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Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon
MessageSujet: Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon   Mer 15 Nov - 13:39




Le vieux loup et la harpie
Livia Torth & Torrhen Braenaryon




Le voyage avait été long, inconfortable et angoissant. Même si la délégation avait suivi à la lettre les recommandations de trajets données par l'empereur Torrhen Braenaryon dans sa dernière lettre, il n'en restait pas moins que les gardes de Torth n'avaient eu de cesse de redouter une quelconque embuscade fer-né. Afin d'écourter au maximum le temps de voyage, il avait été convenu que la lady de Torth chevaucherait aux côtés de ses hommes tandis que ses bagages seraient réduits au strict minimum. Ses dames de compagnie ainsi que le reste de ses affaires avaient été renvoyés à La Vesprée tandis qu'Ayana, sa fille chérie, était restée auprès de la souveraine de l'Orage même si son entrevue avec cette dernière avait quelque peu remis en question cet arrangement dans l'esprit de l'orageoise.

Après plusieurs semaines de voyage, le château bordé par la Ruffurque et la Culbute s'était finalement dessiné à l'horizon. Sans réponse du seigneur de ces lieux ni de sa femme, Livia s'était installée bon gré mal gré dans l'auberge la plus luxueuse que ses gardes avaient pu trouver. Cela étant dit, « luxueuse » était sans aucun doute un bien grand mot pour qualifier ce type d'établissement. Quoi qu'il en soit, l'orageoise avait apprécié de pouvoir enfin se plonger dans un bain chaud et de se glisser dans un lit douillet.

Aux premières lueurs du jour, Livia fit mander une servante afin de l'aider à se préparer pour l'entrevue impériale qu'elle contait allait réclamer. En requérant officiellement l'ouverture des portes de l’île à la flotte impériale, l'empereur avait ouvert une brèche pour les doléances dans laquelle l'orageoise comptait bien s'engouffrer.

Concernant sa tenue, la lady de Torth opta pour une longue robe à jupon, écrue, dont le col était agrémenté par une fourrure de renard blanc probablement tué quelque part dans le Nord. La servante lui coiffa les cheveux en un chignon qui lui retombait légèrement sur la nuque et au-dessus duquel Livia déposa une coiffe assortie au col de sa robe. Pour parfaire son apparence, l'oragesoise se maquilla ensuite avec le plus grand soin. Autant mettre toutes les chances de son côté. Quand bien même l'empereur était marié, il n'en restait pas moins un homme. Les lèvres peintes d'un rouge vif et ses paupières poudrées d'un dégradé de gris et de noir, Livia se gratifia d'un sourire satisfait dans le reflet du miroir.

Une fois arrivée au château, l'orageoise attendit patiemment que l'empereur daigne la recevoir. La matinée était déjà bien entamée et l'agitation se faisait reine dans les couloirs. A en croire les murmures on commençait déjà à préparer le mariage royal qui allait sceller l'alliance entre le Nord et le Conflans Libre sous la houlette de l'Empire.

Après une longue attente, un garde impérial vint finalement la chercher et la conduisit dans les quartiers de l'empereur. En pénétrant dans la pièce, Livia fût soudainement prise d'un étonnant mélange d’effroi et d'amusement pervers. Le fringant Nordien qu'elle avait pu apercevoir au tournoi de Goëville semblait avoir laissé sa place à une espèce de sauvageon au visage difforme. A cet instant, l'orageoise n'aurait su dire qui de l’œil boursouflé et cerclé de noir violacé ou de l'infâme cicatrice qui lui lacérait le visage de haut en bas était le plus répugnant. Avec une tête pareille, peut-être aurait-il mieux fallu que le nordien reste pendu au bout de la corde fer-née. Les rumeurs s'avéraient vraies, le vaillant et courageux empereur était devenu ridiculement laid.

Malgré les sentiments qui se jouaient en elle, Livia s'efforça d'afficher son plus beau sourire avant de se fendre d'une gracieuse révérence. Mieux valait ne pas afficher sur son visage ce qu'elle pensait réellement. Heureusement, cette capacité lui faisait rarement défaut.

« Je vous suis reconnaissante de bien vouloir me recevoir, Majesté, » le remercia-t-elle avant de se redresser. « Ou peut être devrais-je dire Sire ou Monseigneur ? » s'enquit-elle sur un ton faussement naïf « Pardonnez ma maladresse, c'est la première fois que je rencontre un empereur, » se justifia-t-elle mielleusement, un sourire narquois étirant le coin de ses lèvres.

