, comment pouvait-on trouver son bonheur dans l’officine d’une tapisserie quand tant de choses s’offrent à nous au dehors ? Certes je n’étais pas inculte je savais parfaitement coudre, tenir une maison, la défunte épouse de Conrad, tout comme ma tante et ma cousine avait religieusement veillé à mon éducation. Elles avaient toutes vite compris mon enclin pour les choses plus masculines, mais avaient émis des conditions claires à l’acceptation de mes études avec le maître d’arme. J’avais donc dû plus que nulle autre travailler mes points de croix ou les choix d’un vin avec un plat de viande que j’avais soigneusement chassé au préalable.

« Si tu y tiens, je peux te passer cette chose magnifique, cette œuvre d’art manuelle qui a dû coûter la somme d’un an de travail pour les paysans de nos terres pour tester oh combien il est confortable d'être serrés comme un ballot de paille dedans. Je suis sûr qu’à toi elles n’oseraient pas dire que t'es fait comme une planche sans formes et atouts et ne chercherait pas à refaire les parties respiratoires de ta personne pour entrer dans ce tissu. »

Lançais-je depuis ma cachette avant de revenir et reprendre la conversation sur ma toilettes pompeuse en lui tendant les lacets.

- Je me fiche que tu sois présentable ou non, le plus important est que tu sois là, déclarait-il. J’aurais d’ailleurs voulu t’accueillir moi-même mais cela s’est avéré impossible malheureusement !


Ses mains enserraient la robe autour du corsage formant ma silhouette d’un tissus fin, l’encolure qui laissait dépasser deux petits seins des plus enfantins n’offrait à ma vue dans le miroir que plus encore la sensation de n’être pas à ma place dans ces vêtements. Je jouais les femmes là où même mon époux n’avait pas vu telle chose attirante chez moi. Mes yeux se dirigèrent vers lui, touchée de ses excuses et de le retrouver, je sentis quelques instants ma gorge se serrer en le voyant là si proche. Combien de fois enfant j’avais parcouru en secret les longs couloirs d’Atres-Les-Confins pour me glisser dans ses bras et oublier les cauchemars qui s’emparaient de moi durant la nuit. Chaque matin pourtant je m’éveillais dans mon lit, sagement couverte de fourrure de drap, sa chemise à mes côtés empreinte de son parfum pour me rassurer. Il était si important alors qu’aujourd’hui encore je n’arrivais à définir ce que je serai devenue sans lui.

- Ce sont ces femmes qui me feraient honte ! Tu n’as pas besoin de ce genre de bout de chiffon Continua-t-il sans remarquer perdu dans son travail de laçage les quelques lignes de larmes qui traîtresses s’échappaient de mon regard, Ton intelligence et ta beauté les dépassent toutes sans exception.


Je baissais doucement la tête pour fuir le miroir, explorant mon corps bloqué dans les entrelacs vertigineux de tissus, pressé de prendre mes bottines pour ne rien montrer du bonheur qu’il m’offre juste par sa présence qui m’avait tant et tant manqué.  Comme ils avaient été interminables ces mois sans lui, avec pour seul horizon les médisances de ma belle-sœur, certaine que je portais sur mes épaules le malheur. Cette réputation avait sûrement dû venir à lui comme à d’autres et pourtant il me demandait de rester telle que j’étais. Aussi imparfaite que même mon époux m’avait préféré un homme ou que ma belle-sœur avait juré d'en finir de suite avec sa vie si son père ne me faisait pas au plus vite partir. Elle attendait son premier enfant et mon départ qui aurait dû la calmer n’avait que confirmé ses craintes, moi au loin la fille avait vu le jour en bonne santé, moi présente elle ne donnait pas deux jours au bébé.

Mya qui m’avait récupéré en morceaux avait tenu un temps à demander réparations, autant pour les accusations idiotes de ma belle-sœur que pour mon lourd secret, nul mariage ne tenait sans consommation et un mestre selon elle aurait sûrement pu témoigner de mon état. Mais le hic dans tout ceci était d’entacher un peu plus mon état, en tachant celui d’un homme tombé pour le roi, pour le nord et entraînant le nom de son amant avec, elle avait fini par se résoudre au silence, non sans que je craigne un temps qu’elle en parle à Conrad. Crainte qui venait de fondre comme les dernières neiges de l’hiver en quelques mots me complimentant. J’éloignai alors le sujet en parlant de Destiné.


- Tu l’as toujours !

Dit-il en portant son attention sur l’arc et le carquois, à l’époque les flèches portaient toutes la couleur rouge, tintée avec les piments des capes de la maison je prenais soin à cela, comme certaines prenaient soin de leur toilette, à présent elles étaient noires, faites des plumes de corbeaux, elles portaient comme moi le deuil et la couleur sombre de la perte. Si mon deuil n’était que pour l’usage, il était réel sur bien des points, les années m’avaient arraché plus d'un proche, comme à chacun de nous d’ailleurs

Je me suis attiré les foudres de pas mal de monde le jour où je te l’ai donné, Me rappela t-il.

Cela m’avait bien amusé et l’on parlera autant que tu veux et de ce que tu souhaites si ça me permet de te garder ici.


M'installant sur le petit divan je passé mes lacets de bottes tout en écoutant ses mots, à demi perdue dans le souvenir de cette époque de ma cousine et ma tante s’insurgeant contre lui d’approuver mes idées.

« Tu as toujours été le seul à comprendre que jamais je n’accepterai d’être une victime sans défense, elles ont fini par le voir aussi, mais sans toi, rien n’aurait été ainsi, et je ne pourrai jamais partir nulle part sans lui, la preuve me voilà fardée comme une dinde à un banquet car j’ai pris qu’une robe et ma cape pour le voyage et que ma robe n’a de bien que l’usage d’un jeu de carte en toute intimité. »  

J’imitai la vois accentuée de la riveraine rousse qui m’avait si simplement mise hors de moi un peu plus tôt.

