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"Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]
MessageSujet: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Lun 18 Mai - 0:23

J'attendais patiemment, comme certainement bien d'autres avant moi, que la Reine Sharra Arryn se dégage un peu de temps dans ses longs préparatifs pour me recevoir. Il n'était pas difficile à prévoir que la plupart chercherait à tirer leur épingle du jeu avant même que le conclave ne débute réellement. Quand Rhaenys se présenterait, les dés seraient déjà lancés. J'espérais lui donner la chance d'avoir quelques soutiens. Le Val s'était prononcé positivement envers nous, mais c'était avant que nos deux ainés nous soient retirés. Je n'étais pas dupe. Le vent risquait d'avoir tourné, soufflé en notre défaveur depuis.

Les gardes me firent signe et j'approchai, pressé d'en découdre comme à la veille d'une bataille. Je n'étais peut-être pas aussi doué en politique, appréciant peu les faux-semblants, mais mon nouveau statut de Main de la Reine m'ouvrait de nombreuses opportunités que je comptais bien mettre à profit. Je m'engouffrai à leur suite, vers cette nouvelle porte qui s'ouvrait. Je n'eus pas besoin d'énoncer mes titres et fonctions, le garde s'en chargeant à la perfection pour moi. Il fallait croire que l'information de ma récente nomination en tant que Main de la Reine était bien passée... Et que je n'aurais plus à entendre ce fameux Waters outre qu'en insulte voilée.

- Reine Sharra Arryn, c'est un honneur de pouvoir vous rencontrer.


Je la saluai avec respect, comme il se devait pour une personne de son rang, avant de me perdre une fraction de secondes dans la contemplation de mon hôte. On disait qu'elle était la plus belle femme de Westeros et ce titre n'était, certes, pas usurpé. Je me gardai pourtant de me tarir en éloges à son égard, gageant que ses paroles sonneraient creuses après avoir été tant de fois répétées. Je songeais inévitablement à cette proposition de mariage que la belle avait envoyé à mon frère, avant qu'il ne passe de vie à trépas. Aucune réponse officielle ne lui avait été rendue, je savais que Rhaenys n'avait pas jeté cette idée aux oubliettes, car nous avions désespérement  besoin d'alliés depuis ce revers. Je n'étais pas sûr de vouloir m'appesantir sur ce sujet, précisément, en ayant bien d'autres en tête. D'autant que la Reine Sharra devait avoir revu ses prétentions depuis, il m'était nécessaire de prendre la température.

- Je vous remercie d'avoir bien voulu me recevoir. Je ne compte pas vous faire perdre votre temps plus longtemps que nécessaire. Je suis venue au nom de ma soeur, la Reine des Sept Couronnes, Rhaenys Targaryen. J'imagine que je ne suis, ni le premier, ni le dernier, à venir m'entretenir des affaires de Westeros avec vous avant l'établissement de ce conclave.


Je marquai une pause. J'étais curieux de savoir ce que les autres tête couronnés avaient pu lui proposer. Je ne doutais pas que de nombreuses opportunités s'étaient présentés à elle depuis les derniers échanges qu'elle avait eu avec les miens. Tous savaient pertinemment que le Val recherchait la sûreté, le temps de se redresser durant l'après-guerre.

- Conclave que vous organisez sous le signe de la paix... Une intention louable que partageait mon défunt frère et qui lui a coûté la vie. Qu'attendez-vous réellement de ce haut sommet ? Vous devez bien savoir que certaines causes sont inconciliables, et je ne parle pas seulement de Peyredragon, du Conflans et des Iles de Fer...

La guerre menaçait tout le continent, nous n'étions que les protagonistes élevés au devant de la scène de la bien pire des manières. J'entrais rapidement dans le vif du sujet, je désirais connaître ses positions avant de m'engager. L'Orage leur avait enlevé un Roi même s'ils avaient gagné la partie... Comptaient-ils réellement en rester là ?
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Sam 23 Mai - 20:26

