AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
[Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]
MessageSujet: [Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]   Sam 9 Déc - 0:27

L'air était froid et sec, comme souvent dans le val. Le froid rendait les muscles raides et l'entrainement plus rigoureux, les chutes sur les sols gelés de la cour de la caserne de la Garde du Val montrait au malheureux à quel point son erreur était cuisante, au sens propre comme au sens figuré. Aedan pensait que l'entraînement portait autant ses fruits par des cours pratiques, que des chutes régulières et des défaites retentissantes. Toutefois, loin était l'idée d'Aedan de se moquer de ses élèves les moins expérimentés. Il croyait fermement à l’apprentissage par l'erreur et ne réprimandait jamais quelqu'un pour ses erreurs.

Aedan pouvait avoir une réputation de tyran auprès de ses élèves et cela le faisait sourire un peu. L'entraînement était rude et intense, douloureux parfois, mais il portait toujours ses fruits si l'élève s'investissait un tant soi peu dans l'activité proposée. Aedan Sunderland, maître d'arme du Val et Lieutenant du Capitaine de la Garde du Val avait concocté un parcours spécifique mettant en valeur les situations auxquelles un soldat du val pouvait être confronté. Des exercices autant physiques que mentaux.
Ce jour là il venait d'améliorer son parcours ayant passé commande aux artisans du chateau. Pas du travail d'orfèvre mais du matériel robuste et efficace qui suffisait à accomplir le rôle qu'on demandait d'eux. Il commençait par un échauffement au cours du quel il épuisait ses élèves avant les noter en fonction du temps qu'ils mettaient à accomplir son parcours. Une vingtaine de soldats issus du rang des armées du Val avaient été envoyés à sa demande de tout les bannerets du Val afin s'assurer que leur entraînement était toujours au point.

Habillé de son armure d'acier, sa cape aux couleurs du val flottant au gré du vent, son casque en forme de tête de faucon sous le bras Aedan regardait les élèves en simples tenues de cuir. Il était inutile de s'amuser à cabosser des armures hors de prix pour un simple exercice de sport.

Aedan s'allongea sur le sol gelé et se redressa ne laissant que ses avant bras et la pointe de ses pieds toucher le sol. Il fallait qu'il reste droit le plus longtemps possible. Il hurla sur ses élèves:

"-Le prochain que je vois poser le genoux au sol ira courir jusqu'à ce que je vois ses poumons recrachés au sol devant moi"


Après seulement deux minutes de son exercice, une jeune recrue posa le genoux à terre ce qui n'échappa au regard inquisiteur de Lord Sunderland. Il ordonna à tous de se relever et fit venir le fautif.

"Toi, tu vas me dicter tout les bannerets du Val, leur fief, leur seigneur et leur devise pendant que tes petits camarades attendront dans cette charmante position. Si tu fais la moindre erreur tu recommences depuis le début."

Aedan se remit en position tout comme ses élèves et laissa le jeune homme reciter sa lecon. Il se trompa pas moins de six fois. Evidemment, Aedan souffrait aussi mais il ne devait surtout pas le montrer à ses élèves par fierté et il tint bon jusqu'à ce qu'il ait terminé. Il se releva, fusilla du regard l'élève et ordonna aux élèves de faire deux tours de son charmant parcours tandis qu'il les regardait.
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Capitaine en second de la Garde
Âge du Personnage: 32 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Capitaine en Second de la Garde Royale du Val
Messages : 15
Membre du mois : 0
Célébrité : Aaron Jakubenko
Maison : Arryn
Caractère : Fidèle / Loyal / Sens de l'Honneur
Capitaine en Second de la Garde Royale du Val
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]   Mar 19 Déc - 1:18