- Les mondanités sont aussi stupides que la guerre est violente ! Mais on ne peut rien y changer… Les traditions ont la vie dure.  

Je relevai les yeux sur lui, plaçant ma robe correctement sur mes jambes et lissant mes cheveux pour y mette le petit diadème servant à les cercler, enfin paraître comme elles le souhaitaient, à cela près que mes cheveux n’étaient pas tout en bouclettes et chignons. Son sourire malicieux m’intriguât.

Tu me demandes de briller par mon absence ce soir ? L’idée est plaisante et… Je ne lâchai pas mon regard de lui, amusée mais surtout ravie à l’idée de pouvoir le garder que pour moi ce soir Et tu me parais un peu pâle, presque malade non ? Un sourire traversa mes lèvres alors que je me relevai prête à jouer la plus belle scène possible d’un malaise. Mais me stoppai pour m’assurer avant toute chose que l’empereur ne pouvait vraiment pas entendre ce qui se passait ici.

- Bien sûr que non. Il n’a rien entendu ! Tu te poses trop de questions Hely. Mais sois certaine d’une chose ! Jamais tu ne me feras honte, jamais, Insistait-il. Reste telle que tu es surtout et n’écoute pas celles et ceux qui veulent te faire changer ; peu importe qui ils sont… Concernant l’endroit où tu vas dormir je ne suis pas au courant mais je pourrais te laisser mes quartiers en attendant !

Marchant sur un pas je me mise à chanceler un mouvement doux sur la droite puis un second sur la gauche, comme les hommes qui revenaient de la taverne. Ma main se porta sur ma poitrine, qui à mon goût était bien trop mise en valeur et visible. Mais qu’importe j’inspirai le plus possible et gémis imitant à présent ma suivante lors de sa folle nuit avec Torrhen. Un nouveau pas et j’étais suffisamment proche pour me laisser tomber comme une fleur entre ses bras.

« Conrad, je me sens pas bien, je n’arrive pas à respirer. »  

Je fermai les yeux, en ouvrant un pour le regarder, mes joues rougies des émotions collées en l’instant parfaitement au simulacre.

« Je ne sens plus mes jambes, ciel mon cœur a fait le voyage vers mes lèvres, ne voyez-vous point mon sang brûler mes joues… »

Ma main remonta sur mon front et retomba dans un mouvement théâtral. Pour se saisir de la sienne et la coller sur mon cœur avant d’ouvrir grand les yeux.

« Par le loup ! Désolée  ta main ne passera pas,  

Dis-je réalisant que je n'avais plus les formes d’une enfant pour pousser la comédie jusqu’à ce point-là. Je plantai mes iris dans les siennes en relâchant sa main presque certaine d’avoir une belle remontrance. Puis tirai la langue.

« Ce n’est pas la première paire que tu touche, heureusement ou je serai sûrement morte de honte. »

Je me redressai doucement, réalisant que je n’étais plus la gamine passée, que demain ou sous peu il y aurait une nouvelle madame Omble et que ce genre de jeu qui enfants passaient totalement, n’avaient plus de place à présent. Qu’aux yeux d’autres je passerai pour une sauvageonne ou je ne sais quelle folle ou allumeuse et il était totalement impossible, inacceptable que j’entache ma famille ou lui par mon comportement.

« Excuse-moi, je ne suis pas encore coutumière de la bonne conduite d’une vraie lady, mon sang est noble mais mes actes son discutables. Fort heureusement nul n’en a rien vu ou je… »

Je me mordis les lèvres allant me placer devant le miroir trouble, j’avais la sensation d’avoir perdu au moins dix centimètres, que mes cuisses étaient plus larges et mes hanches plus voluptueuses, les mèches qui entouraient mon visage me faisaient ressembler par bien des points à un savant mélange entre mon père et la finesse de ma mère.

« Conrad, je ne repartirai pas sans avoir vu par moi-même ce que tu appelle la violence de la guerre, tu l'as sûrement compris en voyant destiné, je refuse aussi de prendre ta chambre, ton lit, sans toi… »

Je me mordis les lèvres et me tournai vivement manquant de finir le nez dans le sol à cause des jupons.

« Enfin je veux dire… que je ne peux te voler ton lit, ce divan est parfait, j’ai dormis dans de pires lieux pour te retrouver tu sais Oh ! »

Je levai un doigt en l’air comme illuminée d’une idée fabuleuse.

« Je pourrai dormir dans la chambre de la bonne, juste à côté ! » Esquissais-je un large sourire. « Cela m’importe peu et quand je dors je n’entends jamais rien ! tu pourras… » Je marquai un temps. « Enfin tu vois ce que font les hommes la nuit…. »

Par les loups quelle gauche.

« désolée, mais ne me renvoie pas, tu sais combien ils m'ont tous pris, je te promet que je me comporterai avec dignité, que je ne te ferai pas honte et quand bien si pour l’heure tu me dis que jamais je ne te le fait, je sais que c'est le cas, tu m’aurais vue devant l’empereur, une pintade des marées, souillon au possible, je me faisais honte à moi-même, si j’avais espoir qu’il m’apprécie un peu avant, je sais à présent qu’il ne me verra jamais plus comme une dame ou comme une noble digne de son rang, alors je dois, non je ne veux plus jamais avoir honte comme ça et plus jamais »

Je ne lui avais pas laissé trente secondes pour parler, au lieu de cela je me tournai une nouvelle fois face à ce miroir menteur.