Mes doigts tapotent le marbre du balconnet que possède le petit salon de mes appartements. J'ai enfin pu me poser depuis le repas de ce midi, alors que je cours depuis des jours, entre l'organisation, quelques réunions avec mes hommes pour faire le point sur la situation, ou encore et surtout les rencontres officielles. Je n'allais me plaindre, j'avais moi même voulu et pensé ces festivités, poussée par le climat actuel de Westeros et mes propres buts. Certains pensaient peut être que j'étais naïve, idéaliste, et que je croyais que réunir chaque souverain pour parlementer pourrait ramener la paix sur le continent. Si j'étais idiote à ce point, je n'aurai pas su garder la tête de mon royaume durant toute ces années, régence ou non. La paix... Je ne pourrai pas l'avoir. Tout était déjà allé bien trop loin, les tensions entre chaque royaume trop envenimées. Je ne parlais pas que des Targaryens et du Sel et du Roc, mais également, par exemple, du Bief et de Dorne. Non. Ce beau rêve de paix et de bonne entente n'était pas celui que j'espérais atteindre. Je voulais me mettre les meilleures armes entre les mains, pour faire face à l'ouragan qui arrivait. Que les alliances soient claires. Mariage... Si possible. J'aurai voulu ne pas avoir à précipiter les choses. J'aurai tellement aimé. Pour moi, cela n'avait que peu d'importance, mais je parlais surtout ici de Ronnel. Il a grandit trop vite. Jehan est mort trop tôt, m'a pris de court, m'a obligé à briser la jeunesse de mon fils, pour en faire un homme. Le Val aurait besoin d'une Reine, d'une Reine au côté d'un Roi, non d'une régente. Mais je ne voulais pas donner ce cadeau empoisonné qu'était la couronne à n'importe qui. J'aimais trop mon fils, j'aimais trop mes terres. Il me fallait trouver le bon parti. J'y réfléchissais, et mon fils ne se voilait pas la face non plus à ce sujet. Une union devra être faite. Le Nord est notre nouvel et plus solide allié, j'en avais parlé avec lui, mais il ne pouvait nous offrir de future reine pour le Val. Ces histoires de mariage faisaient parti d'un tout finalement, de ce jeu de pouvoir, ce jeu des trônes, auquel je m'échinais depuis tant de temps. Certains avaient perdu. Je ne voulais pas perdre.

C'est sur cette pensée que je me souvins finalement de l'homme qui attendait dans la pièce d'à côté, depuis plusieurs minutes maintenant. On m'avait annoncé qu'il désirait me voir alors que j'écrivais du courrier, et j'avais pris quelques minutes pour laisser divaguer mes pensées un temps. En voilà un qui avait perdu, justement. Perdant, mais non vaincu. Cela je l'avais bien compris. Pour autant, leurs forces avaient été largement diminuées... Ce n'était d'ailleurs selon moi pas sans raison que les dragons n'avaient pas donné de réponse claire quant à leur venue à Goeville. Ils avaient dû arriver il y a un ou deux jours, finalement, accostant non pas au port même mais plus loin, arrivant donc à la ville par les terres. Et au vu des relations que j'avais tenté de tisser avec eux avant la chute d'Aegon, il y avait entre nous quelques affaires à régler. J'étais restée vague dans tout ce que j'avais dit à Rhaenys, je suppose que le demi frère viendrait demander quelque chose de plus précis. Je me retournais donc dans la pièce, largement éclairée par la lumière naturelle, peu vaste, mais aérée, et demandais à ce qu'on l'introduise. Il me salue comme il se doit, et je lui réponds tout aussi formellement.

« Et c'est pour moi un plaisir de vous recevoir, Ser. J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre. »

Je lui fis signe de s'installer sur l'un des fauteuils, m'asseyant de même. Il prit la parole de lui même, et j'écoutais son exposé avec attention, les yeux posés sur lui. Le jeune homme ne s'embarrasse pas de rond de jambes et va droit au but : le conclave. Intéressante entrée en matière. Il avait bien entendu raison sur le dernier point, et je n'allais pas le contredire là dessus. Cependant, oui, j'allais pouvoir clarifier quelque peu cette vision...

« Vous avez parfaitement raison. Je n'ai pas envoyé toutes ces invitations et organisé ces festivités dans l'espoir de vous voir serrer la main à Hoare. Outre cela, les tensions en Westeros sont déjà trop présentes et envenimés pour que la paix soit obtenue... »

Je crois les jambes avant de continuer :

« C'est pourtant sous ce signe que j'ai présenté ce conclave. Sachez que je ne souhaite pas la guerre, mes terres mises à feu, mon peuple à sang, ma succession remise en cause. Je ne suis cependant pas aveugle, et ce conflit aux dimensions sans précédant qui se profile, je ne pourrai l'arrêter. Je veux simplement garantir l'avenir du Val, Ser. Mon époux a donné sa vie pour lui, ce sacrifice ne sera pas vain. Le Val se défendra, s'il a a se défendre, et je veux qu'il soit armé au mieux pour cela. »

J'ai bien dit se défendre. Et uniquement se défendre. Je marquais une nouvelle pause, puis ajoute :

« Je ne vous demanderai pas de faire marche arrière et d'abandonner vos plans de conquête pour une paix qui est déjà illusoire. J'espère simplement que malgré cela, nos deux royaumes pourront établir de cordiales relations. »
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Ven 29 Mai - 1:01

Je ne répondis pas immédiatement. J'avais suffisamment sacrifié aux convenances et ne comptais pas renchérir en m'attardant sur des formules d'usage toutes faites et pleines d'hypocrisie. Je n'eus pas à le faire, car la porte s'ouvrit à nouveau pour laisser passer un jeune page. J'étais si empressé de rentrer dans le vif du sujet que je l'avais totalement oublié.