Un esprit sain dans un corps sain« Un sou pour te dire ton avenir, madame ? » Je m’arrêtai pour mieux regarder la vieille femme assise en tailleur à l’entrée d’un des innombrables grands couloirs du palais. Adossée à un mur, au pied d’une arche de marbre à la hauteur vertigineuse, afin de ne pas être sur le chemin des promeneurs, la femme essayait de deviner si elle venait de se gagner une cliente. Un baluchon reposait à côté d’elle, près de sa canne de marche. Vêtue d’une robe de laine grise très simple mais impeccable, la devineresse des rues portait un châle couleur crème pour se protéger des premières rigueurs de l’hiver. Si on était officiellement encore en automne, les promesses du renouveau après un rude hiver ne se laisseraient pas voir avant des mois, pas plus qu’un rayon chaud de lumière réconfortant. Les mains glissées sous mes longues manches aux bordures de fourrure blanche. Le visage dissimulé sous une capuche chaude aux mêmes bordures. Sans doute pour se rendre présentable, la vieille femme lissa les mèches de cheveux châtain grisonnant qui ondulaient sur ses tempes. Ayant remarqué ses yeux légèrement voilés, sa façon d’incliner la tête sans river le regard sur moi et ses mouvements hésitants, j’aurai juré que j’avais affaire à une aveugle. Contrainte de se fier à son ouïe, elle n’avait pas pu reconnaître la reine régente. Dans le même ordre d’idées, elle n’avait aucun moyen d’appréhender la grandeur des lieux où elle se tenait.

Non loin de l’endroit où elle était assise, une des nombreuses passerelles du palais – presque un pont, à vrai dire – traversait le couloir au niveau du deuxième étage. Des promeneurs en grande conversation l’empruntaient dans les deux sens, indifférents à leur environnement. Accoudés à la balustrade, d’autres passants contemplaient au contraire le spectacle qui s’offrait à eux en contrebas. Plus perspicaces que la moyenne, certains ne quittaient pas du regard la reine du Val, Smaug qui m’accompagnait silencieux, inspectait les alentours tandis que les gardes qui les escortaient vaquaient à leur devoir. Parmi ces curieux, beaucoup étaient des visiteurs venus spécialement pour le mariage et c’était la première fois qu’ils apercevaient la mère du jeune roi.

Les Temples ouverts et rénovés depuis quelques mois laissaient échapper leur somme de croyants vers un marché matinal bien fourni en articles et nourriture rappelant la prospérité du Val. Les Eyries avaient tout d’une mégalopole construite au sommet de l’immense haut pique qui dominait les monts fraîchement enneigés et les plaines où on devinait au loin la porte et l'unique passage pour rejoindre la cité. S’agissant du fief ancestral des seigneurs Arryn, le complexe n’était bien entendu pas entièrement ouvert au public. La population doublée par les noces prochaines donnait à la cité des allures de fourmilière géante, des milliers de gens résidaient dans les zones accessibles à tous. Des fonctionnaires, des artisans et des ouvriers occupaient l’essentiel des habitations, entre des maisons plus cossues où des seigneurs avaient pris à leurs charges d’accueillir familles et riches voyageurs. Leurs fastueuses façades en troglodyte laissait voir la grandeur des blasons entre les bâtiments réservés aux visiteurs, dont le flot ne tarissait jamais. Un formidable réseau de couloirs reliait entre eux les divers secteurs de la gigantesque structure de pierre.

Pas très loin de l’endroit où se tenait la vieille femme, une boutique proposait des rouleaux de tissu. Au palais, les commerces occupaient depuis toujours une place de choix. Et à l’intérieur du haut fort où la noblesse pouvait divaguer à loisir sur chaque palier géant d’un incroyable escalier à proximité des casernes et des postes de garde, d’autres échoppes offraient aux plus riches et aux privilégiés du palais tout ce qu’un homme ou une femme pouvait avoir envie d’acheter, sans avoir à croiser les plus roturiers des habitants.

Sur un flanc du mont, la rampe d’accès sinueuse que je venais d’emprunter était la voie d’accès la plus rapide à la plèbe et au plateau d'entraînement du palais ainsi que les portes sanglantes. Très étroites et souvent dangereuses, leur passage ne laissait passer aucun carrosse tout au plus trois hommes en même temps – il n’était pas question de faciliter la tâche à d’éventuels envahisseurs –, cette route n’était pas ouverte au public et la plupart devait impérativement passer par l’escalier, une fois franchies les lourdes portes d’entrée installées au pied du haut plateau de la cité. Parmi les visiteurs, beaucoup se contentaient de flâner sur le marché.