« On m’a dit que l’impératrice prend des femmes avec elle, qu’elle-même lutte avec vous, si le nord me refuse d’aider ma maison avec mon arc, si tu me refuses, je n’aurai alors plus rien à perdre et irai la rejoindre, même à pieds par l’hiver. Dans deux mois mon deuil sera fini et regarde-moi, je suis loin d’être aussi belle qu’elle, aussi attirante ou courtoise, l’homme que mon oncle me cherchera sûrement sera aussi malheureux que celui que j’ai mis en bûcher. »

J’inspirai, non, soupirai, réalisant que je ne lui avais pas laissé le temps de parler ou même de m’engueuler ou de rire, non il venait de tomber sur une déferlante de caprices ou exigences. Me détaillant les épaules tombantes, je nourrissais l’envie d’exploser mon reflet.
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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Jeu 18 Jan - 21:36





Depuis toujours, l’humour était de mise entre Helyna et moi ! Et même s’il m’arrivait de plaisanter avec mes hommes jamais je n’allais aussi loin. Il y avait des limites que je ne dépassais pas avec eux, surtout quand je sous-entendais que je ne portais que très rarement des robes. J’imaginais parfaitement la tête que les soldats pourraient faire en entendant cela, si l’information ne les tuait pas sur le coup bien sûr. Cela m’amusa au point de me faire sourire mais je reportais vite mon attention sur les paroles de ma cousine.
Je riais dans un premier temps et fronçais les sourcils en apprenant ce qu’avaient sous-entendu les suivantes présentes un peu plus tôt. J’en oubliais de répondre à son offre concernant la robe et la détaillais rapidement. Helyna était jolie la dernière fois que je l’avais vu, à présent elle était sublime à mes yeux. Et je ne pensais pas cela à cause de sa tenue qu’elle détestait tant. Voilà pourquoi je ne lui mentais pas en lui disant ce que je pensais réellement… Elle disait qu’elle n’était pas présentable, je pensais le contraire !



- Il va falloir que je touche deux mots à ses suivantes… soient elles sont aveugles, soient elles sont jalouses ! Je pencherais pour la deuxième option. Quoiqu’il en soit elles n’ont pas à te dire ça !


J’avais dit cela tandis que je m’affairais à resserrer la robe qu’Helyna avait enfilée. J’avais beau me concentrer, je croisais tout de même le reflet de la jeune femme dans le miroir. Elle s’observait mais ne le faisait pas avec le sourire ou une quelconque bonne humeur.  Je n’aimais pas la voir comme cela mais je me disais que ce n’était que cette séance de crêpage de chignons qui avait du l’exaspérer. Du moins je l’espérais mais une larme que je n’aurais sûrement pas du voir m’inquiéta. Cependant, je ne questionnais pas Helyna… et patientais ! J’avais toujours fonctionné de cette manière lorsque je voyais que quelque chose la tracassait. J’attendais qu’elle m’en parle et si elle ne le faisait pas, je l’interrogeais. Ayant constaté un problème j’allais me montrer plus vigilant quant à l’attitude de la jeune femme même si je n’en laissais rien paraître. Mya ne m’avait rien dit au sujet d’Helyna dans sa dernière missive et j’espérais qu’il ne lui était rien arrivé de mal pendant le trajet.


- Le voyage n’a pas été trop pénible ? demandais-je en ayant fini de m’occuper de sa tenue.


La libérant ainsi, elle filait avec ses bottes sans même prendre le temps de regarder si je n’avais pas fait n’importe quoi. Étonnant ! Certes, elle n’aimait pas se vêtir de la sorte mais c’était à peine si elle se regardait. La robe lui déplaisait-elle à ce point ? Si c’était le cas, je ne comprenais pas. La tenue avait beau être trop clinquante, elle ne faisait que la mettre en valeur. Était-ce si dramatique que cela ? Pas pour ceux qui la contempleraient, et de loin je vous l’assure.

Mais mes recherches du problème stagnèrent et le sujet changea pour faire remonter des souvenirs du passé. Cet arc, je le lui avais offert contre l’avis de tous et je me souvenais encore des paroles de ma mère à mon égard. Rien de bien glorieux et j’avais été surpris que de tels mots puissent passer les lèvres de celle qui m’avait mis au monde. L’énervement l’avais fait gronder telle une louve sur le point de mordre. Mais j’en avait fait fi et avais donné mon cadeau hors norme à Helyna… Son bonheur avait suffit à me faire oublier les critiques et c’est pourquoi j’étais fier de voir qu’elle avait encore cet arc avec elle.
J’esquissais en sourire en la regardant après qu’elle se soit installé sur le divan. Il est vrai que si je n’avais pas été là, elle n’aurait pas eu beaucoup de soutien. Ma mère et ma sœur aimaient leur place dans le monde et ne se voyaient pas combattre à coups d’épées ou de flèches. D’ailleurs il m’était impossible de les imaginer dans ce genre de situation !



- A l’époque j’étais un rebelle qui aimait n’en faire qu’à sa tête ! Comment n’aurais-je pas tu te soutenir, déclarais-je. Et puis je me rappelle encore ton regard, emplit d’une détermination farouche. Je l’observais. C’est toujours le cas !


Puis nôtre conversation quitta le passé pour revenir sur le présent et aborder le futur. Les soirées comme celle de ce soir était depuis toujours une corvée pour moi et l’idée de m’y soustraire était fortement plaisante. Je ne m’en cachais pas auprès d’Hely. Pourtant j’aurais du lui dire le contraire… en théorie ! Bien que mes propos amusèrent la jeune femme aux vues de son sourire, elle ne répondit rien et préféra savoir si mes paroles concernant Torrhen étaient vraies. J’eus un léger rire avant de lui répondre que non !
C’est alors qu’elle se leva et sembla chanceler… la main sur sa poitrine ! Fronçant les sourcils, je faisais un pas vers elle alors qu’elle me disait qu’elle n’arrivait pas à respirer. J’étais sur le point d’aller la soutenir lorsqu’elle ouvrit un œil pour me regarder. Je riais ! Elle faisait la malade et le faisait très bien. Je secouais la tête, amusé, en écoutant ce qu’elle disait mais je ne m’attendais sûrement pas à la suite.
Je fus incapable de faire le moindre geste ou de dire le moindre mot lorsqu’elle posa ma main sur sa poitrine.