Si Argella avait eu la faiblesse d'apposer sa signature en bas d'un bout de parchemin, ce qui avait sans nul doute fait se retourner son père dans sa tombe, cela ne signifiait pas pour autant que l'empire avait gagné le respect des habitants de l'Orage, loin de là.

« Cela m'en ferrait même oublié de me présenter convenablement. Lady Livia de la maison Torth, pour vous servir, » se présenta-t-elle en se gardant bien de lui tendre la main. Mieux valait éviter tout contact avec ces blessures à l'allure douteuse.

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MessageSujet: Re: Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon   Mer 22 Nov - 22:57

Je me dénouais les muscles, torse nu dans le bois sacré de Vivesaigues. Je n’avais pas chassé les piétons et seigneurs nordiens venus y prier et y communier avec les Dieux ; cet endroit ne saurait être privatisé, pas même pour un Empereur. Je n’avais pas non plus peur du regard des autres ; j’avais appris depuis bien longtemps que l’aplomb était quelque chose d’indispensable pour se faire respecter des hommes. Etre sûr de soi et ne pas faire pour autant l’erreur de tomber dans la bravade et l’arrogance. Un des gardes Demalion, Rorshard de Bonfred, dans l’est du Nord, était un jeune guerrier parmi les plus loyaux. Un ancien hallebardier des divisions de l’est qui avait d’abord été promu dans la Garde Loup avant de la quitter pour la nouvelle Garde Impériale. L’homme était jeune, affûté. Il portait son armure, ce qui le rendait plus lent, mais lui donnait l’aplomb nécessaire pour m’affronter. J’utilisais Hurlements, car il était hors de question de tirer Morsure, épée valyrienne, hors d’un champ de bataille. Trop tranchante, et la pointe était plus dangereuse encore. Alors Hurlements tanguait contre l’armure du jeune loup ; l’homme se fendait et parait efficacement, mais contre-attaquait trop vite, et répétait les mêmes schémas qui avaient sans doute fait de lui un boucher parmi les porteurs d’armes d’hast de nos ennemis, mais qui le rendait plus fragile en face d’un bretteur plus expérimenté, car il générait beaucoup d’ouvertures. De fait, avec un peu plus d’expérience et avec le bénéfice de sa force et de sa vitesse, il aurait pu me battre alors que je recouvrais seulement mes forces. Mais se fendant de la pointe, visant le torse, le jeune homme me laissa l’ouverture et même si cela me tira sur tous les muscles autour de l’abdomen et du bas du dos, je passais sous sa garde par le côté droit et le cueillait, tranchant contre le cou, suscitant quelques encouragements de la part des guerriers qui se recueillaient alentours. On était loin des bravades d’avant Buron, mais le moral n’était pas si mauvais. Et si les hommes étaient mal à l’aise devant mes balafres, mon corps portait bien plus de cicatrices que la plupart d’entre eux.


Je me battais depuis vingt-quatre ans cette année. Presque sans interruption ; il y avait toujours eu quelqu’un à combattre. Pirates, pillards, envahisseurs, sauvageons, tous s’y étaient mis, tous m’avaient laissé des souvenirs, et tous avaient trempé ma lame de leur sang quand la confrontation était terminée. Buron m’avait vaincu, m’avait égratigné dans ma confiance et ma fierté, mais je restais un Loup, même Braenaryon. Remerciant Rorshard, je me lavais le visage dans le ruisseau qui coulait depuis les gouttières de la tour jusqu’au flanc de la cité et le fleuve. L’eau était glaciale, l’air froid, mais ma peau marquée n’était pourtant pas perméable à la morsure de la saison ; j’aimais ce temps froid et relativement sec, qui tranchait avec l’humidité des dernières semaines. Je retourne au château épée sur l’épaule, après m’être rhabillé, pour aussitôt me changer une fois revenu dans mes quartiers, car je déjeunais en compagnie d’officiers, ce midi. On m’aida à me dessaper, à me laver correctement et à me rhabiller ; certaines raideurs persistaient dans mon dos après le passage à tabac de Buron, mais ma rétine n’était plus endommagée et la plaie de mon visage se refermait bien, prenant une teinte rôsatre de chair neuve, lisse. A bien y voir, elle n’était pas si terrible, mais sa longueur et la surface occupée était telles qu’elles restaient intimidantes pour le commun. Au moins avais-je toujours mon nez et ma bouche. Ce n’était pas le cas de tout le monde, après Buron. On m’annonça l’arrivée attendue d’une noble dame de l’Orage, et je ne la fis pas plus attendre que nécessaire. Une fois prêt, vêtu de mon habituel plastron de cuir noir frappé du loup-garou et du dragon, de ma cape tenue aux broches d’argent aux mêmes emblèmes, de mes bottes et chausses dans des tons neutres. Barbe taillée et cheveux comme toujours en bataille, mais qu’importe. La dame entre, et son silence est éloquent.