Et si quelques-uns avaient le courage de gravir l’escalier jusqu’au bout, les plus nombreux s’estimaient déjà heureux de découvrir les étages intermédiaires du complexe. Défendus par un pont-levis sur la rampe d’accès, puis par deux nouvelles fabuleuses portes, le palais était tout simplement imprenable. Au fil des siècles, tous les assaillants soumis à de rudes conditions de vie dans les Montagnes de la lune avaient fini par renoncer longtemps avant d’avoir réussi à affamer ou à assoiffer les assiégés, fournis pas des sources et cavités complexes accessibles uniquement du palais pour rejoindre quelques cours closes. Avant de battre en retraite, quelques fous avaient tenté un assaut massif, mais sans jamais trouver le défaut de la cuirasse du fief des seigneurs Arryn.

La vieille femme, songeais-je soudain, avait dû souffrir pour gravir les milliers de marches. Et sa cécité ne lui avait sûrement pas facilité les choses. Même s’il y avait partout des gogos prêts à se faire soutirer de l’argent en échange de prédictions douteuses, les Eyrié devaient être le vivier le plus juteux et l’appât du gain avait dû redonner ses jambes de vingt ans à la devineresse aveugle.

Sondant le couloir devant lequel la vieille femme montait la garde, Smaug tendit l’oreille, captant l’écho toujours présent des bruits de pas et des conversations. Même si elle n’y voyait pas, la devineresse pouvait certainement estimer la taille des endroits où elle évoluait. Mais leur beauté, hélas, lui resterait à tout jamais inaccessible. J’eus le cœur serré à l’idée de tout ce que ratait la pauvre femme. Les colonnes de marbre d’une vertigineuse hauteur, les bancs délicatement sculptés, le sol en mosaïque brillant sous la lumière du soleil dispensée par les fabuleuses fenêtres qui perçaient les murs façonnés de falaises à une impensable hauteur. À part la forêt de Cornèbre, dans ma région natale, je n’avais jamais rien vu de plus beau que les Eyriés. Chaque jour, je m’émerveillais en pensant au génie qu’il avait fallu pour imaginer puis construire un tel chef-d’œuvre.

Depuis des millénaires, ce lieu merveilleux abritait des rois et reine dont le noble sang coulait aujourd’hui dans chaque battement de cœur de mes fils. Lorsque j’y étais venue pour la première fois, j’étais tellement stupéfaite que j’en avais eu le tournis et une soudaine crainte de la tâche qui m’attendait. Depuis j’avais hérité du pouvoir par le mariage et plus tard pour mon fils. Les Eyriés, depuis lors et malheureusement comme en d’autres trop rares occasions au cours de l’histoire de Westéros, incarnaient la volonté de paix et de prospérité à ses portes dans l’ombre de ses montagnes grondant dans les plaines les cris d’un nouvel empire et les grognements d’un d’Harren plus sombre que jamais – mais j’aimais encore à croire que mieux que cela et malgré les risques le Val restait une sorte de fer de lance de la paix possible.

« Un sou pour connaître mon avenir ? » Répétais-je.

« Un marché avantageux, votre grâce, non ? » Lança la femme, très sûre d’elle.

« Tu veux dire que mon avenir ne vaut pas plus que ça ? J’espère bien que si… » M’amusais-je, tandis que la vieille femme sourit et ses yeux morts se braquèrent sur moi.

« Ça, c’est seulement si vous ne tenez pas compte des présages ». La devineresse tendit une main – une question muette fort éloquente. J’allais la poser quand Smaug me stoppa dans mon geste.

Silencieusement je me dégageai en lançant un regard autour de nous et repris mon geste sans aucune hésitation. Laissant échapper un profond soupire, Smaug tira de sa sacoche un sou et le déposa dans la paume ouverte. Je lui fis un sourire rapide parfaitement consciente que la vieille femme n’avait aucune autre façon de subvenir à ses besoins. Être aveugle lui conférait un complément de crédibilité, car les gens devaient imaginer que sa « vision intérieure » était d’autant plus forte. En d’autres termes, leur crédulité était excellente pour ses affaires…

« Un sou d’argent, messire et pas de cuivre ? Je le sens au poids de la pièce… Voilà un homme qui accorde une grande valeur à l’avenir de sa reine. »

Non sans un ronchonnement, il échangea la pièce et se recula d’un pas.