- Helyna ! m'exclamais-je perplexe alors qu’elle me tirait la langue. Quoi ? Oui… Enfin non bien sûr que ce n’est pas la première fois ! repris-je sans mettre de l’ordre dans mes mots. Mais comment aurais-je pu ? Je m’attendais à tout sauf à cela de la part d’Hely, surtout qu’elle n’était pas sans ignorer que mon attirance pour les femmes n’était pas feinte ! Cousine ou pas, elle en était une et magnifique en plus. Mais je chassais ces pensées avant même qu’elles ne se développent. Effectivement… Je dois avouer que tes actes…


Mais je ne terminais pas ma phrase et la regardais tandis qu’elle observait son reflet dans le miroir avant de reprendre la parole pour me dire qu’elle ne repartirait pas sans avoir vu la violence dont je lui avais parlé. J’allais lui répondre que je m’en étais douté mais elle ne m’en laissa pas le temps.
Elle déclara qu’elle ne pouvait pas me voler ma chambre, mon lit…



- Sans moi ? répétais-je alors qu’elle précisait sa pensée. Je secouais la tête et eus même un léger rire avant qu’une phrase ne m’interpelle.


Je savais parfaitement ce que les hommes faisaient la nuit et pas que la nuit d’ailleurs mais elle devait être tout autant au courant que moi puisqu’elle s’était mariée. Pourquoi ses propos me donnaient l’impression que ce n’était pas le cas ? Et est-ce que je pouvais décemment lui poser la question ? Je n’eus pas le temps de peser le pour et le contre que la jeune femme reprit la parole.
Je la regardais avec surprise alors qu’elle me parlait de sa rencontre avec Torrhen ! Mon ami m’avait prévenu de l’arrivée de ma cousine et ne m’avait pas parlé d’un quelconque problème. Il l’aurait fait sans hésiter si cela avait été le cas !



- Torrhen ne m’a rien dit de tel…


Mais je ne pouvais développer ma réponse car elle reprenait déjà la parole pour évoquer l’Impératrice et le fait que cette dernière s’entourait de femmes. Je secouais la tête de manière négative ! Hors de question qu’Helyna combatte loin de moi, j’étais censé la protéger.
Puis je fronçais les sourcils lorsqu’elle parla d’un éventuel époux qui lui serait imposé après son deuil et qui serait sûrement malheureux à cause d’elle. Il y avait bien problème et cela était en lien avec le mariage ou alors je n’y comprenais rien. Je me rapprochais d’elle et la prenait par les épaules pour qu’elle me regarde.



- Il n’est nullement question d’un mariage pour le moment et tant que tu ne le souhaiteras pas, déclarais-je. Mais je ne te comprends pas ! N’importe quel homme rêverait d’avoir une femme telle que toi à ses côtés. Pourquoi prétendre le contraire ? Pourquoi dis-tu que ton défunt époux était malheureux avec toi ? Je marquais une pause et lui relevais le menton pour plonger mon regard dans le sien. On ne s’est jamais rien caché tout les deux. Dis-moi ce qui ne va pas Hely.




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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Lun 22 Jan - 3:37


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« Il n’est nullement question d’un mariage pour le moment et tant que tu ne le souhaiteras pas, déclarais-je. Mais je ne te comprends pas ! N’importe quel homme rêverait d’avoir une femme telle que toi à ses côtés. Pourquoi prétendre le contraire ? Pourquoi dis-tu que ton défunt époux était malheureux avec toi ? »

Il marquai une pause et il me relevai le menton pour plonger son regard dans le mien.

« On ne s’est jamais rien caché tous les deux. Dis-moi ce qui ne va pas Hely. »

J’aurai dû apprendre les leçons depuis le temps, savoir qu’il laissait en moi, comme je savais le faire en lui. Mais non je m’entêtais à croire que ceci était mon privilège, qu’au regard de mon cousin je restais une sorte d’énigme bien agaçante ou adorable. Sauf qu’il ne nous avait pas fallu bien longtemps pour qu’il remarque que j’ai un problème. Pire en un rien de temps j’avais presque oublié les leçons de ma tante sur la bienséance et que sous mes corsages en cuir ou mes robes ne se trouvait plus un horizon plat mais des courbes biens en chaire de femme qui aurait dû se faire prendre par son époux pour lui donner un digne héritier. Mais le fait est que le manque clair de désir des hommes envers ma personne ne m’aidait pas souvent à imaginer que je puisse leur faire quelques effets. J’observai Conrad un bon moment silencieuse, espérant qu’il passerait à une autre question, bien moins pénible. Mais c’était mal connaître mon cousin.

« S’il n’est nullement question d’un mariage pour moi, notre empereur lui m'a parlé du tiens, j’espère qu’elle te rend heureux… »

Enfin prête je me redressai pour le contempler avec une esquisse de sourire avant d’effectuer une révérence des plus gracieuses.

« Suis-je à la hauteur de vous mon cousin ou dois-je faire appel à quelques dame d’atouts pour arranger tout ce qui manque à mon aspect pour être digne de paraître à votre bras et faire la recherche de quelques logements qui ne vous imposeront pas ma présence constante en ces lieux ? »

J’arquai un sourcil d’un air amusé, déposant les armes face à sa résistance habituelle.

« Ce n’est point une affaire qu’on aborde avec un homme, surtout si celui-ci ne vous est pas intime de la sorte que l’est un époux. »

Reprenant mon sérieux, je laissai passer un soupire sans aucune bonne éducation, me laissant tomber sur le canapé.

« Par les Loups, que je sois pendue par les pieds pour ne savoir te mentir Conrad, il y a franchement des sujets… »

Je relevai le regard vers lui.

« Tu me vois belle, mais mon époux ne me trouvait guère attirante, si peu en réalité qu’il a baigné nos draps le soir des noces, il m’a dit que beaucoup le font quand ils ont consommé durant les fiançailles ou que la dame a quelque peu batifolé et que la noblesse présente ne doit rien en savoir… »

Mon dieu, c’est n’importe quoi… je relevai les yeux et grimaçai.

« Par les dieux, non ! je suis pure ! je n’aurai pas entaché… »

Je réalisai que j’avais employé le présent en annonçant que je n’étais pas souillée par quelques aventures plus anciennes à mes noces.

« Il ne m’a pas visité, j’ai usé pourtant des tentatives que m’avaient appris les femmes, mais aucune n’a su lui plaire, il était doux, aimable, mais je ne lui faisais aucun effet. »

La suite était-elle indispensable ? Peut-être pas pour d’autres, pour lui qui voudrait forcément comprendre sûrement comme sa sœur avant lui.

« Un soir lasse des reproches de ma belle-famille quand à ma disposition à ne pas donner d'héritier, je me suis engueulé avec Tristan, je pense que tu sais comment tout ceci se passe… »

Le savait-il dans le font ? Après tout, feu son épouse ne s’était jamais plainte de délaissement, pas plus que d’autres qui à l’inverse, cherchaient et partageaient plus d'une astuce pour ne pas porter d'enfant à longueur d’années, face au vaisseau charnel de leurs époux. Je me redressai.

« Qu’importe les raisons, le résultat est qu’aujourd’hui je ne peux pas me laisser marier par mon oncle ou toi, comment j’expliquerai à un second époux que je n’ai pas connu mon premier de cette manière ? Puis ma belle-sœur a tellement prétendu que je porte malheur à présent que… »

J’attrapai le pichet de vin oublié et m’offris une grande coupe que j’avalai d’une traite à peine versée.

« J’ai maudis Tristan cette nuit-là, nos mots ont été entendus, si bien qu’au lendemain à son départ, nous étions en froid et qu’à sa mort sa sœur m'a prêté les raisons de sa mort. Alors à présent pouvons-nous faire semblant qu’on n'a jamais eu cette conversation et nous accommoder de tes prochaines noces ? »

Je reposai la coupe pour en verser une seconde et remonter le vin à ma bouche. La triste réalité de ma vie me minait un peu trop aujourd’hui.

« Si les hommes ne veulent pas de moi, que les femmes me pensent ainsi, il ne me reste que l’ambition et la mienne a toujours été de ne jamais être une victime ou une femme faible. Pire car en grandissant, j’ai réalisé que je ne voulais plus me retrouver à vivre loin de toi, tu es le seul qui ne m’a pas abandonné, vas-tu m’abandonner aussi ? »

Murmurais-je en buvant d’un coup de bras ma seconde coupe et me lancer pour le remplir une nouvelle fois, quand je me décidai à me tourner la troisième coupe en main.

« Par les dieux Conrad, faut-il que je boive tout le pichet pour que tu prennes un verre avec moi et me garde ici ce soir au lieu de m’imposer de parader devant ton meilleur ami et tous ces rois qui vivent là et me prendront pour la plus délurer des sauvages ? »
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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Mar 30 Jan - 10:31





J’avais appris à connaître Helyna au fil des années sans que cela ne me demande des efforts. Son caractère, si différent de celui de ma sœur et plus proche de ma défunte épouse, devait y jouer pour beaucoup. Il m’était donc aisé de savoir quand quelque chose tracassait ma cousine. Je posais rarement des questions sans avoir laissé le temps au temps mais cette fois-ci, je préférais ne pas patienter. Elle se dénigrait trop, et son comportement me surprenait tout autant. Assez pour que je lui demande de me dire ce qui n’allait pas.
J’avais cependant pris le temps de lui dire qu’il n’était nullement question de mariage la concernant et je ne mentais pas. Si cela était le cas, je n’étais pas au courant et je ne ferais rien pouvant déplaire à Hely. Deux de ses fiancés étaient morts puis avait suivi son époux. De mon point de vue, elle pouvait attendre le temps qui lui plairait. J’avais même déjà averti mes parents quant à ce sujet lorsque j’avais été prévenu de l’arrivée de ma cousine. Je ne jouerai pas de ma bonne entente avec elle pour la pousser au mariage.


Mais le sujet n’était pas là pour le moment et j’attendais une réponse. Maligne, Helyna opéra une jolie pirouette pour amener mon mariage à venir sur le tapis. J’arquais un sourcil en entendant sa question ! Le plus surprenant était que je ne me m’étais même pas posé… mais à quoi bon le faire ? Je ne serais que très rarement auprès de Nelya et si cela lui convenait c’était déjà une bonne chose.
Avant de répondre, j’esquissais tout de même un sourire en la voyant faire une gracieuse révérence. Je me penchais même légèrement en avant pour lui rendre la pareille.


- J’ai la vague impression que tu change de sujet Helyna ! déclarais-je. Et pour ce qui est de ta présentation… tu es parfaite !  Je marquais une pause. Cependant, je m’amuserais bien à faire revenir ces suivantes pour leur rappeler que critiquer une nordienne et qui plus est une Omble peut être dangereux, avouais-je songeur.


Mais l’idée s’envola lorsque ma cousine me répondit enfin pour m’avouer que son problème ne pouvait pas me concerner… nous n’étions pas assez intimes. Sérieusement ? Elle croyait quoi ? Qu’elle allait me choquer ? Que cela pourrait être inconvenant ? Peut-être, certes ! Mais cela le serait-il plus que ma main sur sa poitrine ? J’avais des doutes. Je la fixais donc en croisant les bras et en attendant.
Ainsi donc, je levais les yeux au plafond quand elle déclara que son mari ne l’a trouvé pas à son goût. Elle ne devait vraiment pas se voir comme les hommes la voyaient. Mais la suite me fit afficher une mine surprise avant que je ne fronce les sourcils et que je ne m’assois à mon tour tout en regardant la sublime jeune femme.


- Tu es train de me dire qu’il ne t’a jamais touché… que tu es…


Toujours pure ? Oui… c’était bel et bien ce qu’elle venait de m’avouer. C’est alors que des rumeurs que j’avais parfois entendu me revinrent à l’esprit. Certains prétendaient en riant que le très beau Harclay préférait la compagnie des autres soldats à celle des femmes mais que cela n’avait rien à voir avec la guerre ! Se pouvait-il que ces rumeurs qui m’avaient fait rire aient été fondées ? Visiblement c’était le cas !
Mais Helyna parlait tellement que je n’eus pas le temps de lui dire quoique ce soit… D’ailleurs, qu’aurais-je pu dire ? La seule chose qui me venait à l’esprit était de lui conseiller de boire son verre de vin moins vite si elle ne voulait pas être soule en quelques minutes.


- Oublier ce que je viens d’entendre… La plaisanterie n’est guère bonne Helyna !


Puis la jeune femme parla de cette relation particulière que nous avions toujours eue. Je savais qu’elle détestait me voir partir après chacun de mes retours mais la vie était ainsi faite.  
En voyant la belle remplir une seconde coupe j’allais lui dire de ralentir la cadence mais sa question me sembla demander une réponse rapide.


- Quoi ? Bien sûr que non ! Je ne vais pas t’abandonner et d’ailleurs c’est toi qui parlais il y a quelques instants de rejoindre l’Impératrice, lui rappelais-je, pas moi !


Puis je me levais au moment où Helyna me demandait à quel moment j’allais l’accompagner pour boire tout en réitérant sa demande de rester ici ce soir. Sans prévenir, je récupérais le verre qu’elle s’était rempli et m’asseyais près d’elle en vidant la coupe.


- Avant de t’accompagner je dois rattraper mon retard ! déclarais-je simplement. Et tu as gagné, nous resterons ici.  Je marquais une pause et observais Helyna en silence. Mais pour que ce soit le cas, tu dois répondre sincèrement à une question. Tristan préférait-il les hommes ?



La question aurait pu choquer plus d’une personne mais je voulais en être sûr. Il était vrai que certains époux délaissaient leur femme car elles ne leur plaisaient guère mais ce n’était pas au point de les laisser pure. Et puis il aurait fallu être aveugle pour ne pas se rendre compte qu’Helyna est magnifique !



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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Mar 6 Fév - 20:04


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« Avant de t’accompagner, je dois rattraper mon retard ! Déclarais-je simplement. Et tu as gagné, nous resterons ici. »

Le silence, voilà une chose infernale, surtout quand il est souligné par un regard d’aigle et que la personne sait lire en vous comme aucun autre. J’avais d’un trait la sensation de me retrouver mise à nue par lui. Il semblait dubitatif, presque scié par mes révélations et je n’allais pas tarder à me retrouver les deux pieds dans le sac où je ne voulais pas marcher depuis de longs mois. Mais dans le fonds était-ce trahir une parole quand la personne à qui on l’avait fait n’était plus de ce monde et avait eu l’affront au lendemain de partir avec son amant en vous laissant passer pour une épouse mal lunée suite à notre échange un peu trop brutal ? Bon, je n’aurai sûrement pas dû lui coller ma main dans la figure, il n’aurait pas dû non plus me préférer le corps d’un homme sans même une fois faire sa part dans notre union.

« Mais pour que ce soit le cas, tu dois répondre sincèrement à une question. Tristan préférait-il les hommes ? »

Assurée que je resterai sagement dans ses appartements, je retirai les perles qu’on m’avait vaillamment mises autour du cou et plongeai entre mes seins un peu trop exposés pour faire de moi une veuve digne. La couleur émeraude du tissu lui-même oubliait le drapé noir que je devais porter en temps normal, seul me restait un voilage qu’elles avaient trouvé on ne sait où. Le linge reposait sur le guéridon savamment plié et sûrement parfumé pour les circonstances.

« Autant que tu aimes les femmes, je pense. »

Je déposai les perles sur le meuble et revins à lui pour prendre la coupe dans sa main et la diriger sans la lui retirer vers ma bouche. J’en avalai une bonne rasade de courage et penchai la tête en arrière en oubliant toute tenue de femme du beau monde. Puis du revers de ma main effaçai les traces de nectar de mes lèvres en plantant mes iris dans les siennes.

« Il ne m’a pas visité comme tu visites une épouse, pas une fois, le premier soir, il s’était érigé en galant homme, fiole en botte, il a simulé ma saignée, ainsi, je pouvais m’assurer qu’il me respectait moi, m’eut-il dit, les soirs suivants, on a bu, parlé, tellement parlé qu’à l’aube, j’aurai pu rouler sur une table en chantant quelques chants que tu m’as appris et dont une dame ne devrait en connaître les rouages. Au bout de deux semaines, j’ai tenté quelques amorces en questionnant quelques-unes comme ma suivante qui comme tu le sais n’est pas démunie d’art en la matière depuis nombre d’années. Et j’ai œuvré à lui plaire, mais mes charmes ont visiblement autant de prise sur les hommes qu’une truie plaît à un cheval, j’ai donc fini par la confrontation mais au lieu de répondre il m’a laissé une fois de plus seule dans la maison qui nous était offerte. Je l’ai vu sortir alors que je ne trouvais le sommeil et l’ai suivis, la suite se passera de légende mon Conrad, quand il m'a vue comme je te vois, il portait bien moins de vêtement sur lui que j’en portais quand tu es entré. Il ne m’a pas suivie pour autant, non, il m’a dit avoir d’abord fini sa tâche avant de devoir venir répondre de celle-ci prix pour prix, il ne trouvait là aucune raison de se priver. Notre dispute fut si… »

Je récupérai le pichet et cherchai du regard une coupe de sauvetage. Mais faute d’en trouver une, je renonçai pour la reposer et faire quelques pas vers la baie avant de me tourner dos à lui.