Je commence à y être habitué, mais je n’y prête nulle attention. Ce visage est ce que je suis depuis toujours, bien que ma nature soit aujourd’hui plus visible qu’avant. La Torth me salue dignement et se fait taquine, bien que polie. Je n’étais toutefois pas certain d’apprécier la lueur dans son regard, qui pouvait aussi bien cacher joie que moquerie. Je notais aussi qu’elle ne me tendit pas la main, aussi restais-je immobile, mains dans le dos, la dévisageant consciencieusement mais sans impertinence.



| Ma Dame, je ne vous attendais pas si tôt ; on m’a dit les routes de l’est défoncées par la boue et la pluie, et les rivières sorties de leur lit. Je suis rassuré de voir que ni le temps ni la guerre ne vous ont empêchée de rejoindre Vivesaigues. Je n’aurais toutefois pas l’effronterie de vous demander si la route fut bonne. Quant à mon titre, vous pouvez simplement me donner du « Sire », Lady Torth. |


Je lui fais signe de s’asseoir sur l’un des fauteuils près de la grande cheminée qui réchauffe mes appartements, bien que la partie proprement privée des lieux soit masquée, dans le fond, par une grande bâche goudronnée noire, presque semblable à un mur lorsque l’on manque de clarté, ce qui me permet de tout faire ici ; dormir, manger, travailler sans relâche. Et recevoir, comme maintenant.


| On ne tardera pas à nous apporter de quoi boire et manger, ma Dame. En attendant, vous pourrez toujours me dire comment se porte votre souveraine et l’impératrice, que vous avez quittées dans la Néra avant de faire route ici. Et me parler de votre île. |



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MessageSujet: Re: Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon   Mar 5 Déc - 19:32




Le vieux loup et la harpie
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Alors que l'empereur lui indiquait qu'il ne lui ferrait pas l'affront de lui demander si la route avait été agréable, Livia haussa ironiquement les sourcils et pencha légèrement la tête en signe d’acquiescement. De tous les voyages qu'elle avait pu faire, celui-là avait sans aucun doute été le plus exécrable. L'hiver était arrivé, la pluie et le vent avec lui. Plus d'une fois l'orageoise s'était retrouvée trempée jusqu'à l'os. Ses vêtements de voyage, bien que somptueux, s'étaient pour la plupart révélés perméables. Face à sa mauvaise humeur, certains de ses gardes lui avaient bien proposé quelques vêtements, mais la lady avait catégoriquement refusé, déclarant qu'ils verraient un marcheur blanc bien avant de la voir se travestir en homme. Autant laissé cela à la semie-dornienne qui se disait leur souveraine.

« Nous avons opté pour un voyage léger. J'ai préféré chevaucher aux côtés de mes gardes plutôt que de nous encombrer d'un carrosse. Mieux valait un peu d'inconfort plutôt que d'augmenter le risque de tomber entre les mains de ce..., » expliqua-t-elle avant de s'interrompre un instant pour grimacer de dégoût. « De ce Hoare et de ses hordes de barbares, » termina-t-elle en retroussant légèrement le nez comme si le simple fait de prononcer ce nom lui offrait un inconfort olfactif.

Si la lady de Torth nourrissait un mépris certain pour les nordiens et les dorniens, les habitants des îles de fer n'étaient pas en reste. Leur réputation de violeur et de pillard était sans aucun doute encore pire que la rustrerie du Nord et la lubricité de Dorne.