« Et de quoi sera-t-il fait, cet avenir ? » Demandais-je.

Non j’accordais une once d’importance aux dires d’une bonimenteuse – mais par principe, je voulais avoir quelque chose en échange de son argent. Même si elle ne me voyait pas, la vieille femme continua à me « dévisager ». Soudain, son sourire s’effaça. Après une brève hésitation, elle parla enfin :

« Le toit va s’écrouler » Dit-elle, l’air étonnée comme si les mots qui sortaient de ses lèvres étaient étrangers à sa pensée – très littéralement, on eût dit qu’ils lui avaient échappé. Du coup, elle en resta muette. Smaug et quelques soldats levèrent les yeux vers la toiture qui recouvrait le palais depuis des millénaires. À première vue, elle semblait d’une solidité à toute épreuve.

Une étrange manière de dire la bonne aventure, pensais-je. Mais au fond, je n’en avais rien à faire, car ce n’était pas mon avenir qui m’intéressait dans cette affaire.

« Moi, je prédis que tu t’endormiras avec le ventre plein cette nuit. Sur ta gauche, pas très loin d’ici, un traiteur vent des plats chauds délicieux. Avec un sou d’argent, tu t’offriras un festin. Prends soin de toi, gente dame, et profite bien de ton séjour aux Eyrié. » La femme sourit de nouveau – pour exprimer sa gratitude, cette fois.

« Merci, Altesse… » Sur ces entrefaites, un garde en nage déboula au pas de course et vint se camper devant son Capitaine. D’un geste vif, il envoya sa cape bleutée derrière son épaule gainée de cuir sombre. Habituée à voir les gardes en uniforme j’eus un instant d’étonnement face à ce changement de mode. Mais bien que sa tenue fût moins intimidante, il restait impressionnant avec son air mécontent, comme à l’instant même. Et ça, c’était typique des gardes sous le commandement de Smaug.

« Monsieur votre second aura tué la moitié des troupes avant le midi, il semble avoir pris à cœur le moindre rappel sur la sécurité et les pauvres bougre ne sont pas loin de tomber depuis l’aube. » Mon regard passa de la mâchoire de mon cadet au regard de son subordonné.

« J’ai le sentiment qu’au contraire ceci vous aidera. » L’homme se renfrogna et n’osa plus piper mot.

« Allons voir, j’aimerais éviter de perdre la moitié de la garde à deux semaines de notre marche vers le Conflans. » L’homme ouvrit le pas au travers d’une foule qui nous mima dans sa suite curieuse soudain d’assister elle aussi à l’entraînement. Je resté en retrait, détaillant les hommes en exercice, alors que Smaug s'avançait dans son élément et saluer Lord Sunderland.

 
©️️ 2981 12289 0
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine Douairière du Val et de la Montagne.
Âge du Personnage: 34 Ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Aussi Haut Que L'Honneur!
Messages : 1102
Membre du mois : 198
Célébrité : Kate Beckinsale
Maison : Arryn
Caractère : ▪▪ Loyale ▪▪ Méfiante ▪▪ Protectrice ▪▪ Imprévisible ▪▪ Charismatique ▪▪ Renfermer ▪▪
Aussi Haut Que L'Honneur!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]   Mar 19 Déc - 18:45

Lord Sunderland leva les yeux cherchant du regard le garde qu'il avait envoyé en exercice. Son visage se tordit lorsqu'il l'aperçut s'adresser au Commandant de la Garde il émit un léger grognement. Cet homme n'avait donc jamais appris la militarité ? De quel droit son rang lui permettait il de s'adresser de la sorte à son commandant ? De quel droit s'autorisait il à ne pas présenter ses respects au Commandant et encore moin s'agenouiller devant la reine douairière.