- C'est moi qui vous ai fait attendre plus que de raison. Ma Reine n'a pas pu vous remettre ces présents en main-propre et m'avait chargé de vous les faire apporter.


Il s'agenouilla face à la Reine-Régente du Val, dévoilant sous ses yeux les présents royaux que Rhaenys lui avait réservé. Il s'agissait d'un collier finement sculpté, serti d'une multitude de pierres en Verredragon, ainsi que d'une épée d'apparat très ornementée, dont la lame était taillée dans le même matériau. Il ne laissait aucun doute que le premier était pour la Reine, et le second pour son fils. Je fis signe au page qu'il pouvait disposer, avant de reprendre :

- Tout deux taillés dans du Verredragon, de Peyredragon. J'espère qu'ils seront à votre goût.

Cet intermède achevé, je m'installai à sa suite dans l'un des fauteuils pour lui faire face. Mon regard croisa le sien, attentif à ses réponses. Je me rendis bien vite compte que la Reine Sharra n'était pas naïve et ne nourrissait pas de faux espoirs en ce Conclave. L'inverse m'aurait étonné... Parmi tout ceux qui avaient fait le déplacement, c'était certainement elle qui tirait ses meilleures cartes de ce rassemblement. Après tout, elle en était l'auteur et nous jouions sur sa scène. J'hochai la tête, en signe d'assentiment.

- Dois-je en conclure que vous comptez pardonner à l'Orage pour la perte de votre mari ?


Je m'étais exprimé sur un ton neutre, réellement curieux de la réponse qu'elle pouvait m'apporter à cette simple question. Je n'étais pas porté sur le pardon, mais je la pensais bien capable de serrer la main à l'Orage si cela pouvait garantir l'avenir de ses fils et de son royaume. Et pourtant, tous les malheurs du Val découlaient de cette guerre sanglante avec leur voisin du Sud.
Je m'attendais à la réponse qu'elle me fournissait. C'était parfaitement logique et le Conclave servait à merveille cette neutralité affichée devant tous. Elle savait tout aussi bien ce que je risquais de lui répondre, mais j'espérais que mes paroles aient un minimum d'impact malgré tout. Je voulais lui donner matière à réfléchir, s'il lui prenait l'envie de changer d'avis face à l'évolution du conflit. Chacun allait bientôt avancer ses pions, ce qui risquait de chambouler tout le plateau, même des Arryn.

- Personne ne désire la guerre, si elle peut être évitée... Mais il faut toujours se préparer à la recevoir, car elle finira un jour par frapper à votre porte. Je ne vous apprends rien. La paix est illusoire et vous le savez aussi bien que moi. Ce ne sont pas vos montagnes qui vous protégeront des exactions d'Harren le Noir, ni un quelconque traité de neutralité. En se parjurant, il a prouvé à tout Westeros qu'on ne pouvait lui faire confiance... Le seul rempart qui vous protège encore de l'Orage et de lui au Sud est Peyredragon, qui a saigné pour cette paix et continuera de saigner dans cette guerre à venir. Si nous tombons, Harren le Noir aura tôt fait de se retourner contre vous en brisant les traités que vous pourriez établir. Il sera alors trop tard pour réagir et chercher de nouveaux alliés qui pourront vous prêter main-forte. En dehors du Nord, vous serez cerné.


Avec cette même neutralité qui lui tenait à cœur, je lui dressais les conséquences d'une possible défaite de Peyredragon. Evidemment, je ne comptais pas perdre... Mais si le Val ne se souciait bien que de sa défense, il devrait s'inquiéter des mouvements à venir. Je marquai une courte pause, pour lui laisser le temps d'assimiler, avant de lui délivrer ma pensée.

- Nous ne comptons pas nous élever contre le Val. Vous seriez un allié précieux, nos deux flottes conjuguées pourraient nous assurer une emprise totale sur les mers de l'Est. Je sais que votre choix est déjà fait, mais réfléchissez-y.


Je m'accoudai au fauteuil et réfléchissais moi-même à ce que j'avançais. Je mettais un pied dans ce panier de crabes, bien obligé par ce nouveau statut de Main de la Reine. Je voulais aider Rhaenys autant que je le pouvais, mais j'avais toujours laissé la politique à Aegon pour me consacrer à d'autres tâches. Des missions qui nécessitaient peut-être autant de finesse mais restaient dans l'ombre. Je me décidai à retourner en terrain conquis et parler de ce que je connaissais le mieux : Une offre à laquelle elle ne pouvait pas refuser, pour preuve de ma bonne volonté.

- Dans cette optique, nous comptions vous proposer des escortes maritimes pour vos navires marchands. Nous avons chassé les pirates de nos mers avec une rare efficacité. Nous savons pertinemment qu'ils vous posent autant de soucis qu'ils ont pu nous en faire par le passé. Contre la garantie que vos navires arriveront toujours à bon port, le commerce sera bien plus florissant pour le Val. Nous ne prendrions qu'un pourcentage sur les marchandises véhiculées... Autant dire que vous n'en ressentiriez que les bienfaits. Qu'en pensez-vous ?
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Mer 3 Juin - 16:33

Alors que j'achève mes propos, la porte s'ouvre à nouveau sur un jeune page, dont l'entrée n'était nullement prévue. Mais elle n'eût l'air de surprendre mon vis à vis, ainsi je laissais faire. Il s'avança jusqu'à s'agenouiller face à moi. Je regardais avec attention ce qu'il déroula sous mes yeux, alors qu'il repartait rapidement. Bijoux, épée d'apparat. Je les détaillais, écoutant en même temps les explications du jeune homme. Excellente qualité, les bijoux étaient finement travaillés, tout comme l'arme. Je savais apprécier la beauté de tel présents. Néanmoins, la question demeurait : les Targaryens comptaient ils m'acheter avec pierreries et autres joyaux ? Tout ceci était certes d'une grande beauté et d'un grand luxe, et je ne pouvais refuser tels présents. Mais ce n'est pas ainsi qu'on achète des alliés. Je laisse couler les bijoux entre mes mains, un instant, aavant de lui répondre avec un sourire.

« Tout ceci est sublime, croyez moi. Je suis connaisseuse... Ce collier est une pure merveille, et je suis certaine que mon fils sera enchanté d'une telle attention. Je vous remercie, vous et votre sœur. »

Trêve de belles paroles et rond de jambes. Je sens que ce n'est pas réellement la tasse de thé du jeune homme. Pourtant, en assistant sa sœur et vu dans la course où elle se lance, il va devoir s'y faire, et s'y perfectionner. SI beaucoup de choses peuvent se jouer sur un champ de bataille, avant de prendre les armes, mieux vaut prendre le temps des discussions... Et la politique n'est pas un sujet que l'on apprend et maitrise en un jour. Bref. Passons. Qu'il me parle de l'Orage ne me plait guère. Ces affaires sont les miennes, et il y a bien plus important aujourd'hui qu'un conflit réglé il y a deux ans de cela. Mais son ton étant neutre, je décide de ne pas me montrer trop... rebutée.

« Non. Ne pas faire couler le sang ne veut pas dire pardonner. Vous savez tout comme moi qu'il y a des morts que l'on ne peut oublier. Je n'oublie pas. Mais je ne prendrai pas le loisir de laisser se déchainer ma haine. Il y a plus important que le passé, il y a l'avenir. Mon époux a donné sa vie pour le Val, et je n'irai pas venger sa mort en ruinant encore mon armée contre celle de Durrandon. Mes différents avec eux ne sont exactement les même que ceux que vous pouvez avoir avec Hoare. »

Et surtout, nous ne voyons pas les choses de la même manière, sûrement... Je privilégie la survie de mon royaume. Qu'il se reconstruise dans la paix, alors que l'Orage est tout aussi saigné à blanc que nous. Jehan n'est pas mort pour que je recommence. Nous n'avons jamais aimé la guerre, les bains de sang. Elle l'a brisé, elle nous a brisé, tous deux... Affaires de sentiments personnels, qui n'ont rien à voir avec ce qui se joue ici et aujourd'hui. Je ne m'attends pas à ce qu'Orys relâche ses efforts, malgré la réponse que je lui ai fournie. Et il ne le fait pas. Je sais que la guerre peut frapper à tout moment. Le Val est prêt à la recevoir. Mais pas à la donner, ni à l'encourager... Si j'avais pu l'être il y a peu, en proposant ma main à Aegon Targaryen, c'était parce que je pensais nos deux forces conjuguées assez fortes pour régler le sort de Westeros rapidement, tout en assurant un trône à mes fils... Je ne lui parlais pas de cette proposition et du silence qui l'avait accueillie, mais je me posais bien sûr la question du pourquoi.

« Je ne m'allierai pas à un homme tel qu'Harren le Noir, soyez en sûrs. Mais je ne lui déclarerai pas la guerre pour autant, l'issue semble bien trop évidente... En ce qui concerne l'Orage, je connais assez mon veil ennemi et nos situations respectives pour savoir qu'il ne frappera pas de si tôt. Votre combat a les motifs les plus honorables, je vous l'assure. Je suis prête à recevoir la guerre, et à défendre mes terres. Mais pas à la provoquer. »

J’acquiesçais à ses paroles suivantes, sans pour autant y répondre. J'y réfléchirai... J'y avais déjà réfléchi. Je pourrai y réfléchir à nouveau selon les évènements à venir. Pas maintenant. J'esquisse un sourire à la suite, cependant.

« Cette proposition me semble fort intéressante. Que diriez vous également d'un commerce direct entre nos deux royaumes ? »
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Jeu 11 Juin - 1:14

Tandis que la Reine du Val détaillait scrupuleusement les présents accordés, je m'attardai à la détailler, elle. Je guettais ses réactions, sans chercher à m'attarder sur sa magnifique silhouette. Je devais réfléchir froidement, mais elle m'aidait à le faire de par sa réserve constante. Je sentis une question muette naître dans son esprit, balayée par un sourire de circonstance. J'inclinai la tête, en accueillant son compliment sur les deux ouvrages en verredragon. Je n'avais pas la moindre idée de la valeur de ce collier, contrairement à elle. C'était sincère, du moins je le pensais.

- Il aurait été impoli de venir les mains vides à l'anniversaire de votre fils. Ceci est la moindre des choses pour vous remercier de votre hospitalité.


J'avais ensuite évoqué un sujet délicat : L'Orage. Je n'étais pas certain qu'elle prenne la peine de me répondre. Elle se montra plus loquace que je ne l'escomptais, malgré cette négation ferme en guise d'introduction. Je compris bien vite, de par son discours, qu'elle ne se détournerait pas de sa politique défensive. Pas dans l'immédiat. Elle prendra peut-être position quand les conflits auront évolué, quand un camp aura clairement pris l'ascendant sur l'autre. Le Dragon avait beau être blessé, il pouvait encore cracher ses flammes. J'étais persuadé qu'elle le savait aussi bien que moi et ne sous-estimait pas nos atouts.

- En effet, ces deux situations ne sont pas comparables. Vous parlez d'un avenir qui est encore bien sombre et incertain.

Je restais concis. J'avais recueilli son avis, mais inutile de froisser mon hôte en réveillant le passé. Je savais à quel point ce pouvait être douloureux. J'en concluais que le Val léchait encore ses plaies, tout comme l'Orage. Le sanguinaire Argillac Durrandon serait juste plus prompt à retourner au combat. L'Aigle se contenterait de protéger ses petits, pendant quelques années encore, si on lui en laissait l'occasion.
Elle ne prenait pas parti. Je commençais à douter sérieusement que le soutien de Peyredragon l'intéresse encore, mais mes choix étaient limités. Pour elle, nous étions déjà perdants. Elle était prête à parier sur Aegon, avant qu'il ne trépasse. Elle ne l'était pas envers Rhaenys.

- L'issue... Bien trop évidente ? Je vois. Vous croyez en nos motifs, peut-être, mais pas en nos moyens. Il n'en était pas de même au vivant d'Aegon.

Un simple constat, mais que les choses soient dites sans ambages. Son hochement de tête me confirma néanmoins que mes paroles ne tombaient pas dans l'oreille d'une sourde. Tant mieux, car je n'avais pas fini. Je ne comptais rien lâcher. Nous ferons à nouveau nos preuves, si besoin était. La politique et le champ de bataille l'avaient en commun : Quand on tombe, soit on se relève, soit on trépasse.

- Vous aviez cru en lui et en cet avenir autant que nous, suffisamment pour lui proposer votre main. Cette demande, nous ne l'avons pas rejeté. Vous ne croyez plus en cette alliance, mais un rapprochement nous resterait bénéfique. Nous vous proposons un pacte de non-agression. Peyredragon ne mènera pas ses armées contre le Val. Nous respecterons votre désir de neutralité. Soyez aussi assurée que nous ne comptions pas vous laisser sans réponse. La situation a beaucoup changé depuis que vous l'avez formulé, mais Peyredragon compte encore un héritier prêt à répondre à votre demande.

Je marquai une pause. Je voulais lui laisser le temps de réfléchir et de faire ses conclusions, même si je préférais qu'elle ne me réponde pas de suite. Je me souvenais encore des émissaires aux mains tranchés envoyés à l'Orage... Je savais que ma bâtardise pouvait faire grincer des dents, jouait constamment en ma défaveur. Je n'en étais pas moins l'héritier actuel de Peyredragon. J'avais un nom, des titres. La situation avait effectivement changé... Pour moi aussi.
Je m'étais renfermé, le regard fixe droit devant moi. Une nuance infime qui ne se remarquerait pas forcément, car j'étais froid comme la pierre depuis le début de cette entrevue que j'avais fortement appréhendé. J'étais départagé, et il n'était pas question de lui laisser voir à quel point cette offre me coûtait. Secrètement, j'espérais qu'elle refuse pour rester aux côtés de ma sœur... Mais Rhaenys avait surtout besoin d'alliés, du Val. Je tentais de me raisonner. Nous ne pouvions pas l'emporter sans quelques sacrifices.