« Quoi qu'il en soit, je suis soulagée d'être arrivée ici saine et sauve et d'avoir pu m'installer dans une charmante petite auberge non loin du château, » déclara-t-elle avec un large sourire malgré le ressentiment qu'elle nourrissait à l'égard des Tully.

En effet, ni le Lord ni même sa femme n'avaient pris la peine de répondre à son corbeau et par là même de lui offrir leur hospitalité. Comment l'homme en face d'elle pouvait-il espérer édifier un empire en paix et prospère si ses nobles manquaient aux règles élémentaires de la courtoisie ? Après tout que pouvait-elle attendre de ces gens qui hier encore ployaient le genou devant le vieux rocher de Pyk ?

Lorsque le loup lui désigna un fauteuil, Livia lui adressa un signe de tête courtois et alla prendre place auprès du feu. L'orageoise retira ses gants puis se délesta de son couvre-chef qu'elle déposa sur ses genoux.

« Lorsque j'ai quitté Fengué, la reine Argella, semblait se porter pour le mieux, » déclara-t-elle en relevant les yeux vers lui. « Quant à votre épouse, je n'ai malheureusement pas eu le plaisir de la rencontrer, » ajouta-t-elle en s'efforçant de conserver une expression aimable.

Si elle pouvait encore tolérer un nordien, issue d'une des plus anciennes familles de Westeros, il n'en était pas de même pour ces envahisseurs venues d'au-delà de la mer. Ces Targaryens ne semblaient avoir apporté avec eux que le sang et le malheur. Quant à leurs bêtes immondes, Livia préférait ne pas y penser. Tuer des soldats sur un champ de bataille était une chose, les faire brûler vif en était une autre.

« Pour ce qui est de Torth, un corbeau m'attendait à mon arrivée. Comme prévu, mon époux à ouvert notre port à votre flotte. D'après lui, il n'y a pour le moment aucun incident à déplorer. Cependant, il m'a fait part d'une relative grogne de nos gens... Bon nombre d'entre eux n'ont jamais quitté l'île et ne sont pas au fait de ce qui se joue réellement au-delà de nos côtes...L'arrivée d'étrangers qui s'affirment comme représentant d'un empire qui aurait autorité sur l'orage n'est pas très bien accueillie..., » lui indiqua-t-elle avant de pincer ses lèvres afin de lui laisser penser que cela pouvait la chagriner. « Mais vous devez savoir ce que c'est... J'imagine que cela n'a pas été simple de faire accepter tous ces changements aux gens du peuple, essentiellement fidèles à un nom de famille depuis des siècles... ,» termina-t-elle mielleusement en laissant ses doigts glisser doucement sur la fourrure immaculée de son couvre-chef.

Ce n'était pas exactement ce que Brant lui avait écrit mais quel intérêt aurait-elle eu à lui dire que cette présence étrangère n'apportait aucun désagrément ?  


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MessageSujet: Re: Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon   Mar 5 Déc - 21:48

L’Orageoise semble se contrôler et se préserver autant que possible d’une interprétation, mais en étant moi-même un individu neutre et réservant plutôt mes colères comme mes rires pour des moments bien choisis, je ne pouvais que placer derrière ses propres silences des réponses à mes questions, à mes paroles, à ma manière de l’accueillir. Elle me jauge, c’est évident, et je m’en contrefiche. Je sais ce que je suis, je connais mes forces, mes faiblesses. Je suis le Loup de Winterfell, ou plutôt le Loup Errant désormais. Une bête avide de sang, qui protège ceux considérés comme les siens, tandis que les autres n’étaient que des proies, ou des créatures tolérées pour leur utilité temporaire. C’était ainsi que l’on me dépeignait, et fondamentalement parlant ce n’était pas si loin de la vérité. Comment pouvais-je nier le fait que je passais ma vie en campagne ? Je ne me sentais chez moi que trempé, sous mes mailles et mes fourrures, en train de réchauffer un morceau de lard et du fromage au coin d’un feu de camp qui embaume de sa chaleur la surface de ma tente. Et je ne me sentais jamais plus utile ni plus vivant qu’en combattant. C’était comme ça. Pour le meilleur comme pour le pire, j’avais été façonné pour la guerre. Je souris sous ma barbe, alors qu’elle me fait part de son « aventure ».


| Et bien, rares sont les dames à savoir monter aussi longtemps. Vous étiez donc si pressée de venir jurer hommage à votre Empereur. J’en suis donc doublement flatté… |


