Liens utiles
Dernière intrigue
Journal des évènements
Cartes de Westeros
Localisation des persos
FAQ de BC
La parole aux membres
On vote !

Top 1Top 2Top 3



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
Brothers (PV Joran Cerwyn)
MessageSujet: Brothers (PV Joran Cerwyn)   Mar 16 Jan - 19:34

Bowen soupira, se massant les tempes avec application, espérant calmer la migraine qui manquait l’assaillir. L’armée nordienne nécessitait une dévotion de tous les instants, et son organisation implacable souffrait des pertes. La noblesse du Nord avait payé un lourd tribut au cours de l’année passée, les sauvageons puis la guerre contre Hoare ayant ravagés de nombreuses familles – la sienne en premier lieu. Il fallait remplacer les morts, et malheureusement, ce type de nomination favorisait immanquablement jalousies et rancœurs. Il n’y pouvait rien cependant : impossible de conserver à la tête d’unité de plusieurs milliers d’hommes aguerris un gamin qui n’avait pas trois poils au menton, et n’était même pas sorti du statut d’écuyer … Reed n’avait même pas l’âge d’homme, Corbois en avait quinze, Cassel à peine plus … S’entourer de Lords d’expérience était une nécessité. S’il gardait un goût amer de sa discussion avec le jeune paludier, tôt le matin, il en avait retiré une leçon salutaire : à l’avenir, hors de question qu’il tende la main. Le moutard n’avait pas réalisé l’ampleur de ce qu’il lui offrait, et sa réaction d’enfant blessé dans son orgueil confortait le Glover dans sa décision, aussi difficile soit-elle : hors de question de confier une division complète à un petit qui, sous le coup du chagrin, agissait comme le dernier des butors. Lui-même, avec presque dix ans de plus, et malgré la perte de sa famille, n’avait point protester quand sa maison n’avait pas obtenu de place particulière dans la chaîne de commandement du Nord. Il avait accepté la tâche ingrate d’aide de camp du Prince de l’époque, et l’avait fait fructifié, au-delà de ses espérances d’ailleurs. Il était temps que certains apprennent la notion de sacrifice et l’humilité … ou apprennent à voir plus loin que les honneurs immédiats. Seule la victoire comptait : Reed le comprendrait un jour.

Evidemment, ses entretiens, avec Lord Ryswell et Lord Flint, celui de Pouce-Flint, avaient été nettement plus chaleureux. Le premier était heureux que ses capacités en réserve aient été reconnues à leur juste valeur, et le second appréciait, après sa défense acharnée de sa ville au début de la guerre contre les pillards Hoare, de se voir récompensé de sa fidélité. En même temps, les promotions, de façon générale, étaient toujours mieux acceptées que les annonces plus difficiles, même si ces dernières étaient justifiées et discutées avec le Roi. Surtout, Bowen appréciait de pouvoir s’entourer d’hommes de valeur, avec une certaine expérience qui, aux yeux de certains, lui faisait défaut. Peu importait : les cadavres s’amoncelant avaient l’avantage de réduire les effectifs, et avec eux, précisément l’expérience générale. Le Poing du Nord était un pragmatique : à toute chose, malheur est bon aurait pu être sa devise. Silencieusement, il passa en revue plusieurs cartes, avant de prendre la plume pour écrire quelques ordres avant que son dernier invité de la matinée n’arrive.

Lord Cerwyn étant parti en reconnaissance avec Ser Karstark deux jours auparavant, il n’avait pas formellement discuté de son avancement avec son beau-père, s’étant contenté de la sous-entendre fortement afin de vérifier sa disponibilité. L’homme n’avait pas manqué de comprendre où il voulait en venir, précisant qu’il était à la disposition du Roi et irait où le Nord avait besoin de lui. Autant dire que Bowen n’aurait jamais un meilleur oui que celui-ci. C’était l’avantage de parler à un seigneur rompu à l’étiquette et aux arts de la guerre : les conventions silencieuses étaient aisément comprises de ce dernier. Du reste, le Glover s’entendait bien avec son beau-père, aussi bien que possible, à tout le moins. Le Lord de Castel-Cerwyn paraissait satisfait de voir que son pari avait réussi, et que son choix de gendre se révélait payant. Et puis, la venue d’un futur petit-fils ou d’une adorable petite-fille devait lui faire plaisir. En tout cas, il lui en avait touché quelques mots. Sans doute qu’il espérait, comme le jeune homme, mettre un point final à cette campagne avant la naissance de l’enfant, pour pouvoir être présent au moment de l’accouchement. Certes, les hommes n’avaient qu’une place limitée au cours de l’enfantement. Il s’agissait simplement d’attendre, ou de prier. Cela ne les empêchait pas de désirer être là pour accueillir leur progéniture, et féliciter la mère une fois l’épreuve accomplie.