- Ces présents sont un aperçu de ce que nous pourrions vous échanger. Ces deux propositions peuvent aller de paires. Si nous protégeons les voies maritimes et les mers entre nos deux royaumes, les transactions se feront sans heurts. Nous aurions aussi tout à gagner d'ouvrir ces frontières maritimes et laisser un libre-passage à nos navires.
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Lun 15 Juin - 8:28

Les Targaryens n'ont pas lésiné sur la qualité des présents. Je sais reconnaître cela. Je n'ai jamais douté de la qualité de leurs marchandises, de leur acier et autres. Seulement, les pierreries de ce collier ne gagneront pas de guerre. Ce sont les hommes, et dans leur cas, les dragons. Et ils en ont si peu... Deux avaient été abattus en un seul coup, combien de temps Hoare mettrait il à détruire le dernier ? Ils avaient besoin de soutiens, oui, et je voyais bien que j'étais dans leur giron. Je m'y étais moi même mise, de toute évidence, et les négociations pouvaient donc paraître pencher en leur faveur. Il était clair que je ne soutiendrai pas Hoare. Qui a dit, cependant, que je m'opposerai ouvertement à lui ? Il était trop tôt pour trancher sur cette question ci. Je ne voulais précipiter mon peuple, et surtout mon fils, qui aura pris ma place bien assez tôt, dans un conflit qui les dépassera totalement. Je veux y voir un avenir, même incertain, mais je veux l'y voir. De même, je sais que les jeux sont en train de se faire, et que si je veux me laisser la porte ouverte selon l'évolution de la situation, il faut que j'agisse, également. Que je conclue des alliances, que je me mette dans une position favorable pour l'avenir. La plus favorable possible, la tâche est ardue. Les choix que je fais, je les fais avec précaution, mais je dois en faire. Je me contente d'acquiescer, jusqu'à ce que nous en venions à Aegon. Nous y voici.

« Vous y avez perdu deux leaders, et leurs deux dragons. Si je ne sous estime pas la détermination de votre sœur, ni la force de son dragon... Vous accusez des pertes. Comme j'ai pu moi même en accuser il y a deux ans. »

Je reconnaissais ces pertes. Ils voulaient se relever des leurs, et c'est tout à leur honneur. Je me relevais des miennes, moi aussi. IL ne pouvait en être autrement. J'étais sincère. Le jeune chevalier aborde enfin, sans que j'ai moi même à lancer le sujet, la question primordiale à laquelle je désire une réponse. J'étais prête à épouser Aegon Targaryen, à lui offrir les épées du Val... Mais surtout mes fils comme successeurs. J'avais dû demander tant de sacrifices à mon fils pour qu'il devienne Roi si tôt. Je ne voulais lui avoir volé cette jeunesse en vain. Sans m'offrir d'éclaircissements sur le silence qui avait accueilli ma proposition, il ouvre tout de même le sujet à discussion.

« Je vais être sincère. Je n'ai su de quelle manière prendre le silence de votre frère face à ma proposition, et je suis heureuse de constater qu'elle n'a nullement été rejetée, malgré que l'union n'ait pu se faire. Je vous remercie de respecter ma nouvelle position, et j'accepte cette idée de traité avec plaisir... Le Val ne souhaite nullement nuire à Peyredragon. »

Non, je n'étais pas leur ennemie. Pas leur alliée non plus. Je m'octroyais le luxe de rester neutre, et le resterai jusqu'à ce que cette situation ne me semble trop précaire. Je rebondis en revanche sur la suite de ses paroles, avec un sourire.

« Et cet héritier, il s'agirait de vous, je suppose ? »

Question posée de manière totalement neutre. Je ne peux décider, je ne peux trancher ainsi. Je compte me remarier, mais il me faut trouver le parti le plus avantageux. De même que pour mon fils. Je me levais, et rapportais une carte enroulée sur une table non loin.

« En effet, cela peut aller de paire. Goeville, comme vous le voyez sûrement, est déjà une ville et un port très actif. Il devrait être aisé pour vos navires d'y échanger nos marchandises, ainsi qu'à Peyredragon. Le Val regorge de blé, et autres denrées agricoles. »
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Ven 19 Juin - 1:09

La Reine Sharra Arryn maniait les mots avec habilité. Elle était prompte à refroidir les ardeurs, désamorcer le conflit avant qu'il ne frappe à sa porte. Je gageais qu'elle irait loin dans ses promesses de paix, avec une telle attitude. Ce n'était pourtant pas tellement la paix qui l'intéressait que sa propre sécurité... Ou plutôt celles du Val et de ses enfants. Une alliance avec Peyredragon ne pouvait lui offrir qu'une guerre ouverte. Elle ne s'engagerait pas sur une voie si dangereuse, pas sans être assurée que nous aurions d'autres dragons prêts à combattre... Et d'autres capable de prendre la relève.

Je la fixai sans mot dire. Je ne comptais pas parler de nos pertes. Je ne comptais pas non plus lui dire qu'elle avait tort. De simples mots ne suffiraient pas à la convaincre, et je préférais que les actes parlent d'eux-mêmes. Nous aurons à prouver notre valeur bien assez tôt, tout comme le Val devra se rendre compte que cette position neutre sera aussi peu évidente que gratifiante à tenir.

Je pris une longue inspiration, réfléchissant en toute hâte à ce qu'il convenait de dire. Aegon n'avait jamais voulu se marier, se réservant uniquement pour ses sœurs. Il avait toujours eu une entière confiance en nos trois dragons pour gagner la guerre. Je pouvais difficilement livrer cette vérité au Val sans qu'elle soit mal perçue.

- C'était un choix évident à faire. D'un point de vue stratégique, certainement le meilleur pour lui, pour Peyredragon.

Je croisai les mains devant moi. Je la suivis du regard, tout en me décidant à livrer une vérité qui m'affectait bien plus que je ne le voulais. Je comprenais parfaitement la position d'Aegon, car j'aurais eu la même. Mon cœur, pourtant, n'arrivait plus à altérer ma raison aussi bien qu'avant. Ce que j'avais perdu m'avait fait prendre conscience de tous les sacrifices que je devrais consentir pour préserver ce qu'il me restait.

- Les mariages sont plus souvent le fruit de la politique que d'un amour réel et réciproque. Il arrive, en de rares occasions, que les deux se conjuguent. Mais bien souvent, nous sommes dans l'obligation de répondre à notre devoir avant de songer à ce que nous désirons vraiment. Aegon savait pertinemment ce qu'il avait à faire, mais ça ne l'a pas empêché de retarder l'échéance.

Que le Val refuse un pacte de non-agression m'aurait fortement étonné. J'inclinai la tête, en signe de respect, en accueillant d'un mince sourire son consentement tout comme l'évidence de la réponse à sa question suivante.

- C'est de moi qu'il s'agit, en effet.


Je ne m'appesantis pas sur le sujet. Je ne comptais pas la séduire par de belles paroles qui auraient sonnées fausses, ni me laisser tenter par ce sourire qu'elle revêtait comme la meilleure des armures. Elle était d'une beauté à couper le souffle. J'étais convaincu que de nombreux prétendants devaient se bousculer pour obtenir sa main, bien plus aptes que moi à mettre les formes. Je songeais, avec ironie, que je serais soulagé de son refus... Et serait certainement le seul à l'être.
Je la suivis du regard un temps avant de me pencher sur la carte qu'elle dépliait, retrouvant une expression sérieuse et concernée.

- Dans l'immédiat, nous pouvons mettre à votre disposition deux galères pour escorter vos navires marchands. Avec les temps troubles qui s'annoncent, il sera toujours possible d'aviser et de réajuster, mais vous devriez déjà être assurée que nos échanges et les vôtres se dérouleront sans heurt.
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Lun 22 Juin - 10:54

Je ne savais réellement où cela allait pouvoir me mener. Jusqu'où j'étais prête à accepter des collaborations avec Peyredragon. Ils avait un avantage dans le sens où je ne pouvais me montrer fermée, car même si ma position avait changée, je ne virai pas totalement de bord. J'avais tout de même proposé ma main à leur roi, et donc montré que j'étais prête à faire corps avec eux dans leur conquête... Ce qui n'était plus totalement le cas. Plus maintenant qu'Hoare était à ma porte, et avait éliminé leurs dragons et beaucoup de leurs forces. Je ne précipiterai pas mon royaume et mon entourage dans une guerre où l'ennemi a clairement l'avantage. Ils savent que j'ai besoin de garantie, de promesses de sécurité. Ce qu'en soi, Hoare tente de me faire miroiter. Mais je ne peux avoir confiance en un tel homme. Pas uniquement au nom de la guerre ravageuse qu'il a mené contre le Val il y a bien longtemps, au moment de ma naissance, non, mais aussi en celui de ce qu'il a fait à ses invités. Les Targaryens auraient certes dû mieux s'armer pour se rendre à Harrenhal, car une telle attaque était possible, mais... Cela ne m'incite guère plus à accorder mon soutien à cet homme. IL me voulait comme allié. Le Dragon aussi, en avait cruellement besoin, pour se jeter dans la guerre qu'ils ont contribué à précipiter.

Je sais que je devrai finir par choisir un camp, car ma position finira par se retourner contre moi. Mais pas encore. Je veux attendre de voir, encore, qui manœuvrera, et comment. Je n'accorde pas un total crédit au jeune chevalier alors qu'il m'assure que ma proposition n'avait nullement été ignorée. En général, lorsque l'on sait que l'on a besoin d'appuis et que celui ci se propose, on n'attend pas la fin des temps avant de l'accepter. Peu importe, cela n'est plus d'actualité, et aujourd'hui on ne m'ignore pas. IL me donne l'amour, pour excuse. J'acquiesce.

« Je sais de quoi vous parlez. Mon mariage avec Jehan Arryn avait tout de politique, mais par chance, j'ai sû trouver de l'amour en lui. C'est une chose rare, comme vous l'avez dit, que les deux se conjuguent. Il est dommage que cette union n'est pu avoir lieu, mais je comprends assurément cette raison. »

Peu importe qui il aimait. Quelqu'un qu'il ne pourrait épouser, sûrement. Tant pis pour lui. Son attente l'avait mené à sa mort, et moi j'étais encore en jeu. C'était ainsi. J'espère simplement que sa sœur et son demi frère retiendront certaines leçons sur la manière d'agir lorsqu'on est un conquérant et que l'on veut gouverner un peuple qui ne se met pas à genoux volontiers. On me propose Orys Baratheon, pour remplacer Aegon Targaryen. Soit. Un bâtard légitimé. En soi, cela ne me pose aucun problème. Le jeune homme doit être responsable et intelligent, cela ne va pas avec la naissance. Je me contente d'acquiescer. Inutile de continuer sur le sujet, car je n'ai strictement aucune réponse à offrir, à lui comme à sa sœur, pour le moment. Les partis intéressant ne sont pas ce qui me manque.

Je sors une carte, pour que nous puissions discuter plus précisément de cet accord de commerce et cette aide navale. Il me propose deux galères pour escorter les navires marchands entre le Val et Peyredragon. C'est assez peu, mais je pense que cela peut suffire,e t en effet, il sera toujours temps d'aviser selon l'évolution de la situation... Dans un sens ou dans l'autre.

« Cela me convient. Mes navires n'ont déjà que trop souffert de la piraterie, et ceci nous permettra de limiter les pertes. Nous resterons de toute manière en contact, s'il y a quelque chose à ajuster... »

Je lui adresse un sourire en coin. Pour cet accord, ou pour tout autre...
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   Mar 23 Juin - 21:04

Nous serions en bien meilleure posture si Aegon avait accepté la proposition émise par le Val. J'en avais conscience, mais à l'époque, le soutien de la Reine Sharra Arryn n'était pas aussi vital que maintenant. Ni aussi difficile à obtenir. Je ne devais être qu'un nouveau prétendant inscrit sur une liste affreusement longue. Je n'étais pas non plus un aussi bon parti qu'Aegon aurait pu l'être. Je me demandais ce qu'il aurait fait à ma place. Se serait-il borné dans son raisonnement, à faire passer le cœur avant la raison, ou aurait-il consenti ce même sacrifice ? Je pensais connaître la réponse, ce qui ne m'aidait pas vraiment.

J'hochai la tête, silencieusement. La Reine semblait comprendre ses raisons. J'étais soulagé qu'elle ne se montre pas plus curieuse et se contente de mes explications. Je parcourais la carte du regard, suivant du doigt les trajets maritimes les plus souvent empruntés par les navires du Val ou de Peyredragon. Je n'avais pas vraiment eu besoin de me renseigner, seulement de me mettre à la page. Je me souvenais les avoir longuement étudié quand il fallait débusquer les pirates de Lys. Si nous avions eu plus de temps et de moyens, j'aurais cherché à éliminer cette racaille des mers moi-même. Définitivement.

- Nos hommes n'en sont pas à leur coup d'essai. Nous avons éliminé la piraterie de nos eaux et ils pourraient vous surprendre si l'occasion leur ait donné. Même si je ne doute pas que l'emblème de Peyredragon volant aux côtés de celui du Val soit suffisant pour intimider les moins téméraires.


Je m'arrêtai pour la regarder. Cette inclinaison dans sa voix laissait planer un sous-entendu qui ne m'avait pas échappé. Je lui rendis son sourire, sans même forcer. Je commençais à comprendre comment cette beauté froide pouvait autant captiver. Si elle n'avait pas instauré une telle distance entre nous, j'aurais manqué d'y succomber à mon tour, au risque de perdre de vue ce qui m'avait amené ici.

- Je ne sais ce que l'avenir nous réserve, mais vous pouvez être assurée que Peyredragon en voit bien un aux côtés du Val. Les cartes sont entre vos mains.


J'avais fait le tour de la question. C'était à elle de le faire, maintenant. J'attendis en silence un temps, avant de m'écarter de la carte. J'aurais pu m'y prendre de bien des manières pour lui présenter ce projet de mariage, mais la charmer m'avait semblait totalement déplacé. Je ne doutais pas que nombreux s'était déjà tenté à ce jeu, et avait échoué. Je ne lui accordai que ce profond respect, en inclinant la tête à son attention. Si nous en avions fini... Je m'apprêtais à me détourner.

- Nous serons amené à nous revoir, je n'en doute pas. Aussi, pour l'instant, je vous laisse à vos réflexions.
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MessageSujet: Re: "Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]   

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"Si tu veux la paix, prépare la guerre." [Tour I - Terminé]
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