Oui d’accord, trait d’esprit fallacieux mais je n’avais pas pu m’en empêcher, je ne fréquentais tout simplement plus assez la bonne société pour avoir repris le parfait contrôle de ma langue, qui s’était toujours montrée rétive à la contrainte ; j’étais né futur Roi, et l’arrogance était venue elle aussi très tôt, sur le champ de bataille de mes treize ans. J’effleurais du bout des doigts la cicatrice rougie de mon visage.


| Quant à Hoare, vous n’aviez pas grand souci à vous faire. S’il m’a laissé un cuisant souvenir de notre dernière rencontre à Buron, je crains que l’expérience lui en a coûté l’essentiel de son armée. Il n’a plus les moyens de menacer nos lignes de communication. |


Je ne montre rien de mon désarroi quand elle parle d’auberge. Une invitée de l’Orage, et les Tully la laissent dormir dehors ? Lyham avait dû pécher niveau vie publique pendant sa campagne sur la côte avec mon fils. Mais son épouse ? Il y avait certes eu la menace des croisés, la campagne du fleuve et celle de Buron… Mais elle n’y avait pas directement pris part. Je ne pouvais toutefois pas faire grand-chose ; les seuls emplacements dont je disposais en propre ici étaient ceux que j’occupais sur place et ceux alloués à ma garde. Hors de question de loger cette femme dont je ne savais rien dans des endroits où règnait tant de promiscuité. Quoiqu’il en soit, la dame me rassure sur l’état de la Durrandon, mais ne peut rien me dire de ma femme. Je hoche la tête en signe d’acquiescement.


| J’espère que les deux bouillantes souveraines arrivent à se tempérer quelque peu, et qu’elles utilisent leur proximité pour se modérer et raisonner plutôt que de s’encourager de concert à porter le fer et le feu chez l’ennemi. C’est la première fois que je fais la guerre avec des femmes. Je ne suis pas habitué de devoir traité avec votre sexe en matière militaire. Cette guerre est toutefois bien trop vaste pour que je puisse la mener sur tous les fronts en personne |


Je lui offre un sourire, et nous sers un godet de vin d’une robe rouge sombre. Pas de serviteur inutile ; j’ai l’usage de mon bras et je n’aime pas les oreilles indiscrètes. Je lui tends son verre, ne lui laissant trop le choix et suspectant qu’après tant de route, d’humidité et de fraîcheur, elle ne puisse nourrir l’envie d’un léger remontant. Je me retiens de lever les yeux au ciel lorsque la dame me parle des états d’âme de la population de son île, que l’on disait très belle mais dont je me fichais éperdument pour le moment, en dehors de son évident intérêt stratégique. Du reste, j’étais habitué à la grogne populaire. Le bas peuple ne voyait jamais l’intérêt de la guerre jusqu’à ce que ses villages se fassent incendier par l’ennemi, et grognait sous le poids des impôts et de la conscription. Je savais gérer les ingratitudes.


| Oh, vous m’en voyez navré. Mais la guerre n’est pas prête à s’arrêter de sitôt et si la pluie nous pousse à bientôt envisager la fin de la campagne en cours, en tout cas sa suspension, le temps plus clément du Détroit n’y suspendra peut-être pas les hostilités pendant l’hiver. La flotte pourrait rester un moment. Ce qui vous chagrinera sans nul doute, mais qui fera la richesse de tous les marchands de vin et des bordels de votre île. Lord Velaryon est un homme bon et loyal, il sera à même de gérer les éventuelles turbulences. |


Et voilà, je n’en soufflais pas plus, considérant le sujet comme terminé. Je lui avais imposé cette venue, lui avait proposé le compromis de la rente contre vivres et eau douce, mais elle n’avait pas d’autre choix que de continuer à accepter. Tout comme j’évitais le sujet du changement de nom.


| Vous me ferez bien sûr l’honneur de participer au mariage de mon fils, le Roi du Nord, et d’Eléanor Tully ? Vous y représenterez favorablement l’Orage. J’aimerais aussi que vous me parliez de votre pays, que je connais très peu. De votre île, et de votre maison. Peut-être pourrais-je récompenser votre empressement à nous rejoindre par un dîner ? Je gage que vous n’avez pas dû trouver un ravitaillement bien agréable en route, quand bien même les convois militaires charrient quantité de rations, ces mets ne sont pas bien délicats et c’est la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier de votre venue ; vous avez pris beaucoup de risques pour me montrer ce respect, à moi de vous montrer le mien. |



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MessageSujet: Re: Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon   Ven 8 Déc - 21:42




Le vieux loup et la harpie
Livia Torth & Torrhen Braenaryon




Il fut un temps où Livia adorait galoper durant des heures, dévalant les collines et parcourant les plaines fertiles de l'île qui l'avait vu naître. Fougueuse et éprise de liberté, la jeune fille qu'elle avait été adorait sentir la brise marine venir lui fouetter le visage, ses yeux s'embuant de larmes à chaque foulée de l'étalon que lui avait offert son père pour son treizième anniversaire. Contrairement à ce qu'Ayanna pouvait penser, elles étaient en cela bien plus semblables que ce que la jeune fille pouvait s'imaginer. Du moins avant que le vieux Vayon Torth ne vienne tout ruiner en proposant à son père de la marier à son héritier en guise de remerciement pour sa fidélité sans faille. La jeune fille audacieuse avait alors laissé place à une femme amère et fielleuse...

Cela faisait maintenant des années que la lady de Torth n'avait pas monté plus de quelques lieues, cependant elle n'en avait pas moins garder une certaine aptitude à l'équitation. Aptitude qui ne l'avait pourtant pas empêché de ressentir de violentes douleurs aux jambes et au coccyx le soir venu, chose que, bien entendu, elle se garderait bien de de confier à son interlocuteur. D'ailleurs, la plaisanterie taquine de ce dernier, loin de l'amuser, lui fit grincer des dents. Il avait réduit l'Orage en esclavage et cela semblait l'amuser. Qu'il aille au diable, lui et sa fichue dragonne. Pour autant, Livia s'efforça de lui offrir un sourire crispé et poussa le vice jusqu'à rire poliment. Autant lui faire croire que son trait d'esprit était amusant. Comme toute tête couronnée, le vieux loup devait aimer qu'on lui laisse à penser qu'il était un être exceptionnel alors autant jouer la comédie jusqu'au bout.

« Je voulais voir de mes propres yeux ce grand guerrier dont on encense le courage et le talent pour le combat aux quatre coins de Westeros, » répondit-elle mielleusement. « D’ordinaire, ces hommes n'existent que dans les chansons alors avoir le privilège d'en rencontrer un en chair et en os valait bien un voyage aussi hâtif, » ajouta-t-elle avec un petit sourire espiègle.

Il était certain que l'empereur ne se laisserait pas duper par tant de basses flatteries, mais au moins comprendrait-il qu'elle aussi pouvait jouer à ce petit jeu sournois. Il pouvait bien se jouer d'elle et la tourner en ridicule, cela ne pourrait de toute façon pas détériorer d'avantage l'image qu'elle se faisait déjà de lui et de ses semblables.

« Je suis ravie de l'apprendre, », énonça-t-elle en surjouant la spontanéité. « Enfin, je ne parle pas de ce souvenir cuisant bien entendu, » ajouta-t-elle dans la seconde en prenant soudainement une expression plus grave. « Ce qui a faillit se jouer à Buron aurait été une véritable tragédie. Je suis heureuse de vous voir ainsi ragaillardi, Sir, » termina-t-elle avec un signe de tête respectueux malgré le sourire mauvais qui la démangeait mais qu'elle retint afin de ne pas se trahir.

Lorsque quelques instant plus tard, l'empereur aborda le sujet de son épouse et d'Argella, l'orageoise se contenta d’acquiescer poliment. Il aurait certainement été inopportun de lui faire part de ses réelles pensées : des femmes n'avaient nullement leur place sur des champs de bataille et sang du dragon ou non, la Targaryenne aurait sans aucun doute mieux fait de rester couchée bien au chaud dans un château en attendant de pondre. Rectification, elle aurait sans doute mieux fait de mourir aux côtés de son infâme frère et sa souillon de sœur lors de l'embuscade de Hoare...cela aurait évité bon nombre de désagréments. A commencer par la création de ce maudit empire.

Sans un mot, Livia accepta bien volontiers le verre que le vieux loup lui offrait et attendit qu'il ait avalé une première gorgée pour en faire de même.

« J'assisterai au mariage de votre fils avec grand plaisir, Sir. Nous avons tous besoin de ce genre de joyeux événements pour nous faire oublier, ne serait-ce que pour un instant, toute l'horreur de la guerre, » répondit-elle favorablement à cette invitation même si au fond d'elle-même le cœur n'y était pas. La perspective de se retrouver en terrain hostile, entourée de nordien et de riverains n'avait rien de réjouissant pour elle. « Quant à un dîner en votre compagnie, cela serait vraiment trop d'honneur, Sir. J'accepterai volontiers, mais je ne voudrais pas gaspiller votre temps qui doit être très précieux en ce moment, » minauda-t-elle affable.

Pour autant, Livia avait bon espoir que ce dîner se tienne. L'occasion était trop belle pour tenter d'arracher quelques faveurs à son hôte. Si elle doutait fort de goûter la compagnie d'un nordien rustre et mal dégrossi, en revanche elle pourrait peut-être en obtenir quelques avantages. Après tout, l'homme en face d'elle était désormais le maître d'une grande partie du continent. Qui plus est, avec son empire naissant et tous ces morts, il y avait des places à prendre et par là même, une éventuelle possibilité s'élever un tant soit peu sur l’échiquier de Westeros. Ayanna était largement en âge de se marier, tout comme Olyvar désormais. Peut-être que le vieux loup serait en mesure de lui offrir quelques belles perspectives d'avenir pour ses enfants adorés.


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MessageSujet: Re: Le vieux loup et la harpie // Torrhen Braenaryon   Sam 16 Déc - 11:42

Même si je ne connaissais pas cette femme et que pour le moment, je ne savais trop quoi penser d’elle, je devais saluer son périple pour venir jurer allégeance, surtout en partant d’un pays en guerre pour en traverser deux qui l’étaient tout autant et qui lui étaient étrangers. Elle était la seule de son pays à avoir fait ce voyage, en dehors de soldats et de volontaires pour l’armée impériale. Et il fallait dire aussi que si Rhaenys allait défendre son pays et risquer sa vie dans cette noble mais dangereuse entreprise, moi je ne savais rien de l’Orage. Elle était amie d’Argella Durrandon, moi je n’avais jamais correspondu qu’avec la Reine-Mère de l’Orage et discuté un rien lors du Conclave avec feu le Roi Argilac. Argella Durrandon n’était pour moi que l’apparition fugace d’une femme forte mais jeune, impétueuse. Je ne savais rien de son royaume, rien au-delà de ce qui était communément partagé dans les légendes et nouvelles qui circulaient en Westeros. La rencontre avec Livia, dame de Torth, ne pouvait donc que m’être utile, et si je n’offrais que le visage d’un guerrier qui combattait depuis trop longtemps, je pouvais malgré tout incarner cette image farouche d’un homme prêt à tout pour défendre ceux qui avaient placé en moi leur confiance et leurs espoirs. Le sourire que la Torth me rendit n’était pas le plus franc qui soit ; elle semblait se retenir quelque peu. Une dame habituée aux flagorneries et sans doute pas à la dure franchise du Nord. Qu’importe, je ne me vexe pas. Je suis comme je suis.


Et je fais ce pourquoi je suis fait.


Et voilà qu’elle me flatte, parle de grand guerrier, courageux et bourré de talent. Le miel dégouline de son propos, et son compliment sonne faux quand on sait que je viens de subir une grave défaite, bien qu’elle était source de gains stratégiques tactiquement elle fut perdue, et quand on voyait aussi les stigmates des derniers combats. Je n’ai qu’un mince sourire poli quand elle parle de chansons, de la légende de mes combats, si une telle chose existait bien sûr. Au Nord, on chantait les exploits des générations plus tard, en général, quand on avait pris le temps d’oublier tout ce qu’ils avaient coûté.



| Je suis ravi que vous ne soyez pas déçue du voyage. Quant à ces chansons, il vous faudra me les chanter, je ne savais pas que l’on m’encensait ainsi. L’habitude sans doute, de vivre ces événements de trop près pour prêter attention à ce qu’il se passe autour. J’ai entendu beaucoup d’histoires aussi sur vos armées. Quelle fin cruelle pour Argilac Durrandon |


J’avais dit cela fort poliment, et assez franchement aussi d’ailleurs, puisque je n’étais pas en recherche de ces chansons. Oh bien sûr, je savais que dans les bordels et tripots du Nord il y avait quelques chansons sur le Roi, comme il y en avait toujours eu, mais je ne pensais pas que l’on contait mes « exploits » au sud. Pour moi, ils ne mériteraient d’être contés que si tous ces abominables massacres réussissaient à enfanter une ère véritablement nouvelle. En attendant, je n’étais jamais qu’un boucher de plus sur un continent et au milieu de peuples qui avaient l’habitude d’un grand débit de chair au nom de l’ambition. L’orageoise appuie sur les événements récents et je n’en ressens nulle vexation. Bien sûr, elle avait raison. Buron était une plaie béante dans un orgueil né de dizaines de victoires personnelles, grandes ou petites. Et j’avais tout joué lors de cette bataille, qui aurait pu tourner au drame.


| Ce souvenir-là n’est pas plus cuisant que tous les autres. Cela fait longtemps que je dois me battre. Gageons que Buron, qui nous a vus repoussés, présage d’une victoire future tant les pertes du Noir furent importantes. La prochaine bataille se déroulera selon mes termes, et non selon ceux de l’ennemi. Et quelques cicatrices supplémentaires n’entameront en rien ma résolution. |


Sinon, à quoi bon se battre et mourir ? A quoi bon avoir sacrifié tant d’hommes, si ce n’était pas en vue d’une victoire finale qui pouvait garantir un avenir meilleur à tout le monde. L’orageoise écouta ce que j’avais à dire sur sa souveraine, mais je n’aurais su dire à la suite de cela ce qu’elle en pensait. Cela n’était pas plus mal ; je ne voulais pas me retrouver à disserter sur une reine fédérée en son absence. Quoiqu’il en soit, je savais que la campagne de l’Orage était indispensable car ce royaume avait failli tout perdre à tant de reprises que sans les renforts de Rhaenys, le pays tout entier basculerait dans l’anarchie sous les coups de butoir d’un Bief qui avait subi des revers, mais aucune tragédie. Ce pays se soudait contre l’Empire et la menace de Dorne, qui avait trop longtemps piqué sa fierté à vif. Lady Torth but un peu de vin tandis qu’elle répondait favorablement à mon invitation au mariage de mon fils. Je me contentais de hocher la tête, soutenant son acquiescement et satisfait qu’elle en retirerait tout de même l’honneur de l’invitation. Et elle accepte également le dîner que je lui propose, étape essentielle pour moi afin de prendre la mesure de l’Orage, ainsi que de cette personne qui venait à mon contact.


| Du temps, j’en ai bien pour vous rendre honneur. L’armée se rassemble encore et je ne repartirais pas en campagne avant les noces. L’avantage immédiat de cette coalition, c’est que le ravitaillement afflue de partout. Le Noir avait constitué de gigantesques réserves entre ici et la Mer du Crépuscule, réserves capturées par nos troupes, tandis que mets et alcools du Nord, de Peyredragon, de l’Orage et de la Néra, affluent par convois entiers. Laissez-moi régler quelques détails pour que nous puissions dîner convenablement, et terminer d’envoyer ordres et missives pour achever mon travail du jour, et je vous recevrais comme il se doit. |


Je prends sa main, y dépose un baiser sur le dos tandis que je ne la lâche pas du regard.


| Je ferais également le nécessaire pour que l’on apporte vivres et éléments de confort dans vos appartements et les quartiers de votre escorte ; si les Tully n’ont plus de place avec des dizaines de milliers de soldats et des milliers de nobles et chevaliers, j’ai dans mon Train tout ce qu’il faut pour assurer le confort des officiers en campagne, ainsi que le mien… C’est le moins que je puisse faire, et je n’ai pas besoin, dans ces appartements, de tout ce que j’emmène d’habitude. Vous serez moins installée, ainsi. |


Ce n’était pas de la gentillesse gratuite, mais sans arrêt la recherche de l’efficacité et de l’optimisation des ressources. Tout mon nécessaire de campagne, mobilier comme fourniment, ne me servait pas. Autant qu’il soit utilisé pour assurer à une noble dame toute la dignité de mon hospitalité.


[Hj Petite éllipse, et tu reviens le soir ? qu’en penses tu ?]



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