Penser à Maedalyn lui arracha un léger sourire. S’il s’inquiétait continuellement pour sa femme et leur enfant à naître, il ne pouvait s’empêcher de songer à leurs nombreux corbeaux avec une réelle douceur. Des centaines de lieues les séparaient, mais il lui semblait pourtant que la distance entre eux diminuait à chaque fois qu’ils pouvaient échanger, coucher sur le papier leurs pensées. Lui écrire, quelques jours auparavant, qu’il était parvenu à accomplir sa promesse si tôt l’avait empli d’une joie immense, sans parler de cette facilité qu’il éprouvait à lui ouvrir son cœur petit à petit, ce qu’il avait tellement de mal à faire. Malgré l’éloignement, ils progressaient, lentement mais sûrement. La voix du garde à sa porte le tira de ses pensées.

« Ser Joran Cerwyn ! »

« Qu’il entre. »

Tandis qu’il entrait, Bowen observa son beau-frère.

« Ah, Joran, merci d’être venu. Mettez-vous à l’aise, je vous en prie. »

Désignant d’une main l’une des deux chaises qui entouraient la table recouverte de cartes, il attendit néanmoins de voir si le Cerwyn choisirait de s’asseoir ou de rester debout pour lui emboîter le pas. Une fois les deux hommes installés, le Glover attaqua dans le vif du sujet :

« Si je vous ai fait mander, c’est pour vous annoncer une nouvelle d’importance. Elle concerne prioritairement le Lord votre père, mais celui-ci étant en reconnaissance, j’ai présumé qu’il préférerait que vous soyez mis au courant afin de commencer à prendre quelques mesures d’encadrement. »

Il y avait quelques ajustements à faire, dans ce genre de cas, toujours.

« Les récentes batailles ont vu tomber plusieurs de nos officiers les plus expérimentés et déterminés. Leurs fils, pour vaillants et loyaux qu’ils soient, sont à peine des hommes faits … Quand ils ont l’âge d’avoir une barbe au menton, et non du duvet de garçon. Avec l’accord du Roi, j’ai donc dû procéder à quelques nominations à la tête de nos unités. Lord Ryswell va quitter la réserve pour prendre la tête de la division des Roches et du Sud, Lord Flint va assumer sa succession dans la réserve, par conséquent. »

Si Joran Cerwyn ne voyait pas où il venait en venir … Maintenant, il allait le savoir. Même si Bowen jugeait que la suite allait de soi.

« Reste le cas de la division de l’Ouest. Puisque Lord Cassel est tombé à Buron, il est nécessaire de lui trouver un remplacement. Et son fils est à peine sorti de l’âge d’écuyer. Or, il est important que les généraux nordiens soient des hommes à même de s’imposer à la troupe, et pour une division de cette importance, j’ai privilégié un homme d’expérience. Vos terres jouxtent celles des Cassel, et votre père est un vétéran de la première guerre contre les Hoare, comme tous les hommes de sa génération, personne ne peut lui contester cela. »

Il fit une légère pause, avant d’arriver au cœur du sujet :

« J’ai décidé de lui confier le commandement de cette division. C’est l’un des grands seigneurs de cette région, et un Lord aux qualités martiales connues. Il s’agit selon moi d’une promotion logique. »

Nul favoritisme là-dedans. S’il l’avait pu, Bowen aurait même préféré, pour un temps, éviter de mettre dans la lumière sa belle-famille. Mais les candidats intéressants n’étaient pas non plus légions. Et les Cerwyn avaient bien servis, à Paege d’abord, en tuant son oncle, ce que le Glover ne pouvait ignorer et qui l’avait peiné, même s’il ne le connaissait pas à proprement parler. Sa mère lui avait néanmoins un peu raconté sa jeunesse et celle de Lord Landor. Puis il y avait eu Wayfarer, et Buron. L’homme était un pragmatique. Ce qui devait être fait, serait fait.