« Au lendemain, tous savaient que je reprochais à mon époux de me délaisser, mais d’aucun pourquoi, pour ma belle-sœur, j’en demandais trop à Tristan et je devais me sentir honorée de son respect, qu’il ne me prenne point pour une poulinière. Mais ce sujet fut vite remplacé par l’annonce de mon époux qu’il partait le jour même vous retrouver pour la bataille si proche. La suite est assez connue, je suis veuve et coupable de la fuite de mon mari, coupable de son trépas, ma belle-sœur m’en veut tellement qu’elle ne pouvait plus me supporter à sa vue et prétendait que je suis maudite, c’est devenu tellement compliquer que mon beau-père m'a demandé de rendre visite à Mya ou ton père, le temps de sa grossesse et d’un possible héritier via ses entrailles fécondes. Et me voilà aussi intouchée et radieuse qu’à ma naissance portant le voile noir et me demandant ce que je dois bien faire de tout ça. Alors je veux au moins combattre, ça, je sais faire et je veux que tu me parles de ton mariage et surtout pas du fait que même mon époux m'a préféré un homme. » Dis-je d’un timbre calme en regardant les jardins couverts de neige et l’horizon sombrant dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Sam 10 Fév - 0:23





Je ne savais pas vraiment comment réagir face aux aveux qu’Helyna venait de me faire. Il était évident qu’elle était blessée par le fait que son mari ne l’ait jamais touché et qu’en plus de cela elle avait à présent une image faussée d’elle-même. La façon dont elle parlait d’elle était totalement fausse puisqu’elle était sublime. Je lui avais dit et si elle pensait que cela était par gentillesse parce que j’étais de sa famille, elle se trompait lourdement. J’avais d’ailleurs déjà tiqué en entendant des commentaires à son sujet. Conversations qui étaient vite étouffées lorsque les principaux intéressés remarquaient ma présence.
Puis une interrogation me vint concernant le défunt époux et cette dernière était en rapport avec des rumeurs que j’avais entendu le concernant. Elles n’avaient été qu’un murmure et dataient d’avant son mariage avec Helyna mais elles me revinrent forcément à l’esprit. Il avait été dit qu’il préférait les hommes aux femmes et même si j’avais trouvé cela absurde puisque je l’avais déjà vu en présence de catins, je me posais à présent la question. Je ne la gardais pas pour moi et questionnais donc ma cousine. En entendant la réponse je poussais un juron dans ma barbe avant de secouer la tête en soupirant.


- Tu m’en vois désolé Helyna… J’avais entendu des rumeurs, avouais-je. Mais seulement une fois… et tu sais, moi et les rumeurs…


Elle savait que je n’en avais absolument rien à foutre. C’était davantage le cas lorsqu’elles étaient aussi brèves ! Mais je commençais à me demander si celle-ci l’avait été ou si j’avais simplement fait en sorte de ne plus l’entendre. Je n’en savais rien ! Mais à l’époque je n’aurais de toute façon pas pu intervenir pour empêcher ce mariage. Si ? La réponse demeurerait un mystère.
Je reportais mon attention sur ma cousine quand sa main se posa sur la mienne et qu’elle but dans la coupe qu’elle n’avait pas récupérer. Je la regardais faire en me disant qu’elle ne se doutait pas une seule seconde de l’effet qu’elle devait produire sur les hommes. Je chassais cette pensée et reprenais la parole.


- Boire de la sorte n’est pas digne d’une dame, expliquais-je à Helyna en souriant tout de même.


Mais je ne rajoutais rien de plus et écoutais avec attention ce que j’aurais sûrement préféré ignorer. L’avantage d’apprendre toute l’histoire était que Tristan était mort. Enfin… c’était surtout un avantage pour lui vous pouvez me croire. J’aurais su tout cela avant il aurait vite regretté qu’un homme le touche cette fois. Malheureusement pour moi, je n’avais pas pu et ne pourrais jamais le confronter à l’humiliation qu’il avait fait subir à ma cousine. Car c’était ce qu’il avait fait selon moi et aucun Omble ne méritait d’être humilié… surtout pas par un type préférant les hommes.


- Helyna ! S’il n’était pas déjà mort je le tuerais de mes propres mains… glissais-je alors qu’elle reprenait la parole.


Je vidais ma coupe et m’en servais une deuxième avec le pichet que ma cousine venait d’abandonner avant de se diriger vers la fenêtre.
Je me rendais compte que le comportement déplorable de son époux mettait Helyna dans une position délicate. En cas d’un second mariage son nouvel époux se poserait forcément des questions. Bien sûr, ma cousine ne comptait pas se marier mais c’était tout de même un problème…
J’esquissais un sourire à la suite de ses propos et buvais une gorgée d’alcool. Puis je haussais les épaules avant de reprendre la parole en toute honnêteté.


- On peut clore le sujet mais je dois te dire que tu n’es en rien fautive du fait que Tristan t’ai délaissé. Comment pourrais-tu l’être alors qu’il préférait tout simplement les hommes ?  Puis je marquais une pause en la détaillant. Et franchement… regarde-toi ! Je ne te dis pas cela parce que tu es de ma famille. Et mes paroles vont sûrement te paraître déplacées mais tu es incroyablement désirable Helyna, déclarais-je en la fixant. N’importe quel homme digne de ce nom te le dirait… avec des paroles plus poétiques je te l’accorde, précisais-je avec un léger rire. Je me taisais avant de reprendre. Pour ce qui est de te battre, on en reparlera. N’oublie pas que j’ai un supérieur et que je ne suis pas en mesure de prendre ce genre de décision. Et concernant mon mariage, que veux-tu que je te dise ? Ma future épouse s’appelle Nelya et elle a autant de caractère et de fougue que Teora, dis-je en prononçant le prénom de ma première femme ce qui était assez rare. Voir même un peu plus, précisais-je.




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Le Saigneur du Nord
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MessageSujet: Re: Lost For Words ft Conrad & Helyna   Sam 10 Fév - 5:22


« Where were you when I was burned and broken, While the days slipped by from my window watching, Where were you when I was hurt and helpless »
(Helyna ~ Conrad )
Coming Back to Life.
« Ça tombe bien, je n’ai de dame que le nom, je ne suis qu’une sale gamine dit-on, arrogante et doublée du caractère borné de mon terrible cousin. »

Dis-je en lui lançant un de mes sourires les plus royaux.

« Et bien soit, je n’aurai donc pas trop de mal à en trouver un capable et par les dieux muets pour ne pas m’endormir sous trop de poésie. »

Je revins à lui attraper sa main et l’attirai avec son pichet et sa coupe vers le petit salon et la cheminée, je me laissai tomber sans cérémonie sur le divan que j’avais plus d'une fois délaissé pour m’approcher de lui ou m’éloigner et enfin revenir.

« Qu’importent tous ces soucis de dessous de jupe, ils n’ont pour l’instant pas table et importance. Te voir le tuer m’aurait sûrement amusé, s’il m’avait fait autant de mal que les mots que ma belle-sœur aime à rependre et faire de moi une promise maudite là où comme tu le sais il n’en est rien, du moins je l’espère. »

Il évoqua son épouse et ma gorge se serra, je me rappelais d’elle comme si elle était encore présente, je m’attendais dès mon retour à la trouver, elle fut pour moi bien plus qu’une simple cousine, a l’image de Mya ou de Conrad et bien que je n’étais pas bien âgée, comme aucun ces trois-là m’avaient aimé, j’en étais certaine pour ce que je suis et non pas ce que je dois être. Je lançai un regard vers mon arc et baissai les yeux pour revenir sur lui et contenir l’envie de le prendre dans mes bras comme l’avait toujours fait la gamine que j’avais été qui dès qu’il était dans le coin n’avait de joie que dans son ombre. Combien de nuits avais-je passé en douce dans son ombre ? Au matin, je me retrouvais dans mon lit. Le grand drame de ma tante, de ma cousine ou de l’épouse de Conrad qui trouvaient là un comportement litigieux malgré mes jeunes années, comportement qui avait fini par placer une sorte de tradition de coucher en grandissant pour que je n’aille plus le déranger. Ma suivante m’avait prévenu que mes formes grandissantes rendaient mon entêtement gênant pour mon cousin. Sur le moment, je n'en avais pas pris note, pas cru un son, jusqu’à ce que je la vois elle dans les bras de Torrhen… Inspirant mon air dans une gorge trop étroite de souvenirs.

« Teora ne sera jamais supplanté, mais je n’ai nul doute que ta future épouse saura combler quelques vides, a-t-elle su t’apprécier ? Lui as-tu offert quelques instants comme celui-ci ? Si je n’ai pas eu le loisir des épousailles, plaisanter et louer des attachements, sauve mon cœur d’apprendre qu’il en sera autrement qu’elle t’offrira de combler le vide qu’a laissé ton veuvage ? »

Je récupérai sa coupe et la remplis, trouvant délaissée ma tasse vide de thé et y versai l’alcool pour en boire une gorgée sournoise d’alcool dans ce qu’un visiteur aurait sûrement pris pour une boisson chaude.

« Je comprends que tu dois en parler à Torrhen, mais si je ne puis le faire à tes côtés, j’irai rejoindre l’impératrice, je rendrai fou Jon, enfin le roi, mais, sur ce point je serai tout aussi têtue qu'omble de sang, je ne repartirais pas faire dentelle, je n’ai plus douze ans, l’époque où je vous suivais en douce en chasse est révolue, je sais me battre, certes, je n’ai pas pris la vie durant de grandes batailles, mais mon arc et mes flèches sont sûres et plus dangereuses que beaucoup et ont retiré plus d’un souffle pour protéger nos terres. Conrad, par tous les dieux, toi mieux qu’aucun sait comme cela ne peut être autrement, tu m’as trouvé dans ces rues enfant, tu m’as toujours soutenu, porté depuis ces jours, laisse-moi te suivre. J’ai plus que jamais besoin de ton soutien, tu as leur confiance là où tu as la mienne. »

Reposant ma tasse vide, je plantai mes yeux sur le pichet et commençai à sentir la brûlure du vin corsé brûler mes sens, mes joues.

« Tu me trouves vraiment à ton goût, donc si je n’étais pas ta cousine et pas missionnée par ton père pour que tu donnes ton héritage à ton frère, tu m’aurais courtisé un peu ? » Je me mordis rapidement les lèvres.

« Tu crois que je serai au goût de l’empereur si je me présentais ainsi ? Peut-être me laisserait-il te suivre ? Quoi que non, comme toi, il comprendrait que je suis aussi experte dans l’art des hommes que vous êtes doués pour la broderie. »

Je plantai mon regard vers ma tasse et me laissai tomber sur le dos du divan.

« Je crois que ton alcool est fourbe, il… » Il... Quoi ? Je me redressai mal assurée, la fatigue, les émotions, les verres enchaînés me rendaient visiblement loquace.

« Conrad, elle doit t’aimer comme je t’aime où tu ne peux pas épouser une femme qui ne t’apprécie pas vraiment, par les dieux, tu sais ce que je veux, manger, ou je vais finir tellement saoule que je vais dire n’importe quoi ou trop de choses. »

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