Le visage enragé Aedan fit un léger pas en avant. Un coup de vent fit virevolter la cape cyan du Capitaine et lorsqu'il le garde se présenta devant son capitaine les yeux d'Aedan le fusillèrent. Avec rapidité il attrapa son poignet de la main droite, plaqua sa paume gauche sur son coude et fit deux pas en arrière faisant tomber au sol le malheureux garde. Tournant autour de son bras il vint placer ses deux genoux au niveau des omoplates du soldat tout en gardant son bras bien immobile. Le pauvre homme ne pouvait plus rien faire, bloqué dans une position autant inconfortable que douloureuse. Aedan s’époumona, sa voix résonnant comme le tonnerre dans la cour pavée des Eyriés provoquant la stupeur parmi les autres soldats s'entraînant:

" Es tu donc idiot comme un soldat des îles de Fer ? Es tu aussi sauvage qu'un homme d'au delà le mur ? N'es tu donc pas au courant de la hiérarchie dans nos armées ? De quel droit oses tu t'adresser à ton commandant sans lui présenter tes respects. "

Il se releva l'attrapant par le col pour le redresser et le poussa en violence en avant:

" Je vais t'apprendre le respect ! Es tu donc fou au point de ne même pas t'agenouiller devant ta Reine ? Te crois tu supérieur à elle ? De quel droit oses tu te plaindre de mes méthodes ? Qui t'a demandé ton avis ? Quand tu auras montré ta valeur tu pourras parler ? Moi j'étais à la bataille de la Porte Sanglante alors que tu pleurais dans les bras de ta mère ! Triple idiot ! Car tu crois que cet entraînement est difficile ? As tu déjà défié les yeux dans les yeux Harren le Noir ? As tu déjà senti ta vie s'échapper alors que tu te courbes pour éviter le fil d'une lame d'acier ? Tu n'es rien d'autre qu'un petit bourge qui se prend pour un Lord."

Sa main était crispée sur le pommeau de son épée et la veine de son cou battait à batons rompus tant la rage l'habitait.

"Alors ! Soldat tu vas courir jusqu'à ce que tes poumons soient étalés devant sa Majesté ! Tu vas ramper jusqu'à ce que la terre imprègne ton corps tout entier. Crois tu que les Eyriés sont debout grâce à des hommes comme toi ? Le sang des défenseurs du Val imprègne le mortier de ces murs. Tu fais honte à tes ancêtres ! Va t'en !"

Le soldat était livide, les yeux exorbités et les larmes perlaient à leurs coins. Aedan prit une longue inspiration et tourna la tête vers un des instructeurs formant les jeunes soldats avec lui.

" Owen ! Va t'assurer qu'il crache ses poumons, je te laisse carte blanche"

Le soldat hocha la tête et mit à suivre le soldat en le poussant à bout à coup d'insultes. C'était la méthode de formation d'Aedan, celle en laquelle il croyait. On lui avait toujours dit qu'un entraînement difficile permettait une guerre facile et rien ne lui faisait plus peur que d'apporter la honte sur l'Armée du Val après tout ses ancêtres ayant combattus au sein de cette même armée. Un léger coup d'oeil vers la droit permit à Aedan d’apercevoir Smaug, son commandant ainsi que la Reine Douairière qui approchaient.

Aedan n'avait pas encore eu l'occasion de rencontrer personnellement la Reine mis à part dans des cérémonies officielles. Cette rencontre promettait d'être bien plus officieuse, la Reine semblait s'intéresser à la formation de sa garde et comment le lui reprocher ? C'était eux qui veillaient sur sa sécurité, qui s'assuraient que les assassins restaient bien loin des Eryriés et que rien ne troublerait la vie des Arryn.

Il réajusta légèrement son armure avant de crier:

" La Reine Douairière de la Montagne et du Val, protectrice des Eyriés, Lady Sharra Arryn. Pour l'ensemble présentez les armes."


Les soldats se retournèrent cessant leurs entraînements et vinrent encadrer la foule qui se massa derrière les troupes du val. La place auparavant si animée se vida alors que les troupes Arryn repoussaient la population vers les bords de la cour pour assurer la sécurité de la Reine. Aedan sourit satisfait du dispositif et se dirigea rapidement vers Smaug son commandant inclinant la tête et repliant le point sur son coeur:

"- Mes respects mon commandant"

Il attendit la réponse de son général reculant d'un pas. Son regard se tourna alors vers la dame du Val, reine Douairière du Royaume: Sharra Arryn. Même si il avait été affecté à sa garde personnelle, jamais encore il n'avait eu l'occasion de la rencontrer en personne.
Certains sujets du royaume dans les murmures des flammes lors des veillées nocturnes des nuits d'hiver prêtaient des talents magiques à la Reine. Cette beauté aussi chaleureuse que glaciale avait été soit un don des dieux, soit elle avait bu du sang de vierge afin de garder la jeunesse éternelle. Ce qui était sûr en tout cas, c'est que les années ne semblaient avoir aucune prise sur la Dame. Aedan se souvenait l'avoir vu lors de la cérémonie funéraire du Roi et malgré la peine évidente qu'on lisait sur son visage, sa beauté n'en était pas altérée.

Sans s'adonner aux rumeurs de la basse population, Aedan s’interrogeait tout de même sur cette reine qui après avoir traversé tant d'épreuves restait digne et magnifique. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de différence d'âge. Aedan l'avait vu pour la première fois lors du couronnement du jeune roi auquel il avait représenté la Maison Sunderland, son père étant déjà très souffrant d'avoir perdu son ami en plus de la maladie.

Fort heureusement, Aedan avait veilllé à ce que la cour de la caserne de la Garde Royale fut nettoyée de fond en comble. A son arrivée, Aedan avait vite été agacé par le bordel sans nom régnant dans cette cour qui faisait honte au prestige de l'armée du val. Il ne savait si la famille Royale venait souvent dans cette cour mais dans l'éventualité ou l'une des têtes couronnées du Val venait dans cette cour il fallait que tout soit impeccable.
D'un commun accord avec Smaug, Aedan avait alors personnellement supervisé la restauration de cette cour divisée en trois: l'entraînement aux armes d'estoc, aux armes à longue distance ainsi qu'à l'art de l'équitation. La Cavalerie du Val était l'une des plus réputée de Westeros et il devait qu'il en reste ainsi.

Aedan s'avança lentement vers la Reine restant en retrait derrière son commandant pour ne pas outrepasser la hiérarchie militaire du Val. Arrivé à une distance respectueuse de la Reine il posa un genoux à terre dégaina son épée la présentant devant lui et inclinant la tête avec respect. Il ne dirait rien, attendant seulement qu'elle daigne lui adresser la parole ou à la rigueur lui faire un signe de la main.

Aedan était très attaché aux traditions du Val, c'était un trait que son père lui avait transmis, tout comme le sens de l'Honneur. La devise de la Maison Arryn était: Aussi haut que l'Honneur et Aedan était décidé à ce que cette devise soit vraie pour le Val. Ils devaient se montrer supérieurs sur le plan militaire, économique, social que tout leurs adversaires ou ennemis pour certains d'entre eux. La Guerre n'était pas présente que sur les champs de bataille et l'arme la plus redoutable était parfois la langue, que ce soit à un banquet, dans la soie froissée d'un lit. Et parfois quand cela ne suffisait pas, les épées se rencontraient et le sang coulait. Aedan prenait plaisir à combattre c'était indéniable. Mais il n'était pas assoifé de sang comme l'était Harren le Noir. Plutôt que d'effectuer la politique de la Terre brûlée il préférait largement montrer leur supériorité sur les autres royaumes et que de leur propres chefs ils se rallient derrière le Val d'Arryn, le plus puissant des Royaume qui pourrait même défier les empires.

La vie avait été difficile pour Aedan sur les Trois Soeurs, bien qu'il ait conscience que les conditions de vie que son rang lui apportait était enviable pour nombre de personne. Les îles étaient isolées et s'il n'avait pas appris à se défendre seul, ses os pourriraient à ce jour au fond des eaux. Sans atteindre la barbarie des îles de Fer, les Trois Soeurs avaient martelé son caractère avec le vent salé de la mer déchaînée. Il était fier de ses origines, très fier. BIen que possédant plusieurs vassaux, la Maison Sunderland était loin d'être la plus importante du Royaume. Mais malgré tout, son travail et son entraînement acharnés avaient permis au jeune Aedan de s'élever et d'être maintenant Capitaine de la Garde. Pas le plus important des postes mais un poste à responsabilité tout de même.
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Capitaine en second de la Garde
Âge du Personnage: 32 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Capitaine en Second de la Garde Royale du Val
Messages : 15
Membre du mois : 0
Célébrité : Aaron Jakubenko
Maison : Arryn
Caractère : Fidèle / Loyal / Sens de l'Honneur
Capitaine en Second de la Garde Royale du Val
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]   Dim 14 Jan - 20:08

Un esprit sain dans un corps sainLe vent soufflait annonçant la froideur de l’hiver aux affres de la cité et à la bonne humeur des noces prochaines laissait place la rigueur militaire. Plusieurs hommes en tenue d’entraînement souple et d’autres en armure plus lourde s’entraînaient depuis de longue heures, de mon point de vue je pouvais admirer les cavaliers qui semblaient voler au-dessus des obstacles, leurs épées sorties brillaient sous les faibles rayons de lumière d’une fin d’automne.

Les procédures de sécurités n’étaient pas mises en avant l’entraînement facile à observer en extérieurs restait aux rudiments militaires, une salle close et aussi grande que celle qu’on utilisait pour les réceptions avait été construite dans les fondements du palais pour accueillir les entraînements plus poussés. La pièce en tout temps de bonne température par son côté troglodyte, accueillait en tout temps des chevaliers du val qui aimaient s'y défouler. Les gardes personnels de la maison royale n’y faisaient pas boudoir, mais s'y croisaient régulièrement leurs jours de relâche.

Mes pas avaient à peine chaussé les pavés de la cour que l’homme qui nous guidait se retrouva mit au sol par son supérieur qui n'avait visiblement pas apprécié l’échange importun qu’il s’était autorisé à avoir avec moi et mon frère. Silencieuse je lançai un regard vers Smaug qui semblait satisfait du sort de l’homme, une petite ride du sourire accrochée au coin de sa bouche démontrait à quel point lui-même semblait ne pas vouloir laisser passer de tels actes et je ne serai pas étonnée d’avoir dès demain une page de mutation au nom de l’homme qui serait jugé indigne de continuer dans la très sélective garde royale.

" Es-tu donc idiot comme un soldat des îles de Fer ? Es-tu aussi sauvage qu'un homme d'au-delà le mur ? N'es-tu donc pas au courant de la hiérarchie dans nos armées ? De quel droit oses-tu t'adresser à ton commandant sans lui présenter tes respects ? "

Remontant mon regard sous cape vers l’échange, je grinçais des dents a l’idée de la douleur du pauvre homme aux prises d’un capitaine sans douceur. Ses gestes précis tombaient sans laisser la moindre chance à son subordonné, mais n’était point rompu aux choses du corps à corps militaire, je ne savais pas si dans de telles prises on pouvait rendre la monnaie à son assaillant. Sans nul doute ou des princes ne seraient pas assassinés, me semble-t-il.

" Je vais t'apprendre le respect ! Es-tu donc fou au point de ne même pas t'agenouiller devant ta Reine ? Te crois-tu supérieur à elle ? De quel droit oses-tu te plaindre de mes méthodes ? Qui t'a demandé ton avis ? Quand tu auras montré ta valeur tu pourras parler ? Moi j'étais à la bataille de la Porte Sanglante alors que tu pleurais dans les bras de ta mère ! Triple idiot ! Car tu crois que cet entraînement est difficile ? As-tu déjà défié les yeux dans les yeux Harren le Noir ? As-tu déjà senti ta vie s'échapper alors que tu te courbes pour éviter le fil d'une lame d'acier ? Tu n'es rien d'autre qu'un petit bourge qui se prend pour un Lord."

Les mots s’enchaînaient et j’imaginais déjà Wiliberth ou Garth s’insurger du fait qu’on ait osé parler ainsi en ma présence. Combien imaginaient qu’on devait me préserver des horreurs des batailles et détails ? Pourtant j’appréciais les détails m’instruisant au fait que j’avais eu raison de préserver la paix et la reconstruction.

"Alors ! Soldat tu vas courir jusqu'à ce que tes poumons soient étalés devant sa Majesté ! Tu vas ramper jusqu'à ce que la terre imprègne ton corps tout entier. Crois-tu que les Eyriés sont debout grâce à des hommes comme toi ? Le sang des défenseurs du Val imprègne le mortier de ces murs. Tu fais honte à tes ancêtres ! Va-t’en !"

Reprenant notre progression en croisant l’homme au visage rouge qui entamait des tours de course. Je frottai mes mains l’une contre l’autre.  

" Owen ! Va t'assurer qu'il crache ses poumons, je te laisse carte blanche"

Un second homme se mit en marche beuglant des paroles suffisamment fortes pour en faire profiter tout le monde, quand un geste de Smaug le fit baisser le niveau pour que la distance ne les rapporte plus à mes oreilles.

" La Reine Douairière de la Montagne et du Val, protectrice des Eyriés, Lady Sharra Arryn. Pour l'ensemble présentez les armes."

A l’injonction de l’homme tous d’un mouvement s’arrêtèrent et ouvrirent dans un mouvement à sécuriser les lieux. Comme si à côté de mon frère en leur présence à tous, il me serait arrivé quoi que ce soit. Recevoir des respects pour une fois ne me fit nullement plaisir, au lieu de cela j’aurai préféré la discrétion d’une visite instructive, qui a présent ne le serait plus. Mais comme toujours mon visage resta de marbre honorant l’initiative d’un sourire je retirai la capuche pour laisser paraître mon visage et ma longue chevelure couronnée d’un diadème qui ne me quittait plus depuis mon couronnement quand je ne portais pas la couronne de reine dans le sein de mes fonctions de salles ou de représentation.

"- Mes respects mon commandant"

L’homme se tourna en suivant vers moi et plaça genou à terre dans une cérémonie bien précise, alors que mon frère silencieux attendait un mot de moi.

« Lord Sunderland, relevez-vous, il me plairait de parler avec vous, j’ai eu vent que votre commandant si présent, vous a gratifié de ma garde pour mon prochain voyage à ses cotés et que vous serez donc mon ombre en terre hostile, je suis donc attachée au fait de connaître votre sentiment quant aux sécurités qu’on devrait mettre en place là-bas pour faciliter notre sécurité à tous. » Je marquai un temps de silence attendant qu’il se relève.

« J’aimerai aussi en savoir plus sur les hommes qui resteront aux côtés de mes fils et ma belle-fille, elle sera couronnée reine et j’entends qu’elle soit donc plus sécurisée que moi qui ne serai plus qu’une noble en ambassade. » Une fine pluie s’invita à la rencontre et la main de mon silencieux de frère se leva pour nous inviter à prendre chemin vers les logements de la garde et les bureaux des deux hommes.

« Venez nous parlerons à l’intérieur annonça-t-il. »



 
©️️ 2981 12289 0
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine Douairière du Val et de la Montagne.
Âge du Personnage: 34 Ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Aussi Haut Que L'Honneur!
Messages : 1102
Membre du mois : 198
Célébrité : Kate Beckinsale
Maison : Arryn
Caractère : ▪▪ Loyale ▪▪ Méfiante ▪▪ Protectrice ▪▪ Imprévisible ▪▪ Charismatique ▪▪ Renfermer ▪▪
Aussi Haut Que L'Honneur!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
[Flashback] Un esprit sain dans un corps sain [PV Libre]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "L’amitié, c’est un seul esprit dans deux corps." [Pv. Calypso]
» Quelque part dans le Val d'Anduin [Flashback PV Sefir]
» Vána ♦ Corps sain, esprit sain...
» Corps de verre et coeur de pierre
» Feu Carlo Desinor disait les Haitiens Ce peuple à refaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: 
Pays Nordiens
 :: Le Val & La Montagne :: Les Eyrié
-
Sauter vers: