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Les ombres autour de nous [PV Jon]
MessageSujet: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Dim 14 Jan - 17:17

En sortant des appartements Tully, Bowen se rendit compte que l’heure avait bien avancé, par rapport à son lever plus que matinal. Pis, son ventre criant famine lui rappela qu’il n’était pas exempt de certains contingences humaines, tout Sénéchal qu’il fut, aussi il descendit vers les cantines pour y emprunter de quoi grignoter, non sans saluer au passage le courage des cuisiniers, qui restaient assez secoués par les événements de la veille. Comment ne pas l’être, en même temps ? L’un des leurs était mort, un noble avait été arrêté en leur sein, en train de corrompre la nourriture seigneuriale … Les pauvres s’étaient trouvés happés de la manière la plus brutale dans ce conflit, ce qui montrait hélas que tous, du plus humble au plus grand, étaient concernés par les déprédations odieuses du Noir. Il ne s’agissait pas d’un conflit entre Grands, mais aussi d’une lutte sans merci qui impliquait chacun, du moins à ses yeux, et il fallait être près à voir plus loin que soi. Voilà pourquoi les pugilats impliquant des places, des faveurs l’agaçaient prodigieusement. Lui-même n’avait pas bronché quand sa famille n’avait obtenu aucun commandement dans l’armée du Nord, alors que les Glover tenaient l’un des fiefs les plus importants, qui occupait un espace immense au nord-ouest du royaume. Mais il l’avait accepté, prenant la place a priori ingrate d’aide de camp, et en avait tiré le meilleur. Quand donc les égoïsmes cesseraient ? Parfois, il avait l’impression de mieux comprendre l’idéal impérial que beaucoup, sans même y adhérer parfaitement : tous ces nobles engoncés dans leurs prérogatives, s’y agrippant alors qu’ils n’avaient ni les compétences, ni même l’âge d’être un homme ne manquaient pas de l’énerver. Quant à ceux qui préféraient sacrifier leurs familles et enchaîner les volte-faces, il ne savait qu’en dire. En revanche, il voyait parfaitement qu’en faire. Instinctivement, son poing se serra, alors qu’il s’imaginait refermer ses doigts gantés de mail sur la gorge d’Anderan Frey …

Voyant que les serviteurs l’observaient avec une légère crainte, au vu de son expression contractée, Bowen se força à inspirer, laissant son faciès reprendre une pose plus agréable, même s’il n’y arriva pas vraiment, trop préoccupé pour que ce soit réellement le cas. Finalement, il opta pour une spécialité nordienne, à savoir le visage parfaitement neutre. Une fois son en-cas avalé, il remercia les valets aux livrées de la truite et prit congé, non sans s’épousseter. Une fois dans les étages, il héla une chambrière qui passait, un baquet d’eau à la main, pour lui demander si Sa Majesté du Nord avait quitté les appartements conjugaux, ou s’il y demeurait toujours. La femme, un peu surprise par son adresse, bafouilla avant de lui répondre qu’elle allait se renseigner, comme elle était affectée à une autre aile. Le Glover la laissa donc partir et attendit calmement qu’elle ne revienne, ce qu’elle finit par faire en courant, rougeaude sous l’effort, pour lui signifier que son Roi était bel et bien demeuré auprès de son épouse. Le jeune homme la remercia avant de se diriger vers les appartements indiqués, qu’il n’eut aucun mal à repérer, et pour cause : il ne les avait quittés en réalité que quelques heures auparavant, quand l’escorte de la mariée avait pris fin. Le fait que Jon soit resté avec elle, même après le lever, était plutôt encourageant. Certains hommes n’hésitaient pas, une fois la besogne accomplie, à s’en aller aussitôt. Au moins, les époux pouvaient parler. C’était sans doute idiot, mais le Sénéchal avait presque eu l’impression que les discussions qu’il avait eues avec Maedalyn au lendemain de leurs noces avaient autant compté que l’acte lui-même. Cela permettait de se préoccuper des devoirs directement, comme la gestion du domaine. Les Tully ne se plaindraient pas, dans tous les cas.

La porte arriva enfin, et il y alpagua un serviteur qui frappa et entra pour l’annoncer. Au bout de quelques minutes, Bowen entra et fut conduit dans la salle qui jouxtait la chambre, comme dans tous les appartements réservés aux invités de marque. Il y retrouva son Roi, qu’il salua d’une courte inclination, comme le voulait l’étiquette, avant de sourire :

« Navré de cette intrusion, Votre Majesté, s’il est encore un peu tôt et si vous désirez rester encore un peu en compagnie de votre épouse, je puis me retirer et revenir plus tard dans la journée. »

Avant qu’il n’ajoute :

« J’ai néanmoins un certain nombre d’information à discuter. Peut-être serait-il préférable de nous déplacer dans mes propres quartiers, pour qu’aucune oreille indiscrète ou chaste ne puisse être dérangée par nos échanges. »

Mieux valait qu’Eleanor soit avertie par son père, ou son époux, mais pas en ayant vent d’une conversation nécessairement anxiogène à première vue. Et puis … Sans doute que Jon y serait plus à l’aise que dans cet endroit.

« Et puis … Nous pourrons parler entre nous. Si tu le désires. J’ai acheté une splendide bouteille de vin qui n’attend que nous ! »



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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Ven 19 Jan - 12:45

La nuit de noces était passée. Ce qui devait se faire, fut fait. Il n'avait rien d'autre à dire là-dessus et il ne comptait clairement pas s'en vanter à qui que ce soit, ce n'était pas dans la mentalité du jeune roi, et puis s'était sans aucun doute une marque de respect envers sa jeune épouse, dont il avait compris la détresse morale au passage de cet acte au cours de la nuit, ce qu'il comprenait parfaitement, même s'il ne mesurait sans doute pas l'ampleur de ce que cela représentait pour une femme. Jon avait attendu que la jeune femme s'endorme dans le lit conjugal avant d'en sortir, se rhabillant promptement, il n'avait pas pour autant quitté les appartements de la toute jeune reine, mais il avait refermé la chambre, la laissant ainsi se reposer. Dans un petit salon, juste à côté, il s'était assis dans un confortable fauteuil, fixant le feu qui brûlait dans l'âtre de la cheminée durant de longues minutes, si ce n'est des heures avant que le sommeil ne vint finalement le trouver. Il n'avait que très peu dormi, et au matin il se sentait parcouru de nombreuses courbatures notamment dans la nuque, l'endroit n'était sans doute pas le meilleur pour pouvoir dormir. Il finit par retrouver Eleanor pour partager avec elle le petit déjeuné, pendant que les draps étaient changé, ceux de la nuit de noces étant emporté sans doute pour que les familles des deux époux puissent ainsi constaté que l'union avait été consommée. Une pratique que le jeune homme ne comprenait pas spécialement, puisque l'important était de voir si au bout de quelques mois de mariage un enfant viendrait à notre ou non, plutôt que de s'intéresser au fait que la première nuit avait été concluante pour les mariés.

Alors que la conversation se faisait de plus en plus difficile, Eleanor cherchant à faire parler son époux, alors que Jon était bien connu par ses proches pour ses longs silences, une femme faisant parti de la maison de la Reine vint alors se présenter auprès du jeune couple royal pour pouvoir signaler à Jon, que Bowen Glover demandait à le voir. Si son visage resta presque impassible, adressant un léger sourire à la servante pour lui confirmer que les deux hommes pouvaient se rencontrer, il y avait en lui un profond soulagement, d'être ainsi enlevé à son devoir conjugal, heureux de retrouver un ami et également de pouvoir traiter sans doute d'affaires militaires ou politiques, éléments que Jon maîtrisait bien plus ses domaines-là que la vie de couple. Il se leva, s'inclina respectueusement devant la Reine tout en s'excusant que d'autres devoirs l'attendaient ailleurs et il quitta alors la chambre pour pouvoir accéder à la pièce qui la juxtait et où il avait lui-même passé la nuit. Il demanda alors à ce que l'on fasse rentrer le Sénéchal du Nord dans les appartements et son attente ne fut pas très longue. Un sourire éclaira brièvement les traits de Jon quand il croisa le regard de son ami, il inclina légèrement la tête à son attention. Il se mit à tousser légèrement pour pouvoir étouffer un rire qu'il couvait secrètement. Il avait passé pour l'instant bien assez de temps avec sa jeune épouse, il la retrouverait d'ailleurs le soir même pour pouvoir à nouveau remplir son devoir. Il était après tout essentiel qu'un héritier soit conçu au plus vite, puisque le départ de Jon pour la guerre ne tarderait pas et qu'il ne savait pas alors quand il reviendrait et même s'il allait revenir en vie.

« Je vous remercie Sénéchal de votre sollicitude à mon égard et à l'attention de mon épouse. Soyez certain que celle-ci comprendra néanmoins qu'il ne m'est pas possible de rester avec elle, que les questions politiques passent avant le reste. » Il inclina doucement la tête. « En effet, nous n'aurons qu'à gagner vos appartements personnels, il sera sans doute plus simple pour l'un comme pour l'autre de discuter dans un endroit plus propice pour ce genre de choses et ainsi nous pourrons laisser la Reine se reposer. » Il donna une petite tape sur l'épaule de Bowen, laissant échapper un petit rire, un son qui sonnait presque étrange dans sa bouche, il n'avait pas ris depuis bien longtemps et il se refermait tellement facilement qu'il était presque impossible de savoir ce que le jeune roi pensait véritablement. « Une splendide bouteille de vin dis-tu ? Je ne peux y résister alors, cela nous fera le plus grand bien à n'en pas douter. » Il quitta les appartements en compagnie de Bowen, parcourant les couloirs de la forteresse de Vivesaigues jusqu'à gagner les appartements qui avaient été attribués à son second. Il fit signe à ses gardes de rester en poste devant la porte avant de pénétrer dans les lieux à la suite de Bowen. « Ouvrons cette bouteille et explique moi ce que tu as à me dire … Tu ne serais pas venu me trouver, si tu n' avais pas quelque chose d'important à me dire. »


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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Mer 24 Jan - 18:43

Sa proposition dérida son Roi, ce qui fit naître un mince sourire sur le visage de Bowen. C’était étrange, cette camaraderie virile qui s’esquissait, et dont il n’était pas entièrement familier, pour n’avoir jamais eu d’ami masculin aussi proche qu’avaient pu l’être pour lui Jeyne ou Lynara, ou pour n’être pas assez lié avec son cadet. Jon avait eu ses cousins, pour cela. En dehors d’eux néanmoins … Furtivement, il se demanda si, durant ses jeunes années, le Jeune Loup avait connu ce type de relation privilégiée. Il ne se le rappelait pas, mais savait aussi que leur éloignement à l’époque faisait qu’il était moins familier de l’entourage du fils de Torrhen que de celui de sa fille unique. Quoiqu’il en soit, ce bref instant fut agréable, comme le fait de constater que le souverain du Nord n’avait pas totalement perdu sa faculté à démontrer un peu de joie. La cérémonie de la veille aurait pu laisser penser le contraire. Conscient néanmoins de marcher sur des œufs, il n’osa pas relever les dernières paroles de son suzerain par une plaisanterie aussi grivoise que bon enfant, craignant qu’il ne le prenne pas … Ou que lui-même commette un impair, même s’il avait conscience qu’un autre aurait pu ne pas laisser passer un tel double sens après une nuit de noces. A vrai dire, il était certain que si Conrad Omble avait été à sa place, il l’aurait fait sans hésiter un instant. Mais Bowen Glover n’était pas Conrad Omble, et ne le serait jamais. Il n’avait ni sa férocité, ni sa mâle grossièreté. Mais Jon n’était pas Torrhen. Ou du moins, il imposait davantage de distance, montrait plus volontiers son caractère secret que son paternel, qui portait pourtant son lot de non-dits au creux de son cœur. Peut-être qu’il aurait été secoué par un bras droit avec la franchise brutale d’un Conrad. Ou peut-être qu’il aurait apprécié. Le Poing du Nord n’avait pas de réponse à cette question, et n’en aurait pas, car il ne pouvait changer la nature profonde de son âme. Cela n’avait, au fond, pas nécessairement d’importance.

Le trajet jusqu’à ses appartements fut relativement rapide, et d’un geste, Bowen invita Jon à s’installer confortablement sur le fauteuil mis à sa disposition, lui-même s’avançant pour saisir en haut de la commode la fameuse bouteille de vin promise, qui arborait une robe d’un carmin sombre, à l’instar de la plupart des dorniens. Il sortit deux verres et versa le nectar dans ces derniers, avant de couper le breuvage d’eau comme le voulait l’habitude, surtout de si bon matin. Puis il prit son verre et le leva pour trinquer, en déclarant :

« Au Nord ? »

Il trempa ses lèvres dans le godet, avant de soupirer d’aise et d’expliquer :

« C’est l’un des derniers vins dorniens que j’ai pu obtenir après la coupure des lignes commerciales. Je pensais le garder initialement pour la naissance de mon enfant … Mais baste. Je préfère l’ouvrir maintenant, et m’en réserver un autre pour le moment où je verrais son visage. »

Il but encore un peu :

« J’espère que les dorniens te vont. Je sais que beaucoup préfèrent les bieffois ou même les riverains … Mais j’aime leur côté aigre. Il donne du caractère. »

Cette conversation si banale n’avait pas d’autre but que de mettre Jon à l’aise. Bowen savait d’expérience qu’une nuit de noces, et même un mariage en général, pouvait être une expérience éprouvante, en bien comme en mal. Et à cela s’ajoutait le poids de la couronne. C’était, au fond, sa manière un peu maladroite de lui signifier qu’il était là comme second, certes … mais aussi comme ami. Et qu’il lui offrait un peu l’occasion d’être lui-même, tranquille, sans se soucier du reste … simplement à converser avec un frère d’armes de tout et de rien. A force d’être pris dans le tourbillon du devoir, de la guerre, des femmes aussi … On en oubliait les joies douces de l’existence, celle de l’amitié, des instants de calme où le seul enjeu vital était de respirer. Le Glover avait toujours aimé, encore adolescent à Winterfell, se terrer dans un recoin de sa chambrette et réfléchir longuement, ou bien rester silencieusement en compagnie du jeune Walton, à parler parfois pour ne rien dire. Il était alors facile de tout oublier. Même s’il avait conscience que cela ne pouvait durer que quelques secondes, et que le devoir revenait déjà au galop. Reposant le calice sur la table, il souffla, en s’asseyant :

« Non, en effet. Il y a des choses d’importance dont nous devons discuter. Y compris ce qui s’est effectivement passé pendant tes noces et dont j’ai obtenu le détail complet ce matin par Lyham Tully … Ainsi que des questions plus pragmatiques quant à la réorganisation des commandants de division, pour lesquelles il me faut ta signature, si mes candidats t’agréent. »

Voilà qui était pour l’aspect officiel.

« Cependant … »

Bowen se mordit un instant les lèvres, avant de finir par déclarer :

« Je me suis dit, avant d’en venir à tous ces devoirs royaux … Que tu avais peut-être aussi besoin de parler. En tant qu’homme, et non uniquement Roi.

Tu n’étais pas heureux hier. Au départ, j’ai pensé que c’était ta manière de gérer la pression, l’événement … Mais je n’en suis pas vraiment convaincu. »


Il hésita, avant de conclure doucement :

« Si tu n’as personne d’autre à qui … te confier, je peux être là et écouter. Parce que je considère qu’un Sénéchal doit veiller sur son Roi, comme second … et comme ami aussi. »

Après une brève pause, il ajouta dans un murmure :

« Et que je sais que certains secrets sont un peu moins lourds, une fois offerts à quelqu’un. »



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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Mer 28 Fév - 11:30

Bowen et lui avaient pendant de longues années eu des relations plus ou moins complexes, à moins qu'on ne pouvait résumer la situation au simple fait que l'un comme l'autre avaient vécu éloigner. Encore une conséquence de la proximité qu'avait pu avoir Bowen avec le père de Jon, lui qui jalousait secrètement ce lien privilégié dont il était privé. Aujourd'hui, si les choses semblaient être au beau fixe avec le Lord Glover, c'était la situation avec son père qui se tendait peu à peu. C'était véritablement difficile à expliquer et peut-être impossible à accepter. Était-ce vraiment l'important ? Après tout, Jon était devenu un homme, il était devenu un roi et il allait à présent se construire sa propre famille, il avait à devoir de défendre son propre royaume et à faire perdurer la maison des Stark. S'il avait réussi à s'ouvrir auprès de Bowen, d'une façon dont peu de gens pouvaient véritablement se prévaloir de connaître le jeune souverain, il restait néanmoins assez secret même avec ces plus proches. C'était une manière comme une autre de se protéger de ce monde extérieur souvent difficile à appréhender pour lui. Ce qu'il appréciait dans sa relation avec Bowen, c'est qu'ils arrivaient à se parler honnêtement, sincèrement, même si le jeune Lord gardait toujours une forme de respect qu'on accordait à son roi, mais il s'accordait à parler avec ce roi sans le brusquer et c'était sans doute ce qui convenait le mieux pour Jon, il avait vu ce que cela avait donné ces derniers temps qu'on en l'avait brusqué. Il avait en effet passé la journée de la veille à faire la tête, d'ailleurs depuis qu'il était arrivé à Vivesaigues, on pouvait dire qu'il n'était pas l'homme le plus souriant. Plus le jour du mariage et plus le jeune Loup semblait s'assombrir, il n'avait pas souris un seul instant lors des festivités et il n'était sans doute pas plus heureux que cela le lendemain matin de sa nuit de noces.

Une fois dans les appartements de Bowen, ses épaules s'affaisèrent un peu, il lui semblait que soudainement, ce bref changement d'environnement le soulageait, il arrivait ainsi à se détendre un peu. Ici, il ne jouait pas un rôle, il pouvait respirer, penser et parler sans réellement se soucier du regard des autres, attendant que le jeune roi fasse la moindre erreur. Il prit son verre et trinqua en compagnie de son ami, de son second. « Oui au Nord ! ». Il put un longue gorgée avant de se passer une main sur le visage, un léger sourire flottant sur ses lèvres. « Tu n'aurais donc pas du ouvrir une bouteille aussi précieuse avec ton roi … La naissance d'un enfant est un moment bien plus formidable à mon humble avis. J'espère sincèrement pour toi que tu auras l'occasion de rentrer au plus vite auprès de ton épouse et ainsi de pouvoir voir cet enfant que tu espères tant. Il mérite d'avoir son père à ses côtés. Et d'ailleurs tous les enfants du Nord devraient pouvoir avoir leurs pères à leurs côtés. » Il ne répondit rien quand il vint à faire une description des différents vins, Jon n'avait pas réellement de préférence mais il appréciait néanmoins avec plaisir ce verre de vin venu de Dorne surtout que cela était sans doute une des dernière fois où il aurait l'occasion de goûter une bouteille venue de ce pays bien loin du Nord. Jon ne montra aucun signe de changement dans son comportement quand il changea de sujet pour pouvoir aborder un domaine bien plus personnel.

Jon se redressa un peu plus dans le fauteuil qu'il occupait avant d'hausser les épaules avec une certaine nonchalance. Cependant, Bowen avait parfaitement compris la situation encore une fois et cela renforçait l'idée que l'un et l'autre étaient fait pour former une bonne équipe. « D'une certaine façon, cela a été ma manière de gérer ma pression … Ce n'est pas parce que je suis un roi que j'aime pour autant être sous le regard des autres, surtout pour un événement aussi important qu'un mariage. Je ne suis pas heureux, mais est-ce que j'ai vraiment le droit de m'en plaindre ? Je suis un roi et l'important n'est pas là … Mon devoir n'est pas d'être un homme heureux en mariage mais d'être un bon souverain pour gérer les affaires du royaume et répondre aux besoins de mon peuple. Mais si on m'avait demandé mon avis, ce n'est pas elle que j'aurais eu le désir d'épouser. Nous sommes tous simplement l'opposé l'un de l'autre, chacune de nos rencontres n'a fait que confirmer un peu plus cette impression. Alors sourire pour moi était au-dessus de mes forces hier. »


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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Jeu 29 Mar - 13:07

« Il se peut que j’en conserve une tout de même … Je ne vous offre pas tout, mon Roi ! »

Bowen appréciait de voir un sourire naître sur le visage de Jon, de sentir que le jeune homme se détendait, parvenait à plaisanter délicatement, même si le reste de ses dires appelaient à un certain sérieux. Doucement, le Glover fit tourner le vin en bouche, appréciant son caractère épicé et sa robe amère, typique de ces alcools dorniens dont il raffolait réellement depuis qu’il avait pu commencer à en goûter. Leur rareté dans le Nord en avait fait une boisson de choix, que l’on conservait très précieusement pour les grandes occasions, comme les crûs de la Treille. Avec l’ouverture des liens commerciaux, le Lord avait mis quelques bouteilles de côté en prévision du futur. Bien sûr, il en gardait pour la naissance de son enfant … Mais célébrer dans l’intimité amicale le mariage de son suzerain demeurait une occasion particulière à ses yeux. Il s’agissait de la perpétuation de la lignée souveraine, à laquelle sa famille avait juré allégeance, pour laquelle ils avaient abandonné leur propre titre régalien. Bientôt, il célèbrerait l’avenir de sa maison. Maintenant, il se réjouissait de celle du Nord. Il y avait un temps pour tout, finalement, quand bien même il avait conscience, douloureusement, que les perspectives de voir la chair de sa chair, d’assister à sa naissance, s’amenuisaient. Le terme de Maedalyn approchait. Il n’était pas difficile à calculer, même sans mestre. Après tout, il suffisait de calculer neuf mois après leur mariage … Sauf qu’il avait conscience qu’avec les mouvements militaires qui reprendraient bientôt, puis avec les autres menaces à circonscrire … Nul doute que le devoir se rappellerait à lui, l’empêcherait de remonter au Nord, ou de réellement profiter de son épouse s’il parvenait à s’accorder une forme de permission. Le Sénéchal se rendit alors compte que jusqu’à présent, il avait toujours répugné à entamer cette discussion pourtant nécessaire, se persuadant qu’il y aurait le temps, que les événements pouvaient changer. En vérité, il ne savait pas ce que son Roi désirait, pour la suite des combats, car il ne fallait pas se leurrer : la paix n’était pas encore à portée de mains, seulement la vengeance. Pour une partie de lui, celle qui saignait de la perte renouvelée de ses gens à Castel-Oyster, c’était largement suffisamment. Se gorger du sang de l’ennemi le démangeait plus que de raison, comme souvent quand il se laissait dévorer par la noirceur de ses pensées les plus secrètes, par le venin noir des Anciens dieux qui hurlaient à son âme de dépecer ceux qui avaient tué leurs dévots. Il était peut-être temps, finalement, d’oser songer à ce que les mois à venir impliquaient pour le Nord.

« Je l’espère aussi … tout en essayant de ne pas trop y penser. J’ai conscience que le terme approche plus vite que la fin d’une guerre qui n’est pas prêt d’arriver. Quand cette partie de la campagne sera finie … Certains voudront rester. Suivre ton père pour la suite. Et une part de moi répugne à laisser une partie conséquente de nos troupes sous une autre bannière que celle du Loup de Winterfell, et sous un commandant ne répondant pas au nom de Stark.

Si tu rentres dans le Nord … Ne faudra-t-il pas que je reste pour mener nos armées, comme ma fonction m’y engage désormais ? J’en avais conscience en acceptant cette nomination, et il s’agit là de mon devoir envers mon serment … et les hommes sous mon commandement.

Et si tu désires continuer la lutte … Est-ce raisonnable de laisser perpétuellement Walton en dehors des combats ? Mais il faudra quelqu’un pour administrer le Nord, qui porte ta voix. Si c’était vers moi que ton choix se tournait, ma femme devrait bien rester à Motte-la-forêt pour veiller sur nos terres, qui ont besoin que les Glover continuent à demeurer les maîtres du Bois-aux-loups pour reconstruire ce qui a été perdu. »


Doucement, il conclut :

« Autant boire tant qu’on le peut, pour célébrer la joie que nous pouvons arracher. Demain, il sera peut-être trop tard. »

Ne pas penser à cette famille que le devoir pouvait lui faire abandonner, à cet enfant qu’il ne verrait peut-être jamais. Les prochaines semaines seraient encore une fois meurtrières pour son royaume. Quel Glover en paierait à nouveau le prix ? La campagne contre les sauvageons lui avait arraché son fief et presque toute sa famille, puis la Mort-aux-loups avait emporté son malheureux cousin. La marche sur le Conflans avait occasionné les morts de Castel-Oyster dans une rétribution sanglante pour les pertes des Hoare. A chaque fois, sa maison avait payé un lourd tribut. A force, il avait fini par douter que cela ne se reproduise pas une nouvelle fois. Et malgré leurs difficultés à s’entendre, à choisir entre lui ou son frère … Edwyle demeurait son petit frère. Il avait le même âge que Jon, paraissait infiniment plus robuste que Bowen … Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de vouloir à tout prix le protéger, le sauvegarder. Non, sa santé mentale ne survivrait pas à la perte de son cadet. Plutôt mourir. Malgré leurs différences, il l’aimait farouchement, comme un frère en aime un autre, envers et contre tout. Rien n’était plus important que la famille, pour celui qui avait été élevé dans ce cocon protecteur qu’était le couple formé par Galbart Glover et son épouse. Maintenant que la paternité approchait, qu’il était Lord, il en mesurait d’autant plus l’importance. Il puisait sa force dans le souvenir de son mariage, dans celui de son enfance, dans cette certitude qu’il serait père bientôt, dans cet amas de moments heureux, parfois teintés d’amertume certes, mais qu’il estimait à leur juste valeur. Sans ce socle fondamental, un homme n’était qu’une coquille vide, qui s’efforçait de masquer ses blessures aux autres et se lançait dans des projets fous pour combler ce cœur qui battait sans but. Brièvement, après le sac de Motte-la-forêt, il avait été cet homme, sourd à ses amis et à sa famille. La perte de son cousin, de ce meilleur ami d’enfance brutalement rejeté, ignoré parce qu’ayant survécu, lui avait rappelé les travers cruels de la réalité. Et ses souvenirs d’écuyer confirmaient ce ressenti profond et impérieux : un homme heureux pouvait accomplir de grandes choses, et les voir se déliter à cause de son malheur.

« En privé … Bien sûr. Il le faut même. Parce que sinon … La douleur de ne pas avoir ce que l’on désire nous dévore peu à peu. On se perd dans le devoir, sans tirer sa force de sa vie d’homme, mais de sentiments vides, ou qui finissent par tout tâcher de ressentiment ou de sang. »

Pensif, soucieux de la manière dont il allait prononcer les mots qui viendraient, Bowen ajouta avec beaucoup de délicatesse dans la voix :

« Pour ne l’avoir jamais réalisé, ou plutôt pour l’avoir toujours conservé pour lui, ton père n’a pas réussi à tisser ce lien si important entre un homme et les siens. Et j’ai toujours pensé qu’un jour … Cela lui porterait préjudice, comme au Nord. Les secrets tuent davantage que les paroles. »


Conscient de marcher sur un chemin étroit, le Glover termina dans un murmure :

« Eleanor n’a pas été élevée pour être reine. Ni nordienne. Il lui faudra du temps, mais lorsque les enfants naîtront de votre union … A défaut d’amour, il y aura ce lien entre vous qui te rendra heureux, je l’espère du moins. La douceur d’un mariage ne vient pas nécessairement d’une entente immédiate, mais plus de ce qu’il crée avec le temps. La grossesse de ma femme me l’a appris.

Et d’ici là … N’est-ce pas important, aussi, que de dire ce qu’en tant qu’homme, tu désires ? Pas en tant que Roi, mais juste en tant que Jon ? De l’admettre, pour savoir si un deuil est possible, si l’attente est supportable, ou si ce bonheur, peu importe la forme qu’il prend, peut être trouvé ailleurs dans cette existence d’homme que tu construis ? Et à ce moment-là … Sourire sera possible. »




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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Dim 29 Avr - 13:49

Jon inclina doucement la tête à la remarque de Bowen. Non, il ne comptait pas que son second lui offre tout, même si c'était presque le cas, il avait mis sa vie à son service et cela signifiait donc beaucoup de sacrifices pour son roi et pour le Nord. Bowen Glover était un homme de parole, il était un homme d'honneur, après les défections dont il eut l'épreuve ces dernières semaines, les hommes de son père ayant le désir de continuer leur route aux côtés du nouvel Empereur et non du nouveau roi du Nord. Jon devait bien avouer qu'il avait eu pour certains un peu de mal à accepter l'idée, cependant, il savait que ceux qui avaient fait le choix de continuer avec lui, était d'une loyauté sans faille et après tout ce qu'il s'était passé, tout ce qu'il se passerait sans doute, il aurait besoin de personnes comme cela à ses côtés et Bowen avait pris la place d'un frère à ses côtés et c'était une chose importante pour le Jeune Loup. Et l'avenir ne pourrait que certifier un peu plus ses dires, une fois que la guerre les appelerait à nouveau. Il savait pour autant, que l'esprit de son ami était préoccupé. Bien qu'il soit physiquement à ses côtés, plus les mois venaient à passer et plus son Sénéchal pensait à sa femme, à cet enfant à naître dans le Nord et qu'il ne pourrait voir dans l'immédiat. Néanmoins, le jeune roi s'était promis de tout faire pour qu'il puisse rentrer auprès de sa femme, auprès de cet enfant à naître, qu'au moins l'un des deux ait la chance de pouvoir profiter du bonheur conjugal et de ce que représente une famille, lui qui a perdu tant des siens. Tout ou presque était encore à reconstruire. Jon porta son verre à ses lèvres, prenant le soin de savourer la gorgée qu'il venait de prendre en bouche avant de plonger son regard dans le sien, tout sourire avait disparu et son visage était bien plus soucieux à présent. « J'ai bien réfléchis à tout cela … Même si nous gagnons face à Harren à notre prochaine rencontre, cela ne signifira par pour autant la fin de la guerre … Et je suis comme toi, même si nous avons signé pour l'Empire, que celui-ci est dirigé par mon père, je n'ai pas la volonté pour autant de laisser la majeur partie des Nordiens sous une bannière différente de celle que nous représentons aujourd'hui. Il serait à mon avis bon que je reste ici aux côtés de mon père, Walton viendrait me rejoindre quant à toi tu rentrerais à Winterfell. Il sera alors question de former Walton pour qu'il puisse tenir les armées à l'aide de nos valeureux généraux qui ont l'expérience. Ensuite, je viendrais dans le Nord et tu pourras ainsi retrouver ta femme sur tes terres. Nous trouverons un moyen pour chacun puisse revoir les siens, pour que chacun puisse tenir le rôle qui lui a été attribué … Cependant, tout dépendra de l'issue de notre combat face au Noir. Alors oui buvons à notre projet, à notre histoire et à notre avenir ! »

La question de son mariage fut alors abordé et presque tout aussi rapidement, le jeune roi se crispa alors face à son ami. Finalement, il se sentait bien plus confiant de parler de la guerre plutôt que de parler de ses soucis conjugaux. Même si Bowen était l'une des personnes avec qui il était sans doute le plus bavard. Il lui sortit un pauvre sourire. « Alors voilà une autre chose qui me rongera un peu plus chaque jour. Les secrets sont presque une règle d'or dans cette famille … Cela fait partie de notre façon d'être, de notre façon d'agir. Je reconnais en effet que cela pose de nombreux problèmes rien que pour communiquer les uns avec les autres … Je ne cherche pas à reproduire la même chose que mes parents … De cette distance avec mon père, de cette méconnaissance de mon propre frère. Je serais un bon mari même s'il n'y a pas d'amour et je désire être un bon père, proche de mes enfants, je ne veux pas qu'ils puissent subir la même chose que moi, ça a été ... » Il finit par arrêter de parler, ses souffrances personnelles ne devaient pas être ainsi mises en avant en public. Ces blessures faisaient partie du passé et même si son père n'avait pas joué son rôle, il avait eu son oncle Brandon auprès de lui pour pouvoir l'assurer de son soutien à chaque étape de sa vie. Sa mort avait été une blessure bien grande pour le jeune prince qu'il était. « Je reconnais qu'elle n'a pas reçu l'éducation nécessaire au rôle qu'on lui a ainsi donné mais elle manque surtout de savoir vivre. Pour avoir rencontré plus d'une Lady du Nord ou d'autres peuples, elles savent se comporter en société. La reine est d'une familiarité avec ceux qu'elle rencontre qui n'est nullement acceptable. Je ne parle pas seulement d'amour, je parle du comportement en lui-même. Je ne peux accorder un quelconque crédit à une personne se comportant avec autant de frivolité. J'essaie de prendre sur moi, mais je n'ai qu'une envie, rester sur le champ de bataille pour pouvoir échapper à tout cela. » Il posa son verre et se redressa vivement. « Il semblerait finalement que je ressemble bien plus à mon père alors que je n'ai de cesse de prétendre le contraire. Je ne connais pas ses secrets, mais je me doute que s'il a fuit toutes ces années ce n'était pas seulement pour traquer l'ennemi dans chaque cité. Quant à ce que je désire … Willona est morte, je n'ai pas su retrouver son corps, je n'ai pas pu rendre les hommages due à son rang et à sa famille. J'ai perdu celle que j'aimais alors que j'avais le désir d'épouser une Nordienne pour pouvoir renforcer la symbolique  de mon peuple. Au lieu de cela, mon père m'a vendu à un roi pour pouvoir renforcer son Empire. En quoi je suis le Roi du Nord si même mon père contrôle ma vie intime ?! Maintenant dis-moi ce qui me fera sourire, dis-moi ce qui arrivera à me donner confiance en moi ... »


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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Lun 7 Mai - 19:59

Bowen sirota doucement son verre, réfléchissant à ce que Jon lui exposait. Une part de lui était flattée, indéniablement, que Jon soit prêt à lui offrir la gouvernance du Nord. Que nordien ne serait pas fier d’une telle confiance, de pouvoir peut-être administrer les terres qui l’avaient vu naître, de s’élever à une telle place ? Même sans venir d’un royaume en particulier, rares étaient les souverains prêts à laisser le pouvoir à un simple tiers, fût-il leur conseiller privilégié. Généralement, les suzerains privilégiaient les épouses, les frères, les cousins même éventuellement, voir les filles et les mères. Le Glover savait que l’essentiel de la gestion de Peyredragon était entre les mains de Forel, néanmoins, étant donné l’état de la dynastie régnante, actuellement vacante, avec une Impératrice et un bâtard légitimé revenu de Dorne … Il n’y avait pas beaucoup d’options possibles. Mais pour le reste … Le Lannister avait confié les rênes à sa femme le temps de venir chercher Jeyne, ce qui ne changeait guère de l’ordinaire, par exemple. Et quand Torrhen partait loin de Winterfell, c’était essentiellement Brandon Snow qui gouvernait, son demi-frère. Oui, il s’agissait d’une distinction exceptionnelle, à bien des égards et il en avait pleinement conscience. Voilà pourquoi il hésitait sincèrement. Les symboles avaient leur importance. Le fait qu’un Stark gouverne le Nord était une tradition multiséculaire. Il y avait toujours un Stark dans le château d’hiver, le Stark de Winterfell, même s’il ne s’agissait que d’un gamin de quelques années. Serait-il le Stark, alors qu’il n’était qu’un Glover ? Et surtout, que diraient les troupes ? Respecteraient-ils un Sénéchal qui ne les mènerait pas au combat ? Il savait que sa nomination, bien que dans l’ensemble favorablement accueillie, était assortie à une obligation de faire ses preuves. S’ils perdaient leur prochaine bataille, les torts lui seraient imputés majoritairement. Il n’avait aucun droit à l’erreur. Sa jeunesse face à des hommes d’expérience comme Lord Bolton était un poids, et son autorité passait par la victoire. Et après … Nul doute qu’il faudrait consolider. Et d’ici là, beaucoup de choses pouvaient changer … Les mois précédents l’avaient bien montré. Il se contenta donc de hisser son verre et de dire doucement :

« A la victoire contre le Noir, alors. A l’avenir. »


Ne pas penser à ce passé qui hantait Jon, regarder le futur … Voilà ce qu’il convenait de faire. Même si cela ne serait probablement pas pour tout de suite, Bowen s’en rendait bien compte, en écoutant l’amertume de son Roi vis-à-vis de son enfance, de son adolescence coincée dans les non-dits et le ressentiment, victime d’un couple royal qui n’avait guère su s’entendre, de la guerre et du devoir paternel. Parfois, Jeyne avait exprimé cette difficulté à voir son père absent, mais l’avait probablement mieux géré que son frère. Du moins, de ce que le Glover en avait compris de quelques confidences échappées. Walton avait grandi à sa façon. Mais Jon … Le Poing du Nord avait eu conscience des difficultés entre le fils et le père, cependant, il s’en était toujours tenu éloigné, parce qu’il ne partageait pas la même intimité avec le Jeune Loup à l’époque, s’il pouvait se permettre cet euphémisme. Il avait observé, sans probablement se rendre compte de la profondeur de la blessure, et sans pouvoir y faire grand-chose. Il avait essayé, à sa façon, sans succès. Que pouvait-il faire de toute manière ? Il n’avait été qu’un écuyer, qu’une ombre silencieuse … Rien de plus.

« J’ai essayé à l’époque. J’envoyais des corbeaux à Jeyne, à Lynara, pour donner des nouvelles du Roi. Pour qu’elles vous les transmettent. Je n’ai jamais osé aller plus loin, parce que nous n’étions pas proches, et que je pensais que cela raviverait l’éloignement. Ce n’était sans doute rien de toute manière … »

Et lui, serait-il ce père que voulait être Jon ? Une part de lui y aspirait, évidemment. Une autre, plus raisonnable, avait conscience qu’être le Sénéchal du Nord impliquait des sacrifices. Il le savait en acceptant cette position. Il était plus probable qu’il ne voit que peu ses propres enfants, sa femme, au lieu d’avoir le foyer paisible qu’il avait connu lui-même. Comme si leurs rôles s’inversaient. Il s’était préparé à cette vérité, et était en paix avec elle. Bowen était un homme de devoir. Il n’avait jamais pensé recréer le foyer qu’il avait connu. Son royaume passerait toujours avant sa famille. C’était ce que Torrhen avait fait de lui. Peut-être qu’en cela, il lui ressemblait davantage que Jon. L’ironie de ce constat ne lui échappa pas.

« Mes parents s’aimaient, mon père était proche de tous ses enfants … Et il m’a toujours préféré Edwyle. Parce que j’étais trop riverain à son goût, pas assez … massif. Guerrier. Brutal. Je n’étais pas aussi proche de lui que je l’aurais voulu. Sans doute que le foyer parfait n’existe pas, avec les contraintes qui pèsent sur nos épaules. »

Les confidences de son Roi étaient choses rares. Pour lui faire comprendre qu’il était finalement normal de ressentir ce type de blessures, Bowen avait jugé bon de lui faire part de ses propres blessures d’enfance. Un prêté pour un rendu, une manière d’alléger le faire de se confier en faisant de même, finalement. Surtout que la suite de la discussion n’était pas davantage joyeuse. En un sens, le Glover comprenait les réticences de Jon envers sa femme. Lui-même s’était étonné de la cordialité de sa future reine, lors de leur discussion à la Haye-Pierre. Il avait jugé cela amusant, rafraîchissant, avec le regard peut-être paternel d’un homme plus âgé, qui contemple l’enthousiasme d’une toute jeune femme pour un mariage, pour une nouvelle famille. Evidemment, sa vision était à mille lieues de celle d’un époux, et nul doute qu’à la place du Stark, il n’aurait que peu goûté à ce naturel. Et bien sûr, pour son malheur, Eleanor Tully, désormais Stark, venait après une autre femme, une qui n’était pas l’objet du devoir, mais de l’amour. Difficile de soutenir la concurrence avec un souvenir chéri, même dans les meilleures conditions. Quand elles n’étaient pas réunies … Pourtant, tout n’était pas noir. Il avait connu cet abattement. Au moins avait-il l’expérience de la tristesse.

« L’avenir. L’espoir de bâtir un royaume en paix, débarrassé de la menace fer-née. L’envie d’avoir une vraie famille à soi, ce que Eleanor peut te donner, peu importe vos relations. Les enfants que vous aurez … C’est ce qui est à même de te faire sourire. Leur futur.

Et aussi … L’espérance d’être un roi de paix, de prospérité, de construire un peu plus le Nord. L’Empire est une chose, mais il ne sera pas ton destin. Ton père ne veillera plus sur les moulins, les routes, les ports. Sur nos marchands, nos paysans. Toi oui. Tu peux les amener à ne plus avoir peur pour leurs enfants, pour leurs frères et leurs pères. Ne plus condamner nos femmes à trimer dans les champs à la place des hommes. C’est la paix que ce mariage apporte. Je crois que ça … C’est à même de te faire sourire. »


Doucement, il ajouta :

« Eleanor saura se faire aimer du peuple, précisément parce qu’elle est … naturelle. Ils oublieront ses origines quand ils verront qu’elle se soucie d’eux, comme elle s’est souciée spontanément de mon épouse sans même la connaître. Et ce qui rebutera la noblesse sera un atout auprès des petites gens, qui ont tant souffert ces dernières années.

C’est encore une enfant, de ce que j’en ai vu. Le froid du Nord l’endurcira. La maternité aussi, probablement.

Vous serez le couple suzerain dont le Nord a besoin. Celui qui lui amènera la paix, pour peu que vous le vouliez tous les deux. »


Il conclut :

« C’est cet avenir qui me fait sourire, moi. Imaginer mon enfant jouer avec le tien, sous la surveillance de mon neveu, et qu’ils lui demandent, candides, de leur raconter de drôles d’histoires où les gens se battaient, qui leur sembleront si étranges, si lointaines.

Si nous arrivons à cela … Alors, toutes ces douleurs auront valu la peine, tous ces mariages précipités, ces morts … »




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MessageSujet: Re: Les ombres autour de nous [PV Jon]   Jeu 12 Juil - 13:59

Jon écoutait attentivement chacun des mots que pouvait prononcer le Poing du Nord. Et pourtant, à mesure, que celui-ci parlait, le jeune roi ne pouvait que se rendre compte du fait qu'ils étaient si différents l'un de l'autre. Il espérait sincèrement que pour l'avenir, cette différence ferait leur force et c'était déjà l'impression qu'il avait par rapport au lien que les deux jeunes hommes avait réussi à créer. Ils se complétaient, les forces de l'un étaient les faiblesses de l'autre mais à deux, ils pouvaient s'en sortir. Oui à eux deux, ils pouvaient représenter un souffle nouveau pour le Nord. De plus, ils étaient animés d'un même combat, pas seulement donner un avenir paisible à un peuple qui avait bien trop souffert et depuis bien trop d'années déjà, mais tous les deux étaient jeunes, fougueux chacun à leur façon, mais ils devaient faire leurs preuves, convaincre le peuple mais avant tout convaincre les soldats qui les accompagnaient depuis plusieurs mois, les ayant vus passer de prince héritier à roi, de Lord à Sénéchal du Nord. Personne n'aurait pu prédire les décisions de Torrhen Stark, de créer un nouvel empire qui amènerait tant de changements, son fils héritier prenant la place alors que le père n'était pas mort, un jeune Lord, ancien écuyer du Vieux Loup, prendre la place d'autres membres plus importants du Nord mais que Jon ne connaissait que trop peu pour accorder la confiance qu'il offrait à Bowen. La victoire pourrait leur permettre d'asseoir leurs nouvelles autorités mais loin du Nord, ils ne possédaient pas tous les moyens pour pouvoir parvenir à s'installer dans les esprits des Nordiens. Cependant, les différences étaient visibles, on commençait par le fait que Bowen était d'un naturel optimiste, toujours souriant, toujours à voir le meilleur chez les autres. Là, où Jon manquait de confiance en lui, en les autres, en l'avenir, pensait toujours au pire et se montrait bien souvent distant. La victoire contre le Noir permettrait sans doute de changer les choses dans le bon sens il l'espérait mais il y avait tellement d'éléments encore à régler qu'ils auraient de quoi faire encore un bon mauvais.

Après avoir parlé de l'avenir, cet avenir plus solennel, plus militaire, c'est le passé qui revint sur la table. Le passé qu'ils avaient vécu l'un comme l'autre de manière bien différente et pourtant ils s'étaient côtoyés d'une certaine façon, ils avaient vécu les mêmes choses séparés sans l'être réellement. La différence était que Bowen avait eu l'occasion d'apprendre sur le terrain, d'apprendre auprès d'un guerrier qui avait une véritable expérience, de vivre des événements, d'apprendre des leçons que seule la guerre, la vraie, pouvait vous enseigner. Pendant que lui, il était gardé bien précieusement à Winterfell, où les maîtres d'armes se succédaient, où on le mettait à rude épreuve physiquement et moralement, lui rappelant sans cesse le rôle qui serait le sien à la mort de son père mais sans le laisser aller sur le terrain et montrer ce dont il était capable. Il n'avait connu que la bataille de la Mort-aux-Loups juste avant que la guerre contre Harren Hoare ne prennent encore plus d'ampleur et qu'on lui demande alors de prendre un commandement et aller affronter l'ennemi. Il avait eu peur, et il avait toujours peur de ne pas être aujourd'hui à la hauteur de ce qu'on lui demandait d'être. Le jeune roi ne manqua pas d'être étonné de ce que son ami pouvait lui dire, concernant les lettres qu'ils pouvaient adresser à sa sœur ou à sa cousine, pour autant, il comprenait parfaitement que celui-ci n'ait pas cherché à lui adresser une missive directement à son attention. Jon n'aurait aucunement cherché à lire un traite mot de ce qui aurait pu être écris et n'aurait sans doute pas manqué de la mettre au feu sans plus de cérémonie. Il avait été jaloux du lien que Bowen entretenait avec Torrhen, un lien plus fort que celui qui pouvait exister avec son propre fils. Il avait fini par en prendre son parti, par en faire son deuil et il n'en tenait pas rancœur à son ami, c'était une autre paire de manches pour son père mais ça non plus ce n'était pas vraiment un secret entre les deux jeunes hommes. « Elles ont transmises les nouvelles sans pour autant me dire de qui elle venait … Mais c'est du passé, à présent, il n'y a pas à en parler plus longuement. Je dois profiter du fait que tu as pu le suivre, le côtoyer et apprendre de lui, c'est une force pour la jeune génération que nous sommes, auprès d'hommes de métier qui n'accepteront pas d'être plus indulgents avec nous par notre jeunesse. Je suis né pour gouverner et cela s'accompagne de tous les espoirs et les attentes du Nord et aussi à présent de l'Empire. »

Non le foyer parfait n'existait pas. Pour autant, Jon en avait rêvé. Lui qui était si secret, lui qui était si renfermé, qui avait du mal avec les personnes extérieures à son cercle, qui n'accordait pas facilement sa confiance, il avait souvent pensé à la famille qu'il aurait voulu construire dans l'avenir. Pour combler le manque certain de ce qu'il n'avait pas pu connaître dans son enfance, pour ne pas reproduire la même chose également. C'était profondément idéaliste pour un homme qui était aussi pessimiste que lui mais il s'autorisait à croire qu'il pouvait l'obtenir. Bien sûr, ce qui se présentait aujourd'hui était bien différent de ce qu'il avait pu imaginé. Il pensait trouver une femme de la noblesse nordienne, au fort caractère, dont il pourrait tomber amoureux et qu'il pourrait alors épouser. Une femme forte qui pourrait l'épauler et à la fois le remettre à sa place, une véritable dame de Winterfell qui pourrait inspirer le courage, la force, le respect pas seulement chez les femmes du royaume mais aussi auprès des hommes du Nord. C'était peut-être l'idéologie d'un enfant gâté, mais le fait que ces plans soient contrariés, l'avaient énervé et il avait bien du mal à accepter les choses. Tout cela lui restait en travers de la gorge même le lendemain matin de ses noces. Son amertume était visible à cet instant et même les bonnes paroles de Bowen venaient à l'agacer plus qu'autre chose. Il se doutait qu'il ne cherchait qu'à l'aider mais à cet instant, son beau discours restait sans effet. Il avala une longue rasade de vin. « Apporter la paix c'est ce que je veux en effet. Cependant, je doute autant d'elle que de moi, concernant ce couple royal dont le Nord a besoin. C'est bien beau d'être idéaliste mon ami, mais je crois malheureusement que tu te trompes. Je ne remets pas en cause l'avenir du royaume, et je ferais tout pour mettre en œuvre ce dessin que tu entrevois. J'ai peut-être l'esprit fermé, et même si tu le penses, tu auras le respect de ne pas me le dire directement. » Il eut un sourire sincère à son égard lui tapotant l'épaule amicale avant de se lever et de marcher dans sa chambre. « Je ne suis pas homme à avoir le cœur à se laisser ainsi aller aux douces attentions et aux élans du cœur quel qu'ils soient … Je n'ai pas ton esprit chevaleresque, ton phrasé si captivant notamment auprès des femmes de quelques horizons qu'elles puissent être. Je suis un rustre, qui a été trop blessé pour laisser son cœur être à nouveau touché. Espérons en cela que mes enfants ne me ressemblent jamais. »


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