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.




Spoiler:
 


Awards:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Sénéchal du Nord, Lord de la maison Glover
Âge du Personnage: 22 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Nous levons le poing.
Messages : 345
Membre du mois : 28
Célébrité : Richard Madden
Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
Nous levons le poing.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Brothers (PV Joran Cerwyn)   Dim 21 Jan - 22:04

Joran avait été mandé auprès de Lord Glover, son beau-frère, mais surtout le bras droit du Roi, depuis la mort du précédent commandant des armées. Après s'être rendu présentable, il se hâta de rejoindre le chef de guerre. Il ne lui serait pas venu en tête de faire attendre son supérieur hiérarchique quand bien même il en aurait eu envie. Joran ne voya pas la fin de la guerre comme une éventualité très proche, son optimisme de début de guerre et de soldat novice avait laissé place à un pragmatisme mesuré. Il vivait chaque jour comme il venait, guerre ou paix, et ferait son possible pour rester du côté des vivants tant qu'il le pourrait, tout en sachant que ce n'était pas à lui d'en décider. Tout ce qu'il pouvait faire c'était de son mieux, pour son père et pour le Nord. Et cela passait par obéir quand on le mandait.

Joran se demandait ce que lui voulait Lord Glover, mais il supposait qu'il obtiendrait rapidement réponse. Lord Cerwyn était parti en reconnaissance deux jours plus tôt, peut-être Bowen avait-il besoin des hommes restés aux côtés de Joran pour une quelconque mission, ou bien y avait-il autre chose, un problème de discipline, ou encore un souci autre ? Se faire du mauvais sang était inutile, mais il ne pouvait s'en empêcher. Et si Bowen avait reçu une missive porteuse de mauvaise nouvelle concernant Maedalyn ? Non, ce ne pouvait être cela ! Et le messager qui lui avait été envoyé pour le faire chercher n'en savait certainement rien, aussi se contenta t-il de suivre les ordres, une fois prêt.

Il arriva assez rapidement à destination, et attendit qu'on l'annonce, curieux d'en savoir plus sur la suite.

Joran franchit le seuil une fois qu'il en eut reçu l'autorisation, et prit place sur une chaise quand Bowen le lui proposa. Il n'allait pas être puni pour un manquement, sinon, on ne lui aurait pas proposé de se mettre à l'aise. Mais son inquiétude pour sa soeur ne fit que croître, même s'il n'en laissait rien paraître. Avait-elle fait une fausse couche ? Ou bien avait-elle été attaquée par des sauvageons ? Mille scénarios catastrophiques se formaient dans son crâne et il ne pouvait en croire un seul. Ou bien était-ce son père ? Lord Cerwyn aurait-il disparu durant sa patrouille ?

Il observa son beau-frère afin de déceler chez lui des signes qui trahiraient de se intentions, ou des mauvaises nouvelles à venir. Il coula un regard en direction de la table et des cartes, mais sans pouvoir déceler aucun indice quant à sa présence dans cet endroit.  Restait à attendre, comme tout bon soldat sait le faire. Il se détendit autant que faire se peut. Si les premiers mots hors de la bouche de Bowen eurent pour effet de le rendre encore plus inquiet, la suite l'aida à se détendre quelque peu. Ni Lord Cerwyn, ni Maedalyn n'étaient en danger immédiat. Il hocha la tête en silence et attendit la suite en silence, sans quitter son beau-frère des yeux. Il lui dirait ce qu'il en était.  « Aiguisé et prêt » Telle était leur devise, et il serait prêt, quoi qu'il advienne, quoi qu'on lui demande.

Lord Glover tournait autour du pot, lui énonçant des évidences ; oui, de nombreux soldats et commandants étaient morts lors des récentes batailles, il le savait. Pourquoi diable le lui annonçait-il maintenant ? Y allait-il y avoir un changement de commandement ? Il énonçait les évidences, à quoi tout cela rimait-il ?  Joran était bien en peine de savoir que répondre, et ses sentiments étaient tout aussi obscurs concernant l'homme assis en face de lui.

Il ne doutait pas que Bowen fusse un bon commandant, même s'il était jeune pour obtenir le poste de chef des armées, mais il n'avait certainement pas les mêmes manières ni la même façon de procéder que lui. C'était peut-être un avantage, ou un inconvénient, en ce qui concernait la guerre, mais c'était une tare pour ce qui était de Maedalyn. Joran en était convaincu. Son beau-frère ne prendrait jamais assez soin de dame son épouse, aux yeux du Cerwyn. Joran s'inquiétait pour sa soeur, mais ne pouvait le lui avouer, du moins pas tant qu'ils n'étaient pas face à face, il ne voulait pas que ses missives puissent être interceptées et qu'un ennemi puisse lire l'aveu d'une faiblesse, et comment le forcer à abdiquer. Il attendrait de la voir face à face pour lui dire ce qu'il pensait de Bowen. Et en attendant, il garderit un oeil attentif sur son beau-frère. Il le protégerait, aussi, afin de ne pas faire de peine à Maedalyn. Autant que faire se peut durant une guerre bien sûr. Mais une fois la paix revenue, il mettrait les choses à plat et expliquerait ce qu'il pensait à tous les concernés, s'il en avait l'opportunité.  

« Vos terres jouxtent celles des Cassel, et votre père est un vétéran de la première guerre contre les Hoare, comme tous les hommes de sa génération, personne ne peut lui contester cela. J’ai décidé de lui confier le commandement de cette division. C’est l’un des grands seigneurs de cette région, et un Lord aux qualités martiales connues. Il s’agit selon moi d’une promotion logique. »

L'étonnement de Joran devait être lisible sur son visage ; son père ne lui avait parlé de rien avant ce jour. Par prudence, sans doute. Ou bien, par fierté, afin que Joran ne se mette pas d'idées de puissance en tête. C'était un grand honneur que leur faisait Lord Glover, mais cela alourdissait aussi leurs responsabilités. Néanmoins, l'héritier de Castel-Cerwyn savait que son père serait digne de ce poste, et se montrerait à la hauteur. Il ne faillirait pas.

Joran s'inclina légèrement face à Bowen,

« C'est un honneur que vous faites à la Maison Cerwyn. Je ne doute pas que Lord Cerwyn saura s'en montrer digne. »

Mais si le choix était logique pour Bowen, il n'en était pas autant pour Joran, «Que puis-je pour vous, Lord Glover ? » Il avait certainement quelque chose à lui demander, sinon, il aurait attendu que son père rentre de sa mission.  Restait à savoir en quoi cela consistait.
avatar
Messages : 20
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Cerwyn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Brothers (PV Joran Cerwyn)   Mer 24 Jan - 18:53

« Je n’en doute pas non plus, pour avoir constaté de visu ses qualités lors de la dernière guerre contre le Noir. Et l’Empereur lui-même louait volontiers Lord Cerwyn comme un preux frère d’armes. Feu mon père également.

Je crois qu’ils ont résisté épaule contre épaule un long moment aux Jumeaux. »


Il était aisé d’oublier que, malgré son jeune âge, Bowen était également un vétéran de la première guerre entre le Nord et Harren le Noir. Certes, il n’avait participé au conflit que lors de la dernière année, mais Torrhen n’avait pas manqué d’éprouver son écuyer lors des dernières batailles de ce long bras de fer qui avait saigné le Nord à blanc. Il avait connu la plupart des commandants nordiens actuels quand ils étaient jeunes et fringants, et lui encore un gamin de douze ans qui avait du mal à soulever un estramaçon. Néanmoins, cela lui donnait une connaissance des caractères et des aptitudes de chacun, sans compter les confidences de son mentor que le jeune homme gardait toujours précieusement en mémoire, ou même les souvenirs dont son père délectait parfois le dîner familial. Bien sûr, ses récits étaient édulcorés pour émerveiller les petits Tonnie et Robert, ou pour cultiver l’ambition martiale chez Edwyle. L’aîné, lui, se contentait de sourire distraitement, lui aussi perdu dans ses propres réminiscences, qui n’avaient pas le chatoiement de ces contes. Il avait connu la boue et le sang, la peur et la mort. Il n’était pas nécessaire de raconter toutes la vérité aux enfants. Ils la découvraient bien assez tôt. Le destin n’avait pas manqué de le rappeler … Et de balayer sa famille. Au moins espérait-il que la jeune génération de nordiens se montrerait aussi solidaire que celle de leurs pères, qui périssaient en nombre sur les champs de bataille depuis des mois. Il en allait de l’avenir du royaume. La méfiance ne pouvait exister.

« Le temps que votre père revienne, quelqu’un doit s’assurer que les entraînements et manœuvres soient correctement suivis, et la discipline maintenue. Vous y pourvoirez, avec Lord Cassel, afin de transmettre à votre père un rapport au plus près sur la situation de cette division sur laquelle nous comptons beaucoup.

J’assisterais à une revue des troupes le soir en votre compagnie. Cela vous agrée-t-il ? »


La formule était de politesse, évidemment. En vérité, à moins de ne pas s’en sentir digne, Joran Cerwyn n’avait que peu de latitude en la matière. Et Bowen doutait qu’un jeune héritier refuse une telle responsabilité, car même pour un ou deux jours, c’était là le moyen parfait de montrer ce dont il était capable à son père, mais aussi aux autres nobles du Nord de manière générale. Bien sûr, c’était aussi un pari de sa part, mais le Glover considérait qu’il était de son devoir de faire confiance à ses pairs et de leur donner leur chance, dans la mesure du possible. Les enfants restaient des enfants, Lord ou pas.

« J’ai également une proposition à vous faire. Il est probable, dans les jours qui viennent, que le Roi décide d’envoyer son épouse à Winterfell. Si cela se confirmait, il faudrait une escorte de confiance à ses côtés.

Vous pouvez en prendre la tête. Mais je sais que cela vous éloignera des combats, et je comprendrais parfaitement que vous préfériez rester aux côtés de nos troupes pour continuer à mordre dans la chair de l’ennemi. Le Roi également.

Le choix est vôtre, et vous pouvez y réfléchir quelques jours. »


Bowen avait d’ores et déjà une solution de secours. Pour lui, il n’y avait aucune obligation dans cette proposition. Certes, une part de lui-même aurait été soulagée de savoir la Reine entre de bonnes mains, mais aussi d’avoir l’assurance que son beau-frère soit en sécurité. Maedalyn ne lui pardonnerait jamais sa mort, et sachant la douleur de perdre un frère, puisque les sauvageons lui en avaient arrachés deux … Il ne souhaitait nullement que son épouse traverse un tel drame, surtout à la fin de sa grossesse. Mais une autre partie de lui savait qu’il était peut-être préférable pour la stature de son beau-frère de rester à guerroyer, même si ce genre de travail de l’ombre permettait de monter dans l’estime de ses suzerains. Se détourner du champ de bataille n’était cependant pas évident, quand tout poussait dans cette direction.

« Oh, et lorsque nous sommes entre nous, hormis pour des questions de formalité … Appelez-moi Bowen, pour ce qui va suivre. Par la grâce des dieux, nous sommes frères, après tout. »

Avant d’ajouter :

« Je comptais passer à la roukerie pour envoyer un corbeau à Lady votre sœur et ma tendre épouse. Désirez-vous que je transmette au mestre un courrier de votre part à lui adjoindre ? »



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.




Spoiler:
 


Awards:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Sénéchal du Nord, Lord de la maison Glover
Âge du Personnage: 22 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Nous levons le poing.
Messages : 345
Membre du mois : 28
Célébrité : Richard Madden
Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
Nous levons le poing.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Brothers (PV Joran Cerwyn)   Mar 6 Mar - 10:33

Joran inclina la tête en signe de remerciement muet quand Bowen complimenta son père. Le Nordien était fier de sa famille, et l'entendre ainsi louée par un des plus hauts gradés de l'armée était fort satisfaisant ; malgré le jeune âge dudit commandant. Son beau-frère n'était pas du genre à flatter  qui que ce soit sans raison, même sa belle-famille. Il se détendit légèrement, et demanda en quoi il pouvait servir Lord Glover.

Ainsi, il aurait la charge des troupes en attendant le retour de Lord Cerwyn. Du moins, leur entraînement et la discipline, si non le commandement direct, les Dieux fassent que les prochains combats voient leur victoire sur leurs ennemis. Une occasion de montrer son efficacité et sa valeur, et de servir la Maison Cerwyn.

« A vos ordres. » Joran réfléchissait déjà à la façon de mettre en oeuvre ce qui lui était demandé. Il faudrait sans doute rentrer dans le lard de certaines têtes brûlées désireuses de montrer qu'elles savaient tenir tête à n'importe qui ; mais Joran ferait en sorte que la discipline soit maintenue, et de rendre à son père une division efficace, voire même exemplaire. Restait à espérer que les vétérans soient plus nombreux que les nouvelles recrues. Quoi qu'il en soit, il aviserait une fois devant les hommes. Tout dépendait de ce qui se présenterait devant lui. Il n'avait eu que peu l'occasion  de ce genre de responsabilité, mais ne décevrait pas. Il irait trouver lord Cassel dès cet entretien terminé. Je ne vous décevrai pas. »

Il était reconnaissant à Bowen d'avoir proposé son père pour un poste aussi prestigieux, mais il se demandait aussi si cela n'était pas simplement pour se faire bien voir de sa belle-famille, quand bien même Lord Cerwyn était parfait pour ce rôle. Son « offre » de revue des troupes cachait-elle autre chose ?

Bowen continua à parler, et Joran comprit qu'en effet, on ne l'avait pas appelé simplement pour lui faire un honneur, mais aussi pour lui demander de participer à une mission. Il hocha la tête en signe de compréhension. La mission qu'il lui offrait, escorter la reine, le surprit beaucoup. La tête de l'escorte royale, voilà qui n'était pas rien. Même si cela le tiendrait éloigné des combats à venir, et de la gloire qui pourrait y être associée en cas de victoire. Faire ses preuves à la guerre, ou bien protéger la nouvelle reine... La question méritait réflexion, mais quand il s'imagina la reine en chemin vers Winterfell et assaillie par des brigands, il décida rapidement. Il en allait de la réputation des Nordiens de sauvegarder la nouvelle reine. Non, il ne pouvait se permettre de chercher la gloire,alors qu'une dame pouvait être en danger, pas pour le bonheur de se faire une réputation. Et le Roi serait sans doute également reconnaissant de savoir son épouse bien protégée. Même si son père serait probablement déçu de ne plus l'avoir à ses côtés. Et il perdrait aussi l'occasion de remplacer son père au commandement en cas de besoin... Non, laisser ses souverain ici ne serait pas facile, ni agréable, mais son devoir était avant tout de protéger les Nordiens, et la Reine avant tous les autres.

Il salua Bowen d'une petite révérence assise, « Ce serait un honneur pour moi d'accompagner Sa Majesté jusqu'à sa demeure. »

Il se dérida un peu quand Bowen laissa tomber les formalités, bien que ce soit chose un peu difficile pour Joran. Il ne connaissait guère son beau-frère et n'était toujours pas entièrement convaincu qu'il soit le mari idéal pour Maedalyn, même s'il semblait veiller à son bien-être.

Il sourit légèrement. Frères ? Malheureusement, oui. Amis ? Cela resterait à voir. Et s'il repartait dans le Nord, ils n'auraient pas l'occasion de se revoir et d'apprendre à se connaître bien longtemps. Puis, il lui proposa d'envoyer une lettre en même temps que partirait celle de Bowen. Ce serait l'occasion idéale. Et retourner dans le Nord lui permettrait de revoir sa soeur au plus tôt, peut-être d'être présent à ses côtés pour la naissance de son neveu. Ou de sa nièce. Il se sentait un peu coupable, mais était content de savoir qu'il serait plus proche de sa soeur que son époux ne le pouvait.

« Merci. » Pour l'autorisation de laisser là les formalités et pour la proposition de courrier. « Je vous la ferai parvenir au plus vite. »

Il hésita un instant avant de continuer. Les nouvelles du Nord étaient rares, pour les soldats. Les corbeaux devaient être utilisés avec parcimonie, pour les ordres militaires ou les urgences ; pas pour demander des nouvelles régulières des gens qui étaient restés à la maison. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait plus eu de nouvelles de Maedalyn, mais peut-être Bowen en avait-il eu de plus fraîches ?

« Comment se porte ma soeur ? Avez-vous eu des nouvelles récentes ? »

Spoiler:
 
avatar
Messages : 20
Membre du mois : 0
Célébrité : Alexander Dreymon
Maison : Cerwyn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Brothers (PV Joran Cerwyn)   Sam 24 Mar - 22:02

« Je n’en doute pas. »

Non Joran Cerwyn ne le décevrait pas. D’abord parce qu’il était certain que son beau-frère saisirait cette opportunité de briller aux yeux de son père et de ses hommes, comme lui-même l’aurait fait quelques années plus tôt s’il avait été à sa place. Désormais, certes, la question ne se posait plus. Bowen était le Lord de sa maison et n’avait de compte à rendre qu’à son Roi. Etrangement, alors que tout héritier aspirait à obtenir des responsabilités, une part de lui-même se souvenait de cette période de son existence avec une certaine nostalgie. Auréolé du commandement de toute l’armée du Nord, le Glover avait connu une ascension impressionnante au sein de son royaume, et pourtant, il lui arrivait de regretter les temps où il n’était rien ni personne, juste un fils, un écuyer, qui désirait que son père le regarde, l’accepte, le complimente. Sauf que ce moment n’arriverait jamais. Il s’était élevé, oui. Mais sans son père pour le féliciter, sans sa mère pour l’encourager, sans ses petits frères pour parader. Tous ses proches ne sauraient jamais quel homme il était devenu. En un sens, il enviait Joran Cerwyn. Ils avaient le même âge, et pourtant, face à lui, le Poing du Nord se sentait soudain terriblement vieux, comme s’il avait dû grandir trop vite, et que le poids de ses responsabilités nouvelles l’écrasait plus que de raison, car les siens n’étaient plus là pour le partager. Il ne lui restait qu’Edwyle … et maintenant Maedalyn. Celle qui le reliait à son interlocuteur. Son épouse. La mère de son enfant à naître. Inconsciemment, tandis que l’héritier de la maison à la Hache réfléchissait à sa proposition, il se surprenait à chercher sur le visage de son vis-à-vis un trait qui lui rappellerait sa femme. Une fossette en commun, la moue en réfléchissant … Il réprima un sourire légèrement attendri, laissant son esprit dériver dans le confort de son esprit fermé, se demandant si leur enfant ressemblerait plus aux Cerwyn qu’aux Glover. Est-ce qu’il aurait ses yeux et le sourire de sa dame ? Est-ce qu’on verrait, dans des reflets légèrement bouclés, les traits Nerbosc de sa mère adorée ? Dans une stature forte la vitalité trépassée de son père et de son frère ? Est-ce que son enfant aurait les cheveux du même brun que celui de Joran, ou bien le même qu’Alysane ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête, formant un tourbillon de bonheur où il avait coutume de se réfugier. C’était son monde, son jardin secret, ce qui lui permettait de ne pas céder aux démons de la mélancolie ou de l’orgueil, sa manière de garder les pieds sur terre sans que la rage ne l’envahisse. Quand, finalement, le jeune homme prit la parole, Bowen écouta sa réponse, notant donc soigneusement cette dernière :

« Bien. Si Sa Majesté désire donc prendre des dispositions concernant son épouse, vous en serez le premier informé. Si le temps ou la sécurité de notre nouvelle reine ne le permet pas et que le Roi préfère que sa femme reste à Vivesaigues, vous accompagnerez donc l’ensemble de nos troupes dans notre marche à l’intérieur du Conflans.

Dans tous les cas, je vous ferais parvenir une missive pour statuer sur votre affectation définitive par mon écuyer, si je ne vous vois pas en personne.

Si jamais nos destins devaient être liés dans la bataille à venir, ce sera un plaisir et un honneur que de vous avoir à mes côtés, Joran. »


Une part de lui préférerait certes ne pas exposer son beau-frère au danger. Maedalyn ne le lui pardonnerait jamais si son frère chéri disparaissait au combat … et à vrai dire, il n’était pas certain qu’il se pardonne lui-même. Que la mort fauche Edwyle, Jon, son beau-père ou ses deux beaux-frères, il s’en voudrait jusqu’à la fin de son existence. Parce que, si cela advenait, alors il aurait manqué à ses devoirs de vassal pour l’un, et à ses devoirs familiaux pour les autres. Cependant, ce serait faire injure à un guerrier du Nord que de vouloir l’écarter à tout prix de la mêlée. La valeur d’un homme se forgeait sur le champ de bataille. En tant qu’héritier de sa maison, Joran avait mérité de participer à l’assaut final dans le Conflans. Mais ce genre de constat viril ne se partageait pas à voix haute, formalités laissées tombées ou pas … Encore que, Joran n’était pas du genre à se détendre, manifestement. Dommage. Bowen aurait réellement aimé tisser des liens avec ce beau-frère qui avait son âge, une éducation similaire et un caractère semblable au sien, de ce que Maedalyn lui en avait dit et de ce qu’il avait d’ores et déjà constaté. Certes, il savait la douleur de voir partir une sœur, et ne le blâmait pas pour sa réserve. Peut-être qu’avec le temps …

« Oui, j’ai reçu une lettre de sa part juste après mon arrivée à Vivesaigues. Le jeune Lord Walton lui offre tout le confort nécessaire et elle se languit de nous voir tous revenir victorieux … et saufs, surtout. »

Bowen hésita, avant d’ajouter doucement :

« Sa grossesse est plus difficile que prévu. Enfin, c’est souvent le cas des premières grossesses, mais j’avais espéré que les Anciens Dieux seraient plus cléments. Les mestres lui ont recommandé un repos complet, qu’elle s’emploie à pratiquer au mieux, même si l’inactivité lui pèse, ce qui est bien normal. »


Il compléta, se voulant plus rassurant :

« Ma sœur est arrivée avec mon neveu à Winterfell il y a peu. Elle l’épaulera au mieux. Je le lui ai demandé, dans nos courriers … Même si je sais qu’en vérité, elle l’aurait fait sans que je ne dise quoi que ce soit.

Ma famille sait l’importance des liens du sang et de préserver ceux qui nous sont chers, encore plus quand ils portent l’avenir en leur sein. »


Au vu de l’histoire tragique des Glover, impossible de ne pas comprendre l’allusion limpide de Bowen. Pour avoir trop perdu, sa sœur et lui-même feraient n’importe quoi pour que leur famille survive, lui en combattant, et elle en épaulant Maedalyn aussi longtemps qu’elle le pourrait sans manquer à ses propres devoirs.

Spoiler:
 



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we strike the ennemies of the North.




Spoiler:
 


Awards:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Sénéchal du Nord, Lord de la maison Glover
Âge du Personnage: 22 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Nous levons le poing.
Messages : 345
Membre du mois : 28
Célébrité : Richard Madden
Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
Nous levons le poing.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Brothers (PV Joran Cerwyn)   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Brothers (PV Joran Cerwyn)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Presentation de Tom Joran.
» WWE TLC - 13 décembre 2009 (Résultats)
» Joran Dheis [Assassin]
» what manigat, ceant and martelly need to say ?????
» Magyk

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: 
Pays Nordiens
 :: Le Conflans :: Vivesaigues
-
Sauter vers: